Au Tchad, l’opposition traverse une mauvaise passe. Alors que l’ex-Premier ministre et leader du parti Les Transformateurs, Succès Masra, purge actuellement une peine de 20 ans de prison pour des messages haineux et complicité de meurtre, d’autres opposants l’ont rejoint derrière les barreaux. Huit opposants arrêtés fin avril, ont été récemment condamnés à huit ans de prison ferme, pour diverses raisons, notamment pour « association de malfaiteurs », « mouvement insurrectionnel », « rébellion et détention illégale d’armes de guerre ».
Les intéressés, tous membres du Groupe de concertation des acteurs politiques (GCAP), ont été interpellés et jugés dans le cadre de l’organisation d’une marche de protestation et d’indignation interdite. Même s’ils ne sont pas appelés à passer le même temps en prison, les opposants condamnés partagent le sort de l’ancien chef de gouvernement tchadien, qui paie pour son rôle présumé dans des violences communautaires ayant occasionné des morts. Après avoir contesté l’élection du Président Mahamat Idriss Déby en mai 2024, l’opposition tchadienne est restée dans une posture de défiance, décriant sa gouvernance. Autant que faire se peut, les opposants veulent soulever la rue contre le régime Déby, mais elle s’engage manifestement dans une mission périlleuse.
Si elle n’a pas réussi à déloger le père, Idriss Deby, tué au front en décembre 2021, ce n’est pas le fils, qui a pris la relève avec autorité sur le pays, qui va céder aussi facilement. Même les rebelles, avec leurs armes, ne sont pas parvenus à faire plier les Deby. Plutôt que d’opter pour des contestations pouvant dégénérer en des violences regrettables, les opposants gagneraient travailler à prendre le pouvoir par les urnes, en vendant des projets de société à même de séduire et d’inciter les populations à leur confier les rênes du Tchad à l’avenir. La politique de la chaise vide ou des boycotts de scrutins ne rapporte pas toujours. L’opposition tchadienne doit changer de fusil d’épaule.
Il y a des échéances électorales qui s’annoncent et elle pourrait saisir l’occasion, pour espérer gagner du terrain politiquement. Les élections législatives et sénatoriales sont fixées au 21 juin 2026. C’est une opportunité pour elle de mener le combat des urnes. Les Tchadiens n’attendent que des solutions à leurs problèmes quotidiens. Ils n’ont pas besoin d’être entrainés dans des violences inutiles, pour servir des ambitions politiques égoïstes. S’ils veulent incarner l’alternance et construire le Tchad de leurs vœux, les opposants au régime Déby doivent se départir des troubles qui ne constituent pas des arguments politiques.
Le ministère de l’Enseignement de base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales, de concert avec ses partenaires, a lancé officiellement le projet d’apprentissage accéléré pour les enfants et les adolescents non scolarisés ou déscolarisés, lundi 18 mai 2026, à Ouagadougou.
Le Projet d’apprentissage accéléré pour les enfants et les adolescents non scolarisés ou déscolarisés (PAAENS/BFA) veut soutenir les efforts du gouvernement, en assurant un accès accru des enfants âgés de 9 à 12 ans à une éducation de qualité, inclusive et sensible au genre par le biais des centres de la Stratégie de scolarisation accélérée passerelles (SSA/P) et des écoles primaires.
D’un coût global de plus de 23,615 milliards francs CFA, les acteurs ont procédé au lancement officiel du PAAENS/BFA, le 18 mai 2026, à Ouagadougou. Les régions bénéficiaires, les Bankui, les Koulsé, le Gulmu, la Sirba, la Tapoa, le Nakambé, le Yaadga et le Soum. En plus des trois régions, constituant les zones de repli des personnes déplacées internes , s’ajoutent celles de Oubri, de Nando et du Nazinon. Pour le secrétaire général du ministère de l’Enseignement de base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales, Ibrahima Sanon, le lancement du PAAENS/BFA constitue une étape majeure dans la mise en œuvre de la politique éducative du Burkina Faso.
Il a indiqué que le projet est le fruit de la coopération entre le Burkina Faso, la Banque islamique de développement (BID), la Fondation Education Above All (EAA) du Qatar et la Fondation Stromme. « Il traduit la volonté du gouvernement d’apporter des réponses appropriées à la problématique des enfants et adolescents hors école dans un contexte national marqué par de nombreux défis, notamment sécuritaires et humanitaires. La pertinence d’un tel projet ne fait l’ombre d’aucun doute », a-t-il confié. Une éducation de qualité et inclusive Selon M. Sanon, la Stratégie de scolarisation accélérée passerelle (SSA/P) sur laquelle repose l’essentiel du projet, apparaît aujourd’hui comme une réponse adaptée à la situation des enfants non scolarisés ou déscolarisés précoces, particulièrement dans le contexte actuel de retour des populations déplacées dans leurs localités d’origine, avec un important effectif d’Elèves déplacés internes (EDI).
Toutefois, Ibrahima Sanon a précisé que cette approche éducative permet à des enfants âgés de 9 à 12 ans de bénéficier, en 9 mois de formation intensive, des apprentissages essentiels correspondant aux classes de CP1, CP2 et CE1, avant leur intégration dans le système éducatif formel, prioritairement au niveau du CE2. Le représentant des partenaires techniques et financiers, Al Houssaine Bah de la Banque islamique pour le développement (BID), a salué la longue et fructueuse collaboration entre le Burkina Faso et la Banque. Pour lui, l’éducation est un levier puissant du développement humain, de la cohésion sociale et de la résilience. Le coordonnateur du projet, Abdoulaye Ouédraogo, a émis le vœu que ce lancement permette d’informer et d’engager les parties prenantes au projet, en vue de soutenir sa coordination efficace et efficiente pour l’atteinte des résultats escomptés.
Le Secrétaire général du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Pr Samuel Paré, a procédé à l’installation officielle du Président du conseil d’administration (PCA) ainsi que du premier président de l’université de la nouvelle Université Faustin-Sié-Sib (UF2S) de Gaoua, le lundi 18 mai 2026.
Après la cérémonie de baptême de l’Université Faustin-Sié-Sib de Gaoua, ses premiers responsables ont aussitôt été officiellement installés au cours d’une cérémonie présidée par le Pr Samuel Paré, le lundi 18 mai 2026, par le Secrétaire général du ministère en charge de l’enseignement supérieur. Il s’agit du Président du conseil d’administration (PCA), Pr Issa Tapsoba ainsi que du premier président de l’université, Pr Nâg-Tiéro Roland Meda ,désormais chargés de conduire la mise en œuvre des activités académiques et administratives de l’institution.
Selon le Secrétaire général, cette installation s’inscrit dans la dynamique nationale de développement de l’enseignement supérieur. Il a indiqué que l’université devra contribuer à la formation, à la recherche et au développement, conformément aux orientations des autorités publiques. Par ailleurs, il a affirmé que l’université s’inscrit dans la carte universitaire nationale avec une orientation vers plusieurs filières stratégiques, notamment les sciences sociales, le tourisme, la géographie ainsi que les sciences de la production agricole. Le Pr Samuel Paré a invité les nouveaux dirigeants à travailler à la pleine réalisation des missions de l’institution, en lien avec les objectifs de développement du pays et les besoins de la région.
Le président du Conseil d’administration installé a exprimé sa gratitude aux autorités pour la confiance placée en lui. Pr Issa Tapsoba a souligné l’importance et la lourdeur de la mission confiée, tout en affirmant son engagement à travailler en synergie avec l’ensemble des acteurs de l’université. Avant d’insister sur la nécessité de promouvoir la discipline, le civisme et l’organisation au sein de la communauté universitaire, estimant que ces valeurs constituent des piliers essentiels pour la réussite de l’institution. Le premier président de de l’Université Faustin-Sié -Sib de Gaoua a, pour sa part, remercié les autorités pour la confiance accordée.
Pr Nâg-Tiéro Roland Meda a annoncé l’élaboration d’un plan stratégique de développement, basé sur les orientations des autorités de tutelle, afin de structurer les actions de l’institution. Ce plan vise notamment à renforcer la formation des étudiants aux niveaux licence et master, en adéquation avec la carte universitaire nationale et les besoins du marché de l’emploi. Et de réaffirmer son ambition de faire de l’Université Faustin-Sié-Sib de Gaoua un pôle d’excellence académique capable de former des diplômés « compétents, innovants et utiles » au développement du Burkina Faso.
Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Adjima Thiombiano, a présidé, le lundi 18 mai 2026, la cérémonie de baptême Université Faustin-Sié-Sib de Gaoua (UF2S) de Gaoua.
Le Centre universitaire de Gaoua est officiellement devenu une université de plein exercice à l’issue du Conseil des ministres du jeudi 5 février 2026. Désormais baptisée Université Faustin-Sié -Sib de Gaoua (UF2S), l’institution a été officiellement inaugurée, le lundi 18 mai 2026, sur son site à Gaoua, au cours d’une cérémonie marquée par l’installation de son tout premier président, le Pr Nâg-Tiéro Roland Meda.
Placée sous la présidence du ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Pr Adjima Thiombiano, il a indiqué que cette transformation du Centre universitaire de Gaoua en université s’inscrit dans la vision du gouvernement et du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, visant à rapprocher les structures universitaires des populations et à offrir davantage d’opportunités d’accès à l’enseignement supérieur aux jeunes Burkinabè. « Nous ne sommes pas réunis ici pour accomplir une simple formalité.
C’est un acte historique très important que nous sommes en train de poser », a déclaré le ministre, soulignant qu’au-delà du baptême de l’université, il s’agit désormais d’une responsabilité collective pour tous les acteurs impliqués dans le développement de l’institution. Le choix du nom « Faustin Sié Sib», a également été présenté comme un hommage à une figure intellectuelle de renommée nationale et internationale. Pour le ministre, cette dénomination constitue une interpellation adressée à l’ensemble des responsables universitaires, enseignants-chercheurs, étudiants et populations afin de faire de l’université un véritable pôle d’excellence.
La stèle de l’Université Faustin-Sié-Sib a été dévoilée en présence des autorités
Selon le Pr Adjima Thiombiano, l’université se positionne déjà dans des domaines stratégiques tels que les sciences agronomiques, le tourisme, les mines et les carrières. Il a également annoncé la poursuite des investissements de l’Etat à travers la construction de bâtiments pédagogiques, d’une cité universitaire, de forages ainsi que l’aménagement des voies d’accès. Le ministre a, par ailleurs, salué la mobilisation des populations locales qui ont accepté de céder leurs terres pour permettre l’implantation de l’université sur son propre site. « C’est une véritable leçon de patriotisme », a-t-il affirmé.
Pour le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, cette contribution des communautés constitue un exemple pour les autres localités aspirant à accueillir des infrastructures universitaires. La cérémonie a été parrainée par le ministre chargé des Sports, Annick Pikbougoum/Zingué Ouattara et co-parrainée par l’évêque de Diébougou, Mgr Der Raphael Kussiélé Dabiré. Prenant la parole à la cérémonie au nom des parrains, la marraine Annick Pikbougoum/Zingué Ouattara, a souligné que l’Université Faustin-Sié-Sib devra être non seulement un cadre de transmission des connaissances, mais aussi un espace de formation civique et patriotique.
Selon elle, l’université doit promouvoir l’innovation, l’esprit entrepreneurial, le sens de l’effort ainsi que la culture de l’excellence afin de former une jeunesse consciente de ses responsabilités et capable de contribuer au développement du Burkina Faso. La marraine a également invité les responsables universitaires à accorder une attention particulière au sport universitaire, à la vie associative et à l’entrepreneuriat pour garantir une formation complète des étudiants sur les plans intellectuel, moral et physique.
S’adressant aux étudiants, elle les a exhortés à faire de cette institution un cadre de discipline, d’innovation et de dépassement de soi. « Le Burkina Faso compte sur votre engagement, votre patriotisme et votre sens des responsabilités pour relever les défis de notre temps », a-t-elle lancé aux étudiants. La cérémonie s’est tenue en présence de plusieurs membres du gouvernement, de sa famille, des autorités administratives, coutumières, universitaires ainsi que des étudiants venus assister à cet événement qualifié d’historique.
Boudayinga J-M THIENON
Qui était le Pr Faustin Sié Sib?
Né en 1939 à Kampti, dans la région du Djoro, et décédé le 6 septembre 2019 à Ouagadougou, le Professeur Faustin Sié Sib fait partie des grandes figures fondatrices de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique au Burkina Faso. Son parcours illustre la contribution des premières générations d’intellectuels burkinabè à la structuration de l’université nationale après les indépendances. Après ses études secondaires à Bobo-Dioulasso et à Ouagadougou, il poursuit son cursus universitaire en France, à l’Université Paris VI. Il y obtient en 1974 un doctorat d’Etat en sciences physiques, consacrant un parcours académique d’excellence.
De retour au pays en 1975, il intègre l’Université de Ouagadougou, alors en pleine phase de construction institutionnelle. Enseignant-chercheur en sciences physiques et en chimie organique, il est nommé professeur titulaire en 1986. Il s’illustre rapidement dans la structuration des enseignements scientifiques, notamment par la mise en place du troisième cycle de chimie, qui contribue à former plusieurs générations de chercheurs et d’enseignants. Il participe également à la création de l’Institut de mathématiques et de sciences physiques (IMP), structure clé dans le développement de la recherche scientifique au Burkina Faso. Au sein de l’université, il occupe aussi des responsabilités administratives, notamment en tant que doyen de la Faculté des sciences et techniques.
Au niveau national, le Professeur Sib Sié Faustin a été ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique entre 1980 et 1982, période au cours de laquelle il contribue à la structuration des politiques publiques d’enseignement supérieur. Son influence dépasse les frontières nationales. Il devient le premier président de la Société ouest-africaine de chimie (SOACHIM), renforçant la coopération scientifique dans la sous-région et la promotion de la recherche en chimie. Engagé dès sa jeunesse, il avait déjà occupé en 1954 le poste de premier secrétaire général national de la Jeunesse étudiante catholique (JEC), témoignant d’un engagement précoce pour la formation, la discipline et la responsabilité sociale. Reconnu pour sa rigueur et sa discrétion, il demeure une référence majeure de l’histoire universitaire burkinabè et un bâtisseur de l’enseignement scientifique.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a lancé une alerte sanitaire internationale face à une épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo, dimanche 17 mai 2026. La maladie est vraisemblablement causée par la souche Bundibugyo. Il n’existe aucun vaccin ni traitement contre ce variant dont le taux de létalité peut atteindre 50 %.
La République démocratique du Congo (RDC) est encore dans l’œil du cyclone. En effet, pour la 17e fois, ce pays fait face à une épidémie de maladie à virus Ebola depuis que la maladie a été identifiée en 1976. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclenché, le dimanche 17 mai 2026, une alerte sanitaire internationale face à une épidémie de la maladie en RDC. La maladie à virus Ebola se caractérise par de fortes fièvres et des hémorragies souvent mortelles pour l’être humain. Le taux de létalité moyen de la maladie est d’environ 50%.
Le virus Ebola a été découvert en 1976 lors de deux épidémies au Soudan et en République démocratique du Congo. Il tire son nom de la rivière Ebola située à proximité du premier foyer identifié de la maladie. Depuis, plusieurs flambées épidémiques se sont produites notamment en 2013-2016 puis en 2018-2020. Ces dernières années, des progrès significatifs ont été réalisés en matière de prévention, notamment avec la mise au point de vaccins. La souche du virus responsable de l’épidémie actuelle est appelée Bundibugyo (BDBV), l’une des six espèces d’Ebolavirus connues. Le ministre de la Santé congolais, Samuel-Roger Kamba, a annoncé 91 décès causés par le virus, le dimanche 17 mai 2026. Environ 350 cas suspects ont été signalés au cours de cette épidémie.
La majorité des personnes affectées par la maladie, qui provoque une fièvre hémorragique extrêmement contagieuse, ont entre 20 et 39 ans. Plus de 60 % sont des femmes. L’Agence sanitaire de l’Union africaine a fait état de 88 décès vraisemblablement liés au virus sur 336 cas suspects, dans un rapport publié le 17 mai. Située au Nord-Est du pays et frontalière de l’Ouganda et du Soudan du Sud, la province d’Ituri, foyer de l’épidémie, est difficilement accessible. Les divers bilans s’appuient principalement sur des cas de suspicion. Dans son communiqué, l’OMS précise qu’il subsiste d’importantes incertitudes quant au nombre réel de personnes infectées et à la propagation géographique de la maladie. L’Ouganda voisin de cette province a aussi recensé ses premiers malades.
L’OMS craint un risque élevé de propagation en raison de la mobilité des populations, des échanges commerciaux et des voyages, ainsi que des incertitudes épidémiologiques persistantes entre les deux Etats. A cet effet, elle appelle à une coordination et une coopération internationale afin de comprendre l’ampleur de l’épidémie, de conjuguer les efforts de surveillance de prévention et de riposte, d’intensifier et de renforcer les opérations et de garantir la capacité de mettre en œuvre des mesures de contrôle. Pour assurer cette prévention contre la souche Bundibugyo qui semble être résistante aux traitements et aux vaccins, l’OMS demande la mise en place de centres ou unités de traitement spécialisés pour isoler et prendre en charge les patients infectés.
Toutefois, elle a précisé que pour l’heure, la situation ne répond pas aux critères d’une urgence pandémique. Néanmoins, la vigilance reste de mise au regard du caractère contagieux de la maladie Ebola. En effet, de 2013 à 2016 en Guinée, au Libéria et en Sierra Leone, environ 29 000 cas dont au moins 11 300 morts ont été déclarés. Il s’agit de la plus importante épidémie de maladie à virus Ebola connue à ce jour.
L’Association professionnelle des secrétaires du Burkina Faso a organisé la Ire édition du forum national des professionnels du secrétariat et de l’assistanat de direction, samedi 16 mai 2026, à Ouagadougou.
Artisans de l’organisation administrative et piliers du suivi des décisions des institutions publiques et privées, les professionnels du secrétariat et de l’assistanat de direction jouent un rôle fondamental de gardiens et de facilitateurs de l’information et de la communication. A cet effet, au regard du contexte actuel du pays marqué par des défis sécuritaires, économiques et institutionnels qui lui font face, il exige en eux une transformation profonde des pratiques administratives et une redéfinition des méthodes de travail. Le samedi 16 mai 2026, à Ouagadougou, ils se sont retrouvés pour échanger, partager des expériences et proposer d’idées au bon fonctionnement de la Nation.
Cette rencontre, placée sur le thème : « Les professionnels du secrétariat et de l’assistanat de direction du Burkina Faso au cœur de la refondation de l’Etat : dialogue institutionnel et engagement pour une administration publique performante », a été saluée par le ministre Secrétaire général (SG) du gouvernement, Ousmane Ouattara. Pour lui, ce cadre est une opportunité majeure de dialogue direct entre les acteurs de terrain et les autorités publiques. De son avis, il va permettre à la fois de mieux faire connaître les réalités professionnelles des secrétaires, et de recueillir leurs contributions, attentes et propositions pour améliorer le fonctionnement de l’administration.
De ce fait, il a encouragé les participants à formuler des recommandations concrètes et constructives liées au renforcement des capacités, à la professionnalisation du métier, à l’éthique et à la déontologie administrative et à l’adaptation aux exigences de la transformation numérique. « La refondation de l’Etat, engagée sous le leadership de son excellence le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, repose sur une administration efficace, intègre et résolument tournée vers les résultats. Cette ambition ne saurait se concrétiser sans des ressources humaines compétentes, engagées et responsables. Et vous, professionnels du secrétariat, êtes au premier rang de cette transformation », a-t-il lancé.
Le ministre, SG du gouvernement, a, en outre, réaffirmé l’engagement des autorités à accompagner toutes les initiatives visant à professionnaliser et valoriser le métier du secrétariat, améliorer les conditions de travail et renforcer les compétences des acteurs. Simplifier les procédures administratives Il a formulé le vœu que les travaux aboutissent à des recommandations « pertinentes » et à des engagements « forts » de nature à renforcer la place et le rôle des secrétaires dans l’administration. Car, pour lui, le gouvernement est disposé à examiner avec attention ces recommandations dans une logique d’amélioration du service public. Dans cette lancée, la présidente de l’Association professionnelle des secrétaires du Burkina Faso (APSB), Espérance Assetou Dabiré, a indiqué qu’au cours des échanges, les participants vont présenter leurs préoccupations et proposer des solutions concrètes et adaptées à la réalité nationale.
Elle a exhorté ses camarades à ne plus être de simples exécutants mais une force de propositions pour simplifier les procédures administratives, améliorer la qualité du service public, renforcer la transparence et la traçabilité des actions administratives. « L’administration publique performante que nous appelons de nos vœux ne se construira pas sans nous. (…), nous avons donc une responsabilité historique, celle de contribuer activement à la transformation de notre administration », a-t-elle souligné.
Le représentant du président de la délégation consulaire de la chambre de commerce du Burkina Faso, Issoufou Maiga, par ailleurs, le parrain, a rassuré les professionnels du secrétariat et de l’assistanat de direction que son institution reste disponible et engagée pour accompagner la mise en œuvre de ces différentes recommandations dans une dynamique de partenariat fondée sur la confiance, la collaboration et la recherche de résultats. Il les a encouragés à poursuivre ce dynamisme de professionnalisation, d’innovation et d’excellence.
Canal Olympia Yennenga Ouaga 2000 est officiellement devenu le Centre culturel du Faso (CCF). Le lancement du complexe culturel a été patronné par le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme,Pingdwendé Gilbert Ouédraogo.
C’est officiel, Canal Olympia Yennenga Ouaga 2000 est devenu le Centre culturel du Faso (CCF). Placée sous le thème « Pour une nouvelle ère culturelle au Faso », la cérémonie de lancement du Centre culturel du Faso (CCF) a été présidée, le samedi 16 mai 2026, par le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo. Pour Roland Achille Sow, le président de Gnandoro vision, structure porteuse du CCF, ce changement de nom traduit plusieurs objectifs : « renforcer l’accès à la culture ; soutenir la création artistique ; encourager les rencontres et les échanges et contribuer au rayonnement culturel du Burkina Faso ».
Le CCF a été pensé pour être un espace de rencontre entre les disciplines, les générations et les publics.
« En reprenant le flambeau de la mythique salle Canal Olympia Yennenga, nous honorons un précieux territoire de divertissement et de partage », a-t-il affirmé. D’une dimension de 15 000 m2, le CCF comprendra quatre projets phares, notamment une esplanade moderne et modulable de 2500 places, une salle de conférence de près de 3000 places dédiées aux grandes rencontres, un écosystème communautaire intégrant un espace de coworking pour la jeunesse créative, une zone de sport et danse, un espace d’épanouissement pour les enfants et un restaurant de 500 places.
Selon le ministre Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, ce lancement prouve que les capitaux burkinabè sont aptes à porter le développement de nos industries culturelles et créatives de manière générale, et l’industrie cinématographique et audiovisuelle de façon particulière.
M.Sow a aussi fait savoir que le CCF s’engage à créer un temple du 7e art grâce à des projections quotidiennes sauf lundi valorisant le cinéma burkinabè, une scène ouverte offrant des spectacles dédiées aux concerts, au théâtre, aux performances live, un carrefour numérique en maintenant un accès permanent aux technologies modernes pour la jeunesse burkinabè.
Le président de Gnandoro vision, Roland Achille Sow, a affirmé que le Centre culturel du Faso (CCF) est un investissement dans la culture.
« Notre but est d’offrir au Burkina un complexe culturel digne de son statut de leader culturel africain. Nous ne venons pas pour faire du surplace. Nous investissons dans l’avenir et dans nos artistes car notre signature est claire : Notre culture, notre avenir », a-t-il déclaré. Pour le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, cette transition revêt une grande importance car elle incarne avant tout les idéaux de la Révolution progressiste populaire (RPP) parce que le Burkina Faso est dans une dynamique d’expression de sa souveraineté et de son patrimoine culturel. A la cérémonie, le ministre avait à ses côtés plusieurs personnalités, à savoir, entre autres, le président de la Chambre des mines du Burkina Faso Souleymane Boly(parrain), le directeur général de IAMGOLD Essakane, Tidiane Barry(co-parrain) et le directeur général de la SONATUR, Boureima Ouattara.
Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a reçu en audience, ce lundi 18 mai 2026, une délégation de l’Association des ambassadeurs du Burkina Faso à la retraite (ABF). Conduite par son vice-président, Oumar Diawara, la délégation s’est entretenue avec le Chef du Gouvernement sur les missions de la structure et a réaffirmé sa disponibilité à mettre son expertise au service du pays.
L’ABF regroupe des ambassadeurs, consuls généraux et ministres plénipotentiaires à la retraite. Elle a pour mission de promouvoir la solidarité entre ses membres et d’apporter son expertise à l’État, notamment dans le domaine diplomatique. À travers cette audience, l’association entend s’inscrire dans la dynamique actuelle de repositionnement de la diplomatie burkinabè, fondée sur la souveraineté nationale, la défense des intérêts du pays et la recherche de partenariats stratégiques.
« Nous avons besoin d’échanger avec nos autorités pour connaître la nouvelle vision stratégique de notre diplomatie. Forts de notre expérience, nous savons que le monde est en train de changer de façon radicale. Ces échanges nous permettent de faire la jonction entre le passé et le présent, avec la prise en compte de la nouvelle vision portée par la souveraineté nationale et le développement inclusif », a affirmé le vice-président de l’ABF, Oumar Diawara, à l’issue de l’audience.
Les anciens ambassadeurs ont exprimé leur volonté de soutenir les initiatives du Gouvernement en matière de développement durable, de diplomatie d’influence et de quête d’alliances stratégiques. Selon le vice-président de l’ABF, plusieurs actions ont déjà été menées dans ce sens, notamment une contribution patriotique à l’initiative Faso Mêbo et au Fonds de soutien patriotique.
La délégation a également fait part des réflexions engagées en vue de la création d’un cadre d’échanges regroupant les anciens ambassadeurs des pays de la Confédération des États du Sahel (AES). Cette vision a été appréciée et encouragée par le Chef du Gouvernement, qui y voit une initiative en cohérence avec la dynamique diplomatique actuelle des pays de l’AES, engagés à porter une voix commune sur les grandes questions régionales et internationales. « Aujourd’hui, l’AES est une réalité que nous devons prendre en charge avec nos collègues du Mali et du Niger », a déclaré Oumar Diawara.
Pour le Premier ministre, l’expérience, la mémoire institutionnelle et la connaissance des enjeux internationaux accumulées par les anciens diplomates constituent un capital précieux pour les États de l’AES. Dans un contexte de recomposition géopolitique mondiale, leur contribution peut renforcer la réflexion stratégique et accompagner la lutte pour la souveraineté, à travers une meilleure lecture des rapports de force, des alliances et des mutations en cours sur la scène internationale.
Le Chef du Gouvernement a salué la démarche de l’ABF et encouragé ses membres à poursuivre leur engagement en faveur du Burkina Faso. Il a invité l’association à jouer pleinement sa partition dans la transmission des connaissances, le partage d’expérience et la production de réflexions utiles à l’action publique, notamment dans la trajectoire du Manifeste de la Révolution progressiste populaire.
Cette rencontre participe à la mobilisation des compétences nationales, en particulier celles des anciens diplomates, dont l’expérience demeure précieuse pour le rayonnement du Burkina Faso et la consolidation d’une diplomatie souveraine, solidaire et adaptée aux exigences du moment.