𝐌𝐨𝐧𝐭𝐞́𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐮𝐥𝐞𝐮𝐫𝐬 : 𝐥𝐞 𝐂𝐡𝐞𝐟 𝐝𝐮 𝐆𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐢𝐧𝐯𝐢𝐭𝐞 𝐥𝐞𝐬 𝐚𝐠𝐞𝐧𝐭𝐬 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐏𝐫𝐢𝐦𝐚𝐭𝐮𝐫𝐞 𝐚̀ 𝐬’𝐚𝐩𝐩𝐫𝐨𝐩𝐫𝐢𝐞𝐫 𝐥𝐞 𝐌𝐚𝐧𝐢𝐟𝐞𝐬𝐭𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐑𝐏𝐏
Centres pénitentiaires du Burkina: la campagne agricole humide 2026-2027 lancée
Le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, commandant Ismaël Sombié, a lancé la campagne agricole humide 2026-2027 en milieu carcéral, samedi 30 mai 2026, à Baporo.
Le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, commandant Ismaël Sombiéle a lancé le 30 mai 2026, à Baporo, la campagne agricole humide 2026-2027 dans les centres pénitentiaires du Burkina Faso. La cérémonie a enregistré la présence des membres du gouvernement, des gouverneurs des régions de Nando, Adama Jean-Yves Béré et des Bankuy, Pierre Babo Bassinga, ainsi que des détenus transférés en provenance des différentes maisons d’arrêt du pays. Pour lui, ces activités agricoles vont permettre aux prisons de se nourrir elles-mêmes.
Le ministre d’Etat chargé de l’Agriculture a souhaité une production massive sur le site et nourrit l’espoir de voir de ces activités agricoles s’étendre sur tous les centres pénitentiaires du Burkina. « Un détenu doit être productif même s’il est en conflit avec la loi. Il doit continuer son processus de socialisation et nous devons veiller à cela. C’est à ce titre que les différentes innovations ont été apportées », a-t-il expliqué. Pour les pensionnaires, le cadre est salutaire. C’est le cas de S.C.
« Mon passage à Baporo va me permettre d’apprendre un métier afin de se prendre en charge dans le futur », a-t-il dit. Le directeur du centre pénitentiaire agricole de Baporo, l’inspecteur Roland Kafando, pour sa part, a confié que depuis des années sa structure s’efforce de transformer la peine en opportunité et la terre en espoir. Il a ajouté que cette cérémonie témoigne de l’importance que le gouvernement et ses partenaires accordent à la réinsertion sociale par le travail agricole. « Pour la présente campagne humide, le centre va emblaver 300 hectares dont 100 hectares de riz, 75 hectares de maïs, 100 hectares de sorgho et 25 hectares de niébé pour un résultat attendu 782 tonnes pour l’ensemble des spéculations », a-t-il révélé.
Roland Kafando a informé que la population carcérale de Baporo est composée de condamnés bénéficiant de la commutation de leurs peines en travail d’intérêt général et des pensionnés sous régime de semi-liberté. Il a assuré que ces condamnés ne subissent pas seulement leurs peines, ils apprennent, produisent et se reconstruisent. L’administration pénitentiaire constitue un maillon essentiel de la chaîne judiciaire burkinabè. Elle ne veut pas être perçue comme un simple espace de privation de liberté.
L’Etat, attaché au respect de la dignité des détenus

Elle se veut un cadre d’encadrement, d’éducation, de responsabilisation et de préparation à la réinsertion sociale. C’est dans cette vision que s’inscrivent les réformes engagées par le gouvernement pour améliorer durablement les conditions de détention, renforcer les capacités d’accueil des établissements pénitentiaires et promouvoir une approche davantage humaine et productive de l’exécution des peines. Ainsi le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, commandant Ismaël Sombié, a inauguré un bâtiment d’accueil de 500 places pour des détenus, au centre pénitentiaire agricole de Baporo.
Le porte-parole de la délégation gouvernementale, le ministre de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala, a déclaré que cette céré-monie traduit la volonté constante du gouvernement, de poursuivre la transformation structurelle de l’administration pénitentiaire, afin d’en faire un véritable instrument de réinsertion sociale, de promotion de la dignité humaine et de contribution au développement national. « En mettant à la disposition du centre pénitentiaire agricole de Baporo cette infrastructure moderne, l’Etat réaffirme son attachement au respect de la dignité inhérente à toute personne humaine, y compris en situation de détention », a-t-il poursuivi. Edasso Rodrigue Bayala a expliqué que ce bâtiment va contribuer à améliorer les conditions d’hébergement des pensionnaires, réduire les contraintes liées à la capacité d’accueil du centre et offrir un environnement plus approprié à la prise en charge des détenus. Il a estimé que le nouveau bâtiment symbolise l’ambition collective de moderniser l’administration pénitentiaire et de bâtir des établissements davantage adaptés aux exigences contemporaines de gouvernance pénitentiaire.
Evariste YODA
Résistance aux antimicrobiens: organiser la riposte à partir des savoirs endogènes
Le ministère de la Santé a organisé la IIe édition du symposium national sur la résistance aux antimicrobiens, le vendredi 29 mai 2026, à Ouagadougou.
Le ministère de la Santé veut lutter contre la résistance aux antimicrobiens qui constitue une menace pour la sécurité alimentaire. En collaboration avec le Réseau de recherche et de lutte contre la résistance antimicrobienne au Bur-kina Faso (RAM), le département a organisé la IIe édition du symposium national sur la résistance aux antimicrobiens, du 28 au 30 mai 2026. La rencontre a été présidée par le ministre délégué auprès du ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, chargé des Ressources animales, Amadou Dicko, représentant le ministre de la Santé.

Elle a eu pour thème : « Lutte contre la résistance aux antimicrobiens au Burkina Faso : valorisation des savoirs endogènes et de l’innovation pour une riposte durable ». Selon M. Dicko, la résistance aux antimicrobiens constitue aujourd’hui l’une des menaces sanitaires les plus préoccupantes du XXIe siècle. « Elle compromet les progrès de la médecine moderne, fragilise nos systèmes de santé, menace la sécurité alimentaire et pèse lourdement sur nos économies », a-t-il relevé.
Selon l’Orga-nisation mondiale de la santé (OMS), la résistance aux antimicrobiens est responsable de millions de décès chaque année dans le monde. De l’avis de l’organisation, elle pourrait devenir à l’horizon 2050 l’une des principales causes de mortalité dans le monde si des mesures fortes ne sont pas prises. M. Dicko a souligné que de nombreux facteurs aggravent la situation. Il s’agit, a-t-il cité, de l’usage inapproprié des antibiotiques en santé humaine et animale, de l’insuffisance de contrôle de certains circuits de distribution et de la qualité inférieure des médicaments, ainsi que des défis liés à la surveillance microbiologique.
Promotion des savoirs endogènes

Toutefois, il s’est réjoui que le Burkina Faso s’est doté d’un plan d’action nationale de lutte contre la résistance aux antimicrobiens dans le domaine du mécanisme multisectoriel de coordination. Le ministre délégué chargé des Ressources animales a signifié que le thème de la présente édition est une invite à la réflexion sur les enjeux scientifiques et réglementaires de la résistance aux antimicrobiens et la promotion des savoirs endogènes, l’innovation, locale la recherche scientifique, les phytomédicaments et la souveraineté pharmaceutique.
Il a précisé que la lutte contre la résistance aux antimicrobiens ne peut être efficace sans une forte capacité nationale de recherche, de production et de régulation. Pour le président de l’Académie nationale des sciences, des arts et des lettres du Bur-kina Faso (ANSAL-BF), Pr Arouna Ouédraogo, la résistance aux antimicrobiens est une pandémie silencieuse qui menace de réduire à néant des décennies de progrès médicaux. « Elle transforme une infection banale en impasse thérapeutique mortelle », a-t-il alerté. M. Ouédraogo a aussi laissé entendre que l’académie encourage une recherche scientifique audacieuse qui intègre pleinement des savoirs endogènes.
« Notre riche patrimoine de pharmacopée traditionnelle constitue un réservoir de molécules bioactives encore sous exploré », a-t-il indiqué. De l’avis du directeur général de l’agence nationale de régulation pharmaceutique, Dr Issaka Soulama, le symposium sera marqué par des conférences thématiques, des tables rondes et des communications scientifiques, qui permettront aux différents acteurs qui interviennent dans la chaîne de résistance, de pouvoir communiquer et d’apporter leur contribution à la lutte, a soutenu Dr Soulama.
Viviane Wend-Daabo BOKOUM
(Collaboratrice)
Salon mondial de l’industrie intelligente 2026: promouvoir l’intégration profonde de l’innovation technologique
Le Salon mondial de l’industrie intelligente 2026 s’est tenu, du 28 au 31 mai dernier, au centre national des congrès et des expositions de Tianjin en Chine sur le thème : « l’avenir dynamique du ciel intelligent ».
Un orchestre de trois robots dont un jouant au piano, un à la guitare et un à la batterie. C’est le spectacle invraisemblable auquel, on pouvait assister au centre national des congrès et des expositions de Tianjin à l’occasion du salon mondial de l’industrie intelligente 2026. Organisé depuis 2017, cet évènement de référence en matière d’industrie intelligente réuni pendant quatre jours les leaders mondiaux et les meilleurs universitaires de la technologie intelligente.
Ensemble, ils engagent un dialogue profond sur les nouvelles pistes de développement de l’industrie intelligente. En plus des rencontres d’échanges entre entreprises, d’autres activités sont au menu de ce salon comme la Coupe du monde de robotique Asie-Pacifique-Tournoi international de Tianjin et la Conférence internationale sur les sports intelligents. Cette année, pour la première fois, un concours de hackathon de technologie intelligente a été intégré afin d’accélérer la mise en œuvre des innovations. Le clou de l’évènement a été sans doute les pavillons d’exposition qui ont drainé des milliers de visiteurs. S’étendant sur 130 000 mètres carrés, le centre d’exposition était composé de six pavillons thématiques consacrés notamment à l’intelligence artificielle, aux véhicules connectés intelligents, à la robotique et à d’autres technologies de pointe.
Le maire de Tianjin, Zhang Gong, a exprimé sa volonté de faire de cette exposition un espace de croissance durable et d’innovation. Selon lui, un tel événement permet de présenter de nouvelles technologies et produits dans le domaine de l’intelligence artificielle et des industries intelligentes. « Nous espérons sincèrement qu’avec nos amis de tous les pays et de tous les secteurs, nous créerons ensemble un nouvel avenir pour l’économie intelligente », a-t-il déclaré.
Un pilier stratégique Le vice-ministre des Sciences et des Technologies de la République populaire de Chine, Chen Jiachang, a salué la tenue de cette exposition, soulignant l’importance stratégique de l’intelligence artificielle dans la transformation industrielle mondiale. « L’intelligence artificielle est un pilier stratégique qui mène une nouvelle vague
de révolution fondamentale et de transformation industrielle, bouleversant profondément les modes de production et de vie de l’humanité », a-t-il indiqué, insistant sur la nécessité de « bien saisir les caractéristiques du développement de la nouvelle génération d’intelligence artificielle, de renforcer l’intégration profonde entre l’IA et l’industrie, et d’apporter un nouvel élan au développement de haut niveau ». Il a également rappelé les efforts déployés par la Chine, notamment la création de centres d’innovation en robotique intelligente et la mise en œuvre de politiques visant à accélérer l’intégration de l’IA dans le secteur manufacturier.
« Cette année, l’industrie chinoise a mis en place plusieurs mesures visant à promouvoir la nouvelle industrialisation, en accordant une attention particulière au renforcement de l’industrie intelligente », a-t-il soutenu. Et de poursuivre : « nous avons renforcé l’innovation technologique, lancé la construction de centres d’innovation manufacturière tels que le Centre d’innovation en robotique intelligente de Junan, et favorisé la recherche et le développement de technologies de base telles que la fabrication de puces pour les grands modèles ».
Chen Min’er, secrétaire du comité municipal du Parti communiste chinois (PCC) a pour sa part, appelé à garder à l’esprit les instructions du Président chinois, Xi Jinping, en matière de développement de l’intelligence artificielle en cultivant de nouvelles formes d’économie intelligente pour mieux soutenir un développement économique et social de haute qualité. « Nous espérons sincèrement travailler main dans la main avec les amis de tous les horizons pour partager les nouvelles opportunités de l’ère de l’intelligence et créer un nouvel avenir pour l’économie intelligente », a-t-il indiqué.
Nadège YAMEOGO
Burkina: Bila, l’ex-ravitailleur des terroristes dans le Nakambé appelle les complices à se rendre
Approvisionnement en vivres, en carburant et en engins, recel et écoulement de marchandises et de vivres pillés, hébergement de criminels, transmission d’informations… Bila (28 ans) était l’homme à tout faire des terroristes dans le Nakambé. Aujourd’hui, il le regrette amèrement et appelle ses frères restés dans ce circuit à se rendre aux Forces combattantes avant qu’il ne soit trop tard.
Originaire de Gonaba, dans la commune de Soudougui (Koupéla, Nakambé), Bila exerçait officiellement comme commerçant. Mais en coulisses, il assurait une multitude de services aux terroristes opérant dans la zone jusqu’à Kabonga/Pama : approvisionnement en vivres, en carburant et en engins, recel de marchandises pillées, hébergement de combattants et transmission d’informations. Il se chargeait également de l’écoulement des céréales pillées ou prélevées comme zakat auprès des populations.
« Tout ce que les terroristes voulaient comme ravitaillement, que ce soit des vivres, du carburant, des engins et autres, je faisais de mon mieux pour les ravitailler et récupérer mon argent », avance le jeune homme, qui officiait également comme logisticien. Le business morbide de Bila était si florissant qu’il ne savait pas que les Forces combattantes le pistaient et attendaient le bon moment pour le cueillir. C’est au cours d’une opération d’écoulement de vivres pillés qu’il est tombé dans le filet des Forces combattantes à Comin-Yanga. Blessé lors de son interpellation, il dit avoir bénéficié d’une prise en charge médicale complète.
« Je puis vous rassurer que j’ai été bien pris en charge et cela continue jusqu’à aujourd’hui. Ici, je ne manque de rien. On m’a même trouvé du travail pour que je puisse m’occuper et contribuer à la construction du pays », confie-t-il. Depuis son interpellation, Bila dit avoir pleinement réalisé l’étendue de ses errements. « C’est lorsque j’ai été interpellé que j’ai compris que j’étais dans l’égarement. Franchement, je regrette beaucoup ce que j’ai fait», avoue-t-il. Sa réflexion le conduit à un constat amer sur la responsabilité des citoyens dans la crise que traverse le Burkina Faso.
« Les autorités du pays font de très grands efforts. Cependant, c’est nous, les citoyens, qui refusons de nous aligner et continuons à poursuivre des intérêts égoïstes, tirant ainsi le pays vers le bas », déplore-t-il. Bila s’adresse ensuite directement à ceux qui, dans la zone de Comin-Yanga, continuent de collaborer avec les groupes terroristes. Son message est sans ambiguïté : les Forces combattantes savent qui ils sont et les surveillent. « Quand les FDS m’ont interpellé, elles m’ont fait savoir qu’elles me suivaient depuis très longtemps et qu’elles savaient que, tôt ou tard, elles allaient m’avoir. Elles sont aussi au courant de tous ceux qui continuent de collaborer avec les terroristes et elles sont à leurs trousses », avertit-il.
A ceux qui hésitent encore, il lance un ultime avertissement : « Tous ceux qui collaborent avec les groupes terroristes dans la zone de Comin-Yanga me connaissent très bien et ils savent aussi que je sais ce qu’ils font. Je n’ai donc plus besoin de prononcer le nom de quelqu’un pour lui dire d’arrêter de ravitailler les terroristes. Si vous êtes chanceux comme moi, vous pourrez être interpellés vivants. Dans le cas contraire, vous risquez d’être neutralisés lors des offensives contre les terroristes si vous continuez à les fréquenter ». Bila conclut son témoignage par un message de gratitude aux Forces combattantes et aux autorités, ainsi que par des excuses à sa famille. « J’adresse mes salutations à ma famille que j’ai déshonorée. Je suis en bonne santé et, si Dieu le veut, on se reverra un de ces jours », dit-il, la voix chargée d’émotion.
Agence d’information du Burkina
78e journée internationale des Casques bleus: hommage aux combattants de la paix
Le ministère des Affaires étrangères a commémoré le 78e anniversaire des Casques bleus des Nations unies, vendredi 29 mai 2026, à Ouagadougou sur le thème : « Investir dans la paix »
Les autorités du Burkina Faso sont reconnaissantes des Casques bleus. Ainsi, en collaboration avec le Système des Nations unies, ils ont été célébrés, vendredi 29 mai 2026, à la 78e journée internationale qui leur est dédiée sur le thème : « Investir dans la paix ». Présidée par le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré et placée sous la co-présidence du coordonnateur par intérim du Système des Nations unies, Maurice Azonnankpo, cette cérémonie commémorative a été marquée par des moments de recueillement et d’hommage à l’endroit des 50 000 hommes et femmes engagés pour garantir la paix et la sécurité internationales.
Les Casques bleus des Nations unis, ont relevé les organisateurs de cette journée, constituent un instrument de promotion de la paix, de protection de la communauté internationale et des populations civiles. « Cette journée nous offre l’occasion de rendre hommage à ces femmes et à ces hommes qui, au péril de leur vie, servent les idéaux consacrés par la Charte des Nations unies : la préservation de la paix et de la sécurité internationale, le respect de la dignité humaine et la solidarité entre les peuples », a déclaré le chef de la diplomatie burkinabè, Karamoko Jean Marie Traoré.
Il a ajouté que le Burkina Faso, fidèle à sa tradition de solidarité internationale et à son attachement constant au multilatéralisme, sait ce que représente la paix, mais également ce qu’elle exige comme sacrifices. C’est pourquoi, depuis plusieurs décennies, le pays participe activement aux efforts internationaux de maintien de la paix aux niveaux sous régional, régional et mondial, a précisé le ministre des Affaires étrangères.
Symbole de la paix
En témoignent, a laissé entendre le chef de la diplomatie burkinabè, les contingents et experts civils, militaires et policiers qui ont servi avec honneur au Darfour, en République centrafricaine, en République démocratique du Congo, au Mali, en Haïti ainsi que sur plusieurs autres théâtres d’opérations.
« En cette circonstance empreinte d’émotion et de reconnaissance, je voudrais adresser aux familles endeuillées, à leurs frères d’armes ainsi qu’à tous ceux qui perpétuent leur mémoire, l’expression de la compassion et de la solidarité du gouvernement burkinabè », a fait savoir Karamoko Jean Marie Traoré. Maurice Azonnankpo, coordonnateur résident par intérim du Système des Nations unies et coordonnateur humanitaire pour le Burkina Faso, a souligné que les Casques bleus, malgré les nombreux défis auxquels, ils font face, les opérations de paix continuent de représenter un symbole d’espoir pour des millions de femmes, d’hommes et d’enfants vivant dans des contextes de crise.
« Nous rendons hommage à toutes celles et tous ceux qui ont servi et continuent de servir sous le drapeau des Nations unies avec professionnalisme, dévouement et courage », a relevé Maurice Azonnankpo. Selon lui, le Burkina Faso peut être fier de sa contribution aux opérations de maintien de la paix, avec plus de 20 000 Casques bleus burkinabè depuis l’entame des missions onusiennes du pays en 1998. Un dépôt de gerbes de fleurs a été déposé devant le drapeau pour traduire la reconnaissance du gouvernement et du peuple burkinabè pour la mémoire des hommes et des femmes de paix.
Emmanuel BICABA
Création d’une société d’Etat dénommée GRANDE IMPRIMERIE DU FASO (GIF)
Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le vendredi 29 mai 2026, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 12 H 45 mn, sous la présidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu une communication orale, procédé à des nominations, à des révocations et autorisé des missions à l’étranger.
Lire le conseil des ministres en cliquant sur le lien ci-dessous:
Héritage ancestral : Houndé fait vibrer l’âme bwa avec « Wan Buamu Kien »
La première édition du festival « Wan Buamu Kien » s’est tenue les 30 et 31 mai 2026 à Houndé, province du Tuy. L’objectif de ce festival est de valoriser le patrimoine culturel bwa de la province.
«Contribution de nos valeurs culturelles de référence au développement socio-économique des populations dans un contexte de crises ». C’est sur ce thème que s’est tenue la première édition du festival « Wan Buamu Kien » les 30 et 31 mai 2026 à Houndé, dans la province du Tuy. Placé sous le patronage du ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, l’événement a connu la participation du ministre de la Construction de la Patrie, Mikaïlou Sidibé et du ministre délégué auprès du ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques chargé des Ressources animales, Amadou Dicko, respectivement le parrain et coparrain.
Selon les organisateurs, ce festival est né pour sauver et transmettre l’héritage culturel bwa à la jeune génération. Pour le président du comité d’organisation et représentant du promoteur, Dofinita Kani, l’objectif principal de cette initiative est de réhabiliter les valeurs culturelles locales afin de les transmettre aux générations futures. « Nous avons compris qu’à un moment donné, la culture se perdait. Les jeunes ne s’y intéressaient plus et certaines danses étaient en voie de disparition. Il fallait donc réagir et reva- loriser notre culture », a-t-il indiqué. A l’en croire, la culture demeure l’un des piliers essentiels de l’identité d’un peuple. « Tout ce qui nous reste, c’est la culture.
Si nous la perdons, nous perdons également notre identité », a-t-il insisté. Le représentant du promoteur a également souligné la nécessité de fédérer les différentes composantes culturelles de la province du Tuy afin de créer une dynamique collective autour de la préservation des traditions. Il a notamment évoqué l’importance des pratiques sociales traditionnelles, des cérémonies coutumières et de la gastronomie locale dans le renforcement de la cohésion sociale. « Certaines personnes ne comprennent plus l’importance de nos traditions. Pourtant, elles contribuent à l’unité des communautés et au vivre-ensemble », a-t-il affirmé.
La culture comme fondement de la construction de la patrie

Quant au parrain du festival, le ministre de la Construction de la Patrie, Mikaïlou Sidibé, il a salué l’engagement du promoteur ainsi que celui du conseil communal des coutumiers de Houndé pour la mise en œuvre de cette initiative. Pour lui, la construction de la patrie ne repose pas uniquement sur les infrastructures ou le développement économique, mais également sur les dimensions culturelles, morales et spiri- tuelles. « Une nation forte est une nation qui connaît son histoire, protège ses traditions, valorise ses savoirs endogènes et transmet ses valeurs aux générations futures », a-t-il soutenu.
Selon lui, le festival « Wan Buamu Kien » s’inscrit parfaitement dans cette dynamique en offrant un cadre de valorisation du patrimoine culturel local, de transmission des connaissances traditionnelles et de promotion du dialogue interculturel. Dans un contexte marqué par de multiples défis sécuritaires et sociaux, Mikaïlou Sidibé estime que ce type d’initiatives contribue à renforcer l’unité nationale. « Nous avons plus que jamais besoin d’espace comme celui-ci qui favorise l’unité, la solidarité, le dialogue intergénérationnel et le brassage culturel. La patrie se construit lorsque les Burkinabè, dans leur diversité, se retrouvent autour de ce qui les unit », a dit Mikaïlou Sidibé.
Durant les deux jours de festivités, les participants ont eu droit à un riche programme d’activités mettant en valeur la culture bwa. Des prestations de troupes de danses, des sorties de masques traditionnels, des animations culturelles et des spectacles artistiques ont rythmé l’événement. Selon les organisateurs, ce programme a été initié afin de permettre au public de découvrir toute la richesse du patrimoine culturel local. Des délégations venues d’autres localités ont également pris part aux festivités dans un esprit de brassage culturel et de partage d’expériences.
Noufou NEBIE
Finale de la Coupe du Faso 2026: premier sacre historique de Vitesse FC
Le Vitesse FC de Bobo-Dioulasso a remporté, samedi 30 mai 2026 au stade du 4-Août de Ouagadougou, la Coupe du Faso en venant à bout du Sporting FC des Cascades à l’issue de la séance des tirs au but (6-5), après un score de parité (1-1) au terme du temps réglementaire. Un sacre historique pour les hommes de Mamadou Zongo dit « Bébéto » qui soulèvent pour la première fois de leur histoire la Coupe du Faso.
Disputée sous la présidence du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, en présence de plusieurs membres du gouvernement, cette finale a débuté par une minute de tonnerre d’applaudissements en hommage aux Forces de défense et de sécurité ainsi qu’aux Volontaires pour la défense de la patrie. Dès l’entame, le Sporting FC a affiché ses intentions en imposant un jeu collectif fait de courtes passes et de mouvements coordonnés. En face, le Vitesse FC misait davantage sur un football direct.
Les Académiciens des Tannouyan se sont rapidement montrés dangereux. A la 9e minute, Ibrahim Sevi Ouédraogo s’infiltre dans la surface de réparation mais bute sur le gardien adverse. Ce n’était que partie remise. Une minute plus tard, Mohamed Zongo déborde sur son couloir droit avant de servir idéalement Sein Said Sanou qui ouvre le score pour le Sporting FC (10e). Galvanisés par cet avantage, les protégés de Nambé Idriss Sitionon ont poursuivi leur domination territoriale.
Plus entreprenants, ils se sont créé plusieurs situations favorables sans parvenir à faire le break, faute d’efficacité dans le dernier geste. De son côté, Vitesse FC, auteur de nombreuses petites fautes, a peiné à alimenter son secteur offensif. Les Bobolais n’ont pratiquement pas inquiété le portier Haidara Cherif Adama durant le premier acte. Dans le temps additionnel, Mohamed Zongo s’est encore illustré en offrant un véritable caviar à Sein Said Sanou dont la tentative a finalement été contrée.
Au retour des vestiaires, le visage de Vitesse FC change radicalement. Plus agressifs dans le bon sens du terme et plus présents dans les duels, les Guépards de Bobo-Dioulasso prennent le contrôle du jeu. Leur pressing est récompensé à la 54e minute lorsque Lamine Parker Sidibé est irrégulièrement stoppé dans la surface de réparation. L’arbitre ivoirien Vléi Patrick Tanguy désigne le point de penalty. Sans trembler, Assamy Sanssan Dah prend le gardien à contre-pied et remet les deux équipes à égalité.
2 finales successives perdues par le Sporting

La rencontre change alors de physionomie. Le Sporting FC se replie davantage sur ses bases et procède par des contre-attaques tandis que Vitesse FC tente de marquer à nouveau. Mais au fil des minutes, l’enjeu prend le pas sur le jeu. Les approximations techniques se multiplient de part et d’autre et les occasions franches se raréfient. Malgré une ultime alerte provoquée par Mohamed Zongo, les deux formations restent dos à dos jusqu’au coup de sifflet final. Conformément au règlement, l’arbitre envoie directement les deux équipes à la séance des tirs au but.
Les cinq premiers tireurs de chaque camp réussissent leur tentative. La différence intervient lors de la mort subite où l’équipe de Guiriko réalise un sans-faute pour s’imposer finalement 6 tirs à 5 et s’offrir la plus belle page de leur jeune histoire. Au-delà du trophée, cette victoire ouvre à Vitesse FC les portes de la Coupe de la Confédération de la CAF et lui permet d’empocher la somme de 20 millions de FCFA. Une récompense méritée pour un club qui, avant cette édition, n’avait jamais dépassé le stade des quarts de finale de la Coupe du Faso.
Pour le Sporting FC, la déception est immense. Finaliste malheureux pour la deuxième année consécutive après sa défaite face au Rahimo FC en 2025, le représentant de l’académie de Tenakourou devra encore patienter avant de décrocher son premier trophée national. Il s’est consolé avec la somme de 15 millions de F CFA. Malgré tout, le Sporting FC aura confirmé durant cette campagne qu’il compte désormais parmi les formations les plus prometteuses du football burkinabè.
Pengdwendé Achille OUEDRAOGO
L’heure du mérite
Demain mardi 2 juin 2026 marque le début effectif des épreuves écrites des examens scolaires sur l’ensemble du territoire national. De Dori à Niangoloko, de Nouna à Bogandé ou de Batié à Titao, des centaines de milliers de candidats au Certificat d’études primaires (CEP), au concours d’entrée en sixième, au Brevet d’études du premier cycle (BEPC), au Brevet d’études professionnelles (BEP) et au Certificat d’aptitude professionnelle (CAP) entameront ainsi l’ultime étape d’une année scolaire faite d’apprentissage, d’efforts et de persévérance.
Comme chaque année, ce rendez-vous constitue un moment déterminant pour les élèves, leurs familles, les enseignants et toute la communauté éducative nationale. Selon les chiffres communiqués par les ministres chargés de l’Education de base, Jacques Sosthène Dingara et de l’Enseignement secondaire, Moumouni Zoungrana, lors d’une conférence de presse conjointe le 28 mai dernier, le CEP et le concours d’entrée en sixième enregistrent 341 732 candidats, soit une hausse de 3 139 inscrits par rapport à la session 2025.
Pour le secondaire, le BEPC mobilise 218 049 candidats, tandis que le BEP compte 17 736 inscrits et le CAP, 12 720. Ces statistiques témoignent non seulement de la vitalité du système éducatif burkinabè, mais également des efforts continus consentis par l’Etat, les forces combattantes et les différents acteurs éducatifs pour garantir au plus grand nombre l’accès à l’éducation. Au-delà des chiffres, cette session 2026 se distingue par plusieurs innovations majeures qui visent à renforcer l’efficacité, l’équité et la qualité de l’organisation des examens.
Il s’agit notamment du retour de milliers d’élèves dans leurs localités d’origine reconquises et consolidées pour la composition, après plusieurs années de délocalisation imposée par la situation sécuritaire. Ce qui est synonyme des efforts, des exploits des forces combattantes dans la reconquête du territoire national. L’autre innovation importante concerne l’éducation civique qui devient désormais une matière à part entière dans l’évaluation des candidats du primaire.
Cette orientation traduit la volonté des autorités de promouvoir davantage les valeurs citoyennes, le civisme et le patriotisme chez les jeunes générations conformément à la refondation de l’Etat prônée par la Révolution progressiste populaire (RPP). Dans la même dynamique, l’exécution de l’hymne national en langues nationales pour les candidats au CEP ayant choisi le chant contribue à la valorisation de notre patrimoine linguistique. Dans le contexte actuel de construction d’une nation résiliente et souveraine, la formation du citoyen est aussi importante que l’acquisition des savoirs académiques.
La déconcentration du processus d’organisation est également une avancée notable. Le tirage et la reproduction des épreuves dans toutes les régions du Burkina Faso permettront d’améliorer la célérité des opérations, de réduire certaines contraintes logistiques et de renforcer l’efficacité du dispositif. Ces innovations s’accompagnent d’importants moyens financiers mobilisés par l’Etat (28 milliards F CFA), malgré un contexte national marqué par de nombreux défis, traduisant ainsi la place centrale qu’occupe l’éducation dans la vision de développement du Burkina Faso.
Toutefois, le succès de cette session ne dépend pas uniquement des moyens matériels et financiers mobilisés. Il repose également sur le sens de responsabilité de chaque acteur. Membres de jurys, surveillants, correcteurs, secrétaires, forces combattantes, personnels administratifs et encadreurs pédagogiques sont appelés à observer rigoureusement les consignes afin de garantir la transparence, l’équité et la crédibilité des résultats. Les candidats, quant à eux, doivent aborder ces épreuves avec sérénité, confiance et discipline, parce que les examens ne sont qu’une évaluation des connaissances acquises tout au long d’une année de sacrifices, de durs labeurs et d’apprentissage.
Aux parents enfin, revient un rôle essentiel pour la réussite des enfants : leur accompagnement moral et leur soutien psychologique demeurent des facteurs déterminants, après neuf mois d’investissement à tous les niveaux. L’heure de la rigueur, du mérite et de l’excellence a donc sonné. Ces examens scolaires donnent rendez-vous aux acteurs de l’éducation. Le rendez-vous du couronnement de neuf mois d’efforts collectifs qui doit ouvrir de nouvelles perspectives aux apprenants. Chacun doit répondre présent.
Par Assetou BADOH




