Coopération internationale: le Burkina rompt ses relations diplomatiques avec la France

Le gouvernement burkinabè a annoncé, le vendredi 26 juin 2026, la rupture de ses relations diplomatiques avec la France.

Le Gouvernement du Burkina Faso porte à la connaissance de l’opinion nationale et internationale qu’il a pris la décision de rompre ses relations diplomatiques avec la République Française pour compter de ce jour 26 Juin 2026. Cette décision fait suite à une évaluation approfondie de l’état actuel des relations bilatérales entre le Burkina Faso et la France. En effet, les conditions indispensables à la promotion de relations fondées sur le respect mutuel, la confiance réciproque, le respect du principe de non-ingérence dans les affaires intérieures et de la souveraineté nationale, ne sont plus réunies. Cet état de fait se traduit entre autres par un activisme incessant du régime en place en France contre les intérêts du Burkina Faso, des ambitions néocoloniales affichées avec le soutien actif à des réseaux subversifs et aux terroristes qui endeuillent notre pays et le Sahel, la perfidie et la partialité des discours et des opinions sur notre pays pour en faire un paria de la communauté internationale.

Face à ces visées impérialistes de domination de notre pays et d’asservissement de notre peuple, nous avons fait le choix de la responsabilité et de la souveraineté. Le Gouvernement tient à souligner que cette décision ne remet nullement en cause les liens historiques, humains, culturels et sociaux qui unissent les peuples burkinabè et français. Elle vise exclusivement le cadre institutionnel des relations entre les deux États au plan diplomatique. Le Gouvernement rassure l’opinion nationale et internationale de sa volonté et de son engagement à assurer la protection des ressortissants auxquels il réaffirme son hospitalité ainsi que la préservation de leurs intérêts. Il invite l’ensemble des citoyens à faire preuve de responsabilité, de retenue et de civisme vis-à-vis des ressortissants français et de l’ensemble des expatriés vivant sur le sol burkinabè, dans le strict respect des lois de la République.

Le Gouvernement réaffirme sa détermination à poursuivre une politique étrangère indépendante, fondée sur la diversification de ses partenariats, le renforcement de la coopération Sud-Sud, le développement de relations équilibrées avec tous les États et la promotion de la paix, de la sécurité et du développement durable. Le Gouvernement du Burkina Faso demeure ouvert au dialogue avec l’ensemble des États de la communauté internationale sur la base du respect mutuel, de la réciprocité, de l’égalité souveraine et de la défense des intérêts légitimes de chacun. Il demeure engagé à bâtir avec toutes les Nations éprises de paix et de justice, un monde libre, plus juste et plus solidaire.

 

Burkina Faso/ la France : Chronique d’un divorce assumé

Le Burkina Faso a rompu ses relations diplomatiques avec la France. L’information a été donnée par le ministre de la Communication, de la Culture, du Tourisme et des Arts, Porte-parole du gouvernement, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo. C’était le vendredi 26 juin 2026 dans un communiqué lu à la télévision nationale. Il est connu de tous que les relations entre les deux pays ont connu une profonde dégradation ces dernières années, dans un contexte marqué par des bouleversements politiques et une redéfinition de la politique étrangère du Pays des Hommes intègres.

Longtemps considérée comme un partenaire privilégié de Ouaga-dougou, Paris a vu ses rapports avec les autorités se détériorer progressivement, jusqu’à la rupture officielle des relations diplomatiques, vendredi dernier. Plusieurs étapes ont jalonné cette situation assumée par le gouvernement du Burkina, mue par sa volonté de bâtir une politique étrangère fondée sur la diversification de ses partenaires et sur le renforcement de sa souveraineté nationale. La dégradation des liens entre la France et le Burkina Faso, faut-il le rappeler, s’est accélérée depuis septembre 2022.

Le premier tournant majeur est intervenu en janvier 2023, lorsque le Burkina Faso a demandé le départ des forces spéciales françaises de l’opération Sabre, installées à Kamboinsin. A la suite, il y a eu la dénonciation de l’accord militaire liant les deux pays ayant conduit au retrait des quelques 400 militaires français du territoire burkinabè, en février 2023. Cette décision symbolisait la volonté du Burkina Faso, sous la vision du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, de reprendre le contrôle de la stratégie sécuritaire et de nouer de nouveaux partenariats, notamment avec la Russie et d’autres pays. Quelques mois plus tard, les tensions diplomatiques se sont poursuivies avec le rappel de plusieurs diplomates.

L’ambassadeur de France à Ouagadougou, Luc Hallade, a été également au cœur de cette crise diplomatique. En décembre 2023, le Burkina Faso a demandé son départ après des déclarations inexactes et de nature à ternir l’image du pays sur la situation sécuritaire. Cette décision a marqué une nouvelle étape dans la détérioration des relations entre les deux États. Parallèlement, plusieurs initiatives de coopération ont été suspendues. La présence des médias publics français, notamment Radio France Internationale (RFI) et France 24, avait déjà été interrompue sur le territoire burkinabè. Bien plus, la création de l’Alliance des États du Sahel (AES), réunissant le Burkina Faso, le Mali et le Niger, a renforcé cette nouvelle orientation diplomatique.

Les trois pays affichant une volonté commune de s’affranchir de certaines influences extérieures, en particulier françaises et de bâtir une coopération fondée sur leurs propres priorités sécuritaires, économiques et politiques. De tout ce qui précède, l’on peut dire que la rupture officielle des relations diplomatiques entre le Burkina Faso et la France est donc l’aboutissement de cette succession de tensions. Elle traduit une volonté affirmée des autorités burkinabè de redéfinir leurs alliances internationales dans un contexte de recomposition géopolitique. Toutefois, une rupture diplomatique ne signifie pas nécessairement une rupture définitive entre les peuples.

Les liens humains, économiques, culturels et historiques entre le Burkina Faso et la France demeurent importants. Des milliers de Burkinabè vivent en France et vice-versa. L’évolution future des relations dépendra ainsi des choix politiques des deux États et de leur capacité à renouer un dialogue fondé sur le respect mutuel et la prise en compte des intérêts de chacun. Dans les relations internationales, les ruptures diplomatiques sont souvent des instruments de pression politique. Elles ne ferment pas définitivement la porte à une reprise des échanges lorsque les conditions deviennent favorables. Par-delà tout, la décision du Burkina Faso de mettre fin à sa coopération diplomatique avec la France n’est autre chose que l’expression d’un ras-le-bol d’un État après une décennie de désillusions, de méfiance croissante et d’une volonté assumée de redéfinir les fondements de sa souveraineté.

Soumaïla BONKOUNGOU

Reboisement : le département en charge de la communication garni davantage son bosquet

Les acteurs du ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme ont mis en terre, une centaine de plants dans le bosquet dédié au département dans le quartier Balkuy de Ouagadougou, samedi 27 juin 2026.

Conscientes de l’avancée préoccupante du désert, les autorités burkinabè ont fait de la reforestation une priorité nationale. Ainsi, c’est pour répondre aux enjeux de restauration de l’écosystème et de l’environnement que le ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme a effectué, une plantation d’arbres, samedi 27 juin 2026, dans son bosquet situé au Sud-Est de Ouagadougou.

L’opération a mobilisé des agents du département ainsi que plusieurs acteurs de la culture, de la communication, du tourisme et des arts. Le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a indiqué que cette activité s’inscrit dans la continuité des actions entreprises, lors de la précédente Journée nationale de l’arbre (JNA), au cours de laquelle plus de 500 plants avaient été mis en terre sur le même site. Il s’est dit satisfait du fait que d’importants investissements ont été réalisés pour assurer la pérennité du bosquet, notamment la clôture de l’espace, la réalisation d’un forage à haut débit, ainsi que la mise en place d’un dispositif de gardiennage chargé de l’entretien et de la sécurisation des lieux.

Le ministre chargé de la communication a également fait savoir que cette nouvelle campagne vise à remplacer les plants qui n’ont pas résisté aux aléas climatiques et au stress hydrique afin de renforcer durablement ce patrimoine végétal. Le patron de la

Pour la directrice générale des Editions Sidwaya, Assetou Badoh,
la plantation exige nécessairement un entretien des plantes.

communication a souligné que les espèces retenues cette année comprennent des arbres fruitiers comme le manguier, le goyavier, le baobab et le néré, avec un accent particulier sur des plantes spécifiques dont le bois pourra à terme, servir à la fabrication d’instruments de musique et contribuer à la valorisation du patrimoine culturel burkinabè. Une autre innovation pour cette édition, consiste en la responsabilisation de chacune des directions et structures du département pour la plantation et l’entretien des arbres.

Une trouvaille bien appréciée par la directrice générale des Editions Sidwaya, Assetou Badoh, qui a reconnu que le plus important n’est pas seulement de planter, mais d’assurer un entretien des plants mis en terre afin que cette opération ait un impact réel sur l’environnement. Elle a salué la mobilisation du personnel des Editions Sidwaya et plus particulièrement certains agents qui, depuis l’opération de reboisement de 2025 n’ont ménagé aucun effort pour assurer volontairement et de manière bénévole l’arrosage et l’entretien des plants mis en terre par la « Maison commune ». Pour la DG des Editions Sidwaya, ces agents ont posé des actes de civisme et de patriotisme car, « l’arbre, c’est la vie ».

Wanlé Gérard COULIBALY


 

A la découverte de « l’arbre de Sidwaya » !

Dans le bosquet du ministère en charge de la communication, un jeune caïlcédrat en bonne santé se dresse majestueusement à l’entame du site clôturé. Il s’agit de « l’arbre des Editions Sidwaya ». Planté en 2025 par la directrice générale des Editions Sidwaya, la plantule a déjà les allures d’un arbre en seulement une année. Bien entretenu par des agents volontaires du « journal de tous les Burkinabè », il fait aujourd’hui la fierté du site. Son tronc droit et élancé, son feuillage vert foncé et brillant, formant une voûte généreuse imposante, présente déjà une assurance d’avoir planté utile. Cela laisse ainsi dire aux visiteurs qu’il s’agit de l’arbre le plus épanoui du site et sera sans doute le premier à offrir ses branches en bois dur aux sculpteurs et autres artisans du bois comme le souhaite le ministre chargé de la Communication, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo. W.G. C.

La rupture des chaines coloniales

Le vendredi 26 juin 2026, le Burkina Faso a pris la décision historique de rompre ses relations diplomatiques avec la France. Un acte qui n’est pas uniquement politique, mais aussi profondément symbolique parce que depuis les indépendances africaines, très peu de pays francophones ont osé franchir un tel pas avec leur ancienne puissance coloniale. Aussi surprenante qu’elle puisse paraitre, cette rupture n’est pourtant pas un fait du hasard. En effet, elle est la résultante de plusieurs années de tensions entre Paris et Ouagadougou qui, depuis 2022, a dénoncé à plusieurs reprises des ingérences et expulsé des diplomates français. Les autorités burkinabè se sont également passé des accords de coopération et d’assistance militaire conclus avec la France, actant le départ des troupes françaises (Force Sabre) en 2023.

Le dernier incident qui a provoqué la rupture, c’est certainement cette résolution votée au Parlement européen et portée par un ancien militaire français devenu eurodéputé. En somme, le Burkina Faso indexe l’activisme incessant du régime en place en France contre ses intérêts, des ambitions néocoloniales affichées avec le soutien actif à des réseaux subversifs et aux terroristes qui endeuillent le pays et le Sahel, la perfidie et la partialité des discours et des opinions sur notre pays pour en faire un paria de la communauté internationale. Contrairement à ce que certains prédisent sur un isolement du pays, la réalité est tout autre. La veille de cette rupture, huit nouveaux ambassadeurs de pays amis ont présenté leurs lettres de créance au capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso, symbole que le Burkina Faso est bien fréquentable.

La preuve est aussi faite par tous ces rendez-vous sportifs et culturels tenus régulièrement et drainant du monde. Le message est donc limpide : le Burkina Faso continue d’attirer la confiance d’autres nations de tous les continents. Sauf que sa diplomatie s’inscrit dans une logique de diversification des partenaires à travers le monde, de respect mutuel, de confiance réciproque, de respect du principe de non-ingérence dans les affaires intérieures et de souveraineté nationale. C’est la leçon la plus importante à retenir. Pendant que le Burkina Faso met fin à ses relations diplomatiques avec un pays, il ouvre ses portes à huit autres nations qui ont choisi de marcher à ses côtés.

Ce divorce avec la France ressemble moins à un repli sur soi qu’à l’affirmation d’une ligne de conduite dans des alliances débarrassées de suspicions, de procès d’intention, de campagnes de dénigrement, de paternalisme et de déséquilibres hérités du passé. Au final, le 26 juin 2026 marque une affirmation d’un peuple qui veut être respecté, d’un Etat qui revendique le droit de choisir ses partenaires, d’une nation qui préfère assumer sa souveraineté plutôt que de la négocier. C’est dans cette vérité que réside tout le sens de cette rupture souveraine qui, rassure le gouvernement burkinabè, ne vise pas le peuple français. Les liens humains, culturels et sociaux entre Burkinabè et Français restent intacts et le pays des Hommes intègres exprime sa volonté et son engagement à assurer la protection des ressortissants français et des autres expatriés auxquels il réaffirme son hospitalité ainsi que la préservation de leurs intérêts. C’est aussi cela, la grandeur d’une Nation.

Par Assetou BADOH

Usage des symboles de la Nation et des distinctions honorifiques: des communicants et journalistes outillés

La Grande chancellerie des ordres burkinabè a organisé, un atelier de renforcement de capacités des Directeurs de communication et des relations presse (DCRP) des ministères et institutions, sur l’usage des symboles de la Nation et des distinctions honorifiques, les 25 et 26 juin 2026 à Ouagadougou.

Renforcer les connaissances des Directeurs de communication et des relations presse (DCRP) des ministères et institutions sur les symboles de la Nation et des distinctions honorifiques est l’un des objectifs de la Grande chancellerie des ordres burkinabè. C’est dans ce sens qu’elle a organisé durant deux jours, un atelier de formation et de renforcement de capacités des acteurs des ministères et institutions, dont la cérémonie de clôture a eu lieu, vendred i 26 juin 2026, à Ouagadougou.

La représentante des participants, Somborigna Djélika Drabo, a remercié la Grande chancellerie pour la qualité des enseignements reçus, à travers la formation. « Les connaissances acquises au cours des travaux contribueront à une maitrise des règles relatives à l’utilisation des symboles de la nation et au bon déroulement des cérémonies », a-t-elle confié. Somborigna Djélika Drabo a confié avoir appris l’usage des symboles dans les publications. A l’issue de la formation, l’ensemble des participants a formulé des recommandations.

A l’endroit de la Grande chancellerie, ils ont recommandé d’élaborer un manuel de procédures sur les bonnes pratiques en matière d’utilisation des symboles de la Nation afin de servir de référentiel aux ministères et institutions, organiser des sessions de formations conjointe au profit des responsables des protocoles, des directeurs de la communication afin d’harmoniser les pratiques lors des cérémonies officielles. Ils ont préconisé également de produire des capsules vidéos pédagogiques sur les bonnes pratiques en matière d’utilisation des symboles de la Nation et les mettre à la disposition des ministères et institutions.

Les symboles qui incarnent la souveraineté nationale Le Grand chancelier des ordres burkinabè, le général de brigade à la retraite Pingrenoma Zagré, a félicité l’ensemble des participants pour l’intérêt porté à la formation et à la qualité des échanges. Les différents thèmes parcourus nous ont permis de rappeler que les symboles de la Nation et les distinctions honorifiques ne sont pas de simples éléments de communication. Ils incarnent notre souveraineté, notre histoire et les valeurs qui fondent la république », a-t-il révélé.

Le Grand chancelier a confié que leur utilisation exige donc rigueur, professionnalisme et respect strict des règles. « En renforçant vos compétences, vous devenez des acteurs de la consolidation du civisme, du patriotisme, de la culture institutionnelle, conformément à la vision de refondation nationale », a-t-il affirmé. Le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a salué l’initiative de la Grande chancellerie de former des DCRP. Il a félicité et invité les DCRP à mettre en application les connaissances acquises. Il les a rassurés d’une relecture des textes pour la prise en compte des recommandations formulées.

Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE

Sociétés d’Etat: une contribution de 680 milliards F CFA au budget de l’Etat en 2025

La 34e session de l’assemblée générale des sociétés d’Etat et des établissements publics de prévoyance sociale s’est tenue les 26 et 27 juin 2026, à Ouagadougou, sous la présidence du Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo. Il ressort que leurs principaux indicateurs de performance ont connu une nette amélioration au cours de l’exercice 2025.

A l’image de l’économie nationale, les entreprises publiques burkinabè continuent de faire preuve de dynamisme et de résilience. Au cours de l’année 2025, leurs résultats présentés, lors de la 34e session de leur assemblée générale, tenue les 26 et 27 juin 2026, à Ouagadougou, sous la présidence du chef du gouvernement, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, le montrent à souhait. En effet, au cours de l’exercice 2025, les 28 Sociétés d’Etat ont réalisé un chiffre d’affaires cumulé de 5 571,241 milliards F CFA contre 3 090,030 milliards F CFA en 2024, soit une hausse de 2 481,211 milliards F CFA en valeur absolue, correspondant à une progression de plus 80%. Sur ces 28 sociétés publiques, 25 ont été bénéficiaires.

La contribution des sociétés d’Etat au budget national s’est également améliorée pour s’établir à 680,049 milliards F CFA en 2025 contre 595,314 milliards F CFA en 2024, soit une hausse de 84,735 milliards F CFA, correspondant à 14,23%. Cette contribution représente 20,61% des recettes budgétaires de l’Etat au 31 décembre 2025 contre 19,72% en 2024, soit une progression de 0,89%. Outre ces résultats jugés satisfaisants, selon le chef du gouvernement, les entreprises publiques ont également apporté une contribution significative au budget de l’État ainsi qu’au Fonds de soutien patriotique (FSP).

Pour ce qui concerne les trois établissements publics de prévoyance sociale, en l’occurrence, la Caisse autonome de retraite des fonctionnaires (CARFO), la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) et la Caisse nationale d’assurance maladie universelle (CNAMU), ils ont également réalisé des résultats fort « appréciables » en 2025. Leur total produit s’est établi à 279,914 milliards F CFA en 2025 contre 267,740 milliards F CFA en 2024, soit une hausse de 12,174 milliards F CFA, correspondant à une progression de 4,55%. Leur contribution au budget de l’Etat a aussi connu un accroissement de 12,55%, pour s’établir à 2,824 milliards F CFA en 2025 contre 2,509 milliards F CFA en 2024.

Maintenir le cap de la performance

Ces établissements publics de prévoyance sociale ont enregistré un excédent de gestion cumulé de 215,978 milliards F CFA en 2025 contre 212 ,593 milliards F CFA en 2024.Au nom du Président du Faso, le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a félicité les membres des conseils d’administration, les dirigeants et les personnels de ces entreprises publiques pour les performances réalisées au cours de 2025. Il les a invités à poursuivre la mise en œuvre des réformes déjà engagées par le gouvernement afin de renforcer leur efficacité et leur impact. « Les sociétés d’Etat et les établissements publics de prévoyance sociale constituent des leviers majeurs de développement dans la mise en œuvre des politiques sectorielles portées par les départements ministériels.

Ces entreprises publiques doivent contribuer efficacement au renforcement de la résilience de notre tissu économique, mis à rude épreuve par un contexte sécuritaire, économique et géopolitique complexe », a rappelé le Premier ministre. Il a appelé les présidents des conseils d’administration et les directeurs généraux à mettre en œuvre avec diligence l’ensemble des décisions adoptées lors de cette 34e session. Parmi les grands axes mis en avant, le chef du gouvernement a insisté sur l’application stricte des dispositions réglementaires, la poursuite des réformes visant à améliorer la gouvernance, la promotion des valeurs de civisme et de patriotisme, la tenue régulière des cadres de concertation entre administrateurs et départements ministériels,

Pour le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Serges Gnaniodem Poda, ces performances réalisées en 2025 tiennent aux orientations du Président du Faso. « Ces performances très appréciables sont une résultante de la vision de la plus haute autorité de notre pays, à savoir le camarade capitaine Ibrahim Traoré qui a instruit pour que l’ensemble des sociétés d’État s’inscrivent résolument dans une politique de gestion vertueuse, d’utilisation rigoureuse et rationnelle des ressources publiques et que des investissements engagés puissent permettent non seulement d’accroître leurs activités, mais aussi que les résultats qui s’y dégagent puissent être employés au profit du bien-être de la population », a-t-il souligné. Il a invité les sociétés publiques à maintenir le cap de la performance continue pour plus d’impacts.

Mahamadi SEBOGO

Oumaou RABO

Windmad76@gmail.com

Renforcement des capacités institutionnelles de l’UEMOA et la BOAD: un conclave pour identifier les leviers d’accélération

Les membres du comité de pilotage de la IIIe édition du Programme d’appui au renforcement des capacités institutionnelles de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) et de la Banque ouest africaine de développement (BOAD) se sont réunis, le mercredi 24 juin 2026, à Ouagadougou. Ils ont examiné l’état de mise en œuvre des activités et défini les orientations stratégiques nécessaires.

Après une année de mise en œuvre de la IIIe édition du Programme d’appui au renforcement des capacités institutionnelles (PARCI III) de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) et de la Banque ouest africaine de développement (BOAD), l’heure est au bilan à mi-parcours. A cet effet, les membres du comité de pilotage de ce programme ont tenu leur première session, le mercredi 24 juin 2026, à Ouagadougou, afin d’examiner l’état de mise en œuvre des activités et définir les orientations stratégiques nécessaires à la poursuite du programme.

C’est le représentant du président de la commission de l’UEMOA, Pr Filiga Michel Sawadogo, par ailleurs, commissaire du marché régional et de la coopération, qui a ouvert cette réunion. Il a déclaré que depuis son lancement officiel, le 17 juin 2025, le PARCI III a enregistré des avancées significatives. « En une année, nous notons une dynamique réelle de transformation avec un niveau de mobilisation des ressources particulièrement satisfaisantes. Au-delà des chiffres, ce sont surtout les résultats concrets qui méritent d’être soulignés », s’est-il réjoui.

A titre d’illustration, Filliga Michel Sawadogo a soutenu que le programme a permis d’accompagner plusieurs directions techniques de la Commission de l’UEMOA et de la BOAD, avec des interventions structurées autour de trois piliers essentiels. Il a cité le renforcement de la gouvernance et de la performance institutionnelle, notamment à travers l’amélioration des dispositifs de gestion financière, de contrôle interne, d’audit et de gestion des risques ; la modernisation des outils de pilotage et de suivi des politiques publiques, incluant la planification stratégique et le suivi-évaluation ; l’accompagnement de nouveaux domaines stratégiques, tels que la finance climat, le développement durable, ainsi que la responsabilité sociétale. « Cette approche intégrée et transversale a permis de lancer plusieurs actions structurantes, conçues et mises en œuvre dans une logique de co-construction avec les équipes bénéficiaires.

C’est là, un élément clé de succès que je tiens à saluer », a-t-il précisé. Pour Filiga Michel Sawadogo, cette réunion qui constitue un véritable cadre d’orientation stratégique doit permettre d’identifier les leviers d’accélération et de prendre les décisions pour optimiser la phase finale du programme et préparer son avenir. « Notre ambition collective doit être double : assurer l’achèvement réussi du PARCI III et jeter les bases du PARCI IV afin de garantir la continuité de cette dynamique de transformation institutionnelle », a-t-il lancé. Le vice-président de la BOAD, Abdoulaye Daffé, a souligné que dans un environnement marqué par des défis économiques, climatiques, technologiques, sécuritaires et sociaux de plus en plus complexes, leurs institutions doivent continuellement renforcer leurs compétences, méthodes de travail et outils de gouvernance. Abdoulaye Daffé a assuré de l’engagement en faveur du renforcement des capacités des institutions communautaires.

Adama Sawadogo

Immatriculation foncière urbaine dans l’espace UEMOA: les ministres de l’Urbanisme examinent le projet de directive

Le président de la réunion des ministres de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines et du Cadastre de l’espace UEMOA, Mikaïlou Sidibé, ministre de la Construction de la Patrie, a présidé la cérémonie d’ouverture des travaux de la réunion des ministres sectoriels de l’espace communautaire, le vendredi 26 juin 2026, à Ouagadougou.

L’examen et l’approbation du projet de directive relatif à l’harmonisation des règles régissant l’immatriculation foncière urbaine dans l’espace UEMOA a été au centre de la rencontre des ministres de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines et du Cadastre de l’espace UEMOA. La cérémonie d’ouverture des travaux a été présidée par le ministre de la Construction de la Patrie, Mikaïlou Sidibé, vendredi 26 juin 2026, à Ouagadougou. Elle a porté sur le thème : « Réunion des ministres sectoriels relative à l’examen du projet de directive portant harmonisation des règles régissant l’immatriculation foncière urbaine, le titre de propriété foncière et la mise en place d’un système d’information foncière au sein de l’espace UEMOA ».

Le commissaire chargé du Département de l’aménagement du territoire communautaire et des transports (DATC) à l’UEMOA, Jonas Gbian, a indiqué que l’accès au foncier urbain sécurisé est un enjeu central pour le développement des Etats de l’Union. Pour lui, la problématique de sécurisation foncière urbaine reste un frein majeur à l’investissement, l’aménagement du territoire et la mise en œuvre de projets structurants. « Le dualisme juridique opposant le modèle étatique moderne au régime foncier coutumier, crée dans la plupart de nos villes une multitude de litiges et de conflits, qui exposent les populations à une forte insécurité foncière », a-t-il déploré.

Une avancée majeure pour l’harmonisation des procédures

A cela s’ajoutent une contribution marginale du système bancaire au financement du logement, des informations foncières disparates, une diversité des outils de gestion ne facilitant pas leur compréhension et leur usage par les acteurs concernés et une urbanisation exponentielle rimant avec des dysfonctionnements du marché foncier.

« C’est pour prendre en charge ces difficultés communes que la Commission a initié le projet de directive portant harmonisation des règles régissant l’immatriculation foncière, l’accès au titre de propriété et la mise en place d’un système d’information foncière en zone urbaine », a-t-il justifié. Le ministre de la Construction de la Patrie, Mikaïlou Sidibé, a souligné que l’organisation de la réunion ministérielle s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Programme indicatif régional de développement urbain (PIRDU). Il a confié que les résultats de la réunion des ministres vont marquer une avancée majeure pour l’harmonisation des procédures régissant l’immatriculation foncière, l’accès au titre de propriété et la mise en place d’un système d’informations foncières.

« La mise en place d’un système d’information foncière est un outil primordial pour le renforcement de l’efficacité des politiques de logement inclusif et durable à l’échelle de l’Union », a assuré le ministre de la Construction de la Patrie Mikailou Sidibé a rappelé que ce projet de directive avait été approuvé lors de la réunion des ministres du 29 novembre 2021, à Dakar. « Au regard de l’évolution du contexte et des enjeux fonciers, nos experts ont réexaminé et validé la directive qui a été présentée en vue de son approbation pour l’adapter aux réalités de nos territoires », a-t-il expliqué. Il a salué la participation et l’appui des ministres chargés de l’Urbanisme, dont la disponibilité et la bonne volonté ont été nécessaires à la mobilisation des experts sectoriels depuis 2016, au processus d’élaboration du rapport de l’étude sur la promotion du marché foncier urbain et du projet directif.

Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE (Collaborateur)

Statut des autorités administratives indépendantes et réglementation bancaire: les députés adoptent un nouveau cadre législatif

Les députés de l’Assemblée législative du peuple ont adopté, à l’unanimité, au cours de la séance plénière du vendredi 26 juin 2026 à Ouagadougou, deux projets de loi portant respectivement statut général des autorités administratives indépendantes et la réglementation bancaire au Burkina Faso. Ils ont également donné les orientations sur le budget de l’État pour la période 2027-2029 à travers le document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle.

Les Autorités administratives indépendantes (AAI) ne disposent pas à ce jour d’un cadre juridique harmonisé comparativement aux établissements publics de l’Etat encadrés par la loi n°010-2013/AN du 30 avril 2013 et les sociétés à capitaux publics régies par la loi n°025/99/AN du 16 novembre 1999. Pour combler ce vide, le gouvernement a engagé sous l’autorité du Premier ministre, un processus de diagnostic approfondi de la gouvernance des AAI existantes notamment l’Autorité de régulation des communications et des Postes (ARCEP), l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de lutte contre la corruption (ARCEP), l’Agence nationale de la météorologie du Burkina Faso (ANAM-BF), etc.

Pour répondre à des missions spécifiques de régulation et de contrôle dans plusieurs secteurs d’activité, les députés de l’Assemblée législative du peuple (ALP) réunis en séance plénière, présidée par le Président Ousmane Bougouma, ont examiné les articles relatifs au projet de loi portant statut général des AAI puis l’ont voté à l’unanimité. Selon la Commission des affaires générales, institutionnelles et des droits humains (CAGIDH), ce projet de loi a pour objectif d’adapter la gouvernance des AAI à l’environnement politique, institutionnel, économique et juridique du Burkina Faso. De façon spécifique, elle vise à consolider le contrôle de la gestion administrative, financière et comptable, renforcer la transparence, la redevabilité, le suivi-évaluation des activités, rationnaliser les ressources et les mécanismes de gestion.

En outre, le gouvernement, représenté par la ministre déléguée auprès du ministre de l’Economie et des Finances, chargée du budget, Fatoumata Bako, a appuyé que l’adoption de cette nouvelle loi traduit une volonté affichée des autorités de fournir un cadre juridique harmonisé aux AAI, capable de renforcer leur cohérence institutionnelle ainsi que la discipline administrative, tout en préservant leur indépendance fonctionnelle. En plus de ce texte, les parlementaires ont également adopté la loi portant réglementation bancaire au Burkina Faso. Il s’agit, selon la ministre déléguée chargée du budget, d’une relecture de la législation en vigueur depuis 2007 afin de l’adapter aux évolutions intervenues dans le secteur financier. Pour elle, cette réforme tient compte des mutations profondes enregistrées ces dernières années, à savoir le développement des nouvelles technologies, la lutte contre le blanchiment de capitaux, les enjeux liés à l’inclusion financière, l’essor de la monnaie électronique.

« L’objectif est de disposer d’un cadre réglementaire moderne capable d’accompagner la transformation du système financier tout en renforçant sa sécurité et son efficacité », a-t-elle précisé.

L’éducation financière au cœur des préoccupations

Lors des débats, la question de l’éducation financière a été soulevée par les députés. Ils ont reconnu son importance dans la promotion de l’inclusion financière. A ce titre, la ministre déléguée chargée du budget a rappelé que plusieurs structures relevant du ministère en charge de l’économie mènent déjà des actions de sensibilisation afin de mieux outiller les populations dans leurs relations avec les institutions financières. Elle a justifié que ces initiatives visent notamment à réduire la vulnérabilité des citoyens face aux services financiers et à favoriser une meilleure compréhension des mécanismes bancaires.

Fatoumata Bako a mis en avant le rôle de l’Observatoire de la qualité des services financiers (OQSF), créé pour protéger les usagers des services financiers. « Lorsqu’un usager estime avoir subi un préjudice, il peut saisir l’OQSF, qui assure alors une médiation entre les parties concernées », a-t-elle expliqué. Le gouvernement, selon la ministre déléguée chargée du budget, a assuré avoir pris bonne note des préoccupations exprimées par les députés et s’est engagé à renforcer davantage les actions d’éducation financière afin d’améliorer le niveau d’inclusion financière de la population. Avant l’adoption de ces deux projets de loi, le Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (DPBEP) 2027-2029 a fait l’objet d’une présentation, conformément aux dispositions législatives et réglementaires qui imposent au gouvernement de soumettre ce document à l’appréciation de l’Assemblée législative.

Cette présentation a donné lieu à un débat d’orientation budgétaire, au cours duquel les députés ont formulé diverses recommandations et préoccupations destinées à enrichir le processus d’élaboration du budget de l’État. Pour la ministre chargée du budget, les travaux se sont principalement concentrés sur l’année 2027, qui constitue la prochaine étape de préparation budgétaire avant son retour devant la représentation nationale pour examen et adoption. Dans le cadre de la préparation du document, plusieurs scénarios ont été étudiés. Fatoumata Traoré a confié que pour l’année 2027, les recettes de l’Etat sont attendues à plus de 3 500 milliards FCFA, soit une progression estimée à 14,84 % par rapport à 2026.

Du côté des dépenses, les prévisions dépassent 4 500 milliards F CFA, soit une hausse de 16 % comparativement à l’exercice précédent. Sur le plan macroéconomique, elle a estimé que le taux de croissance se situe environ à 6 % en 2027 contre 5,17 % en 2026. « Les secteurs jugés prioritaires demeurent ceux retenus dans le cadre du Plan de relance national. Il s’agit de la défense et de la sécurité, de l’éducation, de la santé, de l’agriculture, de l’industrie », a-t-elle fait ressortir. De l’avis de la ministre déléguée chargée du budget, ces domaines continueront ainsi de bénéficier d’une attention particulière dans l’allocation des ressources publiques en raison de leur rôle stratégique dans le développement économique et social du pays.

Oumarou RABO

Lutte contre le diabète au Burkina Faso : l’ONG Santé Diabète présente les acquis de son plan triennal

L’ONG Santé Diabète, en partenariat avec la Direction de la prévention et du contrôle des maladies non transmissibles (DPCM), a présenté, le 24 juin 2026 à Ouagadougou, le bilan de son plan triennal 2023-2026. Plus de 60 000 personnes à risque ont été touchées par les actions de sensibilisation et de dépistage menées à travers le pays. Des journalistes engagés dans la lutte contre le diabète ont également été récompensés.

La cheffe de projet « Offre de soins et appui aux politiques » de l’ONG Santé Diabète, Dr Julie Patricia Kamouni, a indiqué que plus de 60 000 personnes exposées aux facteurs de risque du diabète ont été sensibilisées à travers diverses campagnes d’information, de prévention et de dépistage.

Selon la cheffe de projet Offre de soins et appui aux politiques de l’ONG Santé Diabète, le Dr Julie Patricia Kamouni, les interventions réalisées ont contribué à renforcer la sensibilisation des populations ainsi que les activités de dépistage sur l’ensemble du territoire national. Elle a précisé que ces actions ont permis de cibler des personnes fortement exposées aux facteurs de risque grâce à diverses campagnes d’information et de proximité.

Le représentant de la Directrice de la prévention et du contrôle des maladies non transmissibles, Dr San Désiré C. Barro, a rappelé l’importance du dépistage précoce pour éviter les complications liées à la maladie.

Le Dr San Désiré C. Barro, représentant la Directrice de la prévention et du contrôle des maladies non transmissibles, a souligné que ces efforts ont grandement amélioré les connaissances des populations sur cette maladie chronique. Selon lui, cette approche favorise une détection précoce des cas, réduisant ainsi considérablement les risques de complications graves.

Wamini Micheline Ouédraogo, journaliste aux Éditions Sidwaya, a remporté le deuxième prix.

La cérémonie a également été marquée par la distinction de plusieurs professionnels des médias pour leurs productions journalistiques consacrées à la lutte contre la maladie. À ce titre, Wamini Micheline Ouédraogo, journaliste aux Éditions Sidwaya, a décroché le deuxième prix de ce concours d’excellence.

À l’issue des échanges, les participants ont réaffirmé leur engagement mutuel à poursuivre et à intensifier les efforts de prévention et de prise en charge du diabète, désormais considéré comme un défi majeur de santé publique au Burkina Faso.

Hubert BADO