Frontière Bénin-Niger : installation d’un comité d’experts pour étudier les conditions de sa réouverture

Le Président béninois Romuald Wadagni a effectué, hier mardi 2 juin 2026, une visite de travail et d’amitié à Niamey au Niger. Cette visite a pris fin avec l’adoption d’un communiqué conjoint avec son homologue nigérien, le général d’armée Abdourahamane Tiani, qui a annoncé l’installation d’un comité d’experts chargé de recenser les obstacles et les conditions de les lever pour une réouverture de la frontière Bénin-Niger.

Ce communiqué conjoint rapporte qu’au cours d’un tête-tête et d’une séance de travail entre les deux présidents, élargie aux membres des deux délégations, plusieurs sujets d’intérêt commun ont été abordés. Les échanges se sont déroulés dans un climat de grande cordialité et ont permis de faire un examen approfondi des défis auxquels les deux pays sont confrontés, ainsi que des sujets majeurs qui font l’actualité au plan sous régional et international.

C’est ainsi que les deux présidents se sont félicités des relations anciennes de fraternité, d’amitié et de coopération qui lient le Niger et le Bénin et ont réaffirmé leur commune volonté de dynamiser la coopération bilatérale pour la hisser à la hauteur de leurs ambitions et des attentes légitimes de leurs peuples respectifs qui aspirent à la paix, à la sécurité et au développement.

Sur le plan sécuritaire, les présidents béninois et nigérien ont évoqué la menace terroriste au Sahel et en Afrique de l’Ouest. Ils ont réaffirmé leur engagement à unir leurs forces pour combattre le fléau du terrorisme et du banditisme qui sévit depuis plusieurs années dans la sous-région et qui compromet la mise en œuvre effective de tous les programmes de développement initiés par les gouvernements de leurs pays respectifs. Ils se sont aussi dit convaincus de la nécessité de renforcer la coopération au plan politique, économique, scientifique, culturel entre les deux pays et sont convenus d’accroître les échanges mutuels à tous les niveaux, notamment à travers la tenue régulière de la Commission mixte de coopération nigéro-béninoise.

Wadagni et Tiani ont également exprimé leur engagement à œuvrer à la levée de tous les obstacles au renforcement de la coopération entre les deux pays, notamment la réouverture de la frontière Bénin-Niger, pour laquelle « un comité d’experts chargé de recenser et de lever lesdits obstacles a été mis en place. Il dispose d’un délai de 15 jours pour rendre son rapport aux deux chefs d’Etat ».

Le chef de l’Etat, le général d’armée Abdourahamane Tiani a adressé ses sincères remerciements à son frère et homologue du Bénin pour sa visite au Niger. Ce dernier a aussi exprimé ses sincères remerciements à son frère et homologue du Niger pour l’accueil chaleureux et fraternel qui lui a été réservé ainsi qu’à sa délégation. Enfin, le président de la République du Bénin a invité son homologue nigérien à effectuer une visite officielle au Bénin.

Agence nigérienne de presse

BEPC 2026 dans le Djôrô: les zones jadis affectées participent pleinement aux examens

Le gouverneur de la région du Djôrô, Siaka Barro, a procédé au lancement officiel des épreuves du Brevet d’études du premier cycle (BEPC) au lycée municipal de Gaoua, le mardi 2 juin 2026. Cette session mobilise 8 800 candidats répartis dans l’ensemble de la région.

Plus de 8 800 candidats ont entamé, le mardi 2 juin 2026, les épreuves du Brevet d’études du premier cycle (BEPC) dans la région du Djôrô. Comme chaque année, le gouverneur de la région du Djôrô, Siaka Barro, est allé leur apporter ses encouragements au lycée municipal de Gaoua. Après avoir visité plusieurs salles de composition, le gouverneur a exprimé sa satisfaction quant à l’état d’esprit des candidats. « J’ai constaté ce matin que ce sont des candidats qui se font confiance », a-t-il déclaré. Raissatou Balma, élève candidate au BEPC, reconnaît avoir ressenti un léger stress à l’approche des épreuves, mais affirme s’être préparée à le surmonter grâce aux conseils reçus durant l’année scolaire.

« On nous a appris à ne pas paniquer, à rester nous-mêmes et à avoir confiance en nous. Quand on entre dans la salle, il ne faut pas avoir peur. C’est comme les devoirs que nous faisons en classe », a-t-elle confié. Selon le directeur régional en charge de l’enseignement secondaire, Pawin Michel Somé, les 8 800 candidats inscrits, dont 4 450 filles, composent dans 32 jurys répartis dans 77 centres secondaires. Le directeur régional a rassuré quant aux dispositions prises pour assurer le bon déroulement des examens. Les sujets ont été acheminés dans tous les centres de composition et le matériel nécessaire est disponible.

Le lancement du BEPC 2026 intervient dans un contexte marqué par l’amélioration de l’accès à l’éducation dans des localités qui faisaient auparavant face à certaines contraintes. Michel Somé a confirmé que les zones autrefois difficiles d’accès sont désormais pleinement intégrées au dispositif éducatif. « Les cours s’y sont bien déroulés et les candidats pourront prendre part aux examens sans problème », a-t-il indiqué. Pour le gouverneur Siaka Barro, cette situation est le fruit des efforts consentis par les forces combattantes et l’ensemble des acteurs du système éducatif.

Il a salué leur engagement qui a permis la continuité des enseignements et le fonctionnement normal des établissements scolaires dans plusieurs localités. Le premier responsable de la région a également invité les parents d’élèves à accompagner leurs enfants durant cette période d’examen et a exhorté les candidats à respecter les consignes des surveillants. En rappel, les résultats du premier tour sont prévus le 9 juin 2026.

Boudayinga J-M THIENON

Dématérialisation des procédures administratives: un atelier pour faire le bilan de sa mise en œuvre

La direction générale de la transformation digitale du ministère de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques organise, du 1er au 5 juin 2026 à Bobo-Dioulasso, un atelier de bilan et de projection sur la dématérialisation des procédures administratives. La rencontre vise à faire le point de toutes les actions entreprises en matière de dématérialisation depuis 2023 et de dégager des perspectives afin de réaliser l’ambition de zéro papier dans l’administration publique d’ici 2030.

La direction générale de la transformation digitale a réuni du 1er au 5 juin 2026 à Bobo-Dioulasso les directeurs des systèmes d’information des ministères et institutions autour d’un « atelier de bilan et de projection sur la dématérialisation des procédures administratives ». Ceux-ci vont entre autres examiner l’état de mise en œuvre des procédures identifiées à dématérialiser depuis 2023, faire le bilan des actions entreprises dans le cadre de la dématérialisation en 2025 et présenter le rôle des différents acteurs dans le processus de la dématérialisation et la vision de la dématérialisation pour 2026. C’est le secrétaire général du ministère de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, Borlli Michel Jonas Somé, qui a procédé à l’ouverture de cet atelier le 1er juin 2026.

Pour coller à l’ère du temps, c’est en ligne que celui-ci, de son bureau à Ouagadougou, a lancé les travaux de la rencontre à Bobo-Dioulasso. A l’entendre, le Burkina Faso s’est engagé dans la modernisation de l’administration à travers la dématérialisation des procédures administratives, avec pour objectif d’atteindre d’ici 2030 zéro papier dans les services publics. De nombreuses initiatives ont été prises dans ce sens depuis 2023. Il s’agit notamment de la mise en ligne de plateformes à fort impact social, du renforcement du cadre réglementaire avec l’adoption de décret, du renforcement des capacités des acteurs, de la sensibilisation des agents publics qui ont contribué à l’optimisation des coûts et des délais de traitement des demandes des populations.

S‘il y a eu des acquis, d’autres défis restent à relever. Ils portent notamment sur une gouvernance adaptée aux projets informatiques, l’implication et l’adhésion des acteurs métiers, des infrastructures numériques résilientes, une connectivité fiable et équitable, des mécanismes robustes de sécurité et de protection des données, des ressources humaines qualifiées et valorisées. La direction générale de la transformation digitale a alors organisé l’atelier pour passer en revue tout ce qui est mis en œuvre depuis 2023 à 2025. « Cet atelier a été organisé pour dresser un bilan de la dématérialisation des procédures administratives entamées par des institutions et les ministères.

Un engagement a été pris depuis 2023 par l’ensemble de ces acteurs sur les orientations du chef de l’Etat de faire en sorte que la dématérialisation soit une réalité au Burkina Faso de telle sorte que les populations puissent accéder à tous les services administratifs en ligne », a justifié le directeur général de la transformation digitale, Sié Maxime Da. Il a souligné que ces acteurs vont, au cours de la session, faire un bilan critique des insuffisances. Ils vont également faire un état des lieux des plates-formes qui devaient être dématérialisées et qui n’ont pas pu l’être avant 2026. Les participants vont, pendant les 5 jours, mettre en place une feuille de route et s’organiser pour exécuter les différentes recommandations qu’ils auront eux-mêmes définies à Bobo-Dioulasso.

Adaman DRABO

Solidarité nationale: la plateforme digitale « Dèmè Sira » officiellement lancée

La ministre de l’Action humanitaire et de la Solidarité, le lieutenant-colonel Passowendé Pélagie Kabré, a lancé officiellement la plateforme digitale « Dèmè Sira », mardi 2 juin 2026 à Ouagadougou.

Le Burkina Faso dispose désormais d’un nouvel outil numérique au service de la solidarité nationale. En effet, le ministère de l’Action humanitaire et de la Solidarité a officiellement lancé la plateforme digitale « Dèmè Sira », mardi 2 juin 2026 à Ouagadougou. Accessible via internet à l’adresse www.solidarité.gov.bf, cette plate-forme permettra de faciliter la prise en charge des personnes en situation de vulnérabilité, de renforcer la mobilisation citoyenne autour des actions de solidarité et d’assurer une gestion transparente des contributions.

Selon la ministre de l’Action humanitaire et de la Solidarité, le lieutenant-colonel, Passowendé Pélagie Kabré, cette initiative s’inscrit dans un contexte marqué par des défis sécuritaires, humanitaires et sociaux qui affectent de nombreuses familles burkinabè. Elle a expliqué que la plateforme « Dèmè Sira » constitue un pont entre les besoins des populations vulnérables et les bonnes volontés. La plateforme, a-t-elle poursuivi, permettra aux citoyens, à la diaspora, aux entreprises, aux organisations communautaires, aux influenceurs digitaux ainsi qu’aux partenaires de contribuer directement aux efforts de solidarité nationale.

La ministre de l’Action humanitaire et de la Solidarité, lieutenant-colonel Passowendé Pélagie Kabré : « Dèmè Sira » constitue un pont entre les besoins des populations vulnérables et les bonnes volontés ».

La ministre a également souligné que cet outil garantit la transparence et la traçabilité des contributions afin de renforcer la confiance des citoyens. La ministre chargée de la Solidarité a relevé que les crises successives ont fragilisé les conditions de vie de milliers de personnes, notamment les veuves, les enfants en difficulté, les personnes vivant avec un handicap, les personnes âgées et les populations déplacées. Pour elle, la vulnérabilité ne concerne pas uniquement les personnes qui la vivent, mais interpelle l’ensemble de la nation. « Le gouvernement a choisi la voie de la solidarité, de la responsabilité collective, du partage et de la résilience », a-t-elle soutenu.

Le directeur des systèmes d’information du ministère en charge de la solidarité, Abou-Bakar Traoré, a indiqué que la mise en place de la plateforme « Dèmè Sira » répond aux orientations du Manifeste de la Révolution progressiste et populaire, qui fait de la digitalisation un levier de modernisation de l’administration et de gouvernance efficace. De son avis, malgré les efforts de l’Etat et de ses partenaires, la gestion des situations de vulnérabilité reste confrontée à plusieurs difficultés, notamment la remontée tardive des alertes, la dispersion des informations et l’insuffisance des mécanismes de coordination et de suivi. « Dèmè Sira » a ainsi pour objectif d’identifier rapidement les situations de détresse sociale, de coordonner les interventions des différents acteurs et de réduire les délais de prise en charge des bénéficiaires, a-t-il expliqué.

Les données collectées permettront également d’améliorer le pilotage des politiques publiques de solidarité. Abou-Bakar Traoré a précisé que la plateforme offre plusieurs services, dont la soumission et le suivi des demandes d’assistance sociale, la gestion des plaintes, les appels à la solidarité, les contributions financières, ainsi que la publication de témoignages de bénéficiaires. « Elle intègre également des outils de suivi statistique destinés à faciliter la prise de décision », a-t-il ajouté. Le directeur des systèmes d’information a fait savoir que la plateforme est hébergée à l’Agence nationale de promotion des technologies de l’information et de la communication (ANPTIC). « Elle a été conçue en tenant compte des exigences d’accessibilité, de sécurité et de protection des données personnelles. Des mécanismes de sécurisation des accès, de traçabilité des opérations et de sauvegarde automatique des données ont notamment été mis en place », a-t-il affirmé..

Fatimata ZOUNGRANA (Stagiaire)

La culture du bon voisinage

Le nouveau Président béninois, Romuald Wadagni, est engagé dans une politique de décrispation des relations entre son pays et ceux de la Confédération des Etats du Sahel (AES), notamment le Burkina Faso, le Niger et le Mali. Si son mentor et prédécesseur, Patrice Talon, n’était pas en odeur de sainteté avec cette organisation, Wadagni, lui, semble s’inscrire dans une dynamique de rapprochement avec elle. Après avoir convié les pays de l’AES à son investiture le 24 mai dernier, le nouveau chef de l’Etat béninois semble dérouler une diplomatie de proximité.

« Le Bénin restera ouvert au monde, sans jamais s’éloigner de lui-même », a-t-il averti. Dans cette dynamique, le Président Wadagni a effectué, hier mardi 2 juin 2026, une visite d’amitié et de travail chez ses voisins du Nord, le Niger (dans la matinée) et le Burkina (l’après-midi). Dans une sous-région en proie à des tensions géopolitiques, le déplacement de Romuald Wadagni a de quoi consolider le dégel amorcé dans les relations avec l’AES. De toute évidence, le Bénin entretenait jusque-là des relations exécrables avec Niamey, Ouagadougou et Bamako. Si les pays de l’AES ont pris leurs distances avec la France, au point de se débarrasser de ses bases militaires, Cotonou collabore toujours étroitement avec l’ancienne puissance coloniale.

Cette fidélité à Paris a amené les autorités burkinabè, nigériennes et maliennes à se méfier avec juste raison du Bénin, considéré comme une base arrière française de déstabilisation dans la sous-région. Cette situation a entrainé la fermeture de la frontière entre le Bénin et le Niger. Ce qui a porté un coup dur aux échanges commerciaux de longue date entre les deux pays. S’ils ont répondu favorablement à l’invitation à participer à l’investiture de Wadagani, le Burkina Faso, le Niger et le Mali, engagés dans une politique souverainiste et décidés à s’affranchir du diktat de l’Hexagone, attendent des gages de bonne foi pour repartir sur de nouvelles bases avec le Bénin.

En se déplaçant à Niamey et à Ouagadougou, le nouveau président béninois a affiché sa volonté d’apaiser le climat et d’aller de l’avant, malgré les divergences géopolitiques. Les discussions avec ses homologues nigérien, le général Abdourahamane Tiani et burkinabè, le capitaine Ibrahim Traoré, ont porté sur des sujets sociopolitiques, économiques et sécuritaires, ce qui laisse entrevoir de belles perspectives. A Niamey, Wadagni et Tiani se sont engagés à œuvrer à la levée de tous les obstacles à la coopération, notamment la réouverture de la frontière commune.

Aussi, le chef de l’Etat béninois entend-t-il collaborer avec Niamey et Ouagadougou, dans la lutte contre le terrorisme. On imagine que Romuald Wadagni et ses hôtes se sont parlé en toute franchise, entre frères africains, condamnés à construire ensemble le continent et à réussir malgré l’adversité. Si Cotonou arrive à prouver que cette reprise des relations est empreinte de sincérité et non guidée par des manœuvres derrière lesquelles se cache Paris, l’avenir sera forcément prometteur. Après tout, les peuples du Niger, du Burkina Faso, du Mali et du Bénin partagent, à quelques exceptions près, les mêmes réalités et surtout les mêmes défis.

La question de la lutte contre le terrorisme, auquel ces Etats sont confrontés, même si c’est à des degrés divers, atteste de la nececcisté de collaborer pour venir à bout de l’ennemi commun. Le président béninois en a pleinement conscience et fait montre de sa volonté d’aller dans le sens des intérêts de son pays, même s’il est trop tôt pour applaudir. Plutôt que de se laisser aller au jeu trouble des occidentaux, il sied de cultiver davantage le bon voisinage et de renforcer la solidarité entre Etats, pour le bonheur des populations, dont les attentes sont nombreuses et multiformes.

Kader Patrick KARANTAO

Examens scolaires session 2026: 14 408 candidats au CEP et 10 391 au BEPC dans les Tannounyan

Les épreuves écrites et orales des examens du primaire et du second cycle ont été lancées dans la matinée du mardi 2 juin 2026 respectivement à Banfora et à Tengrela dans la région des Tannounyan. La région enregistre cette année entre autres, 14 408 candidats au Certificat d’études primaires (CEP) et 10 391 au Brevet d’études du premier cycle (BEPC).

Il est 6 heures (h) 40 minutes (mn) dans la cour des écoles primaires publiques Korona à Banfora. Au jury 4 de la Circonscription d’éducation de base (CEB) Banfora 2, qui est logé dans cette enceinte, l’appel des candidats est déjà terminé. Pour cette session, le lancement officiel régional des épreuves écrites et orales du Certificat d’études primaires (CEP) a lieu dans ce jury, présidé par Aminata Héma. Elèves et acteurs du jury attendent tous le dernier acte pour le top départ de la composition. Dans l’ensemble, tout se déroule bien comme souhaité, confie la présidente du jury.

La jeune Tou Zaleyka est à la conquête de son premier diplôme et se dit prête pour les hostilités. « Je me suis bien préparée, j’ai bien appris mes leçons et j’attends les sujets », affirme-t-elle, avec une dose de stress dans la voix. Coulibaly Ali est aussi candidat au CEP dans le même jury. Il promet de décrocher le sésame non seulement pour faire plaisir à ses parents et ses enseignants, mais aussi pour s’ouvrir les portes du lycée. 7h 20 mn.

Après avoir assisté à une montée des couleurs nationales et sillonné quelques salles de composition, question d’encourager les candidats, le gouverneur de la région, Patrice Yéyé, procède à l’ouverture de l’enveloppe contenant la première épreuve de la journée, la rédaction. Il affiche d’office son satisfecit de savoir que tout se passe bien jusque-là, du tirage des sujets au lancement des épreuves en passant par l’acheminement dans les différents jurys dans toute la région.

Les épreuves du BEPC, du BEP et du CAP ont été lancées à Tengrela.

Son adresse à l’égard des candidats, leur souhaiter bonne chance et leur demander de s’appliquer pleinement, car dit-il, la région compte sur eux pour occuper un rang de choix au niveau national au soir des résultats. Innovations Il a saisi l’occasion pour saluer tous les acteurs du processus, dont les enseignants, les parents d’élève et les forces de défense et de sécurité. Selon le Directeur régional (DR) de l’éducation préscolaire, primaire et non formelle des Tannounyan, Dari Anselme Dah, ce sont 14 408 candidats répartis dans 33 jurys composés au total de 73 centres de composition, qui vont à l’assaut du CEP cette année. En outre, ajoute-t-il, 1 804 acteurs, dont des surveillants, des correcteurs et des secrétaires ont été mobilisés pour dérouler ces épreuves.

A l’écouter, tout est fin prêt pour le début sur l’ensemble du territoire régional. « Les acteurs se sont donné corps et âme avec l’accompagnement des autorités et des FDS. Tout a été fait pour que ces examens se déroulent dans les meilleures conditions possibles », affirme-t-il. Aussi, souligne le directeur régional, deux innovations majeures sont à l’ordre du jour cette année. Pour les épreuves orales, tous les candidats seront tenus de chanter l’hymne national dans une langue locale, et l’éducation civique et morale constitue désormais une épreuve à part entière.

Ce sont 9 épreuves qui seront déroulées du 2 au 4 juin 2026 et les résultats sont attendus dans la région entre le 13 et le 14 juin prochain, foi de M. Dah. Quand le gouverneur ouvrait la première enveloppe pour les épreuves du CEP, simultanément à Tengrela, à une dizaine de kilomètres de la ville de Banfora, le Secrétaire général de la région (SGR), Toussaint Méda, lançait également les épreuves au niveau régional, des examens du secondaire que sont le Brevet d’études du premier cycle (BEPC), le Certificat d’aptitude professionnelle (CAP) et le Brevet d’études professionnelles (BEP).

Le directeur régional en charge de l’enseignement secondaire, Alidou Karim Koné, rassure à son tour que toutes les dispositions ont été prises au niveau de la région pour le bon déroulement de ces examens. « Nous avons effectivement déposé à temps les épreuves dans tous les centres de composition », indique-t-il. Pour que le travail soit fait convenablement, poursuit-il, les acteurs ont été préalablement formés. Sur le plan régional, 10 391 candidats se présentent au BEPC, 517 au BEP et 455 au CAP pour la présente session. Les premiers résultats du BEPC sont attendus le 9 juin prochain.

Alpha Sékou BARRY

alphasekoubarry@gmail.com

BEPC 2026 : dans le Kadiogo, les candidats promettent 100% de réussite

La secrétaire générale de la région du Kadiogo, Angelina Aïssata Traoré, a lancé le mardi 2 juin 2026 à Ouagadougou les épreuves du BEPC, CAP et BEP.

Les candidats du Burkina Faso ont entamé, le mardi 2 juin 2026, la composition des épreuves du Brevet d’étude du premier cycle (BEPC), du Certificat d’aptitude professionnel (CAP) et du Brevet d’études professionnelles (BEP). Dans la région du Kadiogo, c’est le lycée mixte de Gounghin qui a servi de cadre pour le lancement des compositions. Pour la session 2026, 63 759 élèves sont inscrits au BEPC et 17 029 candidats sont en quête du BEP et CAP.

C’est la secrétaire générale du Kadiogo, Angelina Aïssata Traoré, représentant le gouverneur, qui a donné le top départ des examens. Elle a dit être venue pour encourager les candidats et les inviter à travailler honnêtement pour réussir. Elle leur a rappelé que toute la région compte sur eux pour être à la première place au classement des admis. Les élèves, en retour, ont promis une réussite de 100% à ces examens. Mme Traoré a traduit sa reconnaissance aux acteurs de l’éducation pour les efforts consentis dans l’organisation de cette session.

Le directeur régional de l’enseignement secondaire, de la formation professionnelle et technique du Kadiogo, Dr Denis Vimboué, a rassuré que toutes les conditions sont réunies pour le bon déroulement des examens. « Depuis hier, nous avons tout revérifié et tout est prêt. Les épreuves pourront se dérouler normalement », a-t-il déclaré. Il a souligné que la région du Kadiogo, comme chaque année, compte près du tiers des candidats du pays lors des examens. Le directeur régional a souligné que le lycée mixte de Gounghin est un exemple de l’inclusion en matière d’éducation, d’où la présence d’un centre de composition pour les élèves malvoyants et aveugles.

« Les élèves handicapés sont dans les mêmes classes que les autres. Nous invitons les Burkinabè à soutenir ces personnes handicapées, car nous vivons ensemble dans la même société », a-t-il lancé. Il a rassuré que des efforts sont déjà faits pour l’inclusion des personnes handicapées et la tendance va se poursuive pour que tous les enfants du Burkina aient le même traitement, la même chance de réussite. M. Vimboué a salué la détermination des Forces de défense et de sécurité (FDS) qui accompagnent depuis quelques jours, l’organisation de ces examens. « Si nous avons pu démarrer la composition des épreuves, c’est grâce à leur engagement », a-t-il reconnu.

Adama SEDGO

Marché Sankar Yaar : les locataires sommés de régler leurs loyers

Les locataires des emplacements et des loyers non à jour de leur contrat de location dans le marché Sankar Yaar de Ouagadougou sont invités à se mettre en règles. C’est la substance d’un communiqué de la directrice générale de l’Agence de développement économique urbain (ADEU) qui est parvenu à Kantigui. « Il m’a été donné de constater que suite à l’opération de contrôle effectuée par la Coordination nationale de lutte contre la fraude au niveau de (…)

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Kantigui

kantigui2000@gmail.com (+226) 25 31 22 89

Visite d’amitié et de travail du Président béninois : Relancer la coopération Burkina-Bénin pour la sécurité et la prospérité partagée

Le Président du Faso, Chef de l’État, S.E. le Capitaine Ibrahim TRAORÉ a eu ce mardi 2 juin 2026, une séance de travail, au palais de Koulouba, avec son homologue de la République du Bénin, S.E.M. Romuald WADAGNI, présent à Ouagadougou pour une visite officielle.

Selon le Communiqué de presse conjoint, livré par le Ministre burkinabè des affaires étrangères, M. Karamoko Jean Marie TRAORÉ, à l’issue du tête-à-tête entre les deux Chefs d’État, la visite du Président béninois à Ouagadougou, marque une étape décisive dans la revitalisation des relations bilatérales. Les deux Présidents ont procédé à un examen approfondi de la coopération et ont réaffirmé leur volonté commune de renforcer un partenariat fondé sur la confiance, la solidarité et la recherche de solutions concertées aux défis communs.

Les deux Chefs d'État ont décidé de consolider les relations historiques d’amitié, de fraternité et de coopération qui unissent le Burkina Faso et la République du Bénin
Les deux Chefs d’État ont décidé de consolider les relations historiques d’amitié, de fraternité et de coopération qui unissent le Burkina Faso et la République du Bénin

La situation sécuritaire sous-régionale a occupé une place centrale dans les échanges. Les deux dirigeants ont insisté sur l’urgence de consolider la coopération face au terrorisme, à la criminalité transfrontalière et à l’extrémisme violent. Les Présidents TRAORÉ et WADAGNI ont réitéré leur détermination à œuvrer ensemble pour la paix, la stabilité et le développement durable en Afrique de l’Ouest.

Sur le plan économique, les Présidents ont salué les perspectives prometteuses dans les domaines du commerce, de l’industrie, de la formation professionnelle, des infrastructures et de la logistique. Le rôle stratégique du port de Cotonou dans l’approvisionnement du Burkina Faso a été particulièrement souligné, tout comme la nécessité d’améliorer la fluidité des corridors de transport. Ils ont convenu d’accélérer la tenue de la 5ᵉ Session de la Grande Commission Mixte de coopération et de finaliser les accords en attente. Le Président du Faso et son hôte ont enfin salué l’intégration harmonieuse de leurs communautés respectives et ont réaffirmé l’importance des liens historiques et humains entre leurs Peuples.

Dans le Communiqué conjoint de presse, lu par le Ministre des affaires étrangères du Burkina Faso, les Présidents TRAORÉ et WADAGNI ont réaffirmé leur attachement au renforcement du dialogue politique
Dans le Communiqué conjoint de presse, lu par le Ministre des affaires étrangères du Burkina Faso, les Présidents TRAORÉ et WADAGNI ont réaffirmé leur attachement au renforcement du dialogue politique

La visite s’est conclue par une invitation officielle du Président béninois à son homologue burkinabè, scellant ainsi une nouvelle dynamique au service de la prospérité et de l’intégration régionale.

Direction de communication de la Présidence du Faso

Examens scolaires du primaire et du post primaire : Les autorités régionales de Bankui et Sourou galvanisent des candidats à Dédougou

Le gouverneur des régions de Bankui et du Sourou, Babo Pierre Bassinga, a présidé le lancement officiel régional du Brevet d’études du premier cycle (BEPC), du Brevet d’études professionnelles (BEP) et du Certificat d’aptitude professionnelle (CAP), session de 2026, au lycée municipal polyvalent de Dédougou, ce mardi 2 juin. Ces examens ont été lancés simultanément avec le Certificat d’études primaires (CEP).

L’administration des épreuves écrites des examens scolaires du Brevet d’études du premier cycle (BEPC), du Brevet d’études professionnelles (BEP), du Certificat d’aptitude professionnelle (CAP) et du Certificat d’études primaires (CEP), session de 2026, a débuté sur toute l’étendue du territoire burkinabè ce mardi 2 juin. A l’échelle des régions de Bankui et du Sourou (ex-Boucle du Mouhoun), le gouverneur, Babo Pierre Bassinga, a présidé l’activité en ouvrant la première enveloppe contenant l’épreuve de français au lycée municipal de Dédougou dans les jurys n°4 et 5 pour le compte des candidats au BEPC, BEP et CAP.

A ces trois examens de la présente session, les deux régions présentent 17 146 candidats dont 9 650 filles et 7 496 garçons. Le BEPC à lui seul totalise 16 131 candidats contre 1 015 au BEP et CAP. Ils sont repartis entre 72 jurys et composeront dans 170 centres. Les autorités locales sont allées encourager les candidats dans la quête de leurs parchemins. Le directeur régional en charge de l’enseignement secondaire, Raoul Sanon, a confié que la réouverture de 45 établissements d’enseignement au cours de l’année scolaire a permis d’accroitre de plus de 1 000 candidats les effectifs de cette session comparativement à ceux de la session précédente.

Il a salué l’option de rééquilibrage des coefficients qui, selon lui, donne à toutes les matières une importance capitale. Le directeur a appelé les candidats à la sérénité et à compter exclusivement sur leurs propres forces en bannissant toute tentative de fraude. Le gouverneur a saisi l’occasion pour rendre hommage aux FDS et VDP dont la combativité permet la tenue de ces examens de fin d’année dans des conditions optimales.

Pendant que le gouverneur donnait le top de départ pour la composition du BEPC, BEP et CAP, le haut-commissaire de la province du Mouhoun, Bassouleymane Ouattara, procédait à l’ouverture de l’enveloppe de la première épreuve du CEP à l’école Moundasso Intégrité. Cet examen mobilise, pour les deux régions, 24 291 candidats dont 13 222 filles et 11 069 garçons pour la session en cours.

Yacouba BELEM