Pôle de croissance du Sourou : La création d’une société d’économie mixte envisagée

Le comité de pilotage  de  l’Autorité de mise en valeur de la vallée du Sourou (AMVS), a eu une séance de travail, le lundi 1er octobre 2018 à Ouagadougou, avec le Premier ministre, Paul Kaba Thiéba. Il a été question de la création d’une société d’économie mixte en vue d’une mise en œuvre du pôle de croissance du Sourou.

Le gouvernement veut faire de la vallée du Sourou, un pôle de croissance agricole. Pour y arriver, il faut restructurer le secteur. C’est dans ce cadre que l’équipe de pilotage de l’Autorité de mise en valeur de la vallée de Sourou (AMVS) a tenu une séance de travail  le 1er octobre 2018 avec le Premier ministre, Paul Kaba Thiéba. Selon le ministre de l’Agriculture et des Aménagements hydrauliques (MAAH), Jacob Ouédraogo, les échanges ont porté sur la restructuration des aménagements de la vallée de Sourou et la création d’une société d’économie mixte. «Nous  avons échangé sur les possibilités qu’offre la vallée, les potentialités à exploiter et la répartition du capital de sorte qu’on puisse avoir l’Etat et le secteur privé, mais aussi, les producteurs», a-t-il expliqué.

Pour le DG de l’AMVS, Robert Ouédraogo, il s’agit de donner un coup de pouce au développement économique et social de la zone, en la transformant en une société qui va être en mesure d’avoir plus de flexibilité pour mener à bien la mission. Le ministre en charge de l’agriculture a renchéri qu’ il s’agit de faire de cette zone, un pôle de croissance spécialisé dans l’«agropôle». «C’est pourquoi, il faut prendre en compte tous les acteurs du développement économique et social, tenir compte des questions liées  à la production, la transformation et la commercialisation», a-t-il expliqué. La  prochaine étape est donc d’améliorer le dossier, ensuite le soumettre  en conseil de cabinet enfin,  le présenter en conseil des ministres pour l’adoption  des statuts et la création de la société d’économie mixte. «Elle (la société, Ndlr) va bientôt s’installer à Nyassa dans la province du Sourou», a soutenu Jacob Ouédraogo.

Pour rappel, l’AMVS a été créée depuis 1986 avec pour mandat, la mise en valeur de toutes les  potentialités de la vallée du Sourou. «Nous sommes  actuellement à 1558 ha de terres aménagées. Ce  qui donne une production annuelle qui varie  entre 120 000 et 150 000 tonnes» a précisé le DG de l’AMVS.

Fleur BIRBA
fleurbirba@gmail.com

Centre-Sud : De bonnes récoltes en perspectives

Le gouverneur de la région du Centre-Sud, Casimir Ségueda en compagnie des services techniques d’agriculture de la localité a sillonné quelques champs relevant de son ressort territorial, le jeudi 27 septembre 2018. L’équipe s’est réjouie de la physionomie des champs.

Les techniciens d’agriculture de  la région du Centre-Sud ont la conviction que les greniers feront le plein, si les pluies ne se montrent pas capricieuses jusqu’à la deuxième décade du mois d’octobre. C’est la promesse faite au gouverneur de la région du Centre-Sud, Casimir Ségueda, au cours de sa tournée de suivi de la campagne agricole, le jeudi 27 septembre 2018 dans ladite région. L’itinéraire de Casimir Ségueda avec les services techniques d’agriculture de la région a d’abord débuté par la visite du périmètre d’exploitation de Amadou Maïga, un producteur dans la commune rurale de Dakola, province du Nahouri. Sur une superficie d’une dizaine d’hectares, Amadou Maïga pratique une polyculture composée de maïs, de sorgho et de riz.

Il a confié aux visiteurs qu’il a mis l’accent sur l’utilisation de la fumure organique et l’irrigation de complément. Le producteur dit avoir a eu quelques difficultés liées à la disponibilité des intrants et l’insuffisance d’encadrement. Qu’à cela ne tienne, le gouverneur et sa délégation ont traduit leur satisfaction de l’évolution des plantes. M. Maïga a également reçu les félicitations du gouverneur pour ses actions orientées vers le social. En effet, il emploie dans son exploitation entre autres travailleurs, des veuves démunies qu’il accompagne quotidiennement. L’appui financier aux familles de ses employés, la construction de trois écoles au profit des enfants et le soutien pour la réfection du collège de la localité sont à mettre à l’actif de Amadou.

Différentes espèces de niébé

Après l’exploitation de M. Maïga, les visiteurs ont mis le cap sur le Centre de transfert de technologie agricole (CTTA) à Katcheli à quelques encablures de la ville de Pô. Les perspectives d’une bonne récolte des différentes espèces de haricots développées à ce niveau sont aussi prometteuses de l’avis des services techniques d’agriculture. Au cours des échanges entre la délégation et les exploitants, la représentante de l’union des productrices de niébé du Nahouri Adissa Wetta, a saisi l’occasion pour solliciter le soutien des autorités afin de renforcer les connaissances des membres de la structure sur les techniques et les meilleures options culturales.

Le champ de sorgho de Henri Zoungrana, à Nassamba dans la province du Zoundwéogo a été la dernière étape de la tournée de Casimir Ségueda. M. Zoungrana a diversifié sa production. Cependant, la portion de champ consacrée à la culture du sorgho fait l’objet d’attaque de chenilles et les pertes de la récolte peuvent atteindre 80%, si des traitements diligents ne sont pas opérés selon les techniciens. Séance tenante, le producteur a reçu du matériel de protection et des produits pour la désinfection de son champ. A l’issue des différentes étapes, le gouverneur, en plus des félicitations, a exhorté les agents agricoles à accompagner davantage les producteurs, malgré la modestie des moyens  pour éliminer la faim et la paupérisation dans la région.

Mamady ZANGO

Production du niébé au Sourou : Une action concrète pour booster la filière

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Le jeudi 20 septembre 2018 à Diouroum, l’association ‘‘YIYÉ’’ des femmes du Sourou a  organisé une visite commentée  du champ de production de semences certifiées  de niébé des  groupements  productrice de niébé « Sabarinana »  et « Horonya »  du village de Diouroum. Objectif: vulgariser et  intensifier les techniques  de production de semence certifiée de niébé au Sourou.

L’association « YIYÉ »  des femmes du Sourou s’est fixée comme objectif, d’œuvrer pour l’épanouissement de la femme rurale en la rendant actrice du développement à travers la production, la commercialisation et la transformation du niébé. C‘est dans ce cadre qu’elle a initié au profit des associations et groupements évoluant dans la filière niébé, une visite commentée de champ de production de semence certifiée  de niébé «  komcallé ».

La visite commentée des champ-écoles  est  un cadre d’échanges entre les producteurs  dans le but de   renforcer leurs capacités techniques de production. A Diouroum, c’est un champ de trois hectares ensemencé de la variété de niébé  « Komcallé ». « Komcallé »  en langue moaga signifie : «  bloque la faim». Cette variété du niébé évolue rapidement, elle est beaucoup prisée par les consommateurs.

« En l’espace de deux mois, le producteur  peut  récolter,  d’où le choix de cette variété »,

a indiqué la présidente de l’association « Horonya » de Diouroum, Zalla To. A la date de la visite, les plants de niébé étaient à maturité  et les  autres s’étalant sur 2 hectares étaient à l’étape de maturation. Les producteurs et les productrices venus de toutes les contrées de la province ont sillonné le champ pour constater de visu l’évolution des plants et échanger avec les femmes et les agents de l’agriculture qui ont entretenu ce champ. Cette visite guidée sur le terrain a été suivi d’échanges, au cours de laquelle la porte-parole des exploitantes, a exposé le compte d’exploitation du champ.

Ce compte  projette en fin de campagne, une recette globale de 2 025 000 et  un bénéfice net  de 1 211 950 FCFA. A l’occasion, le chargé du suivi des travaux de production de semence certifié à Diouroum,  Alidou Bazié, a indiqué que  les femmes ont  respecté les itinéraires techniques de production et que les étapes cruciales sont la récolte et les opérations  post récoltes. La présidente, Clémentine Dabiré/Binso s’est dit satisfaite de la mobilisation des producteurs et les productrices de niébé autour de cette journée. Selon elle, la filière niébé est prometteuse dans la province au regard du niveau d’implication des femmes aux activités de production, de transformation et de commercialisation de la spéculation.

Cette journée de visite commentée du champ de production de semence certifié de niébé a connu également la participation de l’INERA de Kamboinsé. Le secrétaire général de la province du Sourou, Siaka Sanon,  représentant le haut-commissaire a  félicité et encouragé les membres  des groupements « Sabarinana » et « Horonya » pour le travail abattu. Par ailleurs, il s’est engagé à les appuyer afin de booster la production du niébé notamment les semences certifiée.

 Paul DRABO
AIB/Sourou

Peintures : Ahoua Yaméogo honore les ’’Amazones de l’ombre’’

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L’artiste plasticienne, Ahoua Yaméogo a procédé, le vendredi 28 septembre 2018 à Ouagadougou, au vernissage de ses œuvres, « les amazones de l’ombre ».

L’atelier Afrique en couleurs et la galerie Waninmanegré tiennent, du 28 septembre au 21 octobre à l’hôtel Sopatel/Silmandé, une exposition itinérante des œuvres de l’artiste plasticienne, Ahoua Yaméogo, sous le thème : « Les amazones de l’ombre ». La cérémonie d’ouverture dudit vernissage a eu lieu, le vendredi 28 septembre 2018, à Ouagadougou. Illustrant à l’aide de son pinceau le quotidien de la femme burkinabé, les œuvres de Mme Yaméogo interpellent sur les violences faites aux femmes, la sauvegarde de l’environnement, la représentation des valeurs culturelles africaines et le métissage culturel.

«Mes œuvres sont le résultat de mon constat sur la contribution de la femme dans l’histoire universelle de l’Afrique et de sa diaspora »,

a-t-elle confié. Avec le henné, la peinture, les perles, la céréale, le collage et le tissu comme matières principales, elle a produit un subtil mélange de couleurs et de formes harmonieuses symbolisant l’émancipation de la femme. A travers donc, 23 tableaux, l’artiste rend hommage à l’ingéniosité et à la combativité de la femme en associant effigies et allégories. A l’entendre, ces « amazones de l’ombre » sont de deux catégories. Celles qui n’auront pas l’occasion de revendiquer un sort qui les brime et celles qui le revendiquent, à l’image de Winnie Mandela. Aussi a-t-elle choisi de mettre en exergue la vie de cette combattante de la liberté des peuples, en la proposant comme mascotte de l’exposition.

Pour  Aboubakar Sidiki Boro,  représentant la ministre en charge de la femme, Ahoua Yaméogo se sert de son pinceau pour lutter contre les violences faites aux femmes. « Son œuvre rappelle l’histoire de la lutte des femmes africaines et cet engagement répond à nos missions», a-t-il déclaré. Dans le même ordre d’idées, le secrétaire général du ministère de la Culture des Arts et du Tourisme, Jean-Paul Koudougou, a salué l’auteure pour la qualité et la pertinence de ses tableaux exposés à travers le monde et le Burkina Faso. Koudougou abritera le vernissage « les amazones de l’ombre” du 26 octobre au 4 novembre 2018.

Rémi ZOERINGRE

On murmure : La SONABHY dément une pénurie de carburant

Face à des rumeurs persistantes sur les réseaux sociaux faisant état d’une pénurie de carburant dans les stations d’essence ce mercredi 3 octobre, a constaté Kantigui, la Société nationale burkinabè d’hydrocarbures (SONABHY) s’est vue obligée d’apporter un démenti.

Dans un communiqué publié mardi dans la soirée, l’entreprise a levé toute équivoque et tranquillisé du même coup les citoyens qui redoutent le scénario cauchemardesque de pompes d’essence vides dans les stations-services. « La direction générale de la Sonabhy tient à rassurer les populations que les activités de ses dépôts se déroulent normalement et les nouvelles dispositions de dépotage des camions citernes, objet des contestations de quelques chauffeurs, visent à améliorer le rythme d’approvisionnement des stations-services pour satisfaire au mieux la demande », précise  l’annonce. Dans la foulée, il est parvenu à Kantigui que les chauffeurs contestataires évoqués dans le communiqué et la SONABHY seraient en pourparlers pour trouver un terrain d’entente.

ANERE : le DG pris en otage

Que se passe-t-il vraiment à l’Agence national des énergies renouvelables (ANERE) ? Même Kantigui, qui est parfois dans les secrets des dieux, ne saura répondre à cette question. Mais ce qui est sûr, le Directeur général (DG) de la boîte a été pris en otage, hier mardi 2 octobre 2018, par le personnel qui serait sans salaire depuis deux mois. De ce que Kantigui a pu rassembler comme informations, tout serait parti de la « disparition », il y  a plusieurs mois, du directeur financier de cette agence rattachée au ministère de l’Energie. Depuis lors, l’ANERE vivoterait, au point que l’ONEA et la SONABEL ont  failli couper l’eau et l’électricité pour des factures impayées. L’informateur de Kantigui  a indiqué que le directeur financier serait retourné de son propre chef au ministère de tutelle, sans que son remplacement n’ait été opéré.

L’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de lutte contre la corruption (ASCE-LC) et le Conseil d’administration de l’ANERE (lors de sa session du 4 juillet dernier) l’auraient invité à rejoindre son poste en vain. Pour les dépenses courantes de la maison, a poursuivi la source de Kantigui, le DG se voyait obligé de signer et d’envoyer les dossiers et les chèques au ministère pour que le directeur financier donne suite.  Exacerbé par cette attitude de son collaborateur, le DG aurait décidé de ne plus lui transmettre de dossier à signer, tant qu’il sera au ministère au lieu d’être dans son bureau.  Cette situation a engendré un retard de paiement des salaires, d’où la saute d’humeur  du personnel. Aux dernières nouvelles, a appris Kantigui, le secrétaire général du ministère en charge de l’énergie, le président du Conseil d’administration, le DG et le directeur financier de l’ANERE se seraient trimbalés à la gendarmerie. Le DG a finalement décidé de signer les chèques « cette fois-ci mais pour la dernière fois », afin que les agents puissent disposer de leurs salaires.

Conseil régional du Plateau central : les 78 millions de la discorde

Kantigui dans ses pérégrinations a appris qu’une subvention de 78 millions de francs CFA constitue une pomme de discorde entre le Conseil régional du Plateau central et le PNGT II phase 3. Tout serait parti d’une lettre du PNGT II/3 annonçant une subvention de cette somme au Conseil régional. Cette correspondance, signée le 4 mai et parvenue le 5 juin 2018, demandait au bénéficiaire de faire des propositions d’investissements dans un bref délai. Selon la source de Kantigui, ce travail a été fait et les investissements ont alors été intégrés dans le budget du Conseil régional et adoptés par la commission interministérielle. Sur cette base, a appris Kantigui, le Conseil régional a procédé au lancement des appels d’offres pour la construction d’infrastructures scolaires. Malheureusement, précise l’informateur de Kantigui, le PNGT II/3 notifiera oralement plus tard au conseil régional que la subvention ne sera plus possible. Une situation qui met l’exécutif régional dans le désarroi, car les marchés ont été déjà attribués et les maires des communes bénéficiaires auraient même été informés des investissements à réaliser.  Alors, le Conseil régional, dans l’embarras total, se demande comment résoudre ce problème.  Kantigui, qui en perd le Nord,  se pose la même question, tout en espérant  voir  l’horizon s’éclaircir bientôt.

Kombissiri : la scolarisation de plus de 400 élèves menacée

Kantigui a entendu des bruits provenant de Kombissiri, chef-lieu de la province du Bazèga, où plus de 400 collégiens ont été expulsés d’un lycée communal, le vendredi 28 septembre dernier. Il s’agit, a-t-on expliqué à Kantigui, d’un conflit autour de la vente dudit lycée construit en 2012 par la coopération belge.
Des acteurs agissant au nom de la commune de Kombissiri auraient vendu ce bien public en catimini, pour la somme de 30 millions de francs CFA, à l’insu du maire qui dit tout ignorer de cette affaire. Pourtant, lors de la dernière session du conseil municipal tenue le mois dernier, l’autorité belge de la mairie de Habay, qui était à l’origine de cette réalisation, a effectué le déplacement pour confirmer, documents à l’appui, la propriété de l’établissement à la commune de Kombissiri. Elle a donc exigé que ce financement du contribuable belge ne soit pas détourné de sa destination, à savoir le bien-être des populations locales. Sur cette base, a appris Kantigui, un groupe de conseillers municipaux avait réussi à faire occuper l’établissement par des élèves en surnombre au collège de Nam-Yimi en cette rentrée des classes.

Tout allait bien jusqu’a vendredi dernier où des inconnus sont venus vider les classes. Face au silence des autorités municipales sur cette affaire, une partie de la population commence à nourrir des soupçons sur elles, jurant d’y faire la lumière. Pour l’heure, ce qui urge, c’est la situation de ces 400 élèves et Kantigui se fait leur porte-voix pour appeler les autorités communales à clarifier cette affaire et à situer les responsabilités.  Il demande également aux autorités nationales de parer au plus urgent, en réintégrant les élèves dans leurs classes.

Région de l’Est : pas de rentrée scolaire dans certaines localités

C’est parti pour neuf mois de dur labeur pour les élèves, les étudiants, les enseignants, les encadreurs et autres acteurs du monde éducatif burkinabè. Kantigui, qui suit de près cette actualité, a assisté, le lundi 1er octobre 2018, à Fada N’Gourma, à la cérémonie de lancement officielle de la rentrée scolaire et universitaire 2018-2019. Les ministres en charge de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur se sont voulus rassurants, en promettant des mesures conséquentes devant garantir la sérénité des cours  tout au long de l’année.
Pourtant, dans ses balades à travers les quatre coins de la région de l’Est, Kantigui a constaté que dans certaines localités des provinces de la Komondjari et de la Kompienga, la rentrée n’est pas effective, du fait du saccage et de la mise à feu de plusieurs infrastructures scolaires par des individus armés. « Quel sort est réservé aux élèves et enseignants de ces zones ? », se demande Kantigui. Le pire, c’est qu’il lui est revenu que certains enseignants, la peur au ventre, n’ont toujours pas rejoint leurs postes. Malgré les promesses faites par les autorités, rien ne présage, pour l’instant, le fonctionnement de certains établissements scolaires dans la partie orientale du Burkina Faso, en proie à des attaques à répétition.

Kantigui
kantigui2000@gmail.com
(00226) 25 31 22 89

Pôle de croissance du Sourou : La création d’une société d’économie mixte envisagée

Le comité de pilotage  de  l’Autorité de mise en valeur de la vallée du Sourou (AMVS), a eu une séance de travail, le lundi 1er octobre 2018 à Ouagadougou, avec le Premier ministre, Paul Kaba Thiéba. Il a été question de la création d’une société d’économie mixte en vue d’une mise en œuvre du pôle de croissance du Sourou.

Le gouvernement veut faire de la vallée du Sourou, un pôle de croissance agricole. Pour y arriver, il faut restructurer le secteur. C’est dans ce cadre que l’équipe de pilotage de l’Autorité de mise en valeur de la vallée de Sourou (AMVS) a tenu une séance de travail  le 1er octobre 2018 avec le Premier ministre, Paul Kaba Thiéba.

Selon le ministre de l’Agriculture et des Aménagements hydrauliques (MAAH), Jacob Ouédraogo, les échanges ont porté sur la restructuration des aménagements de la vallée de Sourou et la création d’une société d’économie mixte. «Nous  avons échangé sur les possibilités qu’offre la vallée, les potentialités à exploiter et la répartition du capital de sorte qu’on puisse avoir l’Etat et le secteur privé, mais aussi, les producteurs», a-t-il expliqué. Pour le DG de l’AMVS, Robert Ouédraogo, il s’agit de donner un coup de pouce au développement économique et social de la zone, en la transformant en une société qui va être en mesure d’avoir plus de flexibilité pour mener à bien la mission. Le ministre en charge de l’agriculture a renchéri qu’ il s’agit de faire de cette zone, un pôle de croissance spécialisé dans l’«agropôle».

«C’est pourquoi, il faut prendre en compte tous les acteurs du développement économique et social, tenir compte des questions liées  à la production, la transformation et la commercialisation», a-t-il expliqué. La  prochaine étape est donc d’améliorer le dossier, ensuite le soumettre  en conseil de cabinet enfin,  le présenter en conseil des ministres pour l’adoption  des statuts et la création de la société d’économie mixte.

«Elle (la société, Ndlr) va bientôt s’installer à Nyassa dans la province du Sourou», a soutenu Jacob Ouédraogo. Pour rappel, l’AMVS a été créée depuis 1986 avec pour mandat, la mise en valeur de toutes les  potentialités de la vallée du Sourou. «Nous sommes  actuellement à 1558 ha de terres aménagées. Ce  qui donne une production annuelle qui varie  entre 120 000 et 150 000 tonnes» a précisé le DG de l’AMVS.

Fleur BIRBA
fleurbirba@gmail.com

SICOT : ’Les dispositions pratiques sont prises … ’, Boubacar Traoré

Le ministère du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat est en pleine préparation du 1er Salon international du coton et du textile (SICOT) qui se tiendra du 27 au 29 septembre 2018, à Koudougou. A quelques jours de la tenue de cet évènement, nous avons rencontré le Secrétaire général dudit département, Boubacar Traoré, pour nous situer sur le point des préparatifs et les objectifs de ce salon. 
Sidwaya (S.) : Le Salon international du coton et du textile se tiendra du 27 au 29 septembre 2018. A quelques jours de ce grand rendez-vous, pouvez-vous nous faire le point de l’organisation ?
Boubacar Traoré (B.T.) : Le SICOT est une initiative portée par le gouvernement burkinabè avec des partenaires comme le Catholic Relief Service (CRS). C’est le premier salon international dédié à la transformation intégrée du coton africain. Il réunira environ 1000 participants venant de 25 pays d’Afrique et du reste du monde, dont des producteurs, des chercheurs, des transformateurs et des équipementiers. En termes d’organisation, il faut dire que depuis plus d’un an, une équipe technique travaille à la tenue de cet événement. Les sites devant abriter les différentes manifestations ont été identifiés. Une importante campagne de communication a été menée aussi bien en Afrique que hors du continent. Nos partenaires intervenant dans la filière coton ont été mobilisés. Les dispositions pratiques sont prises pour l’accueil des participants et la tenue de l’événement comme il se doit. Actuellement, nous sommes en train d’enregistrer les dernières inscriptions ainsi que les dernières confirmations des panélistes. Les différentes commissions sont à pied d’œuvre pour finaliser les dernières activités afin de faire de cet événement une réussite.
S. : La thématique de cette première édition portera sur la transformation intégrée du coton. Quels sont les objectifs poursuivis à travers un tel thème ?
B.T. : Il faut rappeler que le Burkina Faso produit en moyenne 600 000 tonnes de coton graine par an, soit 250 000 tonnes de cotons fibres, et moins de 2% de cette production est transformé localement. C’est pourquoi le gouvernement fait de la transformation du coton une priorité. Ce n’est que par la transformation que nous pourrons mieux valoriser notre coton et donner plus de revenus et d’emplois à nos populations. Le choix du thème de cette première édition du SICOT n’est donc pas fortuit. Je rappelle que pour accompagner cette dynamique de transformation, le gouvernement a adopté en juillet dernier, le Plan d’industrialisation accéléré (PIA). Il a pour objectif de créer des PME/PMI de transformation de nos matières premières agricoles, dont le coton. A travers le thème du SICOT, il s’agira pour les spécialistes et les acteurs des différents maillons de la chaîne de valeur du coton que nous allons réunir, de réfléchir aux préoccupations liées à la transformation, échanger sur les expériences des pays qui ont acquis une certaine longueur d’avance et de susciter des projets de transformation dans notre pays.
S. : Qu’est-ce qui justifie le choix de l’Allemagne comme pays invité d’honneur ?
B.T. : Comme tout événement du genre, il faut toujours commencer avec un partenaire. Et l’Allemagne en est un. Elle accompagne le Burkina Faso dans sa politique de valorisation du coton. En outre, on trouve dans ce pays, de grands équipementiers dans le domaine de la transformation du coton. Pour une première édition, c’est un choix raisonné.
S. : Quelles sont les différentes activités prévues au cours de ces 72h du coton ?
B.T. : Le Salon va se dérouler autour d’une série d’activités dont les plus emblématiques seront des rencontres professionnelles et des expositions. Pour les rencontres professionnelles, nous avons prévu une conférence plénière sur le thème central, une dizaine de tables rondes ou panels pour aborder les grandes préoccupations autour de la transformation du coton, des séances de « B2B » et « B2G ». Outre ces rencontres, nous avons prévu des expositions sur deux sites. Le premier site d’exposition concernera entre autres les professionnels de la filière, les équipementiers et les structures de financement. Le deuxième site est dédié aux accessoires et autres produits dérivés de la transformation du coton. Avant le Salon, la ville de Koudougou abritera les travaux de la première assemblée générale de la coalition coton bio équitable, organisée par Ecos Fibl. Et en marge des activités professionnelles, il est prévu des animations culturelles pendant ces 72 heures.
S. : Ce genre de cadre offre des opportunités certaines aux investisseurs et acteurs du secteur. Pour le SICOT, quelles sont les opportunités pour nos producteurs ou industriels ?
B.T. : On peut s’attendre, avec les conclusions des panels qui vont réunir les spécialistes du coton, à des réponses à certaines préoccupations se rapportant à la transformation du coton. Ce sera aussi l’occasion de rencontrer de nouveaux partenaires, de développer des affaires. Notre objectif dans ce salon, c’est d’arriver à susciter l’engouement pour la transformation, à aller vers des projets et à ouvrir des débouchés à nos transformateurs.
S. : Est-ce que toutes les dispositions sécuritaires sont prises pour assurer le bon déroulement du Salon ?
B.T. : Vous pouvez être rassuré que toutes les dispositions sont prises dans ce sens. Nous avons une commission spécialement dédiée aux questions de sécurité. Elle est a pied d’œuvre et tout est mis en œuvre pour que les participants passent d’agréables moments pendant le Salon.
S. : Qu’en est-il de l’hébergement et la restauration de tous les festivaliers ?
B.T . : Koudougou est une ville qui a un parc hôtelier assez étoffé. Nous avons travaillé à mobiliser tout ce qu’il y a comme possibilité et je puis rassurer les participants que les conditions sont réunies pour qu’ils se sentent à l’aise du point de vue de l’hébergement et de la restauration. La mobilisation des acteurs économiques et culturels de la ville est telle que les participants ne s’ennuieront pas. Je pense que c’est l’occasion de faire le déplacement à ce Salon qui est une première dédiée à la transformation d’un des produits- phares de notre économie.
S. : Certains producteurs crient à la mévente, d’autres critiquent ou boudent l’option du Burkina Faso de revenir au coton conventionnel. Peut-on s’attendre à ce que le SICOT soit une tribune pour apporter des précisions ou des suggestions sur ce sujet ?
B.T. : Nous avons une dizaine de panels au cours desquels des spécialistes du coton interviendront et partageront leurs connaissances et expériences avec les acteurs. Toutes les questions seront abordées sans tabou. Ce sera l’occasion de s’interroger sur les préoccupations que vous évoquez et qui trouveront des solutions à l’issue du Salon.
Interview réalisée 
par Gaspard BAYALA
gaspardbayala87@gmail.com

Commune de Boromo : le pont mixte ouvert à la circulation

Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a inauguré, le vendredi 28 septembre 2018 à Boromo, province des Balé, un pont mixte (béton et fer), long de 106, 2 mètres, sur le fleuve Mouhoun.

Le Burkina Faso enregistre désormais son tout- premier pont mixte (fer et béton), sur le fleuve Mouhoun, dans la province des Balé. D’une longueur de 106,2 mètres et d’une largeur de 12 mètres, l’ouvrage d’un poids total de 1100 tonnes dont les travaux ont coûté 6,5 milliards de francs CFA a été inauguré par le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, le vendredi 28 septembre 2018 à Boromo. Cet édifice qualifié de « symbole fort », exécuté en 12 mois, a plus de 50 ans de longévité, selon le directeur des travaux de l’entreprise Sogea Satom, Geoffrey Terrain.

«Cet ouvrage, érigé entre un pont métallique antique et un autre en béton précontraint, vient réduire le nombre des ponts à risque d’effondrement. Car, selon les  experts français, plus d’une vingtaine de ponts sur 164 analysés sont à risque d’effondrement au Burkina Faso dont celui de Boromo», a déclaré le ministre en charge des infrastructures, Eric Bougouma. De ce fait, il a traduit toute sa reconnaissance à l’endroit des Partenaires techniques et financiers (PTF) et à l’entreprise Sogea Satom. M. Bougouma a saisi l’occasion pour dresser le bilan des deux années et demie de réalisation des infrastructures routières.

Un travail important reste à faire

Selon lui, 800 kilomètres de routes ont été bitumés, plus de 15 000 kilomètres de routes sont en cours d’entretien et plus de 1775 kilomètres de pistes rurales ont été achevés. «Tous ces efforts témoignent de l’engagement du chef de l’Etat de transformer le Burkina Faso, afin de bâtir une économie forte et une croissance durable», a-t-il souligné.

Toutefois, le ministre Bougouma a reconnu qu’un travail important reste à faire. Il s’agit, entre autres, du bitumage du tronçon Ouhigouya-Tougan, Tougan-Lanfiéra-Di, Fada N’Gourma-Bogandé, Dori-Gorom-Gorom et le contournement de l’autoroute de Ouagadougou. «Toutes ces infrastructures seront financées par le Fonds spécial routier (FSR) du Burkina Faso donc, financées entièrement par des Banques burkinabè», a fait savoir Eric Bougouma. Pour le premier responsable de la commune de Boromo  Adama Yao, le pont est un ouvrage solide, qui va faciliter la circulation. C’est pourquoi, il a remercié l’Union européenne (UE) pour le financement des travaux de ce pont.

Du côté des usagers de la Route nationale (RN) N°1, c’est une fierté de voir la réalisation d’une telle infrastructure. C’est le cas de Issouf Maïga. Pour lui, ce joyau va  permettre la fluidité du trafic et éviter les accidents. Il a exhorté les usagers à éviter les surcharges des camions. «Toute chose qui préservera à long terme ce joyau pour le bonheur de tous les Burkinabè», a-t-il ajouté. Pour le porte-parole des PTF, l’ambassadeur de la délégation de l’Union européenne au Burkina Faso, Jean Lamy, le financement de cet ouvrage et ses voies d’accès témoigne de l’excellence des relations d’amitié et de coopération entre l’Europe et le  pays des Hommes intègres. Le pont mixte de Boromo est le 12e réalisé  depuis novembre 2015.

Emil SEGDA
Segda9emil@gmail.com

Valorisation du coton africain; les stylistes de l’ »or blanc » magnifiés

Dans le cadre de la première édition du Salon international du coton et du textile (SICOT), le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Harouna Kaboré, a organisé un dîner-gala, le vendredi 28 septembre 2018 à Koudougou. A l’occasion, des acteurs œuvrant dans le domaine de la valorisation du coton africain ont été magnifiés.

La première édition du Salon international du coton et du textile (SICOT) a reconnu le mérite des acteurs qui œuvrent dans la transformation locale du coton africain à travers le développement des industries textiles. C’était au cours d’un dîner-gala tenu le vendredi 28 septembre 2018 à Koudougou. Dans une ambiance conviviale, les participants au salon, attablés devant un repas « copieux » et tenus en haleine par des artistes burkinabè ont acclamé des institutions financières, des organisations de producteurs, des sociétés cotonnières, des sponsors etc.

Celles ci ont reçu des attestations de reconnaissance pour le travail accompli. Des défilés de mode de quatre stylistes que sont François 1er du Burkina Faso, Lolo Andoche du Bénin, Awa Méité du Mali et Chaplè des Etats-Unis d’Amérique ont également retenu l’attention du public. Les tenues des mannequins confectionnées aux pagnes tissés et bien d’autres qualités de tissus faits uniquement à base de la cotonnade africaine ont séduit le public. Pour le patron de l’évènement, le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Harouna Kaboré, il était important d’encourager ceux qui se battent au quotidien pour faire valoir la cotonnade africaine.

Ce, a-t-il soutenu, dans l’espoir que ces stylistes redoublent d’ardeur au travail. Son vœu sera exaucé, foi du représentant d’Ecobank-Burkina, Ousmane Ouédraogo. Celui-ci a assuré que son institution qui est le chef de file du pool bancaire national de soutien à la campagne cotonnière restera un partenaire sûr du monde agricole.
Pour preuve, il a annoncé  que sa banque sera encore présente au prochain SICOT comme sponsor. Même son de cloche au niveau de la Société des fibres textiles (SOFITEX).

« Nous reviendrons au SICOT et nous sommes prêts à accueillir de nouveaux acteurs pour le développement de la filière coton au Burkina Faso », a déclaré le DG de la SOFITEX, Wilfried Yaméogo. Aussi, il a apprécié positivement le salon qui a permis, selon lui, d’exposer toutes les potentialités, les opportunités et les défis du secteur. « Les échanges ont été riches et la chaine de valeur du coton va s’allonger », a-t-il assuré.

Eliane SOME
elianesome4@gmail.com

Coupe du Conseil régional du Centre : Saaba domine l’arrondissement n°9

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La cérémonie d’ouverture de la Coupe du Conseil régional du Centre en football a eu lieu le samedi 22 septembre 2018 sur le terrain communal de Saaba . En match d’ouverture, Saaba a battu l’arrondissement n° 9 aux tirs au but (4-1).

Le top de départ de la coupe du Conseil régional du Centre, une compétition de football mettant aux prises les communes rurales et les arrondissements de la région du Centre, a été donné, le samedi 22 septembre 2018 dans la commune rurale de Saaba. Le match d’ouverture a opposé la commune de Saaba à l’arrondissement n° 9 de la commune de Ouagadougou. Un match qui s’est soldé par la victoire de la commune de Saaba aux tirs au but par 4-1.

En effet, sur les 18 communes rurales et arrondissements que compte la région du Centre, 15 ont décidé de participer à cette compétition. Le tirage au sort qui a eu lieu le 31 août 2018 a été décidé de  l’opposition entre ces deux équipes. Le match d’ouverture a tenu toutes ses promesses. Il a été joué en 2 fois 30 minutes à cause de la pluie qui s’est invitée en début d’après-midi. Le match a été âprement disputé par les deux équipes. D’entrée de jeu, aucune formation n’arrive à poser le jeu en raison de la qualité du terrain.

La première période s’est alors soldée par une légère domination de Saaba. A la reprise, Saaba a été cueilli à froid par la formation de l’arrondissement n°9 qui a ouvert le score par Moussa Simiya. Saaba va réagir en multipliant les occasions. Leurs efforts vont être payés à 10 minutes de la fin, puisque la commune de la banlieue de Ouagadougou va égaliser sur un corner repris de la tête par Christian Zoma. Malgré les occasions de part et d’autre, le score restera inchangé jusqu’au coup de sifflet final.

Et c’est aux tirs au but que Saaba arrachera la victoire par 4-1.  Comme l’indique le règlement du tournoi,  les matchs se jouent en élimination directe. Le parcours de l’arrondissement n°9 s’arrête donc dès le premier match et Saaba se qualifie pour le tour suivant.

Roland KABORE
(Stagiaire)