Analyse des accidents de la circulation routière
Interconnexion Bolgatanga-Ouagadougou : 225 kV disponible
Couvrir 35% de la demande en électricité
Consortium RESA : Une première année satisfaisante
Energie verte : s’approprier les technologies du biodigesteur
Dans le contexte de changement climatique et de dégradation continue de l’écosystème, la technologie du biodigesteur est vue comme une alternative à la préservation et la sauvegarde de l’environnement. Mieux, cette technologie, selon les acteurs, favorise un mieux-être au niveau des populations rurales en offrant à celles-ci des avantages sur le plan énergétique surtout. C’est dans ce contexte qu’est intervenue la conférence internationale sur la technologie du biodigesteur, le jeudi 4 octobre 2018 à Ouagadougou. A la cérémonie d’ouverture, le Premier ministre, Paul Kaba Thiéba, a appelé les participants à fédérer les efforts en vue de faire du biodigesteur, un outil du développement local durable. Pour le chef du gouvernement, il s’agit d’une technologie dont les avantages sur le plan énergétique, sécuritaire, climatique et agricole ne sont plus à démontrer. Selon Paul Kaba Thiéba, depuis la première édition de la conférence en 2017, plusieurs avancées significatives ont été constatées.
COULIBALY
François Compaoré devrait savoir le 5 décembre s’il est extradé au Burkina Faso
François Compaoré, le frère de l’ex-président Blaise Compaoré, devra encore patienter avant de savoir si la justice française accepte son extradition, réclamée par le Burkina Faso. En juin, la chambre de l’instruction de la Cour d’appel de Paris avait demandé à la justice du Burkina Faso de lui fournir des éléments matériels et précis prouvant l’implication de François Compaoré. Le pays s’est plié à cette demande, ce qui a conduit finalement à un nouveau report.
Les juges veulent prendre le temps d’examiner les éléments complémentaires apportés par Ouagadougou, qui souhaite poursuivre François Compaoré pour « incitation à l’assassinat » du journaliste Norbert Zongo et ses compagnons, en 1998. Il s’agit d’éléments sur les armes utilisées, sur des membres du régiment de sécurité présidentielle, mais surtout de très nombreux témoignages comme l’a souligné une juge en début d’audience.
Dans ses réquisitions, en tout cas, l’avocat général a pour sa part émis un avis favorable à l’extradition de François Compaoré. Même si la « chambre d’instruction n’est pas obligée de suivre les réquisitions », maitre Anta Guissé, l’une des avocates de l’Etat burkinabè est « ravie » du déroulé de cette première étape. Elle se réjouit que les réquisitions aient « été extrêmement fouillées […], extrêmement circonstanciées, extrêmement motivées ».
De son côté, maitre Pierre Olivier Sur, l’avocat de François Compaoré a dénoncé ce qu’il juge être un faux en écriture de la part d’un juge d’instruction burkinabè, mais surtout un « procès politique » et des manœuvres pour que la France accepte l’extradition.
Il affirme que si le prévenu était « un personnage lambda », le Burkina n’aurait pas « aboli la peine de mort, tenté de ratifier un nouveau traité de coopération judiciaire avec la France, modifié son code pénal, modifié le code de procédure pénale » pendant l’année qu’a duré la procédure d’extradition.
Dernier à s’exprimer devant les juges, François Compaoré a lui aussi évoqué des motivations politiques, affirmant avoir été choqué comme tous par l’assassinat de Norbert Zongo, mais n’avoir incité personne à le faire.
Source: RFI
Centre-Sud : De bonnes récoltes en perspectives
Le gouverneur de la région du Centre-Sud, Casimir Ségueda en compagnie des services techniques d’agriculture de la localité a sillonné quelques champs relevant de son ressort territorial, le jeudi 27 septembre 2018. L’équipe s’est réjouie de la physionomie des champs.
Les techniciens d’agriculture de la région du Centre-Sud ont la conviction que les greniers feront le plein, si les pluies ne se montrent pas capricieuses jusqu’à la deuxième décade du mois d’octobre. C’est la promesse faite au gouverneur de la région du Centre-Sud, Casimir Ségueda, au cours de sa tournée de suivi de la campagne agricole, le jeudi 27 septembre 2018 dans ladite région. L’itinéraire de Casimir Ségueda avec les services techniques d’agriculture de la région a d’abord débuté par la visite du périmètre d’exploitation de Amadou Maïga, un producteur dans la commune rurale de Dakola, province du Nahouri.
Sur une superficie d’une dizaine d’hectares, Amadou Maïga pratique une polyculture composée de maïs, de sorgho et de riz. Il a confié aux visiteurs qu’il a mis l’accent sur l’utilisation de la fumure organique et l’irrigation de complément. Le producteur dit avoir a eu quelques difficultés liées à la disponibilité des intrants et l’insuffisance d’encadrement. Qu’à cela ne tienne, le gouverneur et sa délégation ont traduit leur satisfaction de l’évolution des plantes.
M. Maïga a également reçu les félicitations du gouverneur pour ses actions orientées vers le social. En effet, il emploie dans son exploitation entre autres travailleurs, des veuves démunies qu’il accompagne quotidiennement. L’appui financier aux familles de ses employés, la construction de trois écoles au profit des enfants et le soutien pour la réfection du collège de la localité sont à mettre à l’actif de Amadou.
Différentes espèces de niébé
Après l’exploitation de M. Maïga, les visiteurs ont mis le cap sur le Centre de transfert de technologie agricole (CTTA) à Katcheli à quelques encablures de la ville de Pô. Les perspectives d’une bonne récolte des différentes espèces de haricots développées à ce niveau sont aussi prometteuses de l’avis des services techniques d’agriculture. Au cours des échanges entre la délégation et les exploitants, la représentante de l’union des productrices de niébé du Nahouri Adissa Wetta, a saisi l’occasion pour solliciter le soutien des autorités afin de renforcer les connaissances des membres de la structure sur les techniques et les meilleures options culturales.
Le champ de sorgho de Henri Zoungrana, à Nassamba dans la province du Zoundwéogo a été la dernière étape de la tournée de Casimir Ségueda. M. Zoungrana a diversifié sa production. Cependant, la portion de champ consacrée à la culture du sorgho fait l’objet d’attaque de chenilles et les pertes de la récolte peuvent atteindre 80%, si des traitements diligents ne sont pas opérés selon les techniciens.
Séance tenante, le producteur a reçu du matériel de protection et des produits pour la désinfection de son champ. A l’issue des différentes étapes, le gouverneur, en plus des félicitations, a exhorté les agents agricoles à accompagner davantage les producteurs, malgré la modestie des moyens pour éliminer la faim et la paupérisation dans la région.
Mamady ZANGO
Madame, donnez le sein au vrai bébé !
Eliminatoires de la CAN 2019 : Les Etalons prêts à contrer les Zèbres de Botswana
L’entraîneur des Etalons du Burkina Faso, Paulo Duarte, a dévoilé, le vendredi 28 octobre à Ouagadougou, une liste de 24 Etalons dont Cheick Djibril Ouattara (ASFB) pour la double confrontation des 13 et 16 octobre 2018 contre les Zèbres du Botswana, comptant pour les 3èmes et 4èmes journées des éliminatoires de la CAN Cameroun 2019.
L’attaquant des Fonctionnaires de Bobo-Dioulasso Cheick Djibril Ouattara est le seul joueur local dans cette liste des Etalons de Paulo Duarte. C’est la seconde fois que le meilleur joueur de la saison 2017-2018 du championnat national burkinabè est convoqué par le maître à penser des Etalons. Paulo Duarte lui fait confiance tenant compte de son adresse devant les buts et de son sens du placement sur le terrain.
Les frères Traoré (Alain et Bertrand) forfaits lors du match contre la Mauritanie, sont également présents dans cette liste . L’attaquant de l’ASEC Mimosa d’Abidjan (Côte d’Ivoire) Ahmed Touré Simba et le défenseur du même club ivoirien Patrick Malo effectuent également leur retour en sélection. Jonathan Pitroipa (Paris FC), crédité d’une bonne prestation contre le leader de la Ligue 2 française Metz (0-0) le week-end écoulé sera du rendez-vous .
« On doit jouer ce match avec le maximum de force et de qualité. Nous devons être mieux que le match contre la Mauritanie. Mais on doit faire la rotation et rester fort pour gérer la fatigue dans cette double confrontation »,
a déclaré Paulo Duarte. Les Etalons effectueront un stage à Ouagadougou qui débute le 8 octobre 2018 pour faire quelques réglages afin d’affûter les armes avant le match. L’équipe burkinabè jouera le 13 octobre prochain à 18h au stade du 4 -Août de Ouagadougou contre les Zèbres pour immédiatement jouer le match retour le 16 octobre à Francistown de Botswana. Le Burkina Faso (3 pts) est 2e dans le groupe I après la Mauritanie (6 pts+3). L’Angola (3 pts – 1) est 3e suivi du Botswana (0 pt – 2).
Adama SALAMBERE
Listes des joueurs convoqués
Gardiens : Hervé Kouakou Koffi (Lille, France), Germain Sanou (Beauvais, France), Aboubacar Sawadogo (Alnajoom FC, Arabie Saoudite)
Défenseurs : Issoufou Dayo (Berkane, Maroc), Bakary Koné (Ankaragucu, Turquie), Edmond Tapsoba (Guimaraès B, Portugal), Steeve Farid Yao (Toulouse FC, France), Jean Noël Lingani (Horoya AC, Guiné Conakry), Yacouba Coulibaly (Le Havre, France), Patrick Malo (ASEC d’Abidjan, Côte d’Ivoire)
Milieux : Charles Kaboré (Krasnodar, Russie), Blati Touré (AFC Eskilstuna, Suède), Abdou Razack Traoré (Konyaspor, Turquie), Alain Traoré (Berkane, Maroc), Bryan Dabo (Fiorentina, Italie)
Attaquants : Bertrand Isidore Traoré (Lyon, France), Zakaria Sanogo (Hartberg, Australie), Cyrille Barros Bayala (RC Lens, France), Abou Qadir Ouattara (Michelen, Belgique), Banou Diawara (Tubize FC, Belgique) Bassirou Compaoré (Sivas Sport, Turquie), Jonathan Pitroipa (Paris FC, France), Ahmed Touré (ASEC d’Abidjan, Côte d’Ivoire), Cheick Djibril Ouattara (ASFB, Burkina Faso).
Adama SALAMBERE
Sana Bob, artiste musicien : Le champion de la bonne gouvernance
Véritable battant, le reggae-man burkinabè Sana Bob est, aujourd’hui, plébiscité par les mélomanes qui voient désormais en lui un fervent défenseur de la bonne gouvernance et des questions de développement. Portrait d’un destin hors du commun.
Personnage atypique, sa guitare en bandoulière, la forme longiligne, Sana Bob, à l’état civil Sana Salif, force aujourd’hui l’admiration de bon nombre de burkinabè.
Consacré Meilleur artiste burkinabè de l’année, il remporte le Kundé d’Or (cérémonie annuelle de récompense des artistes du Burkina Faso) en 2015. Moins d’un mois après, il est à nouveau sous le feu des projecteurs avec un autre sacre, le Marley d’Or, le baromètre de la musique reggae au Burkina Faso.
Des distinctions qui lui valent, entre autres, une participation au Festival Africa Fête en Belgique…Né dans une famille de musiciens, le petit Salif Sana Bob a toujours eu la musique dans le sang. C’est aux côtés de sa tante, la célèbre cantatrice Hado Léontine Gorgho, ancienne griotte de feu le Larlé Naba Abga, que le petit Salifapprend les rudiments de la chanson traditionnelle.
En âge d’être scolarisé, il est « affecté » à la garde des animaux et aux travaux champêtres.
« Je ne regrette pas de n’avoir pas été sur les bancs de l’école. Je ne sais ni lire, ni écrire, mais je me fais parfaitement comprendre en français dans mon pays comme à l’extérieur »,
confie-t-il, décomplexé.
A la fin des années 70, il émigre au Ghana, puis en République de Côte d’ivoire en compagnie de son oncle, manœuvre dans les plantations (de cacao, café, banane) ivoiriennes. Il passera ainsi trois années à manier la daba et la machette dans des champs successifs à Aboisso, Adzopé, à Dabou, etc.
En quête d’une vie meilleure et moins fatigante, il décide de déposer ses pénates à Abidjan, la capitale économique du pays de Félix Houphouët Boigny. Employé comme domestique, le jeune homme voit peu à peu, sa fibre musicale latente, vibrer.
Il se laisse pousser les cheveux (dreadlocks) et la barbe comme son idole Bob Marley. Son employeur n’entendant pas les choses de cette oreille, il se retrouve à la rue. Il (apprend et) enchaine boulot après boulot (gérant de kiosque, aide-maçon, apprenti-plombier, etc.). Grâce à ses petites économies, il s’offre sa première guitare.
De la formation Asikongo (Lauréat de podium 1987, célèbre émission musicale ivoirienne) au Ki-Yi M’Bock (de la camerounaise Wère Wère Liking) en passant par l’Ecole de Danse de Rose Marie Guiraud (réputée chorégraphe ivoirienne), Sana Bob aguerri sort son premier album « Gloire » en 1997. Mais, la gloire n’est pas au rendez-vous. En 2000, toujours sur les bords de la lagune Ebrié, il rebelote avec une 2e œuvre, « Réconciliation ».
De retour au Burkina Faso, en 2001, après plus de deux décennies d’absence, pour la promotion de son nouveau-né, il est cependant « contraint » de rester dans son pays natal, en raison de la crise politique naissante dans sa seconde patrie.
Sana Bob, l’incompris
Incompris, hué, Sana Bob Africa (devenu plus tard Sana Bob) connait des débuts difficiles sur sa terre natale. Et en l’absence des scènes dans la capitale, il est obligé, pour pouvoir joindre les deux bouts, de parcourir le pays pour monnayer sa musique dans les villages et les petites villes pour des cachets dérisoires.
Dans la foulée, il sort son troisième album, « Dernière chance » en 2006. Il y jette un regard critique sur la gestion de la chose publique. Faites-vous de la politique? « Non. Mais, j’aime les politiciens véritablement dévoués à leur peuple », répond-t-il, sans hésiter. Etes-vous un artiste engagé? Répondant par l’affirmative, il ajoute: « Je suis engagé pour le développement et la cohésion sociale ». Marié depuis 25 ans et père de 5 enfants, Sana Bob dit vivre uniquement de la musique « Ne me demandez pas si la musique nourrit son homme. Une chose est sûre. Je jouis décemment des fruits de mon travail avec ma famille », nous prévient-il.
Côté carrière, il conquiert définitivement le cœur des burkinabè avec la sortie de son nouvel album « Beog Yiinga ». Flanqué désormais d’un mégaphone, le porte-voix des sans-voix est acclamé par une foule en délire à chacune de ses apparitions.
Les festivals à l’étranger se succèdent (FEMUA, ABJ-Reggae, Esperanza,etc.) pour celui qui est à présent surnommé « le crieur public ». Sa cinquième œuvre discographique, baptisée « Notre temps », comme une sorte de prémonition, sort en 2014, à quelques mois de l’insurrection populaire d’octobre.
Et pour cause. La gestion du pouvoir et des ressources naturelles constituent les principaux thèmes abordés dans ce nouveau bijou. En juin 2017, un incident vient pourtant ternir l’image de « l’artiste du peuple ». En compagnie des membres de la Coalition pour la renaissance artistique au Burkina Faso (CORA-BF), il fait, en effet, irruption dans une radio de la place pour y déloger un animateur en pleine émission. Son crime? Ne pas promouvoir assez la musique burkinabè. Visiblement gêné, le chanteur préfère parler d’une « mauvaise expérience, mais pleine d’enseignements ».
De l’avis d’une certaine opinion, sa cote de popularité aurait pris un coup depuis cette affaire qui a fait couler beaucoup d’encre et de salive. Il nous brandit alors au visage une clé USB de 4 Gigas, griffé (s’il vous plait!) « Sana Bob ». Celle-ci contient son prochain album, un clip-vidéo, un documentaire sur sa carrière, et une biographie. « J’ai écoulé plusieurs centaines de ces clés à 5000 F CFA l’unité en l’espace d’un mois. Comment aurais-je pu le faire si j’étais devenu impopulaire? »,interroge-t-il, l’air contrarié.
Qu’à cela ne tienne, l’artiste pourra, sans doute, jauger sa notoriété auprès du public à l’occasion de la sortie de son 6e opus, « Ensemble » sur le marché discographique. Un album qui marque 17 ans d’engagement et de parcours musical.
Aubin W. NANA


