Ouagadougou-Lyon : Une coopération à taille humaine

0
Dans la déclaration suivante, le maire de Ouagadougou, Armand Roland Pierre Béouindé, magnifie les relations entre sa commune et la Métropole de Lyon, dont une délégation séjourne dans la capitale  burkinabè, du 29 septembre au 3 octobre 2018.   
Du 29 septembre au 3 octobre, une forte délégation de la Métropole de Lyon, conduite par son président, David Kimelfeld, séjourne dans notre capitale pour une visite d’amitié et de coopération dans le cadre de la coopération décentralisée qui lie nos deux villes depuis 1994. Une occasion pour tous les acteurs de la coopération décentralisée de se rencontrer, échanger, évaluer le parcours que nous avons ensemble parcouru et dessiner les contours d’une nouvelle dynamique que nous souhaitons insuffler à nos relations dans les années à venir.
Au nom du Conseil municipal de la commune de Ouagadougou et de tous ceux qui contribuent d’une manière ou d’une autre au renforcement des relations de coopération entre Ouagadougou et Lyon, je souhaite la bienvenue et un fructueux séjour à nos amis français.
Je peux le dire, depuis 24 ans, Ouagadougou et Lyon sont liées par une coopération qui est exemplaire à plusieurs titres :
D’abord, elle a permis aux populations de ces deux villes de mieux se connaître, se rapprocher et partager des valeurs culturelles communes dans le respect de l’identité de chacun.
Ensuite, nous avons appris, au fil des ans, à travailler ensemble à travers des projets de développement économique et social et à réaliser de grandes œuvres au profit des populations burkinabè.
Dans le souci d’adapter les actions communes aux préoccupations de la commune de Ouagadougou, une convention-cadre de coopération décentralisée 2016-2018 a été signée entre les deux parties et repose sur les orientations stratégiques suivantes :
· Renforcer la gouvernance à l’échelle locale
· Promouvoir le Développement économique et social et lutter contre la pauvreté et les inégalités
· Développer des actions de coopération visant à impliquer les acteurs des territoires des collectivités et établissements partenaires
· Contribuer aux programmes des agences internationales de coopération
· Développer la coopération entre Villes du Sud, en soutenant les échanges d’expériences entre elles
L’objectif général de ce partenariat de coopération décentralisée, faut-il le rappeler, est de renforcer les capacités d’intervention de la ville de Ouagadougou afin d’améliorer ses compétences municipales dans les divers domaines de coopération.
Ainsi, avec la ville de Lyon, nous travaillons essentiellement à renforcer les capacités de la police municipale, à améliorer l’éclairage public et à faire de nos espaces verts, des lieux de convivialité, tout en préservant l’environnement.
Avec la Métropole de Lyon, notre coopération a été orientée sur des priorités que nous avons librement identifiées. Il s’agit entre autres, de la propreté, la collecte et le traitement des déchets; la gestion de l’eau, la gestion informatisée des services par l’assistance au suivi du schéma directeur informatique, les déplacements urbains et la signalisation lumineuse, l’aménagement urbain, l’urbanisme  et le développement économique.
Ce n’est pas le lieu ici de faire un bilan de la fructueuse coopération qui nous lie, mais à titre indicatif, je voudrais citer quelques acquis qui contribuent à améliorer la gouvernance locale et le quotidien des Ouagalais. Je pense notamment à l’acquisition de matériel d’éclairage public, de feux tricolores, de matériel d’illumination et informatique, de matériel roulant poids lourd (bennes à ordures ménagères), de véhicules légers, de motos pour la police municipale, de pièces de rechange pour autos et motos pour le garage municipal de Ouagadougou, la formation du personnel municipal.
Nous avons aussi accueilli pendant trois ans, un Conseiller technique de la ville de Lyon qui nous a apporté un soutien précieux dans le cadre de la mise en œuvre du projet d’aménagement des quartiers périphériques de Ouagadougou. Je n’oublie pas tout l’appui à la maîtrise d’ouvrage communale dans l’élaboration, le montage et la mise en œuvre de grands projets comme le Plan d’Occupation des Sols, le Plan d’Amélioration de la Mobilité à Ouagadougou, Le Projet de Développement Durable de Ouagadougou I et II.
Ces projets ont démontré sur le terrain, la forte implication technique et financière de l’Agence d’Urbanisme de Lyon et de l’Agence Française de Développement, qui se révèlent ainsi être des acteurs incontournables de la coopération Ouagadougou-Lyon-Métropole de Lyon.
Ce faisant, l’implication d’autres acteurs du  monde économique, universitaire, du  barreau, de la protection civile, associatif  et sportif a élargi la base sociale de notre coopération et lui donne davantage de légitimité. Ce qui donne du sens à l’expression « Il y a toujours un Lyonnais à Ouaga et un Ouagalais à Lyon ».
 Pendant quatre jours, nous allons jeter un regard sur le chemin déjà parcouru et poser les bases du renforcement de notre coopération qui est véritablement à taille humaine.
Plein succès à nos travaux et vive la coopération décentralisée entre Ouagadougou et Lyon.
Armand Roland Pierre Béouindé, Maire de la commune de Ouagadougou.

Amélioration génétique au Burkina Faso : La loi 037 expliquée aux éleveurs des Cascades

Le ministère des Ressources animales et halieutiques a organisé du 20 au 21 septembre 2018 à Banfora, un atelier de diffusion des instruments de gestion des ressources génétiques animales au profit des acteurs de l’élevage. L’objectif visé par cette session est de les imprégner de la loi 037 portant sur la stratégie nationale d’amélioration génétique du cheptel au Burkina Faso. 
L’objectif visé par cet atelier d’information est de permettre, selon Issa Hié, directeur de cabinet, représentant le ministre des Ressources animales et halieutiques, aux différents acteurs de mieux comprendre les actions en cours depuis 2012 en vue d’encadrer toute activité concernant la gestion de ces ressources pour le bien-être de la population. Issa Hié a, dans le même temps, exprimer la disponibilité du ministre en charge des ressources animales à accompagner les acteurs. Innocent Wenceslas Tapsoba, chef de département de la caractérisation, de la consolidation et de la gestion durable des ressources génétiques animale et aquacole au SP/CGRGA a ensuite, développer la loi 037 portante « réglementation de l’amélioration génétique au Burkina Faso ».
Cette loi à ses dires, vient encadrer toute les actions des acteurs que ce soit dans le cadre de l’introduction de semences ou dans le cadre des activités de croisement ou exportation des animaux. Il va mettre un accent sur les  décrets d’application dont le décret 246 portant sur l’identification et les enregistrements du cheptel du Burkina Faso. Il a cité ensuite, le décret 282 de la même loi et celui-ci selon lui, réglemente l’introduction de nouvelles espèces, de nouvelles races de semence et d’embryon au Burkina. Le troisième décret (283) quant à lui, parle de l’organisation pratique des actions d’amélioration génétique dans notre territoire. Ce décret a permis aux producteurs de comprendre comment toutes ces questions seront organisées.
M. Innocent Wenceslas Tapsoba, s’est appesanti par la suite sur les décrets 296, relatif à la composition, l’organisation et le fonctionnement de la commission nationale d’amélioration génétique animal du Burkina Faso et le dernier décret (319) sur les conditions d’exportation et d’importation des animaux. Le deuxième et dernier jour des travaux a permis à M.Innocent Wenceslas Tapsoba de présenter le plan d’action national sur la gestion durable des ressources géo-génétiques. A l’instar des autres participants à cet atelier, Coulibaly Lessi Jean, président de la Maison des aviculteurs de la région des Cascades, s’est  réjoui de la tenue de cet atelier qui va permettre, de son avis, l’amélioration et la conservation des races locales et a invité les éleveurs  à adhérer au plan d’action du gouvernement.
Il a souhaité que les aviculteurs aient aussi les races améliorées pour pouvoir faire « la concurrence sur le marché mondial ». Pour la conservation de ces races locales, il a demandé l’accompagnement des autorités du Burkina Faso parce qu’avec ces races les producteurs rencontrent beaucoup de difficultés.
Mamadou YERE
(AIB Comoé)

Félicitation au fou pour son prix Nobel alternatif

A l’occasion du prix Nobel alternatif qui a été attribué au burkinabè Yacouba Sawadogo le 24 septembre 2018 à Stocholm en Suède, nous republions un article écrit en 2011 qui retrace l’œuvre gigantesque de ce brave paysan du pays des hommes intègres. « Yacouba, le fou qui arrête le désert », lisez plutôt 

Lutte contre la désertification au sahel : Yacouba, le « fou » qui arrête le désert

 La forêt de Gourga, située dans le secteur n °15, à cinq kilomètres du centre ville de Ouahigouya dans le Sahel burkinabè, force l’admiration. Elle est l’œuvre d’un sexagénaire, Yacouba Sawadogo, considéré comme l’homme qui « arrête le désert ». Il a, grâce à son génie, transformé un sol inculte en une épaisse forêt abritant actuellement une faune abondante. Aujourd’hui, cette forêt est menacée. Yacouba Sawadogo, absorbé par son exaltante passion doit, cependant, faire face à une sérieuse difficulté : il ne possède pas de documents de propriété du domaine, qui n’est toujours pas borné. Et si les choses restent en l’état, une partie de son œuvre devrait disparaître pour faire place à des lotissements.
Le soleil ardent poursuit lentement sa course dans le ciel clair de Gourga, village faisant désormais partie du secteur n°15 de Ouahigouya, depuis le lotissement de 1999-2000, initié par la mairie de ladite ville. Ce jeudi 2 juin 2011, à 9h, la plupart des paysans sont sous les arbres devant leur concession ou au champ, occupés à débroussailler. Gourga n’a pas encore reçu la moindre goutte de pluie. Les cultivateurs ont le regard rivé sur l’horizon. Pas de formation nuageuse.
Cependant l’espoir de recevoir la prime averse annonciatrice de la saison s’agrandit aujourd’hui. Yacouba Sawadogo, comme à l’accoutumée, se trouve au milieu de sa forêt, à un kilomètre de la concession familiale. Certains arbres commencent à reverdir, d’autres arborent toujours leurs branches nues, dépourvues de toute feuille. Les oiseaux s’affrontent par chants interposés, leur symphonie emplit la clairière devenue dense. Cette forêt, sise dans le petit village de Gourga, et sa faune constituent l’insensé rêve devenu réalité d’un « fou », doux rêveur. Il y a une quarantaine d’années, Yacouba Sawadogo, alors jeune commerçant de pièces détachées au grand marché de Ouahigouya, décide d’abandonner ses activités lucratives pour créer une forêt, là où le désert dictait sa loi. L’activité délaissée lui procurait un chiffre d’affaires de 300 mille FCFA par jour, alors que la nouvelle s’apparente plutôt à de l’altruisme pur et simple. Son projet est gigantesque, voire surhumain : récupérer et reverdir une terre dégradée, aride, sur un espace appelé « zipèlga » en langue nationale mooré.
Dans son village, il était, à l’époque, considéré comme un dément. « Il m’est arrivé, à plusieurs reprises, de saluer les gens du village, sans avoir en retour une réponse. On me considérait comme un déréglé », se rappelle-t-il toujours, comme si c’était hier. Le vieil homme quitte rarement le hangar aménagé au milieu de son sanctuaire floral. C’est là qu’il accueille les curieux venus admirer son travail, l’œuvre d’une vie, commencée il y a quarante ans.
De prime abord, le promoteur indique au visiteur qu’aucun arbre n’existait en ces lieux. Ce jeudi 2 juin, les touristes comptent, dans leurs rangs, le préfet de la ville de Ouahigouya, Adama Konseiga. « C’est tout simplement émerveillant ; son œuvre force l’admiration. Ça nous interpelle tous à être écocitoyens, à l’exemple du vieux Yacouba », dit-t-il. Sa sylve, créée de toute pièce, s’étend entre 25 et 27 hectares, selon les estimations établies par le GPS (Système de positionnement mondial). On y trouve des espèces végétales locales, dont beaucoup ont disparu (anogeissus leiocarpus, par exemple) ailleurs dans la région sous les effets de l’action anthropique négative. « La forêt de Yacouba est un réservoir pour la diversité biologique. Il y a même deux espèces qu’il a introduites qui ne se trouvent nulle part dans la province du Yatenga, si ce n’est au bord des cours d’eau », soutient le directeur provincial de l’Environnement et du développement durable, Bienvenu Traoré. Pour les mordus de botanique, la forêt de Yacouba est composée d’espèces courantes telles le balanites aegyptiaca (dattier du désert), le sclerocarya birrea (prunier), l’acacia senegal et le nilotica (gomme arabique), et le saba senegalensis. En se faufilant entre les essences, le visiteur peut rencontrer des dispositifs de petits canaris de vingt litres déposés entre deux branches d’arbre ou simplement à même le sol. Ce sont des abreuvoirs pour les oiseaux, rongeurs, reptiles, lièvres et félins que la forêt abrite. Celle-ci est un véritable sanctuaire, un bassin de la diversité biologique, aussi bien végétale qu’animale.

Les péripéties d’une création

Les témoignages s’accordent à confirmer que le sol reboisé était totalement dégradé. « On s’est toujours demandé ce qui l’a poussé à se jeter dans cette entreprise. Certains membres de la famille n’étaient même pas d’accord ; en son temps, c’était trop osé », témoigne un agent du ministère de l’Agriculture à la retraite, Adama Sawadogo, natif et résidant à Gourga.
A l’origine, Yacouba voulait récupérer le sol dégradé à l’aide de diguettes antiérosives associées au « zaï », une technique consistant à creuser des cuvettes pour retenir l’eau de pluie. Le procédé permet en effet au sol, après une forte pluie, de rester humide pendant une quinzaine de jours. Ce système de « zaï », lui est venu en tête quand il a constaté que les pratiques culturales traditionnelles ne nourrissaient plus son homme, exposé chaque année à la famine. Mais avec le « zaï », il constate qu’il a multiplié son rendement par trois. « Ma production d’une année peut faire vivre ma famille pendant trois ans », dit-il. Le vieux Yacouba a débuté son entreprise seulement sur quatre hectares. La technique est simple : dans chaque zaï, il enfouit des grains de mil, mais aussi une graine de plante. Quatre années d’opération lui ont suffi à reconstituer une petite forêt, qui sera malheureusement incendiée par des « jaloux ». Yacouba repart donc à zéro avec une détermination décuplée par la bêtise de ses détracteurs, en faisant sienne cette pensée, « la valeur d’un homme se mesure au temps que l’on met à le décourager ». Ainsi, le vieux Yacouba reprend son combat contre la désertification.
« Aucun arbre n’a été planté, je les ai semés », se plaît-il à expliquer. En effet chaque année, le vieux Yacouba sème entre 2 000 à 10 000 plants. En l’absence, d’inventaire forestier officiel, le promoteur estime que dix arbres environ prospèrent sur un m2 de son domaine. « Actuellement, c’est une forêt constituée dans laquelle on ne peut plus pratiquer l’agriculture. C’est un paysan innovateur qui applique bien les conseils des techniciens. Dans la zone, nous avons une dizaine de paysans modèles, des agro-forestiers, mais il y a aucun de la trempe de Yacouba, dont le terrain est totalement constitué de forêts. Lui, il est d’une classe exceptionnelle », souligne le directeur provincial de l’Environnement du Yatenga, Bienvenu Traoré.

L’art pour l’art

Comme dit le philosophe, « rien de grand ne se réalise sans passion ». Que peut donc bien gagner l’intéressé, en se saignant tant pour une telle entreprise ? La réponse de Yacouba est difficile à interpréter. Pour lui, l’important est de reconstituer la forêt, afin d’empêcher l’avancée du désert et ses conséquences. « S’il y a un grand vent, on peut s’abriter dans cette forêt, car la forêt réduit sa vitesse ». A l’écouter c’est avant tout un besoin écologique, une valeur avant tout abstraite, qui l’a guidé. Ces arbres ne sont pas destinés à l’industrie du bois ni à produire des fruits commercialisables. La forêt de Yacouba constitue une forme de réponse au changement climatique. Actuellement, il ne tire aucun profit monétaire direct de son exploitation. Cependant, il affirme gagner beaucoup plus que de l’argent : de la satisfaction morale et de la reconnaissance, tant nationale qu’internationale. « Le monde entier m’a découvert, j’ai eu des honneurs », se réjouit-il.
En effet, pour ses travaux de récupération des sols et de régénération de la forêt, il a été décoré deux fois par les services de l’Environnement et de l’Agriculture, la première distinction date de la période révolutionnaire (83-87) et le second, sous le régime démocratique. Couronnement de son effort, il a été reçu, il y a quelques années, par le Sénat américain. L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et le Comité permanent inter-Etats de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (CILLS) l’ont associé à plusieurs de leurs rencontres. Grâce à ces institutions, le vieux Yacouba est allé partager ses connaissances dans de grandes réunions, à travers le monde, comme aux Pays-Bas ou en Italie. Des honneurs, il en a eus, et il pense qu’ils valent plus que l’argent. Pour lui, comme l’indique un proverbe danois, « l’honneur, c’est le plus bel arbre de la forêt ».
Aussi, le promoteur est satisfait que tout le village ait aujourd’hui compris la portée de son acte. « La forêt est protégée par ma famille et par tout le village », déclare Yacouba. Sur le plan environnemental, l’importance de cette forêt est plus que perceptible. Elle s’érige en véritable écosystème particulier. Elle sert aussi bien à la recherche qu’à l’éducation environnementale. Des recherches pédologiques et apicoles y sont déjà menées.
L’espace de Yacouba est à cheval de la zone rurale et de la zone urbaine. Le lotissement de la mairie de Ouahigouya décidé entre 1999 et 2000 empiète un peu sur son perimètre. Soutenu par les services de l’Environnement et de ses partenaires, Yacouba se bat pour sauvegarder l’intégrité de cet espace qu’il a mis tant d’années et de sacrifices à bâtir. Tous les acteurs de l’environnement se demandent comment cela a pu arriver. L’explication n’est pas aisée. Pire, aux dires du promoteur, il n’en a aucune. La mairie, interpellée, estime qu’il n’y a pas de quoi faire autant de bruit. Pour Amidou Ouédraogo, président du comité chargé de résoudre les problèmes de lotissement, il ne s’agit « que de quelques parcelles » qui empiètent sur le domaine de Yacouba.
Le premier adjoint au maire finit par affirmer que la mairie prendra des dispositions afin de trouver une solution à ce dossier. L’autre problème d’importance, est l’acquisition d’un titre foncier. Yacouba ne possède aucun document de propriété. Pour y arriver en respectant toutes les démarches, il lui faudrait dépenser des centaines de millions de FCFA. Ce pauvre paysan burkinabè , compte sur ses partenaires pour l’aider à se mettre à l’abri, en obtenant le précieux titre foncier. Pour l’instant il est dans l’angoisse… La forêt de Yacouba mérite, de la part des autorités locales ou nationales, des acteurs de l’environnement et des amoureux de la nature, un soutien conséquent lui permettant de pérenniser son œuvre et d’en bénéficier pleinement. En attendant, Yacouba Sawadogo peut se consoler de n’avoir pas passé sa vie à poursuivre des chimères. Ne dit-on pas que « Celui qui a planté un arbre avant de mourir, n’a pas vécu inutilement » ?
Boureima SANGA
 (bsanga2003@yahoo.fr)

Secteur agrosylvopastoral

Le ministre de l’Agriculture et des Aménagements hydraulique, Jacob Ouédraogo, a visité la ferme agrosylvopastoral « Burkina Sompagnimdé des origines » du Larlé Naaba Tigré, le jeudi 20 septembre 2018, à Dapélogo, à une quarantaine de kilomètres au nord de Ouagadougou.

Le Larlé Naaba Tigré a fait de la lutte contre la faim, son cheval de bataille. Ce vœu qui lui tient tant à cœur l’a conduit à s’investir dans le domaine agrosylvopastoral. Le ministre de l’Agriculture et des Aménagements hydrauliques, Jacob Ouédraogo, accompagné des autorités locales de la région du Plateau central a visité, le jeudi 20 septembre 2018, la ferme « Sompagnimdé des origines » du Larlé Naaba Tigré située dans la commune rurale de Dapélogo. Sur un terrain d’environ 135 hectares, le promoteur mène des activités d’élevage et d’agriculture. La ferme est subdivisée en deux surfaces d’exploitation et abrite des cultures de saison hivernale, mais également de contre-saison.

On y trouve, entre autres, des légumineuses, des cultures maraîchères, des céréales, et des agrumes. A côté de la pisciculture, l’élevage y est pratiqué et les couveuses de la ferme sont alimentées par l’énergie solaire. Les cultures de contre-saison sont pratiquées grâce à l’irrigation au sein de la ferme et l’engrais utilisé est purement biologique. Il s’agit du compost et l’engrais liquide fabriqués sur place. Pour ce qui est du mung bean, les récoltes attendues sont estimées entre 10 000 et 15 000 tonnes. La semence déjà produite est estimée à 27 tonnes. Pour la circonstance, des produits finis à base du mung bean ont été exposés et présentés aux visiteurs. Ces produits sont composés pour l’essentiel, de biscuits, des chips, de savon et de pain, etc.
A la suite du ministre, une délégation d’ « agro businessmen » de la sous-région ouest-africaine est venue s’imprégner de l’expérience du promoteur sur la production et l’utilisation de l’engrais biologique. Les visiteurs ont reçu chacun, un certificat de reconnaissance en guise de souvenir. Par ailleurs, pour le ministre de l’Agriculture Jacob Ouédraogo, la ferme « Sompagnimdé des origines » fait preuve d’innovation et son promoteur est un exemple à suivre en matière de nutrition au Burkina Faso et partout ailleurs. « Le Larlé Naaba Tigré a été désigné comme le numéro un en matière de nutrition au Burkina Faso», a-t-il dit.
Pour le premier responsable du département de  l’Agriculture, la technique de production et de diffusion de l’engrais biologique liquide et non liquide du promoteur est un modèle à appliquer dans tout le pays. L’objectif étant de travailler à abandonner l’utilisation des engrais chimiques dans les champs et à avoir un label burkinabè à travers la production et la valorisation du mung bean. Le Larlé Naaba Tigré a pour sa part, sollicité l’accompagnement du gouvernement afin de porter haut le flambeau du Burkina Faso en matière de nutrition. A en croire au coutumier, sa vision est d’éradiquer la faim au Burkina Faso dans dix ans, et ce, à travers la filière mung bean.

Clauris SANA (stagiaire)

Mobilité urbaine à Koudougou:la SOTRACO déploie dix bus

0
La Société de transport en commun de Ouagadougou (SOTRACO) a lancé officiellement, la mise en circulation des bus, le jeudi 20 septembre 2018 à Koudougou.

Se déplacer avec le bus dans la cité du Cavalier rouge est désormais possible. En effet, la Société de transport en commun de Ouagadougou (SOTRACO), a mis en circulation dix bus, le jeudi 20 septembre 2018 à Koudougou. Pour le directeur général de la société, Pascal Tenkodogo, le déplacement de la population à travers les bus de la SOTRACO a de nombreux avantages. Selon lui, la sécurité des usagers est garantie en ce sens qu’ils éviteront au maximum les cas  d’accidents de la route. Par conséquent, il a invité les parents d’élèves et les étudiants à adopter dès cette rentrée, les bus de sa société comme moyen et mode de déplacement. Pour un début, la SOTRACO a lancé la mise en circulation de dix bus de quarante places assises.

De ces dix bus, sept desserviront la ville de Koudougou et trois sont destinés au transport inter communal. A partir de Koudougou, ces bus vont rallier Sabou, Réo et Ramongo. Pour Pascal Tenkodogo, ces lignes inter communal seront ouvertes dans les jours à venir. Il a précisé que sept lignes ordinaires sont ouvertes dans la ville de Koudougou, de sorte à couvrir une bonne partie de l’ensemble des secteurs de la commune. Dans le même ordre d’idées, le directeur général de la SOTRACO a rappelé que le réseau de bus ordinaire est d’une longueur totale de 50 kilomètres, disposant d’un terminus central à la place Tal M’bi- Yaméogo au quartier Issouka route de Dédougou) et sept terminus périphériques avec 126 arrêts à travers la ville. En ce qui concerne le prix du ticket, il est de 150 FCFA par course. Pour un abonnement mensuel, il est de 4 000 FCFA pour les élèves et étudiants et, 8 000 FCFA pour les autres clients.«Les bus circuleront tous les jours de 5 heures45 minutes à 20 heures les jours ouvrables et de7 heures à 19 heures 30 minutes, les dimanches et les jours fériés », a rappelé le premier responsable de la société.

Koudougou va accompagner la SOTRACO

De l’avis du maire de Koudougou, Maurice Mockar Zongo, la présence de la SOTRACO dans sa ville après Ouagadougou et Bobo-Dioulasso est la preuve que Koudougou tient bien sa place, dans le concert des grandes villes du Burkina Faso. « Koudougou fera de l’accompagnement de la société, un devoir », a-t-il promis. Pour donner l’exemple, le maire a lancé un appel à la population de sa cité à faire confiance au service que lui offre SOTRACO en empruntant  désormais les bus pour ses déplacements. Maurice Mockar Zongo a insisté que la mise en circulation des bus SOTRACO dans la cité du Cavalier rouge va permettre de décongestionner la circulation et par conséquent, éviter les cas d’accidents si les populations adoptent les bus comme moyens de déplacement. Après avoir donné le top de mise en circulation des bus, les officiels et les journalistes ont embarqué pour un tour en ville.

François KABORE

Changement climatique

Le Projet d’appui scientifique aux processus de Plans nationaux d’adaptation (PAS-PNA) avec l’appui de la GIZ a organisé les 19 et 20 septembre 2018 à Koudougou, un atelier d’évaluation des capacités nationales pour la planification de l’adaptation au changement climatique au Burkina Faso.

Le Burkina Faso s’est résolument engagé à contribuer à l’effort mondial dans la lutte contre les effets néfastes du changement climatique. Un engagement qui s’est traduit par  l’élaboration et l’adoption de plusieurs outils et instruments de lutte contre le réchauffement climatique parmi lesquels, le Plan national d’adaptation (PNA) au changement climatique en septembre 2015. Ce document illustre le consensus national sur la prise en considération du changement climatique dans le processus de développement. A cet effet, un outil « Inventaire pour la planification de l’adaptation nationale » ou SNAP (Stocktaking for National Adaptation Planning) mis en œuvre par la GIZ en collaboration avec Climate Analytics, sera expérimenté dans le cadre de la mise en œuvre du Projet d’Appui scientifique aux processus de Plans nationaux d’adaptation (PAS-PNA).

C’est dans ce sens que le projet d’appui scientifique aux processus de plans nationaux d’adaptation (PAS-PNA) avec l’appui de la GIZ a organisé les 19 et 20 septembre 2018 à Koudougou, un atelier d’évaluation des capacités nationales pour la planification de l’adaptation au changement climatique au Burkina Faso. L’objectif global est d’évaluer le niveau actuel des capacités de mise en œuvre de l’adaptation au changement climatique dans les secteurs prioritaires tels que l’agriculture, l’élevage, le transport, la santé, l’environnement, l’énergie et les ressources naturelles (eau, sol, végétation, etc.) au Burkina Faso.

Se familiariser avec l’outil SNAP

Il s’agit également de familiariser les participants avec entre autres les facteurs de réussite de l’outil SNAP, d’identifier les barrières relatives à la planification de l’adaptation au changement climatique et les objectifs stratégiques pour soutenir l’intégration de l’adaptation au changement climatique à moyen et long termes dans les processus de planification et de budgétisation existants.A l’ouverture des travaux,le secrétaire permanent duConseil national pour le développement durable (CNDD), Justin Goungounga représentant le ministre de l’Environnement, de l’Economie verte et du Changement climatique, a indiqué que face au défi posé par le changement climatique, le Burkina Faso s’est régulièrement illustré dans le respect des engagements internationaux et a réalisé des progrès majeurs dans la mise en œuvre d’initiatives nationales visant la lutte contre le changement climatique.

M. Goungounga a cité en exemple ,  l’adoption du PNA au changement climatique qui donne une orientation de l’engagement du pays des Hommes intègres à faire face aux enjeux présents et futurs de cette problématique. Selon lui, le PNA vise non seulement à réduire la vulnérabilité du pays aux incidences du changement climatique, mais aussi à faciliter l’intégration de manière cohérente, l’adaptation au changement climatique dans les processus de planification du développement dans tous les secteurs concernés et à différents niveaux.C’est pourquoi, a mentionné le représentant du ministre, la GIZ en collaboration avec Climate Analytics accompagne cette volonté politique marquée des autorités nationales à travers le PAS-PNA.

François KABORE

Le nouveau pont de la Sirba inauguré

Le Premier ministre, Paul Kaba Thiéba a inauguré, hier mardi 25 septembre 2018, dans la province de la Gnagna (région de l’Est), un pont d’une longueur de 309 mètres et des voies d’accès, sur le fleuve Sirba.

La Route nationale (RN) n⁰18, Fada N’Gourma-Pièla-Bogandé, dans la région de l’Est enregistre désormais un nouveau pont. D’une longueur de 309 mètres et 10 mètres de largeur, avec des voies d’accès, l’ouvrage dont les travaux ont coûté plus de deux milliards de F CFA (toutes taxes comprises) et exécuté en neuf mois a été inauguré par le Premier ministre, Paul Kaba Thiéba, le mardi 25 septembre 2018. Construit sur le fleuve Sirba entre Pièla et Bilanga dans la province de la Gnagna (région de l’Est), cet édifice qualifié de « symbole de vie » selon les intervenants au cours de son inauguration, remplace  pour eux, un « pont  de la mort » ayant occasionné une soixantaine de disparus dont 13 en 2010 et un en 2016).

Pour le ministre des Infrastructures, Eric Bougouma, c’est un emblème fort du développement économique dans la région de l’Est. Ouvrage le plus long du Burkina Faso, à l’en croire, le pont de la Sirba vient dissiper les angoisses et les tristesses des usagers. C’est le signe a-t-il indiqué, que le gouvernement, avec en ligne de mire, le chef de l’Etat, tient ses engagements et ses promesses, à travers le Plan national de développement économique et social (PNDES). Le ministre Bougouma a, en outre, fait cas du lancement du bitumage de la RN18 en décembre prochain. Dans la foulée, il a annoncé d’autres réalisations d’infrastructures routières à savoir le tronçon Fada N’Gourma–Frontière du Niger (RN4), Kantchari-Diapaga-Frontière du Bénin (RN19), Fada N’Gourma-Gayéri, Fada N’Gourma-Kompienga, Diapangou-Namounou-Arly-Frontière du Bénin.

Le premier responsable de la commune rurale de Pièla, Ahadou Daniel Nadinga a reconnu le dynamisme de l’exécutif à garantir des lendemains meilleurs à sa population. « Nous avons pleuré hier. Aujourd’hui, c’est une fierté », a déclaré en substance l’édile. De ce fait, il a rendu hommage aux disparus de ce qu’il a appelé le « drame de la Sirba ». L’infrastructure ouverte au trafic, a-t-il ajouté, est une marque de vie grâce aux entreprises ayant conduit les travaux du 30 octobre 2017 au 19 juin 2018.

L’engagement du gouvernement salué

Quant au gouverneur de la région de l’Est, le Colonel Ousmane Traoré, la nouvelle infrastructure va faciliter la mobilité des personnes et des biens. Il a invité les ressortissants de la région à entretenir ce joyau. Les populations, pour la circonstance, ont exprimé leur fierté de voir cet édifice réalisé. C’est le cas du porte-parole des jeunes de la province, Sibidi Lankoandé, qui a félicité le gouvernement pour avoir tenu sa promesse. Pour le représentant des commerçants, René Lankoandé, ce joyau va faciliter les activités économiques, auparavant paralysées par l’état défectueux de l’ancien ouvrage de franchissement. Une coupure symbolique du ruban par le Premier ministre a marqué l’ouverture officielle du pont à la circulation.

Boukary  BONKOUNGOU

Le ministre Jacob Ouédraogo visite la ferme biologique du Larlé Naaba

Le ministre de l’Agriculture et des Aménagements hydraulique, Jacob Ouédraogo, a visité la ferme agrosylvopastoral « Burkina Sompagnimdé des origines » du Larlé Naaba Tigré, le jeudi 20 septembre 2018, à Dapélogo, à une quarantaine de kilomètres au nord de Ouagadougou. 
Le Larlé Naaba Tigré a fait de la lutte contre la faim, son cheval de bataille. Ce vœu qui lui tient tant à cœur l’a conduit à s’investir dans le domaine agrosylvopastoral. Le ministre de l’Agriculture et des Aménagements hydrauliques, Jacob Ouédraogo, accompagné des autorités locales de la région du Plateau central a visité, le jeudi 20 septembre 2018, la ferme « Sompagnimdé des origines » du Larlé Naaba Tigré située dans la commune rurale de Dapélogo. Sur un terrain d’environ 135 hectares, le promoteur mène des activités d’élevage et d’agriculture. La ferme est subdivisée en deux surfaces d’exploitation et abrite des cultures de saison hivernale, mais également de contre-saison.
On y trouve, entre autres, des légumineuses, des cultures maraîchères, des céréales, et des agrumes. A côté de la pisciculture, l’élevage y est pratiqué et les couveuses de la ferme sont alimentées par l’énergie solaire. Les cultures de contre-saison sont pratiquées grâce à l’irrigation au sein de la ferme et l’engrais utilisé est purement biologique. Il s’agit du compost et l’engrais liquide fabriqués sur place. Pour ce qui est du mung bean, les récoltes attendues sont estimées entre 10 000 et 15 000 tonnes. La semence déjà produite est estimée à 27 tonnes. Pour la circonstance, des produits finis à base du mung bean ont été exposés et présentés aux visiteurs. Ces produits sont composés pour l’essentiel, de biscuits, des chips, de savon et de pain, etc.
A la suite du ministre, une délégation d’ « agro businessmen » de la sous-région ouest-africaine est venue s’imprégner de l’expérience du promoteur sur la production et l’utilisation de l’engrais biologique. Les visiteurs ont reçu chacun, un certificat de reconnaissance en guise de souvenir. Par ailleurs, pour le ministre de l’Agriculture Jacob Ouédraogo, la ferme « Sompagnimdé des origines » fait preuve d’innovation et son promoteur est un exemple à suivre en matière de nutrition au Burkina Faso et partout ailleurs. « Le Larlé Naaba Tigré a été désigné comme le numéro un en matière de nutrition au Burkina Faso», a-t-il dit.
Pour le premier responsable du département de  l’Agriculture, la technique de production et de diffusion de l’engrais biologique liquide et non liquide du promoteur est un modèle à appliquer dans tout le pays. L’objectif étant de travailler à abandonner l’utilisation des engrais chimiques dans les champs et à avoir un label burkinabè à travers la production et la valorisation du mung bean. Le Larlé Naaba Tigré a pour sa part, sollicité l’accompagnement du gouvernement afin de porter haut le flambeau du Burkina Faso en matière de nutrition. A en croire au coutumier, sa vision est d’éradiquer la faim au Burkina Faso dans dix ans, et ce, à travers la filière mung bean.
Clauris SANA

SICOT : ’Les dispositions pratiques sont prises … ’, Boubacar Traoré

0
Le ministère du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat est en pleine préparation du 1er Salon international du coton et du textile (SICOT) qui se tiendra du 27 au 29 septembre 2018, à Koudougou. A quelques jours de la tenue de cet évènement, nous avons rencontré le Secrétaire général dudit département, Boubacar Traoré, pour nous situer sur le point des préparatifs et les objectifs de ce salon. 
Sidwaya (S.) : Le Salon international du coton et du textile se tiendra du 27 au 29 septembre 2018. A quelques jours de ce grand rendez-vous, pouvez-vous nous faire le point de l’organisation ?
Boubacar Traoré (B.T.) : Le SICOT est une initiative portée par le gouvernement burkinabè avec des partenaires comme le Catholic Relief Service (CRS). C’est le premier salon international dédié à la transformation intégrée du coton africain. Il réunira environ 1000 participants venant de 25 pays d’Afrique et du reste du monde, dont des producteurs, des chercheurs, des transformateurs et des équipementiers. En termes d’organisation, il faut dire que depuis plus d’un an, une équipe technique travaille à la tenue de cet événement. Les sites devant abriter les différentes manifestations ont été identifiés. Une importante campagne de communication a été menée aussi bien en Afrique que hors du continent. Nos partenaires intervenant dans la filière coton ont été mobilisés. Les dispositions pratiques sont prises pour l’accueil des participants et la tenue de l’événement comme il se doit. Actuellement, nous sommes en train d’enregistrer les dernières inscriptions ainsi que les dernières confirmations des panélistes. Les différentes commissions sont à pied d’œuvre pour finaliser les dernières activités afin de faire de cet événement une réussite.
S. : La thématique de cette première édition portera sur la transformation intégrée du coton. Quels sont les objectifs poursuivis à travers un tel thème ?
B.T. : Il faut rappeler que le Burkina Faso produit en moyenne 600 000 tonnes de coton graine par an, soit 250 000 tonnes de cotons fibres, et moins de 2% de cette production est transformé localement. C’est pourquoi le gouvernement fait de la transformation du coton une priorité. Ce n’est que par la transformation que nous pourrons mieux valoriser notre coton et donner plus de revenus et d’emplois à nos populations. Le choix du thème de cette première édition du SICOT n’est donc pas fortuit. Je rappelle que pour accompagner cette dynamique de transformation, le gouvernement a adopté en juillet dernier, le Plan d’industrialisation accéléré (PIA). Il a pour objectif de créer des PME/PMI de transformation de nos matières premières agricoles, dont le coton. A travers le thème du SICOT, il s’agira pour les spécialistes et les acteurs des différents maillons de la chaîne de valeur du coton que nous allons réunir, de réfléchir aux préoccupations liées à la transformation, échanger sur les expériences des pays qui ont acquis une certaine longueur d’avance et de susciter des projets de transformation dans notre pays.
S. : Qu’est-ce qui justifie le choix de l’Allemagne comme pays invité d’honneur ?
B.T. : Comme tout événement du genre, il faut toujours commencer avec un partenaire. Et l’Allemagne en est un. Elle accompagne le Burkina Faso dans sa politique de valorisation du coton. En outre, on trouve dans ce pays, de grands équipementiers dans le domaine de la transformation du coton. Pour une première édition, c’est un choix raisonné.
S. : Quelles sont les différentes activités prévues au cours de ces 72h du coton ?
B.T. : Le Salon va se dérouler autour d’une série d’activités dont les plus emblématiques seront des rencontres professionnelles et des expositions. Pour les rencontres professionnelles, nous avons prévu une conférence plénière sur le thème central, une dizaine de tables rondes ou panels pour aborder les grandes préoccupations autour de la transformation du coton, des séances de « B2B » et « B2G ». Outre ces rencontres, nous avons prévu des expositions sur deux sites. Le premier site d’exposition concernera entre autres les professionnels de la filière, les équipementiers et les structures de financement. Le deuxième site est dédié aux accessoires et autres produits dérivés de la transformation du coton. Avant le Salon, la ville de Koudougou abritera les travaux de la première assemblée générale de la coalition coton bio équitable, organisée par Ecos Fibl. Et en marge des activités professionnelles, il est prévu des animations culturelles pendant ces 72 heures.
S. : Ce genre de cadre offre des opportunités certaines aux investisseurs et acteurs du secteur. Pour le SICOT, quelles sont les opportunités pour nos producteurs ou industriels ?
B.T. : On peut s’attendre, avec les conclusions des panels qui vont réunir les spécialistes du coton, à des réponses à certaines préoccupations se rapportant à la transformation du coton. Ce sera aussi l’occasion de rencontrer de nouveaux partenaires, de développer des affaires. Notre objectif dans ce salon, c’est d’arriver à susciter l’engouement pour la transformation, à aller vers des projets et à ouvrir des débouchés à nos transformateurs.
S. : Est-ce que toutes les dispositions sécuritaires sont prises pour assurer le bon déroulement du Salon ?
B.T. : Vous pouvez être rassuré que toutes les dispositions sont prises dans ce sens. Nous avons une commission spécialement dédiée aux questions de sécurité. Elle est a pied d’œuvre et tout est mis en œuvre pour que les participants passent d’agréables moments pendant le Salon.
S. : Qu’en est-il de l’hébergement et la restauration de tous les festivaliers ?
B.T . : Koudougou est une ville qui a un parc hôtelier assez étoffé. Nous avons travaillé à mobiliser tout ce qu’il y a comme possibilité et je puis rassurer les participants que les conditions sont réunies pour qu’ils se sentent à l’aise du point de vue de l’hébergement et de la restauration. La mobilisation des acteurs économiques et culturels de la ville est telle que les participants ne s’ennuieront pas. Je pense que c’est l’occasion de faire le déplacement à ce Salon qui est une première dédiée à la transformation d’un des produits- phares de notre économie.
S. : Certains producteurs crient à la mévente, d’autres critiquent ou boudent l’option du Burkina Faso de revenir au coton conventionnel. Peut-on s’attendre à ce que le SICOT soit une tribune pour apporter des précisions ou des suggestions sur ce sujet ?
B.T. : Nous avons une dizaine de panels au cours desquels des spécialistes du coton interviendront et partageront leurs connaissances et expériences avec les acteurs. Toutes les questions seront abordées sans tabou. Ce sera l’occasion de s’interroger sur les préoccupations que vous évoquez et qui trouveront des solutions à l’issue du Salon.
Interview réalisée 
par Gaspard BAYALA
gaspardbayala87@gmail.com

Championnat national de pétanque : Song-Taaba arbore sa première étoile

0

Le championnat national de pétanque s’est déroulé, les 15 et 16 septembre 2018, à Kaya dans la région du Centre-Nord. Le club Song Taaba de Ouagadougou a été sacré, pour la première fois, à cette 21e édition du championnat.

Le club Song-Taaba de Ouagadougou a soulevé son tout- premier trophée du championnat national de pétanque, le samedi 16 septembre 2018 à Kaya. Ce titre historique a été décroché en finale, avec la manière, face au quintuple champion national, l’AS-Sonapost. C’est un « Fani » que Nestor Zoromé, Christoph Tapsoba et Madi Ouédraogo ont infligé à Moustapha Baguiyan, Ousmane Ouédraogo et Boureima Ouédraogo. La finale s’est disputée seulement en quatre mènes.

Ayant obtenu le bouchon au tirage au sort, le néo- champion a enregistré successivement 4 points, 1 point, 6 points et 2 points pour s’emparer du titre. Le héros de l’équipe vainqueure a été leur tireur, Madi Ouédraogo dont la dextérité a été même primée par des supporters présents. Pour cette prouesse, Song-Taaba a été récompensé du trophée de champion et d’une enveloppe financière de 300 000 F CFA.

Le vice-champion s’est contenté de 200 000 F et d’un trophée. Delwendé, 3e au classement général a subi le même sort (Fani) que l’AS-Sonapost en demi-finale. Opposé à Song-Taaba, le score de la partie a été également de 13 à 0. Pour avoir occupé la 3e marche du podium, Delwendé a obtenu également un trophée et la somme de 100 000 F. Arc-en-ciel, 4e au classement, a reçu 75 000F. 53 triplettes venues des différentes provinces ont pris part à ce 21e championnat.

37 d’entre eux ont participé à la coupe de la fédération organisée simultanément avec le championnat national. Et c’est le Wendbénédo, de Raphaël Kiéma à l’issue d’une finale serrée (11-10) contre AJPP  qui a remporté le premier prix, composé d’un trophée et la somme de 75 000F. M. Kiéma a décroché également le premier prix du concours du tir de précision. Sur une cinquantaine d’adversaires, il a battu en finale, Fabrice Tapsoba sur le fil, par 30 points à 29.

Le président de la fédération, Arsène Macaire Kaboré s’est félicité du déroulement sans encombre du championnat à Kaya. « C’est l’une des rares fois que le championnat se tient sans incidents », a-t-il dit. Arsène Macaire Kaboré s’est également réjoui du fait que les deux finalistes se composent essentiellement de joueurs de l’équipe nationale. « Cela démontre que la sélection de l’équipe nationale est objective », a-t-il déclaré.

Pengdwendé Achille OUEDRAOGO