Conseil d’Etat : l’institution se fait mieux connaitre

Le Conseil d’Etat a organisé, le mercredi 20 mai 2026, à Tenkodogo, une conférence publique pour mieux se faire connaitre.

Le Conseil d’Etat veut mieux se faire connaitre des populations ainsi que ses missions. A cet effet, il a organisé, le mercredi 20 mai 2026, à Tenkodogo, une conférence publique. Selon les organisateurs, cette conférence rentre dans le cadre d’une tournée annuelle qu’il effectue à travers le Burkina Faso chaque année. Et cette année, les régions du Nakambé et du Nando ont été choisies pour abriter la présente édition. L’objectif est de permettre aux participants de s’approprier réellement des procédures de la justice administrative et de rapprocher la justice aux citoyens.

Selon le premier président du Conseil d’Etat, Edilbert Somé, l’objectif recherché à travers cette conférence publique dans la région du Nakambé est de rapprocher davantage la justice du justiciable à plusieurs niveaux. D’abord, au plan intellectuel, il s’agit de faire mieux connaître la justice. Au plan psychologique, il s’agit de briser la barrière qui existe entre les justiciables et la justice. « Car, comme nous le savons tous, jusqu’aujourd’hui, plusieurs personnes ont plus ou moins peur de la justice », a-t-il signifié. Il a également ajouté qu’il attendait des participants une parfaite compréhension et une levée de la barrière qui existe entre la justice et les citoyens « et que les citoyens connaissent davantage quelles sont les circonstances dans lesquelles ils peuvent saisir le juge administratif ? ».

Selon Anatole Kaboré, magistrat conseiller au Conseil d’Etat et par ailleurs conférencier, cette conférence se fera à travers un exposé afin d’expliquer aux participants la notion de justice administrative. « Nous allons expliquer aux participants, d’abord ce que c’est que la justice administrative. Parce que, lorsqu’on parle de justice, les gens voient la justice ordinaire qui tranche des questions de vol, de meurtre, de crédit… Mais ici, il s ‘agit de leur faire comprendre que la justice a un volet qui s’occupe des différends ou malentendus qui existent entre l’administration et les administrés », a-t-il clarifié. A travers cette conférence, le Conseil d’Etat a réaffirmé sa volonté de rapprocher la justice du justiciable.

Amedée SILGA

Prise en charge des personnes vulnérables: immersion dans des structures d’accueil à Bobo-Dioulasso

Des journalistes ont visité, le mercredi 20 mai 2026, à Bobo-Dioulasso, des structures bénéficiant d’un accompagnement du ministère de la Famille et de la Solidarité.

L’immersion des journalistes dans les structures bénéficiaires d’un appui du ministère de la Famille et de la Solidarité se poursuit dans la ville de Sya. Ce mercredi 20 mai 2026, les Hommes de médias se sont rendus à l’Association burkinabè pour la promotion des aveugles et malvoyants (ABPAM- Espérance) de Bobo-Dioulasso, au centre de l’association des femmes battantes et à la cour de la Solidarité de Colma. L’ABPAM-Espérance a vu le jour en 1989 et a été reconnue officiellement en 1993.

Elle accueille les enfants et adultes malvoyants et aveugles. Selon son président, Lamine Hié, l’association est une référence dans l’Ouest du Burkina, qui œuvre à améliorer les conditions de vie des personnes aveugles et malvoyantes. Pour ce faire, elle se fixe pour objectifs de sensibiliser, scolariser les enfants et alphabétiser. L’ABPAM-Espérance dispose d’une école de huit classes avec 45 inscrits. Des activités génératrices de revenus sont menées notamment en saponification, en tissage des chaises et des sacs.

Le président de l’ABPAM-Espérance, Lamine Hié, est reconnaissant à l’Etat pour son appui.

La réinsertion socio-économique et professionnelle des jeunes est une priorité de l’association selon M. Hié. La structure est soutenue par l’Etat à travers le ministère en charge de la famille, en vivres, mais aussi en personnel notamment des enseignants affectés pour la scolarisation des enfants. Au centre de l’union des femmes battantes, 147 membres dont une soixantaine de femmes déplacées internes y travaillent. Créé en 2012, le centre œuvre pour le bien-être des filles et femmes, à travers des activités comme le tissage, la fabrication de Koko Dunda, la saponification…

Pour sa présidente, Solange Traoré, l’union dispose de deux champs à la périphérie de la ville, permettant de pratiquer l’agriculture à temps plein. Elle est reconnaissante au ministère de la Famille et de la Solidarité qui, à travers le programme de relèvement et du renforcement de la résilience a doté le centre en équipements de pointe d’une valeur de plus de 23 millions F CFA. Au regard de l’engouement des femmes pour l’apprentissage du métier, Mme Traoré plaide pour un accompagnement en vue d’obtenir un site plus grand.

Enfin, la tournée de la journée s’est achevée par une visite aux pensionnaires de la cour de la Solidarité de Colma. Elle accueille et prend en charge les personnes en rupture de liens familiaux, les personnes handicapées et celles sans domicile fixe. A ce jour, 118 personnes y séjournent. Le directeur provincial de la famille et de la solidarité du Houet, Yazouma Alexis Doh, a appelé les bonnes volontés à soutenir le centre, car, les besoins restent encore énormes.

Adama SEDGO

Confédération du cinéma et de l’audiovisuel de l’AES: le chef de la diplomatie burkinabè salue une initiative pour décoloniser nos écrans

Le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, avec à ses côtés le ministre délégué, Bêbgnasgnan Stella Eldine Kabré, a reçu en audience des professionnels du cinéma burkinabè, le mardi 19 mai 2026.

Ils sont venus présenter à Karamoko Jean Marie Traoré, leur nouvel espace de coopération dénommée : « confédération du cinéma et de l’audiovisuel de l’AES ». Il s’agit d’une organisation des professionnels du 7e art du Mali, du Niger et du Burkina qui a été mise en place au cours de la première Assemblée générale constitutive tenue en février 2026 à Bamako au Mali. Elle se fixe pour ambition de mutualiser les efforts afin de soutenir le développement de l’industrie cinématographique de l’espace confédéral, en mettant l’accent sur la production de contenus qui collent avec les réalités de l’espace confédéral.

« Dans la dynamique de suivre la vision de souveraineté des dirigeants des trois pays, la confédération du cinéma et de l’audiovisuel de l’AES se donne pour mission d’élaborer des mécanismes de financement pour booster la création, l’exploitation et la distribution des œuvres des cinéastes de l’AES », indique la présidente, Mamounata Nikiema. Il était, aussi, question pour Mamounata Nikiema et ses collègues de solliciter l’accompagnement du département en charge de la diplomatie au niveau de la centrale et des Missions diplomatiques et Postes consulaires à l’étranger, pour la réussite des missions de cette organisation dont la présidence est assurée par le Burkina Faso.

Le ministre des Affaires étrangères a salué cette initiative des acteurs du cinéma et de l’audiovisuel de la Confédération AES. Tout en les félicitant, il les a encouragés à proposer des créations qui valorisent les héros, les grandes réalisations et les valeurs communes des pays de l’AES. « Le cinéma est un élément de la diplomatie car, c’est un bon canal pour déconstruire les stéréotypes et promouvoir l’image réelle de nos pays. Je salue cet engagement dont le bénéfice n’est pas forcément monétaire, mais qui contribuera à décoloniser nos écrans », a laissé entendre Karamoko Jean Marie Traoré à ses visiteurs. Le chef de la diplomatie burkinabè a dit avoir pris bonne note des doléances et a marqué la disponibilité de son département à accompagner la confédération du cinéma et de l’audiovisuel de l’AES, à travers la facilitation des rencontres avec des partenaires et la mise en place de cadres de rencontres entre eux.

DCRP/MAE

Formation aux métiers dans le yaadga : les prouesses des élèves en coupe- couture, jardinage et confection de Koko Dunda

Dans sa quête de souveraineté totale, le Burkina Faso a fait de la promotion des produits locaux et de la valorisation des compétences endogènes, le socle de son développement endogène. Dans le système éducatif, plusieurs réformes telles que la formation aux métiers ont été initiées afin d’accompagner cette vision. Immersion dans des établissements scolaires où des élèves sont devenus des « maitres » dans la confection du Koko Dunda et font la coupe-couture ou le jardinage.

Il est 8h 30 mn ce 1er février 2026 à l’école primaire publique Bimbilin de Ouahigouya, située au cœur de la cité de Naaba Kango, précisément au secteur 7. Constituée de quatre blocs, à savoir les blocs A, B, C et D et le Centre d’éducation de base non formelle (CEBNF), l’établissement fait partie des plus anciens de la ville de Ouahigouya. Bien que ce soit un jour non ouvrable, encadreurs, élèves et responsables se bousculent. Chacun met son énergie dans la confection des tissus Koko Dunda pour les tenues scolaires. Sous la supervision des encadreurs, les élèves apprennent les différentes étapes de la confection de ces pagnes, marque de l’identité et savoir-faire du Burkina.

Dans les mains des apprenants, des rouleaux de tissus et des colorants. Ils suivent minutieusement les consignes du formateur. De l’étape de pliage du tissu de base, au mélange des colorants, en passant par la teinture proprement dite et enfin l’étalage, tout est suivi par un encadreur. Pour la cheffe de Circonscription d’éducation de base (CCEB) Ouahigouya 1, Hinissan Konfé, cette initiative est une manière concrète de traduire les discours officiels en actions visibles sur le terrain afin de répondre aux besoins du moment. Sur une quarantaine d’établissement que compte la CEB, chaque école pratique au moins un métier.

Selon elle, la couture, la saponification, la menuiserie, la coiffure et la fabrication des pagnes Koko Dunda sont les différents métiers enseignés dans sa circonscription. Pagne de motifs burkinabè, le Koko Dunda est devenu l’une des identités vestimentaires du Burkina Faso sous la Révolution progressiste populaire (RPP). Des réformes et innovations qui visent à refonder le système éducatif se sont engagés dans un processus de changement de mentalité et de conduite, selon les responsables. « L’objectif de ces réformes et innovations est de reprendre notre développement en nous basant sur nos propres ressources et sur nos principes endogènes.

A l’école bloc de Bimbilin de Ouahigouya, la formation aux métiers est une réalité.

Aujourd’hui, les acteurs de l’éducation de la région de Yaadga se sont évidemment engagés dans cette dynamique de transformation et d’innovation qui vise à offrir aux élèves une éducation adaptée aux défis d’aujourd’hui et de de demain. Dans cette région, la formation aux métiers est effective dans 1192 établissements au niveau de l’enseignement primaire, soit un taux de 77,55% », a déclaré le directeur régional de l’éducation de base de Yaadga, Pascal Waongo. Dans cette dynamique de refondation du système éducatif à un moment historique du pays, poursuivi-t-il, chaque acteur est invité à s’impliquer davantage dans l’atteinte des résultats.

L’exemple des écoles Bimbilin, foi de M. Waongo, traduit un engagement et un don de soi des acteurs et des élèves pour refonder le système éducatif, conformément à la vision des autorités. Pour le président du conseil de l’école à Bimbilin C, Sougrounoma Ahmed Ouédraogo, cette initiative de confection des pagnes Koko Dunda répond à trois objectifs principaux. « Il s’agit de l’Initiative présidentielle pour une éducation de qualité, des réformes au niveau de l’éducation avec l’intégration de la formation aux métiers des élèves et enfin de la dynamique du ‘’consommons local’’ voulue par les autorités du pays, conformément à la RPP en cours », cite-t-il. Déjà, il rassure qu’il y a une « mobilisation totale ».

« Aujourd’hui, c’est dimanche. Un jour de repos pour les enseignants et les élèves, mais le constat est là. Enseignants, élèves et parents d’élèves sont tous présents ce matin autour de cette initiative et il y a une forte mobilisation de tous. Ce qui témoigne également de l’intérêt accordé à cette idée noble. Nous les félicitons pour les sacrifices consentis. Les difficultés sont principalement d’ordre financier, car les matières premières (pagnes, teintes colorantes) nous manquent. Il a fallu une cotisation des élèves pour se procurer les pagnes que nous avons à notre possession », confie-t-il.

Renforcer la résilience des communautés

Ces pagnes Koko Dunda, confectionnés à l’école bloc de Bimbilin de Ouahigouya sont vendus aux élèves à 3 000 F CFA l’unité.

La mise en œuvre de cette initiative a suscité une forte mobilisation au sein de l’école. Les élèves, encadrés par leurs enseignants ont été sensibilisés sur l’importance de la consommation locale et aux valeurs portées par la RPP. Marthe Dakio est la directrice de l’école Bimbilin B de Ouahigouya. Pour elle, l’initiative est salutaire. « Conformément aux orientations de nos autorités, il a été demandé en plus de la formation pédagogique, l’intégration de la formation aux métiers au profit des élèves. Parmi ces métiers, nous avons la couture et le jardinage. La confection des pagnes Koko Dunda s’inscrit donc dans la même logique de la formation aux métiers.

Dans les écoles Bimbilin (A, B, C,D) et le CEBNF, la formation aux métiers est une réalité. Nous pouvons vous garantir que la formation se déroule dans de bonnes conditions », soutient-elle. Cette formation ne consiste pas seulement à changer la couleur du tissu, renchérit-elle, mais surtout à inculquer aux élèves l’amour du travail et le respect des traditions, gage de la fierté d’être Burkinabè. « L’école ne doit pas être en marge de grandes orientations du pays. Elle doit être un creuset de formation citoyenne et patriotique », insiste-t-elle. Dans un contexte marqué par des défis sécuritaires et économiques, de telles actions locales apparaissent comme une réponse concrète pour renforcer la résilience des communautés.

Elles montrent que le développement peut partir de la base à travers des initiatives simples mais porteuses de sens. C’est du moins l’avis de Falangou Kansié, formatrice en production de pagnes Koko Dunda dans les écoles Bimbilin (A, B, C,D) . Elle se réjouit de la motivation des différents acteurs. « Tous les acteurs s’impliquent pour la réussite de cette initiative. Nous saluons également l’accompagnement des parents d’élèves. Chacun donne le meilleur de lui-même. Avec cet engagement de la part des uns et des autres, nous sommes convaincus que les résultats escomptés seront atteints.

Le directeur régional de l’éducation de base de Yaadga, Pascal Waongo : « dans la région de Yaadga, la formation aux métiers est effective dans 1192 établissements au niveau de l’enseignement primaire, soit un taux de 77,55% ».

Les écoles Bimbilin confectionnent leurs propres pagnes de Koko Dunda désormais pour la tenue scolaire. Quand on veut, on peut. Nous sollicitons l’accompagnement des autorités pour que ces rêves que nous portons pour l’éducation deviennent une réalité au Burkina Faso », plaide-t-elle. Dans les écoles Bimbilin (A, B,C,D) de Ouahigouya, le patriotisme se confectionne désormais au quotidien, pagne après pagne. Oumamatou Konfé est élève en classe de CM2 dans cette l’école (bloc A). Elle exprime sa reconnaissance aux autorités en ces termes : « cette formation est très bénéfique pour nous car, en plus de l’enseignement pédagogique, la formation nous donne l’occasion d’apprendre à faire quelques choses avec nos doigts, des choses qui nous seront utiles dans les années à venir. Nous remercions les autorités pour cette initiative et j’invite mes camarades élèves à s’impliquer davantage dans ces formations sur les métiers ».

Un levier pour la souveraineté économique

Les pagnes Koko Dunda sont le fruit du travail patient des encadreurs pédagogiques qui perpétuent également un savoir-faire qui sera transmis de génération en génération. Cette dynamique participe également à lutter contre l’importation massive de textiles étrangers, souvent à des coûts élevés qui fragilisent la production nationale. Selon le président du conseil des écoles, Ahmed Ouédraogo, l’école a une capacité de production de 100 pagnes par jour et la production journalière pourrait s’accroitre, si elle avait plus de moyens financiers pour acquérir la matière première.

« Les pagnes Koko Dunda confectionnés dans les écoles Bimbilin (A, B,C,D) coûtent 3 000 F CFA. Ailleurs, sur le marché, ces mêmes pagnes se négocient entre 4 500 et 5 000 F CFA. Actuellement, la confection se fait au profit des élèves de l’établissement au prix de 3 000 F CFA pour la tenue scolaire. Mais, si les moyens le permettaient, nous serions en mesure de produire et vendre à des particuliers.

La cheffe de la CEB Ouahigouya1, Hinissan Konfé :
« sur une quarantaine d’établissements que compte la CEB, chaque école pratique au moins un métier ».

Ce qui va susciter des revenus pour le compte de l’établissement », a ajouté M. Ouédraogo. En saluant la détermination des acteurs qui sacrifient leur temps de repos pour venir répondre à l’appel des autorités, les responsables des écoles Bimbilin lancent un cri du cœur aux autorités du pays et aux personnes de bonne volonté pour l’atteinte des résultats attendus.

Former des citoyens patriotes

Après l’école Bimbilin, nous avons fait un tour dans la commune de Oula. Les différentes orientations des autorités sont également une réalité. Ici, nous sommes à une vingtaine de kilomètres de Ouahigouya, précisément à Ziga. Nous sommes accompagnés de l’inspectrice Cécile Nanama, par ailleurs point focal de la mise en œuvre des innovations dans le CEB de Ouala 1. Dans cette circonscription, les innovations sont l’œuvre de toutes les structures intervenant dans le système éducatif. A l’école Medersa Nouroul Islam de Ziga, ils sont au total une quarantaine d’apprenants dans la coupe-couture.

Après deux années d’apprentissage, encadreurs et élèves expriment leur joie quant à cette initiative des plus hautes autorités qui va contribuer à former des Hommes de demain. Kaoussara Ouédraogo est en 2e année de coupe-couture dans cette école. « Cela fait deux ans que nous sommes à la section coupe-couture. A l’heure actuelle, nous avons beaucoup appris. Prendre les mesures, couper et coudre un habit n’est plus un secret pour nous. Cela a été possible grâce à nos encadreurs. Je peux vous rassurer aussi que ce que nous avons appris ici constitue des atouts pour notre avenir », laisse-t-elle entendre. Toujours dans la commune de Oula et dans cette même perspective, à l’école Ziga Rolla, c’est un périmètre maraicher de 200m2 qui est totalement aménagé par les élèves, encadreurs et parents d’élèves à travers l’initiative « une école, un jardin ».

Là également, le directeur de l’école Ziga Rolla, Harouna Komi, accompagné du point focal des innovations de la CEB de Ouala 1, Cécile Nanama, nous fait voir le travail de l’école en jardinage. Des spéculations telles que les oignons (16 planches), les tomates (3 planches), la salade (2 planches), le chou, des poivres, du sésame, du maïs, du gombo et d’autres spéculations y sont cultivées. Selon M. Komi, ce jardin a été réalisé grâce à la détermination des encadreurs, des élèves et aussi des parents d’élèves. « A l’école Ziga Rolla comme dans les autres établissements de la CEB, les innovations voulues par les autorités sont une réalité.

Pour le président du conseil de l’école à Bimbilin C, Sougrounoma Ahmed Ouédraogo, cette initiative de confection des pagnes Koko Dunda permet notamment de promouvoir le ‘’consommons local’’.

Le jardinage ici est une preuve concrète. Nous pouvons vous assurer que ces innovations vont apporter un plus à notre système éducatif », affirme-t-il. Selon les premiers responsables de l’éducation primaire et non formelle de la région de Yaadga, l’initiation à la formation aux métiers dans les établissements d’enseignement de base est une réalité dans toutes les CEB de la région. Déjà, cette réforme produit des résultats probants. Ils invitent donc les encadreurs, les élèves et les autres acteurs à s’impliquer pleinement dans cette nouvelle dynamique pour l’atteinte des résultats escomptés.

Bassirou BADINI

bassirouba264@gmail.com


Contribuer au changement de mentalité

La promotion du Kôkô Dunda s’inscrit dans la vision globale des autorités burkinabè de bâtir une souveraineté économique fondée sur la transformation locale des matières premières et la consommation des produits locaux. Le coton, principale matière première du textile burkinabè est produite localement. Sa transformation sur place permet de créer des emplois, de générer des revenus et de réduire la dépendance vis-vis de l’extérieur. En confectionnant ses propres pagnes kôkô dunda pour la tenue scolaire, l’école bloc de Bimbilin de Ouahigouya répond à la vision des autorités du pays par la formation aux métiers des plus jeunes. Ces acteurs contribuent également au changement des mentalités à travers la production et la consommation locale. Dans la même perspective, la promotion de la production et de la consommation locale souhaitée par le capitaine Thomas Sankara, père de la Révolution d’août 1983, est désormais une réalité avec la RPP sous le leadership du capitaine Ibrahim Traoré.

B.B.

Nous a rendu visite: l’ambassadeur de Chine salue le professionnalisme de Sidwaya

La directrice générale des Editions Sidwaya, Assetou Badoh, a reçu en audience, mercredi 20 mai 2026 l’ambassadeur de la République populaire de Chine au Burkina Faso, Zhao Deyong. A l’occasion, il a salué le partenariat avec le journal de tous les Burkinabè.

Le partenariat entre les Editions Sidwaya et l’ambassade de la Chine au Burkina Faso continue de se renforcer. Hier, mercredi 20 mai 2026, l’ambassadeur de la Chine au Burkina, Zhao Deyong, au cours d’une audience avec la directrice générale de Sidwaya, Assetou Badoh, a exprimé son admiration pour le travail d’information effectué par le canard au quotidien. « C’est le plus grand et le plus influent média au Burkina Faso. Raison pour laquelle nous avons voulu ce partenariat amical avec l’ambassade de Chine.

Sidwaya joue un rôle très important, notamment dans le domaine politique, social et sur le plan de la coopération sino-burkinabè voire l’amitié sino-burkinabè », a indiqué le diplomate chinois. Il a rassuré que sa visite vise à renforcer le partenariat et à accompagner les projets et initiatives du journal de tous les Burkinabè. Zhao Deyong a précisé que Sidwaya a toujours su offrir une fenêtre d’information sur l’actualité chinoise au profit du peuple burkinabè.

Ce qui, selon lui, a permis de mieux connaître la Chine et la civilisation chinoise. L’ambassadeur de la Chine a salué les relations historiques entre le Burkina Faso et son pays. Il a déclaré que la Révolution proclamée par le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, est « totalement » en phase avec la vision de la souveraineté et du développement prônée par le Président chinois, Xi Jinping, qui a affirmé qu’il faut se concentrer sur le peuple. La République populaire de Chine et le Burkina Faso, même vision Selon l’hôte de la directrice générale des Editions Sidwaya, le choix de la date de la visite n’est pas fortuit.

« Nous avons choisi le 20 mai, qui est une date très importante dans la culture chinoise pour témoigner le sens de l’amitié et du partenariat vrai. A cette date, un dirigeant, soi-disant président de Taïwan, proclamait avoir pris fonction et a prononcé en public, l’indépendance de Taïwan. Ce qui a entamé la paix et la stabilité de cette province de la Chine », a-t-il poursuivi. L’ambassadeur de la Chine au Burkina a rappelé que depuis une cinquantaine d’années, l’Assemblée générale des Nations unies, via la résolution de 1658, a déclaré que Taïwan est une province de la Chine et que le gouvernement chinois est le seul gouvernement qui représente toute la Chine.

Sur la question, le diplomate chinois a invité l’Etat burkinabè à travers son gouvernement, le peuple burkinabè ainsi que Sidwaya à poursuivre et à maintenir l’idée de la politique d’une seule Chine pour le bonheur du monde. A la suite de l’audience, le diplomate a visité, en compagnie de la directrice générale, des services de l’entreprise de presse. D’abord, le service de la documentation et des archives, véritable mémoire active de la « Maison commune » et du Burkina Faso, la Rédaction, le Secrétariat général des rédactions et l’Imprimerie qui se veut le centre névralgique du journal du peuple.

Pour la DG Assetou Badoh, Sidwaya entretien depuis longtemps un partenariat gagnant-gagnant avec l’ambassade de la Chine. « Il s’agit d’une amitié d’institutions dont les retombées sont multiples et diverses, en termes de capacités à accomplir les missions régaliennes du journal », a-t-elle ajouté.

Wanlé Gérard COULIBALY

Fatoumata ZOUNGRANA (Stagiaire)

Un moteur de l’intégration régionale

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Le Burkina Faso marque sa présence au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), avec une constance qui mérite d’être saluée. En affichant un taux de mise en œuvre des réformes communautaires de 88,7 % en 2025, largement au-dessus de la moyenne de l’Union, estimée à 73,9 %, le pays des Hommes intègres confirme son statut d’Etat le plus engagé dans le processus d’intégration sous régionale.

Cette performance, révélée le 5 mai dernier, lors de la phase politique de la 11e Revue annuelle des réformes communautaires tenue à Ouagadougou, ne relève ni du hasard, ni d’un simple exercice administratif. Elle traduit une volonté politique affirmée de faire des engagements communautaires un véritable instrument de transformation économique et institutionnelle. Dans un contexte national marqué par des défis sécuritaires persistants, une pression budgétaire croissante et des besoins sociaux immenses, maintenir un tel niveau de conformité aux textes communautaires constitue déjà un exploit.

Beaucoup d’Etats auraient pu invoquer ces difficultés pour ralentir le rythme des réformes. Le Burkina Faso, lui, a choisi une autre voie : celle de la résilience, de la discipline économique et de la continuité institutionnelle. Ce choix témoigne d’une compréhension claire des enjeux liés à l’intégration régionale dans un espace ouest-africain confronté à des mutations profondes. Au-delà des chiffres, cette performance révèle surtout une maturité dans la gouvernance publique. Les réformes communautaires ne sont pas de simples obligations techniques imposées par l’UEMOA.

Elles touchent à des domaines essentiels tels que la gouvernance économique, la convergence macro-économique, le marché commun ou encore les réformes sectorielles. En réussissant des taux de transposition supérieurs à 80 % dans l’ensemble des composantes, avec 96 % dans le domaine de la gouvernance économique et de la convergence, le Burkina Faso démontre sa capacité à harmoniser ses politiques nationales avec les ambitions régionales.

Cette dynamique est importante pour plusieurs raisons. Elle renforce la crédibilité du pays auprès des partenaires techniques et financiers. Dans un environnement économique mondial de plus en plus compétitif, les investisseurs recherchent des Etats stables, prévisibles et respectueux des normes communautaires. En se montrant rigoureux dans l’application des réformes, le Burkina Faso envoie un signal rassurant sur la qualité de sa gouvernance économique.

Cette avancée contribue également à consolider l’intégration économique régionale. L’UEMOA repose sur une vision de créer un espace économique cohérent où les règles sont harmonisées afin de favoriser les échanges, la libre circulation des personnes et des biens ainsi que le développement d’un marché commun attractif. Chaque réforme mise en œuvre par un Etat membre renforce l’édifice communautaire dans son ensemble. A ce titre, les efforts du Burkina Faso participent directement à la solidité et à la crédibilité de l’Union. Les propos du ministre de l’Economie et des Finances, Aboubakar Nacanabo, illustrent bien cette vision.

En insistant sur l’efficacité de la dépense publique et sur les effets concrets des réformes sur le bien-être des populations, il rappelle que l’intégration régionale n’a de sens que si elle améliore réellement les conditions de vie des citoyens. Les textes communautaires ne doivent pas rester des instruments abstraits. Ils doivent produire de la croissance, des emplois, des infrastructures et des opportunités économiques. Cependant, malgré ces résultats encourageants, le défi reste immense. Atteindre 88,7 % est remarquable, mais cela signifie aussi que des efforts demeurent nécessaires pour parvenir à une application complète des réformes communautaires.

L’appel lancé par le président de la Commission de l’UEMOA, Abdoulaye Diop, à poursuivre les efforts est donc pertinent. Car, dans un espace communautaire, la faiblesse d’un seul maillon peut fragilise. En définitive, cette 11e revue annuelle des réformes communautaires met en lumière un Burkina Faso engagé, discipliné et ambitieux, dans un système économique et monétaire organisé et bien défini. Plus qu’un bon élève de l’UEMOA, le pays apparaît aujourd’hui comme un acteur moteur de l’intégration régionale.

Dans une Afrique de l’Ouest confrontée à des crises multiples, cette volonté de renforcer les bases économiques et institutionnelles communes représente un signal d’espoir. Et pour cause, l’intégration régionale demeure, plus que jamais, l’un des chemins les plus sûrs vers une croissance durable, une stabilité renforcée et un développement partagé.

Kamélé FAYAMA

Coopération bilatérale: le parti socialiste unifié du Vénézuéla salue la vision de la RPP

Le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré et le ministre délégué Bêbgnasgnan Stella Eldine Kabré, ont reçu en audience dans l’après-midi, du mardi 19 mai 2026, une délégation de la direction nationale du Parti socialiste unifié du Vénézuéla (PSUV).

Présente dans la capitale burkinabè dans le cadre de la conférence internationale des acteurs de la Révolution progressiste populaire et de la Révolution démocratique populaire, la délégation dit être venue témoigner sa gratitude aux autorités nationales pour l’hospitalité dont elle a bénéficiée depuis son arrivée à Ouagadougou. Le chef de la délégation, Ricardo Molina, a aussi traduit les amitiés et la solidarité du peuple vénézuélien au peuple frère du Burkina Faso dans sa marche révolutionnaire pour une véritable souveraineté.

Il a, par ailleurs, exprimé la disponibilité du PSUV à travailler avec le Burkina Faso pour répandre la vision des autorités des deux pays. Ricardo Molina a saisi l’occasion pour exprimer sa satisfaction et son admiration pour les étudiants burkinabè au Vénézuéla, qui se démarquent par leur conduite et leur abnégation au travail, faisant d’eux des modèles parmi les autres nationalités. Karamoko Jean Marie Traoré a traduit sa reconnaissance à la délégation vénézuélienne pour sa participation à la conférence internationale sur la RPP.

Pour le chef de la diplomatie burkinabè, il s’agit là d’une marque de solidarité et une manifestation de la fraternité et de l’amitié entre deux pays qui partagent la même vision et qui se battent contre l’injustice menée par les forces impérialistes et les systèmes néocoloniaux. Le ministre des Affaires étrangères a, par ailleurs, salué les bonnes relations de coopération qui existent entre le Burkina Faso et la République bolivarienne du Vénézuéla, une coopération dynamique marquée par des visites de délégations de part et d’autre, et un dialogue permanent entre les chefs de diplomatie des deux pays autour de sujets d’intérêt partagé.

DCRP/MAE

IIe édition du forum national des comptables matières : faire de l’IA un outil d’optimisation du patrimoine non financier de l’Etat

Le ministère de l’Économie et des Finances, à travers la Direction générale des affaires immobilières et de l’équipement de l’Etat (DGAIE), organise la IIe édition du forum national des comptables matières sur le thème : « Intelligence artificielle et modernisation de la gestion du patrimoine non financier de l’Etat : quelles opportunités pour les comptables des matières ? », les 20 et 21 mai 2026, à Ouagadougou.

Le ministère de l’Economie et des Finances s’est engagé dans un large processus de digi- talisation des services publics afin de les rendre plus accessibles et à coûts réduits aux populations. Dans cette dynamique, impulsée par les plus hautes autorités du pays, la Direction générale des affaires immobilières et de l’équipement de l’Etat (DGAIE) veut explorer les opportunités qu’offre la transformation numérique pour garantir une gestion optimale des biens de l’Etat.

Pour ce faire, elle a placé le sujet au centre de la deuxième édition du forum national des comptables matières qui se tient, les 20 et 21 mai 2026, à Ouagadougou sur le thème : « Intelligence artificielle et modernisation de la gestion du patrimoine non financier de l’Etat : quelles opportunités pour les comptables des matières ? ». Selon le directeur général des affaires immobilières et de l’équipement de l’Etat, Djikaridja Barro, le choix de cette thématique est une concrétisation des orientations données par le ministre de l’Economie et des Finances, Aboubakar Nacanabo, lors de la Ire édition de ce forum.

Il vise à explorer le potentiel de l’intelligence artificielle pour améliorer la fiabilité des inventaires, renforcer la traçabilité des biens publics, optimiser l’exploitation des données patrimoniales et accroître l’efficacité de la gestion publique. L’ambition est de s’appuyer sur les outils numériques et l’IA en particulier, pour renforcer les nombreux acquis engrangés depuis l’implémentation de la comptabilité matière en 2008.

Ces avancées tangibles sont, entre autres, la nomination et l’installation de comptables principaux des matières, le renforcement du cadre juridique et institutionnel à travers l’adoption de trois décrets et de 20 arrêtés d’application, l’élaboration d’organigrammes types des bureaux comptables matières principaux et leur opérationnalisation, l’élaboration d’un manuel de procédures administratives et comptables des bureaux comptables matières et de guides didactiques, la conception, l’amélioration continue et le déploiement du logiciel « Système intégré de gestion de la comptabilité des matières (SIGCM) ». Intégrer avec ambition et responsabilité les innovations technologiques Le chargé de mission, Boureima Ouédraogo, représentant le ministre de l’Economie et des Finances, a rappelé la place centrale qu’occupe la comptabilité matière dans la gestion des ressources publiques.

Discipline essentielle mais parfois discrète, elle constitue un outil moderne de pilotage administratif, permettant non seulement d’assurer une meilleure visibilité du patrimoine de l’Etat, mais aussi de renforcer les mécanismes de contrôle, d’évaluation et de prise de décision. Son implémentation s’inscrit dans la volonté politique de moderniser les finances publiques et de renforcer la qualité de la gestion administrative, à l’effet de bâtir une administration plus performante, plus transparente et davantage orientée vers la reddition des comptes, a-t-il souligné.

« La modernisation des finances publiques ne saurait en effet se limiter à la gestion budgétaire et comptable des ressources financières. Elle implique également une maîtrise rigoureuse du patrimoine non financier de l’Etat : équipements, infrastructures, matériels techniques, véhicules, mobiliers et autres actifs publics qui constituent des ressources stratégiques au service du développement national », a confié M. Ouédraogo. Et au regard des « des perspectives inédites » qu’offrent l’intelligence artificielle, les outils d’automatisation, l’analyse prédictive et les plateformes numériques pour une administration plus efficace et plus réactive, le thème de ce forum est d’une « pertinence remarquable », a-t-il ajouté.

Ce cadre de réflexion, a-t-il poursuivi, offre l’opportunité de mobiliser les capacités et intelligences collectives pour intégrer, avec ambition, audace et responsabilité, les innovations technologiques dans les pratiques professionnelles, afin de renforcer la fiabilité des données, d’améliorer le suivi des biens publics, d’anticiper les risques et d’optimiser la gouvernance du patrimoine de l’Etat. C’est pourquoi, tout en saluant l’important travail qu’ils abattent dans la préservation du patrimoine public, la sécurisation des actifs, le représentant du ministre a exhorté les comptables matières à prendre une part active aux travaux, dans un esprit d’ouverture, de partage d’expériences et de recherche collective de solutions innovantes, afin d’ouvrir des perspectives nouvelles dans l’intérêt des administrations et des concitoyens.

La cérémonie d’ouverture des travaux de ce forum a servi de tribune à la DGAIE pour rendre hommage aux anciens directeurs de la comptabilité des matières, à travers la remise d’attestation de reconnaissance, pour leur engagement et contribution aux acquis engrangés. Il s’agit de feu Koko Da, Gislain William Toé et de Daouda Ouédraogo.

Mahamadi SEBOGO

Windmad76@gmail.com

Mise en œuvre des ODD: le Burkina Faso affine son troisième rapport national volontaire

Le ministère de l’Economie et des Finances a organisé un atelier d’examen régional du rapport national volontaire de mise en œuvre des Objectifs de développement durable (ODD), mercredi 20 mai 2026, à Ouagadougou.

Le Burkina Faso poursuit le processus d’élaboration de son troisième rapport national volontaire de mise en œuvre des Objectifs de développement durable (ODD). Dans cette dynamique, le ministère de l’Economie et des Finances a réuni, le mercredi 20 mai 2026, à Ouagadougou, des représentants des régions du Kadiogo, d’ Oubri, de Koulsé et du Liptako pour examiner ledit document. Selon la représentante du gouverneur de la région du Kadiogo, Aïssata Angelina Traoré, cet exercice entre dans le cadre du suivi de l’agenda 2030, adopté le 25 septembre 2015, par les Nations unies.

Elle a rappelé que cet agenda repose sur 17 ODD, 169 cibles et 232 indicateurs. « Il vise notamment l’éradication de la pauvreté et de la faim, la réduction des inégalités, la préservation de l’environnement, l’accès à une éducation de qualité et à la santé ainsi que la promotion d’une société pacifique et inclusive », a-t-elle expliqué. Elle a relevé qu’après les rapports de 2019 et de 2023, le troisième rapport constitue une opportunité pour le Burkina de rendre compte des progrès réalisés, des défis rencontrés et des perspectives de mise en œuvre des ODD. Pour Mme Traoré, le processus d’élaboration du rapport se veut participatif et inclusif, afin de mieux prendre en compte les réalités et spécificités des différentes régions.

C’est dans cette logique que des ateliers régionaux sont organisés. Des progrès réalisés La rencontre de Ouagadougou, a-t-elle indiqué, permettra d’analyser le document, d’identifier les contraintes liées à la mise œuvre des ODD au niveau régional et de formuler des recommandations. La représentante du gouverneur de la région du Kadiogo a affirmé que des progrès ont été relevés dans le projet de rapport. Il s’agit notamment d’une accélération de la croissance économique passée de 1,5% en 2019 à 5,3% en 2025, d’une hausse du taux d’accès à l’eau potable de 72,4 % en 2016 à 78,9 % en 2025, ainsi que d’une progression de la couverture électrique, de à 53,33% en 2024 contre 34% en 2016.

« Bien que ces résultats restent à améliorer, l’adoption du Plan de Relance laisse présager un bond qualitatif dans l’atteinte des ODD à l’horizon 2030 », a-t-elle indiqué, tout en invitant les acteurs à s’investir pleinement dans l’analyse du document. Le chargé d’appui à la direction générale de l’économie et de la planification, Paul Balma, a expliqué que cette rencontre vise surtout à favoriser l’appropriation du rapport par les acteurs régionaux et à recueillir leurs préoccupations afin d’aboutir à un document solide et consensuel. M. Balma a reconnu que la mise en œuvre des ODD s’est déroulée dans un contexte difficile marqué par l’insécurité et la pandémie de la COVID-19.

Malgré cela, a-t-il confié, des progrès ont été enregistrés dans certains domaines. « Il s’agit de l’ODD 3 relatif à la santé et au bien-être, l’ODD 6 portant sur l’eau potable et l’assainissement, l’ODD 9 concernant les infrastructures et l’innovation ainsi que l’ODD 17 axé sur le partenariat et la mobilisation des ressources », a-t-il cité.

Fatimata ZOUNGRANA (Stagiaire)

Cadre de concertation régionale public/privé du Kadiogo: le secteur privé appelé à promouvoir le civisme économique

Le cadre de concertation régionale public/privé de la région du Kadiogo s’est ouvert, le mercredi 20 mai 2026, à Ouagadougou, sur le thème : « Civisme économique et engagement patriotique : rôle du secteur privé dans le processus de la fondation de l’Etat ».

En prélude à la concertation entre le gouvernement et le secteur privé, il est prévu des concertations au niveau de chaque région. C’est dans cet élan que la région du Kadiogo tient son cadre de concertation entre le public et le privé sur le thème : « Civisme économique et engagement patriotique : rôle du secteur privé dans le processus de la fondation de l’Etat ». Le gouverneur de la région du Kadiogo, Abdoulaye Bassinga, a ouvert les travaux de cette concertation, le mercredi 20 mai 2026, à Ouagadougou.

Il a déclaré que la rencontre va permettre d’examiner l’état de mise en œuvre des recommandations issues des consultations antérieures, de relever les difficultés et de dégager de nouvelles recommandations qui vont servir de base de réflexion entre l’Etat et le secteur privé. En outre, le gouverneur a fait savoir que la thématique est interpellatrice à plus d’un titre et se décline en deux sous-thèmes. Il a mentionné que le premier est relatif au « civisme, engagement patriotique et implication sur les valeurs fondamentales de l’Etat dans la conduite des affaires : éthique fiscale, lutte contre la fraude, promotion de la traçabilité et participation citoyenne ».

Le second a trait à la « culture du civisme économique et de l’engagement patriotique : levier et dispositif réglementaire et institutionnel dans le cadre de la Révolution progressiste populaire ». De l’avis de M. Bassinga, le thème de la présente édition s’inscrit dans la dynamique nationale impulsée par le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, qui appelle à une implication plus forte du secteur privé pour la promotion du civisme, la discipline, la solidarité et l’engagement patriotique. Recenser les préoccupations des acteurs « Dans le contexte actuel marqué par l’affirmation de notre souveraineté économique, chaque acteur économique doit prendre conscience de sa part contributive à la construction de notre Nation.

A cet effet, le secteur privé est appelé à s’engager aux côtés du gouvernement en vue de l’édification d’une Nation souveraine et prospère, conformément à la vision de la Révolution progressiste populaire », a-t-il lancé. Le 2e vice-président de la délégation spéciale consulaire de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF), Zanga Seydou Sessouma, a ajouté que le thème est également une invite à plus de résilience afin de contribuer davantage au développement de l’économie nationale. « Les concertations de l’édition 2026 serviront également de tribune pour recenser les préoccupations des acteurs du secteur privé, notamment celles susceptibles d’impacter négativement la conduite des affaires au niveau régional et par ricochet national.

Il a dit être convaincu qu’avec la volonté affirmée des plus hautes autorités du pays, les préoccupations exprimées recevront une attention soutenue et que leurs échanges déboucheront sur des propositions concrètes de réformes, d’amélioration et d’actions susceptibles de renforcer durablement le climat des affaires dans la région. Le Président de la délégation spéciale (PDS) de la commune de Ouagadougou, Maurice Konaté, a affirmé que la région du Kadiogo, riche de son potentiel agricole, humain et culturel, regorge d’opportunités qu’il leur appartient de valoriser ensemble.

« Ces concertations représentent un cadre privilégié pour échanger et proposer des solutions concrètes adaptées aux réalités de notre région », a-t-il soutenu. Maurice Konaté a invité les opérateurs économiques à saisir l’opportunité qui leur est offerte pour faire des propositions pertinentes à même d’endiguer les difficultés rencontrées dans leurs activités quotidiennes. La cérémonie d’ouverture des concertations a été couronnée par la visite des stands d’exposition des produits locaux.

Adama SAWADOGO

Mounira OUEDRAOGO (Stagiaire)