Le ministre de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala, a échangé, le lundi 25 mai 2026, à Tenkodogo, avec le Naaba Guiguempolé, roi de Tenkodogo, dima de Zoungratenga, sur la mise en œuvre de la loi Faso Bu-Kaoré.
En vue de la mise en œuvre de la loi Faso Bu-Kaoré (règlement à l’amiable, en langue nationale mooré), le ministre de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala a rencontré, le lundi 25 mai 2026, à Tenkodogo, le Naaba Guiguempolé, dima de Zoungrantenga. « Nous sommes venus pour l’informer de l’adoption de la loi, de son application, et solliciter ses bénédictions pour sa mise en œuvre efficace dans son royaume », a indiqué Me Bayala. Il a précisé que le rôle des chefs traditionnels défini par cette loi n’est pas nouveau. Car, selon lui, ces derniers le font déjà à travers des règlements de conflits au quotidien.
« C’est une loi qui permet de retourner à nos valeurs sociales. Nous avons voulu que les décisions, rendues par les chefs coutumiers pour régler les conflits, aient de la valeur du point de vue administratif », a insisté le ministre de la justice. Toutefois, Edasso Rodrigue Bayala a laissé entendre que les questions de fonds n’ont pas été abordées. Il a promis néanmoins revenir plus en détail sur la présentation de la loi afin que l’ensemble des chefs traditionnels de Zoungrantenga puissent se l’approprier. Il a ajouté que les prochaines discussions vont permettre de comprendre les dispositions de la loi et l’attelage qui doit exister avec la justice dite moderne.
« Il faut une sorte de courroie de transmission entre les deux systèmes et que nous comprenions les rôles et les compétences de chacun », a-t-il détaillé. Le roi de Tenkodogo, le Naaba Guiguempolé, a dit avoir retenu deux actes forts depuis la prise de pouvoir par le capitaine Ibrahim Traoré. Il s’agit, selon lui, de l’institutionnalisation de la journée du 15-Mai pour célébrer nos valeurs et traditions, et l’avènement de cette loi Faso-Bu Kaoré. « C’est une loi qui va amener la cohésion sociale dans le pays », a-t-il déclaré. Il a rappelé au ministre de la Justice que les coutumes prévoient également le règlement des différends. « Je suis content. Nous prions que Dieu garde le président du Faso et que le pays, et Zougnrantenga, vieux de 926 ans, soient dans la paix », a-t-il souhaité.
L’arrivée au pouvoir au Bénin de l’ex-ministre des Finances, Romuald Wadagni, favorisera-t-elle un apaisement dans les relations avec les pays de la Confédération des Etats du Sahel (AES) ? Il est trop tôt pour le dire, mais le nouvel homme fort du Bénin a donné un signal fort au Niger, au Burkina Faso et au Mali en les invitant à son investiture, dimanche 24 mai 2026. Ce geste d’amitié et de fraternité a été favorablement accueilli par les pays de l’AES, qui ont dépêché des délégations, conduites par le Premier ministre, Ali Mahamane Lamine Zeine, pour le Niger et les ministres des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop pour le Mali et Karamoko Jean Marie Traoré pour le Burkina Faso. S’ils avaient décliné l’invitation à participer à la célébration du 65e anniversaire de l’indépendance du Bénin, le 1er août 2025, les pays de l’AES ont répondu cette fois-ci à la main tendue de Cotonou, qui selon toute vraisemblance, a fait un travail diplomatique intense.
Le chef du gouvernement nigérien, dont le pays entretient des relations particulièrement tendues avec le Bénin, a salué l’ouverture d’une nouvelle voie, soulignant la nécessité d’améliorer la collaboration entre les peuples, au-delà des divisions institutionnelles. Le nouveau président béninois semble aussi s’inscrire dans ce registre, avec une volonté d’asseoir un partenariat réaliste et solidaire avec les pays de la sous-région. « Avec nos pays voisins, nous mettrons un accent particulier sur l’approfondissement de la coopération régionale. Le Bénin continuera d’agir pour la stabilité, le dialogue et le respect. (…). Ma conviction est que, dans une sous-région confrontée au péril terroriste, nous sommes condamnés à travailler ensemble », a déclaré Wadagni, dans son discours d’investiture.
Ces propos témoignent d’un pragmatisme politique, dans une sous-région, en proie à un repositionnement géopolitique incontestable. Ces dernières années, l’ancienne puissance coloniale, la France, qui avait fait de l’Afrique de l’Ouest son pré-carré avec ses réseaux politiques et économiques, a perdu son influence d’antan, à cause du rejet de sa politique africaine par la jeune génération. Refusant désormais de se plier à ses exigences, les pays de l’AES ont tourné le dos à Paris et à ses relais supposés ou avérés, dont des organisations comme la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).
A l’évidence, l’Afrique de l’Ouest connait un bouleversement géopolitique, entretenu par un climat de méfiance et de défiance entre les dirigeants soucieux de mener une politique souverainiste et ceux qui préfèrent rester sous le joug de Paris. Dans ce contexte de divergences diplomatiques profondes, Romuald Wadagni, dont le pays a toujours des atomes crochus avec la France, pourrait réussir un rapprochement avec les Etats de l’AES, à condition de respecter leurs choix et orientations politiques. Le nouveau chef de l’Etat béninois pourrait faire bouger les lignes, là où son prédécesseur et parrain politique, Patrice Talon, resté attaché à la France et à ses combines, a échoué. Si leurs dirigeants ne sont pas forcément en accord, les peuples de l’Afrique de l’Ouest sont pratiquement confrontés aux mêmes réalités.
Même si ce n’est pas au même degré, le peuple béninois et ceux de l’AES partagent le gros défi de la lutte contre le terrorisme. Au-delà du Sahel, des pays côtiers, comme le Bénin vivent ce phénomène, avec des dégâts humains et matériels déjà non négligeables. Depuis décembre 2021, le pays de Romuald Wadagni subit des attaques terroristes à répétition, à la suite de ceux de l’AES. Pourquoi ne pas mettre de côté les divergences politiques et diplomatiques et conjuguer les efforts pour combattre l’ennemi commun ? Si la démarche du Président Wadagni est sincère et ne relève d’aucune manœuvre par procuration, elle portera ses fruits et permettra un véritable dégel des relations entre le Bénin et les pays de l’AES. En tous les cas, le temps nous dira…
Inauguré en juin 2021 sous l’impulsion du président Xi Jinping, le musée du Parti communiste chinois (PCC) constitue un lieu central de l’éducation idéologique et de transmission des valeurs du communisme chinois. Dans le cadre du programme 2026 du CIPCC, les participants ont visité le musée le jeudi 21 mai 2026.
Edifié sur un espace de 147.000 mètres carrés, avec un compartiment phare de 7 étages au-dessus et 3 en sous-sol, le musée du Parti communiste chinois situé à Beijing, immortalise et enseigne l’histoire centenaire et glorieuse du Parti Communiste Chinois. Dans le hall d’accueil, on peut apercevoir une fresque murale avec un fond de la Grande Muraille, long de 40 mètres et haut de 15 mètres, qui symbolise la force du PCC, pilier qui libéra la Nation chinoise, fonda la République Populaire, délivra le peuple de la pauvreté et fit du pays, une puissance économique mondiale.
Inauguré en 2021, le musée du PCC retrace l’histoire de la lutte inlassable du Parti, ses stratégies et ses efforts pour améliorer la vie du peuple
Sur une longueur d’exposition de 3.500 mètres, plus de 2.500 photos et 4.500 objets historiques retracent de manière spectaculaire et sensationnelle l’histoire de la lutte inlassable du Parti, ses sacrifices, ses explorations, ses stratégies et ses efforts pour améliorer la vie du peuple. De la révolution de Mao Zedong à la gouvernance du Président Xi Jinping, c’est toute la trajectoire du communisme chinois marquée par des objectifs de lutte centrés sur une cause noble et légitime qui est retracée dans ce sanctuaire de l’histoire. Des canons de l’artillerie de l’armée rouge aux spécimens des nouvelles technologies ferroviaires, maritimes, militaires, aéronautiques et spatiales mises au point sous Xi Jinping, en passant par les types de matériels et les images des actions de l’ère des travaux de l’autosuffisance alimentaire, de l’industrialisation et de la croissance économique sous Deng Xiaoping, Jiang Zemin puis Hu Jintao, l’exposition présente de façon panoramique et épique le parcours jalonné de succès héroïques au cours des 100 ans du PCC et des 76 ans de la République Populaire de Chine.
Le deuxième étage présente les grandes réalisations du pays entre 1949 et 2007, marquées par le leadership de figures emblématiques telles que Mao Zedong
Le musée du PCC consacre une salle entière au récit poignant de la Longue Marche, chapitre décisif de la révolution chinoise. En octobre 1934, l’Armée rouge entama une retraite stratégique devant l’avancée des troupes du kuomintang lors de la cinquième campagne d’encerclement. La bataille du fleuve Xiang, particulièrement meurtrière, témoigne de l’extrême sacrifice consenti par ces combattants révolutionnaires. Cette marche forcée de près de dix mille kilomètres à travers les territoires les plus hostiles de Chine reste gravée dans la mémoire collective. Cent mille combattants quittèrent les bases révolutionnaires du Sud. Après avoir traversé montagnes et marécages dans des conditions inhumaines, seulement huit mille survivants parvinrent à Yan’an en 1935.
Le leadership visionnaire de Mao Zedong
L’exposition souligne plusieurs dimensions fondamentales de cet événement dont le leadership visionnaire de Mao Zedong qui permit de transformer cette retraite forcée en une marche décisive vers la victoire.
Une salle entière du musée est consacré au récit poignant de la Longue Marche, chapitre décisif de la révolution chinoise
Le musée du Parti communiste chinois retrace également avec précision les étapes décisives de la fondation de la République populaire de Chine comme la conférence de Wayaobu dans le Shaanxi tenue en 1935, lors de laquelle le Comité central du PCC prit la décision stratégique d’établir un front uni national contre l’envahisseur japonais.
Le 7e congrès du Parti, tenu à Yan’an en 1945 et qualifié de « Congrès de l’unité et de la victoire », marqua un tournant décisif. La pensée de Mao Zedong fut officiellement adoptée comme ligne directrice du Parti et inscrite dans ses statuts. Après la capitulation du Japon, Mao se rendit à Chongqing pour négocier avec le Kuomintang, aboutissant à l’accord du 10 octobre 1945. Cependant, la rupture unilatérale de cet accord par le Kuomintang et le déclenchement de la guerre civile imposèrent au PCC d’engager la guerre de libération. Grâce à une stratégie militaire rigoureuse, l’armée populaire de libération remporta les trois grandes campagnes décisives (Liaoshen, Huaihai et Pingjin), mettant hors de combat plus de 1,54 million de soldats nationalistes.
Le troisième niveau du musée est entièrement consacré à la pensée et à l’œuvre du Président Xi Jinping
La campagne du Yangtsé en 1949, avec le passage en force du fleuve par un million de soldats et la prise de Nanjing, scella définitivement la victoire révolutionnaire. Le 1er octobre 1949, sur la place Tian’anmen, Mao Zedong proclama solennellement la fondation de la République populaire de Chine, marquant l’avènement d’une nouvelle ère pour le peuple chinois. Aux côtés des autres dirigeants historiques comme Zhu De, Liu Shaoqi, Zhou Enlai et Ren Bishi, il inaugurait ainsi un chapitre majeur de l’histoire contemporaine chinoise.
Pour changer rapidement le visage de la Chine et en réponse à l’enthousiasme croissant du peuple pour la construction socialiste, en 1958, le Parti central a formulé la ligne générale pour « faire un grand effort, viser plus haut, et construire le socialisme plus rapidement, mieux économiquement ».
Le Comité central du Parti élabora et mis en œuvre plusieurs stratégies de développement, telles que l’essor scientifique et éducatif du pays et le développement durable. Sous Hu Jintao en 2010, le volume économique de la Chine s’est hissé au deuxième rang mondial, marquant un grand pas en avant dans le développement économique et social.
Le troisième niveau du musée est entièrement consacré à la pensée et à l’œuvre du Président Xi Jinping mettant en lumière les réformes et la vision stratégique qui ont propulsé la Chine dans une nouvelle ère de prospérité et d’innovation.
En visitant le musée du PCC, une conviction se dégage. Celle selon laquelle la discipline, la planification et la vision collective demeurent des piliers essentiels pour tout projet national de développement durable.
Un séminaire sur le thème « Tarif zéro : une nouvelle voie pour un nouveau séjour de la communauté d’avenir partagé Chine-Afrique tous temps pour la nouvelle ère » a été organisé le vendredi 22 mai 2026 à Pékin en Chine. Plusieurs ambassadeurs et représentants de gouvernements africains ont pris part à la rencontre.
Entrée en vigueur le 1er mai 2026, la politique de tarif zéro douanier constitue un pas important dans la coopération entre la Chine et l’Afrique. Il était à l’ordre du jour d’un séminaire qui a réuni de hautes personnalités chinoises et des ambassadeurs de plusieurs pays africains le vendredi 22 mai 2026 à Pékin en Chine. Les échanges ont porté sur le thème « Tarif zéro : une nouvelle voie pour un nouveau séjour de la communauté d’avenir partagé Chine-Afrique tous temps pour la nouvelle ère ».
Pour le vice-ministre des Affaires étrangères de la Chine, Miao Deyu, la politique de zéro tarif douanier constitue une nouvelle fenêtre d’opportunités pour le commerce africain
La plupart des intervenants africains qui ont pris la parole lors de cette rencontre sont unanimes que cette mesure présente plusieurs atouts majeurs pour leurs pays. Tout d’abord, ils ont souligné c’est un modèle de coopération sud-sud. Pour eux, en ouvrant le marché chinois de plus de 1,4 milliard de consommateurs, la Chine offre un modèle de commerce solidaire et gagnant-gagnant entre elle et les pays du sud.
Les intervenants africains ont été unanimes que cette mesure présente plusieurs atouts majeurs pour leurs pays
Le deuxième atout qu’ils ont relevé est qu’à travers cette mesure, la Chine offre une intégration des économies plus accrues. « Plus les pays africains auront accès au marché chinois, plus nos économies seront intégrées et interconnectées. Ce qui renforcera davantage nos relations bilatérales », a relevé un des diplomates africains présent à la rencontre. Pour lui, grâce à cette politique, les pays africains sortiront progressivement des marchés classiques pour diversifier les marchés et tirer davantage profit du développement des nouvelles technologies pour une industrialisation plus poussée de leurs économies.
Le Burkina Faso a été représenté à cette rencontre par son ambassadeur Daouda Bitié
Prenant la parole à l’ouverture du séminaire, le vice-ministre des Affaires étrangères de la Chine, Miao Deyu, a noté que son pays est le seul à avoir accordé le tarif douanier zéro à tous les pays africains ayant des relations bilatérales avec Beijing. Ce qui constitue selon lui une nouvelle fenêtre d’opportunités pour le commerce africain. « Cette mesure, entrée en vigueur depuis le 1er mai 2026, constitue une opportunité pour développer l’agriculture et l’industrie de transformation africaine », a-t-il indiqué. Tout en soulignant que la Chine demeure un partenaire crédible et fiable de l’Afrique, il a appelé à la matérialisation d’une approche systémique pour le renforcement de la coopération entre la Chine et le continent africain. Le Burkina Faso a été représenté à cette rencontre par son Ambassadeur Daouda Bitié.
Dans le cadre du suivi opérationnel de l’opération WIBGA 2, le Colonel Issa YAGUIBOU, Chef d’État-Major de la Gendarmerie Nationale (CEMGN), a effectué du 18 au 22 mai 2026 une tournée d’évaluation du dispositif des Forces de Sécurité Intérieure (FSI),sur instruction de sa hiérarchie. Ce périple l’a conduit, ainsi que sa délégation, dans les régions administratives du Sourou, du Bankuy, du Guiriko, du Djoro, du Tannouya et du Nando.
Au cours de cette mission, le Chef d’État-Major a rendu visite aux autorités locales et a suivi avec une attention soutenue, les différents exposés sur le déroulement de l’opération menée par les FSI. Ces exposés ont mis en lumière l’engagement exemplaire des hommes, les dispositifs sécuritaires déployés, les effectifs engagés, le bilan partiel de l’opération, ainsi que les difficultés rencontrées, et les perspectives pour optimiser la sécurisation du territoire.
Sur le terrain, le Colonel YAGUIBOU a pu apprécier et toucher du doigt les conditions de travail des hommes et inspecter les différents dispositifs fixes et mobiles mis en place. Les échanges directs avec le personnel ont permis de féliciter et d’encourager les troupes pour les missions accomplies, les résultats très appréciables déjà engrangés et de rappeler les objectifs assignés à ladite opération par les plus hautes autorités.
Dans ses différents messages, le Chef d’État-Major a traduit aux hommes les encouragements et les félicitations des plus hautes autorités de notre pays. Il a par ailleurs exhorté les forces engagées à faire preuve de patriotisme, de loyauté, de solidarité, de cohésion et de fraternité d’armes en vue d’apporter une réponse juste et adaptée pour contrer les forces du mal. Le Chef d’État-Major de la Gendarmerie National a rappelé aux FSI que le pays et les populations comptent sur elles, en insistant sur la nécessité de persévérer, de fédérer les intelligences et de mutualiser les moyens afin de relever ensemble les défis actuels dans une complémentarité parfaite.
Le Colonel Issa YAGUIBOU a également mis un accent particulier sur le rôle crucial des civils dans cette lutte. Il a invité les forces de l’ordre à bannir tout comportement susceptible de nuire aux relations avec les citoyens, précisant que leur mission première est de protéger et de sécuriser la population. Pour le CEMGN, il est primordial de sensibiliser les habitants, de leur faire adhérer à la cause sécuritaire et de renforcer continuellement cette confiance mutuelle pour une meilleure coproduction de la sécurité.
En rappel, l’Opération WIBGA 2 a été lancée le 28 avril 2026 par le Ministre de la Sécurité, le Commissaire Divisionnaire de Police Mahamadou SANA. Déployée sur toute l’étendue du territoire national, cette offensive sécuritaire multidimensionnelle vise à intensifier la lutte contre la criminalité et le terrorisme à travers un renforcement des missions de présence dissuasive, de contrôle, de police administrative et judiciaire, de sécurité routière, ainsi que par des actions d’assistance et d’appui direct aux populations.
Le Président du Faso, Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORÉ a reçu en audience dans la matinée du lundi 25 mai 2026, le Médiateur de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) auprès de la Confédération des États du Sahel (AES), M. Lansana KOUYATÉ.
« Nous avons parlé de sujets assez complexes qui touchent la sécurité, la stabilité de nos pays », indique le Médiateur de la CEDEAO auprès de l’AES à l’issue de l’audience avec le Chef de l’État.
En tant que Médiateur, M. Lansana KOUYATÉ dit plaider pour une coopération exemplaire entre la CEDEAO et la Confédération AES pour le bien-être des populations. Il faut donc, selon lui, travailler à maintenir une coopération entre les deux entités ; « une coopération nécessaire par les discussions géographiques. Après tout, la géographie unit ces deux entités, l’AES et la CEDEAO », rappelle-t-il.
Le Médiateur de la CEDEAO auprès de l’AES, M. Lansana KOUYATÉ, dit être mandaté pour faciliter des échanges fructueux entre les deux entités.
Il s’agit surtout, selon M. KOUYATÉ de permettre aux populations de continuer à aller de part et d’autre. « Alors le Président a donné des instructions (…), des instructions qui sont éclairées et je crois que nous en profiterons abondamment », ajoute M. Lansana KOUYATÉ.
Direction de la communication de la Présidence du Faso
L’Office national de la sécurité routière (ONASER) a organisé, conjointement avec la Police nationale et la Police municipale, des opérations de contrôle pour prévenir la survenue des accidents de la circulation dans la ville de Ouagadougou, jeudi 21 mai 2026.
Les accidents de la circulation dans la ville de Ouagadougou sont fréquents. C’est fort de ce constat que l’Office national de la sécurité routière (ONASER) a pris la résolution de passer à la répression après la sensibilisation. En effet, il a organisé, conjointement avec la Police nationale, la Police municipale, la Gendarmerie nationale et le Centre de contrôle des véhicules automobiles (CCVA), des opérations de contrôle pour prévenir la survenue des accidents de la circulation dans la ville de Ouagadougou, jeudi 21 mai 2026.
A partir de 20 heures, des usagers ont été soumis aux vérifications des agents de contrôle, dans la ville de Ouagadougou. A la sortie Ouest, sur la route nationale n°1 (RN1), précisément à la gare Ouaga Ouest, où l’équipe de Sidwaya était positionnée, notamment l’alcoolémie (test du taux d’alcool), le port de la ceinture de sécurité et du casque, l’état des véhicules et de l’éclairage, ont été passées à la loupe de l’ONASER. Au nombre des usagers contrôlés, figurent des conducteurs de camions, de taxi-motos, des engins à deux roues, etc. C’est le cas du conducteur et garagiste, Arsène Ouédraogo, déclaré négatif à l’alcootest, qui a exprimé sa satisfaction pour cette initiative de l’ONASER avec ses partenaires.
« On ne doit pas boire l’alcool et prendre la route »
« La sortie de l’ONASER est à saluer car, on ne doit pas boire l’alcool et prendre la route. Si tu as bu, tu ne dois pas conduire », a-t-il conseillé. Après l’opération de contrôle, le commissaire principal de police et directeur de la normalisation et des opérations de l’ONASER, Moïse Ouédraogo, a confié que la structure veut amener les populations à épouser des comportements responsables. Il s’agit, selon lui, de la limitation de la vitesse en agglomération (ville) qui est de 50 km/h sous prescription contraignante. « Les conducteurs de motos sont également appelés à respecter la limitation de vitesse en agglomération, qui est de 50 km/h, comme hors agglomération », a-t-il rappelé.
Pour le commissaire Ouédraogo, tout véhicule défectueux, c’est-à-dire de mauvais état, va passer au CCVA systématiquement pour un examen approfondi. Moïse Ouédraogo a aussi déploré le fait que des conducteurs, de mèche avec des vendeurs de pièces détachées, prennent de nouvelles pièces et repassent chez ces derniers, après la visite technique au CCVA, pour reprendre leurs anciennes pièces. « Nous disposons d’informations que des usagers trafiquent les choses pour contourner le système mis en place par le CCVA pour contrôler la qualité des véhicules qui sont en circulation », a-t-il affirmé. Le commissaire Ouédraogo a également pointé du doigt la négligence de certains usagers par rapport au port de la ceinture et du casque.
Des conducteurs de taxi-motos ont, par ailleurs, été sensibilisés au respect des heures de circulation dans la ville de Ouagadougou. « Après 19h, il est interdit aux chauffeurs de tricycles de circuler dans la ville », a-t-il rappelé. Le commissaire principal de police a insisté sur le strict respect des règles de sécurité routière par les populations. « Ces opérations de contrôle et de répression se poursuivront tout au long de l’année. Tout contrevenant s’expose à des sanctions conformément aux textes règlementaires », a-t-il prévenu.
Le ministre des Serviteurs du peuple, Mathias Traoré, a présenté les principales innovations du nouveau Code du travail adopté par l’Assemblée législative du peuple, au cours d’une conférence de presse, vendredi 22 mai 2026, à Ouagadougou.
Les députés de l’Assemblée législative du peuple (ALP) ont adopté à l’unanimité, mercredi 6 mai 2026, le nouveau Code du travail qui remplace celui de 2008, pour mieux encadrer les relations professionnelles, limiter les abus et adapter le monde du travail aux nouvelles réalités économiques et technologiques. Pour présenter les principales innovations de la nouvelle loi, le ministre des Serviteurs du peuple, Mathias Traoré, a animé une conférence de presse, vendredi 22 mai 2026, à Ouagadougou.
Il a indiqué que le nouveau Code du travail permet au Burkina Faso de disposer d’un instrument juridique favorable à la création d’emplois, la valorisation du capital humain et la compétitivité des entreprises, pour la promotion du travail décent. Le ministre Traoré a rappelé que ce nouveau Code du travail est le résultat d’un processus de relecture engagé depuis 2015, pour adapter la législation burkinabè aux mutations du marché de l’emploi, en intégrant les valeurs socioculturelles nationales et des normes internationales jugées compatibles avec les réalités du Burkina Faso. Renforcer la protection des travailleurs Il a précisé que l’Exécutif veut aussi renforcer la protection des travailleurs et améliorer la compétitivité des entreprises, à travers le nouveau texte, structuré en 10 titres, 30 chapitres et 441 articles, avec plusieurs changements majeurs dans les relations entre employeurs et employés.
« Il y a la limitation du nombre de renouvellements du contrat de travail à durée déterminée à deux, l’encadrement de l’exercice des activités de travail temporaire à travers, entre autres, la limitation de la durée de mise à disposition d’un travailleur temporaire à un an, la fixation du principe d’égalité de rémunération entre le travailleur temporaire ou intérimaire et celui de l’entreprise utilisatrice ayant la même qualification professionnelle et occupant le même emploi, la limitation des cas dans lesquels une entreprise utilisatrice peut recourir au travail temporaire », a mentionné Mathias Traoré.
Parmi les innovations majeures, figurent également, a-t-il ajouté, l’institution et l’encadrement du télétravail pour tenir compte des nouvelles formes d’organisation du travail et de l’évolution des nouvelles technologies, le relèvement du montant des dommages et intérêts en cas de licenciement abusif de 18 mois à 24 mois de salaire pour les travailleurs afin de limiter les abus en matière de licenciement, le relèvement du seuil pour faire appel en cas de jugement de 200 000 FCFA à 1 000 000 FCFA pour limiter les abus en matière d’appel, etc.
A la question de la presse de savoir quelles sont concrètement les avantages de ce nouveau Code du travail, le ministre des Serviteurs du Peuple a laissé entendre qu’il renforce aussi les droits des travailleurs en cas de licenciement abusif. Il a, en outre, évoqué le Contrat à durée déterminée (CDD) qui ne pourra être renouvelé que deux fois et un même travailleur ne pourra signer plus de trois CDD avec une même entreprise, même de manière discontinue. Au cours de la conférence de presse, les dispositions spécifiques relatives à l’emploi des travailleurs étrangers non résidents, entre autres, ont été aussi présentés. Les autorités ont été, par ailleurs, reconnaissantes aux partenaires sociaux, aux ministères concernés pour leur contribution et au Bureau international du travail (BIT) pour sa part dans l’élaboration du texte.
Le ministre de la Sécurité, le commissaire divisionnaire de police Mahamoudou Sana, a effectué, le vendredi 22 mai 2026, une visite de terrain dans la forêt classée de Koua, située à la périphérie de Bobo-Dioulasso.
Présent dans la région du Guiriko pour la sortie de la 67e promotion de l’école nationale des Eaux et forêts, le ministre de la Sécurité, Mahamoudou Sana, a visité la forêt classée de Koua, le vendredi 22 mai 2026 à Bobo-Dioulasso. Cette visite s’inscrit dans la politique nationale de revalorisation et de sécurisation des massifs forestiers impulsée par les autorités burkinabè.
A travers cette initiative, le gouvernement, selon le ministre Sana, entend transformer les espaces forestiers en de véritables pôles de développement économique, de préservation environnementale et de consolidation de la sécurité. Au cours de la visite, la délégation ministérielle a parcouru plusieurs sites de la forêt classée, des pépinières destinées à la production de plants forestiers, des espaces à vocation zoologique ainsi que des zones riches en ressources hydriques et en espèces végétales.
Ces différents sites témoignent des importantes potentialités écologiques et socio-économiques de cette forêt classée, considérée comme l’un des poumons verts de la région du Guiriko. Les échanges à la suite de la visite ont porté sur les perspectives d’aménagement et de valorisation du site. Parmi les projets présentés, figure la création d’une zone sylvothérapeutique destinée aux patients de l’hôpital de Pala. « Cette initiative vise à exploiter les vertus thérapeutiques de l’environnement forestier dans le processus de prise en charge sanitaire des malades », a indiqué le ministre de la Sécuirté.
Le ministre Sana a salué les études architecturales déjà réalisées et encouragé les services compétents à accélérer les démarches devant conduire à l’aménagement effectif du site. Pour lui, la forêt classée de Koua doit devenir un espace sécurisé, utile aux populations et générateur d’opportunités économiques. « Les forêts ne doivent plus être des refuges pour les délinquants ou les contrebandiers, mais des espaces contribuant au développement socio-économique du pays », a déclaré Mahamoudou Sana au terme de la visite.
A travers cette sortie de terrain, le gouvernement réaffirme sa volonté de renforcer la protection des massifs forestiers tout en favorisant leur exploitation durable. La forêt classée de Koua pourrait ainsi devenir un modèle national de gestion intégrée conciliant sécurité, écologie et développement local.
Le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, a reçu en audience, le vendredi 22 mai 2026, l’ambassadeur des Etats-Unis au Burkina Faso, Joann Lockard.
Les deux personnalités ont échangé sur l’état de la coopération entre le Burkina Faso et les Etats-Unis, une coopération qui vient de connaitre une avancée significative avec la participation d’une délégation d’investisseurs burkinabè à l’évènement dénommé : SelectUSA Investment Summit, tenu début mai aux Etats-Unis. La diplomate américaine a traduit sa reconnaissance au département des Affaires étrangères pour avoir facilité le déplacement des investisseurs burkinabè pour explorer des partenariats stratégiques avec ceux des Etats-Unis d’Amérique.
Elle confie que ce grand rendez-vous dédié à la promotion des investissements et des partenariats économiques aux Etats-Unis a permis aux membres de la délégation burkinabè de nouer des contacts avec des entreprises évoluant dans plusieurs secteurs dont l’agriculture et les mines. Le ministre des Affaires étrangères s’est réjoui de la réussite de cet évènement et a félicité l’ambassade des Etats-Unis pour avoir permis aux hommes d’affaires des deux pays d’élargir leur réseau et de partager leurs expériences.
Il a cependant souligné la nécessité qu’un tel évènement puisse être organisé au Burkina Faso et dans la sous-région, pour permettre aux investisseurs américains à leur tour de venir au contact du terrain pour mieux appréhender les opportunités d’investissements. Les autres sujets qui ont fait l’objet d’échanges au cours de l’audience concernent la coopération dans le domaine de la sécurité, de la lutte contre la traite des personnes, ainsi que des aspects en lien avec la délivrance des visas au profit des citoyens des deux pays.