La rupture d’un tandem

Le Sénégal vit aujourd’hui, l’une des crises politiques les plus troublantes de son histoire récente. A peine deux ans après leur accession au pouvoir, Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko, présentés hier encore comme les artisans d’une nouvelle ère politique, exposent désormais au grand jour les fissures d’un projet que beaucoup de Sénégalais croyaient historique. Le limogeage de Sonko de la Primature, le 22 mai 2026, puis son élection à la présidence de l’Assemblée nationale, quatre jours plus tard, ne sont pas de simples péripéties institutionnelles. Ils traduisent l’échec brutal d’un tandem qui incarnait pourtant la rupture avec les anciennes pratiques politiques.

Pendant des années, Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye ont construit leur ascension sur un discours de combat contre les dérives du système, la confiscation du pouvoir et les logiques personnelles. Leur victoire en mars 2024 avait suscité un immense enthousiasme, notamment chez une jeunesse sénégalaise, fatiguée des promesses non tenues, du chômage massif et d’une gouvernance jugée déconnectée des réalités sociales. Beaucoup voyaient en eux le symbole d’un renouveau démocratique africain. Mais, aujourd’hui, ce rêve commence dangereusement à se fissurer.

La vérité est que cette rupture n’est pas née du jour au lendemain. Elle était presque inévitable. Dès le départ, le pouvoir sénégalais reposait sur une ambiguïté profonde : qui gouvernait réellement ? Le Président élu Bassirou Diomaye Faye ou le leader charismatique Ousmane Sonko, empêché de briguer lui-même la magistrature suprême ? Derrière l’image d’un duo soudé, se cachait une rivalité silencieuse entre légitimité institutionnelle et légitimité populaire. Et, c’est précisément cette contradiction qui explose aujourd’hui. En limogeant Sonko, Diomaye Faye a voulu envoyer un message clair : il est le Président de la République et entend exercer pleinement son autorité. Une décision qui peut se comprendre dans une logique républicaine.

Aucun chef d’Etat ne peut durablement gouverner sous l’ombre d’un autre homme, aussi influent soit-il. Mais en politique, l’autorité ne se décrète pas seulement par les textes. Elle se construit aussi dans le rapport de force. Et sur ce terrain, le président sénégalais semble avoir sous-estimé la puissance politique de son ancien allié. Loin d’être affaibli, Sonko vient de démontrer qu’il demeure le véritable centre de gravité du pouvoir sénégalais. Son accession au perchoir de l’Assemblée nationale ressemble à une revanche politique spectaculaire. Elle révèle surtout une réalité embarrassante pour le camp présidentiel. Malgré son éviction du gouvernement, Sonko conserve une emprise considérable sur la majorité parlementaire et sur une partie importante de l’opinion publique.

Le Sénégal se retrouve ainsi dans une situation politiquement explosive : un président de la République et un président de l’Assemblée nationale issus du même camp, mais désormais engagés dans une lutte d’influence ouverte. Cette cohabitation conflictuelle risque de paralyser l’action publique et d’entraîner une guerre d’usure au sommet de l’Etat. Le plus inquiétant reste cependant ailleurs. Cette crise expose les limites des mouvements politiques construits autour de figures charismatiques plutôt qu’autour d’institutions solides. Leur partie, le PASTEF avait réussi à fédérer une immense espérance populaire contre l’ancien régime. Mais, conquérir le pouvoir est une chose et gouverner durablement en est une autre.

Les slogans de rupture résistent rarement aux réalités de l’exercice du pouvoir, aux ambitions personnelles et aux rivalités internes. Diomaye et Sonko portent donc une responsabilité historique. S’ils échouent à dépasser leurs rivalités, ils pourraient décevoir toute une génération qui avait placé en eux l’espoir d’une Afrique politique plus mature et plus responsable. Et ce serait là, le plus grand drame : voir une révolution démocratique prometteuse se transformer, à son tour, en simple querelle de pouvoir. Au fond, cette crise dépasse les personnes de Diomaye Faye et de Ousmane Sonko. Elle pose une question essentielle pour l’avenir du Sénégal : comment construire une alternance durable et démocratique sans sombrer dans les rivalités de pouvoir ?

Kamélé FAYAMA

Coopération culturelle: l’ambassadeur d’Allemagne échange avec le président de l’institut Farafina

Le président de l’Institut des peuples noirs-Farafina (IPN-Farafina), Apollinaire Joachimson Kyélem de Tambèla a accordé une audience à l’ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne au Burkina, Dietrich Becker, mardi 26 mai 2026, à Ouagadougou. La coopération culturelle était au centre des échanges.

La République fédérale d’Allemagne veut contribuer à promouvoir la coopération culturelle entre l’Afrique et l’Europe. Ainsi, pour mieux appréhender les missions et rôles de l’Institut des peuples noirs-Farafina (IPN-Farafina), son ambassade au Burkina Faso, Dietrich Becker s’est entretenu, au cours d’une audience, avec le président l’IPN-Farafina, Apollinaire Joachimson Kyélem de Tambèla, mardi 26 mai 2026, à Ouagadougou. A sa sortie d’audience, l’ambassadeur allemand, Dietrich Becker, a confié qu’il a eu des discutions très ouvertes avec le président de cet institut sur l’impact de la colonialisation occidentale ainsi que sur les relations de l’Afrique avec l’Europe.

« Nous avons aussi échangé sur comment surmonter cette période triste de la colonisation que l’Afrique a subie. Je n’ai pas de doute sur l’importance de l’IPN-Farafina relative à la culture africaine », a-t-il déclaré. En Allemagne, a-t-il poursuivi, il y a également des institutions qui se penchent aussi sur l’apport de la culture et la civilisation africaines dans le rayonnement de l’humanité. « Les travaux qui s’y mènent visent à mettre en relief les valeurs que l’Afrique a donné au monde entier.

Parce que l’Afrique est actuellement la lumière de la jeunesse », a estimé le diplomate allemand. Selon lui, il est nécessaire de renforcer la coopération culturelle entre l’Europe et l’Allemagne avec l’Afrique. « A Berlin, nous avons un grand musée qui conserve des biens culturels qui émanent de l’Afrique. Au Nigeria, un musée a été réalisé grâce au financement de l’Allemagne. Il serait un lieu de rencontre pour échanger sur les biens culturels et le développement des musées africains », a assuré l’ambassadeur Dietrich Becker.

Adama SAWADOGO

Réserve militaire au Burkina Faso : la nouvelle loi adoptée à l’unanimité

Les députés de l’Assemblée législative du peuple ont adopté, le mardi 26 mai 2026, à Ouagadougou, la loi portant statut de la réserve militaire au Burkina Faso.

Le Burkina Faso dispose désormais d’une loi qui régit la réserve militaire. Le projet de loi été adopté à l’unanimité, le mardi 26 mai 2026, par les députés de l’Assemblée législative du peuple (ALP), au cours d’une plénière. La présente loi est composée de 61 articles, regroupés en cinq titres. La réserve militaire est une composante des forces armées nationales constituée de citoyens burkinabè aptes à être mobilisés, n’ayant pas la qualité de personnel d’active et destinée à concourir au renforcement de la défense intérieure et extérieure du territoire national. Il y a deux ordres de réservistes.

La réserve de premier ordre est composée de personnes ayant une expérience militaire ou assimilée. Elle est constituée des anciens militaires, des anciens personnels des forces de sécurité intérieure, des anciens Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) ou de toute autre catégorie de personnes disposant d’une formation et d’une expérience militaires recon-nues. Quant à la réserve de second ordre, elle est composée des anciens appelés du service national patriotique ayant bénéficié de la formation civique et militaire et de citoyens burkinabè volontaires sans expérience militaire préalable. Le réserviste vient renforcer les capacités des forces armées nationales et exerce des fonctions de soutien ou de spécialité. Le ministre d’Etat, ministre de la Guerre et de la Défense patriotique, le général de division, Célestin Simporé, a indiqué que tout Burkinabè qui a, au moins 18 ans, peut faire partie de la réserve s’il remplit les conditions physiques et médicales. Cependant, a-t-il relevé, tous les réservistes ne sont pas d’office mobilisés.

« En fonction de l’ampleur d’une crise, on peut décider de mobiliser un nombre quelconque de réservistes à travers un contrat qui détermine la durée de la mobilisation et le traitement réservé à ces réservistes mobilisés », a-t-il précisé. Il s’est réjoui de l’adoption de cette loi qui confère au ministère de la Guerre, un outil légal pour mieux organiser les forces de défense, mieux les employer de façon efficiente. Pour l’année 2026, a-t-il rappelé, une réserve de 100 000 personnes sera constituée. Le ministre d’Etat s’est dit confiant quant à l’atteinte de cet objectif. « Quand on fait le point des militaires à la retraite, les professionnels des forces de sécurité à la retraite, ceux qui ont déjà fait l’objet du service national patriotique ou qui ont déjà suivi une formation, le reliquat sera complété à travers un recrutement dans la population.

On ne devra pas avoir un problème pour pouvoir atteindre ce nombre », a-t-il dit. Au regard de la situation géopolitique du monde dans lequel la force prime désormais sur le droit, la création des alliances et les guerres, il a paru nécessaire, selon le ministre, pour le Burkina de s’armer davantage pour parer à toute éventualité. Il a rappelé que la réserve est effective dans plusieurs pays même ceux qui sont développés. « Pour ne pas déroger à la tradition qui existait déjà dans nos sociétés les plus anciennes, tous les bras valides devraient contribuer à la défense, à la protection et à la sécurité de la société », a-t-il laissé entendre.

Adama SEDGO

Semaine des Caisses populaires du Burkina : le financement agricole au centre de la 21e édition

Le Réseau des Caisses populaires du Burkina (RCPB) organise la 21e édition de la semaine des Caisses Populaires, sur le thème : « Les Caisses populaires, moteur de financement et de développement du secteur agricole au Burkina Faso », du 25 au 30 mai 2026, sur toute l’étendue du territoire national.

Le Réseau des Caisses populaires du Burkina (RCPB) travaille au quotidien à se rapprocher davantage des populations des villes et des campagnes. Fidèle à son engagement d’institution financière de proximité au service de l’économie locale depuis plus de 50 ans, il organise la 21e édition de la Semaine des Caisses populaires, du 25 au 30 mai 2025, avec un accent particulier sur le secteur de l’agriculture, à travers le thème : « Les Caisses populaires, moteur de financement et de développement du secteur agricole au Burkina Faso ».

Sur l’ensemble du territoire national, plusieurs activités vont rythmer cette semaine. « Durant toute cette semaine, nos équipes se déploieront pour promouvoir l’éducation financière, recueillir vos précieux retours et vulgariser nos solutions de financement agricole ainsi que nos innovations digitales. Nous mettrons un accent particulier sur la promotion de nos produits phares, notamment la tontine digitale NONG-SAAYA, les services DANAYA CASH et l’épargne famille, conçus pour simplifier votre quotidien financier », a fait savoir la directrice générale de la Faitière des caisses populaires du Burkina (FCPB), Azaratou Sondo.

…l’ensemble des équipes dirigeantes et opérationnelles et des coopérateurs à faire de cette édition un succès retentissant.

L’objectif est donc de développer la culture de l’épargne chez les populations et de leur permettre d’avoir accès des crédits pour le renforcement de leurs activités. Et malgré un environnement financier burkinabè de plus en en plus exigeant, l’ambition du RCPB, reste le même : assurer un renforcement continu de sa relation de proximité et une amélioration constante de la qualité de ses prestations, a-t-elle confié. Pour le président du conseil d’administration de la FCPB, Adama Kaboré et parrain de l’activité, la semaine des Caisses populaires, instituée depuis 2006, se veut un cadre privilégié par excellence pour le RCPB de réaffirmer ses valeurs fondamentales de proximité, de transparence et de redevabilité envers ses coopérateurs et l’ensemble de ses partenaires.

En cohérence avec la vision des plus hautes autorités

« Le secteur financier national traverse des mutations profondes, marquées par une concurrence accrue et l’émergence continue de nouveaux acteurs. Dans cet environnement hautement dynamique, le Réseau des Caisses populaires du Burkina fait le choix stratégique de la différenciation par l’excellence opérationnelle, l’innovation et l’adéquation constante de ses services aux réalités économiques de notre pays », a indiqué M. Kaboré. Pour ce qui est du choix d’axer cette 21e édition sur le financement du secteur agricole, selon Adama Kaboré, il répond à l’engagement de la FCPB de soutenir la vision des plus hautes autorités du pays de faire de la transformation structurelle dudit secteur, le moteur de la croissance économique du Burkina Faso.

« Par ce choix, le RCPB réaffirme son rôle de premier plan dans le développement endogène et sa contribution substantielle à la politique de sécurité alimentaire et de

La directrice générale de la FCPB, Azaratou Sondo : « durant toute cette semaine, nos équipes se déploieront pour promouvoir l’éducation financière, recueillir vos précieux retours et vulgariser nos solutions de financement agricole ainsi que nos innovations digitales ».

souveraineté économique de notre Nation », a-t-il soutenu. Et à Mme Sondo de renchérir que l’agriculture constitue l’ADN du RCPB, car, les premières Caisses populations se sont développées autour de cette activité à travers les groupements villageois. Aujourd’hui, les Caisses populaires disposent de produits de financement spécifiques dédiés à tous les segments de la chaine de valeurs agricoles, a souligné la directrice générale de la FCPB. Et de préciser que le tiers du volume de crédits octroyés par les Caisses populaires vont aux acteurs du secteur de l’agriculture.

Producteur à Zagtouli et bénéficiaire du financement agricole de sa Caisse populaire, Pascal Sondo fait partie des cinq meilleurs coopérateurs agriculteurs issus des six Caisses populaires de la ville de Ouagadougou, invité d’honneur de cette Semaine. Il se réjouit de la souplesse des produits financiers dédiés au monde agricole, qui lui ont permis de développer ses activités. Outre les activités commerciales, la semaine sera marquée par des œuvres sociales et caritatives au niveau central et au niveau décentralisé comme la remise de vivres aux orphelins des vaillantes forces de défense tombées au front pour la patrie.

Mahamadi SEBOGO

Windmad76@gmail.com

Il administre un coup de bâton sur la tête de sa victime et écope de 6 mois de prison ferme

A.B, artisan minier sur un site situé à Baguéra, dans la province de la Léraba, a comparu, le mardi 19 mai 2026, devant la chambre correctionnelle du Tribunal de grande instance (TGI) de Banfora. Il répondait des faits de coups et blessures volontaires sur la personne de B.S qui n’a pas comparu ce jour. Les faits ont survenu suite à une altercation liée à l’exploitation d’un trou d’orpaillage. Alors que la victime était en corps à corps avec O.S, le prévenu qui est un ami de O.S, a surgi avec un bâton et asséné un coup sur la tête de la victime. S’en suivra une incapacité (…)

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Yacouba BELEM

Alpha Sékou BARRY

Tabaski 2026 à Ouahigouya: Une prière placée sous le signe de la cohésion sociale afin que le Burkina Faso retrouve la paix.

Les fidèles musulmans de la ville de Ouahigouya, à l’instar des autres villes du Burkina ont célébré le mercredi 27 mai 2026, la fête du Tabaski ou l’Aïd El Kébir. Une prière qui a vu la présence des autorités  régionales et les autres confessions religieuses.

C’est à 9h que la grande prière de Tabaski 2026 à débuter à la place de la Nation de   Ouahigouya. Après avoir effectué deux rakats de prière, El Hadj Abdou Rasmané    à procéder à la lecture du sermon en arabe. Invocations, prêches et bénédictions ont été les temps forts qui ont marqué cette grande prière. Sous la direction de l’Imam El Abdoul Rasmané Traoré, les fidèles musulmans ont imploré Dieu pour le retour de la paix au Burkina Faso. Pour Imam El Hadj Abdoul RasmanéTraoré   nous avons imploré Dieu le tout puissant pour que la paix revienne au Burkina Faso.     « Sans la paix,  on ne peut rien faire. Aux autorités du pays, les forces de défenses et de sécurité (FDS) et les volontaires pour la défense de la Patrie  ( VDP) qui se battent au quotidien, ils ont toutes nos bénédictions, que Dieu les protège. Nous demandons à tous les musulmans où qu’ils se trouvent aujourd’hui de prier pour le retour de la paix au pays et nous sommes confiants que Dieu va exaucer nos vœux afin que le Burkina Faso retrouve sa paix d’antan » a déclaré l’mam Traoré.

L’immolation du mouton en commémoration du souvenir du sacrifice d’Abraham a mis fin aux   activités de la cérémonie de Tabaski à Ouahigouya.

Le gouverneur de la région de Yaadga Thomas Yampa accompagné des corps constitués de la région ainsi que d’autres confessions religieuses notamment l’église catholique et la fédération des Eglises et missions évangéliques étaient aux côtés des fidèles musulmans pour implorer ensemble le retour de la paix au Burkina Faso. « Nous sommes passés ici pour saluer l’ensemble des fidèles musulmans et les souhaiter une bonne fête de Tabaski et demander encore que l’ensemble des fidèles de poursuivre des prières pour que la paix et la quiétude revienne au Burkina Faso » a-t-il laissé entendre.

Présent à la place de la nation le Pasteur Jean Ouédraogo a exprimé sa joie d’être avec les musulmans en ce jour historique de la religion. « Nous sommes venus souhaiter bonne fête de Tabaski à nos frères de la région de la région de Yaadga et du Burkina tout entier   nous avons imploré Dieu pour la cohésion sociale et le vivre ensemble entre les différentes communautés et surtout pour que la paix revienne dans notre pays. Nous sommes convaincus que Dieu va exaucer les vœux des fils et filles du Burkina   Faso » a-t-il indiqué.

 

Bassirou BADINI

Tabaski 2026 à Fada N’Gourma: Sous le signe de l’unité nationale

Les fidèles musulmans de Fada N’Gourma, toutes communautés confondues, ont célébré, mercredi 27 mai 2026, la fête de l’Aïd el Kébir, communément appelée Tabaski. A travers des prières et des messages de communion, ils ont imploré Allah pour le retour de la sécurité, la consolidation de la paix et le renforcement de l’unité nationale.

Revêtus de leurs plus beaux atours, les fidèles musulmans de Fada N’Gourma, toutes communautés confondues, ont célébré la Tabaski ou l’Aïd el Kébir, mercredi 27 mai 2026. A la place des Martyrs, la prière a été dirigée par le grand imam de Fada N’Gourma, El Hadj Aboubacar Kina, en présence des autorités administratives, militaires et paramilitaires, ainsi que des représentants des communautés chrétiennes catholique et évangélique. Tous ont été témoin de cette célébration faite sous le signe de l’unité nationale, un préalable pour la reconstruction de la paix et le retour de la sécurité. Dans son sermon, le grand imam de Fada N’Gourma, El Hadj Aboubacar Kina, a prié pour le Burkina Faso et appelé les populations à l’union sacrée autour des idéaux de paix et de cohésion sociale. « J’implore le Seigneur Tout-Puissant pour qu’il donne la paix au Burkina Faso. Je remercie également les autres communautés et les autorités pour leur présence», a-t-il formulé. Il a également prié pour les plus hautes autorités du pays, notamment le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, ainsi que l’ensemble du gouvernement.

Présent à cette célébration, le gouverneur de la région du Goulmou, Ram Joseph Kafando, a déclaré que la Tabaski constitue « une grande fête de l’unité » et de promotion de valeurs fondamentales telles que la tolérance religieuse, la cohésion sociale et la solidarité. « Nous sommes venus témoigner notre proximité et notre solidarité à l’ensemble des fidèles musulmans. Nous les invitons à cultiver, en tout temps, en tout lieu et en toutes circonstances, ces valeurs », a-t-il indiqué. Le gouverneur a également exprimé sa gratitude aux fidèles musulmans pour les prières formulées quotidiennement en faveur de la paix et de la cohésion sociale. Pour lui, la présence des différentes communautés religieuses à cette célébration traduit la volonté commune des Burkinabè de demeurer unis face aux défis sécuritaires et sociaux. Même son de cloche du côté de la communauté catholique. L’évêque du diocèse de Fada N’Gourma, Mgr Pierre Claver Malgo, venu représenter les fidèles catholiques, a insisté sur la nécessité pour les différentes confessions religieuses de prier et d’agir ensemble pour la paix. « Nous sommes venus, au nom de la communauté chrétienne catholique, manifester à cette communauté musulmane que nous sommes frères. Il nous faut vivre cette communion, prier et agir ensemble pour obtenir ce que nous recherchons tous : la paix et la cohésion pour notre pays », a-t-il soutenu.

Joanny SOW

 

FÊTE DE TABASKI 2026: le Président du Faso insiste sur la responsabilité de chaque Burkinabè dans la construction de la paix sociale

Le Président du Faso, Chef de l’État, Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORÉ a accompli la prière de l’Aïd El-Kébir communément appelée Tabaski, ce mercredi matin, 27 mai 2026.
Comme les années antérieures, le Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ a sacrifié à la tradition de la Tabaski avec ses proches collaborateurs dans une ambiance empreinte de piété et de partage.
A l’issue de la prière, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ a félicité les forces combattantes « qui font un travail remarquable et très efficace dans la reconquête du terrain (…) et qui se battent pour que dans nos villes nous puissions fêter tranquillement ». Le Président du Faso les a appelées une fois encore à maintenir la vigilance surtout pendant les moments de fête.
Le Chef de l’État a également mis en garde les ennemis de la Nation, contre toute tentative d’attaque, de découragement des forces combattantes, ou toute autre forme de trouble à la marche du pays. Quiconque se met dans cette posture devra « assumer l’entière responsabilité et toutes les conséquences qui en découleront », martèle le Capitaine Ibrahim TRAORÉ.
« L’objectif principal, c’est notre Patrie le Burkina Faso (…) La Patrie avant tout », insiste-t-il.
Un peu plus tôt dans la matinée, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ a adressé un message de bonne fête de Tabaski à tous les musulmans du Burkina Faso et du reste du monde.
Direction de la communication de la Présidence du Faso

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Talent Max youth league 2026: l’édition de l’excellence et de la performance

Du 1er au 4 juin 2026 se tiendra sur les installations du Benfica Campus à Ouagadougou la 5e édition de Talent Max youth league.

Le Talent Max youth league 2026 s’annonce historique en terme du nombre d’équipes (surtout étrangères) que de la quantité des recruteurs. En effet, la présente édition, 5e du genre regroupera 16 académies. Une ouverture internationale inédite selon son promoteur Salomé Compaoré avec 6 académies étrangères. « Il s’agit de 3 académies de Côte d’Ivoire, 2 du Mali et une académie du Togo. Ça sera une première dans l’histoire du tournoi » a-t-il informé. M. Compaoré se réjouit déjà de la présence de la dizaine de recruteurs qui viendront d’Europe, d’Afrique et des États-Unis « pour observer les meilleurs jeunes talents ». Le programme prévoit 4 matchs par jour soit un total de 16 rencontres. « La 5e édition de la Talent Max youth league promet d’être l’une des plus grandes vitrines du football des jeunes au Burkina Faso » a laissé entendre Salomé Compaoré.

Yves OUEDRAOGO

Assemblées annuelles 2026 de la BAD au Congo :  L’UNFPA annonce un partenariat stratégique avec la BAD pour transformer la santé maternelle et tirer parti du dividende démographique de l’Afrique

L’UNFPA, le Fonds des Nations Unies pour la population, a signé ce 26 mai 2026 un nouveau protocole d’accord avec la Banque Africaine de Développement (BAD) afin de positionner la santé maternelle et la résilience démographique comme des piliers centraux de la transformation économique de l’Afrique.

L’accord, signé en marge des Assemblées Annuelles de la Banque Africaine de Développement, présente l’investissement dans la santé maternelle non seulement comme une question de santé publique, mais également comme un investissement dans la croissance économique, la productivité, la résilience et le développement du capital humain, afin de permettre aux pays du continent de tirer pleinement parti de leur dividende démographique.

L’Afrique a réalisé d’importants progrès dans la réduction de la mortalité maternelle, mais des défis persistants demeurent, liés à des obstacles structurels, à un accès inégal à des services de santé de qualité et à des insuffisances de financement.

« L’Afrique dispose d’une immense opportunité si nous réalisons des investissements stratégiques en faveur des femmes et des jeunes. Le progrès économique du continent ne sera possible que si nous faisons de la santé des femmes une priorité et relevons l’un des défis de développement les plus urgents de l’Afrique : les décès maternels évitables », a déclaré Diene Keita, Directrice exécutive de l’UNFPA. « Ce partenariat renouvelé reflète notre engagement commun à placer la santé maternelle et le développement du capital humain au coeur de l’agenda de transformation économique de l’Afrique. »

Dans le cadre de ce partenariat, l’UNFPA et la Banque Africaine de Développement exploreront des mécanismes innovants de financement et de mise en oeuvre afin d’aider les pays à mobiliser des investissements en faveur des femmes et des jeunes, considérés comme des moteurs de la croissance de l’Afrique. Les priorités incluent notamment des investissements visant à moderniser les ressources humaines en santé grâce à la formation digitalisée; à renforcer les systèmes d’approvisionnement locaux ; à améliorer les infrastructures sanitaires résilientes au changement climatique ; ainsi qu’à soutenir la numérisation des systèmes d’information sanitaire.

Depuis 1992, l’UNFPA et la BAD travaillent ensemble pour renforcer les systèmes de santé et promouvoir un développement fondé sur les données à travers l’Afrique. Parmi les nombreuses réalisations issues de cette collaboration figurent notamment :

  • La modernisation des données démographiques en Côte d’Ivoire, notamment à travers le récent recensement de la population, permettant d’établir des projections fiables sur la fécondité, la mortalité, les migrations et d’autres indicateurs clés.
  • L’amélioration de l’accès aux services de soins obstétricaux et néonatals d’urgence dans 11 districts sanitaires du Cameroun, portant la couverture des soins prénatals à 90 % dans les zones ciblées et augmentant le taux de prévalence contraceptive moderne bien au-delà de la moyenne nationale.
  • Des activités de sensibilisation et de changement de comportement reliant l’eau, l’assainissement et l’hygiène à la santé reproductive et au genre dans huit régions rurales de Madagascar.
  • L’intégration des questions d’égalité des sexes, de santé sexuelle et reproductive et de protection dans les plans d’adaptation au changement climatique dans 10 pays d’Afrique de l’Est et australe.

L’UNFPA travaillera avec la BAD afin de veiller à ce que les feuilles de route relatives à la transition démographique soient placées au coeur des stratégies nationales de financement, garantissant ainsi que les investissements dans la santé et les droits soient reconnus comme des investissements stratégiques pour l’avenir de l’Afrique.

Contacts médias Siaka Traore – Traore@unfpa.org ; media@unfpa.org Numéro whatsApp : +226 74132323

Mathias Teumeni Noune teumeninoune@unfpa.org Whatsapp number: +242 052050616