Coopération économique Burkina/Etats-Unis: la nouvelle dynamique de partenariat entre les hommes d’affaires saluée

Le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, a reçu en audience, le vendredi 22 mai 2026, l’ambassadeur des Etats-Unis au Burkina Faso, Joann Lockard.

Les deux personnalités ont échangé sur l’état de la coopération entre le Burkina Faso et les Etats-Unis, une coopération qui vient de connaitre une avancée significative avec la participation d’une délégation d’investisseurs burkinabè à l’évènement dénommé : SelectUSA Investment Summit, tenu début mai aux Etats-Unis. La diplomate américaine a traduit sa reconnaissance au département des Affaires étrangères pour avoir facilité le déplacement des investisseurs burkinabè pour explorer des partenariats stratégiques avec ceux des Etats-Unis d’Amérique.

Elle confie que ce grand rendez-vous dédié à la promotion des investissements et des partenariats économiques aux Etats-Unis a permis aux membres de la délégation burkinabè de nouer des contacts avec des entreprises évoluant dans plusieurs secteurs dont l’agriculture et les mines. Le ministre des Affaires étrangères s’est réjoui de la réussite de cet évènement et a félicité l’ambassade des Etats-Unis pour avoir permis aux hommes d’affaires des deux pays d’élargir leur réseau et de partager leurs expériences.

Il a cependant souligné la nécessité qu’un tel évènement puisse être organisé au Burkina Faso et dans la sous-région, pour permettre aux investisseurs américains à leur tour de venir au contact du terrain pour mieux appréhender les opportunités d’investissements. Les autres sujets qui ont fait l’objet d’échanges au cours de l’audience concernent la coopération dans le domaine de la sécurité, de la lutte contre la traite des personnes, ainsi que des aspects en lien avec la délivrance des visas au profit des citoyens des deux pays.

DCRP/MAE

Le mépris envers les peuples

La récente interview du député français, Bruno Fuchs, accordée à une radio de service de l’impérialisme français, traduit une fois de plus, le mépris et la condescendance que les politiques français, toutes tendances confondues, ont vis-à-vis des peuples subsahariens qu’ils considèrent comme leurs « biens meubles » et des sous-hommes incapables de réfléchir par eux-mêmes sur leur devenir politique, économique et social.

En effet, cette relique de l’Afrique à papa adepte des théories du comte de Gobineau et de l’architecte de la colonisation française, Jules Ferry, a acté la fin du pouvoir malien pour très bientôt. A moins que celui-ci ne rentre dans le schéma de sortie de crise voulu par la France et qui se résume à une capitulation en rase campagne si tant est qu’il inclut le JNIM et le FLA ainsi que les résidus des esclaves de maison dans la gestion du pouvoir d’Etat.

Une compromission qui remettrait en cause l’option souverainiste enclenchée depuis six ans et resonnerait comme une trahison dans le pays des « frères » Keita, Soundjata et Modibo en l’occurrence. Et le triste sire d’aller encore plus loin en invoquant le cas des autres pays de l’AES et au-delà de la sous-région sur lesquels il fait planer le sceptre de la partition que les thuriféraires de l’impérialisme international ont déjà élaboré dans leurs laboratoires pour mieux nous asservir. Il ne faut pas s’y tromper. Cette nouvelle ruée vers l’Afrique s’accompagne du dessein machiavélique de la balkanisation de nos Etats qui a déjà commencé au Soudan du Sud et qui se dessine progressivement en RD Congo.

Convaincus de la pusillanimité et de la « malédiction » des Nègres, l’Occident et ses alliés circonstanciels avancent désormais à visage découvert ; ce qui donne plus d’ampleur aux propos du capitaine Ibrahim Traoré dans le Manifeste de la Révolution progressiste populaire. Un Manifeste qui s’ouvre par les propos célèbres tenus par le capitaine Thomas Sankara le 4 octobre 1984 devant l’Assemblée générale de l’ONU et qui appelait les Africains à assumer leur révolte en ajoutant que « seule la lutte libère ». Et le président du Faso de se convaincre que « les évènements du 30 septembre 2022 et des jours suivants nous convainquent de poursuivre la lutte pour libérer notre Peuple du joug de l’impérialisme ».

Face à l’insulte faite à nos peuples par Fuchs, le discours présidentiel doit servir de levain à la « pâte révolutionnaire » et galvaniser les ardeurs face à cet hiver noir qui gronde à nos portes. La Révolution ne doit plus être une option mais une nécessité et un impératif de survie. « Pendant trop longtemps, ils ont tué nos Prophètes », disait Bob Marley qui se demandait pendant combien de temps nous les regarderons faire. En réponse au prophète jamaïcain, nous n’aurons que cette seule phrase : le temps de la rédemption est venu. Au nom de nos héros lâchement assassinés et pour l’avenir des générations futures.

Boubakar SY

Bénin: le nouveau Président, Romuald Wadagni, prête serment

Le nouveau Président béninois, Romuald Wadagni, a prêté serment, à Cotonou, dimanche 24 mai 2026. Il remplace le Chef de l’Etat sorti, Patrice Talon, après dix années au pouvoir.

Elu le 12 avril 2026, à l’issue de l’élection présidentielle du Bénin, le nouveau Président, Romuald Wadagni, a pris les rênes du Palais de la marina, à Cotonou. Sa cérémonie de prestation, à la tête de la magistrature suprême du pays a eu lieu, dimanche 24 mai, au palais des Congrès de Cotonou. C’était devant un parterre d’invités. Elu avec un score de 94 % des voix, Wadagni, âgé de 50 ans, devient ainsi le quatrième président du Bénin depuis le renouveau démocratique de 1990.

A l’issue de son serment, le nouveau président a rendu un hommage appuyé à l’ensemble de ses prédécesseurs, en particulier Patrice talon qui, a-t-il dit, ont su instaurer une tradition de démocratie et de paix permettant au Bénin de faire face aux défis du développement. Il s’est ensuite engagé à être « le garant des institutions du pays » pour le bien de la population. « Je n’ai pas de doute quant à notre capacité à relever les défis », a déclaré le Président Romuald Wadagni. Au reste du monde, il a rassuré de toujours respecter les engagements du Bénin et en travaillant surtout à améliorer les relations au sein de l’espace ouest-africaine pour venir à bout de l’hydre terroriste.

La Confédération des Etats du Sahel était representée à la cérémonie par le Premier ministre du Niger, les ministres des affaires étrangères du Burkina et du Mali. Un peu plus tôt jeudi, 21 mai 2026, Patrice Talon, le Président sortant, avait livré un message empreint de solennité pour clore une décennie de gouvernance.

« Au moment de quitter la charge, je voudrais vous remercier de tout cœur et vous dire combien je suis fier de vous pour le chemin exigeant qu’ensemble nous avons osé parcourir ces dix dernières années », a déclaré le président sortant. Arrivé au pouvoir en 2016 après une carrière d’homme d’affaires, Patrice Talon laisse l’image d’un dirigeant ayant profondément transformé l’appareil administratif et économique béninois à travers d’importants programmes d’infrastructures et de modernisation de l’Etat.

Soumaïla BONKOUNGOU

Concours de recrutement de notaires 2026: 1 185 candidats en lice pour 20 postes

L’Ordre des notaires du Burkina Faso, en collaboration avec le ministère de la Justice, a organisé le concours de recrutement des notaires, dimanche 24 mai 2026, à Ouagadougou. Pour cette session, ce sont au total 1185 candidats qui sont en lice pour 20 postes.

L’Ordre des notaires du Burkina Faso s’est inscrit dans une dynamique de garantir l’égalité des chances dans l’accès à la profession des notaires au pays des Hommes intègres. Dans ce sens, en collaboration avec le ministère de la Justice, il a organisé le concours de recrutement de notaires, au titre de l’année 2026. Pour cette session, ce sont 1185 candidats qui se sont inscrits pour 20 places à pourvoir.

Le lancement des épreuves a eu lieu dans la matinée du dimanche 24 mai 2026, à l’université Joseph-Ki-Zerbo de Ouagadougou. Ce recrutement vise, selon ses organisateurs, à renforcer le corps notarial en sélectionnant des professionnels qualifiés capables d’assurer la sécurité juridique des actes et des transactions, à renouveler le corps, à garantir un haut niveau de compétence des futures notaires et à répondre aux besoins croissant en services juridiques. Selon le président de l’Ordre des notaires du Burkina Faso, Maître Dembélé Yacouba, les candidats admis seront nommés notaires stagiaires.

Toutefois, a-t-il ajouté, ils devront accomplir un stage probatoire dans une étude notariale pendant au moins deux ans, avant d’être titularisés et de pouvoir prêter serment. Il a rappelé que l’organisation du concours s’inscrit dans une volonté affirmée de garantir l’égalité des chances dans l’accès à la profession notariale à travers ce processus transparent et fondé sur le mérite. « En favorisant un accès inclusif à la profession, l’Ordre contribue à la promotion d’un notariat diversifié, compétent et représentatif, apte à répondre efficacement aux besoins juridiques des citoyens et des acteurs », a-t-il expliqué.

Me Dembélé a détaillé que les candidats sont évalués sur des matières fondamentales en droit privé, notariat et rédactions d’actes et les épreuves orales d’admission par un entretien avec un jury. Saisissant l’occasion, Yacouba Dembélé a rappelé que le notaire est un officier public ministériel chargé d’assurer un service public de la preuve. Il intervient notamment dans l’authentification des actes et la sécurisation des transactions entre les parties. « Le notaire garantit l’authenticité des actes entre les parties. Il a l’exclusivité en matière d’authentification des actes », a t-il précisé.

Pour le secrétaire général du ministère de la Justice, Harouna Kadio, plusieurs reformes ont été engagées en vue de répondre efficacement aux besoins des populations dont le renforcement du nombre de notaires et l’égalité d’accès à la profession. Il a souligné que ce recrutement qui ambitionne le recrutement de 20 notaires constitue environ 42% de l’effectif actuel des notaires.

« Ce recrutement des notaires est inédit et permettra de couvrir les besoins de la population sur toute l’étendue du territoire national », a-t-il dit. Joël Ibrango, candidat au concours s’est dit confiant quant aux résultats. Il a confié s’être bien préparé. Il a également dit affronter les épreuves avec sérénité. A travers ce recrutement, l’Ordre des notaires du Burkina Faso réaffirme son engagement en faveur d’une justice préventive accessible à tous et résolument tournée vers la modernité.

Valentin KABORE

L’industrialisation, pas à pas

Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a inauguré, le vendredi 22 mai 2026 à Dédougou, deux unités de transformation agroalimentaire. Il s’agit de la Société agro-industrielle de développement de l’agriculture familiale de la Boucle du Mouhoun (SODAF-BM-SA) et de l’usine Continent agri-business rénovation (CABRE) SARL. Portée par une vision de développement endogène qui prend progressivement corps au Burkina Faso, cette double inauguration s’inscrit dans une dynamique déjà impulsée par le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, à travers plusieurs inaugurations d’unités industrielles dans différentes localités du pays.

Ainsi, ces actions traduisent en actes concrets les idéaux de la Révolution progressiste populaire (RPP), fondés sur la souveraineté économique, la valorisation des ressources nationales et la promotion du « produire et consommer burkinabè ». Le choix de miser sur la transformation locale des matières premières est aujourd’hui une évidence. Avec une production record de plus de 7 millions de tonnes de céréales enregistrée lors de la campagne agricole écoulée grâce à l’Offensive agropastorale et halieutique, la transformation de la production nationale s’imposait désormais comme une nécessité.

En transformant le maïs, le sésame et d’autres céréales dans le Bankui, grenier du Burkina, ces usines créent une véritable chaîne de valeurs au profit de l’économie nationale. En effet, elles constituent non seulement des débouchés sûrs pour les producteurs, souvent confrontés aux difficultés d’écoulement de leurs récoltes, mais aussi, permettent de créer de la valeur ajoutée à travers la fabrication de produits divers et participent à la lutte contre le chômage en offrant des centaines d’emplois directs et des milliers d’emplois indirects, notamment pour la jeunesse et les femmes.

Au-delà des chiffres, ces infrastructures industrielles redonnent espoir aux populations et renforcent la résilience économique nationale dans un contexte international marqué par les incertitudes. Les opérateurs économiques burkinabè doivent donc croire davantage en la capacité de notre pays à produire, transformer et consommer ce dont il a besoin. C’est à ce prix que la souveraineté économique tant souhaitée deviendra une réalité. Dans cette dynamique, le gouvernement est appelé à poursuivre les efforts d’amélioration du climat des affaires afin d’encourager les investissements productifs dans tous les secteurs.

Déjà, il convient de saluer de multiples initiatives en faveur du secteur privé, et l’organisation annuelle du Cadre de concertation public-privé (CC-PP), dont les concertations régionales 2026 sont en cours en vue de la rencontre nationale placée sur le thème : « Civisme économique et engagement patriotique : rôle du secteur privé dans le processus de refondation de l’Etat ». Un thème qui appelle à mettre le patriotisme au service du développement industriel du Burkina Faso.

Par Assetou BADOH

Forces armées nationales : 974 recrues issues des rangs des VDP aptes à libérer le territoire

La troisième région militaire a organisé, le vendredi au camp militaire général Baba-Sy de Ouagadougou, la cérémonie de présentation au drapeau de 974 recrues de la deuxième vague du contingent exceptionnel de la classe 2025, destinées à renforcer les capacités opérationnelles des forces combattantes dans la lutte contre le terrorisme.

Après trois mois de formation militaire initiale, 974 soldats issus du recrutement exceptionnel parmi les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) du contingent 2025 viennent renforcer les effectifs des forces armées nationales. Admise en formation militaire initiale le 23 février 2026, la promotion a été présentée au drapeau, le vendredi 22 mai 2026 au camp militaire général Baba-Sy de Ouaga- dougou. La cérémonie a été présidée par le commandant de la 3e région militaire, le lieutenant-ccolonel, Armand Michel Ouédraogo, en présence de plusieurs autorités militaires, parents et amis.

A entendre le directeur du centre régional d’instruction militaire, Issaka Ouédraogo, durant leur séjour, ces jeunes recrues ont suivi une formation rigoureuse, exigeante et éprouvante, tant sur le plan physique que mental. « Ils ont appris le maniement des armes, la tactique, mais surtout le dépassement de soi, la résilience et l’esprit de corps », a-t-il ajouté. Il a poursuivi que cette formation militaire initiale a visé trois objectifs à savoir : la formation militaire générale, la formation opérationnelle ainsi que la formation physique et sportive. A l’endroit des nouveaux soldats, Issaka Ouédraogo les a appelés à incarner les valeurs prônées par l’institution militaire.

« En intégrant cette institution, vous avez fait le choix du sacrifice et du don de soi. Vous êtes désormais les dépositaires des valeurs d’intégrité, de loyauté et de patriotisme. Votre boussole sera l’honneur et votre force, la cohésion. La tenue que vous arborez ainsi que votre comportement sont le reflet de l’institution que vous représentez», a-t-il déclaré. En plus, il les a invités à être des modèles de droiture et d’intégrité pour leurs concitoyens, tout en leur rappelant que « la discipline constitue la force principale des armées ». Le directeur du centre régional d’instruction militaire a, par ailleurs, salué le travail des instructeurs et des cadres qui a permis cet aboutissement.

« Ce succès n’aurait pas été possible sans votre abnégation. Merci pour votre patience, votre rigueur et votre exemplarité. Vous avez su transmettre les valeurs fondamentales qui feront la force de ces jeunes hommes et femmes», a-t-il laissé entendre. Le lieutenant-colonel Armand Michel Ouédraogo, pour sa part, a invité les recrues à apporter chacun en ce qui le concerne, le soutien attendu et nécessaire, en fonction de sa qualification, pour la reconquête de l’intégrité du territoire national.

« Vous devez servir avec loyauté, dévouement et, s’il le faut, jusqu’au sacrifice suprême pour les intérêts supérieurs de la Nation », a-t-il fait savoir. La major de la promotion, Zénabo Pagbelguem s’est dit fière d’avoir suivi cette formation. « Notre principal objectif est de lutter aux côtés de nos aînés pour la libération du territoire national et de protéger les populations, tout en restant disciplinés », a-t-elle déclaré. En rappel, sur un effectif initial de 977 recrues, dont 24 femmes, 974 ont finalement été présentées au drapeau.

Evariste YODA

Justice coutumière et traditionnelle: la loi Faso Bu-kaoré bientôt à sa phase pilote

Le ministre de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala, a présidé la cérémonie de clôture de la rencontre d’échanges et de formation des acteurs coutumiers et traditionnels, dans le cadre de la mise en œuvre de la loi Faso Bu-kaoré pour le règlement des différends, vendredi 22 mai 2026, à Ouagadougou.

Les tribunaux coutumiers et traditionnels de règlement des différends, dans le cadre de la loi Faso Bu-kaoré, seront bientôt opérationnels. Une rencontre d’échanges et de formation organisée au profit des acteurs coutumiers et traditionnels, qui a débuté le 20 mai 2026, sur la question s’est achevée, vendredi 22 mai 2026, à Ouagadougou. La clôture des travaux a été présidée par le ministre de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala.

Il a indiqué que cette session marque une étape importante dans la mise en œuvre du Faso Bu-kaoré. Selon lui, après l’adoption de la loi et la tournée d’information menée auprès des notabilités coutumières et traditionnelles, il était nécessaire de passer à la phase pratique, afin de permettre aux tribunaux coutumiers et traditionnels de tenir leurs premières audiences. Pour Edasso Rodrigue Bayala, les autorités coutumières et traditionnelles règlent déjà les différends au sein des communautés depuis des générations. Toutefois, a-t-il expliqué, la loi vient désormais encadrer ces pratiques afin de leur donner « plus de forme et plus de force ».

Les décisions rendues dans ces juridictions seront ainsi reconnues comme des décisions de justice à part entière, a-t-il soutenu. Il a souligné que cette phase pilote permettra surtout de tester le dispositif avant toute généra lisation. Aller pas à pas, mais sûrement Comparant le processus à une œuvre de sculpture, il a indiqué qu’il faudra observer le fonctionnement des juridictions coutumières sur le terrain afin d’apporter, si nécessaire, des ajustements. A ses dires, cette phase expérimentale pourrait se poursuivre jusqu’en septembre-octobre 2026, avant une éventuelle extension sur l’ensemble du territoire national.

« Nous allons aller pas à pas, mais sûrement », a-t-il insisté.Pendant les travaux, les communications ont porté sur les modes traditionnels de règlement des conflits dans le Moogho, la présentation de la loi et de ses textes d’application, ainsi que des exercices pratiques autour des procès- verbaux et registres. Selon le ministre de la Justice, les cas pratiques ont démontré que les chefs traditionnels maîtrisent déjà les mécanismes de règlement des différends dans les communautés. Par ailleurs, la dernière journée des travaux a été marquée par l’installation officielle des instances traditionnelles de règlement des différends pour le compte de la région du Kadiogo, retenue comme phase pilote, matérialisée par la remise des registres aux acteurs de ces instances.

Représentant du Moogho Naaba Baongo, le Ouidi Naaba a salué l’initiative du ministère de la Justice. Il s’est réjoui des échanges qui ont permis aux participants de mieux se comprendre et d’harmoniser leurs points de vue autour de Faso Bu-kaoré. « Nous avons été bien outillés », a-t-il déclaré. Selon lui, les travaux ont également montré qu’il n’existe pas de grands écarts entre les pratiques coutumières déjà appliquées dans les communautés et les dispositions prévues par la loi. Pour le Ouidi Naaba, le texte vient surtout offrir un cadre formel à des mécanismes de règlement des différends déjà connus et pratiqués par les autorités traditionnelles. Grâce à cette formation, les participants pourront mettre en œuvre le dispositif dans les différentes contrées, a-t-il renchéri.

Soumaïla BONKOUNGOU

Fatimata ZOUNGRANA (Stagiaire)

Conseil constitutionnel: une nouvelle loi adoptée pour plus d’efficacité

Le Président de l’Assemblée législative du peuple, Ousmane Bougouma, a présidé, vendredi 22 mai 2026, une plénière consacrée au projet de loi organique portant organisation, fonctionnement du Conseil constitutionnel et procédures applicables devant lui.

Doter le Conseil constitutionnel d’une loi organique en phase avec la Constitution, est l’ambition du gouvernement. A cet effet, un projet de loi a été soumis à l’appréciation des députés à la séance plénière du vendredi 22 mai 2026, pour examen et adoption. Les travaux de cette journée ont été présidés par le Président de l’Assemblée législative du peuple (ALP), Ousmane Bougouma, en présence du gouvernement, représenté par le ministre de la Justice, Edassso Rodrigue Bayala.

Il ressort qu’après plus de 20 ans d’application, la loi organique régissant le fonctionnement du Conseil constitutionnel a révélé des insuffisances. Selon le gouvernement, elle occulte, en effet, le rôle du greffe « qui se noie dans les services administratifs », alors qu’il constitue la porte d’entrée de l’institution, dont le caractère juridictionnel a été reconnu par le Conseil constitutionnel dans sa décision n°2009-003/CC du 30 juin 2009 portant détermination de la période des vacances des membres du Conseil constitutionnel.

En outre, il a été relevé que le secrétaire général de l’institution participe aux délibérations du conseil, sans voix délibérative, alors qu’aucune disposition ne prévoit qu’il prête serment à l’effet de garantir le respect par celui-ci du secret des délibérations, surtout que le poste n’est pas forcément confié à des magistrats. « Durant 26 ans, il y a eu beaucoup d’évolutions législative et institutionnelle. Il était nécessaire que la loi de 2000, qui régit le fonctionnement du Conseil constitutionnel, puisse s’adapter, aux dispositions constitutionnelles, sinon aux différentes révisions constitutionnelles qui sont intervenues », a soutenu Edasso Rodrigue Bayala.

Pour lui, cette relecture va au-delà des modifications de quelques dispositions en ce qu’elle introduit plusieurs nouvelles dispositions ; ce qui a nécessité l’option de l’élaboration intégrale d’un nouveau projet de loi organique. En phase avec les différentes réformes Cette réforme, a-t-il précisé, vise à moderniser le Conseil constitutionnel, en l’adaptant aux besoins contemporains et en renforçant son rôle de régulateur institutionnel en répondant aux aspirations d’une justice constitutionnelle plus accessible, transparente et indépendante.

Au nombre des principales innovations, on note, entre autres, la prise en compte de la révision constitutionnelle du 30 décembre 2023, consacrant la fonction de régulation du Conseil constitutionnel relative au fonctionnement des institutions et des pouvoirs publics; l’organisation de la procédure de l’auto saisine, de l’exception d’inconstitutionnalité et de la saisine directe du citoyen suite aux réformes constitutionnelles de 2012 et de 2015; la précision sur le statut de ses membres; le renforcement des capacités opérationnelles de l’institution en lui accordant une autonomie de gestion; la nomination d’assistants juridiques pour appuyer les membres du conseil dans leur travail; la mise en exergue du rôle du greffe.

La nouvelle loi a été adoptée à l ‘unanimité des députés votants. Ainsi, elle abroge celle du 27 avril 2000 portant composition, organisation, attributions et fonctionnement du Conseil constitutionnel et procédure applicable devant lui et son modificatif du 13 décembre 2000 et toutes autres dispositions antérieures contraires.

Soumaïla BONKOUNGOU

Assemblée nationale/Sénégal : Ousmane SONKO reprend son mandat de député, El Malick NDIAYE démissionne de son poste de président

Le bureau de l’assemblée nationale s’est réuni aujourd’hui dans la soirée  et à constater et valider la demande de réintégration de Ousmane SONKO qui reprend son mandat de député.

Le Président Malick NDIAYE a deposé sa demande  de démission de sa fonction de Président de l’Assemblée mais garde son mandat de député. La démission a été constatée par le bureau.

La Conférence des présidents a retenu la date du mardi 26 mai pour l’élection du nouveau Président de l’Assemblée nationale du Sénégal.

Sidwaya.info

Amélioration de la mobilité urbaine : le Premier ministre inaugure huit axes routiers à Ouagadougou

Le Premier ministre, Chef du Gouvernement, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a procédé, ce samedi 23 mai 2026 à Ouagadougou, à l’inauguration officielle de huit axes routiers stratégiques réalisés dans la capitale burkinabè. Ces infrastructures visent à améliorer la mobilité urbaine, à fluidifier la circulation et à renforcer l’accessibilité à plusieurs pôles administratifs, sécuritaires et économiques.

Les infrastructures mises en service comprennent huit axes et ouvrages majeurs : la Rocade Nord et son échangeur à passage supérieur, l’avenue Yennenga, l’avenue du Moogho Naaba, la voie d’accès à la stèle d’hommage aux victimes du crash d’Air Algérie, la voie d’accès à la prison de haute sécurité, la voie d’accès au ministère de la Guerre et de la Défense patriotique, la voie d’accès au camp Général Bila Zagré, ainsi que la voie d’accès aux infrastructures de sécurité à Ouaga 2000.

Ces ouvrages totalisent plus de 22 kilomètres de voiries modernes, pour un investissement global estimé à plus de 40 milliards de francs CFA, mobilisés grâce à la synergie entre l’État et des partenaires financiers, notamment la Banque Ouest Africaine de Développement et Vista Bank.

La Rocade Nord constitue l’un des ouvrages structurants de ce dispositif. Avec plus de 10 kilomètres de voirie moderne, un passage supérieur de 100 mètres à l’intersection avec la RN03, des contre-allées et un vaste réseau d’assainissement, elle contribue au bouclage du boulevard circulaire des Tansoba et à une meilleure organisation du trafic urbain et international. Les célèbres avenues Yennenga et Moogho Naaba ont, quant à elles, bénéficié d’une réhabilitation complète des chaussées et des ouvrages de drainage.

 

Ces réalisations s’inscrivent dans la volonté du Gouvernement, sous le leadership du Président du Faso, Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim Traoré, de faire de la route un instrument de transformation du cadre de vie, de fluidification de la mobilité urbaine et de soutien à l’activité économique. Le Chef du Gouvernement a assuré que les investissements dans les infrastructures routières se poursuivront afin d’améliorer durablement les conditions de mobilité et de renforcer le développement économique du pays.

« La question des infrastructures est au cœur des priorités de la Révolution progressiste populaire », a indiqué le Premier ministre. Il a, par ailleurs, exhorté les usagers et les riverains à faire preuve de civisme et de prudence sur ces nouvelles routes.

« Il ne faut pas se fier au confort de ces nouvelles routes pour se laisser aller à des comportements dangereux, notamment les excès de vitesse qui sont à l’origine d’accidents dramatiques dans la capitale », a-t-il averti.

 

Dans son discours d’inauguration, le ministre de la Construction de la Patrie, Mikaïlou Sidibé, a salué des infrastructures qui incarnent « la vision d’un Burkina Faso souverain, résilient et tourné vers le progrès ».

Il a également rendu hommage à l’ensemble des acteurs ayant contribué à la réalisation des travaux, notamment son prédécesseur, le ministre Luc Adama Sorgho, les partenaires financiers, les entreprises et les bureaux de contrôle mobilisés dans le cadre de ces projets.

La mise en service de ces ouvrages répond à des besoins concrets : mieux circuler, gagner du temps, réduire les risques d’accidents, améliorer l’accessibilité des quartiers, soutenir les activités économiques et garantir de meilleures conditions d’accès aux services stratégiques de l’État.

À travers cet investissement, le Gouvernement traduit en actes sa vision d’une capitale plus fonctionnelle, plus sûre et plus accessible.

DCRP/Primature