[youtube https://www.youtube.com/watch?v=BqbnzJYW8-o&w=560&h=315]
Financement des collectivités territoriales
Du 10 au 17 février 2019, le directeur général du Fonds permanent pour le développement des collectivités territoriales (FPDCT), Bruno S. Dipama, a visité les réalisations du Projet d’appui aux communes de l’Ouest en matière de Gestions des ressources foncières et naturelles (PACOF/GRN).
«Avec la motopompe et le puits à grand diamètre, nous irriguons l’ensemble des deux hectares du périmètre et nous pouvons ainsi produire sur toute la saison sèche en attendant l’arrivée des premières pluies », témoigne un bénéficiaire comblé. Le sourire aux lèvres, Lassana Bayilou explique au directeur général du Fonds permanent pour le développent des collectivités territoriales (FPDCT), l’impact de l’appui de sa structure sur sa production agricole. La soixantaine bien sonnée, Lassana Bayilou est à la tête d’un groupement de 15 producteurs agricoles dénommé Sababougnouma, dans la commune de Dandé, dans la province du Houet, à quelques 50 kilomètres de Bobo-Dioulasso.
De la tomate, de l’oignon, de la papaye et bien d’autres spéculations sont produites sur ce périmètre de 2 hectares avec une technique d’irrigation mise en place grâce à l’appui du FPDCT. Tirée d’un puits à grand diamètre, l’eau parcourt plus de 300 mètres à travers des canalisations jusqu’aux plants. A l’image de ce groupement, plusieurs projets porteurs qui ont considérablement changé la vie des populations locales ont été visités.
Des changements significatifs dans «nos vies»
L’autre axe principal de cette tournée est la visite des réalisations du Projet d’appui aux communes de l’Ouest du Burkina Faso en matière de Gestion du foncier rural et des ressources naturelles (PACOF/GRN) dans 15 communes des régions de la Boucle du Mouhoun et des Hauts-Bassins. Le PACOF intervient dans dix communes de la Boucle du Mouhoun et cinq communes des Hauts-Bassins.
Ainsi, les communes de Sanaba, Balavé, Solenzo, Safané, Ouarkoye, Bondoukuy, Pompoï, Oury, Siby, Pâ, Koundougou, Dandé, Founza, Boni, Koumbia ont toutes reçu l’équipe du Fonds avec, à sa tête, son directeur général Bruno S. Dipama. «L’objectif est de voir les changements, que les ressources que nous apportons aux collectivités territoriales opèrent dans le quotidien des populations à la base», a expliqué M. Dipama, indiquant être «satisfait de cet exercice».
L’autre objectif était de témoigner, aux collectivités territoriales et aux populations des régions visitées, le soutien du FPDCT. Au cours de la tournée, l’équipe du FPDCT a eu des échanges directs avec les premiers responsables des régions et des communes visitées. Aussi a-t-elle rendu des visites de courtoisie aux autorités régionales que sont les gouverneurs et les présidents des conseils régionaux. Ceux-ci ont, en retour, exprimé leur soutien au Fonds et assurer de leur disponibilité à l’accompagner dans l’atteinte de sa mission.
Des communes performantes et des non performantes
Parmi les dernières à être visitées, la commune de Founzan, dans le Tuy, est la meilleure en termes de capacités d’absorption des ressources mises à sa disposition. Founza est une commune rurale de près de plusieurs milliers d’habitants composés essentiellement de Pougli, Peulh, Mossi, Dagara et Bwaba. Ils travaillent en parfaite symbiose sur les vastes chantiers de développement. Parmi ces chantiers, il y a justement les projets financés par le FPDCT dans le cadre du PACOF/GRN. Au titre de ces projets, on note le marché à bétail et l’aire d’embarquement, un magasin de stockage de céréales, réalisés grâce à l’appui du Fonds permettent l’émergence d’une économie locale de plus en plus performante. Tout en félicitant les performances de cette commune et de celles qui s’illustrent positivement (Bondokuy), le directeur général a exhorté l’ensemble des communes à redoubler d’efforts pour consommer les ressources mises à leur disposition. «Consommez le peu qu’on vous donne d’abord avant d’espérer mieux», a conseillé monsieur Dipama, rappelant que certaines communes n’ont que 65% de taux d’absorption.
Le Projet d’appui aux communes de l’ouest en matière de gestion du foncier rural et des ressources naturelles a été lancé en 2012. Il a permis le financement de plus de 100 projets dans les communes concernées depuis 2015. Il prend fin en mars 2021. Mais le souhait des bénéficiaires est de le voir se pérenniser. Un mois après son arrivée à la tête de cette structure importante pour le développement des collectivités territoriales, le nouveau directeur général a mis à profit son séjour pour expliquer les réformes en cours au sein du FPDCT et insuffler une nouvelle dynamique aux antennes régionales.
Honoré KIRAKOYA
Lutte contre la malnutrition Les acteurs de la région de l’Est en introspection
Le Cadre de concertation régional des acteurs intervenant dans le domaine de la nutrition (CRCN) de la région de l’Est, a tenu à Fada N’Gourma, le lundi 11 février 2019, sa deuxième session de l’année 2018. L’atelier a permis de renforcer la réflexion et la concertation entre acteurs pour mieux coordonner la lutte contre la malnutrition.
La malnutrition constitue l’une des principales causes de consultations médicales des populations au niveau de la région de l’Est. Pour résorber ce mal silencieux, les acteurs du domaine de la nutrition de la région de l’Est se sont penchés, le 11 février 2019 à Fada N’Gourma sur la question à l’occasion de la deuxième session ordinaire de l’année 2018 de leur Cadre de concertation régional (CRCN). A l’ouverture des travaux, le président du cadre, le gouverneur de l’Est, le colonel Ousmane Traoré, a précisé que cette question sensible, qui touche notamment les enfants de 0 à 5 ans, les femmes enceintes et les femmes allaitantes, reste préoccupante au Burkina Faso.
Dans la région de l’Est, a-t-il poursuivi, le déficit nutritionnel est endémique et se caractérise par le retard de croissance, l’insuffisance pondérale et la malnutrition aiguë. Citant les enquêtes nutritionnelles nationales suivant la méthodologie SMART, il a fait savoir que la prévalence de la malnutrition aiguë est passée de 12,9% en 2009 à 7,5% en 2018, celle de la malnutrition chronique de 43% à 31,4% et l’insuffisance pondérale de 33,7% à 21,4%. « Cette tendance à la baisse est le fruit des efforts déployés par les services de santé, les services techniques déconcentrés, les partenaires techniques et financiers, les ONG et les associations qui interviennent dans ce domaine », a reconnu le colonel Traoré. Il estime cependant que la situation reste préoccupante, « car ces indicateurs demeurent élevés par rapport à la moyenne nationale et aux normes de l’OMS ». Pour le gouverneur, la tenue de ce cadre de concertation sur la nutrition offre aux agents de santé, aux ONG et associations ainsi qu’à tous les partenaires intervenant dans le domaine, l’opportunité de passer en revue les différents acquis mais aussi les difficultés qui pourraient entraver la lutte contre la malnutrition.
Ce cadre constitue également, a-t-il noté, une tribune d’échanges et de concertation entre les acteurs afin que les actions de lutte puissent être bien coordonnées et bien suivies. Ainsi, il s’est agi pour les participants, d’apprécier la mise en œuvre des recommandations issues de la dernière session du cadre de concertation et de présenter le bilan des actions de lutte contre la malnutrition et la situation agro-pastorale et de la sécurité alimentaire dans la région en 2018. A cela, s’est ajoutée la présentation du bilan des activités réalisées par les ONG dans la région en matière de nutrition en 2018, des échanges sur les difficultés rencontrées dans la prise en charge de ce « mal silencieux » et l’identification de stratégies en vue de renforcer la lutte.
Ibrahim THIOMBIANO
(Collaborateur)
Hommage aux acteurs du cinéma Une nuit pour honorer les anciens du 7e art africain
Dans le cadre des activités commémoratives du cinquantenaire du FESPACO, Africa vision TV, en partenariat avec la Radiodiffusion télévision du Burkina (RTB) et Sahel production, organisera une nuit d’hommage aux devanciers du 7e art africain, le 25 février 2019, au rond-point des Cinéastes, à Ouagadougou. L’information a été donnée aux hommes et femmes de médias par les organisateurs de l’évènement, le jeudi 21 février 2019, à Ouagadougou.
La biennale du cinéma africain, le FESPACO, a tenu pendant 50 ans sans discontinuer. Ce challenge a été relevé grâce aux efforts conjugués de tous les acteurs, surtout des devanciers. En vue d’exprimer la reconnaissance de la nouvelle génération aux pionniers du cinéma africain, Africa Vision TV, en partenariat avec la Radiodiffusion télévision du Burkina (RTB) et Sahel production, organisera une cérémonie d’hommage dénommée «la nuit des anciens», le 25 février 2019, au rond-point des Cinéastes, à Ouagadougou. L’information a été portée à la connaissance des journalistes lors d’un point de presse animé par les initiateurs de cet évènement, le jeudi 21 février 2019, à Ouagadougou. Placée sous le patronage de la présidence du Faso et le parrainage de la mairie de Ouagadougou, la soirée-gala vise à rendre un hommage appuyé et mérité aux hommes et aux femmes africains qui se sont dépensés pour que le FESPACO soit ce qu’il est aujourd’hui, ont laissé entendre les organisateurs.
Ce sont environ 250 anciens cinéastes d’Afrique, âgés d’au moins 60 ans et issus de tous les métiers du cinéma (producteurs, réalisateurs, comédiens, techniciens, musiciens…) qui seront honorés en présence du chef de l’Etat burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré et sa Majesté le Moogho Naaba Baongho. «De fortes présences pour honorer les anciens et leur témoigner la reconnaissance de la nation burkinabè, pour le rôle que chacun a joué pour l’essor du cinéma africain», a indiqué l’un des conférenciers, Bernard Yaméogo. Des devanciers comme Alimata Salambéré, Bernard Yonli, Odette Sanogo, Kolo Sanou du Burkina Faso, Timothée Bassori, Fadiga K. Lassiné, Roger Bala, Sidiki Bakaba de la Côte d’Ivoire, Moustapha Diop, Zalika Souley du Niger, Nouridine Saïd du Maroc, Cheick Oumar Sissoko, Salif Traoré du Mali, Henri Joseph du Gabon, des musiciens tels Manu Dibango, Oger Kaboré, Abdoulaye Cissé… seront de la partie.
Au cours de cette soirée, les élus du jour recevront deux types d’hommage : les médailles de mérite d’ancienneté et les attestations de reconnaissance, a expliqué M. Yaméogo. En sus de la remise des distinctions, la «nuit des anciens» sera ponctuée par un diner, les témoignages des pionniers, les prestations d’anciens musiciens primés au FESPACO, le tout couronné par un bal pour clore en beauté, la manifestation, a-t-il poursuivi. Les initiateurs lancent un appel aux sponsors et à toutes les bonnes volontés pour la réussite du projet dont l’importance n’est pas à démontrer. Ils ont également à voir l’institutionnalisation de l’évènement.
Mahamadi SEBOGO
msebogo@yahoo.fr
Cinéma burkinabè Hommage universitaire à Idrissa Ouédraogo
En prélude à la 26e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO), l’Université Ouaga I Pr Joseph-Ki-Zerbo a ouvert, le jeudi 21 février 2019, un colloque international en hommage au cinéaste feu Idrissa Ouédraogo.
Idrissa Ouédraogo est l’une des figures emblématiques du cinéma africain qui a exploré tous les genres du 7e art et s’est investi dans tous les domaines du cinéma en tant que réalisateur, producteur, formateur, etc. Décédé le 18 février 2018, le ‘’maestro’’ a une riche filmographie qui mérite une attention particulière. C’est dans cette dynamique que l’université Ouaga I Pr Joseph-Ki-Zerbo, à travers le Laboratoire langue, discours et pratiques artistiques, organise, du 21 au 23 février 2019, un colloque international en hommage au cinéaste Idrissa Ouédraogo sous le thème : « L’homme et ses œuvres ». Ce, en marge du cinquantenaire du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO). Le ministre de la Culture, des Arts et du Tourisme, Abdoul Karim Sango a félicité et encouragé les organisateurs pour l’initiative. Ce colloque permet effectivement, selon lui, de rendre hommage à l’illustre disparu qui a consacré une bonne partie de sa filmographie à la valorisation de l’identité culturelle africaine. «Au moment où nous célébrons les 50 ans du FESPACO, il faut que l’on arrive à rétablir le pont entre l’université et le secteur du cinéma. Ce, parce que c’est par la réflexion universitaire que le cinéma africain va devenir un secteur porteur des espoirs de demain», a mentionné le ministre Sango.
Pour le président du comité scientifique du colloque, Pr Joseph Paré, cette rencontre internationale permet d’échanger sur les œuvres du cinéaste Idrissa Ouédraogo. «Nous avons pensé au niveau de notre laboratoire quelques temps même avant le décès de Idrissa Ouédraogo qu’il fallait s’intéresser à des domaines connexes tels que le cinéma, la production sculpturale, etc. A partir de là, nous nous sommes intéressés à la production de Idrissa Ouédraogo. Il s’agit donc au cours de ce colloque d’examiner cette production cinématographique sous différents angles afin de déceler sa dimension épiphanique», a-t-il expliqué. A l’issue du colloque, a-t-il souligné, une monographie du ‘’maestro’’ sera produite pour permettre d’avoir des éléments de réflexion sur cette dimension épiphanique du cinéma.
Le représentant du président de l’université Ouaga I Pr Joseph-Ki-Zerbo, Alou Kéïta, a également salué la tenue de ce colloque international pour reconnaître les mérites d’une icône du cinéma burkinabè, voire africaine. «Nous nous réjouissons du fait que notre université soit la première institution africaine à rendre hommage à cet éminent cinéaste qui a porté haut le flambeau du cinéma burkinabè», a-t-il signifié. L’épouse de l’illustre disparu, Mme Sanata Ouédraogo s’est dit réconfortée par cet acte. «C’est une bonne initiative que j’apprécie bien parce que je vois qu’il y a des gens qui pensent aux efforts de mon défunt époux. Cela me touche profondément», a-t-elle fait savoir.
Kowoma Marc DOH
Marketplace Fasoranana
La ministre du Développement de l’Economie numérique et des Postes, Adja Fatimata Ouattara a lancé officiellement la plateforme Marketplace Fasoranana, le jeudi 21 février 2019 à Ouagadougou.
Il s’agit du premier site de vente et d’achat d’articles via l’internet de La Poste Burkina Faso. Selon le Directeur général (DG) de La Poste du Burkina Faso, Nabi Issa Coulibaly, Fasoranana (qui signifie la patrie, un marché au meilleur prix avec une livraison facile) est le Rood woko (le grand marché de Ouagadougou) virtuel du Burkina Faso. Pour y accéder, il suffit d’introduire dans un moteur de recherche, l’adresse www.fasoranana.bf. Pour le présentateur de la plateforme, Dramane Lalsaga, le client a la latitude du choix des produits qu’il désire ainsi que les prix affichés.
«Une fois le produit choisi, le client peut payer la somme via Orange money ou le règlement après la livraison, laquelle est effectuée par post-éclair, le courrier express du Burkina Faso», a-t-il expliqué. Dans le même ordre d’idées, M. Lalsaga a annoncé que le client pourra également effectuer ses paiements par «Mobicash» ou par des cartes bancaires. «La livraison coûte 1000F CFA pour la zone de Ouagadougou et 2000F CFA pour les autres localités. Il suffit d’aller sur le site, dans la zone (aller sur la foire en question) et suivre les instructions» a ajouté Dramane Lalsaga. Pour Harouna Kaboré, ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat par ailleurs, parrain de la cérémonie, c’est une technologie de transport qui va apporter un plus au développement du pays en ce sens que c’est une opportunité pour les artisans d’accroître leurs chiffres d’affaires.
«C’est une initiative à saluer, car elle tient à conquérir le marché virtuel», a-t- il précisé. Et le présentateur de la plateforme de marteler qu’à chaque produit acheté, le client a la possibilité de savoir la provenance du produit ainsi que toutes les caractéristiques y afférant. Pour la ministre Adja Fatimata Ouattara, ce site illustre l’engagement de la Nationale des postes à apporter sa pierre au développement du pays. «Fasoranana va rendre le commerce plus simple, agréable et accessible à tous les Burkinabè ; il suffit de se connecter sur le site», a-t-elle déclaré.
Pour ce faire, elle a invité les populations à effectuer des achats et des ventes de tout genre sur le site. Saisissant l’occasion, Adja Fatimata Ouattara a émis le vœu de voir le Burkina Faso cité parmi les meilleurs dans le domaine du e-commerce. Car, le pays des Hommes intègres est classé 128 sur 144 dans l’indice du
e-commerce. La Poste Burkina Faso compte 114 agences à travers le pays.
Fleur BIRBA
Les réseaux sociaux à but asocial
Je me demande souvent quel temps un citoyen normal peut-il avoir à se pavaner sur les réseaux sociaux entre commentaires et débats parfois stériles. Je me demande quel temps ils ont à surfer sur Facebook pendant que la nation a besoin de leur force de travail. Les réseaux sociaux ne sont plus des réseaux ou des liens entre les hommes ; ce sont plutôt des isoloirs asociaux qui effritent le tissu social au profit d’un individualisme chronique. On ne peut plus se parler et se tapoter ; on préfère papoter sur la toile sur des sujets parfois futiles que puériles ; on ne peut plus discuter de questions sérieuses ; on étale ses carences avec une suffisance qui frise la nuisance.
Si seulement ces immatures internautes savaient que leurs bêtises font l’objet d’études minutieuses, d’enquêtes et de recherches. Parfois, je tombe des nues en voyant un quidam à la tronche hideuse se faire des selfies dans un avion, calfeutré au hublot avec la mention : « en partance pour la France… toujours entre deux avions… l’aventure continue… hier à terre, aujourd’hui dans les airs, etc. ». Prenez cet autre rustre qui immortalise son infantilisme au volant d’un tacot avec la mention : « la réussite, ah la réussite ! » J’ai de la peine à évoquer ce pauvre ignare des temps modernes qui nous publie le corps de son défunt père et qui se laisse déverser des tas de « j’aime » de la part de ses impolis amis. Et que dire de ce fougueux « animal social » qui expose sa vie privée en plusieurs tomes et albums sur la poubelle du net ? Si la fascination pour les technologies de l’information et de la communication doit nous éloigner de nous-même et de la société, alors, que l’on nous coupe tout ce câblage qui nous étouffe. Si être connecté signifie se déconnecter de la réalité, du bon sens et de la morale, alors, repartons à l’état de nature.
En ce temps d’insécurité, il y a des gens qui tiennent des propos tendancieux et mal à-propos sur les réseaux sociaux. Il y en a même qui, par leur exubérance, finissent par donner les positions de nos vaillants défenseurs. N’oublions pas ces incultes « experts » colporteurs de sensationnel et de rumeurs. Sans formation ni initiation au journalisme, ils jouent les connaisseurs sur un terrain glissant où ils n’ont aucun rudiment pour se faire respecter. Sans la moindre béquille, on balance n’importe quoi n’importe comment comme si les réseaux sociaux étaient dévolus à n’importe qui. J’en veux aussi au soldat qui nous éclabousse d’images atroces du terrain comme pour dire que les gars ont bien fait leur boulot. Je ne suis pas tendre envers l’autorité et son entourage qui laissent parfois filer l’information stratégique pour légitimer ses efforts et engranger de potentielles voix. Il y a des fois où il faut faire un blackout sur certaines informations. Il y a des fois où il faut dire aux renifleurs et fouineurs de primeurs d’ « aller voir ailleurs » ; parfois même, il faut tout couper pour déjouer la tactique de l’autre. Malheureusement, entre la communication politique parfois éthylique et soporifique et la « réal militaire », il y a un grand fossé que seule la raison peut combler.
Les réseaux sociaux ne sont pas que des poubelles sociales. Il y a encore des êtres lucides qui en usent à bon escient à travers des leçons, des conseils et des avis réfléchis. C’est pour ces grands esprits, que je m’y aventure souvent en enjambant les menus fretins en état de putréfaction. C’est pour ces bâtisseurs de l’ombre que j’ose pointer le nez dans la « merde » en volant plus haut que le vers de terre qui s’englue en merdoyant dans son propre merdique merdier. Après tout, le monde est ainsi fait : il y a ceux qui vivent inutilement sur terre et ceux qui se battent nuit et jour pour se tailler une place dans l’histoire. La meilleure façon d’exister ne consiste pas à se bomber le torse nu sur Facebook ou à y proférer des insanités dignes de mioche. La meilleure façon de marquer son existence, c’est d’être pondéré et modéré dans la vie. Parce qu’avant qu’Internet ne nous prenne la tête nous n’étions pas moins nets. Drôles de réseaux sociaux pour cas sociaux ! Haro aux réseaux sociaux à but asocial !
Clément ZONGO
clmentzongo@yahoo.fr
Lutte contre l’insécurité: le ministre invite les acteurs à redoubler d’ardeur
Le ministère de la Sécurité a tenu son premier Conseil d’administration du secteur ministériel de l’année, le jeudi 21 février 2019 à Ouagadougou, sous le thème : « Enjeux de la collaboration entre populations et forces de défense et de sécurité dans un contexte de terrorisme ».
Le ministère de la Sécurité est déterminé à remonter la pente dans la lutte contre le terrorisme. Pour y arriver, le département compte sur la collaboration entre les populations et les Forces de défense et de sécurité (FDS). A cet effet, le ministère a mené une réflexion sur la problématique au cours de son premier Conseil d’administration du secteur ministériel (CASEM) tenu, le jeudi 21 février 2019 dans la capitale burkinabè.
Pour le ministre de la Sécurité, Ousséni Compaoré, cette collaboration est un impératif pour les deux parties de travailler ensemble dans un esprit de compréhension et d’assistance mutuelle. Cette coopération se fait souvent sans que les actions ne suivent, toute chose qui cultive la crainte des citoyens qui s’abstiennent de dénoncer. Le ministre se dit conscient de la situation, d’où la présente rencontre dont le but est de dégager des pistes de solutions d’amélioration des relations de collaboration entre populations et FDS. « Il est légitime que les populations se sentent en insécurité, car vivant parfois avec les forces du mal qui suivent leurs mouvements.
Ces malfaiteurs considèrent que dire bonjour à un policier est synonyme de donner forcement une information sur leurs activités », a reconnu M. Compaoré. C’est pourquoi, il a précisé que le plus important pour l’heure n’est pas la dénonciation, mais la recherche d’une vie en symbiose. « Lorsque nous vivons en harmonie, le policier ou le gendarme comprend automatiquement le souci du citoyen qu’il rencontre tous les jours », a fait remarquer le ministre.
Le CASEM a été aussi l’occasion de faire le bilan de l’année 2018. Le chef du département de la sécurité a félicité ses collaborateurs pour le taux de réalisation du programme d’activités de 86,61 %. En termes d’activités phares, Ousséni Compaoré a cité les constructions des infrastructures de sécurité, le taux de maillage du territoire national en service de sécurité passé de 61,14% en décembre 2017 à 65,81% en décembre 2018 et l’acquisition des moyens roulant et matériels spécifiques d’une valeur de plus de 4 milliards 381 millions francs CFA. Le ministre a, en outre, appelé son équipe à plus d’ardeur pour relever les défis de l’année en cours.
Abdoulaye BALBONE


