20e journée du Faso foot USFA#ASFA-Y, un duel de positionnement

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La 20e journée du championnat national de football de première division se joue, du 23 au 25 février 2019, sur différents stades du pays. Les chocs du dimanche 24 février, USFA#ASFA-Yennenga et AS Sonabel#Majestic SC, seront les principales attractions.

L’après-midi du dimanche 24 février 2019 est un rendez-vous à ne pas manquer pour les fidèles spectateurs du championnat national de football de première division. Les deux matchs du jour, AS-Sonabel #Majestic SC et USFA#ASFA-Yennenga, comptant pour la 20e journée du Faso foot promettent de chaudes batailles au stade du 4-Août de Ouagadougou. Les différents coaches ont annoncé les couleurs au cours d’un point de presse d’avant-match animé, le jeudi 21 février 2019, à Ouagadougou.

Chacun a affiché une volonté ferme de repartir avec les trois points de la victoire. L’AS-Sonabel, qui avait empoché le gain de la partie à l’aller, aux dires de son coach Mousso Ouédraogo dit Mourinho, va aborder cette seconde manche prudemment. «Les matchs se suivent mais ne se ressemblent pas. Nous n’allons pas les croiser avec l’idée qu’on les avait gagnés à Saponé. Majestic SC est actuellement en forme et nous allons nous concentrer pour gagner le match », a-t-il expliqué. Quant à l’entraîneur de Majestic, Amadou Sampo, plusieurs facteurs expliquent la défaite (1-2) à domicile lors de la phase aller.

Cependant, le technicien des électriciens a avoué qu’ils n’aborderont pas le match avec un esprit revanchard, mais juste pour le gagner et remporter les trois points de la victoire. L’autre choc de la journée, ASFA-Yennenga-USFA, oppose deux équipes actuellement au coude-à-coude au classement général du Faso foot. Les bidasses (5e) ne devancent la Princesse Yennenga (6e ) que d’un petit point. En sus, les deux équipes s’étaient quittées sur le score nul et vierge lors de leur première confrontation de la saison. Pour l’entraîneur de l’USFA, Kamou Malo, il est temps que son équipe se réveille après des résultats mitigés depuis le début de la phase retour du championnat. « Après la chute lors de la 19e journée, il est temps de nous réabonner aux victoires pour rester dans l’objectif du titre », a ajouté le coach du club militaire, soutenu dans cette idée par son nouvel attaquant vedette, Aristide Bancé.

L’international burkinabè qui a joué son premier match le week-end dernier (défaite 0-1 face à l’AS-Police) avec sa nouvelle formation a indiqué que le plus important n’est pas de scorer au cours de ce match, mais de participer à la victoire de son équipe. En ce qui concerne l’ASFA, il faut avouer qu’elle est à peu près dans la même forme que son adversaire. La princesse Yennenga qui s’est séparée de son technicien malien, Cheik Oumar Koné, le 5 février dernier, a aussi perdu (3-1) le week-end dernier à Bobo-Dioulasso face à Rahimo FC. Le nouvel entraîneur, Assimi Zerbo et ses poulains comptent également rebondir. De beaux duels en perspectives.

Pengdwendé Achille
OUEDRAOGO

Cricket Au-delà du dilettantisme

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Après deux ans de pratique du cricket, et au vu de l’intéressement de la jeunesse, les adeptes se sont constitués en association, et ont demandé une reconnaissance officielle du ministère des Sports et des Loisirs (MSL). Le MSL a accédé à leur requête.

«Le cricket est reconnu comme une discipline sportive pratiquée au Burkina Faso ; les promoteurs sont autorisés à pratiquer ladite discipline, conformément à la réglementation en vigueur au Burkina Faso ». C’est la substance d’un arrêté du ministère des Sports et des Loisirs (Arrêté No 2019/001/MSL/SG/DFTRN) en date du 16 janvier 2019. Une reconnaissance officielle qui réjouit les amoureux de la discipline.

Pour son promoteur, Ibrahim Ndiaye, cette reconnaissance n’est pas un fait du hasard, car depuis son lancement en février 2017, les pratiquants ont subi des formations théoriques et pratiques, et chemin faisant, des clubs de cricket ont vu le jour. D’abord dans la capitale quatre clubs: Burkina cricket club, Cricket club Nioko2, Dragon cricket club, Nioko1 cricket club. Les provinces ne sont pas en reste avec deux clubs à Bobo-Dioulasso : Bobo cricket club, Sya cricket club. Puis Ouahigouya cricket club et Bafuji cricket club. « Deux ans après son lancement, il y a de l’engouement autour des matchs, et cela intéresse aussi beaucoup la communauté indienne au Burkina, car c’est une discipline très populaire en Inde.

La communauté indienne vient assister et joue avec les Burkinabè », indique le promoteur Ndiaye. Cette reconnaissance du MSL les encourage à aller de l’avant, par la mise en place de districts et de ligues, afin d’envisager à court ou moyen terme, la création d’une fédération, ou d’un comité provisoire pour superviser les activités. Le cricket est une discipline qui se joue à 11 comme au football, mais il ne s’agit pas ici de 11 contre 11, mais plutôt 2 contre 11. Le cricket est l’ancêtre du baseball, il se joue avec des balles de tennis, des battes, des casques, etc., avec des règles spécifiques.

Barthélemy KABORE

Compétitivité des entreprises

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La Chambre de commerce et d’industrie du BurkinaFaso, en collaboration avec les ministères en charge du commerce et celui de l’économie, a convié les acteurs des filières huilerie, apiculture et solaire pour valider une étude sur le dispositif de mise en œuvre du programme compétitivité, le 21 février 2019 à Ouagadougou.

Les acteurs des filières huilerie, miel et énergie solaire ont validé le dispositif de mise en œuvre du programme compétitivité de l’Afrique de l’Ouest, le jeudi 21 févier 2019 à Ouagadougou. Financé par l’Union européenne au Burkina Faso, le plan entre dans le cadre du 11e Fonds européen de développement (FED).

Selon la consultante qui a effectué l’étude, Félicité Traoré, il apparaît clairement que la mise en œuvre pratique du programme compétitivité sera assurée par la Chambre de commerce et d’industrie du BurkinaFaso(CCI-BF). « La CCI-BF souhaite la participation des autres acteurs. Et elle a identifié trois catégories d’acteurs : la 1re est constituée par les acteurs eux-mêmes, la 2econcerne les organisations professionnelles issues de ces chaines de valeurs. Enfin, il y a le bureau de restructuration et de mise à niveau des entreprises qui a une expertise dans l’appui à la compétitivité individuelle de chaque entreprise, à travers diagnostic, plan de mise à niveau et investissements dans les actions matérielles et immatérielles », a-t-elle expliqué. Si la filière huilerie est organisée en grappe et celle du miel en interprofession, la filière solaire devrait s’organiser d’abord.

Le programme compétitivité de l’Afrique de l’Ouest est déjà effectif dans les autres pays de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Son objectif est d’améliorer la performance des différents acteurs dans les trois filières en renforçant leur capacité de production, de transformation et d’exportation. Il est aussi question de stimuler leur contribution au développement industriel national, au commerce régional. En outre, le programme entend contribuer à l’amélioration du cadre législatif et règlementaire pour la compétitivité des filières et au renforcement du dialogue public privé. «Au Burkina Faso, il sera effectif, au plus, d’ici à la fin du 1er semestre 2019», a affirmé le directeur général de la CCI-BF, Issaka Kargougou.

Le représentant de la délégation de l’Union européenne, Antonio Camacho, a salué la contribution appréciable de la CCI-BF au programme. Il a aussi rappelé que le Burkina Faso bénéficie d’une enveloppe de 7,5 millions d’euros, soit près de 5 milliards francs CFA. «Cet appui fait de l’UE un acteur constant dans l’accompagnement du développement du secteur privé au pays des Hommes intègres », a-t-il insisté. Le secrétaire général du ministère du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat a, pour sa part, estimé que le programme de compétitivité est en lien avec l’axe 3 du Plan national de développement économique et social (PNDES).

Nadège YE

Burkina Faso-BAD: une collaboration jugée excellente par le chef de l’Etat

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Le groupe des administrateurs de la Banque africaine de développement en visite d’étude au Burkina Faso a été reçu par le président du Faso, mardi 19 février 2019.

Le chef de l’Etat, Roch Marc Christian Kaboré, partage la vision de la Banque africaine de développement (BAD) en matière de développement. Les administrateurs de l’institution bancaire présents au Burkina Faso dans le cadre d’une visite d’étude ont pu s’en convaincre lors de l’audience qu’il leur a accordée, le mardi 19 février 2019. « Le président du Faso qui nous fait l’honneur de nous recevoir a bien voulu partager avec nous, sa vision de développement de l’agriculture, des infrastructures routières et sociales telles que les centres de santé et les écoles. Cette vision est parfaitement partagée par la BAD comme en témoignent les projets mis en œuvre aujourd’hui avec la Banque », a déclaré la porte-parole des administrateurs, Martine Mabiala, à la fin de la rencontre.

Le Premier ministre, Christophe Dabiré a, lui aussi, accordé une audience aux dirigeants de la Banque africaine de développement. Les échanges avec le chef du gouvernement ont porté sur l’état de la coopération entre le Burkina Faso et l’institution financière, engagée pour le développement de l’Afrique. Martine Mabiala a réaffirmé l’engagement de la BAD à accompagner le pays des Hommes intègres à travers le financement des chantiers définis par le gouvernement. En 2018, le montant global de l’enveloppe financière de la BAD au Burkina Faso est estimé à 400 milliards FCFA , selon Mme Mabiala.
Avant le président du Faso et le Premier ministre, les administrateurs de la BAD ont pu s’entretenir avec différents acteurs, notamment des bénéficiaires des projets que la banque finance. Ces derniers se sont dits assez satisfaits de l’action de l’institution, selon Mme Mabiala.

Nadège YE

Lutte contre l’insécurité au Burkina Faso

Le Premier ministre, Christophe Marie Joseph Dabiré, a successivement reçu en audience, le jeudi 21 février 2019 à Ouagadougou, l’ambassadeur français, Xavier Lapeyre de Cabane, une délégation de la commission nationale des droits humains et l’ambassadeur du Maroc, Farhat Bouazza.

L’ambassadeur de France au Burkina Faso, Xavier Lapeyre de Cabane, a remis une lettre de félicitation du président français au Premier ministre burkinabè, Christophe Dabiré. C’était le jeudi 21 février 2019 à Ouagadougou, lors d’une audience au cours de laquelle il a été aussi question des relations bilatérales entre les deux pays, selon le diplomate français. « Nous avons évoqué la coopération sécuritaire et civile », a-t-il fait savoir. Par ailleurs, il a laissé entendre que dans le domaine de la lutte contre l’insécurité, la France peut intervenir militairement si le Burkina l’accepte. « Je suis confiant que d’ici la fin de la présidence du Burkina Faso au G5 Sahel, le pays aura accompli un travail militaire assez important pour conquérir les zones qui, pour l’instant, échappent plus ou moins au contrôle de l’Etat », a indiqué l’ambassadeur français.

A l’entendre, en matière d’aide au Burkina Faso, la France va poursuivre avec les actions des années précédentes qui cadrent avec le Plan national de développement économique et social (PNDES). « Nous avons un programme avec l’ONEA pour apporter de l’eau potable dans les régions de Ouahigouya et Bobo-Dioulasso. Il y a aussi un programme de développement électrique dans les régions du Nord et de l’Est », a énuméré l’ambassadeur. Xavier Lapeyre de Cabane a également fait savoir que son pays entreprend de créer un grand réseau multinational entre le Burkina Faso, le Niger, le Nigeria, le Bénin et le Togo. En matière d’urbanisation, a poursuivi M. Lapeyre de Cabane, un contrat a été signé pour aider à désengorger la ville de Ouagadougou. « Il y aura des fonds qui seront attribués directement soit au budget ou en fonds commun dans le domaine de l’éducation et de l’enseignement », a-t-il confié.

De nouveaux espaces de coopération Burkina-Maroc

A sa suite, la Commission nationale des droits humains (CNDH), reçue par le Premier ministre, entend accompagner le chef du gouvernement dans l’exécution sa mission. C’est ce qu’a fait savoir son président, Kalifa Rodrigue Namoano. «La Commission a pour mission d’accompagner les autorités gouvernementales à travers des avis, des propositions et recommandations sur un ensemble de textes concernant la question des droits humains», a-t-il expliqué. A l’entendre, son institution a aussi pour rôle d’interpeller l’exécutif sur des situations de violation des droits humains afin que des réponses appropriées soient apportées. Et de rassurer qu’une équipe est d’ailleurs à Yirgou et, après évaluation, elle doit donner un rapport circonstancier sur la situation dans les prochains jours. La Commission a toutefois fait savoir qu’elle fait face à de nombreux défis, notamment la question des ressources humaines et la mobilisation des ressources financières pour mener à bien son mandat.

L’ambassadeur du Maroc, Farhat Bouazza (gauche), a exprimé au Premier ministre, son souhait d’élargir la coopération entre les deux pays.

Le programme des audiences du Premier ministre s’est clos avec l’ambassadeur du royaume du Maroc, Farhat Bouazza en sa double qualité d’émissaire marocain et de doyen du corps diplomatique au Burkina Faso. « J’ai félicité le Premier ministre pour le choix porté sur sa personne. Au niveau des relations bilatérales, nous avons fait un tour d’horizon de ce qui existe au niveau de la coopération qui nous lie et les perspectives de cette coopération et d’élargissement possible à d’autres domaines », a annoncé l’ambassadeur marocain.

Au titre des nouveaux espaces de coopération, le diplomate a évoqué les « success story » de son pays dans les domaines de l’énergie solaire, de la production agricole, de l’agro-industrie, de l’industrie pharmaceutique, de l’adduction d’eau et de l’assainissement. « Nous sommes disposés à partager notre expérience et à soutenir le Burkina Faso », a laissé entendre Farhat Bouazza. Pour lui, la coopération bilatérale entre le Burkina Faso et le Maroc s’améliore constamment malgré les changements que connaît le Burkina Faso où il réside depuis plus de sept ans.

Mariam SOMDA & Fabé Mamadou
OUATTARA

Drame de Yirgou: Abdoul Kader Nagalo, procureur du Faso près le TGI de Kaya

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Au lendemain des affrontements meurtriers de Yirgou dans la commune de Barsalogo qui ont fait plusieurs dizaines de morts en début janvier, une enquête a été ouverte par la justice. Pour s’enquérir de l’évolution du dossier, Sidwaya a rencontré, le jeudi 21 février 2019, le procureur du Faso près le Tribunal de grande instance (TGI) de Kaya, Abdoul Kader Nagalo.

Sidwaya (S) : Où en êtes-vous avec les enquêtes sur le drame de Yirgou?

Abdoul Kader Nagalo (A.K.N.) : L’enquête a débuté depuis le 1er janvier 2019, puisque nous nous sommes rendus sur le terrain lorsque nous avons été informés que le chef de Yirgou et d’autres personnes ont été abattus. Nous avons donné des instructions aux Officiers de police judiciaire (OPJ) qui sont sur place à Barsalogho pour constater les faits. A la date du 21 février 2019, cette enquête est toujours en cours et les auditions se poursuivent.

S. : Des arrestations ont-elles été opérées ?

A.K.N. : Le but de l’enquête est de parvenir à des arrestations et lorsqu’on écoute les victimes, il y a des noms des présumés auteurs qui sont cités. Mais il faut faire des recoupements pour pouvoir agir conséquemment.
S. : Avez-vous enregistré des plaintes des proches des victimes ?
A.K.N. : Que ce soit des victimes ou des témoins, ils sont en train d’être auditionnés. Les familles des victimes sont représentées par le Collectif contre l’impunité et la stigmatisation des communautés (CISC) qui nous a rencontrés. Cette structure a aussi un conseil qui pouvait se constituer partie civile dès le début de l’affaire, mais jusqu’à preuve de contraire, officiellement, au niveau de la gendarmerie de Barsalogho, nous n’avons pas été informés d’une quelconque démarche dans ce sens. Il faut cependant préciser qu’en la matière, on n’a pas besoin d’une plainte pour ouvrir une enquête. Le procureur se saisit dès lors qu’il est informé que des infractions ont été commises sur un territoire relevant de sa juridiction et c’est ce qui a été fait.
S. : Quelles difficultés rencontrez-vous dans la mise en branle de la machine judiciaire ?

A.K.N. : Des difficultés, il en existe ! Premièrement, les gens dont les noms sont cités comme présumés auteurs lors des auditions se trouvent être des porteurs d’armes. Il faut trouver la manière qui convient pour procéder à leur interpellation, afin d’éviter que cela ne débouche sur d’autres incidents. Ensuite, les témoins et victimes sont repartis sur des sites d’accueil et leur nombre élevé rend la tâche difficile aux OPJ qui travaillent dans les conditions d’une enquête ordinaire. Alors que si ces derniers avaient les moyens spécifiquement destinés à l’affaire Yirgou, cela aurait pu permettre d’accélérer le travail sur le terrain. Il n’y a pas de disposition particulière. Je me rends personnellement sur le terrain avec mes propres moyens, chaque semaine, pour rencontrer l’équipe d’enquête sur place. Sans oublier que nous avons affaire à des individus armés non identifiés qui peuvent suivre tout ce que nous entreprenons sur le terrain. Pendant ce temps, nous entendons certains hommes politiques dire sur des plateaux de télévision que la justice ne fait pas son travail.

S. : D’aucuns trouvent que la procédure est lente, si bien qu’il faut craindre que les bourreaux n’effacent des traces ou ne s’enfuient. Qu’en pensez-vous ?

A.K.N. : Je peux m’asseoir dans mon bureau et donner des instructions d’arrêter des gens. Mais une chose est de donner des ordres et une autre est de s’assurer que toutes les conditions sont réunies sur le terrain pour leur exécution. Les gens ne disent pas la vérité sinon, vu la procédure, ce n’est pas une affaire qui peut se régler du jour au lendemain. C’est une démarche qui est prévue par la loi. Dans la procédure judiciaire, lorsque le juge prend une décision, l’avocat peut décider de faire appel et le dossier ira à la Cour d’appel. Elle va statuer avant que le dossier ne redescente.

S. : Nous assistons actuellement à une guerre de chiffres concernant le nombre de morts. Le gouvernement avait donné 49 personnes alors qu’une organisation de la société civile, le CISC, vient d’évoquer 210. Quelle est la réalité?

A.K.N. : Je pense qu’au moment opportun, nous allons faire une communication sur les chiffres auxquels nous serons parvenus. Les gens doivent comprendre que nous faisons un travail scientifique. Vous ne pouvez pas sur la base de simples déclarations, avancer des chiffres sur le nombre de morts. Nous ne travaillons pas de la sorte. Nous prenons en compte ce que les OPJ ont constaté sur le terrain. Et nous faisons la part des choses avec des personnes portées disparues. Nous travaillons de sorte à apporter la preuve de personnes décédées. J’ai comme l’impression que le CISC est parti sur la base de déclarations de témoins. Là où c’est regrettable, le 7 janvier dernier, nous avons fait un appel à témoin. Les OPJ sont sur le terrain, si les gens étaient sincères, ils auraient pris attache avec nous pour indiquer les tombes découvertes. Il ne s’agit pas de faire la politique. Il y a un drame qui est survenu, nous devons trouver des solutions pour l’avenir, de sorte que ce genre de situation n’arrive plus. Nous devons donc faire la part des choses entre les personnes décédées et celles portées disparues. Il y a des lieux qu’on nous avait indiqué où il y aurait 10 morts, mais lorsque les OPJ sont allés constater, c’était trois corps et vice versa.

S. : Le CISC assimile les tueries de Yirgou à un génocide. Etes-vous de cet avis ?

A.K.N. : Je ne peux pas, pour l’heure, me prononcer sur la question. Lorsque les enquêtes seront bouclées, toutes les qualifications d’infractions qui auraient été commises pendant les évènements ressortiront dans le dossier. On ne peut qualifier ou définir un chef d’accusation que sur la base des éléments contenus dans le dossier.

S. : Certains justiciables trouvent que la Cour pénale internationale (CPI) doit se saisir de ce drame. Est-ce une possibilité ?

A.K.N. : Je n’ai aucun avis à émettre sur ce sujet.

S. : A quand peut-on s’attendre à un jugement de cette affaire?

A.K.N. : C’est le terrain qui commande la manœuvre. Mais généralement dans ce genre de dossier, la procédure prend du temps, puisqu’à la fin des enquêtes, il faut nommer des juges d’instruction qui, à leur tour, ouvriront une information judiciaire. Il n’y a pas d’a priori dans une procédure judiciaire. Tous ceux qui sont présentés comme présumés coupables doivent être entendus pour éviter que des innocents ne soient poursuivis et peu importe le temps que cela prendra.-

S. : Quelles leçons doit-on retenir de cette affaire ?

A.K.N. : Le vivre-ensemble a pris un coup dans ce drame de Yirgou et le Burkina Faso doit se donner les moyens de conduire le dossier à terme pour que les coupables soient punis à la hauteur de leurs crimes. Sinon nous ne sommes pas sortis de l’ornière avec des citoyens qui se baladent les armes en bandoulière dans un Etat de droit. De telles pratiques ne favorisent pas la lutte contre le terrorisme quand on sait que les assaillants peuvent se faire passer facilement pour des éléments de groupe d’autodéfense et circuler librement puisque ces derniers refusent de se faire contrôler par la police et la gendarmerie. Une fois, j’ai convoqué deux des leurs à Kaya et ils étaient une centaine à venir répondre, envahissant le palais de justice. L’autorité politique est prise au piège face au débat polémique sur leur dissolution, mais cela n’augure pas de lendemains meilleurs.

S : Quel message avez-vous pour le profane qui ne comprend pas toujours la justice dans son fonctionnement ?

A.K.N. : Nous demandons aux uns et autres d’être patients et de laisser la procédure judiciaire suivre son cours. Depuis les premières heures, nous nous sommes saisis du dossier mais, il y a beaucoup de gens à auditionner et le déplacement des populations rend davantage la tâche difficile. Plus de 200 personnes ont déjà été entendues et les OPJ travaillent sur le terrain avec les moyens de bord. S’agissant des arrestations, elles ne peuvent être engagées qu’à la fin des auditions.

Entretien réalisé par Beyon Romain NEBIE
& Emil SEGDA

Editions Sidwaya: Hadja Fatimata Ouattara impressionnée par la digitalisation des archives

La ministre du Développement de l’Economie numérique et des Postes, Hadja Fatimata Ouattara/Sanon, a visité les locaux des Editions Sidwaya, le jeudi 21 février 2019. Elle y est allée s’enquérir des conditions de travail et encourager le personnel de la maison commune.

«Sidwaya, c’est chez nous. Personnellement, je suis impressionnée par le travail qui est abattu par les agents. Ce qui a retenu plus mon attention, c’est le niveau de digitalisation de vos archives. Parce que Sidwaya est notre patrimoine à tous. Etant donné qu’on ne peut pas programmer les catastrophes, la digitalisation des archives est très importante ». Ce sont les impressions de la ministre du Développement de l’Economie numérique et des Postes, Hadja Fatimata Ouattara/Sanon à la fin de sa visite dans les locaux des Editions Sidwaya, le jeudi 21 février 2019. Le temps d’une matinée, elle a visité tous les compartiments de la ‘’boîte’’. De la direction de l’imprimerie à la documentation, en passant par les rédactions du sport, du quotidien et de l’Internet, Hadja Fatimata Ouattara/Sanon a pu toucher du doigt les conditions dans lesquelles est fabriqué le Journal de tous les Burkinabè.

Profitant de l’occasion, elle a sollicité l’accompagnement de l’entreprise de presse pour mieux communiquer sur les activités de son département. « La promotion de l’économie numérique est l’affaire de tous les Burkinabè parce que l’avenir est dans le digital. Nous sommes techniques. Nous savons que si nous avons l’accompagnement de Sidwaya, nous allons mieux communiquer et atteindre nos objectifs », a-t-elle dit. Très reconnaissant vis-à-vis de cette visite de la ministre, le directeur général des Editions Sidwaya, Mahamadi Tiégna a plaidé pour qu’on aide son entreprise à acter les paiements électroniques au profit des abonnés dont certains sont à l’étranger. « Nous sommes un service public et n’avons pas encore l’autorisation pour mettre en place ce système. Mais, cette année, nous espérons qu’avec votre accompagnement, ce sera fait », a soutenu le DG. Hadja Fatimata Ouattara/Sanon a dit prendre bonne note de cette doléance.

Gaspard BAYALA

Congrès de la FEPACI A la recherche d’un statut

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La Fédération panafricaine des cinéastes (FEPACI) a tenu, le jeudi 21 février 2019 à Ouagadougou, son 10e congrès. Il s’est agi pour les acteurs du 7e art, de faire le point de l’organisation, le bilan financier et de développer de nouvelles activités, afin de hisser le cinéma à l’échelle du continent.

A deux jours de l’ouverture de la 26e édition du FESPACO, les professionnels du cinéma se sont donné rendez-vous le 21 février 2019 à Ouagadougou, lors du 10e congrès de la Fédération panafricaine des cinéastes (FEPACI). Il s’est agi pour eux, de définir des textes fondamentaux, de passer en revue, toutes les actions acquises, d’élire des secrétaires régionaux et de mettre en place, le conseil consultatif.

Ils se sont également penchés sur les droits d’auteur car de l’avis du secrétaire général de la FEPACI, Cheick Oumar Sissoko, les droits d’auteur des cinéastes ne sont pas suffisamment respectés. La vision de la fédération est basée sur l’élaboration de véritables politiques de coopération régionale, avec la mise à contribution des institutions sous-régionales, le renforcement de la coopération internationale et du partenariat, avec le développement de la coproduction sud-sud. Pour M. Sissoko, les objectifs de la FEPACI demeurent, parmi lesquels, la création d’un fonds panafricain pour le cinéma et l’audiovisuel, le développement d’un partenariat public-privé avec l’élaboration d’un business plan de 200 milliards F CFA. Faisant l’état des lieux des activités de la FEPACI, le cinéaste Sissoko a fait savoir que 17 secrétariats régionaux et un conseil consultatif ont été mis en place.

Il y a eu également la renaissance des associations nationales. «Nous avons développé le programme de recherche de nos archives à travers le monde et la création de cinémathèque nationale pour pouvoir conserver, protéger et montrer ces archives, parce qu’elles sont notre mémoire collective, qui va nous permettre de nous ressourcer pour construire de lendemains meilleurs », a-t-il noté. Et d’ajouter que leurs films sont en difficulté et qu’un programme de restauration de films a été créé, en partenariat avec la Fédération internationale des archives de films. Parlant des acquis, il a soutenu qu’il y a une solidarité des cinéastes dans chaque pays et de la compréhension des autorités par rapport à l’importance de l’image. « Le Maroc investit près de quatre milliards F CFA par an pour son cinéma, le Sénégal, deux milliards F CFA et le Burkina Faso un milliard F CFA. Le Mali vient de voter une loi pour créer un fonds d’appui de six milliards F CFA pour son cinéma. Nous espérons que ce soutien sera perpétuel », a-t-il affirmé.

Le secrétaire général a fait savoir que le Burkina Faso a beaucoup contribué au développement du cinéma africain et en reconnaissance pour toutes ces actions, les cinéastes ont décidé, à l’issue du 9e congrès tenu en 2013 à Johannesburg, d’établir définitivement le siège de la FEPACI à Ouagadougou. « Ces actions participent du leadership affirmé sur la base d’une volonté politique conséquente des gouvernements successifs du Burkina Faso, pour tout le continent africain », a-t-il souligné. La FEPACI dit attendre du pays des Hommes intègres, la reprise du leadership dans le développement du cinéma, le travail de la Commission africaine pour le cinéma et l’audiovisuel, ainsi que les engagements pris en 2013, de soutenir la production cinématographique pour accroître sa contribution au développement de l’Afrique.

Afsétou SAWADOGO

L’Allemagne réitère sa volonté d’appuyer le Burkina et le G5 Sahel

Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a achevé hier jeudi 21 février 2019, une visite d’amitié et de travail de 48 heures en République fédérale d’Allemagne. A l’occasion, il a rencontré les plus hautes autorités du pays dont la chancelière allemande Angela Merkel qui a réitéré la volonté de son pays à soutenir le Burkina Faso et le G5 Sahel.

Au deuxième jour de sa visite d’amitié et de travail en République fédérale d’Allemagne, hier jeudi 21 février 2019, le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a rencontré la chancelière allemande, Angela Merkel. La coopération bilatérale et sous régionale a été au menu du tête-à-tête entre les deux personnalités. Lors du point de presse que les deux dirigeants ont animé à l’issue de leur rencontre, la chancelière a rappelé la «coopération bilatérale exemplaire» entre son pays et le Burkina Faso. Mieux, elle a réaffirmé que cette coopération va se renforcer et s’élargir davantage.

En guise d’illustration, Angela Merkel a évoqué le fait que plus de 4 000 élèves burkinabè apprennent l’allemand à l’école et que le pays des Hommes intègres compte environ 300 professeurs d’allemand. «Au cours de notre échange avec le président du Faso, nous avons salué cette bonne collaboration entre nos deux pays et souligné la nécessité de renforcer la coopération bilatérale», a déclaré la chancelière. Elle a avancé que dans le domaine de la sécurité et de la lutte contre le terrorisme au Burkina Faso et dans la sous-région sahélienne, l’Allemagne s’est engagée à soutenir la force conjointe du G5 Sahel.

 

La délégation burkinabè (gauche) a échangé avec celle allemande, en présence du président Kaboré et de la chancelière Merkel.

Elle a précisé qu’au-delà des efforts déjà consentis par son pays, il y aura d’autres appuis. A ce sujet, Angela Merkel a fait remarquer qu’une rencontre se tiendra très bientôt dans ce sens. A la suite de la chancelière, le président du Faso a salué l’effort de Berlin au profit de Ouagadougou et de la sous-région. «La République fédérale d’Allemagne demeure l’un des principaux soutiens bilatéraux de l’Afrique et du monde en développement. Elle l’a démontré à plusieurs reprises. La récente mise en place du Compact with Africa au sein du G20 sous la présidence allemande constitue une preuve», a relevé Roch Marc Christian Kaboré.

Des questions de développement

Selon lui, ce compact qui vise à promouvoir les investissements privés en Afrique, y compris dans le domaine stratégique des infrastructures contribuera, à son avis, à accélérer le développement économique de l’Afrique.

Aux dires du chef de l’Etat burkinabè, au-delà des questions bilatérales, la République fédérale d’Allemagne et le Burkina Faso partagent une vision commune dans la recherche de solutions en vue de l’édification d’un monde plus équitable. En sa qualité de président en exercice du G5 Sahel, il a salué les efforts déjà déployés par l’Allemagne en faveur du développement et de la sécurisation du Sahel. «Je sais pouvoir compter sur votre appui constant aux pays du G5 Sahel pour venir à bout du terrorisme», a-t-il ajouté. Dans la matinée du jeudi 21 février 2019, le président du Faso a eu une séance de travail avec le ministre allemand de la Coopération économique et du développement, Dr Gerd Müller.

A cette occasion, il a été question de l’appui de l’Allemagne dans plusieurs projets de coopération et de développement. M. Müller s’est dit imprégné de la problématique du coton. Il estime que les pays africains ne doivent pas être seulement des producteurs et des fournisseurs de matières premières bon marché pour l’Europe, mais doivent être insérés dans une juste mesure dans le commerce mondial. Gerd Müller a exprimé toute la considération dont jouit le Burkina Faso en matière de réformes, de gouvernance, de lutte contre la corruption.

Roch Marc Christian Kaboré a également accordé une audience au Président directeur général (PDG) de ‘’Afrika Verein’’, un consortium d’opérateurs économiques allemands intervenant en Afrique. Il a également accordé un entretien à la Deutsche Welle. La veille, 20 février 2019, il avait eu un échange avec le président fédéral allemand, Dr Frank Alter Steinmeier. Depuis 1977, la République fédérale d’Allemagne et le Burkina Faso ont convenu de l’instauration d’un mécanisme de consultation bilatérale périodique sous la forme de négociations intergouvernementales. Les réunions se tiennent alternativement dans les deux capitales. La dernière de ces séries de négociations s’est tenue le 11 juillet 2017 à Ouagadougou. Cette rencontre avait permis de recentrer la coopération sur des secteurs vitaux pour les populations, notamment l’agriculture, l’énergie, l’eau et l’assainissement, la décentralisation et les droits humains en particulier les droits de l’enfant.

 

Alban KINI
De retour de Berlin

FESPACO 2019: « Des instructions fermes ont été données pour sécuriser les festivaliers »

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