Souveraineté économique et financière: Halidou Ouédraogo présente 5 modes de financement endogène

L’écrivain, Halidou Ouédraogo a dédicacé son œuvre intitulée : « Les modes alternatifs et endogènes de financement des actions de développement », vendredi 22 mai 2026, à Ouagadougou.

Afin de répondre aux préoccupations du gouvernement burkinabè en matière de collecte et de mobilisation de ressources, l’écrivain, Halidou Ouédraogo, propose un essai littéraire avec quelques guides et recommandations. Il s’agit de l’ouvrage, « Les modes alternatifs et endogènes de financement des actions de développement ». La présentation de cette œuvre a eu lieu, vendredi 22 mai 2026, à Ouagadougou.  L’œuvre est composée de 7 grandes parties  étalée sur  186 pages. Il s’agit des généralités sur des concepts et expressions, du partenariat public-privé, du crowdfunding, des tontines, du financement islamique, de la Zakat et de quelques recommandations.  Chaque partie développée, interpelle le lecteur sur des reformes de base en dégageant des avantages et inconvénients. Le livre a été édité chez « Les éditions Plum’Afrik ». Il est disponible dans toutes les grandes librairies de la place au prix unitaire de 10 000 F CFA.

Parti d’un constat, l’auteur de l’œuvre, Halidou Ouédraogo, a expliqué que les financements classiques sont en train de prendre fin et l’urgence d’envisager d’autres alternatives est nécessaire. D’où la parution de son livre pour attirer l’attention des acteurs et des autorités sur le caractère endogène et alternatif des financements dans les actions de développement.

Un guide pragmatique de souveraineté financière

Ainsi, son œuvre présente 5 modes de financement endogène sans réglementation, ni juridiction, pourtant, ils font générer des actions et contribuent au développement de

Les membres du présidium ont salué la qualité et la rigueur de l’analyse de l’auteur.

l’économie nationale. C’est le cas concret des tontines, l’un des modes développés dans son ouvrage. M. Ouédraogo s’est convaincu que les ressources endogènes qui sont en train d’être mobilisées au Burkina Faso, telle que Faso Mêbo, peuvent être valorisées pour construire des actions de développement. Dans la promotion et la valorisation de son œuvre, il a invité les décideurs et acteurs de développement, à se l’approprier, découvrir le contenu et envisager sa mise en œuvre.

Dans sa présentation, le chargé de mission du ministre de l’Energie, des Mines et des Carrières, Ousmane Barbari, représentant le préfacier, Seydou Bouda, a noté que l’auteur donne des propositions concrètes dans la transformation du financement endogène.

Et le représentant du ministre de l’Economie et des Finances, patron de la cérémonie, Mariam Hien, a mentionné qu’en mettant l’accent sur les modes alternatif et endogène, l’auteur touche le cœur de la résilience économique. Elle a donc encouragé et salué la rigueur de l’analyse de l’écrivain.

Pour le  représentant de la marraine,  Bernard Kabré, ce livre n’est pas une simple théorie économique, mais un guide pragmatique raisonnant avec les ambitions d’une souveraineté financière. L’auteur, Halidou Ouédraogo, est chargé de mission du ministre de l’Energie, des Mines et des Carrières depuis 2024.  Titulaire d’une maitrise en science économique et de gestion obtenue à l’université de Ouagadougou, il est un administrateur des services financiers de l’Ecole nationale des régies financières (ENAREF).

                                                                   

Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE

Collaborateur

Exposition mondiale des industries intelligentes 2026 : Quand « l’avenir dynamique du ciel intelligent » se joue à Tianjin

L’exposition mondiale des industries intelligentes 2026 s’est ouverte dans la matinée du jeudi 28 mai 2026 au Centre national des congrès et des expositions de Tianjin sur le thème « l’avenir dynamique du ciel intelligent ».

Un orchestre de trois « robots » dont un au piano, un à la guitare et un autre à la batterie exécutant en symbiose une mélodie douce. Pour certains, un tel scénario peut sembler inimaginable. Pourtant, dans la matinée du jeudi 28 mai 2026, nous avons été témoins d’une scène pareille à Tianjin en Chine. C’était à l’occasion de l’exposition mondiale des industries intelligentes 2026 qui s’est ouverte dans la matinée du jeudi 28 mai 2026 au Centre national des congrès et des expositions de Tianjin. Au centre d’exposition qui couvre une superficie totale de 130 000 mètres carrés, six pavillons thématiques sont ouverts drainant des milliers de visiteurs.

L’orchestre de robots de l’entreprise Sugon attire de nombreux visiteurs à l’exposition

Ayant eu l’opportunité de prendre part à ce grand évènement dans le cadre du programme 2026 du Centre international de presse et de communication de Chine (CIPCC), les journalistes venus de 22 pays d’Afrique ont été découverts une panoplie de technologie de dernière génération dont des lunettes intelligentes pouvant traduire des textes dans n’importe quelle langue. Lors de leur promenade dans les artères de l’exposition, les hommes et femmes de médias africains ont pris également plaisir entre autres à déguster des crêpes fabriquées par des robots intelligents ou encore à “savourer” une démonstration de « Kung Fu » soigneusement orchestrée par ces derniers sous le regard admiratif de milliers de badauds.

Ces lunettes intelligentes permettent de traduire un texte dans n’importe quelle langue

Lorsqu’on visite les pavillons qui présentent chacun une particularité singulière, on est convaincu à plus d’un titre que c’est « l’avenir dynamique du ciel intelligent » qui se joue à Tianjin à l’occasion de cette exposition. On n’aurait pas tort de le croire puisque cette exposition constitue un événement de référence pour le développement de l’industrie intelligente. Pendant quatre jours, leaders mondiaux et meilleurs universitaires de la technologie intelligente vont engager un dialogue profond sur les nouvelles pistes de développement de l’industrie intelligente.

En visitant les pavillons, on a l’impression que c’est tout « l’avenir dynamique du ciel intelligent » qui se joue à Tianjin à l’occasion de cette exposition

En plus des nombreuses rencontres d’échanges entre entreprises, le programme de l’évènement prévoit d’autres activités importantes telles que la Coupe du monde de robotique Asie-Pacifique-Tournoi international de Tianjin et la Conférence internationale sur les sports intelligents. Cette année, pour la première fois, de nouveaux événements tels que le concours de hackathon de technologie intelligente ont été introduits afin de promouvoir les applications par le biais d’évènements et d’accélérer la mise en œuvre des innovations.

Pendant quatre jours, les leaders mondiaux et meilleurs universitaires de la technologie intelligente vont engager un dialogue profond sur les nouvelles pistes de développement de l’industrie intelligente

La foire se tiendra jusqu’au 31 mai, les 28 et 29 mai pour un public professionnel et les 30 et 31 mai pour un public social dont les familles et les amateurs de technologie.

Nadège YAMEOGO

 

 

 

Soutien aux personnes vulnérables à Fada N’Gourma : Les « Wayiyans » offrent trois tonnes de vivres

La coordination régionale de la veille citoyenne de l’ancienne région de l’Est (constituée aujourd’hui des régions du Goulmou, de la Tapoa et de la Sirba) a remis, mardi 26 mai 2026, à Fada N’Gourma, trois tonnes de vivres à des femmes vulnérables, dont des Personnes déplacées internes (PDI).

Bien au-delà de leur soutien indéfectible au Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration (MPSR2), les membres de la veille citoyenne, communément appelés « Wayiyans », entendent également apporter leur contribution à l’amélioration des conditions de vie des populations locales. Dans cette dynamique, la coordination régionale de veille citoyenne de l’ancienne région de l’Est (constituée aujourd’hui des régions du Goulmou, de la Tapoa et de la Sirba) a remis, mardi 26 mai 2026, à Fada N’Gourma, trois tonnes de maïs à des femmes vulnérables dont des Personnes déplacées internes (PDI).

Le coordonnateur régional de l’organisation associative, Mahamane Traoré, a précisé que la distribution s’est faite en deux volets. Une première tranche d’une tonne et demie a été remise aux PDI et autres personnes vulnérables, tandis que l’autre partie est revenue à des membres vulnérables de la veille citoyenne. Avec le sourire aux lèvres, la représentante des bénéficiaires, Monique Bamogo, a exprimé sa gratitude à la veille citoyenne pour ce geste de solidarité.

Le don est destiné à des femmes vulnérables.
Le don est destiné à des femmes vulnérables.

S’exprimant sur la provenance du don, Mahamane Traoré a confié que les trois tonnes de maïs sont le fruit de l’exploitation d’un champ collectif de six hectares mis en valeur grâce à l’appui de la commune de Fada N’Gourma. « Ce don est issu d’un champ collectif des Wayiyans acquis avec le soutien de la mairie de Fada N’Gourma. Après la récolte, nous avons obtenu quatre tonnes de maïs. Une tonne a été remise à l’initiative Démé Sira et les trois autres tonnes sont distribuées aujourd’hui », a-t-il expliqué.

En outre, Mahamane Traoré a indiqué que le geste traduit l’engagement des acteurs de la veille citoyenne à accompagner les efforts du gouvernement en faveur de l’autosuffisance alimentaire. « Il ne suffit pas de rester autour des ronds-points pour défendre la cause du MPSR2. Il faut aussi poser des actes concrets pour soulager les populations vulnérables.

Même sans moyens financiers, chacun peut contribuer par ses actions et son comportement », a-t-il soutenu. A entendre M. Traoré, cette expérience agricole communautaire, qui est à sa deuxième édition, devrait se poursuivre et s’intensifier puisque l’association envisage déjà d’agrandir la superficie du champ collectif afin d’accroître la production au cours des prochaines campagnes agricoles.

Présent à la cérémonie, le représentant du président de la délégation spéciale de la commune de Fada N’Gourma, Dominique Ouoba, a salué l’initiative des Wayiyans avant de réaffirmer la disponibilité de la commune à les accompagner dans la limite de ses capacités. Il a notamment assuré que la municipalité pourrait faciliter les démarches pour l’obtention de nouvelles superficies cultivables afin de permettre l’extension du champ collectif.

Joanny SOW

Tianjin en Chine : Voyage au cœur d’une ville pittoresque

Située à 150 kilomètres de Pékin soit environ 30 minutes par Train à grande vitesse (TGV), la ville de Tianjin fascine autant par sa beauté, sa richesse culturelle et son développement technologique. A la découverte d’une ville aux multiples atouts !

« Tianjin est géniale ! C’est incroyable ! ». C’est la première impression que l’on ressent dès qu’on pose les pieds dans cette ville pour la première fois. Certains visiteurs estiment même que cette ville est plus belle que Beijing. Si cette ville fascine par la beauté de ses rues et de ses immeubles, elle attire aussi par sa richesse culturelle.

Et biensur, on ne peut pas parler de richesse culturelle de Tianjin sans évoquer la Rue de l’ancienne culture de Tianjin. Cette rue emblématique constitue une véritable carte de visite de la ville.

Cette rue emblématique constitue une véritable carte de visite de la ville

Longue de 687 mètres, cette rue imprégnée de plus de 700 ans d’histoire offre un condensé fascinant de la culture de style tianjinois. Le moins qu’on puisse dire est que cette rue constitue un témoignage vibrant de l’héritage historique et culturel de la ville. Lors de notre visite, notre guide nous a d’ailleurs appris que c’est le lieu d’origine de la ville de Tianjin.

Ses racines remontent à la Dynastie du Yuan (1271–1368), quand il a servi de centre commercial animé.

La boutique de la famille Zhang, spécialisée dans les figurines d’argile a constitué l’une de nos plus belles attractions lors de la visite

La disposition de la rue reflète l’urbanisme chinois traditionnel, avec une voie piétonne centrale flanquée de boutiques en bois de deux étages ornés de lanternes colorées et de sculptures complexes. Les sections clés sont l’Entrée nord guidée par des lions de pierre avec le palais Tianhou, un temple de divinité maritime fondé en 1326 qui constitue le cœur spirituel de la rue. Il est dédié à Mazu, la déesse des gens de mer. Ses salles ornées accueillent des foires annuelles du temple et des spectacles folkloriques.

La Place centrale quant à elle comprend la maison du pavillon Yuhuang, un sanctuaire taoïste, et la galerie d’art Xidao, mettant en valeur l’art populaire local.

Bien qu’ayant plus de 700 ans d’histoire, les bâtiments dans cette rue sont toujours bien conservés

La Fin sud de la rue est surplombée par le jardin de la Tongle, une maison de cour de style Qing qui est transformée en musée.

Lors de notre visite, le fait que des bâtiments datant de plusieurs siècles soient si bien conservés, tout comme les métiers artisanaux issus du patrimoine culturel immatériel égaille forcément notre curiosité. Nous décidons donc de poser la question au guide afin de connaître le « secret » derrière cet « exploit ». Et ce dernier de nous informer que le site bénéficie d’un bon entretien qui permet aux bâtiments de conserver leur état d’origine.

Admirez les figurines de la famille Zhang !

Ayant fait le même constat dans la plupart des sites historiques en Chine, nous décidons de pousser plus loin les recherches afin d’en apprendre davantage sur les mesures de conservation des sites historiques et touristiques en Chine.

Lors de notre visite au centre de bien-être Darentang, nous avons découvert plusieurs produits de la médécine traditionnelle chinoise

Nous découvrons alors que la conservation des sites historiques et touristiques s’appuie sur une philosophie de transmission et de respect des origines. Dans mes recherches, j’ai découvert cette belle maxime chinoise qui résume la philosophie du pays en matière de préservation du patrimoine culturel : « Les reliques culturelles sont irremplaçables et nécessitent un soin méticuleux génération après génération ».

Bref, revenons à notre visite à la Rue de l’ancienne culture de Tianjin ! Lors de notre promenade le long de rue, plusieurs attractions nous ont captivé comme la boutique de la famille Zhang, spécialisée dans les figurines d’argile. Dans cette boutique, on se laisse facilement emporter par la beauté des figurines colorées de la taille d’une paume de main qui présentent des expressions réalistes et des plis de vêtements très vivants. Et figurez-vous ! Ces figurines sont faites de façon artisanale jusqu’au aujourd’hui.

Zhang Yu, sixième génération de la lignée Zhang, nous a expliqué en personne : « Nous utilisons de la terre tout à fait ordinaire pour modeler l’âme des personnages. » De « Le mariage de la sœur de Zhong Kui » à « Le rêve dans la maison aux grandes fenêtres », ces œuvres sont tout simplement magnifiques.

Admirative de la médecine traditionnelle chinoise que je suis, notre escale au centre de bien-être Darentang a aussi été une belle expérience. J’ai goûtté pour la première fois à des pilules à l’aubépine fabriquées à partir d’aubépines produites dans la région de Jizhou, à Tianjin, mélangées à du miel, du sucre blanc, etc. En plus de son bon goût, j’ai appris auprès du personnel que ces pilules facilitent la digestion, ouvrent l’appétit, réduisent le taux de lipides et éliminent la sensation de lourdeur, sans aucun effet secondaire. C’est toujours surprenant de voir comment de simples « fleurs et herbes » peuvent être utilisées comme remèdes ! Sur ce point, la Chine présente de nombreuses similitudes avec mon pays le Burkina Faso où la pharmacopée traditionnelle occupe également une grande place.

En tant que premier site visité lors de notre séjour à Tianjin, la Rue de l’ancienne culture de Tianjin nous a laissé une impression positive. Et, il est évident que le voyage ne fait que commencer !

Nadège YAMEOGO

 

 

 

Projet Rilgré: les acteurs de mise en œuvre satisfaits du bilan

Le consortium Solidar Suisse-Association Beo-Neere agroécologie a organisé un atelier pour dresser le bilan du projet de « promotion des pratiques agroécologiques et de valorisation des productions agricoles, jeudi 21 mai 2026, à Ouagadougou.

Démarré en juillet 2023, le projet de « promotion des pratiques agroécologiques et de valorisation des productions agricoles (Rilgré) » arrive à son terme le 30 juin 2026. Ainsi, conformément à sa stratégie de redevabilité Solidar Suisse, lead du consortium a organisé une activité dénommée « Café du projet Rilgré » pour partager les résultats atteints et les leçons apprises durant la mise en œuvre de l’initiative. Financé par l’Agence belge de coopération internationale, Enabel, dans le cadre de son portefeuille thématique climat Sahel -Volet Burkina Faso, à hauteur de plus de 1,2 milliard FCFA, le projet Rilgré vise à restaurer de manière durable les écosystèmes naturels dans dix communes des régions de Koulsé, Nakambé et de Oubri.

Selon le représentant Pays de Solidar Suisse au Burkina Faso, Dieudonné Zaongo, grâce à l’intervention du projet, on enregistre une plus grande implication des communautés, des jeunes et des femmes dans la préservation des ressources naturelles. Il a également mentionné l’application à plus grande échelle des principes et des pratiques de l’agroécologie par les producteurs au sein des exploitations, l’engagement des communautés dans des activités de restauration des terres dégradées. M. Zaongo a, en outre, relevé que le projet a permis une plus grande représentativité des femmes dans les instances communautaires de décision en matière de réhabilitation des écosystèmes naturels. 4 508 ha de terre récupérés Il a expliqué que le projet Rilgré a favorisé la récupération mécanisée par la charrue « Delfino » de 1 162 ha et 4508 ha par les cordons pierreux, les demi-lunes, le zaï, etc.

Le premier responsable du projet a noté que 2 000 producteurs ont été sensibilisés sur la combinaison des techniques de Conservation des eaux et des sols / Défense et restauration des sols (CES/DRS) avec les bio-intrants, 3 000 plants reboisés, six cases réalisées pour la

Le représentant Pays de Solidar Suisse au Burkina Faso, Dieudonné Zaongo, a affirmé que le projet Rilgré laisse à l’échelle locale des acteurs capables de continuer de diffuser les bonnes pratiques agroécologiques.

conservation et le stockage des semences paysannes… Dieudonné Zaongo a précisé que la mobilisation communautaire avait un objectif essentiel de faire en sorte que toutes les initiatives ou expériences soient appropriées par des acteurs locaux pour que le savoir-faire puisse être diffusé au niveau local.

La représentante de Enabel au Burkina Faso, Thérèse Kondombo, a salué les acteurs de mise en œuvre du projet pour les acquis engrangés. « Notre partenaire a exécuté le projet de façon impéccable, les résultats ont été atteints », a-t-elle déclaré. Mme Kondombo a encouragé les coopératives bénéficiaires à s’approprier les leçons apprises pour leur production. Une foire agroécologique se tient, du 21 au 24 mai 2026, au sein de l’Institut panafricain pour le développement région Afrique de l’Ouest et du Sahel (IPD/AOS), en marge de cet atelier de restitution des résultats du projet en vue de donner une opportunité aux coopératives soutenues par le projet au niveau des zones d’intervention de montrer leur savoir-faire.

Le directeur de l’IPD/AOS, Sylvestre Ouédraogo, a signifié que les exposants à la foire, en plus de montrer leur savoir-faire en termes de fabrication de savons écologiques, de papiers recyclés, etc. pourront tisser des relations avec d’autres acteurs, des acheteurs pour pouvoir promouvoir leurs pratiques de production et de transformation des produits agroécologiques.

Aly SAWADOGO

Mouniratou OUEDRAOGO (Stagiaire)

IIe édition des journées régionales de la logistique: accélérer la digitalisation des procédures portuaires, douanières et de transit

Les travaux de la IIe édition des journées régionales de la logistique ont pris fin, le samedi 23 mai 2026, à Ouagadougou.

Débutée le 21 mai dernier, les portes de la IIe édition des journées régionales de la logistique se sont refermées le 23 mai 2026. Au terme de ces journées riches en réflexions, partages d’expériences, le directeur général de la chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso, Seydou Tou, a exprimé sa satisfaction pour la tenue de cette édition. Il a mentionné que les recommandations issues de ces journées constituent une base de données pour renforcer les actions publiques et privées en matière de logistique et de commerce extérieur.

A cet effet, il a noté la nécessité de fluidifier les corridors, l’urgence d’accélérer la digitalisation des procédures portuaires, douanières et de transit ainsi que le renforcement de l’observatoire des pratiques anormales pour mieux corriger les dysfonctionnements dans les ports maritimes et corridors. « La professionnalisation des acteurs du transport et de la logistique, le développement de solutions souveraines et innovantes sont, entre autres, recommandations », a-t-il ajouté. Au titre de ces recommandations, Seydou Tou a invité les acteurs à poursuivre leurs efforts dans la modernisation des infrastructures de transport et de commerce.

Dans la mise en œuvre de ces recommandations, il a donc engagé la Chambre de commerce et d’industrie du Burrkina Faso (CCI-BF) à mettre en place, avec les autres acteurs des pays participants, un dispositif de suivi. Un instrument stratégique de souveraineté économique A l’entendre, les thématiques ont permis de mettre en lumière des enjeux liés à la compétitivité de la logistique de la sous-région. Il s’est agi de la performance des corridors de transport, les défis de la conteneurisation, la facilitation du transit et des procédures douanières ainsi que les exigences liées à la zone de libre-échange continentale ouest-africaine. Pour lui, ces échanges ont permis de confirmer que la logistique n’est plus une fonction d’appui au commerce.

Elle est un instrument stratégique de souveraineté économique et de transformation structurelle de l’économie. M. Tou a félicité l’ensemble des partenaires techniques et institutionnels, des sponsors, des opérateurs économiques et experts, des délégations des pays frères pour leur contribution au succès de ces journées. Le secrétaire général de la chambre de commerce et d’industrie du Mali, pays invité d’honneur, Mahamadou Sanogo, a salué la qualité des travaux ayant abouti à de véritables recommandations.

« Nous avons bon espoir que ces recommandations seront appliquées pour faire l’état des lieux à l’occasion d’autres rencontres », a-t-il souhaité. Une remise de présents et de distinctions aux partenaires et différents invités, suivie des photos de famille, ont mis fin à la IIe édition des journées régionales de la logistique. A cette cérémonie de clôture, l’ambassadeur de la République du Ghana au Burkina Faso était présent.

Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE

Tabaski 2026: le vivre-ensemble, au cœur de la célébration à Koudougou

Les fidèles musulmans de Koudougou ont célébré la fête de l’Aïd el-Kébir dans la ferveur religieuse et le recueillement, le mercredi 27 mai 2026, au stade Batiébo-Balibié. La grande prière, dirigée par le grand imam de Koudougou, El hadj Mohamadi Sémédé, a mobilisé plusieurs centaines de fidèles ainsi que des autorités administratives et coutumières venues communier avec la communauté musulmane.

Dans son sermon, le grand imam El hadj Mohamadi Sémédé, a rappelé la signification profonde de la Tabaski, fête commémorant la soumission du prophète Abraham à la volonté divine. Selon lui, cette célébration constitue une recommandation de l’Islam que les fidèles musulmans perpétuent en signe de reconnaissance envers Allah, le Créateur. Il a invité les musulmans à cultiver davantage les valeurs de paix, de pardon et de fraternité dans un contexte national marqué par les défis sécuritaires.

« La paix doit être l’affaire de tous. Chaque croyant doit prier et agir pour la cohésion sociale », a-t-il indiqué. Le guide religieux a également exhorté les fidèles à promouvoir la tolérance religieuse et à partager les repas de la fête avec les personnes démunies ainsi qu’avec les frères non musulmans afin de renforcer le vivre-ensemble. Des prières ont été formulées pour le retour de la paix et de la sécurité au Burkina Faso, mais aussi pour les autorités du pays et les forces combattantes engagées dans la lutte contre le terrorisme. Présent à cette grande prière, le secrétaire général de la région de Nando, Lucien Guengueré, représentant le gouverneur, est venu traduire la solidarité et les encouragements des autorités administratives à la communauté musulmane.

Il a salué l’importante mobilisation des fidèles et souhaité que cette fête se déroule dans la paix, la sécurité et la cohésion sociale dans toute la région. Le représentant du gouverneur a aussi invité les populations à demeurer unies et solidaires face aux difficultés que traverse le pays. Selon lui, les prières et les bénédictions des guides religieux sont d’un apport important pour le retour de la stabilité au Burkina Faso. Après la prière, les fidèles se sont souhaité mutuellement une bonne fête avant de regagner leurs familles respectives pour les réjouissances et les sacrifices rituels marquant la célébration de l’Aïd el-Kébir.

Beyon Romain NEBIE

Tabaski 2026 : Les autres confessions religieuses aux côtés des musulmans à Bobo-Dioulasso

La communauté musulmane de Bobo-Dioulasso a célébré, le mercredi 27 mai 2026, l’Aïd el-Kébir. A la place Wara Wara de la ville de Sya, les autorités administratives régionales et les représentants des autres confessions religieuses sont venues soutenir les musulmans qui ont prié pour la paix et la sécurité au Burkina Faso.

Les fidèles musulmans de la ville de Bobo-Dioulasso ont convergé en grand nombre, le mercredi 27 mai 2026, à la place Wara Wara à Dioulassoba pour la prière d’Aïd el-Kébir. Le secrétaire général de la région du Guiriko, Souleymane Nakanabo, le président de la délégation spéciale de la commune de Bobo-Dioulasso, Laurent Kontogom, et les représentants des religions catholique, protestante et traditionnelle ont également effectué le déplacement pour soutenir les musulmans.

La prière a été présidée par le premier vice-président de la communauté musulmane, Ahmad Sanogo. A l’issue des deux rakats et le sacrifice du mouton, l’imam Ahmad Sanogo a formulé des vœux de paix et de sécurité pour le Burkina Faso. « Nous avons prié évidemment pour le retour total de la paix au Burkina Faso. Que tout le sang des moutons que les gens vont verser puisse remplacer le sang humain. Que le bon Dieu nous ramène la paix, la solidarité et le développement », a laissé entendre l’imam. Réagissant au contexte actuel, Ahmad Sanogo a appelé les uns et les autres au calme.

« Nous demandons aux Burkinabè de se donner la main et de rester calmes au regard de la situation qui se déroule actuellement », a-t-il souhaité. Le secrétaire général du Guiriko a loué la présence des autres confessions religieuses à cette prière qui s’est déroulée, à l’entendre, sans problème, dans la cordialité et dans l’union. « Nous avons toutes les confessions religieuses qui sont venues accompagner leurs frères musul-mans. Pour nous, c’est déjà un signe de l’entente, de la cohésion et du bon vivre-ensemble, valeur que prônent la religion musulmane et l’ensemble des religions au Burkina Faso », a-t-il indiqué. Le secrétaire général a souhaité que l’année qui commence soit celle de la paix, de la prospérité et le retour de la stabilité au Burkina Faso.

Le chargé du dialogue interreligieux islamo chrétien, l’abbé Bakary Jean Prosper Sanou, du diocèse de Bobo-Dioulasso a également souhaité une bonne fête aux musulmans. « Nous portons un message de paix, de cohésion et souhaitons une bonne fête à tous nos frères musulmans. Que le seigneur consolide et raffermisse nos liens et que la paix et la fraternité qui nous unissent connaissent un lendemain meilleur », a souhaité l’abbé.

Adaman DRABO

Amadou OUEDRAOGO (Stagiaire)