Carnet santé: des habitudes qui aident à faire baisser la tension

L’hypertension artérielle est l’un des principaux facteurs de risque d’accident vasculaire cérébral et d’infarctus du myocarde et touche près d’un adulte sur trois. Si le traitement médicamenteux reste indispensable pour de nombreux patients, certaines habitudes de vie contribuent réellement à faire baisser la pression artérielle.

Des habitudes de vie peuvent aider certaines personnes à faire baisser leur pression artérielle, même si le traitement médicamenteux reste nécessaire. Quel régime alimentaire adopter pour faire baisser l’hypertension ? Les recommandations 2024 de la Société européenne de cardiologie (ESC) mettent en avant le régime méditerranéen et le régime DASH (Dietary Approaches to Stop Hypertension) parmi les mesures non médicamenteuses de première intention dans la prise en charge de l’hypertension artérielle. Le régime DASH a été conçu spécifiquement pour agir sur la pression artérielle.

Il privilégie les fruits, les légumes, les légumineuses et les produits laitiers pauvres en graisses, tout en limitant le sodium et les graisses saturées. Des études montrent une réduction de la pression systolique chez les personnes hypertendues. Le régime méditerranéen repose sur les mêmes grands principes. Des végétaux en abondance, légumineuses, poissons, huile d’olive, et peu de viande rouge ou de produits ultra-transformés.

L’activité physique pour réguler la tension

Ses bénéfices cardiovasculaires globaux sont solides, même si son effet sur la pression systolique varie davantage d’un individu à l’autre. Les deux approches sont complémentaires et peuvent être adaptées aux habitudes alimentaires de chacun. Les recommandations 2024 ESC fixent l’objectif de moins de 5 g de sel par jour.

L’alcool doit être évité autant que possible et, dans tous les cas, ne pas dépasser 100g d’alcool pur par semaine. Bouger régulièrement figure parmi les mesures les plus efficaces pour réduire la pression artérielle. Mais tous les types d’efforts ne se valent pas. Les activités d’endurance d’intensité faible à modérée sont les mieux adaptées.

Les exercices de renforcement musculaire à faible charge réduisent également la tension sans effet délétère. Les efforts de résistance intense, en revanche, sont à éviter tant que la pression artérielle n’est pas contrôlée. Marche rapide, natation, vélo, danse sont des activités accessibles au quotidien et particulièrement recommandées. Il est préconisé au minimum 150 minutes d’activité modérée par semaine.

Ce qui compte avant tout, c’est la régularité, c’est-à-dire des séances courtes et fréquentes. Avant de démarrer ou d’intensifier une pratique sportive, les personnes hypertendues doivent en parler avec leur médecin.

A ne pas négliger le Stress et sommeil

Le stress chronique agit sur la tension artérielle par activation du système nerveux sympathique, le système de commande automatique de l’orga-nisme qui prépare le corps à réagir en situation d’urgence. Cette activation entraîne une augmentation de la fréquence cardiaque et une vasoconstriction, c’est-à-dire un rétrécissement des vaisseaux sanguins, qui élève mécaniquement la pression artérielle. Lorsque cette activation devient chronique, ses effets sur la tension peuvent s’installer durablement. Parmi les techniques étudiées pour contrer ce mécanisme, la cohérence cardiaque agit sur le système nerveux autonome en favorisant un retour au calme. Des données empiriques et quelques études suggèrent des effets bénéfiques sur l’anxiété et le stress, mais les mécanismes restent encore mal compris et les preuves parcellaires.

La méditation de pleine conscience et la relaxation musculaire progressive s’inscrivent dans la même logique. Ces exercices ne doivent pas se substituer aux traitements médicamenteux ou à l’activité physique. Le sommeil est un levier tout aussi concret. Dormir moins de sept heures par nuit, ou souffrir d’apnées obstructives du sommeil, perturbe le système nerveux sympathique et le métabolisme, ce qui favorise l’hypertension artérielle. Prendre soin de son sommeil fait donc partie intégrante d’une approche glo-bale de la tension.

En somme, une alimentation équilibrée, une activité physique régulière, une gestion du stress et un sommeil de qualité agissent sur la pression artérielle par des mécanismes distincts et complémentaires. Leur efficacité est reconnue par les recommandations scientifiques actuelles, à condition d’être maintenues dans la durée. Elles ne remplacent pas un traitement médical lorsqu’il est nécessaire, mais peuvent, dans certains cas, en retarder l’instauration ou en renforcer l’efficacité. Aucun médicament antihypertenseur ne doit être arrêté sans avis médical.

Adama SEDGO

Source : santesurlenet.com

Lutte contre les stupéfiants: 162 tonnes de drogues saisies en 2025

Le ministère de la Sécurité a lancé les activités commémoratives de la 39e journée internationale contre l’abus et le trafic Illicite de la drogue, vendredi 26 juin 2026, à Ouagadougou. Ce lancement marque l’opérationnalisation de la stratégie nationale de lutte contre la drogue 2026-2030.

« Stratégie nationale de lutte contre la drogue : passer à l’action par une réponse coordonnée », c’est autour de ce thème que le ministère de la Sécurité a lancé les activités de la 39e journée internationale contre l’abus et le trafic Illicite de la drogue. C’était le vendredi 26 juin 2026 à Ouagadougou. Ce lancement marque également l’entrée en phase opérationnelle de la stratégie nationale de lutte contre la drogue 2026-2030. La cérémonie a été ponctuée par des messages d’interpellation et un théâtre forum animé par des agents de la Police nationale dénonçant les méfaits de la drogue en milieu scolaire.

La secrétaire générale de la région du Kadiogo, Aïssatou Angelina Traoré qui représentait le ministre de la Sécurité, elle a apprécié le thème de cette édition qui traduit la conviction que la lutte contre la drogue ne saurait être l’affaire d’un seul acteur. « Longtemps perçu comme un pays de transit, notre pays est aujourd’hui confronté à une réalité plus complexe, marquée par l’augmentation de la consommation, la diversification des substances psychoactives et la persistance des réseaux criminels toujours plus organisés », a-t-elle regretté.

En 2025, a-t-elle illustré, des actions menées ont permis de sensibiliser plus de 437 000 personnes sur les dangers liés à la consommation des drogues. Aussi, a-t-elle ajouté, plus de 162 tonnes de drogues ont été saisies par les ser-vices compétents, 524 personnes ont été interpellées pour des infractions liées à la drogue et 2 422 personnes ont bénéficié d’une prise en charge. Le représentant du Secrétariat permanent du comité national de lutte contre la drogue (SP/CNLD), Boukary Traoré, a rappelé que la drogue demeure une menace grave au Burkina.

Car, pour lui, les trafiquants innovent sans cesse, de nouvelles substances apparaissent avec pour conséquences la destruction de la santé, la déscolarisation de la jeunesse, l’accroissement de l’insécurité et de la criminalité organisée. « Les réseaux criminels liés au trafic participent même au financement du terrorisme qui menace directement la paix et la stabilité de notre Nation », a-t-il soutenu. C’est pourquoi, il a appelé à une mobilisation collective, car, a-t-il estimé que la lutte contre la drogue n’est pas une affaire exclusive des pouvoirs publics.

Adama SEDGO Mouniratou

OUEDRAOGO (Stagiaire)

Loi sur les libertés d’association au Burkina Faso: la Communauté Tidjania se conforme aux nouvelles dispositions

La Communauté islamique de la Tidjania du Burkina Faso (CITBF) a tenu, les 27 et 28 juin 2026 à Ouagadougou, une assemblée générale extraordinaire placée sur le thème : « Préservation de la foi islamique et respect des normes institutionnelles au Burkina Faso ».

L’assemblée générale extraordinaire visait principalement à mettre les textes fondamentaux de l’organisation en conformité avec les dispositions de la loi n°011-2025/ALT du 17 juillet 2025 portant liberté d’association au Burkina Faso. À l’ouverture des travaux, le Khalife général de la Tidjania, Dr Cheikh Sidi Mohamed Maïga, a invité les participants à une réflexion approfondie sur la préservation de la foi islamique, tout en soulignant l’importance du respect des textes législatifs et réglementaires du Burkina Faso comme fondement de la coexistence pacifique.

Selon lui, la foi constitue un trésor qu’il convient de préserver en toutes circonstances. « Face aux mutations du monde et de notre société, la Tidjania doit demeurer un ancrage de paix et de tolérance. Notre foi se préserve par l’éducation, le zikr et un comportement exemplaire. Nous devons transmettre aux jeunes, un islam du juste milieu, éloigné de tout débordement », a-t-il déclaré. Abordant la question du respect des institutions, le Khalife général a rappelé que le respect des lois de la République est un devoir de citoyenneté pour tout musulman. « Notre foi ne s’oppose pas aux lois de notre pays, elle les respecte. Le Burkina Faso est notre maison commune. Respecter les normes institutionnelles, c’est contribuer à la stabilité sociale.

La Tidjania a toujours prôné la coexistence pacifique et le respect des autorités nationales, et entend poursuivre dans cette dynamique. Nous, héritiers de Cheikh Ahmad Tidjane, devons accompagner et contribuer à la construction d’une nation de paix, de cohésion sociale et de vivre-ensemble, à l’image du prophète Mohammed qui a bâti un Etat à Médine », a-t-il affirmé. Les travaux ont essentiellement porté sur la relecture et l’adoption des textes révisés de la communauté afin de les adapter aux exigences de la nouvelle législation sur les associations. A la clôture de l’assemblée générale extraordinaire, le président de la CITBF, El hadj Saïd Kadre Sawadogo, reconduit à la tête de l’organisation, a, par la voix du Dr Mohamed Ouédraogo, salué la qualité des échanges ainsi que les résultats obtenus.

Il a invité les membres du bureau à poursuivre leurs efforts en faveur de la paix, de la cohésion sociale et du rayonnement de la communauté tidjania au Burkina Faso.Présent à la cérémonie de clôture, le président de la Fédération des associations islamiques du Burkina (FAIB), Moussa Kouanda, a félicité la Communauté islamique de la Tidjania pour cette démarche de mise en conformité avec la législation nationale. Il a salué son engagement constant en faveur de la paix, du vivre-ensemble et du respect des institutions de la République, avant d’inviter l’ensemble des associations islamiques à inscrire leurs actions dans le respect des textes en vigueur et dans l’intérêt supérieur de la Nation burkinabè.

Hubert BADO

Cour d’appel de Bobo-Dioulasso : L’assassinat de trois agents du CCVA rejugé à Gaoua

La Cour d’appel de Bobo-Dioulasso tient des audiences foraines à Gaoua du 29 juin au 3 juillet 2026. L’annonce a été faite par le Procureur général près de la Cour d’appel de Bobo-Dioulasso, Adama Kafando. En effet, la chambre criminelle siégera du 29 juin au 2 juillet 2026 dans la salle d’audience du Tribunal de grande instance (TGI) de Gaoua. Les audiences de la chambre correctionnelle se dérouleront quant à elles du 2 au 3 juillet 2026 dans la salle des fêtes de la mairie de Gaoua.

Au total, dix-neuf dossiers mettant en cause quarante-cinq accusés et prévenus seront examinés en appel, d’après le Procureur général, Adama Kafando. Les affaires concernent notamment des crimes de sang, le trafic international de drogue à haut risque, l’enrichissement illicite, le commerce incompatible, les coups et blessures volontaires, ainsi que des faits de vol et de recel.

Parmi les dossiers criminels en appel figure l’affaire de l’assassinat de trois agents du Centre de Contrôle de Véhicule Automobile (CCVA) commis dans le village de Banlo, commune de Bouroum-Bouroum sur l’axe Gaoua-Diébougou. Selon le parquet général, les victimes revenaient d’une cérémonie de passation de service à Gaoua et se rendaient à Bobo-Dioulasso lorsqu’ils ont mortellement percuté un garçon de dix ans qui tentait de traverser la chaussée à vélo. En représailles à cet accident malheureux, l’oncle du garçonnet a incité les populations de la localité à lyncher les trois occupants du véhicule en faisant usage de pistolets de fabrication locale, d’objets contondants et de pierres. En première instance, la chambre criminelle de la Cour d’appel avait prononcé contre les accusés des condamnations allant de trois ans d’emprisonnement à la prison à vie ainsi que des amendes fermes.

À travers cette session foraine, Adama Kafando invite les populations à assister aux audiences afin de mieux comprendre le fonctionnement de la justice et de tirer profit de leur portée pédagogique.

B J-M T

 

 

 

 

Ouagadougou : le Camarade Président du Faso, Capitaine Ibrahim TRAORÉ a reçu en audience les présidents des parlements des pays de la Confédération AES

Le Camarade Président du Faso, Président de la Confédération des États du Sahel (AES), Capitaine Ibrahim TRAORÉ, a reçu en audience, ce lundi 29 juin 2026, les présidents des parlements des pays membres de la Confédération AES. Réunis à Ouagadougou pour avancer sur la mise en place du parlement confédéral, le président du Conseil Consultatif de la Refondation (CCR) du Niger, Dr Mamoudou Harouna DJINGAREY et le président du Conseil National de Transition (CNT) du Mali, le Général de corps d’armée Malick DIAW, accompagnés du Dr Ousmane BOUGOUMA, président de l’Assemblée législative du Peuple (ALP) burkinabè sont venus recueillir les orientations du Président de la Confédération.

Le porte-parole de la délégation, le Président de l’Assemblée législative du Peuple, Dr Ousmane BOUGOUMA, a rappelé : « Les 18 et 19 septembre 2025, les présidents des parlements de l’AES s’étaient retrouvés à Ouagadougou pour élaborer les projets de textes relatifs aux sessions confédérales. Ces textes ont ensuite été adoptés par la Conférence des Chefs d’État le 23 décembre 2025 à Bamako. »

Selon lui, l’audience avec le Président du Faso visait à obtenir des conseils et une ligne de conduite avant d’entamer les travaux de la session. « Nous venons d’obtenir auprès de Son Excellence, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, le feu vert pour aller très vite vers la mise en place de cette session confédérale. Dans les jours à venir, nous procéderons à la désignation des députés et convoquerons la session dans les plus brefs délais », a-t-il affirmé.

Dr BOUGOUMA a précisé que l’objectif de ce parlement confédéral est de compléter l’architecture institutionnelle de l’AES, en offrant une représentation directe des peuples. Il sera chargé de contrôler l’action confédérale, d’informer les citoyens sur les dossiers en cours et de porter leurs voix au sein de l’espace sahélien.

Direction de la communication de la Présidence du Faso

Train Lhassa-Xining : Moments inoubliables sur la « Route du ciel » 

Dans le cadre du « Voyage des talents ferroviaires africains- A la découverte du Qinghai-Tibet », l’opportunité a été offerte à la délégation africaine d’emprunter un train touristique spécial afin d’expérimenter l’intégralité de la ligne ferroviaire Qinghai-Xizang, ce « dragon d’acier » du plateau qui a surmonté de multiples défis techniques d’envergure mondiale. 

 

Avez-vous déjà entendu parler de la ligne ferroviaire Qinghai-Xizang? Certainement oui car elle constitue une véritable référence mondiale dans la construction de chemins de fer. Reliant Xining, dans la province du Qinghai, à Lhassa, dans la Région autonome du Xizang, elle s’étend sur 1 956 kilomètres, dont plus de 960 kilomètres à plus de 4 000 mètres d’altitude et son point culminant atteint 5 072 mètres au col de Tanggula. Il s’agit de la ligne ferroviaire de plateau la plus haute parcourant la plus longue distance sur le pergélisol et traversant les environnements les plus complexes. Connue sous le nom de « Route du Ciel » à travers les terres enneigées, elle constitue une étape remarquable dans l’histoire de la construction ferroviaire chinoise, une merveille rare de l’ingénierie mondiale et un modèle incarnant des philosophies de développement saines.

Reliant Xining à Lhassa, la ligne ferroviaire Qinghai-Xizang constitue une véritable référence mondiale dans la construction de chemins de fer

Les 130 000 ouvriers qui l’ont construit ont surmonté trois défis redoutables dont l’altitude extrême, le pergélisol permanent et la fragilité de l’écosystème.

Le projet a été réalisé en deux phases. La section Xining-Golmud a été achevée et ouverte au trafic en 1984. La partie majeure Golmud-Lhassa, quant à elle, a débuté en 2001 et est officiellement entrée en service le 1er juillet 2006. Détentrice de plusieurs records mondiaux, la construction et l’exploitation sûre et durable de cette ligne constituent une avancée majeure dans le domaine de l’ingénierie en haute altitude à l’échelle mondiale. Face aux conditions extrêmes du plateau notamment le pergélisol permanent, la faible teneur en oxygène et le froid intense, les équipes d’ingénieurs chinoises ont mis en œuvre une série de technologies innovantes et éprouvées pour assurer la stabilité du pergélisol, la protection des remblais et l’adaptation à l’environnement.

Les 130 000 ouvriers qui l’ont construit ont surmonté trois défis redoutables dont l’altitude extrême, le pergélisol permanent et la fragilité de l’écosystème

Ces solutions techniques complètes garantissent la stabilité des ouvrages, la sécurité de circulation par tous les temps et la fiabilité à long terme de la ligne, comblant plusieurs lacunes techniques dans le domaine international de la construction ferroviaire sur plateau.

Le respect de l’environnement, un principe fondamental 

Tout au long de la « Route du ciel », les voyageurs africains ont également pu admirer le lac Cuo Na, le lac d’eau douce le plus haut du monde

Le respect de l’environnement a été un principe fondamental tout au long de la construction et de l’exploitation. Le tracé évite strictement les zones écologiques centrales. Des passages dédiés à la migration des animaux sauvages ont été aménagés sur la ligne pour préserver leurs habitats et leurs itinéraires de déplacement. Des mesures complètes de protection et de restauration écologique ont permis de conserver l’intégrité des zones humides, de la végétation alpine et des écosystèmes locaux. Le Chemin de fer Qinghai-Xizang est ainsi devenu un modèle de cohabitation harmonieuse entre grands ouvrages d’infrastructure et protection de l’environnement.

S’étendant sur 1 956 kilomètres, il s’agit de la ligne ferroviaire de plateau la plus haute parcourant la plus longue distance sur le pergélisol

Infrastructure de transport stratégique majeure pour le pays et réalisation d’ingénierie mondialement réputée sur plateau, le Chemin de fer Qinghai-Xizang reste un axe essentiel au soutien du développement économique, social et culturel du Plateau Qinghai-Xizang. Depuis sa mise en service complète, cette ligne emblématique a amélioré globalement les capacités de transport régionales, favorisé le développement de haute qualité des zones frontalières et encouragé les échanges ethniques ainsi que la protection écologique sur le plateau.

Les journalistes et experts africains ont vécu des moments inoubliables tout au long de la route du ciel, l’une des plus belles lignes au monde

Il a fortement réduit les coûts de déplacement et de logistique, facilité la circulation des personnes, des marchandises et des ressources, et stimulé la croissance du tourisme sur plateau, des productions agricoles et d’élevage caractéristiques ainsi que du commerce frontalier. Il favorise le développement coordonné entre les régions de l’intérieur du pays et le plateau, améliore les conditions de vie des populations locales et renforce l’unité ethnique, la stabilité sociale et la prospérité des frontières.

Plus qu’un simple miracle d’ingénierie, le Chemin de fer Qinghai-Xizang incarne la persévérance, la sagesse, le respect de la nature et l’unité. C’est un lien durable qui relie le plateau au reste de la Chine continentale, apportant prospérité, espoir et une vie meilleure aux habitants du Toit du monde.

Aux dires du capitaine Ma Junyoj, ce train dispose au total de 14 wagons et de 16 membres d’équipages

Dans le cadre du « Voyage des talents ferroviaires africains- A la découverte du Qinghai-Tibet », l’opportunité a été offerte à la délégation africaine d’emprunter un train touristique spécial afin d’expérimenter l’intégralité de la ligne ferroviaire Qinghai-Xizang.

Les voyageurs africains, séduits par la beauté du paysage n’ont pas hésité à sortir leurs téléphones pour capturer ces moments uniques

Aux dires du capitaine du train Ma Junyoj, ce train dispose au total de 14 wagons et de 16 membres d’équipages. Il est équipé de voitures-lits à oxygène complet et d’un wagon-restaurant aux spécialités culinaires uniques. Il dispose également de personnel médical professionnel permettant aux voyageurs de vivre sans risque une expérience touristique immersive en haute altitude.

L’une des plus belles lignes au monde

Les montagnes Tanggula ont constitués l’une des plus grandes attractions touristiques qui a retenu l’attention de la délégation africaine

A bord de ce train magnifique pendant 21 heures, les journalistes et experts africains ont vécu des moments inoubliables tout au long de la route du ciel, l’une des plus belles lignes au monde offrant une vue panoramique sur la prairie tibétaine, les troupeaux de yaks, les montagnes enneigées ou encore l’arc en ciel géant qui a suscité beaucoup d’admiration auprès des voyageurs africains.

Le train est aussi équipé d’un wagon-restaurant qui permet de savourer les spécialités culinaires uniques de la localité

Les montagnes Tanggula qui se trouvent au cœur du plateau Qinghai-Xizang à la frontière de la province de Qinghai et de Xizang AR ont constitués également l’une des plus grandes attractions touristiques qui a également retenu l’attention de la délégation africaine. D’une hauteur moyenne de plus de 5 500 mètres, le plus haut sommet appelé Geladandong est à 621 mètres au-dessus du niveau de la mer.

La gare Tanggula qui se dresse à 5 068 mètres d’altitude est l’endroit touristique le plus populaire de ce chemin de fer.

Tout au long de la « Route du ciel », les voyageurs africains ont également pu admirer le lac Cuo Na. Situé à une altitude de 4 594 mètres, c’est le lac d’eau douce le plus haut du monde. Il est également la source de la rivière Nujiang et est considéré comme un lac sacré par la population tibétaine locale. Les eaux du lac présentent des niveaux de couleurs distincts. Le vert clair près des rives et le bleu profond au centre, offrant un spectacle coloré magnifique. Sur les rives, la prairie de Qiangtang s’étend à perte de vue, avec des zones humides où la végétation aquatique est luxuriante.

Pour beaucoup de journalistes africains, le voyage sur la route du ciel restera l’une des plus belles expériences de leur séjour sur le « Toit du monde »

On y observe durant toute l’année diverses espèces d’oiseaux aquatiques, tels que des oies à tête tachetée et des canards sauvages, qui y nichent et tournoient. La voie ferrée longe de très près les rives du lac permettant aux voyageurs d’admirer de près la pureté de ce paysage lacustre, dans une atmosphère de sérénité.Pour beaucoup de journalistes et experts africains, le voyage sur la route du ciel restera l’une des plus belles expériences de leur séjour sur le « Toit du monde ».

Nadège YAMEOGO 

  

Barrage de Loumbila : cinq pêcheurs interpellés pour activités illicites

Cinq pêcheurs ont été interpellés et deux embarcations saisies à l’issue d’une opération de police piscicole menée les 24 et 25 juin 2026 sur le site de Loumbila, dans la région de l’Oubri.

La Direction générale des ressources halieutiques (DGRH), en collaboration avec la Direction générale des eaux et forêts (DGEF), a mené une opération de surveillance sur le plan d’eau de Loumbila, où le Burkina Faso expérimente la pisciculture en cages flottantes dans le cadre de l’Offensive agropastorale et halieutique (OAPH).

Cette offensive nationale vise une production annuelle de 100 000 tonnes de poisson, un objectif jugé central pour la souveraineté alimentaire du pays.

Conduite par le Commandant des eaux et forêts Karim Zerbo, la mission a permis l’interpellation de cinq pêcheurs surpris en train de mener des activités non autorisées entre les cages de production. Deux embarcations et plusieurs engins de pêche prohibés ont été saisis, de même qu’une quantité importante d’alevins.

Les services techniques rappellent l’interdiction de toute pêche non réglementée aux abords des zones d’élevage piscicole et invitent les usagers du barrage à se conformer aux textes en vigueur.

Cette opération s’inscrit dans une série de contrôles visant à protéger les investissements publics consentis dans le secteur halieutique, alors que le pays mise sur l’aquaculture pour réduire sa dépendance aux importations de poisson.

D. S.

VIIIe Journée nationale de l’arbre : La COGEF-Est offre 130 plants accompagnés de dispositifs de protection

A l’occasion de la VIIIe Journée nationale de l’arbre, célébrée, le samedi 20 juin 2026, et marquée par l’initiative « L’Heure patriotique pour reverdir le Faso », le Bureau régional de l’Est de la Confédération générale des Entreprises du Faso (COGEF-Est) a remis 130 plants accompagnés de grillages de protection. Par ce geste, l’organisation patronale entend apporter sa contribution à la réalisation de l’objectif national, à savoir planter cinq millions d’arbres en une heure.

A la faveur de la VIIIe édition de la Journée nationale de l’arbre, marquée par l’initiative « L’Heure patriotique pour reverdir le Faso », les Burkinabè se sont mobilisés comme un seul homme pour mettre en terre cinq millions de plants. Afin de contribuer à la réalisation de cet objectif national ambitieux, le Bureau régional de l’Est de la Confédération générale des Entreprises du Faso (COGEF-Est) a remis 130 plants assortis de dispositifs de protection. Et c’est le Gouverneur de la région, Ram Joseph KAFANDO, himself, qui a reçu, symboliquement, le don des mains du Secrétaire Général de la COGEF-Est, le Camarade Yenintierba OUALI dit DIARGAL, représentant le Président du Bureau régional, le Camarade Larba LANKOANDE. Au-delà de la remise des plants, les membres de l’organisation patronale, fortement mobilisés, ont pris part à l’opération de plantation sur plusieurs sites stratégiques. Ainsi, de la résidence du Gouverneur à la Cour d’appel de Fada N’Gourma, en passant par la Direction régionale du Commerce, la Délégation consulaire régionale, le Trésor public, la Police municipale, le Centre médical urbain du secteur 2, la FEME de l’Est et la grande mosquée de la ville, ils ont planté utile.

Un geste hautement patriotique

 

Le Président du Bureau régional, le Camarade Larba LANKOANDE, a indiqué que la COGEF-Est ne pouvait rester en marge d’une initiative aussi noble, fédératrice, patriotique et porteuse d’espoir pour les générations futures. Pour lui, c’est un devoir citoyen. « C’est pourquoi nous nous sommes mobilisés pour accompagner cette initiative du Camarade Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré », a renchéri le Camarade Yenintierba OUALI dit DIARGAL. Pour sa part, le Gouverneur de la région, Ram Joseph KAFANDO, a salué l’engagement du Bureau régional de la COGEF-Est aux côtés des autorités régionales dans la mise en œuvre de cet ambitieux programme de reconstitution du couvert végétal. « Au nom du gouvernement, je tiens à leur exprimer toute notre gratitude pour les efforts consentis et pour ce geste empreint de patriotisme et de civisme », a-t-il déclaré. Selon le Président du Bureau régional, le Camarade Larba LANKOANDE, la COGEF-Est n’en est pas à son premier geste. En effet, a-t-il rappelé, à la précédente édition de la Journée nationale de l’arbre, l’organisation patronale avait déjà apporté une contribution significative de 120 plants accompagnés de grillages de protection. Un an plus tard, le bilan est jugé satisfaisant, avec un taux de survie estimé à 95%. Cet engagement constant de la COGEF-Est, a souligné le Camarade Gouverneur Ram Joseph Kafando, constitue un exemple inspirant pour les autres structures. Amoureux inconditionnel de l’arbre et de la nature, le Camarade Larba LANKOANDE a exprimé sa gratitude aux autorités régionales, au Bureau de la COGEF-Est ainsi qu’à ses collègues entrepreneurs mobilisés pour la réussite de cette activité citoyenne.

Joanny SOW

Confédération des Etats du Sahel : le chef de l’Etat donne des orientations pour une jeunesse sahélienne engagée et productive

Le Président du Faso, Président de la Confédération des Etats du Sahel (AES), le camarade capitaine Ibrahim Traoré a reçu en audience, le vendredi 26 juin 2026, une délégation des ministres chargés de la jeunesse des pays membres de la Confédération AES, conduite par la ministre burkinabè, la camarade Annick Lydie Djouma Pikbougoum.

Présents à Ouagadougou dans le cadre de la réunion des ministres chargés des sports et de la jeunesse de la Confédération des Etats du Sahel, la délégation a dit être venue prendre les orientations du président de la Confédération.  La majorité de la population de la Confédération AES est jeune « et aujourd’hui, cette jeunesse est au cœur de l’action et de la mission de nos plus hautes autorités », a souligné le ministre de la jeunesse et des sports, chargé de l’instruction civique et de la Cconstruction citoyenne du Mali, Abdoul Kassim Ibrahim Fomba, porte-parole de la délégation.

Selon le ministre malien, le capitaine Ibrahim Traoré a rappelé avec force que les jeunes constituent la ressource la plus précieuse des Etats de la Confédération AES, tout en donnant des orientations pour calibrer et encadrer cette force vive afin de répondre concrètement aux aspirations des populations et relever les défis de la région. Le ministre des sports, de la jeunesse et de l’emploi du Burkina Faso, camarade Annick Lydie Djouma Pikbougoum et ses homologues du Mali et du Niger, s’engagent à concrétiser les orientations reçues du Président de la Confédération, le camarade capitaine Ibrahim Traoré.

Direction de la Communication de la Présidence du Faso

Rupture des relations diplomatiques avec la France : « Nous continuerons à bâtir des partenariats équilibrés fondés sur le respect mutuel », Léonard Lompo, DG des affaires juridiques et consulaires

Le Burkina Faso a rompu, via un communiqué rendu public, le vendredi 26 juin 2026, ses relations diplomatiques avec la France. Dans cette interview, le directeur général des affaires juridiques et consulaires au ministère des Affaires étrangères, Léonard Lompo, revient sur les implications de cette décision.

Sidwaya(S) : Le Burkina Faso vient de rompre ses relations diplomatiques avec la France. Qu’est-ce que cela signifie dans les relations internationales ?

Léonard Lompo (L.L) : La rupture des relations diplomatiques est la cessation des relations officielles entre États. Cette rupture est un mode normal de cette cessation prévue par le droit international et, précisément, la Convention de Vienne du 18 avril 1961 sur les relations diplomatiques. Elle résulte d’un acte de souveraineté unilatéral.

S : Pouvez-vous revenir sur les causes réelles de cette rupture diplomatiques ?

L.L : Plusieurs raisons peuvent expliquer une rupture des relations diplomatiques. Dans le cas d’espèce, il ressort du communiqué du gouvernement, lu à la RTB, le 26 juin 2026, un ensemble d’éléments qui ont concouru à cette rupture. Pour le gouvernement, après analyse, les conditions de relations bilatérales fondées sur le respect mutuel, la confiance réciproque, la non-ingérence dans les affaires intérieures des États et le respect de la souveraineté de notre pays n’étaient plus réunies. En un mot, la dégradation des relations politiques entre les deux États, depuis quatre mois maintenant, explique cette rupture.

S : Dans quelles circonstances, la rupture diplomatique devient un dernier recours entre deux États ?

L.L : La décision de rompre les relations diplomatiques est effectivement un dernier recours. En effet, avant la prise de cette décision, il y a des signaux des désaccords entre les deux États. Pour le cas d’espèce, il vous souviendra que le gouvernement burkinabè, à plusieurs reprises, a protesté contre certains actes des autorités françaises. La dénonciation de certains accords et le départ de l’ambassadeur français en 2023, l’incrimination des médias français dans le traitement de l’information concernant notre pays et bien d’autres faits et gestes étaient des signes avant-coureurs de cette rupture. Face à tout cela, et pour marquer sa désapprobation, le gouvernement burkinabè a pris cette décision politique majeure.

S : Quelles sont les conséquences immédiates de cette nouvelle pour les représentations diplomatiques et les consulats qui se trouvent dans les deux États ?

L.L : De part et d’autre, les conséquences immédiates concernent essentiellement la fermeture du canal diplomatique bilatéral classique ; la fermeture des missions diplomatiques et postes consulaires et la cessation subséquente de leurs activités, dans les délais prévus ; le départ des personnels diplomatiques et des fonctionnaires consulaires. Pour la question des locaux, des biens et des archives diplomatiques et consulaires est essentielle, il faut relever que la Convention de Vienne de 1961 sur les relations diplomatiques (article 45) et la Convention de Vienne de 1963 sur les relations consulaires (article 27) font obligation aux États, en cas de rupture, de les protéger. Le Burkina Faso rassure qu’il veillera à cette protection, conformément au communiqué du 26 juin 2026 et du courrier diplomatique du 26 juin 2026 adressé à la République française. Les mêmes articles prévoient la possibilité, de part et d’autre, de recourir au mécanisme diplomatique de la « Puissance protectrice ». Selon ce mécanisme, chacun des deux États peut confier à un État tiers la garde des locaux diplomatiques et consulaires, des biens qui s’y trouvent et des archives diplomatiques et consulaires. Le choix de l’État tiers doit être convenu entre les deux États.

S : Avec cette décision, peut-on dire que le Burkina Faso a pleinement exercé son droit au respect de sa souveraineté ?

L.L : Oui, c’est tout le sens du communiqué du gouvernement.

S : Selon certaines opinions, le Burkina Faso perd plus. Qu’en est-il réellement ?

L.L : Cette opinion, à mon avis, doit être nuancée. Chacun des deux États a des intérêts sur le territoire de l’autre. Le plus important est de trouver le mécanisme de les protéger.

S : Quelles peuvent être les éventuelles implications sur les ressortissants des deux États ?

L.L : Le gouvernement a clairement indiqué que cette décision concerne exclusivement le cadre institutionnel des relations entre les deux États. Elle ne vise ni les peuples, ni les citoyens. Les liens humains, historiques, culturels et sociaux entre les peuples burkinabè et français demeurent. Les autorités burkinabè assureront pleinement la protection des ressortissants français vivant sur le territoire national, conformément à la Constitution, aux lois et aux conventions internationales applicables et notamment les Conventions de Vienne de 1961 et 1963. De même, le Burkina Faso continuera à suivre avec la plus grande attention la situation de ses ressortissants établis en France. En tout état de cause, l’obligation de chaque État de protéger les citoyens de l’autre doit être entendue ici dans le sens du respect du principe de réciprocité.

S : Existe-t-il d’autres mécanismes diplomatiques afin de maintenir un dialogue malgré la rupture officielle des relations ?

L.L : Une des conséquences de la rupture des relations diplomatiques est la cessation des relations officielles. La communication directe entre les deux États est tout aussi interrompue. Mais, comme indiqué plus haut, la communication indirecte peut être instaurée par le biais des Puissances protectrices susmentionnées.

S : Nous avons en mémoire les ruptures diplomatiques qui ont eu lieu entre des pays comme le Rwanda et la France, Cuba et les États-Unis mais dont les relations se sont normalisées après. Un tel scénario est-il possible entre le Burkina Faso et la France ?

L.L : En droit international, une rupture des relations diplomatiques n’est pas une situation irréversible. L’histoire des relations internationales montre que plusieurs États ont rompu, puis rétabli leurs relations lorsque les circonstances ont évolué. Quelques exemples, nous avons le rétablissement des relations entre le Burkina Faso et la République populaire de Chine en 2018, après la rupture de 1994 ; le rétablissement des relations entre le Royaume-Uni et la Libye en 1999 ; le rétablissement de relations entre la France et l’Irak après leur rupture à la faveur de la Guerre du Golfe et le rétablissement de relations entre les USA et Libye en 2006 après leur rupture en 1979. Il appartient aux deux États d’apprécier, en toute souveraineté, le moment où les conditions d’une reprise des relations sont de nouveau réunies. Pour le Burkina Faso, toute normalisation éventuelle devra reposer sur le respect mutuel, la non-ingérence, l’égalité souveraine et la prise en compte des intérêts légitimes des deux États.

S : Quelles sont les conditions indispensables pour le retour à la normale ?

L.L : Les conditions du rétablissement peuvent être entendues comme la disparition des causes qui ont prévalu à la rupture.

S : Quel message aviez-vous à donner aux citoyens burkinabè, notamment ceux vivant en France ?

L.L : C’est de les rassurer que le gouvernement est bien conscient de leur situation et prendra les mesures nécessaires pour que leur protection, celle de leurs intérêts et de leurs biens soient assurées.

S : Avez-vous un dernier mot ?

L.L : Mon dernier mot est de rassurer l’opinion, après le camarade ministre Porte-Parole du gouvernement, que le Burkina Faso demeure un État ouvert sur le monde. Notre décision procède d’une appréciation souveraine de nos intérêts nationaux. Elle ne remet nullement en cause notre engagement en faveur du dialogue, de la coopération internationale et de la paix. Nous continuerons à bâtir des partenariats équilibrés, fondés sur le respect mutuel, la réciprocité, la non-ingérence et l’égalité souveraine des Etats.

Interview réalisé par Soumaïla BONKOUNGOU