Le ministre de l’Enseignement de Base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales, Jacques Sosthène Dingara, a lancé, mardi 2 juin 2026, à l’Ecole primaire publique Ountani de Fada N’Gourma, les épreuves écrites du Certificat d’études primaires (CEP), ainsi que le concours d’entrée en 6e. Ce matin, ont débuté, également, les examens du Brevet d’études du premier cycle (BEPC), du Brevet d’études professionnelles (BEP) et du Certificat d’aptitude professionnelle (CAP).
Ils sont au total 341 732 candidats à prendre part cette année aux épreuves du Certificat d’études primaires (CEP) et du concours d’entrée en 6e à travers le Burkina Faso. A l’échelle régional du Goulmou, de la Sirba et de la Tapoa, 11522 candidats, répartis dans 79 centres et 28 jurys, sont à la conquête du premier diplôme scolaire. Le top de départ des épreuves écrites de l’examen du CEP et du concours d’entrée en 6e a été donné, ce mardi 2 juin 2026, à l’Ecole primaire publique Ountani de Fada N’Gourma, par le ministre de l’Enseignement de Base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales, Jacques Sosthène Dingara, qui avait, à ses côtés, ses homologues chargés de l’Enseignement supérieur, Pr Adjima Thiombiano, et des Serviteurs du Peuple, Mathias Traoré, ainsi que de la ministre déléguée chargée du Budget, Fatoumata Bako. Avant l’ouverture de l’enveloppe contenant l’épreuve de rédaction, première composition de la journée, les membres du gouvernement et les autorités administratives régionales ont échangé avec les candidats. Tel un père s’adressant à ses enfants, le ministre Dingara leur a prodigué des conseils. Il leur a même donné quelques astuces pour surmonter le stress perceptible sur plusieurs visages. « Ne craignez rien et détendez-vous, tout va bien se passer », a-t-il lancé. En outre, le ministre Jacques Sosthène Dingara a indiqué que ces examens sont l’aboutissement des efforts consentis durant toute l’année scolaire par les acteurs du système éducatif. « C’est le couronnement d’une année au cours de laquelle les enfants ont reçu un enseignement de qualité, une année marquée par la réouverture de plusieurs établissements scolaires et l’engagement de l’ensemble des acteurs du système éducatif », a-t-il déclaré.
Le ministre en charge de l’Enseignement de Base, Jacques Sosthène Dingara, a encouragé les candidats…
Le nombre de candidats légèrement en hausse
Aussi, a-t-il rassuré, des dispositions ont été prises pour garantir le bon déroulement des examens sur toute l’étendue du territoire national. Selon lui, la forte délégation ministérielle mobilisée, à cet effet, témoigne de l’importance accordée à l’éducation par le gouvernement. « Nous sommes venus encourager les élèves, leur souhaiter bonne chance et leur réaffirmer que le gouvernement ne ménage aucun effort pour leur garantir une éducation de qualité », a-t-il souligné. C’est l’occasion également pour l’hôte du jour et ses compagnons de saluer l’engagement de l’ensemble de la communauté éducative pour les efforts déployés. « Malgré les difficultés, les enseignants, les encadreurs et tous les acteurs du secteur se sont donnés corps et âme. Grâce aux réformes engagées ces dernières années et à l’implication de chacun, notre système éducatif demeure debout et résilient », a-t-il affirmé. Le premier responsable de l’éducation de base a, par ailleurs, rendu un vibrant hommage aux Forces de défense et de sécurité (FDS) dont l’engagement a contribué à la tenue régulière des activités scolaires et à l’organisation des examens.Son collègue en charge de l’Enseignement supérieur, le Pr Adjima Thiombiano, a abondé dans le même sens. « Au nom du gouvernement, nous saluons les FDS pour les efforts qu’elles déploient. Nous saluons également les acteurs éducatifs pour leur courage, leur résilience et leur dévouement », a-t-il déclaré. Au demeurant, le Pr Thiombiano a indiqué que le choix de Fada N’Gourma pour le lancement officiel des épreuves revêt une portée symbolique particulière. Selon lui, cette décision illustre l’attachement du gouvernement aux trois régions. Très émus, il a également confié que la cérémonie se tient dans un établissement scolaire qu’il a fréquenté durant son cursus primaire. « Comme par hasard, le lancement est effectué dans une école que j’ai fréquentée. Cela ravive de très beaux souvenirs », a-t-il confié.
4. Le ministre en charge de l’enseignement supérieur, Pr Adjima Thiombiano, a rendu un vibrant hommage aux FDS, ainsi qu’aux enseignants pour les efforts déployés depuis le début de l’année scolaire.
Outre le CEP et le concours d’entrée en 6e, les épreuves du BEPC, du BEP et du CAP ont également débuté ce mardi 2 juin 2026. Dans les régions du Goulmou, de la Sirba et de la Tapoa, 8 212 candidats sont inscrits au BEPC contre 7 723 en 2025. Les effectifs cumulés du BEP et du CAP s’élèvent à 890 candidats. Il faut noter également une légère hausse du nombre de candidats à l’examen du CEP qui est passé de 11320 en 2025 à 11522 en 2026 dans l’ancienne région de l’Est.
Le Ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme (MCCAT), Pingdwendé Gilbert OUÉDRAOGO, a reçu en audience, ce mardi 2 juin 2026, Ardiouma SOMA, lauréat du Prix 2026 de la Fédération Internationale des Archives du Film (FIAF), décerné lors du congrès international de l’organisation tenu cette année à Rabat, au Maroc.
Premier Africain à recevoir cette prestigieuse distinction depuis sa création en 2001, Ardiouma SOMA est venu présenter son prix au Ministre de tutelle afin d’exprimer sa reconnaissance aux plus hautes autorités du Burkina Faso pour l’accompagnement dont il a bénéficié tout au long de son parcours professionnel.
Ardjouma DIOMA a dédié son prix au peuple burkinabè en guise de reconnaissance à l’Etat burkinabè qui a contribué à travers une bourse pour sa formation dans le domaine du cinéma et ses différentes ascensions dans sa carrière professionnelle. «Ce prix appartient à l’ensemble du peuple burkinabè qui a toujours montré son engagement auprès de la culture, notamment dans le domaine du cinéma et de l’audiovisuel », a-t-il affirmé. Il a rappelé que le cinéma est une œuvre collective qui se construit grâce à l’engagement et au soutien de nombreux acteurs.
Il a également souligné que cette reconnaissance internationale consacre les efforts déployés par le Burkina Faso en faveur du développement du cinéma depuis les premières années des indépendances. Selon lui, le pays s’est très tôt engagé dans la production cinématographique et audiovisuelle, faisant du cinéma un outil d’information, de sensibilisation et d’accompagnement des politiques de développement.
Le Ministre Pingdwendé Gilbert OUÉDRAOGO a chaleureusement félicité le récipiendaire pour cette distinction qui honore le Burkina Faso à travers l’un de ses fils. Il s’est réjoui de cette distinction qui témoigne de la place importante qu’occupe le pays dans l’histoire du cinéma africain.
Le MCCAT a également encouragé Ardiouma SOMA à poursuivre son engagement en mettant son expérience et son expertise au service de la jeune génération afin de contribuer davantage au développement du cinéma et de l’audiovisuel burkinabè.
Figure emblématique du secteur culturel, Ardiouma SOMA a occupé plusieurs fonctions de premier plan, notamment celles de Délégué général du FESPACO et de Directeur général du Cinéma et de l’Audiovisuel.
En rappel, la FIAF regroupe près de 200 institutions dans plus de 80 pays engagés dans la conservation, la restauration et la valorisation du patrimoine cinématographique mondial.
En Chine, l’intelligence artificielle est intégrée dans presque tous les domaines. Dans la ville de Tianjin, les drones sont aujourd’hui les principaux outils d’inspection des lignes de transport d’électricité. Reportage!
A Tianjin en Chine, pas besoin d’hommes pour assurer l’inspection des lignes électriques. Les drones sont aujourd’hui les principaux outils utilisés à cet effet. Et, c’est le centre de maintenance des drones de State Grid Tianjin High Voltage Company qui est chargé d’assurer la maintenance et la réparation de ces drones. Dans le cadre du voyage « Smart tour in Tianjin », les journalistes africains ont visité ce centre. State Grid Tianjin Electric Power Company propose également un service de proximité proactif afin d’améliorer l’efficacité de la maintenance et du renouvellement des drones. En plus de la maintenance et la réparation centralisées des drones, le centre assure la promotion et la mise en œuvre de nouveaux équipements et de nouvelles technologies. S’appuyant sur les infrastructures matérielles du Centre des opérations d’inspection par drone, les équipes de première ligne mènent des travaux d’innovation à partir des problèmes et des besoins concrets rencontrés lors de l’exploitation et de la maintenance, produisant ainsi de nombreux résultats pratiques.
Grâce aux dispositifs de surveillance, le centre de contrôle traite en temps réel les informations d’alarme et élimine les risques susceptibles d’affecter l’exploitation des lignes
Lors de leur visite, les journalistes ont également découvert le Centre des opérations d’inspection par drone. Ce centre prend principalement en charge la gestion centralisée de l’espace aérien, la gestion des missions des drones, la gestion des trajectoires et des données, ainsi que le contrôle de la qualité des inspections. Il utilise des nids de drones pour réaliser des inspections autonomes à distance, avec une couverture atteignant 100%. Les missions d’inspection couvrent six catégories de travaux, notamment l’inspection fine des pylônes et la détection infrarouge, remplaçant ainsi intégralement les opérations manuelles. Cela permet une gestion intelligente, standardisée et mutualisée des activités d’inspection par drone.
La troisième étape de la visite a concerné le Centre de contrôle et de gestion des lignes de transport qui est principalement responsable de la supervision de l’état des équipements, de l’aide à la décision et au commandement de la production, ainsi que de la collecte et de l’analyse des données. Il constitue le centre névralgique du centre d’exploitation et d’inspection des lignes de transport. Grâce aux dispositifs de surveillance par imagerie des lignes de transport, il traite en temps réel les informations d’alarme et, grâce au fonctionnement en continu 24 heures sur 24, élimine rapidement les défauts et les risques susceptibles d’affecter l’exploitation des lignes. Toute chose qui renforce la capacité de maintenance proactive.
Lors de leur séjour dans la ville de Tianjin, les participants au programme 2026 du Centre international de presse et de communication de Chine ont fait une immersion au Parc industriel d’innovation et de services intelligents du groupe Lenovo.
En Afrique, la marque Lenovo est connue pour ses ordinateurs portables qui sont utilisés un peu partout sur le continent. C’est pourquoi, la visite du Parc industriel d’innovation et de services intelligents Lenovo situé dans la zone franche du port de Tianjin a suscité un vif intérêt auprès des journalistes africains participants au programme 2026 du Centre international de presse et de communication de Chine (CIPCC). Ce parc constitue le deuxième siège mondial du groupe Lenovo en dehors de Pékin. Il s’agit du site du groupe le plus complet en fonctionnalités et au plus haut niveau de fabrication intelligente, ainsi que de la première usine zéro carbone de niveau « écologique » de l’industrie des TIC en Chine.
Avec un investissement total de 1,8 milliard de yuans, la conception globale du parc s’inscrit dans la démarche ESG
Avec un investissement total de 1,8 milliard de yuans, la conception globale du parc s’inscrit dans la démarche ESG (Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance) et tire pleinement parti des technologies d’énergie verte et de fabrication écologique, afin de bâtir un parc industriel de référence, hautement numérisé et intelligent, alliant production manufacturière, R&D expérimentale et exposition numérique.
Si le séjour au sein du groupe Lenovo a suscité dans l’ensemble un vif intérêt auprès des journalistes africains, l’immersion au Centre du futur de Lenovo a davantage impressionné les hôtes du jour avec la découverte du chien robot de la marque. Ce chien à six pattes a fait une démonstration en direct de ses capacités à éviter les obstacles et à gravir des pentes, avec des mouvements fluides et naturels. Il s’est même montré vif et extraverti saluant spontanément le groupe de visiteurs. Toute chose qui a incité les journalistes à interagir avec lui et à le prendre en photo.
Le Centre présente de manière multidimensionnelle le parcours de l’intelligence artificielle, depuis le développement des technologies de communication
Situé dans le bâtiment n°1 du Parc industriel d’innovation et de services intelligents Lenovo (Tianjin), le Centre futur de Lenovo s’étend sur trois niveaux, avec une surface d’exposition d’environ 6 900 mètres carrés.
« L’intelligence pour tous »
Il combine art d’avant-garde et évolution technologique, présentant de manière multidimensionnelle le parcours de l’intelligence artificielle, depuis le développement des technologies de communication jusqu’à l’ordinateur en passant par le téléphone pour aboutir à l’intelligence artificielle telle qu’on la connait aujourd’hui. En tant que plateforme d’exposition de pointe du groupe Lenovo pour l’ère de l’intelligence, le centre s’appuie sur la stratégie d’IA hybride pour présenter de manière exhaustive les innovations dans les domaines de l’intelligence personnelle et de l’intelligence d’entreprise. À travers la présentation de ses solutions complètes à tous les scénarios qui accompagnent la transformation numérique et intelligente de divers secteurs, il illustre vivement la vision prometteuse de « faire de l’IA une force productive innovante ».
Ce chien robot à six pattes a fait une démonstration en direct de ses capacités à éviter les obstacles et à gravir des pentes, avec des mouvements fluides et naturels
Fondée en 1984, Lenovo est l’une des premières entreprises technologiques chinoises à s’être internationalisée. Elle est non seulement le plus grand fabricant d’ordinateurs personnels au monde, mais elle est également active dans les smartphones, les serveurs, le cloud computing et l’intelligence artificielle. Portée par l’innovation, Lenovo s’engage à fournir aux utilisateurs du monde entier des équipements intelligents et des solutions de haute qualité et haute performance. Lenovo compte plus de 60 000 employés talentueux dans le monde entier, et son réseau de vente couvre plus de 160 pays et régions. Son succès repose sur une solide capacité de recherche et développement ainsi qu’une gestion flexible de sa chaîne d’approvisionnement mondiale. Que ce soit sur le marché des ordinateurs domestiques, dans le domaine des serveurs d’entreprise, ou dans l’exploration des appareils intelligents pour l’internet des objets, Lenovo occupe une position de leader dans le secteur. Lenovo est fidèle à sa philosophie « L’intelligence pour tous » et favorise la transformation numérique, contribuant ainsi à la montée en compétences intelligentes dans tous les secteurs d’activité.
L’Église des Assemblées de Dieu El-Shaddaï de Boulmiougou a célébré, le 23 mai 2026 à Ouagadougou, une grande cérémonie d’action de grâce et de dédicace de son nouveau temple. Responsables d’église sœurs, fidèles et invités de diverses confessions se sont réunis pour rendre hommage à trois décennies de ministère du pasteur principal, Pierre Nikiéma, et saluer l’œuvre spirituelle et sociale accomplie au sein de la communauté.
Dans une ambiance de ferveur spirituelle et de reconnaissance, les fidèles de l’Église des Assemblées de Dieu El-Shaddaï de Boulmiougou ont marqué une étape importante de leur histoire à travers une cérémonie d’action de grâce couplée à la dédicace officielle de leur temple d’une valeur de 31 205 000 F CFA. L’événement a réuni plusieurs responsables religieux, des membres de la communauté ainsi que des invités venus témoigner de l’impact de cette œuvre initiée il y a plus de trente ans.
Le Révérend pasteur Dr Michel Ouédraogo a exhorté les jeunes serviteurs de Dieu à s’inspirer de son parcours, fait d’humilité, de patience et de discipline.
Pour le Révérend pasteur Dr Michel Ouédraogo, cette célébration est le couronnement d’un long parcours jalonné de défis. Il a rendu un vibrant hommage au pasteur Pierre Nikiéma, qu’il considère comme un modèle de persévérance et de fidélité à l’appel de Dieu. « Depuis trente ans, il a traversé des difficultés que beaucoup ignorent. Mais il a gardé sa confiance en Dieu et aujourd’hui, ce magnifique édifice témoigne de la fidélité divine », a-t-il déclaré. Il a également exhorté les jeunes serviteurs de Dieu à s’inspirer de son parcours, fait d’humilité, de patience et de discipline.
Même son de cloche chez le pasteur Joël Ouédraogo, président du Conseil régional du Nord. Selon lui, l’œuvre du pasteur Nikiéma a profondément marqué la vie spirituelle des chrétiens tout en favorisant la cohésion sociale dans le quartier. « Une seule personne ne peut pas accomplir une telle œuvre. C’est aussi le fruit de l’engagement des collaborateurs et des fidèles qui ont accompagné cette vision », a-t-il souligné.
Le pasteur principal Pierre Nikiéma: « cette célébration ne marque pas une fin, mais le commencement d’une nouvelle étape. Ce qui est devant nous est encore plus grand que ce qui est derrière»
Prenant la parole, le pasteur principal Pierre Nikiéma a expliqué le sens de cette journée de reconnaissance. « Rendre grâce à Dieu signifie reconnaître tout le bien qu’il nous a fait. Les travaux de constructions de l’Église des Assemblées de Dieu El-Shaddaï de Boulmiougou ont commencé en février 2020, le Seigneur nous a permis de bâtir cette maison pour sa gloire. Malgré les nombreuses difficultés du début, nous avons vu sa main agir continuellement », a-t-il confié. Pour lui, cette célébration ne marque pas une fin, mais le commencement d’une nouvelle étape. « Ce qui est devant nous est encore plus grand que ce qui est derrière », a-t-il affirmé avec conviction.
Représentant le coordonnateur du Centre n°5, le Dr Jean-Marie Badiel, Mathias Ouédraogo a félicité l’église pour son unité et son dynamisme. Il a estimé que la réalisation du temple démontre la cohésion et l’amour qui règnent au sein de l’assemblée. Il a encouragé les responsables à poursuivre l’expansion de l’œuvre à travers la création de nouvelles annexes afin de toucher davantage de fidèles.
Mme Sabine Kaboré/Sawadogo, fidèle, l’Église El-Shaddaï l’a accueillie dès son arrivée à Ouagadougou et a accompagné plusieurs étapes importantes de sa vie
Parmi les témoignages marquants, celui de Mme Sabine Kaboré/Sawadogo, fidèle de l’église, a illustré l’attachement des membres à cette communauté chrétienne. Émue, elle a rappelé que l’Église El-Shaddaï l’a accueillie dès son arrivée à Ouagadougou et a accompagné plusieurs étapes importantes de sa vie, notamment son mariage.
Placée sous le signe de l’action de grâce, cette célébration a également été marquée par une exhortation sur la vérité et la paix, inspirée du livre de Zacharie. Un message qui résonne comme un engagement renouvelé pour les fidèles d’El-Shaddaï, déterminés à poursuivre leur mission spirituelle et sociale au service de la communauté et pour la gloire de Dieu.
A Ouagadougou, le décor urbain change. Les ordures qui obstruaient les artères, les herbes « folles » qui colonisaient les trottoirs, les carcasses de véhicules oubliées au bord des voies, etc., disparaissent peu à peu. Depuis le lancement de l’Initiative présidentielle Faso Mêbo devenue Agence Faso Mêbo, la capitale respire à nouveau. Les balais, les pelles et les camions-bennes s’activent chaque jour sous le regard bienveillant des habitants, heureux de redécouvrir une ville embellie, plus propre et plus accueillante.
Il est à peine 7 heures du matin, sur la voie, en quittant vers l’échangeur de l’Est, en passant vers le marché de Dassasgho, la Maison d’Arrêt et de correction de Ouagadougou (MACO) pour aller vers l’Université Joseph Ki-Zerbo. Sur ce tronçon autrefois envahi par les ordures, les herbes hautes et les carcasses de véhicules abandonnées, le décor a radicalement changé. Les balais raclent le sol. Les pelles chargent les camions-bennes et les ouvriers, gilets visibles, s’activent dans une ambiance de travail disciplinée. Là où régnait hier l’insalubrité, se dessine aujourd’hui un espace dégagé, propre, presque méconnaissable. « Avant, on évitait même de passer ici à cause des odeurs et des moustiques.
Aujour-d’hui, on respire », confie un riverain, visiblement soulagé. Cette scène, devenue familière dans plusieurs quartiers de la capitale, illustre la transformation progressive impulsée par Faso Mêbo qui signifie littéralement en langue mooré « construction de la patrie », lancée en octobre 2024. A Ouagadougou, les changements ne passent plus inaperçus. Les trottoirs libérés, les caniveaux curés et les ronds-points embellis redonnent un nouveau visage à des zones longtemps délaissées. Pour de nombreux Ouagavillois, l’initiative marque un tournant.
« On a l’impression de redécouvrir notre ville. C’est plus agréable de sortir, de travailler, même de recevoir des visiteurs », témoigne une commerçante du centre-ville. Entre souvenirs d’un passé marqué par l’insalubrité et espoir d’une capitale plus accueillante, Faso Mêbo s’impose désormais comme un symbole de renouveau urbain, salué par des habitants qui voient, jour après jour, leur cadre de vie se transformer sous leurs yeux. « L’objectif est d’ancrer une culture de la propreté, du respect de l’espace public et du bien commun », explique le directeur général de l’Agence Faso Mêbo, le commandant Zoodnoma Ahmed Sakandé. Pour lui, ce n’est pas seulement une opération de nettoyage, mais une révolution comportementale.
Un partenariat fort entre sécurité et citoyenneté
Selon lui, le programme s’articule autour de trois piliers : embellissement et pavage des villes, réorganisation des espaces, pavage stra-tégique, assainissement permanent. Il y a également les chantiers d’accès dans les quartiers en difficulté : interventions rapides dans les zones enclavées du Kadiogo et les aménagements structurants : chantiers de bitumage, entretien continu des voies. Le changement de mentalité est au cœur de cette dynamique : la Brigade Laabal, qui veut dire « droiture, probité » en langue fulfuldé, est un instrument de réhabilitation et de répression dans le besoin de maintien d’ordre.
Elle joue un rôle clé dans le respect, la propreté et la discipline des opé-rations d’embellissement de la capitale. Pour le commandant Wendpanga Franck Octave Kabré, à la tête de la brigade, l’unité a une mission à la fois citoyenne et patriotique. « La propreté urbaine, c’est aussi une question de sécurité. Une ville propre est une ville plus sûre, où chacun se sent responsable de l’ordre collectif.
Nos brigadiers encadrent les opérations, mais surtout, ils éduquent les populations à garder leurs quartiers propres», ajoute-t-il. Selon le commandant Kabré, la brigade fait des patrouilles mais aussi se déploie suite à des dénonciations.« Nous rencontrons, entre autres, des actes d’indiscipline ou d’incivisme, des cas d’insalubrité, d’occupation anarchique des espaces publics, de nuisance sonore, de vente et de consommation de stupé- fiants… », explique le chef de la Brigade Laabal.
Le soutien décisif des forces vives de la capitale
Le Premier ministre visite le chantier d’aménagement et d’embellissement le Monument des Héros Nationaux
L’initiative Faso Mêbo doit également sa réussite au soutien de plusieurs départements ministériels, dont le ministère de la Sécurité, des institutions, des organisations, des associations et des leaders. « Notre engagement est simple, il s’agit de garantir un cadre de vie digne et sécurisé pour chaque citoyen. Faso Mêbo traduit la volonté du gouvernement de replacer la discipline, la propreté et la solidarité au cœur du vivre-ensemble », confie le secrétaire général du ministère de la Sécurité, le commandant Hamed Ouédraogo.
Pour joindre l’acte à la parole, le commandant Ouédraogo conduit lui-même une délégation du ministère de la Sécurité pour faire un don composé d’un chèque de 7 millions de francs CFA et 5 tonnes de ciment à l’Agence Faso Mêbo. « Nous voulons que chaque participant à Faso Mêbo devienne un ambassadeur de la propreté et de la citoyenneté. C’est une façon de participer activement à la reconstruction morale de notre Nation », indique-t-il.
La construction du Burkina Faso est aussi une affaire de tous ceux qui desservent la capitale burkinabè dans le transport urbain. En effet, l’Association des retraités de la SOTRACO (ARSO), témoigne son patriotisme et son adhésion à l’Agence Faso Mêbo, avec une demi tonne de ciment. « L’initiative du président du Faso est noble. C’est pourquoi, nous sommes venus apporter notre pierre à la construction de la Nation », laisse entendre le secrétaire général de l’ARSO, Moumouni Zoungrana.
L’Agence lutte également contre le chômage
Le programme a déjà permis de créer plus d’emplois temporaires à Ouaga-dougou, principalement au profit de jeunes et de femmes. « Faso Mêbo est un réservoir d’opportunités pour la jeunesse dans la création d’emplois temporaires sur les chantiers, des équipes locales de travail communautaire et de l’intégration dans la logistique, la communication et la supervision », fait savoir Zoodnoma Ahmed Sakandé. Pour lui, l’une des grandes réussites du projet c’est qu’au-delà des emplois, il forge la discipline, l’éthique de travail et la maîtrise des techniques pour que chaque citoyen devienne acteur et bâtisseur de la Révolution progressiste populaire (RPP).
La mairie de Ouagadougou soulagée
Le chef du département des relations internationales et du protocole de la mairie de Ouagadougou, Adama Zerbo, salue lui aussi l’impact de l’initiative. Selon lui, Faso Mêbo oriente efficacement les actions de la municipalité en matière de gestion urbaine. « Nous avions des défis énormes à relever, à savoir, la gestion des déchets qui dépassait les capacités de la mairie. Avec Faso Mêbo, nous disposons enfin d’un cadre structuré, soutenu par l’Etat et les forces vives. Cela nous permet de coordonner les efforts et d’obtenir des résultats visibles », se réjouit M. Zerbo.
Le chef du département des relations internationales et du protocole de la mairie souligne également que plusieurs zones jadis insalubres ou sans aucune fioriture, ont été totalement réhabilitées, ornées ou débarrassées des ordures. Il soutient que les habitants redécouvrent le plaisir de vivre dans un environnement sain. Et surtout, ils prennent conscience que la propreté ne dépend pas seulement du gouvernement, mais de chaque Burkinabè. Adama Zerbo avise que Ouaga-dougou sera ce que les habitants veulent qu’elle soit. « Donc, si aujourd’hui, le président du Faso impulse le développement de la ville, il faut non seulement participer à sa construction, mais aussi à son entretien », déclare-t-il.
Un changement visible dans le quotidien des Ouagalais
Les effets de Faso Mêbo se remarquent déjà. Les avenues sont dégagées. Les marchés respirent mieux. Les espaces verts renaissent. Les ronds-points présentent un autre visage. L’Avenue Thomas-Sankara, un chef-d’œuvre, long de 4 kilomètres et large de 30 mètres, fait l’objet d’importants travaux d’embellissement entamés le 1er juillet 2025, avec un taux d’exécution de 33 %. Les travaux portent sur le pavage, l’engazonnement et le curage des caniveaux afin d’améliorer l’assainissement, la circulation et le paysage. Les travaux de Faso Mêbo concernent toute la ville de Ouagadougou, les abords de certains marchés et yaars, les quartiers réputés insalubres.
« Quand j’empruntais la voie en quittant vers l’échangeur de l’Est, en passant par le marché de Dassasgho, la maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou, pour aller à l’université, il y avait de l’eau qui stagnait et barrait la voie pendant la saison pluvieuse. Avec le curage des caniveaux et le ramassage des ordures, la voie a été dégagée, rendant les lieux propres et la circulation agréable», confie l’étudiante à l’université Joseph-Ki-Zerbo, Djamilatou Ouédraogo.
Des défis à relever
Mais l’initiative n’est pas sans défis. Le coût logistique, la coordination entre les arrondissements, et surtout la pérennisation du comportement citoyen demeurent des enjeux majeurs. « Il ne faut pas que Faso Mêbo soit une campagne passagère. Il faut en faire une habitude nationale, une culture quotidienne », avertit le commandant Kabré. Le coordonnateur national abonde dans le même sens en disant que la véritable propreté, c’est celle qu’on maintient en travaillant pour renforcer les capa-cités locales et former des relais communautaires. Face aux résultats encourageants à Ouaga-dougou, le gouvernement a étendu Faso Mêbo à d’autres villes du pays. Et le commandant Hamed Ouédraogo y voit un pas important vers la cohésion nationale. « Nettoyer nos villes, c’est aussi reconstruire notre unité. Dans chaque coup de balai, il y a un acte d’amour pour le Burkina Faso », reconnaît-il.
Un symbole de résilience et d’espoir
Au-delà de l’aspect environnemental, Faso Mêbo incarne aujourd’hui une nouvelle forme de renaissance nationale. Dans un contexte marqué par les défis sécuritaires et économiques, cette mobilisation collective autour de la propreté symbolise la volonté du peuple burkinabè de se relever et de rebâtir un pays digne et fort. Les sourires retrouvés dans les quartiers de Ouagadougou témoignent d’un sentiment de fierté. Faso Mêbo n’est pas seulement un projet gouvernemental, mais une marque d’identité citoyen-ne qui unit, responsabilise et inspire.
Au regard des résultats atteints et l’adhésion des populations, le gouvernement adopte le 22 janvier 2026, un décret consacrant la création de l’Agence Faso Mêbo, issue de la transformation de l’Initiative présidentielle du même nom. Cette évolution vise à doter le programme d’un cadre institutionnel plus solide afin d’amé-liorer l’efficacité de la mise en œuvre des projets d’infrastructures. A travers Faso Mêbo, Ouagadougou redécouvre sa beauté, mais surtout sa force collective. L’initiative prouve qu’avec de la volonté politique, de la discipline et un engagement citoyen sincère, il est possible de transformer le visage d’une capitale. Au-delà de la propreté de la ville, c’est la mentalité des habitants de la capitale et des autres grandes villes du pays qui subit un changement, à travers des valeurs de civisme, de patriotisme et de responsabilité.
Praticienne au Centre hospitalier universitaire (CHU) de Bogodogo, Dr Bilguissa Rouamba/Sawadogo est spécialiste en médecine légale. Dans cette interview accordée à Sidwaya, la première femme médecin légiste du Burkina Faso lève le voile sur une discipline encore peu connue et souvent réduite, à tort, à la seule « médecine des morts ». Pourtant, les actes les plus fréquents en médecine légale touchent aux vivants, soutient-elle. De plus en plus demandée, la médecine légale joue un rôle essentiel dans l’élucidation des affaires criminelles et infractionnelles, contribuant ainsi à la manifestation de la vérité et à l’œuvre de justice.
Siwaya(S) : Qu’est-ce que la médecine légale ?
Bilguissa Sawadogo (B.S) : La médecine légale, c’est une discipline médicale qui est une discipline humaine, au service de la vérité et de la justice.
S : Comment est-ce que cette discipline a évolué au Burkina ?
B.S: La médecine légale a été introduite au Burkina Faso par notre maître le professeur Robert Soudré, actuellement à la retraite et qui continue de garder un œil bienveillant sur cette discipline. Après le professeur RobertSoudré, nous avons eu notre maitre, le docteur Ramdé Norbert. D’un seul médecin légiste dans les années 1983 qui partageait cette fonction et l’anatomie pathologique, nous sommes aujourd’hui à plus de 15 médecins légistes qui se déploient progressivement dans les régions du Burkina Faso. Une dizaine de jeunes collaborateurs sont actuellement en formation.
S : Qu’est ce qui vous a motivé à apprendre et à exercer la médecine légale ?
B.S: La médecine générale est une passion pour moi depuis mon enfance. Ce qui m’a attirée en médecine légale, c’est ce besoin d’aider les victimes de violence, les personnes vulnérables dans les situations de violence, contribuer à la manifestation de la vérité, de la justice où chaque détail compte pour reconstituer une histoire. C’est au cours de ma formation en médecine que j’ai fait la connaissance de mon maitre Dr Ramdé à l’université Joseph-Ki-Zerbo où, il nous a donné des cours de médecine légale. Avant de soutenir ma thèse en 2013, j’avais déjà un penchant pour la médecine légale et je suis allée le voir pour lui demander de m’encadrer. Il n’a pas posé d’objection. Il m’a encadrée jusqu’à ce que je soutienne ma thèse. A part la médecine, il y a le droit aussi qui me passionnait. Donc, c’était soit de faire la médecine ou les études de droit. Lorsque j’ai entendu parler de la médecine légale, j’ai compris une combinaison de la médecine à la justice. Donc, je me suis dis que j’ai les deux réunies et j’ai opté pour la médecine légale. En 2015, grâce à un concours lancé par le ministère de la Fonction publique, j’ai obtenu une bourse pour la spécialisation en médecine légale à Dakar.
S: Il y a combien de femmes parmi la quinzaine de legistes en fonction ?
B.S: Parmi la quinzaine de médecins légistes, il y a deux femmes.
S: Deux femmes sur 15, comment est-ce que vous vous sentez surtout que vous êtesla toute première ?
B.S: D’une part, c’est une fierté qui m’anime et d’autre part, c’est la peur aussi de décevoir mes jeunes sœurs qui sont en train de cheminer comme moi, pour devenir médecin légiste.
S: Est-ce qu’au début, les gens n’ont pas tenté de vous décourager?
B.S: Bien sûr. Au début, cela n’a pas été simple. Parce que quand j’ai exprimé ma volonté de faire la médecine légale, j’ai reçu beaucoup de préjugés. D’autres disaient que parmi toutes les spécialités, je n’ai pas d’autre choix que la médecine légale. Donc, il y avait le regard des autres. Mais malgré tout cela, j’ai pu surmonter. Avec l’encouragement de la famille, j’ai pu surmonter beaucoup de choses. Je ne regrette pas ce choix.
S: Quelle est la place des femmes dans cette profession au Burkina et en Afrique subsharienne ?
B.S : La place de la femme en médecine légale particulièrement en Afrique subsaharienne et au Burkina Faso est en pleine mutation. De plus en plus de femmes médecins s’inscrivent en spécialisation de médecine légale et de victimologie. La médecine légale est la spécialité qui lutte contre les violences et la femme par essence est protectrice de la vie. Une femme médecin légiste est donc dans son rôle. La femme joue un rôle crucial dans la prise en charge de certaines victimes de violences physiques et ou sexuelles où la présence de la femme apaise et rassure la victime
S: Comment s’exerce la médecine légale ?
B.S: La médecine légale a deux volets. Il y a la médecine légale du vivant. Elle est axée sur les personnes vivantes, qu’on appelle la victimologie, qui est peu connue du grand public. Et, il y a la médecine légale des personnes décédées, qu’on appelle la thanatologie. Et, c’est généralement ces deux volets combinés qui font la médecine légale.
S: Concrètement qu’est ce que la victimologie ?
B.S: La victimologie concerne les personnes vivantes victimes de violences physiques, comme les coups et blessures qui peuvent être volontaires ou involontaires. Elle concerne aussi les violences sexuelles. En plus de cela, il y a d’autres activités que nous menons dans la victimologie, à savoir les expertises médico-légales, les certificats d’invalidité pour les invalides etc…
S: Qu’en est-il exactement de la thanatologie ?
B.S: En ce qui concerne la thanatologie, c’est essentiellement les examens de corps et l’autopsie. Lorsqu’on dit examen de corps, généralement, c’est l’examen externe du corps. Et l’autopsie combine l’examen externe et interne du corps.
S: L’examen interne du corps, de quoi s’agit-il?
B.S: C’est ce qu’on appelle autopsie, ouvrir le corps. Mais pour faire une autopsie, on fait d’abord un examen externe. Et, l’examen interne veut dire qu’on va examiner tous les organes internes à la recherche d’indices ou de preuves scientifiques.
S: Entre victimologie et thanatologie, pour quel service êtes-vous le plus sollicité ?
B.S : Nous sommes plus sollicités par la victimologie (75% de nos interventions). Les victimes viennent souvent avec des réquisitions. C’est vrai que nous rédigeons des certificats à la demande, mais la plupart du temps, ce sont des réquisitions. Par exemple, une victime a reçu des coups ou une violence sexuelle, elle pourrait se rendre à la police, déposer sa plainte, et on lui donnera une réquisition qu’elle ramènera au service de
Bilguissa Sawadogo, médecin légiste : « les populations comprennent de mieux en mieux que l’autopsie est une condition essentielle pour que justice soit rendue ».
médecine légale pour la délivrance d’un certificat médical. Dès l’arrivée de la victime, nous vérifions que la réquisition est conforme avec une mission claire. Normalement, le médecin ne doit pas sortir de la mission confiée dans la réquisition. L’examen de la victime commence par l’accueil, ensuite vient l’interrogatoire et l’examen clinique à proprement dit. Après l’examen, s’il y a des conseils et traitements à faire, nous le faisons avant de rédiger notre rapport. La majorité de notre temps aussi, nous le passons devant nos machines, parce qu’il y a beaucoup de rapports à rédiger.
S: Et les autopsies ?
B.S : Pour une autopsie, il faudrait au préalable une réquisition. Cette réquisition peut émaner du procureur suite à une mort suspecte, ou d’un juge d’instruction. Lorsque la réquisition arrive, les autopsies se font de concert avec le magistrat et la police scientifique qui fait un travail préalable avant l’autopsie pour enquêter sur les circonstances de décès. L’autopsie est un examen minutieux et attentif de la personne décédée à la recherche des causes de sa mort. Cet examen est externe et interne. A la fin de nos travaux, les parents pourront disposer du corps.
S: Quelle est votre relation avec la chambre mortuaire ?
B.S: Il y a un responsable de la chambre mortuaire qui n’a rien à avoir avec le médecin légiste. Mais au Burkina Faso, nous travaillons à la chambre mortuaire parce que la salle d’autopsie s’y trouve. Lorsqu’ il y a une autopsie, c’est là-bas qu’on se déporte pour la faire. Et quand, il y a un examen de corps également. Donc, la gestion de la chambre mortuaire n’incombe pas au médecin légiste.
S: Comment s’est passévotre première autopsie et votre ressenti ?
B.S : C’était un mélange d’appréhension et de rigueur scientifique. Les gens ne savent pas. L’autopsie suit une rigueur scientifique. Au fil des années, cette peur s’est dissipée.
S: Quels sont les coûts des prestations ?
B.S: Généralement, nos prestations ne sont pas payantes directement par la victime, car la plupart viennent avec des réquisitions. Actuellement, je pense que les autorités sont en train de préparer un texte sur les tarifications des actes de justice criminelle de façon générale.
S: Un citoyen peut-il venir directement vous demander d’autopsier le corps de son parent ?
B.S: Il y a deux types d’autopsies. L’autopsie médico-légale qui nous concerne, est un acte de justice. Elle est ordonnée par une autorité judiciaire et s’impose à tous, sans que le consentement de la famille du défunt ne soit requis. Par conséquent, un citoyen ne peut directement nous demander une autopsie de son parent.
S: Quels sont ces deux types ?
B.S: Il y a l’autopsie médico-légale qui relève de la justice et l’autopsie scientifique (qui vise à comprendre une maladie sur une mort d’origine naturelle) réalisée à des fins purement médicales, de recherche et d’enseignement.
S: Dans quelle condition cette autopsie scientifique est-elle réalisée ?
B.S : La condition sine qua non, c’est l’absence d’obstacle médico-légal. La mort doit être exclusivement de cause naturelle. S’il y a le moindre doute du rôle d’une tierce personne dans la survenue du décès, l’autopsie scientifique est impossible et le corps relève de la justice. La deuxième condition, c’est le consentement des ayant droits sans une notion d’avis contraire exprimé par la victime de son vivant.
S: Par an, quel est le nombre ou le pourcentage d’autopsies ou d’actes de vitimologie que vous réalisez ?
B.S : Depuis le début de cette année 2026, nous avons réalisé au moins 18 autopsies. Il faut dire que le nombre d’autopsie augmente au fil des années. La demande est de plus en plus forte. Pour la victimologie, le nombre augmente également. Nous recevons plus de 400 à 500 victimes vivantes par an.
S: Qu’est-ce qui explique cette forte sollicitation?
B.S: Cela s’explique par l’augmentation des violences urbaines et des morts suspectes en milieu urbain, une prise de conscience croissante de la population de leurs droits. Le recours à la justice en cas de faute médicale commence à entrer dans les mœurs poussant les magistrats à demander des expertises médico-légales et le recul progressif de certains tabous culturels. Les populations comprennent de mieux en mieux que l’autopsie est une condition essentielle pour que justice soit rendue.
S: Dans la pratique, vous avez dit qu’il y a plus d’interventions au niveau de la victimologie. A combien peut-on évaluer le pourcentage ?
B.S: La victimologie représente environ 75% de nos activités et la thanatologie 25%.
S: Pour un cas d’agression sexuelle ou de coups et blessures qu’est-ce que vous avez à prouver à la justice ?
B.S : En cas d’agression sexuelle et ou de coups et blessures, la médecine légale doit apporter des preuves ou des indices objectifs à la justice. Le médecin légiste ne cherche pas à déterminer la culpabilité de l’auteur, mais à matérialiser les faits, décrire les lésions et prélever les indices. Dans le cas de coups et blessures, l’objectif est de dater, mesurer et expliquer le mécanisme des blessures, rechercher la compatibilité entre le récit de la victime, les objets utilisés et les lésions observées. A l’issue de cela, nous fixons l’incapacité totale de travail qui est une unité de mesure juridique de la gravité des lésions, capitale pour le reste de la procédure. En cas d’agression sexuelle, le médecin légiste recherche des lésions traumatiques génitales et extra-génitales. L’absence de lésions ne signifie pas qu’il n’y a pas eu de pénétration sexuelle. Il recherche des preuves biologiques et génétique (recherche de sperme, de sang, de salive permettant de rechercher l’ADN de l’agresseur). Il recherche une substance de soumission chimique (somnifère ou autres sédatifs par exemple).
S: Pour les cas de viols, ou la victime persiste que c’est un viol et l’auteur parle de consentement, comment est-ce que vous arrivez à conclure que c’est un viol ?
B.S : Je rappelle que le rôle du médecin légiste n’est pas de déterminer la culpabilité de l’auteur. Le médecin légiste ne peut pas conclure à un viol, car le terme viol est une qualification juridique et non un diagnostic médical. C’est le magistrat qui qualifie l’infraction. C’est à la justice et à elle seule qui prend les constatations du médecin, les croisent avec les témoignages, les interrogatoires et les enquêtes policières pour dire si, oui ou non, les éléments constitutifs du viol sont réunis.
S: Est-ce qu’il y a une affaire qui vous a particulièrement touchée dans l’exercice de votre fonction ?
B.S : En médecine légale, nous rencontrons beaucoup de violences que ce soit physiques, sexuelles et même les décès. Ce sont souvent celles impliquant des victimes particulièrement vulnérables. Permettez-moi de ne pas en dire plus pour préserver le secret médical. En plus de cela, certains dossiers sont toujours en cours de jugement et méritent le respect du secret d’instruction.
S: Comment arrivez-vous à gérer toute cette charge émotionnelle ?
B.S : Par la grâce de Dieu, j’ai dû apprendre à construire une distance professionnelle, une forme de « bouclier » qui permet d’analyser sans être submergée par l’émotion, et il y a également le soutien des collègues. Nous avons une belle équipe conviviale au CHU de Bogodogo.
S: Quelle place la médecine légale occupe-t-elle dans le paysage médical ou judiciaire en Afrique subsaharienne et en particulier au Burkina Faso ?
B.S : Bien qu’elle soit le garant de la preuve scientifique, sa place reste contrastée par moments. La médecine légale est une discipline qui se fait connaître de plus en plus dans le paysage judiciaire et médical grâce aux différentes formations et ateliers à l’endroit de certains acteurs du monde judiciaire et même médical. C’est une discipline d’avenir, car toute population a besoin d’une bonne justice.
S: Quels conseils vous donneriez à une femme qui a envie d’être une professionnelle de la medecine légale comme vous ?
B.S : Il faut s’armer de courage et avoir confiance en soi.
S: Quelles sont les difficultés que vous rencontrez au quotidien dans l’exercice de cette profession ?
B.S : Le déficit en ressources humaines : peu de médecins légistes avec une demande qui devient de plus en plus forte, La rareté du matériel de protection et d’équipements, l’absence de laboratoire de toxicologie spécialisée sur place pour nous accompagner dans nos recherches scientifiques.
S: A quoi doit s’attendre une femme qui désirait apprendre et exercer, comme vous, la medecine légale dans notre contexte ?
B.S : Il faut s’armer de courage, car c’est un parcours académique rigoureux avec une immersion dans le droit et les sciences criminelles. Il faut être également polyvalente et prête à affronter le regard des autres. Il faut aimer la justice et la rigueur scientifique.
S: Quels sont les atouts ou les avantages qu’ont les femmes pour apprendre et exercer ce métier ?
Les populations comprennent de mieux en mieux que l’autopsie est une condition essentielle pour que justice soit rendue.
B.S : Les femmes disposent de plusieurs atouts importants pour apprendre et exercer la médecine légale dans nos régions, malgré certaines difficultés socioculturelles ou structurelles qui peuvent exister. Elles ont une grande capacité d’écoute, plus empathique avec une approche plus rassurante et humaine. La médecine légale implique souvent des situations sensibles à savoir les violences sexuelles, violences conjugales, décès d’enfants, traumatismes psychologiques, etc. Cela facilite parfois la prise en charge des personnes vulnérables, notamment des femmes et des enfants victimes de violences. La femme joue donc un rôle crucial dans la prise en charge de certaines victimes de violences sexuelles où la présence de la femme apaise et rassure la victime. Certaines victimes même demandent systématiquement à rencontrer uniquement un médecin femme et également elle joue souvent le rôle de consolatrice dans certaines situations de deuil.
S: Aujourd’hui, quels sont les défis de la profession ?
B.S: Le défi de cette profession est de concilier la pratique médico-légale à nos réalités africaines et particulièrement aux défis sécuritaires que traverse notre pays
S: Quels sont vos projets ?
B.S: Mes projets sont, le développement de l’imagerie post-mortem et cela permettra de respecter certaines sensibilités dans les cas où les familles ne voudraient pas l’autopsie et aimeraient avoir justice. Il y’a la création de centres de prise en charge où les femmes médecins légistes travailleront main dans lamain avec d’autres spécialistes femmes et assistantes sociales pour la prise en charge de certaines victimes. Mon projet, c’est de contribuer au développement de la médecine légale au Burkina.
S : Quelle peut être la contribution de la medecine légale dans le developpement des pays d’Afrique subsaharienne ?
B.S: La médecine légale ne se limite pas à l’autopsie ou aux enquêtes criminelles, elle peut jouer un rôle majeur dans le développement de notre pays et de l’Afrique subsaharienne à plusieurs niveaux : sanitaire, judiciaire, sécuritaire, social et scientifique. Au plan judiciaire, la médecine légale permet d’apporter des preuves scientifiques objectives dans les affaires judiciaires : homicides, violences sexuelles, coups et blessures, décès suspects, accidents, infanticides, intoxications, etc. Elle contribue ainsi à lutter contre l’impunité, améliorer la qualité des décisions judiciaires, protéger les droits des victimes et garantir des procès plus équitables. Au plan sécuritaire, elle contribue à renforcer la sécurité publique grâce aux autopsies, expertises toxicologiques et analyses médico-légales. Elle aide à identifier les causes réelles des décès, de détecter certaines formes de criminalité, de documenter les violences communautaires ou terroristes et améliorer les politiques de sécurité et de prévention. Au plan sanitaire notamment au niveau de la santé publique, elle fournit des données importantes qui permettent aux autorités sanitaires de mettre en place des stratégies de prévention adaptées aux réalités locales (les accidents de la route, les suicides, les violences basées sur le genre, les intoxications, les morts maternelles ou infantiles).
Au plan social, économique et des droits humains, dans les contextes de conflits, de terrorisme, elle participe à l’identification des victimes, la documentation des violations des droits humains, la lutte contre la torture et les mauvais traitements, la dignité des morts et le soutien aux familles, la confiance des populations dans les institutions, la stabilité sociale, l’attractivité économique du pays, la prévention des conflits sociaux et judiciaires coûteux. Pour le développement scientifique et universitaire, elle contribue à la recherche scientifique, la formation spécialisée des professionnels, le développement des laboratoires et technologies médico-légales, facilite la coopération internationale et le renforcement des capacités scientifiques africaines. Elle contribue à la modernisation des systèmes de santé et de justice en Afrique subsaharienne à travers la création d’instituts médico-légaux modernes, la formation de spécialistes africains, l’intégration de nouvelles technologies (ADN, toxicologie, anthropologie médico-légale, imagerie) et l’harmonisation des pratiques avec les standards internationaux. En Afrique subsaharienne, son renforcement représente un enjeu stratégique pour construire des institutions plus fortes, plus crédibles et plus humaines.
S: Dans vos explications, vous avez parlé des pesanteurs sociales. Comment lever ces barrières pour que les gens consultent régulièrement ?
B.S : C’est la sensibilisation. C’est ce que l’on fait régulièrement pour une prise de conscience de la population de leurs droits et que les populations comprennent mieux que l’autopsie est une condition essentielle pour que justice soit rendue. Sans l’autopsie, on peut accuser à tort une personne.
S: Est-ce que vous avez l’équipement nécessaire pour travailler ?
B.S: Nous en avons mais ce n’est pas suffisant. On avait un partenaire et c’est grâce à ce dernier qu’on a eu beaucoup de matériels. C’était un appui qui concernait l’hôpital de Bogodogo et l’hôpital de Ouahigouya. Malheureusement, le partenariat a pris fin, car le projet a pris fin.
S: Quels sont vos besoins actuels ?
B.S: Les besoins actuels sont à plusieurs niveaux. C’est un besoin de matériels d’équipements, de matériels de protection, même d’infrastructures.
S: A cours ou long termes, un projet d’institut de formation est-il envisagé ?
B.S: Nous avons un projet d’institut de médecine légale qui devrait être implanté à Ouagadougou. Il pourra permettre un meilleur accueil des victimes, d’intégrer la prise en charge et d’optimiser la formation des futurs médecins légistes.
Le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, accompagné du ministre délégué Bêbgnasgnan Stella Eldine Kabré, a reçu en audience, le 1er juin 2026, une délégation du Portugal composée de l’envoyée spéciale pour l’Afrique et de l’envoyé spécial pour le Sahel.
La délégation est venue échanger avec le chef de la diplomatie burkinabè, sur le contexte actuel du Burkina Faso et de la Confédération des Etats du Sahel, afin de comprendre au mieux la dynamique en cours, selon Rita Laranjinha, envoyée spéciale du Portugal pour l’Afrique. « Il était question pour nous d’avoir auprès des autorités nationales, une lecture juste de la situation que traverse l’ensemble de l’espace confédéral et la position adoptée par leurs dirigeants dans leurs coopérations avec les partenaires », a-t-elle ajouté. La délégation a également échangé avec le ministre des Affaires étrangères sur des sujets en lien avec le multilateralisme et l’intérêt pour le Burkina Faso et le Portugal de renforcer le partenariat dans ce domaine afin de contribuer à l’instauration de la paix mondiale.
Le chef de la diplomatie burkinabè s’est réjoui de la visite de la délégation portugaise, tout en indiquant la disposition du Burkina Faso à poursuivre le partenariat avec le Portugal, notamment sur les questions en lien avec le multilateralisme. Il a relevé la nécessité pour les acteurs multilatéraux d’avoir une meilleure connaissance et une véritable compréhension du monde et des contextes, afin de prendre des décisions bien réfléchies, qui reflètent l’environnement réel.
Sur la Confédération des Etats du Sahel, le chef de la diplomatie burkinabè a fait à ses visiteurs, un exposé sur les circonstances qui ont prévalu à sa création, ses missions et ses ambitions au profit des populations de cet espace, à travers la lutte pour la souveraineté et le développement endogène. Karamoko Jean Marie Traoré a exprimé les attentes des pays du Sahel vis-à-vis des envoyés spéciaux pour cet espace. Pour lui, ces personnalités doivent être véritablement au parfum de la situation de la zone où elles sont envoyées, être permanemment à l’écoute de ceux qui vivent le contexte, et s’accorder avec les autorités nationales sur les méthodes d’évaluation de la situation. Au terme des échanges, Rita Laranjinha a indiqué que la délégation repart avec une meilleure perception de la situation au Sahel, et a affirmé que Lisbonne continuera d’envoyer des délégations à Ouagadougou, dans le sens de renforcer la coopération avec le Burkina Faso et la Confédération AES.
Le vendredi 5 juin 2026, le monde célébrera la Journée mondiale de l’environnement sur le thème évocateur : « Maintenant pour le climat ». Ce mot d’ordre résonne avec une acuité particulière au Burkina Faso qui figure parmi les pays exposés aux effets du changement climatique. Plus qu’un slogan, cette thématique constitue un appel à l’action immédiate, collective et durable pour des solutions d’adaptation comme le veulent les autorités, face à une réalité qui affecte déjà le quotidien des populations.
Dans un pays où une grande partie de la population tire ses revenus de l’agriculture, de l’élevage et de l’exploitation des ressources naturelles, la question climatique n’est pas seulement qu’environnementale. Elle est également économique, sociale et aussi sécuritaire. A l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement célébrée, le 5 juin de chaque année, le Burkina Faso est invité à renouveler son engagement en faveur de l’action climatique. En effet, les conséquences du changement climatique touchent directement les moyens de subsistance des ménages et accentuent la vulnérabilité des communautés rurales. Parce que les épisodes de sécheresse se multiplient, les précipitations deviennent de plus en plus irrégulières et les phénomènes météorologiques extrêmes gagnent en intensité.
Dans plusieurs régions du pays, les agriculteurs sont confrontés à des saisons imprévisibles qui compromettent les rendements et fragilisent la sécurité alimentaire. A cela s’ajoutent, la dégradation des terres et la pression croissante sur les ressources en eau. Certes, les autorités entreprennent des actions de sorte à renforcer la résilience du pays. Parmi les initiatives les plus visibles figurent les campagnes annuelles de reboisement et de restauration des terres dégradées.
« Que chacun plante et entretienne un arbre »
A travers cet acte, le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré ,a invité chaque Burkinabè, chaque communauté, chaque institution à s’approprier cette mission.
La Journée nationale de l’arbre (JNA) instituée en juillet 2018 avec pour objectif de mobiliser toutes les populations en vue de la restauration des forêts et des terres dégradées en est un exemple. L’édition dernière a eu un succès éclatant avec l’opération « l’heure patriotique pour reverdir le Faso : plus de 5 millions de plants mis en terre en une heure », au cours de laquelle chaque Burkinabè, sur le territoire national, a été invité à planter un arbre entre 8h et 9h. L’on s’en souvient encore du message du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré dans son discours, lu par l’ancien ministre de l’Environnement de l’Eau et de l’Assainissement, Roger Baro en ces termes : « J’invite chaque Burkinabè, chaque communauté, chaque institution à s’approprier cette mission.
Que chacun plante et entretienne un arbre et transmette ce geste vital aux générations futures ». L’autre action des autorités, portée par le ministère de l’Agriculture de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, c’est l’aménagement pour l’année 2026, de 80 espaces verts, 60 ronds-points, 65 kilomètres de plantations d’alignement et 10 kilomètres d’avenues dans les différentes villes du Burkina Faso, en vue de lutter contre la chaleur. Dans le domaine énergétique, le Burkina Faso doit poursuivre des efforts au niveau de la transition vers des sources d’énergie plus propres.
L’important potentiel d’ensoleillement dont dispose le pays des Hommes intègres doit permettre de réduire la dépendance aux énergies fossiles si l’accent est mis sur le développement des infrastructures solaires. Le thème :« Maintenant pour le climat», rappelle que chaque citoyen a un rôle à jouer. Les gestes du quotidien, souvent perçus comme insignifiants, peuvent produire des effets considérables lorsqu’ils sont adoptés à grande échelle. Economiser l’eau, limiter les feux de brousse, protéger les arbres, gérer correctement les déchets, privilégier les énergies propres ou encore promouvoir des pratiques agricoles durables sont autant d’actions qui contribuent à la préservation de l’environnement. La jeune génération occupe une place centrale dans ce combat. Son engagement croissant en faveur de la protection de la nature, à travers des associations, des initiatives communautaires ou des projets innovants et aussi l’éducation environnementale constituent une source d’espoir.