JACE 2018: Eduquer les enfants par la culture

Le centre Wékré théâtre a organisé, le 22 septembre 2018 à Ouagadougou, la première Journée artistique et culturelle des enfants (JACE). 

Le centre Wékré théâtre entend apporter sa touche à l’éveil et à l’épanouissement des enfants au Burkina Faso. Il a organisé, à cet effet, le samedi 22 septembre 2018 à Somgandé, dans l’arrondissement n°4 de Ouagadougou, la première Journée artistique et culturel des enfants (JACE).

Selon Boureima Ouédraogo, organisateur de JACE, l’activité est noble mais les moyens font défaut

Pour l’artiste- comédien, Boureima Ouédraogo, gestionnaire du centre Wékré théâtre, il s’agit d’une activité récréative dont l’objectif est d’éduquer et de sensibiliser « les enfants et avec les enfants à travers l’art et la culture ». A son avis, « le message qui est moins réceptif chez les adultes, passe facilement avec les enfants ». En outre, selon l’organisateur de la JACE, la philosophie qui sous-tend cette activité est « l’occupation utile et saine des enfants pendant les vacances en les formant en théâtre, en arts culinaire et artistique avec le concours des parents ». L’engouement et la participation de la population de Somgandé témoignent de l’intérêt que ceux-ci accordent à JACE, a soutenu Boureima Ouédraogo. 

Cependant, l’activité connaît des difficultés d’ordre financier et matériel. « Avec la situation sécuritaire actuelle du Burkina Faso, les expatriés qui soutenaient le Centre sont partis. Mais, nous avons pu organiser cette journée culturelle avec le soutien de certaines bonnes volontés et des parents » a-t-il expliqué. D’où son appel aux autorités en charge de l’éducation, de la culture et de l’action sociale à soutenir l’initiative pour l’épanouissement des ‘’tout-petits’’. Wékré théâtre est un centre culturel créé en 2001 avec le concours du cinéaste Guy Désiré Yaméogo afin d’aider les « jeunes enfants » à s’épanouir par l’art et la culture. 

Ali SAOUADOGO

 

Ecole privée de santé Sainte Julie de Dori: La promotion « N’Djamou » prête à soulager les malades

L’école privée de santé Sainte Julie de Dori a organisé, le vendredi 21 septembre 2018 dans la capitale du Liptako, la cérémonie de prestation de serment de 107 lauréats. Du nom de baptême « N’Djamou », la promotion s’est engagée à soulager la souffrance des patients sans aucune distinction.

Après trois ans de durs labeurs pour les uns, deux ans pour les autres et un an pour certains, suivis de stages en milieu urbain et rural, les 107 admis de la première session dont 23 Béninois de l’école privée de santé Sainte Julie de Dori ont prêté serment, le vendredi 21 septembre 2018. Il s’agit de 17 sages-femmes d’Etat, 51 infirmiers d’Etat, 36 agents itinérants de santé et d’hygiène communautaire ainsi que 3 garçons et filles de salle.

Le fondateur de l’école privée de santé Sainte Julie de Dori, Samuel Kéré : « Nous ouvrons les portes de l’emploi à la jeunesse par la mise sur le marché de l’emploi, des agents de santé qualifiés »

A en croire la majore de la promotion, Alimata Guitti, le développement d’un pays ne peut être durable que par le maintien d’un capital humain en bonne santé. Elle a ajouté que l’état de santé dépend de plusieurs facteurs dont les soins infirmiers, obstétricaux, l’hygiène communautaire et de la prévention des maladies infectieuses. « La négligence de ses éléments constitue un handicap pour le développement d’une nation à travers une propagation rapide de maladies et de grandes épidémies telles que la méningite, le choléra entre autres, conduisant à une élévation du taux de mortalité en général au sein de la population », a indiqué la porte-parole des lauréats. 

Cependant, a-t-elle poursuivi, la préservation de la vie, le soulagement de la souffrance, la promotion de la santé de la population engagent la responsabilité de tous à travers des services de soins de qualité. C’est pourquoi, a informé Alimata Guitti, la promotion a choisi comme nom de baptême : « N’Djamou » signifiant « santé et bien-être » en langue nationale fulfuldé. 

Rapprocher l’offre de formation à la jeunesse

Créée en 2015, le fondateur de l’école privée de santé Sainte Julie de Dori, Samuel Kéré, a dit avoir osé, car conscient que des vocations pour le domaine de la santé existent aussi bien dans la capitale que dans les profondeurs du Burkina Faso.

C’est donc dans l’optique de rapprocher l’offre de formation à toute la jeunesse burkinabè où qu’elle se trouve, qu’en plus de ses écoles à Ouagadougou, Bobo-Dioulasso et Tenkodogo, qu’il a ouvert ses portes dans la capitale du Liptako. Par le biais de cette école, M. Kéré s’engage ainsi à offrir à des jeunes soucieux de leur devenir, eux-mêmes portés par des parents qui ont compris qu’il n’y a pas de meilleurs investissements que la formation de leurs enfants.

Le parrain de la promotion, Alkassoum Maïga, a  dit compter sur ses filleuls pour relever les défis en matière de santé

Pour sa part, le parrain de la promotion, le ministre des Enseignements secondaire et supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, Alkassoum Maïga, a affirmé qu’il est venu encourager les responsables de l’école privée de santé Sainte Julie de Dori, au regard de la contribution du secteur privé dans la formation de la jeunesse. « Face aux effectifs croissants au niveau de l’enseignement supérieur, l’Etat ne peut pas tout faire. Il faut qu’il ait des gens qui sont du privé, qui font du très bon travail qu’on peut accompagner pour qu’ils nous aident à éduquer, former, instruire les jeunes du Burkina Faso », a expliqué le ministre.

Il a également ajouté que la santé étant un domaine délicat, qui participe au renforcement du capital humain, il a prodigué des conseils à ses filleuls. Pour ce faire, le Pr Alkassoum Maïga s’est inspiré du serment d’Hippocrate, en vue de les exhorter à respecter un certain nombre d’engagements en se mettant au service de ceux qui souffrent de la maladie sans distinction d’âge, de sexe ou de religion.

Souaibou NOMBRE

Snombre29@yahoo.fr

 

Relance des activités du CSC : Le comité ad ’hoc fait des propositions pour un nouveau départ

Le Conseil supérieur de la communication (CSC) a tenu, sous la direction de son président, Sohanla Mathias TANKOANO, une assemblée générale du personnel, le vendredi 14 septembre 2018 dans la salle de conférences de l’institution. L’exposé des résultats des travaux du comité ad’ hoc, mis en place pour diagnostiquer les causes du dysfonctionnement du CSC, a été le point essentiel de cette rencontre.

Après deux semaines (du 22 août au 04 septembre) d’audition du personnel et d’analyse des données recueillies, le comité ad’hoc a restitué au personnel et au collège des conseillers, le 14 septembre 2018, les résultats de ses travaux. Consignées dans un rapport d’une vingtaine de pages, ces propositions sont le fruit d’une écoute minutieuse et d’analyse des auditions de 69 agents en service au CSC.

Dans son exposé, le président du comité, le conseiller Ismaël NIGNAN, a salué la collaboration de tout le personnel et les propositions de sorties de crise qui ont été faites. Cela témoigne, a-t-il souligné, de la volonté des uns et des autres à repartir sur de nouvelles bases et à ramener la cohésion dans la maison commune.

Le conseiller Ismaël Nignan répondant aux questions des communicants du CSC

Le comité a déterminé cinq causes ayant entraîné la crise au CSC et fait des propositions à court, moyen et long terme pour un retour à la cohésion et au travail. A court terme, il s’agit de la mise à plat des sanctions administratives prises ; de l’adoption d’un nouvel organigramme et de la reprise des activités de régulation aussi bien au siège que dans les délégations régionales de l’Ouest et de l’Est. A moyen et à long terme, un redéploiement du personnel est prévu dès l’adoption du nouvel organigramme en Conseil des ministres. La remise en fonction des équipements de monitoring, l’acquisition future d’un nouvel équipement de monitoring et l’extension du siège de l’institution pour permettre à l’ensemble du personnel d’être dans un même bâtiment. 

Le personnel, très attentif à la restitution des faits a, à travers ses différentes interventions, salué le travail du comité ad’hoc. Il s’est engagé à accepter les décisions du collège des conseillers et à œuvrer pour un retour total à la cohésion et à la paix. 

Le président du CSC, Sohanla Mathias TANKOANO, au terme des échanges, s’est dit satisfait de l’état d’esprit positif du personnel. Il a appelé tous les agents à resserrer les rangs et à se remettre au travail pour relever le défi de la régulation.


 Les avis du président du comité adhoc à chaud


DCRP : Monsieur le président du comité adhoc, quels étaient les missions assignées à votre comité ?

Président du comité adhoc : Les missions qui nous étaient assignées étaient essentiellement de revoir les dysfonctionnements qui ont concouru à la paralysie de la maison commune qu’est le CSC. Il s’est agi concrètement de rencontrer tout le personnel, les agents et les différents responsables de la maison afin que chacun nous donne sa lecture de la crise.

DCRP : Quelles sont les conclusions auxquelles vous êtes parvenues au terme des auditions du personnel ?

Président du comité adhoc : Ce fut une épreuve très enrichissante dans la mesure où nous avons permis à chacun de se vider, de dire ce qu’il avait sur le cœur. Au-delà des récits des uns et des autres, nous avons recueilli la lecture de chacun sur la crise et sa proposition de sortie de crise. Beaucoup d’agents ont salué la création du comité.  Nous avons synthétisé les différentes propositions et fait des recommandations dans le rapport dont la teneur vous a été restituée au cours de l’assemblée générale. 

DCRP : Selon vous, l’espoir est-il permis quant à une sortie de crise au sein du CSC ?

Président du comité adhoc : A notre avis oui. Parce que, quand on va à ce genre d’exercice, c’est pour passer l’éponge sur tout ce qui a été constaté comme difficultés qui ont émaillé le fonctionnement de la maison. Nous sommes convaincus que l’espoir est même permis dans la mesure où beaucoup d’agents l’ont dit et répété, le fait déjà de les avoir entendus, fait qu’ils mettent la crise derrière eux ; et le fait d’avoir institué ce comité adhoc leur a permis véritablement de pardonner certaines choses à certaines personnes, chose qu’ils n’auraient jamais fait dans  d’autres circonstances. C’est en cela que nous nous convainquons de plus en plus que cet exercice est salutaire et que l’espoir est véritablement permis. Les gens ne voulaient même plus se serrer les mains mais nous nous disons qu’après l’adoption de certaines décisions et l’application de certaines recommandations contenues dans le rapport, les gens arriveront à se tolérer, à se pardonner et à laisser passer.

La Direction de la communication 

et des relations publiques 

Contact : 25 30 11 24, poste 152

Légendes :

Photo 1 : Le présidium lors de la restitution des travaux, avec au centre le président Tankoano, à sa gauche le vice-président Bamogo, à droite le président du comité adhoc, le conseiller Ismaël Nignan;

Photo 2: Une vue du personnel, suivant attentivement la restitution des travaux;

Photo 3: Le conseiller Ismaël Nignan répondant aux questions des communicants du CSC.

Voir ph dossier Crise CSC…..MAC SAISIE 2

Mine d’or d’Inata: Un Burkinabè et deux expatriés enlevés, des gendarmes attaqués

Alors qu’ils quittaient le site de la mine d’or d’Inata dans la région du Sahel pour la ville de Djibo, Vichram Akolya, le fils du PDG de la mine d’Inata, de nationalité indienne ainsi que le directeur technique de la mine, Christo Botma, de nationalité sud-africaine et leur chauffeur, Amadé Zallé, de nationalité burkinabè, ont été enlevés le dimanche 23 septembre 2018 à bord du véhicule immatriculé 11 GP 2116 AT.

Le véhicule a quitté le camp du site minier vers 8h dimanche et était injoignable par la suite. L’alerte a été donnée aux forces de sécurité et selon une source locale, une patrouille de la gendarmerie qui faisait un ratissage de la zone à la suite de la disparition des trois infortunés, est tombée dans une embuscade. En effet, dans l’après-midi vers 17h, des hommes armés non identifiés ont attaqué les gendarmes et ont pu emporter trois  engins (motos). Sur une vingtaine de motos et bien armés, la quarantaine d’assaillants est repartie vers le Nord à la fin de l’affrontement.

Sidgomdé

Forum économique régional du Centre-Nord: Les stratégies de valorisation des potentialités au menu des échanges

Le Conseil régional du Centre-Nord a organisé du 18 au 21 septembre 2018 à Kaya, son forum économique régional. Plusieurs activités étaient au menu de ce forum placé sous la présidence du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation.   

Le président du forum, le ministre Siméon Sawadogo a félicité le conseil régional du Centre-Nord pour cette initiative.

Le Conseil régional du Centre-Nord a mené la réflexion sur les stratégies de valorisation des potentialités de la région à travers un forum économique organisé du 18 au 21 septembre 2018 à Kaya. Placé sous le thème : « Les potentialités de la région du Centre-Nord : quelles stratégies de valorisation pour un développement durable ? », ce forum a donné  une opportunité à la région de promouvoir sa visibilité et de mettre en exergue ses potentialités afin de susciter la participation des populations aux actions de développement et attirer des investisseurs, des partenaires et opérateurs économiques.

Selon le président du Conseil régional du Centre-Nord, Adama Sawadogo, ce forum revêt une dimension capitale car il constitue une tribune afin d’affermir les aspirations pour une région épanouie. A l’en croire, dans le cadre de la décentralisation, les collectivités territoriales sont invitées à développer des initiatives pour le développement de leurs localités. «Convaincus que notre région a la capacité de se prendre en charge, nous restons optimiste qu’elle a le potentiel qu’il faut pour relever le défi du développement avec la conjugaison des efforts de ses fils et filles pour bâtir ensemble un Centre-Nord au service des aspirations profondes de nos populations », a-t-il indiqué. 

Le parrain du forum, le président de l’Association des régions du Burkina Faso, Eric

Selon le président du Conseil régional du Centre-Nord, Adama Sawadogo, ce forum est un moment important d’échanges et de partage d’expériences

Tiemtoré, a félicité le conseil régional du Centre-Nord  pour cette initiative qui a permis une appropriation de la décentralisation par les populations à la base. Il a invité les fils et filles de la région à faire de ce forum un levier de développement.

Pour le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Siméon Sawadogo, ce forum est une aubaine pour la région du Centre-Nord de promouvoir sa visibilité et partant, de mettre en exergue ses potentialités socioéconomiques. « Le développement local à la base ne peut s’effectuer tant que nous n’avons pas la possibilité de mettre en exergue les potentialités de chaque région », a-t-il soutenu.

Il dit être persuadé que cette initiative  pourra susciter la participation des populations aux efforts de développement de la région et attirer les investisseurs et d’autres partenaires techniques et financiers. Un cross populaire, un match de football, une nuit des collectivités territoriales et une foire promotionnelle étaient également au menu de ce forum. 

Timothée SOME

                                                                                                  timothesom@yahoo.fr

Situation de la pauvreté en 2015: Le nombre de pauvres augmente en Afrique subsaharienne

Dans un communiqué de presse publié, le mercredi 19 septembre 2018, la Banque mondiale a fourni des données sur l’état de la pauvreté dans le monde en 2015. Selon l’institution, le nombre de personnes vivant avec moins de 1,90 dollar par jour, seuil de pauvreté, a baissé de 68 millions pendant cette période et s’établissait à 736 millions en 2015. 

Le nombre d’habitants vivant dans l’extrême pauvreté (au-dessous du seuil de 1,90 dollar par jour) est passé de 1,9 milliard en 1990 à environ 700 millions en 2015. Ces données sont de la Banque mondiale qui a publié les derniers chiffres sur l’extrême pauvreté dans le monde, le mercredi 19 septembre 2018. «En 1990, on en comptait 1,9 milliard.

En l’espace d’un quart de siècle, 1,1 milliard de personnes (en solde net) ont ainsi échappé à la pauvreté et amélioré leur niveau de vie. Néanmoins, malgré ces récents progrès, le nombre de pauvres à l’échelle mondiale reste inacceptable », peut-on lire dans le communiqué. En adoptant les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD), la Banque mondiale avait fixé pour objectif de réduire de moitié le taux de pauvreté qui prévalait. Cette ambition a notamment été atteinte six années avant l’échéance qui avait été fixée, relève le document.

Depuis 1990, précise-t-il, la proportion de la population mondiale vivant en-dessous du seuil international de pauvreté a été ramenée de 35,9 % à 10 %, soit une réduction de plus de 70 %. « En 25 ans, le taux de pauvreté a reculé d’un peu plus de 25 points de pourcentage, à raison d’un point de pourcentage par an en moyenne. A ce rythme, l’humanité est en bonne voie pour atteindre en 2020 le taux de 9 %, soit la cible intermédiaire définie par la Banque mondiale afin de mesurer les progrès effectués d’ici l’échéance de 2030 », insiste l’institution de Bretton Woods. Malgré ce tableau optimiste, elle relève des motifs d’inquiétude.

En effet, d’après certaines observations, le rythme de réduction de la pauvreté se serait ralenti. Entre 2011 et 2013, la pauvreté a reculé de 2,5 points de pourcentage, mais seulement de 1,2 point entre 2013 et 2015. Même si ce ralentissement apparent doit être interprété avec prudence, fait remarquer le communiqué de presse, compte tenu des difficultés liées aux données, il pourrait indiquer l’amorce d’un changement. En fonction des régions de la Banque, le rapport fait ressortir des progrès inégaux. « En 2015, les pauvres vivaient pour plus de la moitié en Afrique subsaharienne, et pour plus de 85 % en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud.

La situation est très différente de ce qu’elle était en 1990, lorsque plus de la moitié des pauvres vivaient dans la région Asie de l’Est et Pacifique. Par suite de la réduction rapide de la pauvreté en Chine, les pauvres qui étaient concentrés en Asie de l’Est dans les années 90, puis en Asie du Sud en 2002, le sont depuis 2010 en Afrique subsaharienne, où leur nombre total ne cesse d’augmenter », remarque-t-on. A cet effet, les données font ressortir que sur les 27 pays les plus pauvres de la planète, 26 se trouvent en Afrique subsaharienne. La moitié des personnes vivant dans l’extrême pauvreté se concentrent dans cinq pays : l’Inde, le Bangladesh, le Nigéria, l’Ethiopie et la République démocratique du Congo.

L’un des facteurs qui explique cette évolution, selon la Banque, est la structure démographique des ménages puisque dans de nombreuses régions, les ménages pauvres comptent proportionnellement davantage de membres économiquement dépendants des adultes en âge de travailler. Cependant, selon les prévisions immédiates de la Banque mondiale, qui posent comme hypothèse que le bien-être de chaque ménage s’améliore d’une fraction de la croissance du PIB par habitant, le taux de pauvreté mondial en 2018 ressortirait à 8,6 %. En d’autres termes, la cible intérimaire de 2020 aurait déjà été atteinte.

En rappel, les estimations de la Banque mondiale sont établies à partir des enquêtes auprès des ménages menées dans 164 pays. La plupart de ces enquêtes sont conduites tous les trois à cinq ans.

Joseph HARO

josephharo4@gmail.com

Source : banquemondiale.org

Situation de la pauvreté selon le seuil international de pauvreté de 1,90 dollar par jour (en PPA 2011)
Région Taux de pauvreté (%) Nombre de pauvres (millions)
  2013 2015 2013 2015
Asie de l’Est et Pacifique 3,6 2,3 73,1 47,2
Europe et Asie centrale 1,6 1,5 7,7 7,1
Amérique latine et Caraïbes 4,6 4,1 28,0 25,9
Moyen-Orient et Afrique du Nord 2,6 5,0 9,5 18,6
Asie du Sud 16,2 12,4 274,5 216,4
Afrique subsaharienne 42,5 41,1 405,1 413,3
Total mondial 11,2 10,0 804,2 735,9

Source : banquemondiale.org

Elèves et étudiants du MPP: Luc Arnaud Compaoré appelle ses camarades à la vigilance

Dans le cadre de la rentrée politique 2018-2019 du Mouvement du peuple pour le Progrès (MPP), les élèves et étudiants du parti au pouvoir ont organisé une assemblée générale, le jeudi 20 septembre 2018 à Ouagadougou.

 Les élèves et étudiants du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) entendent œuvrer au rayonnement de leur parti. Ils l’ont affirmé lors de leur assemblée générale, le jeudi 20 septembre 2018 à Ouagadougou, dans le cadre de la rentrée politique 2018-2019 du parti.

Les élèves et étudiants du MPP ont été entretenus sur la situation sécuritaire et la vie du parti au pouvoir

Cette rencontre a été l’occasion pour le secrétaire national adjoint chargé des jeunes du MPP, Luc Arnaud Compaoré, de galvaniser les jeunes militants et surtout de les inviter à rester vigilants par rapport aux manipulations de l’opposition. « Nous attirons l’attention de la jeunesse de ne pas se laisser manœuvrer par certains partis politiques. Nous sommes en politique et nos détracteurs n’hésitent pas à tenir des propos qui ne sont pas justes », a-t-il expliqué.

A l’en croire, l’opposition ne cesse de mettre les bâtons dans les roues du MPP, alors que le président Roch Marc Christian Kaboré œuvre à tenir ses engagements avec des résultats « palpables ». Luc Arnaud Compaoré a exhorté ses camarades élèves et étudiants, à travailler à avoir un maillage « efficace et efficient » dans les différentes structures du parti. La marraine de l’assemblée générale, Marie Laurence Ilboudo, par ailleurs ministre de la Femme, de la Solidarité nationale et de la Famille a félicité ses filleuls pour « le choix conscient » fait en s’intéressant à la politique.

« C’est à travers la politique que nous pouvons faire changer l’ordre des choses », a soutenu Marie Laurence Ilboudo. Cependant, a-t-elle reconnu, ces jeunes doivent être encadrés et formés par les aînés afin d’assurer la relève. Sur la situation sécuritaire nationale, la marraine a répondu que la sécurité est certes une question militaire qui nécessite la collaboration des civils (populations) pour que le pays puisse recouvrer sa sérénité et sa sécurité d’antan. « Quand on sécurise les lieux, il faut travailler à ce qu’il y ait de l’accès aux soins, à la santé et à l’eau pour pouvoir cultiver et avoir les bonnes récoltes pour manger », a-t-elle ajouté.

Mariam ZOUANGA (Stagiaire)

USA # Chine : la guerre commerciale mondiale

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Le monde est-il en train de vivre une « guerre » commerciale par l’entremise de deux super puissances économiques à savoir les Etats-Unis et la Chine ? Tout porte à le croire puisque la bataille commerciale entre les deux pays est en train de s’intensifier. Aujourd’hui, ce sont plus de 11 400 produits qui sont concernés par ce conflit commercial qui risque de jouer sur la croissance mondiale. 

Après plusieurs mois de mise en garde, l’administration Trump a mis sa menace à exécution en appliquant une nouvelle batterie de sanctions qui entrent en vigueur ce lundi 24 septembre. Cette fois-ci, l’Amérique impose des taxes douanières de 10% sur 200 milliards de F CFA d’importations chinoises. Ces taxes atteindront 25% d’ici à janvier 2019.

Les Etats-Unis expliquent ses surtaxes douanières pour sauvegarder ses intérêts souverains. Ils ont aussi porté plainte devant l’Organisation mondiale du commerce (OMC) contre la Chine pour violation de la législation sur la propriété intellectuelle. Trump, pour satisfaire ses promesses de campagne, accuse également la Chine de pratiquer une politique de «discrimination» contre l’importation de technologies étrangères. L’administration américaine s’en est prise par ailleurs à la Chine pour son important excédent commercial avec les Etats-Unis (375,2 milliards de dollars en 2017, selon la Banque mondiale) qu’elle a demandé aux hauts représentants chinois de réduire de 100 milliards de dollars. En représailles, la Chine a aussi imposé des droits de douane de 25% sur 60 milliards de dollars d’importations américaines. Ce n’est pas tout. Les Chinois qui n’entendent pas se laisser faire, ont appliqué, depuis août 2018, des taxes supplémentaires de 25% sur 16 milliards d’importations américaines. 

Les Etats-Unis risquent-ils donc de conduire le monde à une guerre commerciale aux conséquences néfastes pour l’économie mondiale ? En effet, ce jeu de ping-pong a déjà produit ses effets. Dès l’annonce des mesures de rétorsion des Etats-Unis, les Bourses asiatiques ont dégringolé. A Tokyo, le Nikkei a perdu 4,51% à la clôture. La Bourse de Hong Kong a décroché de 3,07% tandis que celle de Shanghai a perdu 3,39%. Avant elles, les bourses américaines aussi. Le Dow Jones a plongé de 2,93%, signant sa plus forte baisse depuis le 8 février 2018, et le Nasdaq a lâché 2,43%. De plus en plus aux Etats-Unis, des entreprises s’inquiètent sur les conséquences de cette bataille sur l’économie américaine qui pourrait ralentir de 0,1%, selon les analystes.

Les produits de consommation courante verraient augmenter leurs prix frappés par des mesures douanières de rétorsion chinoises. Un des secteurs touché par ces mesures de rétorsion chinoises, est l’agriculture américaine. Au total, 12 milliards de dollars d’aide ont été débloqués par Trump pour aider les fermiers américains. Quand les éléphants se battent, l’herbe en pâti et les dommages collatéraux auront par ricochet des conséquences néfastes sur le consommateur moyen américain qui paiera plus cher désormais les produits « Made in China ». Par peur des conséquences de cette bataille commerciale, l’agence de notation Fitch a revu à la baisse ses prévisions de croissance du PIB mondial.

C’est aussi sûr que les « pauvres » consommateurs des pays en développement et particulièrement de l’Afrique en feront les frais. Le commerce international, sans nul doute, sera perturbé à la suite de cette guerre au sommet de l’économie mondiale. La situation est en train d’empirer parce que le bras de fer entre Washington et Pékin a pris une autre dimension avec la riposte chinoise aux sanctions américaines et une nouvelle réaction de Washington. Donald Trump a prévenu : en cas de représailles de Pékin, « nous engagerons alors immédiatement la troisième phase, qui consiste en droits de douane couvrant 267 milliards de dollars d’importations supplémentaires ». Comme les Etats-Unis appliquent déjà depuis juillet, des droits de douane punitifs couvrant 50 milliards de dollars d’importations, c’est la quasi-totalité des produits chinois arrivant sur le marché américain qui est désormais frappée.

Malheureusement, l’Organisation mondiale du commerce (OMC) ne bronche pas alors que le sacro-saint principe d’ouverture et le multilatéralisme sont foulés au pied par Donald Trump au nom de son « America first ou l’Amérique d’abord ». Il est donc temps que l’OMC sorte de son silence pour éviter à l’humanité une guerre mondiale, cette fois-ci commerciale. L’ordre commercial mondial est certainement menacé et les Occidentaux hésitent encore à prendre position dans cette guerre de tranchées qui les affecte aussi. En tant que pays émergent, les analystes voient en ces sanctions, une intimidation « économique » de la Chine dont la vision 2025 devrait la hisser à la tête de l’économie mondiale. Ceci n’expliquera-t-il pas cela ? En tous les cas, selon les analystes, il faudra attendre la fin des élections de mi-mandat aux Etats-Unis pour voir dans ce conflit commercial qui ressemble fort à un harcèlement. 

Jean-Marie TOE

Lutte contre les fièvres hémorragiques virales : Les technologistes biomédicaux outillés aux techniques de prélèvement

Le Laboratoire national de référence des fièvres hémorragiques virales (LNF/FHV) organise une session de formation et de recyclage au profit des technologistes biomédicaux du 24 au 28 septembre 2018 à Ouagadougou.

Le Burkina Faso, à cause de sa situation géographique, est exposé aux épidémies à fièvre hémorragique virale. Pour faire face à cette situation, le Laboratoire national de référence des fièvres hémorragiques virales (LNF/FHV) situé au centre Muraz à Bobo-Dioulasso a initié une session de formation et de recyclage au profit des technologistes biomédicaux.

2. Les participants auront droit à cinq jours de formation théorique et pratique

Cinq jours durant, ces acteurs seront outillés sur l’utilisation du matériel de protection individuelle, collective et sur l’utilisation de triple emballage. Ils acquerront également des connaissances sur les techniques de conditionnement, de conservation et de transport sécurisé des prélèvements des différentes régions du Burkina Faso vers le LNF/FHV ou les laboratoires mobiles de type P3. En sus, les acteurs bénéficieront d’un renforcement de capacités sur les techniques de confinement des virus de classe 3 et 4 ainsi qu’à la gestion des déchets biomédicaux. Structurée en deux phases, cette session de formation et de recyclage dotera d’abord les participants des bases théoriques et ensuite les permettra de mettre les acquis en pratique.

Le représentant de la secrétaire générale du ministère de la Santé, Dr Samba Diallo s’est réjoui de cette initiative. Car, « elle permettra aux technologistes biomédicaux qui sont des personnels de santé, de faire d’excellents prélèvements qui seront acheminés dans les laboratoires dans les délais qu’il faut et afin d’être aptes pour les analyses ». Conscient de la dangerosité des virus, il a dit être convaincu qu’avec la formation, les agents de santé pourront désormais mieux se protéger contre les éventuels risques liés à ces virus majeurs.

Pour la cheffe du LNF/VHF, Dr Thérèse Kagoné, la formation se focalisera essentiellement sur quatre virus hautement pathogènes classé 4  comme le virus Lassa et le virus Ebola. A l’en croire, le LNR/FHV a participé en 2014 à l’élaboration du plan national de riposte contre l’Ebola à l’issue duquel, il a été autorisé à faire des prélèvements de cas suspects de maladies à virus classés 4 avant de les envoyer pour confirmation. Ainsi, cette session de formation émane d’une volonté de mettre aux profits des technologistes biomédicaux les compétences et l’expérience acquise en la matière.

Clauris SANA (Stagiaire)

Projet foyers améliorés au Faso : Cinq unités de production de Roumdé pour contrer la désertification

Le ministère de l’Environnement, de l’Economie verte, et du Changement climatique, et l’Agence allemande de coopération internationale (GIZ)  ont mis en place cinq nouvelles unités de production de foyers améliorés à travers quatre régions du Burkina Faso. L’ouverture officielle de ces unités a eu lieu, le vendredi 28 septembre 2018, à Bobo-Dioulasso.

Le ministère en charge de l’environnement veut faire du foyer améliorer un des moyens de lutte contre la désertification. C’est dans cet élan que ce département, avec le soutien de la l’Agence allemande de coopération internationale (GIZ) a réalisé cinq unités de production de foyers améliorés. La construction de ces unités s’inscrit dans le cadre du projet Foyers améliorés au Faso (FAFASO), un projet financé par la GIZ. Elles sont réparties dans quatre chefs-lieux de région du Burkina Faso, à savoir Bobo-Dioulasso (deux unités), Fada, Kaya, et Dédougou. La cérémonie d’ouverture officielle de ces différents joyaux a eu lieu dans la matinée, du vendredi 28 septembre 2018, à Bobo-Dioulasso, en présence du ministre en charge de l’environnement, Batio Bassière. A entendre le  ministre Bassière, FAFASO trouve tout son sens dans le contexte actuel du Burkina Faso. «L’utilisation des foyers améliorés est devenue indispensable dans notre pays au vu de la raréfaction du bois», a-t-il déclaré.

Chaque unité a coûté 12,5 millions de FCFA

La directrice résidente de la GIZ au Burkina Faso, Angelika Friedrich a, à l’occasion, rappelé que la GIZ met en œuvre des projets et programmes au Burkina Faso dans plusieurs secteurs, dont l’agriculture, l’eau, la décentralisation, la santé et l’environnement. Chaque nouvelle unité a coûté, y compris son équipement, 12,5 millions de FCFA. Et les cinq unités devraient, aux dires de Mme Friedrich, participer à l’accès durable à un service énergétique moderne aux populations. Le représentant des artisans de toutes les unités de production, Ibrahim Démé, a remercié le ministère en charge de l’environnement et la GIZ pour leur accompagnement dans la mise en place des unités de production. Ibrahim Démé a, en outre, pris l’engagement de faire de ces joyaux des références non seulement en matière de production de foyers améliorés, mais aussi en matière de formation de la relève. Les artisans ont soumis quelques doléances au ministre del’Environnement.

Ils lui ont, par exemple, demandé de plaider auprès de la SN- CITEC et des sociétés minières la facilitation de l’accès à la matière première, c’est-à-dire les fûits usés,  à un prix abordable.  Séance tenante le ministre Bassière a assuré qu’une correspondance a même déjà été adressée au directeur général de la SN- CITEC dans ce sens. La cérémonie du jour a aussi été marquée par une remise symbolique de foyers améliorés à quelques structures associatives (pour la vulgarisation de l’outil), et un octroi de fonds de roulement aux groupements d’artisans des quatre régions. En rappel, lesdites unités de production sont logées dans les services déconcentrés du ministère de l’Environnement. Et ce choix n’est pas un fait du hasard, à en croire Batio Bassière. «Cela traduit la volonté de mon département à suivre cette activité», a-t-il fait savoir.

Alpha Sékou BARRY
Diro Benoit Wilfried TOE (Stagiaire)