Grande saison du tourisme interne: la IVe édition prévue de juillet à septembre prochain

Le directeur général de Faso Tourisme, Sulaïman Kagoné, a animé une conférence de presse, le lundi 1er juin 2026, à Samendéni, dans la commune de Bama, afin de dévoiler les grandes articulations de la IVe édition de la Grande saison du tourisme interne (GSTI). Prévu, de juillet à septembre prochain, le lancement de cette IVe édition aura lieu, le samedi 4 juillet prochain, à Samendéni.

Les Burkinabè sont invités à partir, du 4 juillet jusqu’en septembre 2026, pour la quatrième fois à l’occasion de la Grande saison du tourisme interne, à découvrir et à redécouvrir les potentialités touristiques de leur pays. L’annonce a été faite, le lundi 1er juin 2026, à Samendéni, dans la commune rurale de Bama par le Directeur général (DG) de Faso Tourisme, Sulaïman Kagoné. Face aux hommes et femmes de médias, le directeur général a rappelé l’immense richesse touristique dont regorge le Burkina Faso.

« Des paysages naturels aux sites historiques, en passant par les traditions culturelles, les savoir-faire locaux et l’hospitalité légendaire des communautés, le pays dispose d’un patrimoine exceptionnel qui mérite d’être davantage connu et fréquenté par les Burkinabè eux-mêmes », a laissé entendre M. Kagoné. Selon les données présentées, le dernier inventaire touristique national, aux dires du directeur général de Faso tourisme, a permis de recenser plus de 1 080 sites et attraits touristiques répartis sur l’ensemble du territoire. A cela s’ajoutent 939 établissements d’hébergement touristique, 272 agences de voyage et de tourisme ainsi que 744 restaurants, constituant une offre capable de soutenir le développement du tourisme interne.

Dans un contexte où le tourisme récepteur demeure affecté par les défis sécuritaires, le gouvernement burkinabè a fait du tourisme interne un levier stratégique de relance économique. « L’objectif est d’inciter les Burkinabè à découvrir ou redécouvrir les richesses de leur pays et à participer activement à la dynamisation de l’économie nationale », a expliqué Sulaïman Kagoné.

Plusieurs innovations

Les résultats enregistrés ces dernières années semblent conforter cette orientation. Les établissements touristiques d’hébergement, a confié le DG Kagoné, ont généré près de 75 milliards francs CFA de recettes en 2025 contre 67,2 milliards en 2024. « En incluant les opérateurs de voyage et de tourisme, les recettes globales du secteur ont atteint près de 98,6 milliards francs CFA en 2025, contre 90,3 milliards l’année précédente », a-t-il précisé. L’édition 2026 de la Grande saison du tourisme interne se distingue par plusieurs innovations. La première, aux dires du principal animateur de ce point de presse, concerne le choix de Samendéni pour le lancement officiel de la saison.

« Parmi les nouveautés figure également l’organisation du Grand prix Faso tourisme, et une course cycliste destinée à associer sport, découverte et promotion du patrimoine national. Des Journées de promotion du tourisme interne seront également organisées à Laongo afin de mettre davantage en lumière les potentialités touristiques du pays », a détaillé M. Kagoné.

Durant les trois mois de l’événement, plusieurs activités vont animer les différentes régions du Burkina Faso telles que les excursions touristiques, les campagnes médiatiques, les émissions de promotion, les vernissages d’œuvres photographiques, les jeux radiophoniques et les visites guidées. Des réductions exceptionnelles sur les tarifs d’hébergement vont être également proposées dans plusieurs établissements touristiques afin d’encourager les déplacements des visiteurs nationaux.

Présent à la conférence, le président de la délégation spéciale de la commune de Bama, Félix Bayé, a exprimé sa satisfaction de voir Samendéni accueillir le lancement de cette édition. Pour lui, l’événement constitue une opportunité économique importante pour la commune et les localités riveraines. Les autorités communales entendent ainsi mobiliser les populations, les chefs coutumiers tout comme les communes voisines afin d’assurer le succès de la manifestation. A travers cette IVe édition, Faso tourisme lance un appel à l’ensemble des Burkinabè pour faire du tourisme un acte de patriotisme. « Visitons notre pays, valorisons notre culture et montrons au monde entier la beauté et la résilience du Burkina Faso », a exhorté Soulaïman Kagoné.

Kamélé FAYAMA

Ecole nationale d’administration et de magistrature : 389 impétrants défendent leur rapport de stage

Le secrétaire général du ministère des Serviteurs du Peuple, Rodrigue Oboulbiga, a lancé le lundi 1er juin 2026 à Ouagadougou une série de soutenances des rapports de stage des étudiants de cycle B en fin de formation.

L’Ecole nationale d’administration et de magistrature (ENAM) a instauré pour la première fois des soutenances de rapports de stage pour les stagiaires de cycle B en fin de formation. Ainsi, pour cette année, 389 stagiaires dont 238 de l’ENAM de Ouagadougou et le reste dans les instituts régionaux d’administration de Bobo-Dioulasso et de Fada vont se présenter devant les jurys à cet effet.

Le top départ de ces soutenances a été donné le lundi 1er juin 2026 à Ouagadougou par le secrétaire général du ministère des Serviteurs du Peuple, Rodrigue Oboulbiga. Pour la soutenance inaugurale, c’est Sayouba Belem, attaché administratif des collectivités territoriales qui a défendu son rapport de stage autour du thème « Acquisition de compétences en matière d’aménagement du territoire dans l’arrondissement 3 de la commune de Ouagadougou ». A l’issue de sa présentation suivie des questions et amendements du jury, son rapport a été jugé recevable et une note de 17/20 lui a été attribuée. L’impétrant a dit sa fierté de pouvoir se prêter à cet exercice qui le prépare pour son futur emploi.« Nous sommes appelés à concevoir des projets mais aussi à proposer des solutions aux dirigeants. Donc cette soutenance est importante pour nous », a-t-il laissé entendre.

Le fruit d’un travail acharné

Le jury a jugé recevable, l’œuvre de l’impétrant Sayouba Bélem (En toge).

Le directeur général de l’ENAM, Dr Jacob Yarabatioula, a indiqué que cette présente session des soutenances est le fruit d’un travail acharné. Il s’agit également d’une mise en œuvre rigoureuse du plan stratégique de développement et de moder- nisation de la structure dont la vision à l’horizon 2026 est de « faire de l’ENAM, une école de prestige, d’excellence et d’innovation qui rayonne au plan national, sous régional et international ».

« C’est aussi une occasion pour les impétrants de prendre la parole, de discuter d’une idée et de proposer des solutions », a-t-il dit. Le secrétaire général du ministère des Serviteurs du Peuple, Rodrigue Oboulbiga, a salué la contribution de l’ENAM à la formation des ressources humaines de l’Etat, des collectivités locales mais aussi du secteur privé national. Depuis sa création, a-t-il ajouté, l’école s’est affirmée avec un véritable projet de compétences et une culture du service public.

Il a loué les reformes pédagogiques engagées ces dernières années, notamment la reprise des soutenances pour les stagiaires des cycles A et P et l’instauration des soutenances de rapports pour le cycle B. « Cette réforme traduit une volonté d’inscrire davantage la formation dans une logique de professionnalisation et de production de solutions concrètes aux préoccupations administratives », a-t-il précisé. Pour lui, la soutenance permet de renforcer les capacités d’analyse du stagiaire. « Il permet au stagiaire d’interroger les pratiques professionnelles, d’identifier des insuffisances et de proposer des pistes d’amélioration pour un service public plus performant », a-t-il conclu.

Adama SEDGO

Montée des couleurs: les Burkinabè invités à s’interroger sur leur contribution au développement

Le ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, en collaboration avec les autres départements ministériels logés à l’Hôtel administratif, a organisé, une cérémonie de montée des couleurs nationales, lundi 1er juin 2026 à Ouagadougou.

Les agents du ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme et ceux des autres départements ministériels logés à l’Hôtel administratif se sont réunis le lundi 1er juin 2026 pour la traditionnelle cérémonie de montée des couleurs nationales. Ils avaient à leur côté, le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, porte-parole du gouvernement, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo.

Il était accompagné de la ministre chargée de la Solidarité, lieutenant-colonel, Passowendé Pélagie Kabré, du ministre chargé des Mines, Yacouba Zabré Gouba, du ministre chargé de la Construction de la Patrie, Mikaïlou Sidibé, de la ministre chargée des Sports, Annick Lydie Djouma Pikbougoum et de celle chargée des Communications électroniques, Aminata Zerbo. Le porte-parole du gouvernement a rappelé la portée symbolique de la montée des couleurs. Il a invité chaque citoyen et particulièrement les agents publics à s’interroger quotidiennement sur leur contribution au développement du Burkina Faso. M. Ouédraogo a souligné l’importance du travail bien accompli et de l’engagement de chacun dans l’exercice de ses fonctions.

Il a également rendu un hommage appuyé aux secrétaires et assistantes de direction qu’il a qualifiées d’acteurs essentiels du fonctionnement de l’administration publique. Le ministre chargé de la Communication a salué leur discrétion, leur professionnalisme et leur dévouement au service de l’Etat. Il a aussi invité les responsables administratifs à faire preuve de respect et de considération envers leurs collaborateurs, rappelant qu’aucune mission ne peut être menée à bien sans l’implication de l’ensemble des agents. Par ailleurs, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo a donné lecture d’un extrait du chapitre 5 du manifeste de la Révolution progressiste populaire (RPP) portant sur le renforcement de la gouvernance.

Il ressort que l’administration actuelle du Burkina ploie sous le poids d’un héritage colonial et néocolonial qui a laissé des structures calquées sur des modèles souvent inadaptés aux réalités du pays. Au fil du temps, a poursuivi le ministre Ouédraogo, l’administration burkinabè a été fragilisée par des maux tels que la politisation, l’indiscipline, le favoritisme, le laxisme, la corruption et le pillage des ressources publiques. D’où la nécessité, selon le porte-parole du gouvernement de moderniser l’administration burkinabè à travers une meilleure gouvernance, un renforcement du civisme et du patriotisme, une lutte contre la corruption, ainsi que la promotion de la digitalisation des services publics afin d’améliorer leur efficacité et leur transparence.

Abdoulaye BALBONE

Mouniratou OUEDRAOGO (Stagiaire)

Montée des couleurs au ministère de la Justice : Edasso Rodrigue Bayala invite ses collaborateurs à maintenir le cap de l’efficacité

Le ministre de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala, a présidé la montée des couleurs, lundi 1 juin 2026, à Ouagadougou.

Le ministère de la Justice a sacrifié à la traditionnelle montée mensuelle des couleurs. Pour ce lundi 1er juin 2026, c’est dans l’enceinte de la Brigade d’intervention de l’administration pénitentiaire (BIAP) que la cérémonie a eu lieu, sous la présidence du chef de département, Edasso Rodrigue Bayala. A l’issue du cérémonial, le ministre Bayala a salué le professionnalisme, l’engagement des forces de défense et de sécurité pour leurs différents efforts sur le terrain. Selon lui, le mois de mai qui vient de s’achever a été marqué par plusieurs activités importantes au sein du département dont la sortie des stagiaires de la 11e promotion des élèves de la garde de sécurité pénitentiaire.

« La promotion, forte de plus de 380 stagiaires, vient renforcer les capacités opérationnelles de notre administration pénitentiaire et contribuera sans doute d’avantage à l’accomplissement de ses missions dans un contexte sécuritaire exigeant », a-t-il affirmé. Il est également revenu sur l’inauguration du centre d’accueil et des réinsertions sociales des détenus de Baporo, couplée avec le lancement de la campagne agricole humide dans tous les établissements pénitentiaires du Burkina. Pour lui, cette infrastructure est un symbole et constitue une avancée significative dans la politique de réinsertion sociale des détenus. « Elle traduit également l’engagement du chef de l’Etat à promouvoir une politique pénitentiaire socialisante et productive », a-t-il déclaré.

Sur la tenue de la 6e journée du greffier, à Bobo-Dioulasso, Edasso Rodrigue Bayala a fait savoir qu’elle offre un cadre de réflexion et d’échanges sur les défis de la profession et du corps, ainsi que sur les perspectives de renforcement de son efficacité au service d’une Justice plus adéquate et performante. Faisant le point de la réalisation du contrat d’objectif, le ministre de la Justice a relevé que les résultats à mi-parcours donnent un taux global de 46,36%. Toute chose qui, de son point de vue, témoigne des efforts consentis par l’ensemble des structures du département. Il a félicité l’ensemble du personnel du département pour le travail accompli et a invité à maintenir la dynamique, afin d’améliorer davantage les résultats.

Soumaïla BONKOUNGOU

Astride OUEDRAOGO (Stagiaire)

Ethiopie : un scrutin sans suspense

En Ethiopie, pays peuplé de la corne de l’Afrique, un peu plus de cinquante millions d’électeurs sont allés aux urnes, hier lundi 1er juin 2026, pour renouveler les 547 sièges du Parlement. Si, à Addis-Abeba et dans d’autres localités, les électeurs ont pu accomplir leur devoir civique, ce n’est pas le cas dans plusieurs circonscriptions de la région de l’Amhara et de l’Oromia à cause des conflits armés et plus particulièrement dans le Tigré. En 2021, le vote n’avait pas eu lieu dans cette région séparatiste.

Le même scenario se répète cette année, malgré la signature de l’accord de paix de Pretoria en 2022. Cette fois-ci, les tensions entre l’armée régulière et les forces tigréennes, constatées ces derniers mois, ont compromis l’organisation du scrutin dans le Tigré. Autant dire, que tous les Ethiopiens n’ont pas la chance d’exercer leur vote et de participer de fait au choix des futurs députés et par-delà du Premier ministre, plus haute fonction dans le pays. En effet, ces législatives doivent consacrer la désignation d’un nouveau chef du gouvernement par la majorité élue.

En poste depuis huit ans, l’actuel Premier ministre, Abiy Ahmed, est candidat à sa propre succession, sous la bannière du parti au pouvoir, le Parti de la prospérité (PP), ultra-favori de ces élections. Sauf chamboulement dans les urnes, ce qui reste peu probable, le PP devrait encore montrer sa domination sur la scène politique, puisqu’il détenait 96% des députés dans l’Assemblée sortante. Face à une opposition fragmentée, sans grands moyens financiers et logistiques et très peu représentée sur le territoire national, le PP est quasiment assuré de faire un raz-de-marée à ces législatives.

Le poste d’Abiy Ahmed est loin d’être menacé, lui qui, après toutes ces années, a acquis une parfaite maitrise de l’appareil d’Etat et s’est fait des assises politiques solides. Le Premier ministre éthiopien a battu campagne, en exhibant plusieurs avancées, dont la modernisation de la capitale, la construction de grands complexes touristiques et la réalisation du grand barrage de la Renaissance sur le Nil. Abiy Ahmed s’est targué de ces acquis qui contribuent au développement socioéconomique du pays, mais il est attendu sur d’autres sujets, sa réélection étant prévisible.

L’insécurité est le plus gros défi auquel il doit s’attaquer. La question du Tigré demeure une épine à ses pieds, en témoigne l’évolution de l’actualité. Un regain de violences a été noté dans la région, les rebelles étant convaincus que le gouvernement éthiopien prépare une offensive à grande échelle contre leurs positions. Dans ces conditions, l’accord de paix de Pretoria risque de voler en éclats, alors qu’il avait laissé naitre des lueurs d’espoir. La situation sécuritaire est également très préoccupante dans les régions d’Amhara et de l’Oromia, où l’armée éthiopienne combat respectivement les groupes armés voulant renverser le régime, les Fano et le Front de libération Oromo.

Pacifier le pays n’est pas une option pour le chef du gouvernement éthiopien, c’est une nécessité absolue. Il faut faire taire les armes, pour rassurer ses compatriotes qui ont du mal à cacher leur anxiété. La lutte contre la « vie chère », marquée par une forte inflation depuis plusieurs années et la pauvreté s’imposent également dans la liste des actions prioritaires d’Abiy Ahmed qui devrait avoir la faveur des urnes avec son PP. Il devra conserver le pouvoir, pas pour son propre bien-être, mais pour travailler efficacement à soulager les souffrances de ses compatriotes.

Kader Patrick KARANTAO

Communiqué de la Rédaction : Démenti formel face à une tentative de manipulation

La direction de la rédaction de Burkina Yawana constate avec indignation la circulation sur les réseaux sociaux d’un faux visuel attribuant des propos mensongers au Premier ministre, Jean-Emmanuel Ouédraogo.
La rédaction tient à clarifier la situation de la manière la plus catégorique : Burkina Yawana n’a jamais réalisé, ni publié un tel visuel, encore moins partagé les propos qui y sont évoqués. Le Premier ministre n’a jamais tenu de telles déclarations dans nos colonnes ou sur nos plateformes.
Il s’agit d’une grossière manipulation et d’une pure invention de toutes pièces.
Cette tentative de cyber-charlatanisme utilise frauduleusement l’identité visuelle et la notoriété de notre média pour distiller la désinformation et tenter de semer la confusion au sein de l’opinion publique.
Burkina Yawana condamne avec la dernière énergie cette pratique lâche et malveillante, qui s’attaque directement à la crédibilité de notre travail journalistique. Nous rappelons à nos lecteurs et à l’ensemble des citoyens que toutes nos productions authentiques sont exclusivement diffusées sur nos canaux officiels.
À l’endroit des auteurs de ce faux, la direction rappelle qu’une telle entreprise de déstabilisation informationnelle est passible de poursuites judiciaires.
Nous appelons notre public à la plus grande vigilance et à ne pas relayer ce faux contenu. Restons soudés derrière une information rigoureuse, souveraine et vérifiée.
La Direction de Burkina Yawana

Ville de Tianjin en Chine :Un haut lieu de technologie intelligente

En plus de sa richesse culturelle, la ville de Tianjin constitue un haut lieu de technologie. Selon le Bureau de l’industrie et des technologies de l’information de Tianjin, la ville rassemble plus de 100 entreprises de robotique. Immersion au cœur de quelques entreprises intelligentes !

Lorsqu’on évoque le nom Atomu, beaucoup pensent directement à Astro (Tetsuwan Atomu), ce personnage de dessin animé créé par le mangaka japonais Osamu Tezuka, un petit garçon robot aux grands yeux et aux cheveux ébouriffés qui rêvaient de devenir aussi humain que les humains. Ce robot culte volant, doté d’une force de 100 000 chevaux et d’un grand cœur, a incarné les rêves de nombreuses générations en matière de technologie future. A Tianjin, une entreprise de robotique portant le même nom que ce personnage de dessin animé s’est donnée pour mission de transformer ce rêve en réalité.

L’entreprise Atomu Robotique est spécialisée dans la fabrication de robots parallèles

Fondée en 2013, elle est spécialisée dans la fabrication de robots parallèles, un domaine dans lequel elle excelle puisqu’en 2025, Atomu a été champion chinois de la robotique parallèle. Selon le rapport du cabinet de conseil international Frost & Sullivan, Atomu est classée première parmi les marques chinoises de robots parallèles pendant cinq années consécutives depuis 2020. En 2023, elle a dépassé toutes les marques étrangères pour devenir la première de toutes les marques de robots parallèles en Chine.

Mais qu’est-ce qu’un robot parallèle ? Pour avoir visiter l’entreprise Atomu dans le cadre du « Smart tour intelligent in Tianjin », laisser-moi vous parler de mon expérience !

En 2025, Atomu a été champion chinois de la robotique parallèle

La structure du robot parallèle est en effet complètement différente des robots « en série » c’est-à-dire les brus robotiques articulés comme un bras humain. Sa configuration lui offre des avantages remarquables telles qu’une grande vitesse, une haute précision et une grande rigidité.

En 2018 par exemple, Atomu a lancé un robot de tri de yaourts capable de trier 400 gobelets par minute soit plus de six gobelets par seconde, imperceptibles à l’œil nu. Ce produit a depuis été déployé dans plus de 8 000 scénarios industriels, de l’agroalimentaire et pharmaceutique aux produits chimiques quotidiens et à l’électronique. Partout où une chaîne de tri et d’emballage à grande vitesse est nécessaire, on trouve les robots d’Atomu.

Des produits testés

Sur le marché mondial, Atomu détient une part de 4,8%, se classant deuxième derrière une entreprise japonaise. Derrière cette réussite se trouve un système technologique entièrement développé en interne par Atomu. Ses technologies clés sont 100% indépendantes du corps du robot.

Si les robots parallèles constituent une grande fierté pour l’entreprise, il se tourne également vers l’intelligence incarnée (embodied AI). En mai 2025, Atomu a lancé le premier robot humanoïde de Tianjin, le « Tianbing n°1 ». Qu’est-ce que ce robot ?

Derrière la réussite d’Atomu se trouve un système technologique entièrement développé en interne

Il possède une architecture biomimétique et sa capacité de charge au niveau de la taille atteint 200 kg. Ce qui signifie qu’il peut aussi bien manipuler des composants électroniques de précision que transporter des pièces automobiles lourdes. Il sait à la fois « broder » et « soulever des poids lourds ».

En décembre 2025, Atomu a lancé une version améliorée du « Tianbing nº1, dotée d’un système à deux bras biomimétiques à 7 degrés de liberté, offrant des mouvements plus souples et plus proches de ceux d’un humain.

Le « Tianbing nº1 » n’est pas un produit de laboratoire conceptuel. Il a déjà été testé sur le terrain dans plusieurs entreprises manufacturières, excellant dans des scénarios réels tels que l’assemblage de pièces automobiles et le contrôle qualité de produits C (informatique, communication, électronique grand public). Il a d’ailleurs été présenté comme un cas typique d’application déjà éprouvée lors de l’Exposition mondiale de l’industrie intelligente 2026.

L’histoire d’Atomu n’est pas isolée. Sa croissance est indissociable du terreau fertile de Tianjin en matière de technologies intelligentes. Tianjin a construit « la première ville nationale de l’industrie des technologies de confiance (Xinchuang) », avec une chaîne complète allant des CPU, systèmes d’exploitation aux serveurs. Au premier trimestre de cette année, la croissance de l’industrie manufacturière de haute technologie à Tianjin a été forte avec plus + 22 % pour les équipements électriques et mécaniques, +17,3% pour les produits pharmaceutiques, +12,4 % pour les équipements spécialisés. La ville compte désormais 528 usines intelligentes, dont 17 usines intelligentes d’excellence au niveau national.

Des équipements sous-marins intelligents

Deepinfar Ocean Technology Company est spécialisée dans la fabrication et la commercialisation d’équipements sous-marins intelligents

Deepinfar Ocean Technology Company est aussi l’une des entreprises de haute technologie à Tianjin. Fondée en 2013, elle est spécialisée dans la R&D, la fabrication et la commercialisation d’équipements sous-marins intelligents. Elle propose à ses clients professionnels des équipements de grade industriel tels que des robots sous-marins téléopérés (ROV), des véhicules sous-marins autonomes (AUV), des planeurs sous-marins autonomes (AUG), ainsi que des solutions sectorielles associées. Les produits de l’entreprise couvrent déjà des secteurs tels que la recherche et l’exploration scientifiques, l’ingénierie offshore, l’hydraulique et l’hydroélectricité, les opérations de secours d’urgence, la sécurité et la sûreté, la surveillance environnementale et l’aquaculture.

En 2021, elle a été sélectionnée comme entreprise Petit Géant >> nationale type << spécialisée, raffinée, distinctive et innovante » (SRDI). En 2016, la marque SUBLUE a été créée pour proposer aux particuliers des produits de sports et de loisirs nautiques tels que des propulseurs sous-marins et des moteurs hors-bords électriques. Elle offre également des équipements professionnels, incluant des robots de nettoyage de piscine, des drones sous-marins ainsi que des systèmes de plateformes sous-marines.

Nadège YAMEOGO

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Port intelligent de Tianjin : Une passerelle pour la coopération sino-africaine

En séjour dans la ville de Tianjin dans le cadre du « Smart Tour in Tianjin », la délégation de journalistes africains a visité le port de Tianjin, un acteur majeur de la coopération entre la Chine et l’Afrique.

Dans le port de Tianjin, des lignes maritimes desservent régulièrement plusieurs ports d’Afrique de l’Ouest comme le Ghana, le Togo et la Côte d’Ivoire. Les exportations incluent l’acier, les produits chimiques, les automobiles et les matériaux de construction, tandis que les importations comprennent des minerais et des produits agricoles africains. En vue de renforcer les échanges entre la Chine et l’Afrique, une nouvelle ligne reliant l’Afrique du Sud a été intégrée.

Dans le port de Tianjin, des lignes maritimes desservent régulièrement plusieurs ports d’Afrique de l’Ouest

En favorisant ces échanges économiques entre la Chine et l’Afrique, le port de Tianjin constitue un pivot stratégique de l’initiative « Ceinture et Route ». Dans le cadre du « Smart Tour in Tianjin » organisé du 26 au 29 mai 2026, l’occasion a été donnée aux 22 journalistes africains participant à l’évènement de visiter cet acteur majeur de la coopération économique sino-africaine.

Sur place, ils ont suivi avec intérêt la présentation du terminal intelligent de nouvelle génération dont dispose le port. Cette réalisation est sans doute la plus éclatante qu’ait donné la culture portuaire millénaire de Tianjin à l’ère numérique.

Le port de Tianjin est le plus grand port d’eau profonde artificielle au monde, avec un chenal principal de 300 000 tonnes et une profondeur de -22 mètres

Doté d’un cerveau superpuissant, le terminal fonctionne entièrement de manière automatisée grâce à des portiques majestueux, des transporteurs intelligents sans conducteur et une gestion précise des stocks. Les installations comprennent un quai d’une longueur de 1100 mètres et une zone terrestre arrière de 750 000 m, 12 portiques de quai, 42 portiques de parc ainsi que 92 véhicules autonomes ART (robots de transport a intelligence artificielle), capables d’accueillir les plus grands porte-conteneurs.

En plus de son caractère intelligent, ce terminal est construit selon le concept « zéro carbone ». De ce fait, il utilise exclusivement des énergies propres, principalement l’énergie éolienne et solaire, réduisant à zéro ses émissions pendant les opérations.

Un rôle central dans la stratégie national

En tant que port de transit central du nord de la Chine, le port de Tianjin a traité en 2025 un fret de 501 millions de tonnes et plus de 24 millions d’EVP (équivalents vingt pieds).

Les installations comprennent entre autres un quai d’une longueur de 1100 mètres et une zone terrestre arrière de 750 000 m

Son origine est liée à celle de la localité elle-même. En effet, dès le XVe siècle, le transport fluvial a insufflé vitalité et prospérité commerciale à la ville, attirant ouvriers, commerçants et artisans. En 1404, l’empereur Yongle de la dynastie Ming fit construire une forteresse, donnant naissance au Tianjin Wei, un poste avancé chargé de protéger cette ligne de vie céréalière de Pékin.

Au fil des siècles, Tianjin s’est transformée en un bastion stratégique et économique, intégrant la modernité avec la construction, en 1888, de la voie ferrée Tangjin, qui relia le port à l’arrière-pays industriel de Tangshan. Le port dépassa alors sa simple fonction locale pour devenir un nœud essentiel du transport combiné terre-mer.

En 2001, le port de Tianjin a dépassé les 100 millions de tonnes de trafic de marchandises, se hissant dans le top 10 mondial. En 2023, le trafic de marchandises a atteint 700 millions de tonnes. Le port de Tianjin est le plus grand port d’eau profonde artificielle au monde, avec un chenal principal de 300 000 tonnes et une profondeur de -22 mètres. C’est également le seul port chinois à posséder trois corridors de transit.

Aujourd’hui, le port de Tianjin joue un rôle central dans la stratégie nationale, servant de « porte maritime » au développement synergique Pékin-Tianjin-Hebei, facilitant la relocalisation industrielle et participant activement à l’initiative « Ceinture et Route ». Avec plus de 130 lignes maritimes reliant 180 pays et 500 ports, il constitue un corridor stratégique pour le commerce mondial et l’interconnexion eurasiatique.

Nadège YAMEOGO