Trafic d’engrais: deux individus interpelés à Pô

Dans le cadre de sa mission de protection des personnes et des biens, la Police nationale a mis un terme aux activités illicites d’une contrebande de deux individus qui s’adonnaient au trafic et à la vente d’engrais de marque Yara, opérant dans la zone frontalière du pays, précisément Dakola, Pô et Kombissiri.

En effet, dans le cadre l’opération « Wibga 2 » les éléments du Commissariat central de police de la ville de Pô ont intercepté un véhicule particulier transportant des sacs d’engrais de marque Yara en provenance d’un pays voisin. Les investigations menées ont permis de remonter jusqu’à un magasin situé hors lotissement, au secteur 6 de Pô, servant de lieu de stockage pour la marchandise frauduleuse.

La fouille des lieux a conduit à la saisie de 210 sacs d’engrais, soit 10,5 tonnes, pour une valeur estimée à près de 5 670 000 F CFA. Les deux individus interpelés utilisaient un mode opératoire bien organisé. Ils s’approvisionnaient dans un pays voisin avant d’acheminer clandestinement les produits sur le territoire burkinabè. Les engrais étaient ensuite redistribués à des commerçants installés notamment à Pô, Nobéré et Kombissiri.

La Police nationale remercie l’ensemble des populations qui accompagne au quotidien les forces de sécurité intérieure dans la lutte contre la criminalité sous toutes ses formes. Par ailleurs, elle les exhorte à toujours dénoncer tout cas suspect aux numéros verts que sont le 17, le 16 et le 1010. La Police nationale, une force publique au service des citoyens !

Police nationale

Le plat de la fraternité

Devant ce grand plat fumant de délices, nous mangions

Avec avidité, nous savou rions les prémices de la saison

En cercle assis, du plus petit au plus grand de la fratrie

Nous formions les gradins du festin sous le regard du père

Le plus petit tenait en respect de la main gauche le plat

Les ainés veillaient sur la discipline de la meute vorace

Nos mains se frottaient sans collision, chargées de mottes

Nos salives fraternelles secrétaient en nous, le goût du sang

Le plus petit partageait la viande pour apprendre l’équité

Les aînés cédaient le reste du plat aux cadets et au benjamin

A la fin, nous rendons hommage à mère pour ses délicieuses mains

Nous remercions père et le ciel pour les provisions des jours

Parce que le vivre-ensemble commence dans le plat quotidien

Ceux qui mangent toujours ensemble ne s’empoisonnent pas

Ceux qui partagent le même plat se portent et se supportent

Ensemble et autour du même plat, mangeons sans fin à notre faim !

Clément ZONGO

clmentzongo@yahoo.fr

Golf/11e tournoi SUNU Assurances: Moussa Kafando le grand vainqueur

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La 11e édition du tournoi de golf SUNU assurances a été remportée, le dimanche 17 mai 2026, sur le circuit du golf club Naba Gninbolbo au quartier Balkuy de Ouagadougou par Moussa Kafando.

La tradition a été respectée par SUNU Assurances avec l’organisation de la 11e édition de son tournoi de golf. Durant deux week-ends, 50 golfeurs dont 32 Amateurs et 11 professionnels se sont battus contre le vent, les obstacles et le soleil sur ce parcours atypique du golf de Ouagadougou. Après la décantation, c’est Moussa Kafando qui se succède dans le palmarès. L’innovation cette année a été l’instauration d’autres récompenses. Il s’agit par exemples du prix de la série nationale remportée par Clément Nikièma, ceux de la 1re, 2e et 3e séries qui échoient respectivement à Stéphane Kambou, Mohamed Sylla et Isidore Bonkoungou.

Il y avait aussi des prix spéciaux comme celui du « meilleur brut » qui est revenu à Soumaila Zagré. Trophées et gadgets ont été décernés aux plus méritants. Pour le directeur général de SUNU Assurances, Jean-François Régis Kambou, le tournoi qui porte le nom de sa structure est devenu un « véritable » cadre de rencontres et d’échanges entre acteurs du monde économique, institutionnel et sportif. « Cette initiative traduit notre volonté de créer des espaces favorisant le rapproche-ment, le partage d’expériences et le renforcement des relations humaines et professionnelles », a-t-il laissé entendre. Le président de la Fédération burkinabè de golf, Salif Samaké, s’est réjoui de la bonne tenue de l’activité. Selon lui, ce tournoi est avant tout une fête du sport et de la jeunesse, portée par les valeurs du golf : « honnêteté, respect et fair‑play ».

Yves OUEDRAOGO

Région de Bankui: le Premier ministre en séjour de travail à Dédougou

Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo est arrivé, le jeudi 21 mai 2026 à Dédougou, dans la région de Bankui, pour un séjour de travail.

A son arrivée, le chef du gouvernement a été accueilli par les autorités administratives, les responsables des services déconcentrés ainsi que les forces vives de la localité. Il leur a exprimé sa satisfaction d’être au contact des vaillantes populations de la région. Au cours de son séjour, le Premier ministre procédera, ce vendredi 22 mai 2026, à l’inauguration officielle de deux unités industrielles destinées à la transformation des productions agricoles locales dans la ville de Dédougou. En accordant son patronage à ces deux cérémonies, le chef du gouvernement traduit la volonté des autorités de promouvoir l’investissement privé national, de renforcer la transformation locale des produits agricoles et d’accroître la valeur ajoutée au profit de l’économie nationale.

DCRP/Primature

Concours professionnels et directs, session 2026: 5 candidats déférés pour fraude

Le ministère des Serviteurs du peuple a animé, une conférence de presse pour dresser un bilan partiel de l’organisation des concours professionnels et directs de la fonction publique, jeudi 21 mai 2026 à Ouagadougou.

Le ministère des Servi-teurs du peuple s’est donné pour objectif de rendre compte de l’organisation des concours professionnels et directs de la fonction publique, session 2026. Dans cette optique, le département a dressé, un bilan partiel de l’organisation desdits concours, jeudi 21 mai 2026 à Ouagadougou. Concernant l’organisation des concours professionnels, le secrétaire général du ministère, Suanyaba Rodrigue Oboulbiga, a indiqué que 110 concours ont été autorisés pour un total de 2 517 postes à pourvoir pour la session 2026.

Avec la prise en compte des options au niveau de l’enseignement secondaire, il a précisé que le nombre total de concours ouverts s’élève à 153. Il a aussi soutenu que les inscriptions en ligne ouvertes du 15 au 24 mars 2026 ont enregistré un total de 41 789 candidatures. « A ce jour, tous les résultats d’admissibilité ont été publiés sur l’ensemble des 153 concours. Les admissions sont en cours de traitement pour publication », a assuré le SG. Pour ce qui est de l’organisation des concours directs anticipés, M. Oboulbiga a indiqué que 137 concours directs suivis de formation ont été autorisés pour un total de 11 168 postes à pourvoir.

De son avis les inscriptions, ouvertes du 30 mars au 10 avril 2026, ont enregistré un total de 249 493 candidatures. Il a en outre confié que les compositions se sont déroulées les 2, 3 et 10 mai 2026 et les corrections et délibérations sont en cours. Il s’agit, a-t-il détaillé, des concours directs paramilitaires, des concours directs à épreuves classiques et des autres concours directs à QCM. Le ministère des Serviteurs du peuple, a également fait le bilan la première phase de réception des candidatures aux autres concours directs. A ce propos, le conférencier a signifié que 115 concours sont programmés et repartis ainsi qu’il suit : 34 concours de niveau Licence, 29 de niveau Baccalauréat spécifique, 29 de niveau Baccalauréat, 21 de niveau BEPC et 2 de niveau CEP (Chauffeurs et agents de liaison). « Les inscriptions aux con- cours directs sont désormais ouvertes sur la plateforme: www.econcours.gov.bf du 11 mai au 11 juin 2026 », a-t-il déclaré.

Quelques difficultés techniques relevées

Suanyaba Rodrigue Oboulbiga s’est réjoui que la réception en ligne des candidatures a connu une innovation ma- jeure cette session, notamment l’interfaçage de la plateforme e-concours avec la base de données de l’Office national d’identification (ONI). « Cette innovation a considérable- ment amélioré le processus d’inscription », a-t-il relevé. Cependant, il a déploré un incident technique survenu le dernier jour d’inscription en ligne qui a affecté la plateforme. « Les travaux de rétablissement ont permis de relancer les inscriptions. J’ai donc instruit mes services de prolonger le délai de l’inscription jusqu’au 21 mai 2026 à 14h00 », a-t-il assuré. En sus, le SG a relevé d’autres difficultés techniques.

La première est le problème de création de compte pour certaines CNIB pour diverses raisons. « Pour y remédier, les candidats concernés ont été autorisés à renseigner eux-mêmes les informations qui étaient censées être importées automatiquement », a fait savoir M. Oboulbiga. Les détenteurs de carte d’identité AES ont aussi eu des difficultés au cours de leur inscription. « Ce problème a été rapidement résolu par les équipes techniques », foi du SG. Il a aussi signalé que lors des compositions, des fraudes et des tentatives de fraudes ont été constatées pendant l’administration des concours professionnels ainsi que pendant l’administration de certains concours directs.

Quel sort est réservé aux intéressés. A cette question des journalistes, il a signifié que 5 candidats ont été déférés pour fraude et 5 autres font l’objet d’une enquête policière pour non-respect des consignes. « Les dossiers correspondants ont été transmis à l’Agence judiciaire de l’Etat pour les suites judiciaires appropriées », a-t-il ajouté. Puis d’inviter ses collaborateurs et l’équipe en charge de l’organisateurs des concours à la vigilance afin que de tels comportements ne prospèrent.

Abdoulaye BALBONE

Préparatifs de la rencontre Etat-secteur privé 2026: les acteurs se concertent dans les Tannounyan

La région des Tannounyan a tenu son cadre de concertation régionale public-privé, le jeudi 21 mai 2026 à Banfora sous la présidence du gouverneur de la région, Patrice Yéyé. Les acteurs privés et publics se sont réunis à l’occasion pour examiner l’état de mise en œuvre de leurs recommandations de l’édition passée et pour concocter de nouvelles recommandations pour l’édition à venir.

La région des Tannounyan est prête pour la prochaine rencontre nationale entre l’Etat et le secteur privé. Les acteurs privés et publics de la région se sont en effet réunis, le jeudi 21 mai 2026 à Banfora à l’occasion du cadre de concertation régionale Public-privé sous la présidence du gouverneur, Patrice Yéyé. Pour le gouverneur, cette rencontre régionale se veut un cadre de concertations constructives entre l’administration et le secteur privé et le socle d’un développement harmonieux des différents secteurs d’activités économiques.

Il a d’entrée salué la résilience des acteurs du monde des affaires qui, a-t-il expliqué, accompagnent les efforts du gouvernement dans la reconquête de l’intégrité du territoire contribuant ainsi à l’amélioration des conditions de vie des populations. Les concertations régionales, à l’en croire, vont être axées désormais sur les préoccupations spécifiques des acteurs du secteur privé et vont servir de base de réflexion pour la poursuite des réformes majeures en faveur de l’amélioration du climat des affaires.

Concrètement, a fait savoir Patrice Yéyé, les échanges du jour ont permis d’examiner l’état de mise en œuvre des recommandations issues des concertations antérieures, mais également de recueillir de nouvelles recommandations et préoccupations des secteurs d’activités en vue d’y apporter des éléments de réponse. Séance tenante, le gouverneur a invité les administrations locales, selon le domaine de compétence de chacune, à veiller au suivi et à la mise en œuvre des recommandations issues de cette instance. Invite à plus de résilience Le directeur régional de l’industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Kobié Nébié, a précisé que l’administration locale a apporté des éléments de réponses pour ce qui est de sa compétence et a transmis les préoccupations qui n’ont pas eu de réponses au niveau central.

Le représentant de la Délégation spéciale consulaire nationale, Adama Ouédraogo, a salué le choix du thème cette année.

Ce cadre, pour Kobié Nébié, est essentiel surtout que le gouvernement est engagé dans un processus de transformation structurelle de l’économie nationale où les acteurs privés sont appelés à jouer un grand rôle. Le représentant de la Délégation spéciale consulaire nationale, Adama Ouédraogo, a salué le thème central retenu cette année par le gouvernement : « Civisme économique et engagement patriotique : rôle du secteur privé dans le processus de refondation de l’Etat ». Ce thème, a-t-il dit, est un symbole fort de l’intérêt accordé à la communauté des affaires et une invite à plus de résilience afin de contribuer davantage au développement de l’économie nationale.

« Ces concertations constituent un espace privilégié de dialogue entre l’administration publique et les acteurs économiques dans une dynamique de recherche concertée de solutions aux préoccupations du monde des affaires », a-t-il reconnu. La région des Tannounyan, a souligné Adama Ouédraogo, regorge d’importantes potentialités économiques portées par des femmes et des hommes engagés dans la production et la transformation des matières premières et la création de richesses.

Tout en espérant que l’administration, et partant l’Etat, aura une oreille attentive pour les préoccupations qui vont leur être soumises, M. Ouédraogo a invité les participants à faire des recommandations pertinentes à même d’impacter positivement le développement des activités économiques de la région.

Alpha Sékou BARRY

alphasekoubarry@gmail.com

Concertations régionales Public-Privé: un dialogue en vue d’améliorer le climat des affaires dans le Yaadga

Le secrétaire général de la région de Yaadga, Kouilga Albert Zongo, a présidé, le jeudi 21 mai 2026 à Ouahigouya, les concertations régionales public-Privé 2026. Les échanges avaient pour but de permettre aux acteurs d’examiner l’état de mise en œuvre des recommandations des concertations antérieures et de formuler de nouvelles recommandations et préoccupations des secteurs d’activités en vue d’y apporter des éléments de réponse.

Dans la dynamique d’une amélioration continue du dialogue entre l’Etat et le monde des affaires, le gouvernement a institué le Cadre de concertation Public-privé (CC-PP). En prélude à celui de l’année 2026 qui se tiendra sur le thème : « Civisme, économique et engagement patriotique: rôle du secteur privé dans le processus de refondation de l’État », des concertations régionales sont en cours. Celle de la région de Yaadga a eu lieu hier jeudi 21 mai 2026 à Ouahigouya. A l’occasion, les corps constitués de la région et les acteurs du secteur privé étaient présents afin d’examiner l’état de mise en œuvre des recommandations des concertations antérieures et de formuler de nouvelles recomman-dations et préoccupations des secteurs d’activités en vue d’y apporter des éléments de réponse.

A l’ouverture des travaux, Kouilga Albert Zongo, représentant le gouverneur de la région, président du cadre de concertation régionale public-privé du Yaadga, a précisé que l’initiative traduit la volonté du gouvernement de discuter avec les acteurs du secteur privé (les opérateurs économiques) pour la bonne marche de l’économie burkinabè. Un dialogue franc entre les acteurs « La tenue de ces concertations régionales entre Etat et secteur privé s’inscrit dans la dynamique de préparation de la prochaine rencontre nationale gouvernement-secteur privé. L’objectif de ces cadres de concertation est de renforcer le climat des affaires entre le gouvernement et les acteurs du secteur privé. Nous sommes très contents de la forte mobilisation qui témoigne de l’intérêt accordé à ces rencontres d’échanges.

Nous invitons l’ensemble des participants à des échanges francs pour qu’au sortir, l’ensemble des parties prenantes puissent tirer pleinement satisfaction », a-t-il soutenu. Tout en saluant la forte mobilisation, M. Zongo a invité les participant à des échanges francs afin de trouver des solutions pour renforcer la collaboration entre l’Etat et le secteur privé pour faire rayonner l’économie du Burkina Faso. Au nom des acteurs du secteur privé, Raoul Téné a précisé que ces rencontres d’échanges vont contribuer à améliorer les relations entre les acteurs du secteur privé et l’administration, ce qui constitue un atout pour une économie plus performante.

« La rencontre de concertation régionale Public-Privé nous permet, au-delà du diagnostic, de porter collectivement des propositions concrètes auprès des pouvoirs publics. C’est aussi une occasion de renforcer la confiance et la collaboration entre le secteur public et privé au niveau régional », a-t-il soutenu. M. Téné a donc invité les participants à prêter une oreille attentive et surtout à poser des questions sur toutes les zones d’ombre. « C’est à travers ces échanges directs que nous allons trouver les solutions pour faire rayonner l’économie de la région de Yaadga et du Burkina Faso », a-t-il souligné. En marge de la journée d’échanges, les participants ont eu droit à une visite des stands d’expositions des savoir-faire des artisans de la région et une dégustation des produits locaux.

Bassirou BADINI

bassirouba264@gmail.com

Compte rendu du Conseil des Ministres du jeudi 21 mai 2026

Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le jeudi 21 mai 2026, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 12 H 42 mn, sous la présidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres.
Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.
I. DELIBERATIONS
I.1. AU TITRE DE LA PRESIDENCE DU FASO
Le Conseil a adopté un rapport relatif aux projets spécifiques de la Grande Chancellerie des Ordres burkinabè.
Ces projets visent l’approvisionnement de la Grande Chancellerie des Ordres burkinabè en médailles et pin’s « made in Burkina ». Ils portent sur l’acquisition de 5875 médailles, de 2300 agrafes et de 47 005 pin’s.
Le coût global des projets spécifiques s’élève à cinq cent deux millions deux cent soixante-dix-huit mille (502 278 000) F CFA TTC. Le financement est assuré par le budget de l’Etat, exercice 2026.
I.2. AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DE L’EAU, DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES
Le Conseil a adopté un décret portant règlementation de l’abattage, des mouvements intérieurs et de l’exportation des asins, des camélins, des équins et de leurs produits au Burkina Faso.
Ce décret est une relecture du décret n°2016-857/PRES/PM/MRAH/MCIA/MINEFID/MATDSI du 07 septembre 2016 portant règlementation de l’abattage et de l’exportation des asins, des camélins, des équins et de leurs produits au Burkina Faso.
Les insuffisances constatées dans l’application dudit décret ne permettent pas de lutter efficacement contre le commerce transfrontalier et la sortie massive des animaux sur pied qui est le nouveau mode opératoire utilisé par les trafiquants.
En effet, depuis 2015, l’existence des asins est menacée dans notre pays en raison de la forte demande en Asie des produits asins en général et des peaux en particulier. Pourtant, l’élevage des asins, des camélins et des équins au Burkina Faso revêt une importance socio-économique et culturelle indéniable pour les populations rurales.
Les principales innovations du nouveau décret portent sur :
– la prise en compte du mouvement intérieur et la gestion des animaux et produits saisis ;
– l’instauration d’un agrément de commerçant pour les acteurs exerçant ce commerce ;
– l’obtention préalable d’une autorisation de déplacement dans les zones à fort potentiel de trafic ;
– la saisie ou la confiscation des animaux et de leurs produits.
L’adoption de ce décret permet de disposer de textes règlementaires en vue de lutter efficacement contre le trafic des asins, des camélins, des équins et de leurs produits au Burkina Faso.
I.3. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES
Le Conseil a adopté quatre (04) rapports.
Le premier rapport est relatif à un projet de décret portant statut général des établissements publics de prévoyance sociale.
Ce décret est une relecture du décret n°2014-679/PRES/PM/MEF/MFPTSS du 1er août 2014 portant statut général des établissements publics de prévoyance sociale.
Cette relecture vise à pallier les insuffisances constatées dans son application et à harmoniser le cadre juridique des établissements publics de prévoyance sociale avec celui des Etats membres de la Conférence interafricaine de la prévoyance sociale.
Les innovations du décret portent entre autres, sur :
– la possibilité pour l’établissement public de prévoyance sociale de bénéficier d’un patrimoine d’affectation dont les conditions sont fixées par arrêté conjoint du ministre chargé de la tutelle technique et du ministre chargé de la tutelle financière ;
– la définition de la composition du Conseil d’administration de l’établissement public de prévoyance sociale dont les ressources proviennent essentiellement de l’Etat ;
– la définition de la composition du Conseil d’administration de l’établissement public de prévoyance sociale en charge de la gestion des régimes d’assurance maladie ;
– la création d’un comité d’audit et d’un comité d’investissement au sein du Conseil d’administration ;
– la prévision de l’établissement d’un contrat de performance devant être conclu entre le Conseil d’administration et le Directeur général.
L’adoption de ce décret permet de renforcer le cadre juridique et institutionnel du système de protection sociale au Burkina Faso.
Le deuxième rapport est relatif à un projet de décret portant déclaration d’utilité publique urgente, les projets de réhabilitation des infrastructures du domaine public ferroviaire du Burkina Faso.
Le domaine public ferroviaire de notre pays fait l’objet d’une occupation anarchique se traduisant par un envahissement des couloirs ferroviaires à la sortie des agglomérations et des emprises des gares par des riverains aux fins d’activités diverses ou d’érection d’habitats spontanés.
Cette situation compromet la sécurité des installations, des convois ferroviaires et la mise en œuvre des projets de réhabilitation envisagés par la Société de gestion du patrimoine ferroviaire du Burkina (SOPAFER-B).
Ce décret vise à déclarer d’utilité publique urgente les projets de réhabilitation des infrastructures du domaine public ferroviaire du Burkina Faso afin de permettre la libération des emprises des sites en vue de sauvegarder le patrimoine ferroviaire et de prévenir les risques d’arrêt du trafic.
Les projets de réhabilitation envisagés concernent :
– la remise en état des infrastructures ferroviaires à travers une régénération intégrale des 622 km du linéaire, de manière à permettre un trafic avec une charge de 20 tonnes par essieu contre 17 tonnes par essieu actuellement ;
– le renouvellement de la voie ferrée et ses dépendances de manière à réduire le temps de parcours pour le transport international et à relever la vitesse moyenne à 100 km/h ;
– la mise en place d’un système de signalisation moderne permettant l’amélioration de la sécurité et la gestion automatisée des circulations ferroviaires.
L’adoption de ce décret permet de déclarer d’utilité publique urgente les projets de réhabilitation des infrastructures du domaine public ferroviaire du Burkina Faso.
Le troisième rapport est relatif à la situation d’exécution du budget et de la trésorerie de l’Etat, exercice 2026, au 31 mars.
Au 31 mars 2026, les recettes budgétaires recouvrées atteignent 807,56 milliards F CFA, pour un objectif trimestriel de 748,60 milliards F CFA, correspondant à un taux d’exécution de 107,88% sur le trimestre et de 22,71% sur l’année.
Au terme du premier trimestre 2026, le niveau d’exécution des crédits de paiement s’établit à 741,23 milliards F CFA, sur une prévision de 3 918,29 milliards F CFA, soit un taux d’exécution de 18,92%. A la même date en 2025, le montant des dépenses exécutées était de 730,24 milliards F CFA.
Au niveau de la gestion de la trésorerie, au 31 mars 2026, au total 1 453,44 milliards F CFA ont été encaissés sur des comptes de disponibilités des comptables directs du trésor, contre 911,20 milliards F CFA à la même période en 2025, soit un taux de progression de 59,51%.
Le montant total des décaissements effectués par le Trésor public se chiffre à 1 245,33 milliards F CFA contre 969,70 milliards F CFA à la même période en 2025.
En rapprochant les encaissements des décaissements, il se dégage un solde créditeur de 208,11 milliards F CFA.
A l’issue du premier trimestre 2026, une analyse des principaux soldes et indicateurs permet d’apprécier la performance de la mise en œuvre des mesures prises en matière de gouvernance budgétaire et économique.
Ainsi, au 31 mars 2026, il se dégage une épargne budgétaire de 239,45 milliards F CFA et un solde budgétaire global excédentaire de 66,33 milliards F CFA. A fin mars 2025, l’épargne budgétaire était excédentaire de 86,32 milliards F CFA et le solde budgétaire global déficitaire de 52,68 milliards F CFA.
Au regard de ces performances, le Conseil recommande aux acteurs de poursuivre les efforts en faveur de l’efficacité budgétaire et invite les ordonnateurs à réengager en priorité sur le budget 2026, les dépenses non abouties des exercices 2025 et antérieurs, avant tout nouvel engagement afin d’éviter l’accumulation de la dette intérieure.
Le Conseil a marqué son accord pour la transmission du rapport sur la situation d’exécution du budget et de la trésorerie de l’Etat, exercice 2026, au 31 mars à l’Assemblée législative du Peuple.
Le quatrième rapport est relatif à un projet de décret portant création du Fonds souverain minier d’investissements du Burkina Faso (FSMIB) « Siniyan-Sigui ».
Depuis plusieurs mois, le cours de l’or connaît une hausse historique franchissant le seuil de 4000 dollars américains (USD) l’once, soit environ 78 000 F CFA le gramme. Cette conjoncture exceptionnelle génère des revenus miniers excédentaires considérables pour l’Etat, dont la capitalisation structurée permettrait de transformer une rente conjoncturelle en un levier de développement durable. Malgré cette embellie du cours de l’or, des insuffisances majeures ont été relevées, notamment l’absence d’un mécanisme dédié à la captation et à la gestion des recettes minières excédentaires ainsi que celle d’épargne intergénérationnelle permettant aux générations futures de bénéficier des rentes minières actuelles.
Au regard de la place stratégique du secteur des mines dans l’économie nationale, il est impératif de doter notre pays d’un fonds souverain adossé aux ressources minières.
Le présent décret vise la mise en place dudit fonds pour entre autres :
– financer de manière autonome des infrastructures stratégiques et la relance industrielle nationale ;
– renforcer la souveraineté financière du Burkina Faso et améliorer sa notation souveraine.
L’adoption de ce décret permet la création du Fonds souverain minier d’investissements « Siniyan-Sigui » en vue de la transformation des rentes minières en levier de développement durable et de souveraineté économique au profit des populations du Burkina Faso.
I.4. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES
Le Conseil a adopté un rapport relatif à une demande d’agrément pour la nomination d’un Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de l’Ordre souverain militaire hospitalier de Saint-Jean de Jérusalem, de Rhodes et de Malte auprès du Burkina Faso.
Le Conseil a marqué son accord pour la nomination de Monsieur Patrick JABRE, en qualité d’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de l’Ordre souverain militaire hospitalier de Saint-Jean de Jérusalem, de Rhodes et de Malte auprès du Burkina Faso, avec résidence à Ouagadougou.
I.5. AU TITRE DU MINISTERE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE L’ARTISANAT
Le Conseil a adopté deux (02) rapports.
Le premier rapport est relatif à un projet de loi portant définition et sanctions des infractions en matière de métrologie.
Les infractions et les sanctions en matière de métrologie sont régies au Burkina Faso par la Zatu n°86-021/CNR/PRES du 24 mars 1986 relative au système de mesure et organisant le contrôle des instruments de mesure. Au fil des années et au regard des évolutions dans le secteur de la métrologie, ce cadre légal a montré ses limites.
Ce projet de loi permettra notamment à notre pays de corriger les insuffisances décelées dans les dispositions de ladite Zatu, de s’adapter au contexte actuel des textes en matière de métrologie et de se conformer aux dispositions du Règlement n°08/2014/CM/UEMOA du 25 septembre 2014.
Les innovations majeures du projet de loi se rapportent au relèvement du quantum des peines et du taux des amendes ainsi qu’à la prise en compte des infractions relatives aux mesures présentées dans des publicités ou autres communications publiques, aux préemballages et à la règlementation sur les mesurages.
Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée législative du Peuple.
Le second rapport est relatif à un projet de décret portant modification du décret n°2016-357/PRES/PM/MCIA/MINEFID du 13 mai 2016 portant approbation des statuts de l’Agence burkinabè de normalisation, de la métrologie et de la qualité (A.B.NOR.M).
Le décret n°2025-1683/PF/PRIM/MEF du 31 décembre 2025 portant modification du décret n°2014-613/PRES/PM/MEF du 24 juillet 2014 portant statut général des Etablissements publics de l’Etat à caractère administratif (EPA) a consacré la réduction du nombre d’observateurs aux sessions du Conseil d’administration et rend obligatoire la modification de leurs statuts.
L’Assemblée générale des Etablissements publics de l’Etat a également recommandé en 2024, la prise en compte des Bureaux comptables des matières dans les statuts particuliers et les organigrammes des Etablissements publics de l’Etat.
L’adoption de ce décret permet à l’Agence burkinabè de normalisation, de la métrologie et de la qualité de se doter de textes règlementaires en vue d’accomplir efficacement ses missions.
I.6. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SECONDAIRE ET DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE ET TECHNIQUE
Le Conseil a adopté un rapport relatif aux projets spécifiques du ministère de l’Enseignement secondaire et de la formation professionnelle et technique.
Ces projets spécifiques portent sur l’acquisition d’équipements au profit de l’éducation en situation d’urgence afin d’assurer la continuité éducative et de renforcer la résilience des populations impactées par la crise sécuritaire.
Ces projets concernent :
– la fourniture, l’installation et l’équipement de tentes sahéliennes ;
– l’acquisition à bonne date de matières d’œuvres pour les deux (02) sessions de certification de 2026 des examens nationaux au profit de trois (03) directions régionales de l’Enseignement secondaire et de la formation professionnelle et technique.
Le coût global des projets s’élève à deux milliards cinq cent cinq millions cent cinquante-sept mille cent trente-neuf (2 505 157 139) F CFA.
Le financement est assuré par le budget de l’Etat, exercice 2026.
II. COMMUNICATIONS ORALES
II.1. Le ministre de l’Economie et des finances a fait au Conseil deux (02) communications :
La première communication est relative à la situation économique et financière du Burkina Faso en 2025, les premières tendances en 2026 etles perspectives 2027-2029.
Sur la base des données quasi-définitives, l’économie burkinabè affiche une croissance de 5,3% en 2025 après 4,8% en 2024, confirmant ainsi une trajectoire ascendante encourageante. Cette croissance, moins forte que les précédentes prévisions en raison d’une révision à la baisse des performances des secteurs secondaire et tertiaire, témoigne néanmoins d’une résilience économique remarquable et d’un renforcement des acquis de croissance grâce aux efforts soutenus du Gouvernement. L’inflation s’établit à -0,5% pour l’année 2025 en baisse de 4,7 points de pourcentage par rapport à 2024. Cette évolution reflète principalement les effets de la bonne campagne agricole 2025/2026 sur les prix des produits alimentaires.
En 2026, l’activité économique évoluerait dans un environnement international toujours marqué par les incertitudes géopolitiques et commerciales, avec leurs effets potentiels sur le cours des matières premières et l’économie. Malgré ce contexte, les perspectives économiques nationales demeurent encourageantes, portées par la poursuite des efforts de reconquête du territoire et les perspectives d’une bonne campagne agro-pastorale.
L’activité économique maintiendrait sa trajectoire ascendante avec une croissance projetée à 5,7% en 2026 après 5,3% en 2025 en scénario tendanciel mais pourrait atteindre une croissance de 7,7% avec la mise en œuvre du Plan RELANCE 2026-2030.
Sur la période 2027-2030, l’économie s’inscrirait sur une trajectoire de croissance soutenue avec des taux de 6,1% en 2027, de 5,5% en 2028 et de 5,3% en 2029. Cette dynamique serait portée par l’ensemble des secteurs. L’inflation resterait maîtrisée en dessous de 3% sur l’ensemble de la période 2027-2029 sous l’hypothèse d’une bonne campagne agricole, de l’amélioration de la situation sécuritaire nationale, de la poursuite des mesures gouvernementales de lutte contre la vie chère et de l’atténuation des tensions géopolitiques.
La seconde communication est relative à la situation d’exécution du budget et de la trésorerie de l’Etat, exercice 2025, au 31 décembre.
Au 31 décembre 2025, les recettes budgétaires ont été recouvrées à hauteur de 3 693,71 milliards F CFA, soit un taux de recouvrement de 108,40%. Comparé au niveau des recouvrements au 31 décembre 2024 qui était de 2 947,67 milliards F CFA, il ressort une progression de 746,04 milliards F CFA et une hausse de la performance de recouvrement de 14,99 points de pourcentage.
Au titre de l’exécution des dépenses budgétaires, le niveau d’exécution du budget de l’Etat s’établit à 4 076,77 milliards F CFA sur une prévision des Crédits de paiement (CP) ajustés de 4 095,41 milliards F CFA, soit un taux d’exécution de 99,55%. A la même date en 2024, le montant des dépenses exécutées était de 3 666,13 milliards F CFA, correspondant à un taux d’exécution de 98,92% sur les CP ajustés de 3 706,12 milliards F CFA.
Au titre de la gestion de la trésorerie, au total 5 082,05 milliards F CFA ont été encaissés sur des comptes de disponibilités des comptables directs du trésor, contre 3 919,20 milliards F CFA au 31 décembre 2024, soit un taux de progression annuelle de 29,67%. Le montant total des décaissements effectués par le Trésor public se chiffre à 5 022,73 milliards F CFA contre 3 814,86 milliards F CFA à la même période en 2024, soit un taux de progression annuelle de 31,66%.
En rapprochant les encaissements des décaissements, il se dégage un solde créditeur de 59,32 milliards F CFA.
Au 31 décembre 2025, l’épargne budgétaire est ressortie à 625,35 milliards F CFA contre 347,96 milliards F CFA en 2024, soit une amélioration de 277,39 milliards F CFA et un solde budgétaire global déficitaire de 506,48 milliards F CFA pour une prévision corrigée de -813,06 milliards F CFA.
Au regard de la situation d’exécution du budget au 31 décembre 2025 et dans le cadre de la poursuite des actions visant l’efficacité de la dépense budgétaire, le Conseil a instruit les ordonnateurs de poursuivre le réengagement des dépenses non abouties des budgets 2025 et antérieurs sur le budget 2026 avant tout engagement de nouvelles dépenses, afin d’éviter la constitution de nouvelles dettes.
II.2. Le ministre de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme a fait au Conseil une communication relative à la 30e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO), prévue du 20 au 27 mars 2027 sur le thème « Cinémas d’Afrique et développement endogène ».
Malgré leur croissance et la diversification des récits, les cinémas d’Afrique font face à des défis nécessitant des stratégies endogènes pour leur diffusion. Le cinéma, en tant qu’expression culturelle impactant, est central dans la quête d’émancipation et de souveraineté des peuples africains. Ce thème vise à mettre en évidence les passerelles entre le développement endogène et le cinéma en Afrique.
II.3. Le ministre de l’Enseignement de base, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales (MEBAPLN) et celui de l’Enseignement secondaire et de la formation professionnelle et technique (MESFPT) ont fait au Conseil le point des préparatifs des examens et concours scolaires et de la certification professionnelle de la session de 2026.
Au titre du MEBAPLN, les épreuves écrites et orales de l’évaluation certificative des acquis des apprenants de l’alphabétisation ont débuté le 19 mai 2026 et s’achèvent le 06 juin 2026. Le Certificat d’études primaires (CEP) débute le 02 juin et prend fin le 18 juillet 2026.
Au titre du MESFPT, les examens et les concours scolaires ainsi que les certifications professionnelles ont débuté le 05 mai 2026 par les épreuves physiques et sportives et prennent fin le 22 septembre 2026 avec la proclamation des résultats du Brevet professionnel de technicien spécialisé (BPTS).
Les épreuves d’éducation physique et sportive du Brevet d’études du premier cycle (BEPC), des Brevets d’études professionnelles (BEP) et des certificats d’aptitude professionnelle (CAP) se sont déroulés du 05 au 19 mai 2026. Leurs épreuves écrites commencent le 02 juin et s’achèvent respectivement les 12, 13 et 15 juin 2026.
Les épreuves d’éducation physique et sportive du Baccalauréat (BAC) se déroulent du 21 mai au 04 juin 2026. Leurs épreuves écrites auront lieu du 23 juin au 10 juillet 2026.
Pour ce qui concerne les certifications de qualification professionnelles, le Certificat de qualification professionnelle (CQP) se déroulera du 30 juin au 07 juillet 2026. Quant au Brevet de qualification professionnelle (BQP), il se déroulera du 21 au 28 juillet 2026. Le Brevet professionnel de technicien (BPT) est prévu du 1er au 08 septembre 2026, et celui du Brevet professionnel de technicien spécialisé (BPTS) du 15 au 22 septembre 2026.
Le MEBAPLN enregistre au total 385 543 candidats, soit 219 388 filles/femmes et 166 155 garçons/hommes. Le MESFPT enregistre au total 373 631 candidats dont 212 450 filles/femmes et 161 181 garçons/hommes. L’ensemble des candidats enregistrés au compte des deux ministères s’élève à 759 174.
Des dispositions sont prises pour la bonne tenue des concours et examens scolaires et des certifications professionnelles de la session de 2026.
III. NOMINATIONS
III. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES
A. AU TITRE DE LA PRIMATURE
– Monsieur Yaya SANOU, Mle 245 217 M, Inspecteur du trésor, 2e classe, 1er échelon, est nommé Chargé d’études ;
– Monsieur Ernest KABORE, Mle 91 269 A, Inspecteur du trésor, 2e classe, 5e échelon, est nommé Secrétaire technique chargé du suivi du portefeuille des participations de l’Etat et ses démembrements dans les entités économiques.
B. AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DE L’EAU, DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES
– Monsieur David Dléwigo Dimitri KAM, Mle 57 448 G, Ingénieur d’agriculture, 1ère classe, 10e échelon, est nommé Secrétaire général de la Société Faso Agropoles ;
– Monsieur Abdoulaye GUIRE, Mle 254 862 R, Ingénieur agronome, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Directeur de la formation continue et de l’incubation de l’Ecole nationale de formation agricole de Matourkou.
C. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES
– Madame Nana BANDRE/TRAORE, Mle 58 465 E, Inspecteur des impôts, 2e classe, 6e échelon, est nommée Conseiller fiscal de la Caisse autonome de retraite des fonctionnaires ;
– Monsieur Romiald Samdpawendé NIKIEMA, Mle 57 139 W, Inspecteur des impôts, 2e classe, 1er échelon, est nommé Directeur du Centre des impôts de Ouaga VI ;
– Monsieur Lassané KARGOUGOU, Mle 55 744 D, Inspecteur des impôts, 2e classe, 4e échelon, est nommé Directeur des moyennes entreprises du Centre IV ;
– Madame Orokia DIABI/SANOGO, Mle 239 762 Y, Contrôleur des services financiers, 2e classe, 2e échelon, est nommée Comptable principal des matières de l’Agence burkinabè pour l’emploi « Faso Tonlo Zï » ;
– Monsieur Bassene BAKONE, Mle 346 173 X, Inspecteur des douanes, catégorie I, grade initial, 4e échelon, est nommé Membre permanent à la Coordination nationale de lutte contre la fraude.
D. AU TITRE DU MINISTERE DES SERVITEURS DU PEUPLE
– Monsieur Ousmane David ZANNE, Mle 212 429 T, Conseiller en gestion des ressources humaines, 2e classe, 3e échelon, est nommé Inspecteur technique des services.
E. AU TITRE DU MINISTERE DE LA COMMUNICATION, DE LA CULTURE, DES ARTS ET DU TOURISME
– Monsieur Salifou OUARMA, Mle 220 278 V, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Directeur général de la communication et des médias.
F. AU TITRE DU MINISTERE DE LA CONSTRUCTION DE LA PATRIE
– Monsieur Kouka Benjamin KONKOBO, Mle 92 929 S, Ingénieur en génie civil, 1ère classe, 11e échelon, est nommé Conseiller technique ;
– Monsieur Gomsida OUEDRAOGO, Mle 75 404 M, Ingénieur en génie civil, 2e classe, 6e échelon, est nommé Chargé de mission ;
– Monsieur Souako KOHOUN, Mle 91 369 J, Géographe, 2e classe, 6e échelon, est nommé Directeur général de l’Office national du contrôle des Aménagements et des constructions (ONC-AC) ;
– Monsieur Moussa DEMBELE, Mle 48 523 H, Conseiller d’intendance scolaire et universitaire, 2e classe, 4e échelon, est nommé Directeur de l’administration des finances de l’Ecole nationale des travaux publics ;
– Monsieur Bobolewendé Solomé OUEDRAOGO, Mle 241 642 R, Conseiller d’éducation, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Directeur de la formation initiale de l’Ecole nationale des travaux publics.
Le Porte-parole du Gouvernement, Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO, Officier de l’Ordre de l’Etalon

Plus de 107% de recouvrement des recettes au premier trimestre 2026 (conseil des ministres)

CONSEIL DES MINISTRES DU 21 MAI 2026
– Plus de 107% de recouvrement des recettes au premier trimestre 2026
– Création d’un fonds souverain minier pour des investissements structurants

 

Pour le compte du ministère de l’Économie et des Finances, le Conseil a adopté un rapport relatif à la situation d’exécution du budget et de la trésorerie de l’État exercice 2026 au 31 mars. Selon le Ministre de l’Économie et des Finances, M. Aboubakar NACANABO, au titre du premier trimestre de l’exercice 2026, il ressort « un taux de recouvrement de 107%, ce qui dénote d’une bonne exécution concernant les recettes » ; au niveau des dépenses, il est également ressorti que l’exécution se passe bien avec des indicateurs conformes aux normes fixées, indique le Ministre NACANABO.

Il souligne que ce bilan trimestriel a permis de dégager des excédents de trésorerie afin d’éponger une grande partie de la dette intérieure. Le Ministre de l’Économie et des Finances entend travailler à consolider ces efforts à travers le renforcement des recouvrements et la rationalisation des dépenses conformément aux orientations du Chef de l’État.

Le Fonds « Siniyan-Sigui » pour des investissements structurants

Le Conseil a également examiné et adopté un décret portant création d’un fonds souverain minier au Burkina Faso appelé Fonds Siniyan-Sigui dans l’optique d’accompagner la réalisation d’investissements structurants.

Pour le Ministre NACANABO, l’adoption de ce décret « permet d’avoir un fonds souverain minier alimenté par le supplément de ressources dégagées au niveau de l’activité minière en tenant compte d’un niveau des cours des minerais de référence et, au-delà de ces cours, tout ce qui est réalisé comme excédent est reversé dans ce fonds souverain».

Le fonds souverain minier est créé sous forme d’un compte d’affectation spécial qui va permettre de financer non seulement des projets industriels mais aussi des projets d’infrastructures dont les premiers verront le jour à partir de 2027.

Direction de la communication de la Présidence du Faso

Investissement industriel en Afrique : l’African Industrial Investment Barometer sera présenté aux assemblées annuelles 2026 de la BAD au Congo

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La présentation officielle du premier baromètre panafricain dédié à la mesure, à l’analyse et au suivi des dynamiques de l’investissement industriel sur le continent dénommé African Industrial Investment Barometer (AfIIB 2026), aura lieu le 25 mai prochain à Brazzaville, au Congo, en marge des Assemblées annuelles 2026 du Groue de la Banque africaine de développement (BAD).

À la suite de l’annonce officielle de la Banque africaine de développement relative au lancement de deux rapports phares consacrés à l’industrialisation et à l’investissement industriel en Afrique(https://www.afdb.org/fr/news-and-events/events/la-banque-africaine-de-developpement-et-ses partenaires-lanceront-deux-rapports-phares-sur-lindustrialisation-et-linvestissement-industriel lors-des-assemblees-annuelles-2026-93321 ) lors des Assemblées annuelles 2026 à Brazzaville, WITBA INVEST SA a l’honneur d’annoncer la présentation officielle du African Industrial Investment Barometer (AfIIB 2026), premier baromètre panafricain dédié à la mesure, à l’analyse et au suivi des dynamiques de l’investissement industriel sur le continent.

Cette présentation interviendra le lundi 25 mai 2026, de 10 h 30 à 11 h 30 (GMT+1) à la Tente Cuvette Ouest, Centre international de conférences de Kintele, à Brazzaville, en République du Congo, en marge des Assemblées annuelles 2026 du Groupe de la Banque africaine de développement organisées à Brazzaville sous le thème : « Mobiliser des ressources à grande échelle pour le financement du développement de l’Afrique dans un monde fragmenté ». Dans un contexte marqué par un déficit massif de financement du développement et par la nécessité d’accélérer la transformation structurelle des économies africaines, l’AfIIB 2026 ambitionne de devenir un instrument stratégique de référence permettant :

  • de mesurer les tendances réelles de l’investissement industriel en Afrique ;
  • d’identifier les secteurs industriels les plus dynamiques et stratégiques ;
  • d’évaluer les performances des États et des écosystèmes industriels ;
  • de fournir aux investisseurs, gouvernements et partenaires techniques des outils d’aide à la décision fondés sur des données ;
  • de renforcer la lisibilité, la crédibilité et l’attractivité industrielle du continent.

Le Baromètre intègre une approche multidimensionnelle prenant notamment en compte :

  • les volumes et dynamiques d’investissements industriels ;
  • la création de valeur locale ;
  • l’emploi industriel ;
  • les impacts environnementaux et climatiques ;
  • la gouvernance et la résilience des écosystèmes industriels ;
  • les enjeux géoéconomiques liés à la souveraineté productive africaine.

Développé par WITBA INVEST SA en collaboration avec son partenaire TRENDEO, l’African Industrial Investment Barometer (AfIIB 2026) s’inscrit dans une dynamique continentale visant à mieux orienter les capitaux vers des investissements industriels structurants, créateurs de richesse et d’emplois durables.

Selon les estimations évoquées dans le cadre des Assemblées annuelles 2026 de la BAD, l’Afrique fait face à un besoin de financement annuel de plusieurs centaines de milliards de dollars pour accélérer sa transformation structurelle et industrielle. Dans ce contexte, la disponibilité d’outils fiables de mesure et d’analyse devient un enjeu stratégique majeur.

L’AfIIB 2026 sera présenté à des décideurs publics, institutions financières, investisseurs internationaux, industriels, partenaires techniques et experts réunis à Brazzaville à l’occasion des Assemblées annuelles de la BAD.

À travers cette initiative, WITBA INVEST SA réaffirme son engagement en faveur d’une industrialisation africaine fondée sur des données robustes, d’une meilleure mobilisation des ressources pour les projets structurants et d’un développement économique endogène porté par la transformation productive du continent.

À propos de WITBA INVEST SA

WITBA INVEST SA est un cabinet panafricain spécialisé en ingénierie financière, intelligence économique et stratégique, structuration de projets et accompagnement des investissements structurants en Afrique.

Contact Presse

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Email : contact@witba-invest.com / ynbogni@witba-invest.com

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