IIe édition du concours de journalisme sur la victoire russe de mai 1945 : Boukary Bonkoungou de Sidwaya, lauréat du premier prix

L’association russo-burkinabè, African Initiative en collaboration avec l’ambassade de la Fédération de Russie au Burkina Faso, a organisé la cérémonie de remise de prix du concours de productions journalistes sur la Grande guerre patriotique, édition 2026, samedi 23 mai dernier, à Ouagadougou. Le journaliste de Sidwaya, Boukary Bonkoungou a remporté le premier prix en presse écrite parmi trois lauréats.

L’édition 2026 du concours de productions journalistiques sur la victoire de la Russie, lors de la Grande guerre patriotique (1941-1945) a connu son épilogue. En effet, les résultats du concours organisé par l’association russo-burkinabè, African Initiative, en collaboration avec l’ambassade de la Fédération de Russie au Burkina Faso, ont été officiellement proclamés, samedi 23 mai 2026, au siège de l’association, à Ouagadougou. C’est le journaliste Boukary Bonkoungou des Editions Sidwaya qui a remporté le premier prix. Il a reçu un ordinateur portable, flambant neuf muni de tous les accessoires, en récompense.

Le lauréat a indiqué qu’il a interviewé Alain Edouard Traoré, diplomate et ancien ministre de la Communication du Burkina Faso et ex-directeur général de l’Institut des hautes études internationales (INHEI). Dans son interview, Alain Edouard Traoré a soutenu que la Grande guerre patriotique est la pierre angulaire de la diplomatie russe. « La Grande guerre patriotique a une importance vraiment majeure dans la diplomatie russe et dans la présence internationale de la Russie, à travers le monde.

C’était une guerre singulière et il faut arriver à comprendre même l’origine de cela. En réalité, quand on prend un pays comme la Russie, sa présence internationale aujourd’hui n’est pas apparentée à la présence internationale des autres pays développés ou d’Europe de l’Est… », a-t-il expliqué. Les Editions Sidwaya à l’honneur Pour M. Bonkoungou, c’est un sentiment de fierté qui l’anime pour avoir remporté pour la deuxième fois, le premier prix de cette compétition journalistique qui honore les Editions Sidwaya et la presse dans son ensemble. Maxime Bambara, correspondant de RT au Burkina Faso, une télévision russe, a remporté le deuxième prix avec son reportage intitulé : « L’ambassade de la Fédération de Russie au Burkina Faso commémore la Grande guerre Patriotique ».

Il a reçu un stabilisateur smartphone de dernière génération et un téléphone portable. Le 3e prix est revenu à Ange Zongo du média en ligne Afrikainfos. Elle gagne un téléphone portable et un kit de micros sans fils. Selon le président de African Initiative, Soumaila Ayo Azenwo, ce concours a pour objectif de magnifier l’excellence des journalistes qui s’intéressent aux productions ayant trait à la Fédération de Russie. « Une dizaine de journalistes ont pris part à ce 3e concours de productions journalistiques organisé par African Initiative, en partenariat avec l’ambassade de la Fédération de Russie au Burkina Faso », a-t-il précisé.

Le président de African Initiative a félicité l’ensemble des promus et invité les journalistes à prendre part au concours qui reste ouvert à toute la presse. En marge de ce concours, African Initiative a également récompensé des élèves qui ont pris part à la IIIe édition du concours de dessin organisé en partenariat avec l’ambassade de la Fédération de Russie au Burkina Faso. Les élèves participants ont proposé des dessins portant sur le thème : « La défense de la Patrie ». Le plus méritant, Mouhamadi Yerbanga, est reparti avec le 1er prix, composé d’un vélo et de kits scolaires.

Cinq autres postulants ont également été distingués pour leurs œuvres. Ils ont reçu des cadeaux composés de kits scolaires et de ballons. L’organisation du concours de productions journalistiques relatives à la Grande guerre patriotique est intervenue dans le cadre de la commémoration du 81e anniversaire du 9 mai 1945 qui consacre la victoire russe sur l’Allemagne nazie. « African Initiative » ou Initiative africaine, en Français, est une association à but humanitaire créée en 2023 par des Russes et des Burkinabè.

La Rédaction

Musée national : la soirée retro du ministère de la Communication prévue ce 30 mai

Le Musée national du Burkina Faso a annoncé la tenue de la soirée retro du ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, au cours d’une conférence de presse, mardi 26 mai 2026, à Ouagadougou.

Le Musée national du Burkina Faso (MNBF) a coutume d’organiser des soirées retro quatre fois dans l’année. C’est dans ce cadre qu’elle a annoncé la tenue de la soirée retro du ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, au cours d’une conférence de presse, mardi 26 mai 2026, à Ouagadougou. Devant les professionnels des médias, le directeur de la recherche et des collections, Rasmané Zongo, a annoncé que la première édition des soirées retro de l’année 2026, du ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, se tiendra, samedi 30 mai 2026, au MNBF sur le thème : « Patrimoine culturel et leadership national ».

Il a expliqué que la thématique retenue par la soirée retro permet de mettre en lumière le rôle du patrimoine culturel comme levier de cohésion sociale, de transmission des valeurs et de renforcement du leadership national. Le directeur de la recherche et des collections a également soutenu que cette initiative portée par le MNBF, à travers la direction de la communication et du marketing, vise à renforcer l’animation et l’attractivité du musée tout en valorisant le patrimoine musical et culturel.

« A travers ces soirées, nous voulons offrir un cadre de détente, de convivialité et de partage intergénérationnel autour des grandes sonorités qui ont marqué l’histoire musicale du Burkina Faso et de l’Afrique », a ajouté M. Zongo, représentant, par ailleurs, le Directeur général (DG) du MNBF, Sabari Christian Dao. Le directeur de la recherche et des collections a aussi fait savoir que la soirée retro se veut une tribune de célébration de l’identité culturelle burkinabè tout en mettant en valeur les figures, les sons et les symboles qui inspirent l’unité et l’engagement patriotique.

D’autres soirées rétro annoncées « D’autres rendez-vous sont également prévus les 25 juillet, 26 septembre et 28 novembre 2026, afin d’inscrire durablement cette activité dans l’agenda culturel national. Au programme, il y aura des prestations de DJ, des animations live avec orchestres, une ambiance rétro, des découvertes musicales et une valorisation des classiques d’hier à aujourd’hui », a-t-il déclaré.

Rasmané Zongo a laissé entendre, en outre, que le MNBF sous la houlette du ministère en charge de la communication entend faire des soirées retro, un véritable espace de rencontres culturelles et professionnelles réunissant les institutions publiques et privées, les partenaires culturels, les médias et le grand public dans une atmosphère festive et authentique. Il a adressé ses « sincères » remerciements à l’ensemble des partenaires, notamment les médias, les sponsors et toutes les structures qui accompagnent les soirées rétro et contribuent à son rayonnement.

« Nous vous invitons donc à vivre avec nous cette expérience unique de mémoire, de musique et de cohésion sociale au Musée national du Burkina Faso », a lancé le représentant du DG du MNBF. Quelles sont les dispositions qui vont être prises pour garantir une belle soirée rétro ? La soirée est-elle payante ? Quelles sont les innovations majeures ? Ce sont autant de préoccupations qui ont été posées par la presse. Le conférencier Rasmané Zongo a rassuré que des tentes et un groupe électrogène seront disponibles pour parer à toute éventualité.

Pour lui, la soirée rétro qui débute à 19 heures est gratuite et le public est invité à visiter les expositions du MNBF. Concernant les innovations majeures, le directeur de la communication et du marketing du MNBF, Oumarou Kientega, a fait savoir qu’il y a le thème qui invite à la réflexion sur comment, la culture peut être le fer de lance du leadership national. Quant au chef du service marketing du MNBF, Saïdou Sawadogo, il a affirmé que les soirées rétro permettent aux tontons et « tanties » de choisir un lieu responsable qu’est le musée pour revivre le passé musical et culturel.

Boukary BONKOUNGOU

Religion sans lésion… !

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Aidez-moi à parler de Dieu sans être odieux aux yeux du monde

J’ai peur du fervent homme de Dieu qui traite les autres d’immonde

Aidez-moi à élever la voix sans hausser le ton, sans perdre ma foi

J’ai peur du puritain prochain qui me prend pour le diable sans émoi

Comment dire à l’homme que Dieu est un écho qui résonne en nous

Je pleure l’érudit qui se fourvoie dans le noir, dans la boue jusqu’au cou

Comment faire pour le convaincre que l’enfer n’est ailleurs que sur terre ?

Je me méfie du semblable qui crie au loup en dissimulant ses crocs en fer

Aidez-moi à comprendre ma mission sur cette graine de poussière perdue

La Terre est habitée de cruels bipèdes aux destins furtifs sans héritage reconnu

Ma vie, cette éphéméride qui se laisse emporter au moindre coup de vent et vlan !

Mon orgueil invisible n’est qu’un amas de chair fétide, avachi, enterré au levant !

L’univers tout entier porte la marque éternelle du Créateur humble et effacé

Il n’a ni religion ni ethnie, ni couleur ni senteur, ô ce grand vide à l’infini tracé !

Sa puissance est une présence absente mais vivante, son règne est sans fin

Il suffit de penser qu’il est Maître de tout pour mettre de l’eau dans son vin

Ô homme qui dévoie et exhibe mille fois le poids plume de ta foi qui défie les lois !

De quelle voie parles-tu avec tant de hargne dans la voix, pourquoi tant d’effrois ?

Baissons le ton et gravissons les monts de la persécution à l’unisson, allons au front !

Le front de la prière sans venin, les incantations avec dévotion, la religion sans lésion !

Clément ZONGO

clmentzongo@yahoo.fr

CEP et BEPC, session 2026 : tout est prêt pour le début des épreuves écrites, mardi 2 juin

Le ministre chargé de l’Enseignement de base, Jacques Sosthène Dingara et son collègue chargé de l’Enseignement secondaire, Moumouni Zoungrana, ont animé conjointement une conférence de presse le jeudi 28 mai 2026 à Ouagadougou pour faire le point des préparatifs des examens de fin d’année qui débutent mardi 2 juin.

Les épreuves écrites de l’examen du Certificat d’études primaires (CEP) et le concours d’entrée en sixième s’ouvrent le mardi 2 juin prochain. A la même date débutent quelques examens du secondaire, notamment le Brevet d’études du premier cycle (BEPC), le Brevet d’études professionnelles (BEP) et le Certificat d’aptitude professionnelle (CAP). A quelques jours du top départ, le ministre de l’Enseignement de base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales, Jacques Sosthène Dingara et celui de l’Enseignement secondaire, de la Formation professionnelle et technique, Moumouni Zoungrana étaient face à la presse, jeudi 28 mai 2026 à Ouagadougou.

A ce jour, ont-t-ils rassuré, tout est fin prêt pour un bon déroulement des épreuves. « Plusieurs activités préparatoires ont été programmées et pour la plupart réalisées. Toute la communauté éducative est mobilisée pour que la tenue des examens et concours scolaires soit un succès », a indiqué le ministre Dingara. Pour le CEP et le concours d’entrée en sixième, a-t-il annoncé, 341 732 candidats ont été enregistrés soit une hausse de 3 139 candidats par rapport à 2025.

Comme innovations majeures, il a noté le retour de milliers d’élèves dans leurs localités d’origine pour les compositions après plusieurs années de délocalisation, l’autonomie de l’éducation civique considérée comme une matière à part entière. Il a cité, également, la déconcentration de l’organisation à travers le tirage et la reproduction des épreuves dans toutes les régions et l’exécution de l’hymne nationale en langues nationales pour les candidats ayant choisi le chant. Pour l’organisation des examens de 2026, une enveloppe de plus de 9,25 milliards F CFA a été allouée au ministère en charge de l’enseignement de base. Pour le niveau secondaire, le BEPC enregistre 218 049 candidats et le BEP 17 736 inscrits.

Quant au CAP, 12 720 candidats prennent part aux épreuves. Le ministre Moumouni Zoungrana a annoncé que pour cette session du BEPC, le ministère a opéré des ajustements de coefficient. « Le français et les mathématiques ont un coefficient 3. Les autres matières se calculeront sur la base de coefficient 2 », a-t-il précisé. Le ministre chargé de l’Enseignement secondaire a informé qu’un budget de plus de 18,66 milliards F CFA a été alloué à son département pour l’organisation de tous les examens. Il a traduit sa reconnaissance au gouvernement qui, malgré le contexte difficile, a consenti près de 28 milliards F CFA aux deux ministères pour les examens de fin d’année.

Il a annoncé que des réflexions sont en cours pour tendre vers la numérisation, toute chose qui permettra de faire des économies qui seront injectées dans d’autres secteurs. A la question de savoir si des dispositions sont prises dans le choix des acteurs pour éviter les mécontentements, les conférenciers ont reconnu que chaque année, la mobilisation des acteurs aux examens pose toujours un problème.

« Nous travaillons à régler définitivement ce problème. La rotation des agents par le système 1/3, la fin des doubles réquisitions et même le Système intégré de gestion des examens et concours (SIGEC) permettront de résoudre au fur et à mesure ce problème », a promis le ministre Dingara. Les responsables des deux départements ministériels ont rendu un hommage aux Forces de défense et de sécurité qui sont mobilisées à leurs côtés pour que les examens se déroulent en toute sécurité.

Adama SEDGO

Province de Kénédougou: A la découverte des œuvres du ministère en charge de la famille

Une vingtaine de journalistes ont effectué, le jeudi 21 mai 2026, à Orodara dans le Kénédougou, des visites à des structures et personnes soutenues par le ministère de la Famille et de la Solidarité, qui sont aujourd’hui des modèles de réussite.

Le ministère de la Famille et de la Solidarité a initié, du 17 au 23 mai 2026, une caravane de presse dans la région du Guiriko. Cette sortie a permis à une vingtaine d’Hommes de médias de découvrir ses activités sur le terrain à travers les trois provinces. A Orodara dans le Kénédougou, les caravaniers ont été accueillis, le jeudi 21 mai 2026, au sein de la Maison d’enfance de Orodara (MEO). Créée en 1956 par l’Eglise catholique, elle portait le nom de son initiateur (André Dupont). Elle a été placée plus tard sous la tutelle du ministère en charge de la solidarité. La MEO est aujourd’hui une structure de la direction générale de l’Institut Deen Kanu.

Elle aide les enfants placés à s’insérer socialement, notamment, à travers la formation psycho-sociale et professionnelle. Plusieurs métiers sont appris comme, la mécanique automobile, l’électricité, la couture et la soudure…Selon son directeur, Salfo Karanga, la MEO dispose d’un terrain où les enfants pratiquent l’agriculture, l’élevage. Et d’indiquer que tous les apprenants en fin de séjour sont accompagnés par des kits d’installation. La MEO accueille un effectif de 101 enfants constitués de déplacés internes, d’enfants en conflit avec la loi, d’enfants retrouvés lors des opérations de sécurisation du territoire… Egalement, a ajouté le directeur, des enfants à l’externe sont reçus pour la scolarisation ou la formation professionnelle. Vincent Traoré, un produit de la MEO, s’est installé à son propre compte en soudure et emploie deux personnes. Il a salué la qualité de la formation qu’il a reçue faisant de lui aujourd’hui un homme autonome.

L’hôtel maternel de Orodara est également une déconcentration de l’Institut Deen Kanu. Sa directrice Mireille Ouédraogo a rappelé qu’il a été créé en 2007 pour faire face à la difficulté de prise en charge des enfants en détresse. Il héberge 61 enfants et la directrice appelle à la solidarité nationale, car, les défis sont énormes. Comme difficultés, elle a évoqué le manque de ressources humaines qualifiées et le manque de moyens financiers. Lors de leur séjour, les journalistes se sont rendus au siège de la société coopérative Wili Ka Taama. Cette coopérative qui évolue dans la formation des femmes et jeunes en tissage, en teinture bénéficie de l’accompagnement de la direction provinciale de la famille et de la solidarité.

Aminata Coulibaly également, évoluant dans la couture est un cas de succès qui fait la fierté de la directrice provinciale en charge de la famille de Kénédougou, Fatoumata Béné. Elle a rappelé que Aminata Coulibaly, orpheline a été prise en charge par sa direction pour sa scolarisation et sa formation professionnelle. Elle détient aujourd’hui un atelier de couture où elle forme 14 jeunes.

Adama SEDGO

Accusations de sorcellerie: des “experts” mènent la réflexion

La Commission nationale burkinabè pour l’UNESCO, en collaboration avec l’Institut des sciences, des sociétés et l’université Joseph-Ki-Zerbo, a organisé, les 22 et 23 mai 2026, un colloque scientifique international à Ouagadougou sur les accusations de sorcellerie.

La Commission nationale burkinabè pour l’UNESCO, en collaboration avec l’Institut des sciences des sociétés et l’université Joseph-Ki-Zerbo veulent analyser les accusations de sorcellerie et étudier les stratégies de résilience ainsi que les solutions locales pour y répondre. C’est ainsi qu’ils ont organisé les 22 et 23 mai 2026, à Ouagadougou, un colloque scientifique international, placé sur le thème : « Les accusations de sorcellerie : fondements sociohistoriques, traitements, stratégies de résilience et solutions endogènes ».

Le président du comité d’organisation, Vincent Sédogo, a expliqué que l’organisation de ce colloque international est née d’un constat. « Les violences liées à la sorcellerie prennent la forme de questions, d’accusations et de discriminations qui ciblent spécifiquement certaines catégories vulnérables, notamment les femmes, les personnes âgées et d’autres groupes vulnérables », a-t-il souligné. M. Sédogo a précisé que le colloque a reçu plus de 60 propositions de communications scientifiques venant d’Afrique, d’Asie et d’Amérique.

Il a indiqué que les discussions se sont organisées autour de quatre axes majeurs, à savoir une table ronde réunissant les acteurs administratifs des ministères techniques concernés par la question, une table ronde mettant en parallèle les acteurs de la justice moderne et de la justice traditionnelle, une table ronde avec les acteurs religieux pour recueillir leur point de vue, le bilan de leurs actions, les limites de leur lutte et leurs propositions, un espace d’exposition et projection cinématographique du film « Yaaba ». Selon lui, l’objectif est de réveiller la conscience de la communauté nationale et internationale sur l’ampleur et le caractère actuel du phénomène, et inciter chacun à revenir avec des propositions concrètes. Apporter des réponses aux accusations

La directrice de l’Institut des sciences des sociétés du Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST), Awa Bambara a relevé que le phénomène de sorcellerie dépasse le cadre national pour revêtir une dimension africaine, et même internationale. « Le colloque, c’est pour réfléchir ensemble, et partager les résultats de recherche qui ont été menés sur le terrain », a-t-elle dit. Elle a ajouté que la réflexion devait porter sur la convergence de la tradition et de la modernité en matière de sécurité, afin d’apporter des réponses aux accusations, fréquemment injustifiées, dont souffrent des familles, plus spécifiquement les veuves et, par conséquent, les orphelins. Selon le représentant du directeur général du CNRST, Didier Zida, les sciences des sociétés contribuent à un impact durable sur l’amélioration des conditions de vie des populations.

« Nous avons aussi l’idée que les sciences sociales, lorsqu’elles sont mises au service de la société, peuvent être un puissant levier de changements positifs de comportement et de progrès », a-t-il affirmé. M. Zida a souligné que le collège est un moment de diffusion de résultats mais aussi une invitation à la réflexion. Il a rappelé que la recherche ne doit pas se contenter d’être une activité académique isolée mais doit être pertinente, engagée et tournée vers la résolution des problèmes concrets auxquels la société est confrontée. Pour Didier Zida, la rencontre scientifique mettra en lumière le rôle des croyances, des cosmologies locales et des systèmes de représentation du malheur, ainsi que les facteurs socio-économiques et politiques qui exacerbent ces accusations, notamment envers les femmes. « Une approche comparative inter-régionale permettra d’appréhender la diversité des pratiques et des perceptions, tout en révélant les logiques communes dans la construction sociale des accusations », a-t-il ajouté.

Abdoulaye BALBONE

Astride OUEDRAOGO (Stagiaire)

72 heures des métiers de la région du Kadiogo: les talents des apprenants présentés

La direction régionale de l’enseignement secondaire et de la formation professionnelle et technique du Kadiogo a organisé les 72h des métiers de la région du Kadiogo, vendredi 22 mai 2026, à Ouagadougou.

Le ministère de l’Enseignement se- condaire et de la Formation professionnelle et technique poursuit ses efforts pour inciter la jeunesse à apprendre un métier. C’est dans cette dynamique, que la direction régionale de l’enseignement secondaire et de la formation professionnelle et technique du Kadiogo a organisé les 72h des métiers de la région du Kadiogo, le vendredi 22 mai 2026, à Ouagadougou. Placée sur le thème : « L’école burkinabè révolutionnaire : un espace de découverte de métiers et de développement des compétences », cette initiative entend rapprocher davantage l’école du monde du travail et faire de la compétence un levier d’insertion et d’épanouissement.

La cérémonie d’ouverture a été présidée par le ministre de l’Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle et technique, Moumouni Zoungrana. Les apprenants venus de plusieurs éta- blissements ont présenté le fruit d’un travail d’initiation aux métiers, mené tout au long de l’année scolaire. Les productions ont concerné plusieurs domaines à savoir l’industrie, le bâtiment, l’électricité, le froid et climatisation, la coiffure, le tissage traditionnel et moderne, la cuisine et biens d’autres. Le ministre Zoungrana a salué les résultats qui, selon lui, s’inscrivent en droite ligne de la vision du chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré.

Il a relevé que l’organisation de ces 72 heures est une invite à revenir aux fondamentaux. « Nous voulons changer le physique de l’école pour que la nouvelle école du Burkina nouveau soit un rempart qui va lutter contre la culture exogène qui nous infantilise », a-t-il soutenu. Pour cela, il a assuré que des réformes seront opérées au niveau de son institution. Le représentant des parrains de l’évènement, Bernard Zongo, a salué le talent et la créativité des élèves. Pour lui, l’initiation aux métiers contribue à préparer la jeune génération à faire face aux défis du monde moderne. Par conséquent, il a prodigué des conseils aux bénéfi-ciaires. « Au-delà des compétences acquises, vous devez faire preuve de discipline, de rigueur, de travail, d’intégrité mais aussi et surtout l’humilité », a-t-il déclaré.

Le représentant des formateurs, Wilfried Zongo, a indiqué les résultats exposés qui sont le fruit d’une synergie exemplaire entre l’Etat, les directions à tous les niveaux et les lycées d’accueil qui ont cru en la valorisation des savoirs locaux. Il a relevé qu’un élève initié aux métiers est un atout majeur pour le développement industriel du pays. Le représentant des bénéficiaires, Dramane Diao, a remercié les encadreurs et les autorités pour le cadre de formation. Il a assuré que d’ici quelques années le marché du travail burkinabè va regorger de compétences prêtes pour le développement de la Nation. A ce propos, il a cité, entre autres, des plombiers, des réparateurs de téléphones portables, des mécaniciens de véhicules automobiles et de motocycles, des fabricants et poseurs de pavés et des stylistes. Dramane Diao a plaidé pour un accompagnement des bénéficiaires pour une meilleure insertion.

Viviane Wend-Daabo BOCOUM

Musique: Smarty signe son retour avec « Elévation »

Le rappeur burkinabè Smarty a présenté officiellement, vendredi 22 mai 2026, à Ouagadougou, son troisième album solo intitulé « Elévation ».

Après plusieurs années de silence, Smarty effectue son retour sur la scène musicale burkinabè, avec un nouvel opus placé sous le signe de la réflexion et du dépassement de soi. Intitulé « Elévation », ce troisième album solo du rappeur burkinabè a été officiellement présenté, le vendredi 22 mai 2026, à Ouagadougou. Le projet a été dévoilé en présence du ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, d’acteurs du monde culturel et de nombreux fans.

Elévation est composé de 15 titres, dont plusieurs collaborations africaines. A travers cet opus, Smarty aborde des thématiques liées à la société, aux réalités africaines, à la foi, à la résilience et à l’expérience humaine. Des morceaux comme « Liberté », « Combat », « Tout va bien » ou encore « Le succès » portent des messages engagés sur les défis contemporains et les trajectoires individuelles. D’autres titres, à l’image de « En toi », « Le pardon » et « Ne parle pas », plongent davantage dans l’intime et les relations humaines.

La présentation de l’album a connu la présence des autorités dont le ministre chargé de la Culture, Gilbert Ouédraogo (2e à droite)

Pour Smarty, « Elévation » traduit avant tout une volonté de progression collective. « C’est une forme de bénédiction, contribuer à l’élévation de son entourage, de son pays et de son continent », a-t-il expliqué lors de la cérémonie de présentation. Sur le plan artistique, le rappeur affirme avoir voulu conserver la profondeur de ses textes tout en expérimentant un nouvel environnement musical. « Les textes restent les mêmes, avec la même philosophie, mais avec un brin d’évolution », a-t-il soutenu. L’album réunit plusieurs artistes africains, notamment Ifé du Nigeria, Ariel Sheney de la Côte d’Ivoire, Korka Dieng du Sénégal, ainsi qu’Awa Guindo et Young Ced du Burkina Faso. Sur le plan technique, le projet a été enregistré à Ouagadougou, mixé en Belgique et masterisé à Bordeaux.

Moment fort de la cérémonie, le premier vinyle collector de « Elévation » a été acquis aux enchères à hauteur de 2,5 millions F CFA par le groupe CimFaso. L’artiste a indiqué que les fonds générés seront reversés au Fonds de soutien patriotique. L’opus est dédié à Gervais Somda, alias Mister P, animateur radio que Smarty considère comme l’une des personnes ayant contribué à ses débuts dans la musique. « Elévation » est disponible en CD et en clé USB au prix unitaire de 5 000 F CFA.

Gustave KONATE

(Collaborateur)

Culture : un festival pour valoriser les instruments et danses traditionnels

Le Festival international des instruments et danses traditionnels de Ouagadougou s’est déroulé, du 22 au 24 mai 2026, au Musée national du Burkina Faso à Ouagadougou.

Pour mettre en lumière le rôle des instruments et danses traditionnels dans la sauvegarde des identités culturelles, le Festival international des instruments et danses traditionnels de Ouagadougou (FITO) s’est tenu, du 22 au 24 mai 2026, dans la capitale burkinabè.

Le FITO était placé sur le thème « Instruments de musique traditionnels, facteurs de promotion de la paix et de la cohésion sociale ». Durant 72 heures, le public a eu droit à une immersion dans l’univers des instruments de musique traditionnels à travers des prestations artistiques, des conférences publiques, des expositions, des formations gratuites en élevage et en entrepreneuriat culturel.

Une rue marchande dédiée à la valorisation du patrimoine culturel a été animé également. Le président du comité d’organisation, Guy Marc Koussoubé, a déclaré que les instruments de musique traditionnelle ne servent pas uniquement à produire des sons ou à accompagner des danses, mais constituent de véritables moyens de communication et de transmission des valeurs culturelles au sein des communautés. « Il est donc très important de les célébrer.

Aujourd’hui, nous sommes à la croisée des chemins et c’est justement pourquoi le FITO se met en position de cadre idéal de promotion et de valorisation de nos identités culturelles. Notre pays traverse un moment très difficile et il faut s’appuyer sur la culture pour bâtir un

La communauté Djan de la région du Djôrô est l’invitée d’honneur de cette IVe édition.

Burkina de paix », a-t-il soutenu.  En plus M. Koussoubé a confié que la diversité culturelle illustre la capacité de la culture à rassembler les peuples au-delà des frontières. De son avis, cette quatrième édition se distingue par une innovation majeure avec la participation, pour la première fois, de plusieurs troupes de danses traditionnelles venues de différentes régions du Burkina Faso ainsi qu’une délégation nigérienne, pays invité d’honneur.

Le représentant des parrains, le colonel-major Emmanuel Kam, a souligné que la reconnaissance des différentes communautés culturelles du Burkina Faso participe à la construction d’un pays stable et solidaire.  De ce fait, Il a invité les populations à préserver les valeurs ancestrales, afin de bâtir une société forte, digne et enracinée.

Le président du comité de soutien à l’AES pour une conscience patriotique du Niger, Mohamed Sékou Doro, a indiqué que les instruments traditionnels, les chants et les danses constituent des vecteurs de paix, de solidarité et de résilience face aux défis actuels. Il a appelé la jeunesse à s’approprier les valeurs culturelles africaines.

La représentante du ministre chargé de la Culture, Noëlle Octavie Ouédraogo, a salué la tenue du FITO.  Pour elle, le FITO constitue un festival identitaire qui favorise la promotion des valeurs culturelles et met en lumière des communautés parfois peu connues ou en voie de disparition.

Evariste YODA

Mécanismes de financement de la lutte contre le terrorisme: Youssouf Ouattara présente le modèle burkinabè dans un ouvrage

L’administrateur civil et spécialiste en finances publiques, Dr Youssouf Ouattara a dédicacé son ouvrage intitulé : « Financement de la lutte contre le terrorisme au Burkina Faso : économie politique d’une résilience nationale », jeudi 21 mai 2026 à Ouagadougou.

Contrairement au financement du terrorisme, notamment dans le Sahel, le financement de la lutte contre ce phénomène est rarement présent dans les travaux de recherches, les publications. L’administrateur civil et spécialiste en finances publiques, Dr Youssouf Ouattara, veut contribuer à changer cette donne. Pour ce faire, il s’est penché sur le modèle endogène burkinabè, financement de la lutte contre l’hydre terroriste dans un ouvrage intitulé : « Financement de la lutte contre le terrorisme au Burkina Faso : économie politique d’une résilience nationale ».

Le livre est donc consacré aux instruments de financement endogène et aux efforts de résilience économique du Burkina Faso face au terrorisme. La   dédicace de l’œuvre est intervenue le jeudi 21 mai 2026, à Ouagadougou, sous la modération du journaliste économique et en conseiller au Conseil supérieur de la communication (CSC), Abdoulaye Tao, et en présence de collaborateurs, experts, parents et connaissances. Pour l’auteur, en analysant les mécanismes de mobilisation des ressources mis en œuvre pour financer la lutte contre le terrorisme, son objectif est de répondre à une interrogation centrale : comment le Burkina Faso parvient-il à faire face aux défis sécuritaires tout en poursuivant ses efforts de développement ?

L’ouvrage de 227 pages comprend deux parties. La première partie analyse l’évolution du terrorisme au Burkina Faso et interroge la gouvernance sécuritaire par les différents régimes politiques, notamment ceux de Blaise Compaoré, Roch Marc Christian Kaboré, Paul Henri Sandaogo Damiba et du capitaine Ibrahim Traoré.

Mécanismes classiques et alternatifs

La seconde partie, considérée comme le cœur de l’ouvrage, s’intéresse aux mécanismes de financement de la lutte contre le terrorisme proprement dits, développés par le Burkina, en partant des instruments traditionnels comme le budget de l’Etat, aux dispositifs endogènes de mobilisation des ressources et de solidarité nationale tels que le Fonds de soutien patriotique (FSP), les initiatives communautaires et citoyennes en matière d’effort de guerre.

Lorsqu’une autorité coutumière ou un paysan égorge un coq pour implorer les ancêtres pour le retour de la paix au Burkina Faso, il participe au financement contre le terrorisme, en se privant d’une source de revenus, a-t-il fait savoir.  Pour ce qui est des instruments financiers classiques, le livre passe en revue les allocations budgétaires du secteur de la sécurité et de la défense sous les quatre régimes ci-dessus cités, en s’appuyant sur des données officielles.

En résumé, l’«ouvrage explore comment le Burkina Faso, confronté à une menace existentielle et à des défis géopolitiques majeurs, a réussi à repenser son architecture de financement de l’action publique »,  « analyse les effets combinés des politiques récentes sur l’espace budgétaire national et montre comment des mesures économiques, administratives et fiscales ont permis de financer les besoins de défense et de sécurité, tout en préservant les fonctions essentielles de l’Etat et en maintenant le cap sur le développement ».

Une crise sécuritaire devenue en levier de solidarité nationale

Le spécialiste en finances publiques et auteur de l’ouvrage, Dr Youssouf Ouattara : « ce livre présente l’ensemble des mécanismes développés par le Burkina ces dernières années pour financer l’action publique ».

En définitive, à travers une analyse solide et documentée, l’auteur permet d’avoir « une compréhension inédite de la façon dont le Burkina Faso a transformé une crise sécuritaire en levier de reconstruction institutionnelle et de solidarité nationale ». Et, l’enjeu en vaut la peine, car il n’y a pas de souveraineté politique sans souveraineté financière, a souligné Dr Ouatara. Un Etat puissant financièrement est un préalable pour assurer le financement de ses choix de politiques de sécurité, de défense et de développement.

Concernant ce qui fonde le succès du modèle de résilience économique et financière du Burkinabè face à ce contexte de défis sécuritaires complexes, Dr Ouattara met en relief les facteurs les plus explicatifs, à savoir l’exemplarité au sommet de l’Etat, la transparence, la redevabilité et la rigueur budgétaire.

L’ouvrage est édité par les Editions Mercury et est disponible au prix de 10 000 F CFA. Des dispositions sont en train d’être prises pour le rendre également accessible en ligne à travers notamment Amazone. L’auteur travaille aussi à mettre sur le marché la version anglaise de l’ouvrage, afin d’assurer sa large diffusion à l’international, notamment dans le monde anglophone.

Mahamadi SEBOGO

Windmad76@gmail.com

Fatimata ZOUNGRANA

(Stagiaire)