Procès du putsch : Le déballage de l’ex-CEMGA, Pingrenoma Zagré

Le Chef d’Etat-major général des armées (CEMGA) au moment des faits, le général de brigade Pingrenoma Zagré, a livré, le vendredi 22 février 2019 au tribunal militaire de Ouagadougou, son témoignage dans le cadre du procès du coup d’Etat manqué.

L’audition du patron des armées au moment du putsch de 2015, le général Pingrenoma Zagré était très attendue. Indexés dès le début du procès comme complices des putschistes, les hauts gradés de l’armée ont défilé à la barre pour s’expliquer. Mais il ne manquait que la version de celui qui était le Chef d’Etat-major général des armées (CEMGA) à l’époque, le général de brigade Pingrenoma Zagré.

Actuel ambassadeur du Burkina Faso au Ghana, il a relaté que le 16 septembre 2015, alors qu’il présidait une réunion de l’Union sportive des forces armées (USFA), il a vu un appel en absence du Gal Diendéré qu’il a recontacté. Celui-ci lui aurait fait part de l’arrestation des autorités de la Transition et sollicité une rencontre de la Commission de réflexion et d’aide à la décision (CRAD) au ministère de la Défense nationale et des Anciens combattants (MDNAC). A la réunion, le témoin a dit avoir pris la parole pour tenir les membres informés de la situation et de proposer des solutions de sortie de crise, avant l’arrivée de Diendéré.

Après avoir exposé les motifs pour lesquels les éléments de l’ex-Régiment de sécurité présidentielle (RSP) voulaient mettre fin à la Transition, Diendéré a demandé à l’armée d’assumer la vacance de pouvoir, selon l’ambassadeur Zagré. « Tous les membres de la CRAD en étaient ébahis.

Jusqu’à 0h, nous nous sommes évertués à faire comprendre au Gal Diendéré qu’il n’était pas opportun d’arrêter la Transition et que ce n’était pas la vocation de l’armée de changer un régime politique», a-t-il précisé. L’ex-CEMGA a également indiqué que c’est lui qui a proposé la rencontre des sages avec les éléments de l’ex-RSP au camp Naba Koom II pour échanger.

Mais cette délégation qu’il a lui-même conduite, selon ses propos, a été accueillie par des propos discourtois et virulents de la part de certains militaires, notamment les capitaines Abdoulaye Dao et Oussène Zoumbri et l’adjudant-chef Moussa Nébié dit Rambo. Le témoin s’est même rappelé les propos du capitaine Zoumbri qui les a traités d’utopistes qui pensaient que la Transition pouvait faire quelque chose de bien. A l’écouter, nonobstant la médiation, les officiers n’ont pas voulu céder et s’en est suivie la lecture de la déclaration du Conseil national pour la démocratie (CND).

Eviter à tout prix l’affrontement

L’ex-CEMGA a fait comprendre que la préoccupation de la hiérarchie militaire était la libération des otages qui pouvait passer soit par la violence, soit par la négociation. Mais la sagesse l’a guidé vers la seconde option parce qu’il fallait à tout prix éviter l’affrontement entre frères d’armes. Revenant parfois sur des crises précédentes au sein de l’armée qu’il a gérées et se référant toujours à Dieu, le Gal Zagré a affirmé avoir pris la « sage initiative » d’associer Mgr Paul Ouédraogo et l’ancien président Jean-Baptiste Ouédraogo à la réunion du 16 septembre au MDNAC. « Je n’ai jamais vu un coup d’Etat qui a réuni autant de conditions de violence comme celui du 16 septembre », a-t-il déploré.

Le 17 septembre, le témoin a laissé entendre qu’il a instruit la gendarmerie et la police qui sont des forces de sécurité publique, d’assurer la protection des populations et demandé aux putschistes qui commettaient des exactions de réintégrer les casernes. Il a, d’ailleurs, salué l’accusé Aziz Korogo pour son implication dans la campagne de démobilisation des hommes de l’ex-RSP et leur désarmement.

A la question du parquet de savoir si la hiérarchie militaire a accompagné le putsch comme l’a affirmé Diendéré, l’ex-CEMGA a été formel : « Aucun membre de la CRAD, ni moi, n’avons apporté un quelconque soutien au Gal Diendéré ». En plus, il a clamé qu’il ne fait jamais la politique.

« Le Gal Diendéré a dit que si vous n’étiez pas d’accord avec lui, vous devriez l’arrêter », a rebondi le parquet. Mais pour le témoin, l’important n’était pas d’agir sur la personne de Diendéré mais plutôt sur sa mentalité afin qu’il abandonne son aventure. Concernant la mission héliportée, l’ex-CEMGA a été aussi catégorique : « je n’ai jamais donné un ordre à personne ni au chef d’Etat-major de l’armée de l’air d’exécuter une mission d’hélicoptère. Du reste, dès le 16 septembre, Diendéré a demandé un soutien de l’armée et on a dit non ». Pour lui, c’est après qu’il a appris cette mission et il a protesté.

Appelés à la barre, les accusés Florent Nion, Moussa Nébié, Hussène Zoumbri, Abdoulaye Dao et Aziz Korogo ont confirmé la déposition du témoin. Le colonel-major Kiéré, a, pour sa part, maintenu que c’est bel et bien le patron de la gendarmerie qui a demandé le matériel de maintien de l’ordre.

« Je ne suis pas un MC »

A entendre l’ex-CEMGA, le manque de matériel a, certes, été évoqué mais la sollicitation n’a jamais été formulée. Quant au Gal Diendéré, il a observé que c’est le témoin Zagré qui a lu, le 1er novembre 2014, la déclaration qui portait Isaac Zida au pouvoir alors qu’il prétend ne pas parler de politique.

Pour la réunion du 17 septembre, « Golf » a insisté que c’est lui qui l’a présidée après que le Gal Zagré l’ait annoncé en disant : « le président du CND ». L’ex-CEMGA lui aurait même cédé sa place. Un épisode que l’ambassadeur a réfuté en précisant qu’il a juste bougé sa chaise pour faire un peu de place à celle de Diendéré, avant d’ironiser qu’il n’est pas un maître de cérémonie pour annoncer des gens.

Me Prosper Farama de la partie civile a voulu savoir si le Gal Diendéré avait gardé quelque chose de secret entre lui et le témoin et qu’il souhaite porter à la connaissance du tribunal. Sur ce point, Diendéré a confié que le 18 ou le 19 septembre, le Gal Zagré l’a appelé pour lui signifier qu’on a fait un montage de ses images sur Facebook où il était en train de condamner le putsch alors que cela n’est pas vrai.

Aussi, a-t-il poursuivi, le 18 septembre à l’aéroport, il a évoqué la composition des membres du CND et le témoin a dit qu’il allait voir s’il y a des volontaires. Concernant les images sur internet, l’ex-CEMGA a signalé qu’il n’a même pas de compte Facebook. Et par rapport à la liste du CND, il a martelé qu’il l’a simplement considéré comme un délire de la part de Diendéré. Les trois objectifs de l’armée, selon lui, étaient la libération des otages, la protection de la population et l’esquive de l’affrontement.

Le conseil de l’accusé Jean Florent Nion, Me Adrien Nion, a encore introduit auprès du tribunal une demande de mise en liberté provisoire de son client. Estimant que cette demande est inopportune, le parquet a requis qu’elle soit rejetée. La décision du tribunal sera connue ce lundi 25 février à la reprise de l’audience à 9h.

Mady KABRE

Cérémonie de libation : Les cinéastes rendent hommage aux « pionniers »

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Les festivaliers de la 26e édition du FESPACO ont rendu hommage aux cinéastes africains disparus. C’était le dimanche 24 février 2019 à Ouagadougou. Pour l’occasion, une statue de bronze du cinéaste camerounais, Jean-Pierre Dikongué Pipa, a été inaugurée.

Main dans la main, les professionnels du cinéma africain ont formé un cercle et fait trois fois le tour du monument des cinéastes, drapé à l’effigie des illustres disparus pour perpétuer leur mémoire. Ce rituel qui a eu lieu à chaque FESPACO, n’a pas dérogé à la règle, en cette matinée du dimanche 24 février 2019 à Ouagadougou.

L’une des pionnières du cinéma africain, Alimata Salembéré, a exprimé toute sa fierté de savoir que beaucoup d’efforts ont été consentis pour que le festival panafricain soit connu sur le plan international. Elle a souhaité que les professionnels fassent un devoir de mémoire et posent les bases solides de l’avenir des cinémas africains. La symbolique du FESPACO s’est enrichie.

En effet, le réalisateur camerounais Jean-Pierre Dikongué Pipa, vainqueur de l’Etalon d’or de Yennenga en 1976 avec son film ‘’Muna Moto’’ (L’enfant de l’autre), a désormais une statue érigée en son honneur sur l’avenue des cinéastes, au cœur de la capitale du « pays des ‘Hommes intègres’’. Lors de la cérémonie d’hommage, M. Pipa n’a pas pu retenir ses larmes d’émotion. Il a témoigné sa reconnaissance aux autorités burkinabè en ces termes : « Nous sommes des Bantous. C’est nous qui avons créé toute l’Afrique et merci de créer le cinéma ».

A travers ce baptême, le maire de la commune de Ouagadougou, Armand Pierre Béouindé, a souligné que des accords de coopération entre la commune de Ouagadougou et Douala (Cameroun), seront renouvelés, pour mieux valoriser le cinéma africain. Le délégué du gouvernement près de la Communauté urbaine de Douala, Dr Fritz Ntone Ntone, de renchérir que le monument de leur compatriote, sera le symbole d’une collaboration « fraternelle » et « davantage fructueuse » entre les populations de Ouagadougou et celles de Douala.

Afsétou SAWADOGO

Appui aux micro-projets : Le Japon offre plus de 55 millions FCFA à Songtaaba

Le gouvernement japonais a fait don d’un montant de plus de 55 millions de FCFA à l’association Songtaaba spécialisée dans la transformation de produits locaux. La signature de la convention de financement a eu lieu, le vendredi 22 février 2019 à Ouagadougou.

Les 399 femmes de l’association Songtaaba de Pô disposeront bientôt d’une unité de transformation de produits locaux composée d’un hangar de stockage et de décorticage, d’une salle de dépulpage et de traitement, d’une huilerie, d’un magasin de conditionnement et d’un bureau administratif.

Les premiers responsables de l’association ont reçu du gouvernement japonais un don d’un montant d’environ 55 millions de francs CFA destiné à la construction de l’infrastructure. La signature de convention matérialisant le don a eu lieu, le vendredi 22 février 2019 à Ouagadougou.

Pour l’ambassadeur du Japon au Burkina Faso, Tamotsu Ikezaki, ce geste, qui entre dans le cadre du programme « Dons aux micro-projets locaux contribuant à la sécurité humaine » est une marque de la solidarité du peuple japonais au Burkina Faso. Il vise à lutter contre la pauvreté à travers l’appui à l’autonomisation de la femme, principal cheval de bataille de l’association bénéficiaire. En effet, a fait savoir l’ambassadeur nippon, les femmes de Songtaaba pourront grâce à ce projet, proposer aux consommateurs des produits à base du fruit du baobab à savoir des biscuits, de l’huile, etc.

Ce qui va leur permettre, foi de l’ambassadeur Ikezaki, d’améliorer leurs revenus et d’assurer ainsi les soins de santé et la scolarisation de leurs enfants. « La femme est le pilier du foyer et en même temps de l’économie d’une nation », a-t-il soutenu avant d’ajouter que la réalisation de ce projet est une manière pour le Japon de contribuer à l’atteinte des Objectifs de développement durable (ODD).

En outre, la construction de cette unité va permettre d’améliorer la qualité de la nutrition des populations et surtout des enfants car, a rappelé l’ambassadeur, la pulpe du fruit de baobab est riche en vitamines C, en calcium, en fibres et en protéines.

Au regard de l’enjeu de ce projet pour les populations en général et les femmes en particulier, le donateur a souhaité qu’il soit exécuté conformément aux termes du contrat signé. « Je formule le vœu que votre projet soit viable et durable pour qu’un jour, vos produits puissent servir également à enrichir les cantines scolaires et les centres de santé pour nourrissons malnutris », a-t-il dit aux responsables de Songtaaba.

Tout en s’engageant au respect strict des clauses du contrat, la coordonnatrice de l’association, Joséphine Sawadogo a, au nom des autres membres de sa structure, traduit sa reconnaissance à leur bienfaiteur. « Nous veillerons sur ces infrastructures comme sur la prunelle de nos yeux et les produits qui en sortiront donneront davantage de raisons à la coopération japonaise d’aider d’autres femmes comme nous », s’est-elle exprimée.

Songtaaba est une association apolitique, non confessionnelle et à but non lucratif. Créée en 2003, elle a une longue expérience dans la transformation de produits locaux. Partie de la mise en place d’une unité de production de soumbala, l’association a développé aujourd’hui d’autres types d’activités dont la transformation de la poudre de baobab.

Nadège YAMEOGO

Sécurisation de la region de l’Est : 29 terroristes abattus, des armes saisies

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La Direction de la communication et des relations publiques des armées (DCRPA) a présenté aux hommes de médias, le dimanche 24 février 2018 à Fada N’Gourma, des armes et des munitions récupérés dans les localités de Kompienbiga et de Kabonga. Cette opération entre dans le cadre de la sécurisation du territoire national par les forces spéciales, terrestres et aériennes.

Les forces spéciales, terrestres et aériennes ont frappe un gros coup, les 19 et 20 février 2019, dans les localités de Kompienbiga, Kabonga et dans la zone du campement présidentiel, dans la région de l’Est, à la faveur des opérations de sécurisation du territoire national. 29 terroristes ont été abattus, et une quantité importante d’armes et de munitions ont été saisies, et divers matériels détruits.

Dans la matinée du dimanche 24 février, la Direction de la communication et des relations publiques des armées (DCRPA) a convoyé des hommes de médias à Fada N’Gourma pour présenter le matériel saisi. Dès 6 heures, une vingtaine de journalistes prennent place dans un car en direction du 34e Régiment interarmes (RIA) de la cité de Yendabli où sont exposés les butins récupérés. Avant le départ, le colonel Karim Ouily de la DCRPA, par ailleurs directeur de la structure, donne les dernières consignes. « Pas d’images du camp.

Pour des raisons de sécurité ne communiquez pas votre position sur les réseaux sociaux avant la fin de la mission », conseille-t-il. Après environ quatre heures de trajet, nous voilà aux portes du 34e RIA. Il faut montrer patte blanche pour y avoir accès. Tous les journalistes sont en règle. A l’intérieur du camp, les mêmes consignes sont répétées par un élément du camp qui a requis l’anonymat.

Une partie des armes présentée

Selon le colonel Ouily, le matériel exposé représente une partie des armes, munitions et bien d’autres récupérés à l’issue de l’assaut dans la forêt de Kabonga (Lire encadré). A la question de savoir comment ces forces mixtes sont arrivées à un tel résultat, le porte-parole de la DCRPA explique que suite au braquage de la pharmacie du village de Kompienbiga, le 19 février dernier, par des assaillants, deux d’entre eux ont été repérés au marché. « Nos éléments leur ont tendu une embuscade qui a permis de neutraliser six terroristes », révèle-t-il.

Après cet episode, poursuit l’officier, l’action combinée des forces spéciales, terrestres et aériennes a permis de repérer les terroristes dans a forêt de Kabonga dans la journée du 20 février.  » Des frappes précises ont été faites par les forces aériennes avant que les forces spéciales et terrestres n’entrent en action. 23 terroristes ont été mis hors d’état de nuire », ajoute-t-il. Et d’insister que cette opération a permis de démanteler la base des terroristes, de détruire tous les vivres don’t ils disposaient et de sécuriser la zone du campement présidentiel.

Les ratissages, dit-il, sont en cours. D’où viennent ces armes?. Le colonel Ouily préfère ne pas répondre. Sont-elles de l’armée burkinabè? “C’est bien possible”, rétorque-t-il. Qu’à cela ne tienne, le directeur de la communication et des relations publiques des armées reste convaincu que cette saisie importante de matériels va réduire le potentiel de nuisance dans la zone.

Paténéma Oumar OUEDRAOGO
pathnema@gmail.com


Le matériel récupéré

  • des Kalachnikovs (dont un 12.7)
  • des chargeurs brûlés
  • un casque
  • des caisses de munition de 7,62*54 PKMS
  • des engins calcinés
  • une jumelle
  • un gilet par balles
  • une marmite
  • une bouteille de gaz

POO

Présidentielle au Sénégal : La diaspora sénégalaise a voté en toute quiétude à Ouagadougou

La diaspora sénégalaise vivant au Burkina Faso a voté le dimanche 24 février 2019 à Ouagadougou pour élire le nouveau président parmi cinq candidats en lice dont le président sortant Macky Sall. Plus de 1400 inscrits étaient attendus dans cinq bureaux de votes sur l’ensemble du territoire burkinabè.

Convoqués aux urnes, à l’image de leurs compatriotes restés au pays, les Sénégalais vivant au Burkina Faso se sont rendus massivement dans les urnes, le dimanche 24 février 2019 pour prendre part à l’élection de leur président.

Plus de 1 400 inscrits devraient se rendre dans 5 bureaux de vote sur l’ensemble du territoire burkinabè dont trois à Ouagadougou, un à Bobo-Dioulasso et un à Koudougou, pour accomplir leur devoir civique. Très tôt dans la matinée, ils ont pris d’assaut la cour de l’école primaire publique Kamsaoghin « C », site abritant les opérations de votes dans la capitale burkinabè.

Contexte sécuritaire oblige, un important dispositif a été déployé sur les lieux et toute personne, votant ou simple visiteur du jour, devait montrer patte blanche avant d’y accéder. Les électeurs ayant planifié de venir accomplir leur devoir citoyen avant d’aller vaquer à leurs occupations s’impatientaient dans les rangs, tandis que les présidents des bureaux de vote et leurs équipes s’attelaient à régler les derniers détails.

A 8 heures, le top de départ est donné et les premiers dans les files indiennes sont invités à présenter les documents de vote, aux accesseurs pour vérification avant de passer dans l’isoloir. Selon le coordonnateur délégué de la Commission électorale nationale autonome (CENA) au Burkina Faso, Baldé Mamadou Sagne, les opérations se déroulent normalement, sans incident.

« Les bureaux de votes ont été ouverts à 8 heures comme prévu par la loi électorale et les électeurs sont en train de voter », a-t-il fait savoir précisant que son rôle est de veiller au respect du code électoral par les membres des bureaux de vote ainsi que les électeurs. Sous la supervision générale de l’équipe de la CENA, basée à l’ambassade de la république de Côte d’Ivoire, il rend compte de tout incident qui pourrait entacher le scrutin et cela a commencé, depuis l’identification des électeurs jusqu’aux opérations de vote.

Réélection ou alternance ?

Le président sortant Macky Sall, candidat à sa propre succession, est en lice avec quatre autres candidats. Il s’agit du député Ousmane Sonko, ancien haut fonctionnaire et figure montante de l’opposition, de l’ex-Premier ministre Idrissa Seck, de Madické Niang, un proche de l’ancien président Abdoulaye Wade et du candidat du Parti de l’unité et du rassemblement (PUR), El Hadji Sall.

Pour Abdoul Aziz Ndongo, favorable au candidat de la majorité, la victoire de Macky ne fait l’ombre d’aucun doute. « Notre candidat sera élu dès le premier tour avec au moins de 70% des voix. Depuis son arrivée au pouvoir, le Sénégal est en chantier et le bilan à lui seul suffit pour convaincre les électeurs à accorder leurs voix au président pour mettre le pays sur les rails vers l’émergence », a-t-il justifié.

Et d’ajouter que les candidats de l’opposition ne font pas le poids devant Macky Sall qu’il a qualifié de « bâtisseur ». Mais son compatriote, Madieumbè Gaye, représentant de la « Coalition IDY 2019 » au Burkina Faso qui soutient la candidature de Idrissa Seck pense plutôt que c’est le temps de l’alternance.

« Le Sénégal compte trois grandes régions qui concentrent 50% de l’électorat à savoir Dakar, Thiès et Diourbel. Avec le soutien de l’ancien maire de Dakar, Khalifa Sall, la capitale tombe dans l’escarcelle de Idrissa Seck et Thiès est son fief où sa victoire a toujours été éclatante. Tout cela, ajouté au mécontentement de bon nombre de citoyens face à la gouvernance du régime en place, notre candidat se présente comme le favori de cette présidentielle », se convainc le porte-parole de « IDY 2019 ».

Concernant la manipulation des urnes à laquelle les présidents sortants africains n’hésitent pas à s’adonner lorsque leurs chances sont maigres, M. Gaye, dit ne pas craindre. « Le fichier électoral est disponible sur une plateforme numérique avec le nombre précis des électeurs inscrits. Il est consultable par tous, y compris les journalistes. Les résultats seront connus par tous avant d’être proclamés par la CENA », a-t-il expliqué.

Beyon Romain NEBIE
nbeyonromain@yahoo.fr

26è édition du FESPACO: C’est parti pour l’édition cinquantenaire

La 26è édition du FESPACO qui coïncide avec le cinquantenaire de l’évènement, a ouvert ses portes le 23 février 2019, à Ouagadougou. Le clap-départ  de cet important rendez-vous cinématographique a été donné par le président du Faso, Roch Marc Christian  Kaboré, au cours d’une cérémonie riche en couleurs.

C’est parti la fête du cinéma africain. Le top-départ du 26è Festival  panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) a été a été donné par le président du Faso, Roch Marc Christian  Kaboré, le 23 février 2019, à Ouagadougou, au cours d’un cérémonial, grandeur nature, savamment orchestré par le comité national d’organisation. Hommages aux géniteurs du FESPACO, aux devanciers du 7è art africain, aux acteurs du cinéma du continent noir et d’ailleurs, prestation d’artistes nationaux et étrangers, feux d’artifice, ont été le temps forts de la cérémonie d’ouverture de la biennale du cinéma d’Afrique, qui refermera ses portes le 2 mars prochain. Le président du comité national d’organisation, Yacouba Traoré, tout en souhaitant la bienvenue et une belle fête du cinéma à tous les festivaliers, a traduit l’hommage de toute son équipe à ceux et à celles  qui ont pensé et imaginé le FESPACO. « Lorsque l’on a la chance de boire l’eau d’un puits, il faut penser à ceux qui l’ont creusé», a-t-il dit.

Le ministre de la culture, des arts et du tourisme, Abdoul Karim Sango, a rappelé l’engament et la satisfaction du gouvernement burkinabè de porter le cinéma africain. «Nous nous réjouissons de la forte mobilisation des festivaliers à Ouagadougou, preuve du soutien des amis , des frères du Burkina  qui partagent avec nous les valeurs de démocratie, de liberté, d’égalité, de fraternité et de justice sociale », a-t-il laissé entendre. L’important rôle que jouent cinéastes dans la capture des réalités africaines, la promotion des valeurs positives, la conscientisation et le développement de l’Afrique, malgré les difficultés  de tous ordres qu’ils rencontrent,  est salué le président du Faso, Roch Marc Christian  Kaboré. « Le Burkina Faso a toujours été présent à l’heure des grands rendez-vous, indépendamment du contexte sécuritaire difficile. Nous remercions tous ceux qui ont fait le déplacement de Ouagadougou,  car cela est un témoignage de solidarité envers le peuple burkinabè », a lancé le Chef de l’Etat. Avant d’inviter les festivaliers et le peuple burkinabè  à prendre activement part au festival afin que ce cinquantenaire du 7art africain soit un grand succès.

Le Président de la commission de l’Union africaine (UA), Moussa Faki Mahamat, a exprimé la reconnaissance de l’UA au pays des hommes intègres pour son rôle dans la promotion du cinéma africain. Pour lui, le FESPACO  constitue l’espoir de la reconnaissance africaine.

Mahamadi SEBOGO

msebogo@yahoo.fr

Cinquantenaire du  FESPACO : c’est parti pour une semaine de festivité

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Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré a donné ce samedi 23 février 2019,  le clap  de la 26e édition du FESPACO correspondant au cinquantenaire de la biennale. Cela devant un parterre de cinéastes et de cinéphiles venus du continent africain de sa diaspora voire du monde entier. Le thème retenu pour cette édition  est « Mémoires et avenir des cinémas africains». Les différents discours ont rendu un vibrant hommage aux pionniers.  » c’est l’occasion pour moi de rendre hommages à tous les pionniers, et aux pionniers qui nous a quitté;   indépendamment que nous sommes dans une situation de sécurité difficile nous sommes au rendez vous des grands événements et nous remercions tout ceux qui nous  ont fait l’amitié d’être présent (…) « , a indiqué le président du Faso.

 

B.S.

 

 

Sécurité:  des simulations d’attaques terroristes seront organisées du 24 au 28 février 2019

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Le ministre de la  sécurité informe que des simulations d’attaques terroristes seront organisées du  dimanche 24 au jeudi  28 février 2019.Le Ministre de la Sécurité communique :
Le public burkinabè, en particulier celui de la ville de Ouagadougou, est informé qu’une série d’exercices de simulation d’attaques terroristes sera organisé du dimanche 24 au jeudi 28 février 2019 en collaboration avec une équipe d’experts
Américains… Lire le Communiqué

Violences faites à la gente féminine : Un consortium pour mieux affronter la problématique

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  L’Association « Koom » pour l’auto promotion des femmes du Burkina, l’Association d’appui à l’enfance défavorisée, l’Association voix de femme et l’Association d’appui et d’éveil « Pugssada » ont procédé au lancement d’un projet commun de santé de la  reproduction. C’était ce jeudi 21 février 2019 à Ouahigouya sous la présidence de Salimata Dabal Secrétaire Général de la région du Nord représentant le Gouverneur.

En 2010, 54% de la population de notre pays avait moins de 18 ans selon l’enquête démographique de santé. Cette frange jeune de la population est confrontée à beaucoup de difficultés surtout celles liées à la santé sexuelle et reproductive. Il s’agit entre autres des sexualités et mariages précoces, les mutilations génitales, les grossesses non désirées, les avortements, les infections sexuellement transmissibles, VIH, etc.

Dans le souci donc de mettre en œuvre les actions déjà entreprises au plan national, le consortium composé des associations « Koom »,  Appui à l’enfance défavorisée, Voix de femme et  « Pugssada » ont initié avec le soutien financier du Fonds Mondial pour les femmes le « Projet de réduction de l’influence des pratiques traditionnelles néfastes à la santé des jeunes femmes et des jeunes filles dans la commune de Ouahigouya »

C’est donc un projet qui sera mis en œuvre jusqu’en juin 2019 dans les établissements et secteurs de la ville de Ouahigouya à en croire Mariam Lamizana, et Madeleine N. Ouédraogo membres du consortium.  Plusieurs thématiques en rapport avec la santé reproductive des femmes et des jeunes filles seront développées dans 10 établissements et les secteurs de la commune.  Selon Madeleine Ouédraogo, le projet aura pour cibles supplémentaires, les acteurs de l’éducation, de la société civile, des responsables coutumiers et religieux. Au regard de la pertinence du projet, Salimata Dabal Secrétaire Général de la région du Nord qui  représentait le Gouverneur Hassane Sawadogo a remercié les membres du consortium pour cette synergie d’actions. « La mise en œuvre de ce projet constitue une aubaine pour les populations d’acquérir des connaissances qui les aideront à déconstruire les stéréotypes et autres préjugés qui sont de véritables goulots limitant l’atteinte d’un bon développement » a indiqué Salimata Dabal dans son propos. Avant de déclarer  officiellement lancé le projet, la représentante du Gouverneur a exhorté les populations à adhérer au projet  et il a rassuré les membres du consortium du soutien et de l’engagement des autorités administratives pour l’atteinte des objectifs.

Philibert NIKIEMA

 

 

FESPACO 2019: le programme général et projection

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FESPACO 2019 « Mémoire et avenir des cinémas africains » du 23 au 2 mars.

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