Les Etalons juniors se sont qualifiés pour la CAN Niger 2019 de leur catégorie, le samedi 21 juillet 2018 à Libreville au Gabon. Les Burkinabé se sont imposés par le score de 1 but à 0 face à leurs homologues du Gabon.
Les Etalons juniors du Burkina Faso seront au rendez-vous de Niger 2019. Ils ont obtenu leur ticket de qualification pour cette prochaine Coupe d’Afrique des Nations de football (CAN) de leur catégorie, le samedi 21 juillet à Libreville, au Gabon. Les Burkinabé ont triomphé des Panthèresdu Gabon par le score de 1 but à 0, en match retour comptant pour le 3e tour qualificatif de cette compétition continentale réservée au moins de 20 ans. Le but victorieux a été l’œuvre d’Abdoul Fessal Tapsoba à la 64e minute.
Cette réalisation porte à 3, le nombre de buts marqués par ce garçon pendant ces éliminatoires, après son doublé de l’aller. Avec cette victoire, les poulains du coach Séraphin Dargani font le plein des points après leur victoire de 3 buts à 1 à Ouagadougou, le samedi 14 juillet dernier. Le Burkina prendra ainsi part à sa 3e CAN juniors après celle de 2003, organisée au Burkina Faso et de 2007 au Congo Brazzaville. La meilleure participation des Etalons à une CAN des juniors reste celle de 2003 où ils avaient occupé la 4e place.
Au soir du 21 juillet 2018, 5 pays des 8 qui devront se disputer la succession de la Zambie, sont connus. En ballottage défavorable après le match nul 1-1 concédée à l’aller, l’équipe junior de la Mauritanie a sombré 5-0 à Lagos, face au Nigeria. Après son match nul 0-0 à domicile à l’aller, l’Afrique du Sud a bien réagi en s’imposant 2-0 au retour au Malawi. En bonne position après son match nul de l’aller (2-2), le Sénégal a validé son billet pour la phase finale en étrillant le Congo par le score de 4-1, au retour à Dakar.
Alors que le 7esommetdu Traité d’amitié et de coopération (TAC) s’ouvre aujourd’hui 23 juillet 2018 à Yamoussoukro en terre ivoirienne, Sidwaya est allé à la rencontre des Burkinabè qui travaillent dans les champs de café-cacao dans les régions de Duékoué et Man à l’Ouest du pays. Cette diaspora qui tire ses marrons du feu dans l’agriculture, vittoutefois, la peur au ventre : se faire exproprier les terres acquises auprès de propriétaires terriens.
Duékoué, près de 500 km à l’Ouest d’Abidjan. La fine pluie qui s’abat sur la ville, en ce mardi 17 juillet 2018, lui donne une fière allure. A la gare routière, vendeuses ambulantes et autres « tabliers » se bousculent, presqu’inaudibles. Leurs voix se noient dans le bruit de ronflement des cars et des camions qui observent un arrêt. Mais ce climat qui règne dans le milieu des affaires en ville n’est pas toujours le même dans les campements des plantations de café-cacao ou d’hévéa.
Dans ces zones rurales où réside un grand nombre de Burkinabè, parti à l’aventure, les relations entre autochtones et migrants burkinabè connaissent parfois des tensions, selon le chef suprême autoproclamé des communautés burkinabè de la région du Guémon dont Duékoué est le chef-lieu. Théodore Zoubiéssé Tamini, de son vrai nom, est un ex-employé de la Compagnie forestière ivoirienne (CFI). Né le 21 juillet 1932, il s’est installé depuis 1962 à Duékoué. Un long séjour qui lui a permis d’avoir une meilleure connaissance des questions foncières et de s’exprimer avec aisance lorsqu’il aborde les origines des litiges entre communautés étrangères et propriétaires terriens ivoiriens.
« La majorité de nos compatriotes ont acquis des dizaines, voire des centaines d’hectares, sans le moindre document devant attester leur droit de propriété.C’est ainsi que certains enfants, une fois leur père décédé, reviennent pour remettre en cause la vente du terrain, sachant bien que l’acquéreur ne dispose pas de document de preuve », explique Zoubiessé Tamini. Alors que, poursuit le notable, ce sont les mêmes enfants qui poussent parfois leurs parents à hypothéquer les terres pour honorer leurs scolarités. Il detient cette certitude de sa participation à la résolution de conflits.
En effet, le représentant de la communauté burkinabè jouit d’une crédibilité auprès de l’ethnie Guéré originaire de la zone, au point qu’il siège aujourd’hui au sein du comité local chargé de statuer sur les litiges. « Ce tribunal populaire » présidé par le chef de la localité est composé de 12 membres. Les litiges fonciers s’expliquent aussi, de l’avis de Yassia Ouédraogo, planteur à Duékoué, par la forte pression démographique. «Contraints par le chômage, les jeunes diplômés retournent au village dans le but de s’adonner à des activités agricoles afin de subvenir à leurs besoins.
Malheureusement, ils se rendent compte souvent, à leur arrivée, que l’héritage de la famille a été vendu aux étrangers, notamment les Burkinabè venus faire fortune dans la forêt », fait savoir ce compatriote originaire de Ouahigouya dans le Yatenga qui totalise 20 hectares de plantation à Duékoué et environs. Face à cette réalité, témoigne M. Ouédraogo, ces intellectuels chômeurs usent de tous les moyens, s’attachant les services de juges, pour tenter d’exproprier les acquéreurs de terrains.
Le délégué CSBE Duékoué-Man, Lamine Yaméogo, souhaite que l’Etat ivoirien reconnaisse davantage la contribution des producteurs Burkinabè à son économie nationale
Boukari Bagaya, délégué consulaire nouvellement élu, est convaincu que la crise post-électorale de 2011 est pour quelque chose dans la détérioration du climat des relations entre Burkinabè et Ivoiriens dans la zone de Duékoué, bastion des forces rebelles à l’époque. « Après la crise, des démarches ont été entreprises pour apaiser les cœurs, panser les plaies afin de parvenir à uneréconciliation entre les différentes communautés étrangères et les populations locales notamment les Guéré. Mais cela n’a pas donné les résultats escomptés », regrette-t-il. Celui-ci d’ajouter que les faits et gestes observés chez les uns et les autres sur le terrain peuvent attester de cette réalité. Cette lecture est partagée par le président des jeunes de Duékoué, Oumarou Bélem. «Lorsqu’un jeune burkinabè est en conflit avec son camarade ivoirien, ceux-ci ont tendance à extrapoler le différend à l’échelle des deux communautés », précise M. Bélem.
Après Duékoué, cap sur Man, dans la région du Tonkpi. Ici comme ailleurs, le foncier demeure le dénominateur commun des problèmes que vivent les Burkinabè en terre ivoirienne. Harouna Tanga Gougri y est installé. A la tête de la Coopérative et propriétaire de plusieurs dizaines d’hectares de plantations, il était visiblement très ému lorsqu’il nous a reçus le 18 juillet 2018 à son magasin en plein cœur de Man. « Avant, nous avions l’impression d’avoir été oubliés par nos autorités», dit-il, se félicitant de l’initiative du « Journal de tous les Burkinabè ». A en croire Ismaël Sana, jeune burkinabè résidant à Man, l’analphabétisme de ses compatriotes est aussi un mal qui les conduit parfois injustement en prison. « En cas de litige, pendant lesinterrogatoires au palais de justice, ne comprenant pas une autre langue que le mooré, pour s’exprimer et se défendre, certains sont déférés », relate le jeune Ismaël qui vole parfois au secours de ses compatriotes.
Pour Boukari Kaboré, exerçant dans la filière café-cacao à Man, Ivoiriens et Burkinabè vivent en parfaite harmonie de façon générale. Les mésententes qui naissent de la gestion foncière, bien que tumultueuses, ne doivent pas leur faire perdre de vue l’essentiel. « Les deux peuples sont condamnés à vivre ensemble. De nombreux jeunes burkinabè vivent en couple avec des filles autochtones et ces liens de sang doivent résister à toute épreuve», interpelle-t-il. Sur les attentes des planteurs par rapport au TAC, ce dernier est formel. « Nous qui sommes dans les forêts, n’avons pas encore ressenti les effets du TAC depuis sa signature en 2008. Nous souhaitons que les deux pays dépêchent des missions sur le terrain pour s’enquérir de nos nouvelles et toucher du doigt la réalité », plaide M. Kaboré. Quant à Lamine Yaméogo, représentant le Conseil supérieur des Burkinabè de l’étranger (CSBE) dans les régions du Guémon et du Cavaly, il espère un jour voir les autorités ivoiriennes incarner la vision du père-fondateur Felix Houphouët Boigny qui disait que « la terre appartient à ceux qui la mettent en valeur ». S’agissant de l’affaire du Mont Péko, nos sources indiquent que certains des compatriotes déguerpis pour occupation illégale du parc ont connu des difficultés diverses. « Nous avons dû nous cotiser pour les aider soit à rejoindre des parents dans d’autres régions de la Côte d’Ivoire ou à défaut rentrer définitivement au bercail », confie Boukari Bagaya, délégué consulaire de Duékoué.Mais sur la question, Yassia Ouédraogo affirme que les occupants ont été tout simplement rattrapés par l’histoire. « Pendant la crise, le contrôle du pays ayant échappé à l’Etat de Côte d’Ivoire, les gens ont profité pour aller occuper les forêts classées, oubliant que la guerre allait prendre fin un jour ou l’autre », a-t-il soutenu. Concernant la disposition de la nouvelle constitution selon laquelle la terre ne peut appartenir qu’aux Ivoiriens, les ressortissants étrangers peuvent se faire délivrer un certificat leur conférant la location de terrain sur une durée de 99 ans, foi du chef des Burkinabè de Duékoué. Il faut noter que nos tentatives de rencontrer les autorités préfectorales sont restées vaines.
2008-2018. Cela fait déjàdix ans que la Côte-d’Ivoire et le Burkina Faso ont décidé, suivant le cours de l’histoire, de matérialiser leurvolonté de bâtir un destin commun. A l’image du couple franco-allemand,avant-gardiste, le Traité d’amitié et de coopération (TAC) signé entre les chefs d’Etat des deux pays (la Côte-d’Ivoire et le Burkina Faso) en juillet 2008, devrait être le moteur du développement des deux pays respectifs et le ciment de la construction d’une communauté sous régionale et régionale.
Des années après, des hommes sont passés de part et d’autre, mais la ferme détermination et l’engagement des deux pays sont restés intacts, ce, malgré la survenue de contingences diverses liées à la vie des Nations. En une dizaine d’années, de nombreux projets intégrateurs ont été engagés, réalisés ou en cours de réalisation conjointement dans presque tous les domaines présentant un intérêt certain pour la Côte-d’Ivoire et le Burkina Faso.
En matière d’infrastructures routières et ferroviaires, d’énergie et des mines, de libre circulation, de coopération administrative, de politique et diplomatie, de culture et tourisme, de commerce, de formation professionnelle… des actions concrètes sont à mettre à l’actif du TAC.Et les exemples foisonnent. Chaque rencontre au sommet du TAC rapproche davantage les deux pays de l’effectivité de l’emblématique Projet d’autoroute Yamoussoukro-Ouagadougou (PAYO).
Plus qu’un chantier routier, cet ouvrage est la volonté exprimée des deux peuples de baliser le chemin de leur avenir commun vers des lendemains meilleurs. Au sujetdu PAYO, les Ivoiriens ont pris une longueur d’avance (et c’est tant mieux) avec la mise en chantier, début 2017, de l’axe Yamoussoukro-Tiébissou sur le tronçon Yamoussoukro-Bouaké avec des taux d’exécution positivement appréciables. Il faut aussi se réjouir de ce que les choses bougent avec célérité,du côté burkinabè. En effet, les études du tronçon d’autoroute Ouagadougou-Bobo-Dioulasso, long de 333 kilomètres, sont bouclées, en attendant celles relatives au tronçon Bobo-Dioulasso-Banfora-frontière Côte-d’Ivoire.
Le premier axe, prévu pour être financé en mode Partenariat public privé (PPP), est au stade de la recherche d’un partenaire privé. Et le récent rétablissement des relations diplomatiques avec la République populaire de Chine pourrait imprimer une vitesse V à ce chantier titanesque. En mettant un point d’honneur à respecter, autant que faire se peut, les engagements pris au cours des rencontres de ce traité, les deux premières autorités des deux pays ont fini par faire de cette tribune, non plus une tribune d’expression d’une communauté de destin, mais de l’égalité de destins au regard des liens étroits qui se sont renforcés au cours des 10 ans du TAC.
Comment ne pas reconnaître l’impact d’un Traité dont les avancées nous renvoient aux années fastes où le pays d’Houphouët Boigny et celui de Maurice Yaméogo rêvaient de la double nationalité ? Comment ne pas relever dix années de stabilité relationnelle salvatrice dans le couple ivoiro-burkinabè pour le bonheur des sept pays limitrophes qui ont si souvent été des victimes collatérales en cas d’ « orages ». En tout état de cause, c’est sur un constat de satisfecit mutuel que s’ouvrent les travaux du 7e TAC, selon les indiscrétions émanant du Comité conjoint de suivi et évaluation des décisions et recommandations du Traité d’amitié et de coopération entre le Burkina Faso et la Côte-d’Ivoire.
Tant et si bien que le conseil conjoint de gouvernements et la rencontre au sommet des chefs d’Etat, Alassane Ouattara et Roch Marc Christian Kaboré,est attendu avecbeaucoup d’espoir par les populations, les amis et les partenaires des deux pays dans les secteurs des infrastructures, de l’énergie, du commerce…
Après dix années au service de la cause commune, il est temps que le TAC échappe aux premières autorités des deux pays pour devenir un espace de participation citoyenne à cetteentreprise bilatérale de grande portée. C’est au prix de cette appropriation populaire au sein des deux Nations que les décisions muries au sommet, les différents projets structurants, pourrontvéritablement impacter le quotidien des populations de part et d’autre du fleuve Léraba.
Trois ministres du gouvernement étaient face à la presse le vendredi 20 juillet 2018 à Ouagadougou dans le cadre de la redevabilité des actions publiques. Lors de ce point de presse, les ministres de l’Intégration africaine et des Burkinabè de l’extérieur, Paul Robert Tiendrebéogo, de l’Agriculture et des Aménagements hydrauliques, Jacob Ouédraogo et celui de la Communication, Rémis Fulgance Dandjinou, ont échangé avec les journalistes sur le bilan du Forum national de la diaspora et le point de la campagne agricole.
Le forum national de la diaspora tenu du 11 au 13 juillet dernier sous le thème « la contribution des Burkinabè de l’extérieur à la construction nationale », a connu un franc succès. C’est l’annonce que le ministre de l’Intégration africaine et des Burkinabè de l’extérieur, Paul Robert Tiendrebéogo, a faite lors du point de presse du gouvernement le vendredi 20 juillet 2018 à Ouagadougou.
Pour lui, le Forum a connu la participation de 480 personnes dont 228 Burkinabè de l’extérieur. Il a ajouté que toutes les activités au programme ont été menées. Il s’agit, selon lui, de la pose de la première pierre de la cité de la diaspora, des panels, du dialogue direct entre le président du Faso et la diaspora et la distinction des Burkinabè de la diaspora appelés « Etalons de la diaspora ».
Les journalistes ont été informés que des équipes de traitement phytosanitaire sont déjà déployées dans les régions pour la traque de la chenille légionnaire
« Au terme des travaux, trois recommandations ont été adoptées, portant respectivement sur la mise en place de réseaux professionnels des Burkinabè de l’extérieur, la mise en place d’un comité de suivi des recommandations du forum comprenant un représentant par zone des Burkinabè de l’extérieur et l’élaboration d’une politique nationale de la diaspora », a indiqué le ministre en charge des Burkinabè de l’extérieur.
Quel a été le coût de l’organisation de ce rendez-vous avec la diaspora ? A quoi répond l’idée d’une cité pour la diaspora ? En réponse à ces questions, le ministre Tiendrebéogo a indiqué que l’organisation de ce Forum a mobilisé la somme de 340 millions de F CFA, y compris le soutien de plusieurs partenaires. Quant à l’idée de la citée de la diaspora, le ministre a indiqué que c’est une réponse à la requête des Burkinabè de l’extérieur lors des sorties du président du Faso dans ses missions à l’étranger.
Le ministre de l’Agriculture et des Aménagements hydrauliques, Jacob Ouédraogo, a fait aux journalistes le point de la campagne agricole. A entendre le ministre, la campagne s’est installée dans toutes les régions du pays. « Le cumul pluviométrique au 10 juillet 2018 comparativement àla même période de la campagne précédente indique une situation déficitaire dans la majeure partie du territoire. Cependant des zones à cumul pluviométrique excédentaire par rapport à 2017 ont été observées dans les régions du Sahel, du Centre-Ouest et des Cascades », a indiqué le ministre Ouédraogo.
Apparition de la chenille légionnaire
L’agence nationale de la météorologie (ANAM), de l’avis du ministre, a annoncé une pluviométrie excédentaire à normale sur la quasi-totalité du territoire nationale. Ce qui fait espérer, aux dires du ministre, une campagne agricole fructueuse. Au titre de cette campagne agricole, il est attendu une production de 5 800 000 tonnes de céréales, plus de 1 500 000 tonnes de cultures de rentes et 979 900 tonnes d’autres cultures vivrières. Pour atteindre ces objectifs, le ministre a annoncé une batterie de mesures pour soutenir le monde paysan.
Le gouvernement a consenti, selon Jacob Ouédraogo, au profit des producteurs 16 000 tonnes d’engrais, 8 155 tonnes de semences améliorées, 1 150 000 boutures de manioc et de patate, 27 400 unités d’équipements agricoles, 10 500 animaux de trait et 20 000 litres de pesticides. En vue d’accélérerl’adoption des techniques et technologies agricoles, le gouvernement a mis en place 5 200 outils de vulgarisation comprenant des parcelles de démonstration, des champs écoles de producteurs, a ajouté le ministre.
Il est prévue aussi, a t-il poursuivi, l’aménagement de plus de 5 200 ha de nouveaux bas-fonds et 4 300 ha de nouveaux périmètres irriguées au profit des producteurs en vue d’accroitre la production irriguée. Au regard de la situation de la campagne, le gouvernement a appelé les producteurs à l’utilisation des semences améliorées et des engrais de qualité. A entendre le ministre en charge de l’agriculture, la campagne est aussi marquée par l’apparition de la chenille légionnaire d’automne dans certaines régions du pays.
Toutefois, il a rassuré qu’une stratégie de lutte contre ces chenilles a été mise en place par le gouvernement avec l’appui de la FAO d’un montant de 130 millions de FCFA. Au regard de l’irrégularité des précipitations, peut-on s’attendre à un retour de l’Opération saaga ? Pour le ministre Jacob Ouédraogo, le gouvernement est en train d’étudier l’éventualité pour les années à venir compte tenu du coût de l’opération.
L’athlétisme a désigné, les 18 et 19 juillet 2018au stade du4 août de Ouagadougou, ses championsU20 et séniors de la saison. Malgré la forte participation de toutes les treize (13)régions sportives du Burkina Faso, aucun record national n’a été battu.
Pour la première fois, le championnat national d’athlétisme a réussi à tenir un 4X400 mètres
Les champions du Burkina Faso dans les différentes épreuves d’athlétisme de la saison 2018 sont désormais connus. En effet, la Fédération burkinabé d’athlétisme (FBA) a organisé, les 18 et 19 juillet 2018 au stade du 4 août, son championnat national U20 et séniors. Pour la première fois, ce championnat a enregistré la participation des treize (13) régions sportives du pays. Selon le Directeur technique national (DTN) de la FBA, Missiri Théophile Sawadogo, au vu de la participation massive, l’objectif est atteint. « Pour la première fois, nous avons réussi à faireun 4X400 M avec sept équipes » s’est-il félicité.
Pourtant, en dépit de cette forte participation, aucun record national n’a été battu pendant les épreuves. « D’un point de vu global, il y a une remontée progressive de l’ensemble des performances des athlètes dans les différentes épreuves.Aucune performancen’acrevé l’œil. Contrairement à l’an passé où nous avonsmis l’accent sur une compétition internationale majeure comme les jeux de la francophonie, cettel’année letravail a été beaucoup plus relaxe pour permettre à ceux qui ont beaucoup bossé l’an dernier de récupérer », s’est justifié le DTN de la FBA.
En ce qui concerne les performances par région, lesHauts Bassins, pour la première fois, ont cédé quelques places à celle du Centre. Malgré laremontée de cetterégion dans les courses de vitesse, au classement général, lesHauts Bassins gardent« jalousement » leur première place. Pour les compétitions à venir en l’occurrence le meeting de Ouagadougou et les championnats d’Afrique, Missiri Théophile Sawadogo est convaincu que certains athlètes feront de meilleurs prestations. Cet avis a été partagé par le vice-président de la FBA, Me Augustin Somda.
Ollo Aimé Césaire HIEN
Les champions dans les différentes épreuves
Dames
100 M : Mariam Bancé RCB/HBS (12’’72)
800 M : Samatou Tindé OCAB/HBS (2’22’’62)
400 M : Mariam Bancé RCB/HBS (55’’11)
100 M Haies : Madeleine Bognini OCAB/ HBS (14’’8)
1500 M : Samatou Tindé OCAB/HBS (4’49’’82)
400 M Haies : Rokia Fofana RCB/ HBS (1’00’’41)
200 M : Mariam Bancé RCB/HBS (24’’67)
5000 M : Samatou Tindé OCAB/HBS (18’12’’18)
4X100 M : Hauts Bassins A (47’’87)
4X400 M : Hauts Bassins A (3’52’’38)
Lancer de disque : Mamina Soura Invitée/FBA(42M86)
C’est déjà la rentrée des classes. Les maquis, les bars et les boîtes de nuit ne connaîtront plus cette grande affluence des vacances. Il est maintenant temps pour les parents d’interdire désormais la fréquentation des débits de boisson à leurs progénitures si l’on sait qu’études et alcool ne font pas bon ménage. Quant aux gérants de boîtes de nuits et autres bars, ils devront trouver d’autres stratégies pour se faire de nouveaux clients mais aussi et surtout de nouvelles serveuses qui, pour la plupart, étaient des élèves ayant quitté leurs villages et provinces à la quête d’argent pour « préparer » leur rentrée scolaire.
Le téléphone et les ordinateurs portables sont devenus, depuis quelques années, des outils indispensables dans la vie de tous les jours chez de nombreux Burkinabè. Toutefois, l’excès d’exposition aux écrans desdits appareils électroniques constitue un danger pour la santé des utilisateurs, notamment les plus jeunes.
Les téléphones portables, les tablettes, et les postes de télévision sont désormais omniprésents dans notre quotidien. Mais l’exposition prolongée aux écrans desdits appareils comporte des effets négatifs sur la santé et l’équilibre émotionnel des enfants. Et selon le médecin en études spécialisées de pédiatrie, Dr Romain Ghislain Ido, les résultats de multiples études scientifiques sont contradictoires quant aux conséquences du téléphone et en général des écrans sur la santé.
Selon le médecin spécialiste, Dr Romain Ghislain Ido, les parents doivent donner l’exemple en utilisant de façon raisonnable le téléphone devant leurs enfants
Malgré la controverse, avertit-il, il faut néanmoins de la prudence quant à l’utilisation du téléphone et des écrans par les enfants, en raison de l’organisme en pleine croissance de ces derniers. De l’avis de Dr Ido, les téléphones portables utilisent des champs électromagnétiques qui, selon certains scientifiques, sont néfastes pour la croissance optimum du cerveau de l’enfant. Ceux-ci sont également à l’origine de certaines tumeurs du cerveau. « L’utilisation précoce du téléphone ou des écrans altère le développement psychomoteur de l’enfant à savoir un retard de langage, des troubles de l’attention, de mémoire, etc.) », a-t-il expliqué. Il a en outre fait comprendre qu’il y a de possibles effets sur le bien-être de l’enfant. Cet état se traduit par des troubles du sommeil, une fatigue, de l’anxiété, une irritabilité, des maux de tête et des difficultés de concentration.
A côté de ses effets sus cités, d’autres effets et non des moindres peuvent survenir, a souligné le médecin spécialiste. Il s’agit des troubles de la posture, des ingestions accidentelles des éléments constitutifs du téléphone (batterie), des troubles de la socialisation (réduction des contacts face à face, réduction des interactions sociales …), et la sédentarité avec risque d’obésité. « Derrière cette liste non exhaustive des conséquences, on pourrait ajouter des atteintes visuelles selon des études scientifiques », a-t-il souligné. Par ailleurs, en octobre 2016, l’Académie de médecine de pédiatrie de France rappelait que le temps passé sur les écrans par les enfants limitait de fait les autres temps de la vie courante tels que jouer, étudier, discuter ou dormir.
Des recommandations
De plus, une étude publiée dans la revue scientifique britannique ‘’Nature’’ en mai 2017 a également montré que les tout-petits de 6 à 36 mois exposés aux écrans en fin de journée ont une durée de sommeil significativement plus courte du fait de la lumière bleue émise par les smartphones et tablettes.
Cette dernière affecte la synthèse de mélatonine, une hormone jouant un rôle important dans le mécanisme du sommeil. D’après une étude de l’Université de Toronto publiée en mai 2017, plus un enfant passe de temps devant un écran, plus il a un retard dans l’apprentissage du langage. La preuve, sur près de 900 enfants âgés de 6 mois à 2 ans et suivis entre 2011 et 2015, les chercheurs ont observé un risque accru de 49% de retard de la parole pour chaque demi-heure quotidienne d’écran. Des résultats qui confirment les craintes des professionnels de santé de la petite enfance, qui, depuis quelques années, dénoncent une altération du développement moteur et mental des jeunes enfants trop exposés.
Nous sommes pourtant à une époque où chaque parent veut que son enfant soit en phase avec le développement des nouvelles technologies si bien que les comportements diffèrent. « Cependant il ne faut pas méconnaitre que le portable ou la tablette et en général tout écran ne saurait remplacer un parent dans l’éveil et l’éducation de l’enfant », a déclaré Dr Romain Ghislain Ido. Car, selon lui, la nocivité de ces appareils n’est évaluable qu’à long terme.
C’est pourquoi, il a fait plusieurs recommandations aux parents. Il s’agit d’éviter l’utilisation du téléphone et des écrans en général avant l’âge de 3 ans car c’est une période où l’enfant a besoin d’expérimenter son corps dans l’espace et dans sa relation avec autrui grâce aux activités psychomotrices et sensorielles, limiter le temps d’utilisation du téléphone et des écrans en général au maximum à 1-2 heures par jour dès l’âge de 3 ans puis adapter progressivement cette limitation en fonction de son âge sans dépasser 4 à 6 heures par jour, éviter le téléphone et les écrans en général dans les chambres des enfants. En plus d’apprendre à l’enfant à avoir d’autres centres d’intérêt telle que la lecture, les parents doivent, la nuit avant de se coucher, donner le bon exemple en évitant d’utiliser le portable en présence des enfants.
Une délégation de l’Alliance des partis de la majorité présidentielle (APMP) a échangé, le dimanche 23 septembre 2018 à Koudougou, avec ses militants et sympathisants de la région du Centre-Ouest. Il s’est agi pour elle, d’échanger avec les populations de la région sur la situation nationale dans notre pays.
Le chef de délégation de l’APMP, Ouindlassida François Ouédraogo a appelé les populations à soutenir les FDS
En vue de mieux informer ses militants et sympathisants de la région du Centre-Ouest sur la situation nationale, une délégation de l’Alliance des partis de la majorité présidentielle (APMP) a séjourné le dimanche 23 septembre 2018 dans la Cité du cavalier rouge. Le point focal de l’APMP du Centre-Ouest, Jean Zongo, a indiqué que les attentes des populations d’en savoir plus sur la situation nationale, notamment sécuritaire que vit le Burkina Faso sont grandes.
Ainsi, il a salué la vision de l’Alliance qui, en venant échanger avec les militants et sympathisants de la région, apporte du même coup, « un soutien moral et un réconfort à ses militants ». Tour à tour, les membres de la délégation, conduite par Ouindlassida François Ouédraogo du Rassemblement pour la démocratie et le socialisme (RDS), ont intervenu pour dépeindre la situation sécuritaire « non enviable » du pays.
A les entendre, l’APMP, en décidant de descendre sur le terrain, s’est fixée donc pour mission d’échanger avec les militants et sympathisants sur la situation et de rassurer les populations de l’engagement et de la détermination du chef de l’Etat et du gouvernement dans la lutte contre les « déstabilisateurs ». Aussi, l’Alliance veut apporter son soutien « sans faille » aux Forces de défense et de sécurité (FDS) dans leur bataille contre les forces du mal et susciter un élan de patriotisme et de collaboration entre les populations et les FDS pour combattre les ennemis de la nation. Les efforts déployés par les autorités nationales ont également été dévoilés aux participants de la rencontre.
Les militants et sympthisants de l’APMP sont sortis massivement pour écouter le message de l’Alliance
Ce regroupement de 45 partis et formations politiques qui soutiennent le Président du Faso dans la mise en œuvre de son programme a, par ailleurs, traduit sa solidarité au chef de l’Etat qui, aux dires du chef de la délégation, ne ménage aucun effort pour le retour de la stabilité sur l’ensemble du territoire national. Pour Ouindlassida François Ouédraogo, la recrudescence des attaques au Burkina Faso (118 morts dont 48 FDS et 70 civils, d’avril 2015 au 15 septembre 2018) n’a aucun autre but que de saper le moral des FDS en vue de déstabiliser le pouvoir démocratiquement élu et annihiler les efforts de la justice dans sa quête de vérité dans l’insurrection des 30 et 31 octobre 2014 et le putsch manqué de septembre 2015.
Pour la délégation de l’APMP composée également des présidents du PNDP, Issa Tiemtoré et du Front progressiste, Gafarou Nignan, l’heure est à la solidarité nationale et à la cohésion. La sortie de Koudougou a également été l’occasion pour les missionnaires de l’APMP de parler de la campagne agricole en cours et de la rentrée scolaire 2018-2019. Avec l’appui du directeur de cabinet du président du Faso, Seydou Zagré et de la conseillère spéciale du chef de l’Etat, Rakièta Yaméogo, la délégationa réaffirmé son soutien et ses encouragements aux différents acteurs de la région.
Le ministre de l’Agriculture et des Aménagements hydraulique, Jacob Ouédraogo, a visité la ferme agrosylvopastoral « Burkina Sompagnimdé des origines » du Larlé Naaba Tigré, le jeudi 20 septembre 2018, à Dapélogo, à une quarantaine de kilomètres au nord de Ouagadougou.
Le Larlé Naaba Tigré a fait de la lutte contre la faim, son cheval de bataille. Ce vœu qui lui tient tant à cœur l’a conduit à s’investir dans le domaineagrosylvopastoral. Le ministre de l’Agriculture et des Aménagements hydrauliques, Jacob Ouédraogo, accompagné des autorités locales de la région du Plateau central a visité, le jeudi 20 septembre 2018, la ferme « Sompagnimdé des origines » du Larlé Naaba Tigré située dans la commune rurale de Dapélogo.
Pour le Larlé Naaba, la production bio protège et favorise la régénérescence des terres arables
Sur un terrain d’environ 135 hectares, le promoteur mène des activités d’élevage et d’agriculture. La ferme est subdivisée en deux surfaces d’exploitation et abrite des cultures de saison hivernale, mais également de contre-saison. On y trouve, entre autres, des légumineuses, des cultures maraîchères, des céréales, et des agrumes. A côté de la pisciculture, l’élevage y est pratiqué et les couveuses de la ferme sont alimentées par l’énergie solaire. Les cultures de contre-saison sont pratiquées grâce à l’irrigation au sein de la ferme et l’engrais utilisé est purement biologique. Il s’agit du compost et l’engrais liquide fabriqués sur place. Pour ce qui est du mung bean, les récoltes attendues sont estimées entre 10 000 et 15 000 tonnes.
La semence déjà produite est estimée à 27 tonnes. Pour la circonstance, des produits finis à base du mung bean ont été exposés et présentés aux visiteurs. Ces produits sont composés pour l’essentiel, de biscuits, des chips, de savon et de pain, etc. A la suite du ministre, une délégation d’ « agro businessmen » de la sous-région ouest-africaine est venue s’imprégner de l’expérience du promoteur sur la production et l’utilisation de l’engrais biologique. Les visiteurs ont reçu chacun, un certificat de reconnaissance en guise de souvenir. Par ailleurs, pour le ministre de l’Agriculture Jacob Ouédraogo, la ferme « Sompagnimdé des origines » fait preuve d’innovation et son promoteur est un exemple à suivre en matière de nutrition au Burkina Faso et partout ailleurs. « Le Larlé Naaba Tigré a été désigné comme le numéro un en matière de nutrition au Burkina Faso», a-t-il dit.
Pour le premier responsable du département del’Agriculture, la technique de production et de diffusion de l’engrais biologique liquide et non liquide du promoteur est un modèle à appliquer dans tout le pays. L’objectif étant de travailler à abandonner l’utilisation des engrais chimiques dans les champs et à avoir un label burkinabè à travers la production et la valorisation du mung bean. Le Larlé Naaba Tigré a pour sa part, sollicité l’accompagnement du gouvernement afin de porter haut le flambeau du Burkina Faso en matière de nutrition. A en croire au coutumier, sa vision est d’éradiquer la faim au Burkina Faso dans dix ans, et ce, à travers la filière mung bean.
Au 3e jour de son audition dans le cadre du procès du coup d’Etat manqué de septembre 2015, le capitaine Dao Abdoulaye a réfuté, ce lundi 24 septembre 2018, les contenus des téléphones portables qui lui ont été attribués.
Les auditions des présumés auteurs et/ou complices du coup d’Etat manqué de septembre 2015 se poursuivent. Ce lundi 24 septembre 2018, le capitaine Dao Abdoulaye s’est présenté devant les juges pour le 3e jour consécutif de son interrogatoire. Il a toujours nié les faits de complicité d’attentat à la sûreté de l’Etat, meurtre, coups et blessures volontaires, incitation à commettre des actes contraires à la discipline militaire.
Le capitaine Dao dit n’avoir envoyé aucune patrouille ni au domicile de feu Salifou Diallo, ni à Savane FM pour arrêter les émissions de la « radio de la résistance ». « Dans la journée du 19 septembre, la police était aussi à la recherche de cette radio », a indiqué l’accusé. Aussi, il a déclaré n’avoir pas été informé d’une quelconque mission de récupération de matériels militaires à la frontière ivoirienne.
Son avocat, Me Mireille Barry, a fait observer que seul le RSP s’est préoccupé des conditions de détention des autorités. « Ni le chef d’état-major général des armées, encore moins les médiateurs en ont fait une préoccupation, ils ont seulement demandé leur libération », a-t-elle argué. Et son client d’ajouter que c’est lui qui a aidé à l’exfiltration du président Kafando, en tant qu’officier de liaison de l’armée française.
Le capitaine est revenu sur question de son conseil et les circonstances de son arrestation. Après la dissolution de l’ex-RSP, il a reçu la liste des nouveaux postes d’affectation et s’est rendu, le 29 septembre, au Groupement central des armées (camp Guillaume) afin de les assister pour la constitution des soldats. C’est là, que la gendarmerie a procédé à son arrestation. Le capitaine Dao a confié avoir été détenu préventivement pendant 16 mois.
Au cours de sa détention, il dit avoir reçu un officier supérieur lui notifiant qu’il est sanctionné parce qu’il était commandant de groupement au RSP et qu’à ce titre, « il est responsable des actes posés par les soldats fautifs » sous ses ordres. Livrant un extrait du rapport de la commission d’enquête sur le putsch, Me Barry a accusé la hiérarchie d’avoir « fait preuve d’ambivalence » lors des évènements du coup d’Etat. Pour leur part, les avocats de la défense, notamment Me Dieudonné Bonkoungou, continuent de jeter leur dévolu sur le rapport d’expertise électronique.
En effet, il dit être convaincu que les téléphones ont été manipulés, exploités ou utilisés et d’autres contenus, cachés ou effacés avant d’être remis aux experts. « Il y a beaucoup de fiction dans ce procès… L’intégrité des preuves n’a pas été garantie. Le rapport n’a aucune foi, des éléments incohérents et étrangers s’y trouvent », a insisté Me Bonkoungou. L’accusé a soutenu que ses deux téléphones de marque Nokia contenant ses trois numéros remis n’ont pas été utilisés. « J’ai reçu entre 2800 et 3000 appels, j’ai aussi envoyé et reçu beaucoup de messages. Mais on m’a attribué des sms et appels qui ne sont pas les miens », a-t-il ajouté.
Isaac Zida acculé
Sur insistance de Me Dieudonné Bonkoungou, le capitaine Dao est revenu sur la prise du pouvoir par l’ancien Premier ministre, Isaac Zida. Il a expliqué que le 30 octobre 2014, Isaac Zida est venu le trouver au carrefour de la télévision privée BF1. C’est au même moment que le Général Honoré Nabéré Traoré livrait son communiqué. « Zida voulait rentrer chez lui et m’a demandé de désigner quelques soldats pour l’escorter à domicile », a révélé l’accusé.
Ensuite, il lui aurait dit qu’il irait à l’état-major général des armées avant de rentrer. Sur place, Isaac Zida, à l’époque lieutenant-colonel, aurait fait appel à un renfort. « Il avait les moyens. Lorsque l’état-major a vu le dispositif de Zida noyé le sien, il lui a laissé prendre le pouvoir », a déclaré le capitaine. Une fois à la Présidence du Faso, « la tête du RSP a été décapitée. Mes adjoints quittaient le camp pour se rendre au Premier ministère où il recevait des ordres », a-t-il noté.
Et de poursuivre qu’il a été menacé chez lui par 4 individus, aux ordres de l’ancien Premier ministre. Il est également revenu sur l’affaire des voitures de l’Etat disparues au lendemain de la Transition. « Tous les véhicules qui ont escorté le président Blaise Compaoré ont été tous réintégrés. Aucun n’a disparu », a indiqué le capitaine, avant de préciser qu’il y avait dans cette mission, des véhicules de l’Etat et des véhicules privés, appartement à la famille Compaoré. Ces derniers seraient gardés par la gendarmerie au domicile des Compaoré. Le procès reprend ce mardi à 9h.