Ecole nationale de la garde de sécurité pénitentiaire: 382 agents prêts à servir

L’Ecole nationale de la garde de sécurité pénitentiaire (ENGSP) a organisé la sortie officielle de 382 agents de sa 11e promotion le mardi 19 mai 2026 à Roumtenga, dans la commune de Loumbila.

A la faveur de la sortie de la 11e promotion, l’Ecole nationale de la garde de sécurité pénitentiaire (ENGSP) a mis à la disposition de la Nation burkinabè des nouveaux agents qualifiés. Ils sont au total 382 stagiaires dont des inspecteurs, contrôleurs et assistants. Placé sur le thème : « Formation professionnelle du personnel pénitentiaire face au défi du radicalisme violent », l’événement a été présidé par le ministre de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala, mardi 19 mai 2026 à Roumtenga dans la commune de Loumbila.

Les nouveaux gardes de sécurité pénitentiaire ont été appelés à être des patriotes et engagés pour le Burkina Faso souverain et prospère. Selon le délégué général et major de la promotion, Paul Hida Paré, les stagiaires en fin de formation ne célèbrent pas seulement une sortie de promotion, mais un parcours exigeant, fait de sacrifices, de discipline, de dépassement de soi et de résilience. Il a ajouté qu’ils se sont engagés à servir avec honneur, loyauté et dévouement le pays des Hommes intègres.

Le parrain de la cérémonie, capitaine Martha Céleste Anderson Dekomwin MEDA, Ministre, ministre directeur de cabinet du président du Faso, a exhorté ses filleuls à être fermes dans leur engagement. « Chaque matin, après avoir rendu grâce à Dieu, après avoir porté votre uniforme, ne manquez pas de prendre votre manifeste à la page 50. Ce passage s’adresse particulièrement à vous. Ce paragraphe est le vôtre », a-t-il renchéri. Ainsi, il les a encouragés à être des acteurs de discipline, respectueux de l’éthique et de la déontologie de leur métier.

Protéger la société

Quant au ministre de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala, il a fait savoir aux nouveaux agents qu’ils entrent dans un métier où l’erreur peut coûter cher, où la négligence peut ouvrir une brèche, où l’abus peut déshonorer l’Etat, mais où le profession- nalisme peut sauver des vies, restaurer la confiance et contribuer à la sécurité nationale. Pour ce faire, il les a invités à ne jamais banaliser leur uniforme. « Il ne vous place pas au-dessus des citoyens, il vous place au service du Faso.

Il ne vous donne pas un pouvoir personnel, il vous confie une autorité publique. Il ne vous autorise pas à agir selon l’humeur, il vous oblige à agir selon la loi, la discipline et l’éthique », a-t-il soutenu. En sus, M. Bayala a prévenu les membres de la 11e promotion de l’ENGSP que dans leurs établissements d’affectation, ils seront confrontés à des situations difficiles : tensions, provocations, fatigue, peur, pression, manque de moyens, urgences sécuritaires, détresse humaine. « Dans ces moments, vous devez vous souvenir que la vraie force d’un agent pénitentiaire n’est pas seulement physique. Elle réside dans la maîtrise de soi, la lucidité, la cohésion avec ses camarades, l’obéissance aux règles et la capacité de décider sans perdre son humanité ».

Evariste YODA

Kenya : la colère de la rue

Au Kenya, la colère des populations monte face aux augmentations du prix du carburant, qui renchérissent davantage le coût de la vie. Entre avril et le mois de mai courant, le prix de l’essence a bondi de plus de 20% et celui du diesel à environ 45%. Ce qui a amené la rue à gronder. En début de semaine, notamment le lundi 18 mai, les transporteurs sont allés en grève pour dénoncer ces augmentations de nature à ne pas leur permettre de rentabiliser leur activité et à hausser en général le coût de la vie, déjà insupportable. Ce mouvement d’humeur, émaillé par des violences, a occasionné la mort de quatre personnes et fait des dizaines de blessés.

En attendant qu’une enquête établisse les circonstances des décès et des blessés, la police a mis le grappin sur plus de 300 manifestants. Cette grève parait injustifiée pour le gouvernement kenyan, qui subit les conséquences de la guerre en Iran et du blocage du Detroit d’Ormuz. Fortement dépendant des importations de carburant en provenance du Golfe, le Kenya se trouve dans une situation délicate, qui a contraint ses dirigeants à procéder à des augmentations pour pouvoir tenir la cadence. Si cette situation est indépendante de la volonté des autorités kenyanes, elle les enfonce davantage dans un contexte économique difficile.

Les Kenyans n’ont de cesse de crier à la « vie chère », mais le bout du tunnel ne semble pas pour demain, avec la crise de l’essence. Les récentes augmentations de carburant ont un effet d’entrainement sur les prix des autres produits et des services. Une triste réalité, que la Chambre nationale de commerce et d’industrie du Kenya a reconnue. Mais que peut véritablement faire ce pays d’Afrique de l’Est, contraint de s’approvisionner en carburant depuis l’extérieur, pour mettre fin à la colère de la rue ? L’Exécutif kenyan peut jouer sur la réduction des taxes sur les produits pétroliers ou les subventions, pour soulager les consommateurs.

Ces options peuvent toutefois mettre à rude épreuve les finances publiques et amener les autorités à faire des coupes ou à renoncer à certains projets de développement. En tous les cas, le gouvernement kenyan a le dos au mur, lui qui est censé travailler à faciliter la vie des populations, à faire en sorte qu’elles sortent de la misère. Du reste, le Kenya est coutumier de ces genres de manifestations contre la vie chère.

On se rappelle de celles relatives au projet de loi des finances 2024, qui avait fait l’objet d’une désapprobation publique, à cause des hausses d’impôts qu’elle impliquait. Au pouvoir depuis septembre 2022, le Président, William Ruto, a du pain sur la planche, lui qui a promis changer positivement la vie de ses compatriotes. Les manifestations contre les augmentations du coût du carburant rappellent, que son plus gros défi est la lutte contre la vie chère.

Kader Patrick KARANTAO

Campagne agricole 2026-2027: 13 000 ménages retournés reçoivent des kits de production agricole

La ministre de la Famille et de la Solidarité, Pélagie Kabré et son homologue délégué auprès du ministre des Ressources animales, Amadou Dicko, ont lancé, le lundi 18 mai 2026, à Damané dans la commune de Kaya, l’opération nationale de distribution des kits de production agricole au profit des ménages retournés dans leurs villages d’origine.

Lancée le 18 mai 2026, dans le village de Damané, commune de Kaya, l’opération nationale de distribution des kits de production agricole touchera plus de 13 000 ménages déplacés internes retournés dans leurs localités d’origine, répartis dans 14 régions du Burkina. Ainsi, ils bénéficieront gratuitement de 1 950 tonnes d’engrais minéraux composés de NPK et d’urée, de 260 tonnes de semences améliorées et de 500 motoculteurs, selon le ministre délégué auprès du ministre des Ressources animales, Amadou Dicko.

A l’entendre, au 30 mars 2026, les efforts de l’Etat, des forces combattantes et de l’ensemble des acteurs engagés ont permis la reconquête de plus de 74% du territoire national, le retour et la réinstallation de 1,2 million de personnes dans leurs localités d’ori-gine. « Cela constitue un signal fort d’espoir, de stabilité retrouvée et de relance des activités socio-économiques », s’est réjoui le ministre Dicko.

C’est pourquoi, il a souligné que les interventions du gouvernement doivent prioritairement s’inscrire dans une dynamique de reconstitution durable des actifs productifs, afin de permettre à ces ménages retournés de reconstituer leurs moyens d’existence pour un vivre-ensemble digne, tout en consolidant la paix retrouvée. Initiant l’opération « Un village réinstallé, un motoculteur », d’un coût de plus de 2 milliards F CFA, le gouvernement entend, selon le ministre délégué des ressources animales, soutenir les productions agricoles dans les villages reconquis à travers la mise à disposition gratuite à chaque ménage identifié, un kit composé d’un motoculteur, de semences et d’engrais minéraux pour renforcer les bases productives.

« Pour une résilience effective et inclusive des populations retournées, engageons-nous », le thème de l’opération de distribution de kits de production agricole, a fait savoir Amadou Dicko, se veut être un message fort d’interpellation à l’ensemble des acteurs, des partenaires et des amis du Burkina à s’engager davantage pour un développement durable dans le cercle et la solidarité alimentaire.

Reconstruire leurs moyens d’existence

Cette opération vise donc, de l’avis du ministre Dicko, à, entre autres, renforcer la sécurité alimentaire des ménages bénéficiaires, favoriser la reprise rapide des activités agricoles des ménages retournés, améliorer les revenus des familles, contribuer au renforcement de la cohésion sociale ainsi qu’à la stabilisation des zones reconquises.

Il a invité les bénéficiaires des kits agricoles à faire bon usage afin de reconstruire leurs moyens d’existence, nourrir leurs familles et retrouver leur dignité d’antan. La ministre de la Famille et de la Solidarité, Pélagie Kabré, a salué la synergie d’actions au sein du gouvernement pour accompagner les populations retournées. Elle a réaffirmé l’engagement des plus hautes autorités à poursuivre les efforts de consolidation des zones reconquises, afin de favoriser un retour définitif des populations.

Le préfet et Présidente de la délégation spéciale (PDS) de Kaya, Solange Kima, a salué cet acte de solidarité envers les populations retournées qui leur permettra de reconstruire leurs moyens d’existence détruits et leurs vies bouleversées par la crise sécuritaire et humanitaire. « Mais, malgré les souffrances et les efforts touchés, nos populations sont restées debout, animées par la foi, la dignité et l’expérience d’un retour paisible sur leur terre. Aujourd’hui, grâce aux efforts conjugués du gouvernement et de l’ensemble des acteurs engagés pour la reconquête du territoire national, cette expérience devient progressivement une réalité », a indiqué la PDS Kima.

Pour elle, la distribution de kits de production agricole au profit de 13 000 ménages retournés est bien plus qu’un appui matériel, en ce sens qu’elle représente une main tendue vers des femmes et des hommes qui aspirent à retrouver leur autonomie, nourrir leurs familles, reconstruire leur vie et redonner vie à leur terroir. Elle a souhaité que ces actions inspirent davantage l’engagement collectif en faveur d’une résilience effective inclusive des populations. Tour à tour, le Tansoaba Salsé de Damané et le représentant des bénéficiaires, Moussa Zabré, ont tous traduit leur reconnaissance aux plus hautes autorités, aux forces combattantes et à l’ensemble des acteurs de développement pour les initiatives favorisant le relèvement des populations affectées par la crise sécuritaire et humanitaire.

Emil SEGDA

Segda9emil@gmail.com

Education non formelle: plus de 41 000 candidats à la conquête du certificat national en langues nationales

Le ministre de l’Enseignement de base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales, Jacques Sosthène Dingara, a lancé, mardi 19 mai 2026, à Ziniaré, dans la région d’Oubri, l’évaluation certificative de l’Education non formelle (ENF). Organisée désormais à l’échelle nationale, cette certification concerne 41 420 candidats répartis dans 21 langues nationales.

Le centre Saint Paul de Ziniaré a servi de cadre, hier mardi 19 mai 2026, au lancement officiel de l’évaluation certificative de l’Education non formelle (ENF), en présence du ministre chargé de la Promotion des Langues nationales, Jacques Sosthène Dingara. Pour les 62 candidats présents dans ce centre, l’heure est à la concentration avant d’aborder les quatre épreuves (étude de textes, opérations, problèmes et lecture) en langue nationale mooré. En lice pour le précieux sésame, Boukaré Bikienga, voit en cet examen la reconnaissance officielle de ses compétences. « J’ai déjà fait trois ans en bilingue mais je n’avais pas de diplôme.

Avec la modernité, il faut pourtant justifier ses connaissances. Cette certification est la bienvenue », s’est-il réjoui. Quant à Bernadine Bon-koungou, candidate libre, elle a affiché sa sérénité et a dit avoir pleinement confiance en sa préparation. « Je n’ai pas été en classe avec les élèves. Je me suis formée et inscrite en candidate libre. Mais je suis prête. Nous nous sommes préparés comme il se doit », a-t-elle assuré.

Plus de 41 000 candidats prennent part à cet examen national.

Pour le directeur des ENF, Hollo Doubloni, la présente session est un tournant dans la reconnaissance des compétences en langues nationales. « On n’a jamais pu faire un examen pour certifier qu’on est à tel niveau en langue nationale. Depuis 2023, le gouvernement a décidé de faire en sorte que, sur le plan national, on puisse organiser un examen certificatif. Tous ceux qui apprennent à lire et à écrire en langue nationale devront passer un examen pour certifier leurs acquis », a-t-il expliqué. Un acte de souveraineté nationale Selon les données du ministère, la session 2026 enregistre une forte progression des effectifs. Le nombre de candidats passe de 33 834 en 2025 à 41 420 cette année, soit une hausse de 7 586 inscrits.

Aussi, 21 langues nationales sont évaluées cette année, contre 13 l’année dernière. La Formule enchaînée (FE) demeure la filière la plus prisée avec 32 952 candidats, représentant près de 80 % des effectifs totaux. Les femmes y occupent une place prépondérante. Sur l’ensemble du territoire national, 30 793 candidates prennent part aux épreuves. La seule région d’Oubri présente cette année 3 673 candidats, dont 2 826 femmes, contre 3 548 candidats en 2025. Venu encourager les 41 420 candidats engagés dans cette session 2026, le ministre les a souhaités plein succès. Il a également insisté sur la crédibilité et la transparence du processus d’évaluation.

A l’en croire, des dispositions organisationnelles et sécuritaires ont été prises pour garantir le bon déroulement des épreuves sur toute l’étendue du territoire national. Selon lui, cette évaluation traduit la volonté du gouvernement de faire des langues nationales un véritable levier de souveraineté culturelle et éducative. « Depuis décembre 2023, nos langues nationales ont été retenues comme langues officielles. Nous menons donc des actions de valorisation de l’ensemble de nos langues. Cette évaluation certificative vient confirmer notre volonté de valoriser davantage cette compétence », a laissé entendre le ministre chargé de la Promotion des Langues nationales.

Djakaridia SIRIBIE

Clôture du FESTIMA 2026: un bilan satisfaisant selon les organisateurs

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Le haut-commissaire de la province du Mouhoun, Bassouleymane Ouattara, a procédé à la clôture de la 17e édition du Festival international des masques et des arts de Dédougou (FESTIMA), le dimanche 17 mai 2026, sur l’aire de la manifestation à Dédougou.

Les rideaux sont tombés sur la 17e édition du Festival international des masques et des arts de Dédougou (FESTIMA), le dimanche 17 mai 2026. Lancée le 11 mai dernier, cette fête des masques aura animé et rythmé, pendant une semaine, la cité de Bankuy avant de refermer ses portes sous l’autorité du haut-commissaire de la province du Mouhoun, Bassouleymane Ouattara, représentant le gouverneur des régions de Bankui et du Sourou. Il était assisté par le président de la délégation spéciale communale, Dieudonné Tougfo, du chef de Canton de Dédougou, Lombo Albert Dayo, du secrétaire exécutif de l’Association pour la sauve-garde des masques (ASAMA), structure porteuse du festival, Dr Léonce Ki, et d’autres responsables et acteurs culturels locaux.

Durant cette semaine de célébration des masques, d’expressions culturelles et de communion autour des traditions africaines, 19 sociétés de masques ont livré plus d’une dizaine de prestations. A ces manifestations de scènes qui constituent le cœur battant du festival, s’est greffé le colloque international et pluridisciplinaire. Il a enregistré la participation des pays comme la Côte d’Ivoire, le Cameroun, la France, le Togo, le Niger et le Burkina Faso. Tenue du 12 au 13 mai 2026, à l’Université Daniel-Ouezzin-Coulibaly de Dédougou, cette activité a totalisé 61 communications autour du masque et des patrimoines culturels africains.

A ces activités de la présente édition, il faut ajouter la foire commerciale et les animations populaires et de plateau off qui ont contribué à agrémenter le séjour des festivaliers dans la « belle » cité de Bankuy. Ce bilan a réjoui le secrétaire exécutif de l’ASAMA, Dr Léonce Ki, qui a salué « des moments exceptionnels de communion culturelle », malgré la canicule qui a été au rendez-vous de ces journées de FESTIMA. Lieu de dialogue interculturel A l’en croire, les différentes sociétés de masques venues des régions du Guiriko, du Nando, de Bankui et du Sourou ont présenté une diversité d’expressions artistiques.

Félicitant ainsi les acteurs pour leur amour des traditions et des pratiques culturelles et ancestrales, M. Ki a saisi cette tribune pour témoigner sa reconnaissance aux autorités admi-nistratives, aux notabilités coutumières et religieuses, aux Forces de défense et de sécurité (FDS) et aux Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) ainsi qu’aux partenaires pour leur accompagnement. Au nom du gouverneur, le haut-commissaire du Mouhoun, Bassouleymane Ouattara, a salué la portée culturelle et sociale du FESTIMA. « Dédougou a vibré au rythme des masques, des arts, des traditions et du vivre-ensemble. Notre patrimoine culturel a, une fois de plus, démontré toute sa richesse, sa diversité et sa capacité à unir les peuples », a-t-il déclaré.

Le haut-commissaire de poursuivre qu’en trente années de vie, de luttes, de passions et surtout d’engagement, le festival s’est imposé comme un puissant instrument de sauvegarde et de valorisation du patrimoine culturel africain. « Il s’est également illustré comme un espace de dialogue interculturel, de promotion touristique, de cohésion sociale et de développement économique », a-t-il ajouté. Le représentant du gouverneur a rendu hommage à l’ASAMA pour son travail « remarquable » sans oublier les FDS et VDP dont le travail au quotidien a contribué à la tenue victorieuse de cette manifestation culturelle. Rendez-vous est enfin pris pour la 18e édition qui se tiendra en 2028 à Dédougou.

Yacouba BELEM

Pabré : un lotissement fait des gorges chaudes

Dans ses pérégrinations, Kantigui est tombé sur un groupe de personnes attroupées à quelques encablures de la mairie de Pabré, le lundi 18 mai 2026. Curieux de savoir les raisons, Kantigui a accosté un passant sur une charrette. Selon ce dernier, la population ne serait pas satisfaite d’une opération d’attribution de parcelles dans la localité dont la liste des attributaires a été publiée ces derniers jours, 14 ans après le début du processus (2012). Après le départ de son interlocuteur, Kantigui s’est approché du groupe pour (…)

Retrouvez On murmure sur https://www.sidwaya.info/numerique/

Kantigui

kantigui2000@gmail.com (+226) 25 31 22 89

Révolution Progressiste Populaire : Des exemplaires du Manifeste en version braille remis à des personnes en situation de handicap

C’est une action qui est en parfaite adéquation avec les orientations de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, Président du Faso, Chef de l’État : « Personne ne doit être laissée au bas-côté de la route dans l’élan de notre Révolution Progressiste Populaire ». Et le Groupe Interface SA a bien compris ce message en le matérialisant, ce mardi 19 mai 2026, par la remise d’exemplaires transcrits en braille du Manifeste de la Révolution Progressiste Populaire à l’Union Nationale des Associations Burkinabè pour la Promotion des Aveugles et Malvoyants (UN-ABPAM). Une contribution pour l’inclusion et la mémoire citoyenne.
Une centaine d'exemplaires ont été remis à l'Union Nationale des Associations Burkinabè pour la Promotion des Aveugles et Malvoyants
Une centaine d’exemplaires ont été remis à l’Union Nationale des Associations Burkinabè pour la Promotion des Aveugles et Malvoyants
Dans la salle de conférence de l’UN-ABPAM, l’émotion était palpable. Sous la plus grande attention des membres de l’union, élèves et étudiants, les doigts ont commencé à parcourir les points saillants de la « boussole » de la Révolution transcrite en braille. Ce geste, une initiative citoyenne du Groupe Interface SA, est une contribution pour la vulgarisation du Manifeste de la Révolution Progressiste Populaire.
Pour le représentant de l’Administrateur général du Groupe Interface SA, M. Lionel COMPAORÉ, l’acquisition en collaboration avec la Présidence du Faso et la mise à disposition du Manifeste de la RPP en braille s’inscrivent dans la volonté de l’entreprise d’accompagner le Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, engagé dans une dynamique d’inclusion pour le succès de la Révolution burkinabè.
Le représentant de l’Administrateur général du Groupe Interface SA, M. Lionel COMPAORÉ, a souligné que ce don s’inscrit dans la volonté de l’entreprise d'accompagner la dynamique révolutionnaire en cours
Le représentant de l’Administrateur général du Groupe Interface SA, M. Lionel COMPAORÉ, a souligné que ce don s’inscrit dans la volonté de l’entreprise d’accompagner la dynamique révolutionnaire en cours
Briser les barrières de l’exclusion
Par cette remise d’exemplaires du Manifeste de la Révolution en alphabet braille, le Groupe Interface SA permet aux non-voyants les moyens de comprendre son contenu.
Selon le président de l’UN-ABPAM, M. Guy YAMÉOGO, cette remise est une réponse à leur préoccupation depuis le lancement du Manifeste de la Révolution Progressiste Populaire. « Nous sommes très fiers de recevoir ce document qui va nous aider à nous ancrer dans l’esprit de la révolution, nous guider à mieux nous engager pour accompagner notre Président », s’est-il réjoui, exemplaire du Manifeste sous la main.
Pour le président de l'Union Nationale des Associations Burkinabè pour la Promotion des Aveugles et Malvoyants, M. Guy YAMÉOGO, ce don va leur permettre de comprendre le contenu du Manifeste
Pour le président de l’Union Nationale des Associations Burkinabè pour la Promotion des Aveugles et Malvoyants, M. Guy YAMÉOGO, ce don va leur permettre de comprendre le contenu du Manifeste
Cette cérémonie rappelle que la Révolution Progressiste Populaire, se veut totale et inclusive. L’exemple donné par le Groupe Interface SA mérite d’être imité aussi bien pour la version en alphabet braille que pour les autres versions du Manifeste de la Révolution Progressiste Populaire, disponibles dans le circuit officiel des différents points de distribution à travers le territoire national, notamment les Gouvernorats et les représentations du journal Sidwaya. De nombreux établissements scolaires, universitaires et structures de formation professionnelle sont preneurs.
Direction de la communication de la Présidence du Faso

Coopération Chine-Afrique: l’absence de droits de douane, un moteur inépuisable pour un développement de haute qualité

Dans le cadre du programme 2026 du Centre international de communication et de presse de Chine (CIPCC), les participants ont assisté à une conférence de presse sur les tarifs douaniers nuls organisée par l’Association chinoise de diplomatie publique (CPDA) le mardi 19 mai 2026 au Xianhe Hall du Beijing International Club à Pékin, la capitale chinoise. Elle a été animée par Liu Yuxi, Ambassadeur pour les affaires de coopération Chine-Afrique, Chen Yusong Sous-directeur général du Département des affaires de l’OMC au ministère du Commerce de la République populaire de Chine et Tong Xiaoling, Vice-présidente de la CPDA.

Les journalistes africains ont été invités à contribuer à approfondir la compréhension et mettre en valeur les atouts des produits africains afin de séduire les consommateurs

Le 1er mai 2026 à minuit, 24 tonnes de pommes fraîches d’Afrique du Sud sont entrées en Chine par le port de la baie de Shenzhen sans aucun frais de douane. Le même jour, des avocats du Kenya, des oranges d’Égypte, du gypse marocain et des granulés d’os de bœuf nigérians sont également arrivés en Chine depuis Guangzhou, Shanghai, Jingmen, Dalian et d’autres ports en bénéficiant du même traitement. Ces exemptions font suite à l’adoption par la Chine d’une politique de droits de douane nuls pour les 53 pays africains avec lesquels elle entretient des relations diplomatiques. L’annonce avait été faite en février dernier par le président chinois Xi Jinping dans un message de félicitations au 39e sommet de l’Union africaine. Loin d’être une initiative spontanée, la politique de droits de douane nuls s’inscrit selon Liu Yuxi, Ambassadeur pour les affaires du Forum sur la coopération sino-africaine, dans le prolongement de l’amitié traditionnelle entre la Chine et l’Afrique. “Les relations sino-africaines ont résisté à l’épreuve du contexte international, forgeant des bases solides de confiance mutuelle et de développement commun. La politique de droits de douane nuls constitue un prolongement naturel de ces fondements”, a-t-il déclaré. Pour lui, l’instauration de droits de douane nuls revêt actuellement une importance pratique encore plus cruciale. “L’unilatéralisme et le protectionnisme gagnent du terrain à l’échelle mondiale, certains pays érigeant des barrières commerciales et agissant de manière égoïste au détriment de leurs voisins, tandis que les répercussions des conflits géopolitiques continuent de se faire sentir”, a-t-il déploré. Dans un tel contexte, cette politique parait opportune comme l’a souligné le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, qui a exprimé sa « sincère gratitude à la Chine pour ce geste fraternel ».

Instauré en cette année marquant le 70e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre la Chine et l’Afrique, la politique de droits de douane nuls témoigne aussi, a indiqué l’Ambassadeur Liu Yuxi, de la cohérence de la politique chinoise envers l’Afrique et souligne l’importance de ce continent dans l’équilibre diplomatique de la Chine. “Lorsque nos frères et sœurs africains ont besoin de nous, la Chine sera toujours le premier ami à se tenir à leurs côtés”, avait déclaré le ministre des Affaires étrangères chinois Wang Yi.

Mais quels avantages l’absence de droits de douane peut-elle apporter aux populations de Chine et d’Afrique ? A ce propos, Liu Yuxi a évoqué trois principales perspectives.

Liu Yuxi, Ambassadeur pour les affaires de coopération Chine-Afrique : “L’absence de droits de douane n’est pas un jeu à somme nulle où l’un gagne et l’autre perd, mais un jeu à somme positive, source de bénéfices mutuels et de résultats gagnant-gagnant »

Tout d’abord, il a souligné que cette décision a fortement stimulé la croissance des échanges commerciaux sino-africains. Depuis la mise en œuvre de cette politique, a-t-il fait savoir, les échanges commerciaux sino-africains ont été propulsés à un niveau record de 348,08 milliards de dollars américains en 2025. Au premier trimestre 2026, ils ont progressé de 26,8 % sur un an, soit près de 9 points de pourcentage de plus que le taux de croissance global du commerce extérieur chinois. Liu Yuxi est donc convaincu que l’immense marché chinois, qui compte plus de 1,4 milliard d’habitants et plus de 400 millions de personnes à revenu intermédiaire, conjugué à une croissance économique soutenue et de haute qualité, offrira davantage d’opportunités aux pays en développement, notamment africains.

Un impact profond sur la coopération sino-africaine

La deuxième perspective que l’ambassadeur a mentionné est que cette mesure favorisera l’accroissement des investissements chinois en Afrique. De ce qu’il a dit, la suppression des droits de douane est une mesure globale qui intègre le commerce et l’investissement, reliant les avantages comparatifs de l’Afrique à l’immense marché et aux atouts de la chaîne industrielle chinoise. “La suppression des droits de douane incitera davantage d’entreprises chinoises à investir et à développer leurs activités en Afrique, favorisera l’industrialisation et la modernisation agricole du continent, augmentera la valeur ajoutée des ressources africaines et contribuera à accélérer l’intégration de l’Afrique aux chaînes industrielles et d’approvisionnement internationales”, a-t-il soutenu. Pour lui, l’un des objectifs de cette mesure est de promouvoir les investissements chinois en Afrique et renforcer la compétitivité des industries africaines. “Le marché chinois du café a connu une croissance fulgurante ces dernières années. Les statistiques montrent que Shanghai compte le plus grand nombre de cafés au monde. Les grains de café constituent un produit d’exportation majeur pour de nombreux pays africains et, associés à la production locale chinoise, ils permettent de satisfaire l’immense demande intérieure. L’exemption de droits de douane sur les grains de café africains réduit encore les coûts, offrant ainsi aux consommateurs chinois des avantages concrets en leur permettant de déguster des cafés de spécialité à des prix plus abordables. C’est l’une des principales raisons pour lesquelles cette mesure a été si bien accueillie par la population chinoise”, a-t-il déclaré.

Parallèlement, a ajouté Liu Yuxi, l’exemption de droits de douane favorise la coopération entre les entreprises chinoises et africaines, étendant la chaîne de production de la simple plantation à la transformation, la torréfaction et le conditionnement, pour aboutir à des produits plus standardisés, professionnels et de haute qualité, et créer de nombreux emplois. Elle garantit par ailleurs selon lui l’avenir d’une coopération sino-africaine de haute qualité. “L’absence de droits de douane favorisera l’intégration et la promotion mutuelle de l’industrialisation africaine et du développement sino-africain de haute qualité, et aura un impact profond sur la coopération sino-africaine en matière de modernisation, voire sur le paysage économique mondial”, a-t-il dit. Tout en appliquant pleinement l’absence de droits de douane aux pays africains avec lesquels elle entretient des relations diplomatiques, la Chine continuera, a souligné l’Ambassadeur, de négocier et de signer des accords de partenariat économique mutuellement avantageux avec ces pays afin d’assurer la mise en œuvre stable et durable de cette mesure et d’établir une garantie institutionnelle pérenne, stable et prévisible pour la coopération économique et commerciale sino-africaine.

Pour conclure, il a noté que l’absence de droits de douane n’est pas un jeu à somme nulle où l’un gagne et l’autre perd, mais d’un jeu à somme positive, source de bénéfices mutuels et de résultats gagnant-gagnant. C’est également, a-t-il affirmé, le sens profond de la communauté sino-africaine de destin, indéfectible et solidaire, qui s’inscrit dans cette nouvelle ère. Si les produits uniques de divers pays africains bénéficient d’une reconnaissance croissante en Chine, il est toutefois nécessaire selon Liu Yuxi d’approfondir leur compréhension et de mettre en valeur leurs atouts afin de consolider leur position, d’élargir leur marché et de séduire les consommateurs. C’est donc à cela qu’il a appelé les journalistes africains.

Nadège YAMEOGO

Depuis Pékin en Chine

Juridictions du Burkina Faso: l’organigramme type des greffes en validation

Le secrétaire général du ministère de la Justice, Harouna Kadio, a présidé la cérémonie d’ouverture de l’atelier de validation de l’organigramme type des Greffes des juridictions du Burkina Faso qui se tient du lundi 18 au mercredi 20 mai 2026, à Ouagadougou.

Le ministère de la Justice entend moderniser et harmoniser l’organisation des greffes des juridictions du Burkina Faso. Pour ce faire, il tient du lundi 18 au mercredi 20 mai 2026 à Ouagadougou, un atelier de validation de l’organigramme type des greffes des juridictions du Burkina Faso. Présidant la cérémonie, le Secrétaire général (SG) du ministère de la Justice, Harouna Kadio, a salué les efforts de la direction générale de l’administration judiciaire et de la direction des Greffes dont l’engagement a permis d’aboutir à cette étape jugée essentielle dans la modernisation de l’institution judiciaire.

Il a rappelé que les travaux d’élaboration des projets d’organigrammes types avaient été amorcés en 2025 à Ouagadougou, sous l’impulsion du ministère de la Justice. Il s’agit selon M. Kadio d’harmoniser l’architecture administrative des greffes, dissiper les zones d’ombre dans les relations hiérarchiques et fonctionnelles ainsi qu’insuffler une dynamique d’optimisation sans précédent dans la gestion des ressources humaines dans les juridictions. Le SG du ministère de la Justice a souligné que l’organigramme ne saurait se réduire à une simple représentation graphique ou à un agencement de cases.

« L’organigramme constitue le squelette institutionnel de l’administration judiciaire. Il permet de définir clairement les liens hiérarchiques, de sécuriser les rapports fonctionnels et de mieux organiser la répartition des responsabilités au sein des juridictions en vue d’une administration plus efficace et plus transparente », a-t-il relevé. Le directeur des greffes du ministère de la Justice, Jonathan Bonkoungou, a soutenu que cet atelier répond à un besoin ancien d’harmonisation des pratiques.

Pour lui, l’absence d’un référentiel commun a longtemps conduit à des disparités dans l’organisation des greffes d’une juridiction à une autre. Il a indiqué que le greffe joue un rôle central dans le fonctionnement des juridictions en appui direct aux magistrats. Ses missions, a-t-il poursuivi, couvrent notamment l’authentification des actes, l’assistance aux juges, l’accueil et l’information des usagers ainsi que la conservation de documents judiciaires. M. Bonkoungou a souligné que les travaux, qui s’étendent sur trois jours, se dérouleront en groupes avant des séances plénières. « Cette démarche permettra également d’intégrer les récentes réformes de l’organisation judiciaire dont la prise en compte des Greffes des chambres criminelles au niveau des tribunaux de grande instance », a-t-il conclu.

Soumaïla BONKOUNGOU

Fatimata ZOUNGRANA (Stagiaire)

Conférence internationale sur la RPP et la RDP: l’histoire des révolutions revisitée

Le ministre de l’Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle et technique, Moumouni Zoungrana, a présidé la clôture de la conférence internationale sur la Révolution démocratique populaire et de la Révolution progressiste populaire, samedi 16 mai 2026 à, à Ouagadougou.

Les travaux de la conférence internationale sur la Révolution démocratique populaire (RDP) et de la Révolution progressiste populaire (RPP) se sont achevés sous de bons auspices. C’est ce qui ressort de la cérémonie de clôture qui est intervenue dans l’après-midi du dimanche 16 mai 2026, à Ouagadougou, sous la présidence du ministre de l’Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle et technique, Moumouni Zoungrana.

Cette conférence a rassemblé les acteurs des pays de l’AES autour du thème : « Comment raviver, ancrer et transmettre l’esprit et les valeurs révolutionnaires à la jeunesse de la Confédération des Etats du Sahel ». Selon le ministre chargé de l’Enseignement secondaire, Moumouni Zoungrana, cette conférence a été une occasion de rassembler tous les révolutionnaires du monde afin de revisiter l’histoire des révolutions, notamment celle de la Révolution démocratique et populaire (RDP) initiée par Thomas Sankara.

« Elle a permis de faire le lien avec cette histoire et de mettre en lumière la dynamique actuelle portée par le Président Ibrahim Traoré », a-t-il ajouté. Le ministre Zoungrana a souligné que les recommandations issues de cette rencontre ont mis en avant l’éducation comme un guide essentiel pour conduire le peuple burkinabè vers le développement. Ces recommandations portent, entre autres, sur le renforcement de la formation politique et idéologique de la jeunesse, la mise en place de structures durables pour préserver les acquis, le développement d’un ancrage populaire et de la solidarité internationale ainsi que la création de mécanisme de transmission intergénérationnelle.

Pour M. Zoungrana, ces recommandations accordent une importance majeure à la jeunesse, notamment, à la création d’emplois pour les jeunes, rappelant qu’aucune révolution ne peut réussir dans un contexte de chômage. « Nous devons avancer, main dans la main et travailler ensemble pour permettre à l’Afrique de s’élever et de se développer », a-t-il déclaré. Il a surtout mis en avant la solidarité du peuple burkinabè, ainsi que celle de tous les révolutionnaires qui se sont mobilisés pour soutenir tous les peuples engagés dans des luttes similaires à travers le monde.

Le Président du comité national d’organisation (CNO) de la Conférence, Luc Damiba, a exprimé sa joie pour le bon déroulement de cette activité d’envergure. Il a surtout salué la forte mobilisation autour de la campagne « Ma Brique pour Sankara » pour la construction du mémorial Thomas-Sankara. « Nous espérons que cela va continuer », a-t-il affirmé. A cette conférence, a-t-il dit, plus de 36 000 briques ont été collectées, représentant plus de 18 millions F CFA.

Soumaïla BONKOUNGOU

Astride OUEDRAOGO (Stagiaire)