Epidémie d’Ebola en RDC: l’OMS tire la sonnette d’alarme

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a lancé une alerte sanitaire internationale face à une épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo, dimanche 17 mai 2026. La maladie est vraisemblablement causée par la souche Bundibugyo. Il n’existe aucun vaccin ni traitement contre ce variant dont le taux de létalité peut atteindre 50 %.

La République démocratique du Congo (RDC) est encore dans l’œil du cyclone. En effet, pour la 17e fois, ce pays fait face à une épidémie de maladie à virus Ebola depuis que la maladie a été identifiée en 1976. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclenché, le dimanche 17 mai 2026, une alerte sanitaire internationale face à une épidémie de la maladie en RDC. La maladie à virus Ebola se caractérise par de fortes fièvres et des hémorragies souvent mortelles pour l’être humain. Le taux de létalité moyen de la maladie est d’environ 50%.

Le virus Ebola a été découvert en 1976 lors de deux épidémies au Soudan et en République démocratique du Congo. Il tire son nom de la rivière Ebola située à proximité du premier foyer identifié de la maladie. Depuis, plusieurs flambées épidémiques se sont produites notamment en 2013-2016 puis en 2018-2020. Ces dernières années, des progrès significatifs ont été réalisés en matière de prévention, notamment avec la mise au point de vaccins. La souche du virus responsable de l’épidémie actuelle est appelée Bundibugyo (BDBV), l’une des six espèces d’Ebolavirus connues. Le ministre de la Santé congolais, Samuel-Roger Kamba, a annoncé 91 décès causés par le virus, le dimanche 17 mai 2026. Environ 350 cas suspects ont été signalés au cours de cette épidémie.

La majorité des personnes affectées par la maladie, qui provoque une fièvre hémorragique extrêmement contagieuse, ont entre 20 et 39 ans. Plus de 60 % sont des femmes. L’Agence sanitaire de l’Union africaine a fait état de 88 décès vraisemblablement liés au virus sur 336 cas suspects, dans un rapport publié le 17 mai. Située au Nord-Est du pays et frontalière de l’Ouganda et du Soudan du Sud, la province d’Ituri, foyer de l’épidémie, est difficilement accessible. Les divers bilans s’appuient principalement sur des cas de suspicion. Dans son communiqué, l’OMS précise qu’il subsiste d’importantes incertitudes quant au nombre réel de personnes infectées et à la propagation géographique de la maladie. L’Ouganda voisin de cette province a aussi recensé ses premiers malades.

L’OMS craint un risque élevé de propagation en raison de la mobilité des populations, des échanges commerciaux et des voyages, ainsi que des incertitudes épidémiologiques persistantes entre les deux Etats. A cet effet, elle appelle à une coordination et une coopération internationale afin de comprendre l’ampleur de l’épidémie, de conjuguer les efforts de surveillance de prévention et de riposte, d’intensifier et de renforcer les opérations et de garantir la capacité de mettre en œuvre des mesures de contrôle. Pour assurer cette prévention contre la souche Bundibugyo qui semble être résistante aux traitements et aux vaccins, l’OMS demande la mise en place de centres ou unités de traitement spécialisés pour isoler et prendre en charge les patients infectés.

Toutefois, elle a précisé que pour l’heure, la situation ne répond pas aux critères d’une urgence pandémique. Néanmoins, la vigilance reste de mise au regard du caractère contagieux de la maladie Ebola. En effet, de 2013 à 2016 en Guinée, au Libéria et en Sierra Leone, environ 29 000 cas dont au moins 11 300 morts ont été déclarés. Il s’agit de la plus importante épidémie de maladie à virus Ebola connue à ce jour.

Abdoulaye BALBONE

Secrétariat et assistanat de direction: les professionnels échangent sur les défis du métier

L’Association professionnelle des secrétaires du Burkina Faso a organisé la Ire édition du forum national des professionnels du secrétariat et de l’assistanat de direction, samedi 16 mai 2026, à Ouagadougou.

Artisans de l’organisation administrative et piliers du suivi des décisions des institutions publiques et privées, les professionnels du secrétariat et de l’assistanat de direction jouent un rôle fondamental de gardiens et de facilitateurs de l’information et de la communication. A cet effet, au regard du contexte actuel du pays marqué par des défis sécuritaires, économiques et institutionnels qui lui font face, il exige en eux une transformation profonde des pratiques administratives et une redéfinition des méthodes de travail. Le samedi 16 mai 2026, à Ouagadougou, ils se sont retrouvés pour échanger, partager des expériences et proposer d’idées au bon fonctionnement de la Nation.

Cette rencontre, placée sur le thème : « Les professionnels du secrétariat et de l’assistanat de direction du Burkina Faso au cœur de la refondation de l’Etat : dialogue institutionnel et engagement pour une administration publique performante », a été saluée par le ministre Secrétaire général (SG) du gouvernement, Ousmane Ouattara. Pour lui, ce cadre est une opportunité majeure de dialogue direct entre les acteurs de terrain et les autorités publiques. De son avis, il va permettre à la fois de mieux faire connaître les réalités professionnelles des secrétaires, et de recueillir leurs contributions, attentes et propositions pour améliorer le fonctionnement de l’administration.

De ce fait, il a encouragé les participants à formuler des recommandations concrètes et constructives liées au renforcement des capacités, à la professionnalisation du métier, à l’éthique et à la déontologie administrative et à l’adaptation aux exigences de la transformation numérique. « La refondation de l’Etat, engagée sous le leadership de son excellence le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, repose sur une administration efficace, intègre et résolument tournée vers les résultats. Cette ambition ne saurait se concrétiser sans des ressources humaines compétentes, engagées et responsables. Et vous, professionnels du secrétariat, êtes au premier rang de cette transformation », a-t-il lancé.

Le ministre, SG du gouvernement, a, en outre, réaffirmé l’engagement des autorités à accompagner toutes les initiatives visant à professionnaliser et valoriser le métier du secrétariat, améliorer les conditions de travail et renforcer les compétences des acteurs. Simplifier les procédures administratives Il a formulé le vœu que les travaux aboutissent à des recommandations « pertinentes » et à des engagements « forts » de nature à renforcer la place et le rôle des secrétaires dans l’administration. Car, pour lui, le gouvernement est disposé à examiner avec attention ces recommandations dans une logique d’amélioration du service public. Dans cette lancée, la présidente de l’Association professionnelle des secrétaires du Burkina Faso (APSB), Espérance Assetou Dabiré, a indiqué qu’au cours des échanges, les participants vont présenter leurs préoccupations et proposer des solutions concrètes et adaptées à la réalité nationale.

Elle a exhorté ses camarades à ne plus être de simples exécutants mais une force de propositions pour simplifier les procédures administratives, améliorer la qualité du service public, renforcer la transparence et la traçabilité des actions administratives. « L’administration publique performante que nous appelons de nos vœux ne se construira pas sans nous. (…), nous avons donc une responsabilité historique, celle de contribuer activement à la transformation de notre administration », a-t-elle souligné.

Le représentant du président de la délégation consulaire de la chambre de commerce du Burkina Faso, Issoufou Maiga, par ailleurs, le parrain, a rassuré les professionnels du secrétariat et de l’assistanat de direction que son institution reste disponible et engagée pour accompagner la mise en œuvre de ces différentes recommandations dans une dynamique de partenariat fondée sur la confiance, la collaboration et la recherche de résultats. Il les a encouragés à poursuivre ce dynamisme de professionnalisation, d’innovation et d’excellence.

Oumarou RABO

Culture : Canal Olympia Yennenga Ouaga 2000 devient le Centre culturel du Faso

Canal Olympia Yennenga Ouaga 2000 est officiellement devenu le Centre culturel du Faso (CCF). Le lancement du complexe culturel a été patronné par le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo.

C’est officiel, Canal Olympia Yennenga Ouaga 2000 est devenu le Centre culturel du Faso (CCF). Placée sous le thème « Pour une nouvelle ère culturelle au Faso », la cérémonie de lancement du Centre culturel du Faso (CCF) a été présidée, le samedi 16 mai 2026, par le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo. Pour Roland Achille Sow, le président de Gnandoro vision, structure porteuse du CCF, ce changement de nom traduit plusieurs objectifs : « renforcer l’accès à la culture ; soutenir la création artistique ; encourager les rencontres et les échanges et contribuer au rayonnement culturel du Burkina Faso ».

Le CCF a été pensé pour être un espace de rencontre entre les disciplines, les générations et les publics.

« En reprenant le flambeau de la mythique salle Canal Olympia Yennenga, nous honorons un précieux territoire de divertissement et de partage », a-t-il affirmé. D’une dimension de 15 000 m2, le CCF comprendra quatre projets phares, notamment une esplanade moderne et modulable de 2500 places, une salle de conférence de près de 3000 places dédiées aux grandes rencontres, un écosystème communautaire intégrant un espace de coworking pour la jeunesse créative, une zone de sport et danse, un espace d’épanouissement pour les enfants et un restaurant de 500 places.

Selon le ministre Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, ce lancement prouve que les capitaux burkinabè sont aptes à porter le développement de nos industries culturelles et créatives de manière générale, et l’industrie cinématographique et audiovisuelle de façon particulière.

M.Sow a aussi fait savoir que le CCF s’engage à créer un temple du 7e art grâce à des projections quotidiennes sauf lundi valorisant le cinéma burkinabè, une scène ouverte offrant des spectacles dédiées aux concerts, au théâtre, aux performances live, un carrefour numérique en maintenant un accès permanent aux technologies modernes pour la jeunesse burkinabè.

Le président de Gnandoro vision, Roland Achille Sow, a affirmé que le Centre culturel du Faso (CCF) est un investissement dans la culture.

« Notre but est d’offrir au Burkina un complexe culturel digne de son statut de leader culturel africain. Nous ne venons pas pour faire du surplace. Nous investissons dans l’avenir et dans nos artistes car notre signature est claire : Notre culture, notre avenir », a-t-il déclaré. Pour le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, cette transition revêt une grande importance car elle incarne avant tout les idéaux de la Révolution progressiste populaire (RPP) parce que le Burkina Faso est dans une dynamique d’expression de sa souveraineté et de son patrimoine culturel. A la cérémonie, le ministre avait à ses côtés plusieurs personnalités, à savoir, entre autres, le président de la Chambre des mines du Burkina Faso Souleymane Boly(parrain), le directeur général de IAMGOLD Essakane, Tidiane Barry(co-parrain) et le directeur général de la SONATUR, Boureima Ouattara.

Alassane KERE

Mobilisation des compétences nationales : les anciens ambassadeurs réaffirment leur disponibilité au service du Burkina Faso

Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a reçu en audience, ce lundi 18 mai 2026, une délégation de l’Association des ambassadeurs du Burkina Faso à la retraite (ABF). Conduite par son vice-président, Oumar Diawara, la délégation s’est entretenue avec le Chef du Gouvernement sur les missions de la structure et a réaffirmé sa disponibilité à mettre son expertise au service du pays.

L’ABF regroupe des ambassadeurs, consuls généraux et ministres plénipotentiaires à la retraite. Elle a pour mission de promouvoir la solidarité entre ses membres et d’apporter son expertise à l’État, notamment dans le domaine diplomatique. À travers cette audience, l’association entend s’inscrire dans la dynamique actuelle de repositionnement de la diplomatie burkinabè, fondée sur la souveraineté nationale, la défense des intérêts du pays et la recherche de partenariats stratégiques.
« Nous avons besoin d’échanger avec nos autorités pour connaître la nouvelle vision stratégique de notre diplomatie. Forts de notre expérience, nous savons que le monde est en train de changer de façon radicale. Ces échanges nous permettent de faire la jonction entre le passé et le présent, avec la prise en compte de la nouvelle vision portée par la souveraineté nationale et le développement inclusif », a affirmé le vice-président de l’ABF, Oumar Diawara, à l’issue de l’audience.
Les anciens ambassadeurs ont exprimé leur volonté de soutenir les initiatives du Gouvernement en matière de développement durable, de diplomatie d’influence et de quête d’alliances stratégiques. Selon le vice-président de l’ABF, plusieurs actions ont déjà été menées dans ce sens, notamment une contribution patriotique à l’initiative Faso Mêbo et au Fonds de soutien patriotique.
La délégation a également fait part des réflexions engagées en vue de la création d’un cadre d’échanges regroupant les anciens ambassadeurs des pays de la Confédération des États du Sahel (AES). Cette vision a été appréciée et encouragée par le Chef du Gouvernement, qui y voit une initiative en cohérence avec la dynamique diplomatique actuelle des pays de l’AES, engagés à porter une voix commune sur les grandes questions régionales et internationales. « Aujourd’hui, l’AES est une réalité que nous devons prendre en charge avec nos collègues du Mali et du Niger », a déclaré Oumar Diawara.
Pour le Premier ministre, l’expérience, la mémoire institutionnelle et la connaissance des enjeux internationaux accumulées par les anciens diplomates constituent un capital précieux pour les États de l’AES. Dans un contexte de recomposition géopolitique mondiale, leur contribution peut renforcer la réflexion stratégique et accompagner la lutte pour la souveraineté, à travers une meilleure lecture des rapports de force, des alliances et des mutations en cours sur la scène internationale.
Le Chef du Gouvernement a salué la démarche de l’ABF et encouragé ses membres à poursuivre leur engagement en faveur du Burkina Faso. Il a invité l’association à jouer pleinement sa partition dans la transmission des connaissances, le partage d’expérience et la production de réflexions utiles à l’action publique, notamment dans la trajectoire du Manifeste de la Révolution progressiste populaire.
Cette rencontre participe à la mobilisation des compétences nationales, en particulier celles des anciens diplomates, dont l’expérience demeure précieuse pour le rayonnement du Burkina Faso et la consolidation d’une diplomatie souveraine, solidaire et adaptée aux exigences du moment.
DCRP/Primature

 

Sommet mondial de la santé : Un investissement de 3,5 millions de dollars pour faire progresser la médecine de précision en Afrique, annoncé à Nairobi

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Biolinx Africa, la YTO Foundation et Nextgen Molecular Lab ont annoncé un partenariat Sud-Sud historique, soutenu par un investissement local de 3,5 millions USD et l’acquisition d’une plateforme de séquençage NovaSeq X Plus. Les partenaires ont déclaré que cette collaboration permettra d’élargir significativement les capacités en génomique et de rapprocher la médecine de précision des populations africaines, en commençant par le Kenya et la Côte d’Ivoire.

Le partenariat a été dévoilé lors d’une table ronde de haut niveau à huis clos intitulée « Du dialogue à la mise en œuvre : construire l’avenir de l’Afrique en génomique et en médecine de précision », organisée en marge du World Health Summit Regional Meeting 2026 à Nairobi, au Kenya. La session a réuni des chercheurs en génomique, des régulateurs gouvernementaux, des partenaires de financement du développement, des investisseurs et des organisations de santé mondiale afin de s’attaquer aux obstacles freinant le développement d’une infrastructure génomique durable en Afrique et de définir des prochaines étapes concrètes.

La première phase de la collaboration portera sur le renforcement des capacités de séquençage, le soutien à la production et à l’analyse de données génomiques portées par l’Afrique, ainsi que l’établissement d’une feuille de route de mise en œuvre sur 24 mois, ancrée au Kenya et en Côte d’Ivoire. La plateforme NovaSeq X Plus, que l’organisation Illumina décrit comme un système à grande échelle dédié aux applications de séquençage intensif, constituera un pilier central de ce déploiement infrastructurel.

L’Afrique abrite la plus grande diversité génétique humaine au monde, et pourtant les populations africaines restent largement sous-représentées dans les études génomiques mondiales et les bases de données de référence. Ce déficit a des conséquences cliniques réelles : diagnostics erronés, interprétations incorrectes des résultats, et traitements moins efficaces pour les populations qui en ont le plus besoin. Parallèlement, la génomique et la médecine de précision gagnent du terrain dans les politiques du continent. L’AUDA-NEPAD a identifié la génomique comme l’une des priorités scientifiques de l’Afrique ; le CDC Afriquec indique que six pays ont déjà lancé des stratégies nationales en génomique, et onze autres ont finalisé leurs plans en attente de lancement. En février 2026, le Conseil exécutif de l’OMS a adopté une résolution sur la médecine de précision appelant à des investissements dans la génomique, la pharmacogénomique, les infrastructures de laboratoire, les bases de données génomiques et la bioinformatique.

« La génomique en Afrique doit passer de la conversation à la capacité opérationnelle. Ce partenariat consiste à mettre l’infrastructure, l’investissement et le leadership scientifique africain au service d’un agenda de mise en œuvre concret », Dr Robert Karanja, Fondateur et Directeur Exécutif, Biolinx Africa.

Quant au Prof. David Téa Okou, Généticien Moléculaire Clinique et Fondateur, YTO Foundation : « Les populations africaines restent sous-représentées dans le paysage génomique qui oriente de plus en plus les priorités en matière de prévention, de diagnostic, de traitement et de recherche. Ce partenariat vise à renforcer les capacités locales et à produire des données plus pertinentes pour les patients africains, afin d’améliorer leur prise en charge. De meilleures données, de meilleurs soins. »

A son tour, Dr George Michuki, Directeur Général, Nextgen Molecular Lab indique que : « Nous observons comment la pharmacogénomique peut aider à expliquer les différences de réponse aux traitements et à soutenir une prise en charge oncologique plus personnalisée. La prochaine étape consiste à rapprocher ces outils de la prise de décision clinique courante et, progressivement, de les intégrer dans les protocoles thérapeutiques et les discussions sur la couverture. »

Cette annonce illustre également la capacité des réseaux scientifiques africains à catalyser des collaborations transfrontalières. Le Dr Karanja et le Prof. Téa Okou sont tous deux membres de la cohorte African Voices of Science (AVoS), une initiative lancée par Speak Up Africa en 2020 pour amplifier la voix des chercheurs et experts africains en santé, et contribuer à orienter les politiques et les investissements vers des solutions de santé portées par l’Afrique. C’est à travers AVoS que les deux leaders se sont rencontrés pour la première fois — faisant de ce partenariat un résultat direct du pouvoir fédérateur du réseau.

« L’Afrique ne peut pas construire des systèmes de santé équitables à partir de données qui ne représentent pas ses populations. African Voices of Science existe pour mettre les scientifiques en relation, bâtir des partenariats et créer les conditions nécessaires à l’émergence de solutions dirigées par des Africains. Ce partenariat est la preuve de ce qui devient possible lorsque les experts africains disposent de l’espace nécessaire pour diriger. À présent, nous avons besoin d’investissements et d’une volonté politique à la hauteur de leur ambition, car la génomique en Afrique doit rendre des comptes aux populations qu’elle sert. » — Fara Ndiaye, Co-Fondatrice et Directrice Adjointe, Speak Up Africa

Les partenaires décrivent cette initiative comme une plateforme de collaboration à long terme en génomique et en médecine de précision, avec le Kenya et la Côte d’Ivoire comme pays d’ancrage initiaux, et l’ambition d’une expansion continentale au fur et à mesure que les infrastructures et les partenariats se développeront.

REMAPSEN

Réhabilitation et transmission du patrimoine culturel gulmancé : Un centre de recherche culturelle initiatique inauguré

Le Centre de recherche culturel initiatique pour la transmission massive et la réhabilitation du patrimoine gulmancé, (CRCIT-MRPG) a été inauguré, le vendredi 15 mai 2026, à Fada N’Gourma.

2.Tadaano Oyienbiga Oyenboiro Nassoulibiga, promoteur du centre : « Nous voulons faire du CRCIT-MRPG un espace de référence pour la documentation et la valorisation du patrimoine gulmancé ».
Tadaano Oyienbiga Oyenboiro Nassoulibiga, promoteur du centre : « Nous voulons faire du CRCIT-MRPG un espace de référence pour la documentation et la valorisation du patrimoine gulmancé ».

Pour préserver et perpétuer l’identité culturelle gulmancé, des traditionnalistes se sont investis dans la transmission des savoirs et savoir-faire ancestraux aux nouvelles générations. Parmi ces figures, l’on retrouve Tadaano Oyienbiga Oyenboiro Nassoulibiga, porte-parole de l’ancien roi du Gulmu et ministre à la cour royale. En effet, après plusieurs années de réflexion, ce traditionnaliste de « renom », à travers l’Association pour la défense et la promotion de la culture gourmantché (ADPCG), a inauguré, le vendredi 15 mai 2026, à Fada N’Gourma, un espace culturel baptisé Centre de recherche culturel initiatique pour la transmission massive et la réhabilitation du patrimoine gulmancé, (CRCIT-MRPG). Selon le promoteur, ce centre se veut un cadre dédié à la recherche, à la documentation et à la valorisation du patrimoine culturel gulmancé. Lequel patrimoine, a-t-il indiqué, se distingue notamment par ses savoirs initiatiques, ses rites, ses arts et ses pratiques coutumières transmis de génération en génération, mais encore insuffisamment documentés et fortement exposés aux mutations sociales, économiques et culturelles. « La création du centre répond donc à une nécessité urgente de préserver cet héritage au profit des jeunes générations, des chercheurs, des communautés locales et des partenaires institutionnels », a expliqué Tadaano Oyienbiga Oyenboiro Nassoulibiga. A l’entendre, le CRCIT-MRPG ambitionne de devenir un espace de référence en matière de documentation, d’exposition, de sensibilisation et de promotion du patrimoine gulmancé. Au demeurant, a-t-il dit, il s’agit, à travers ce centre, de fédérer les acteurs culturels autour de la mission commune de sauvegarde des valeurs ancestrales.

« Un pan d’un vaste chantier de réécriture de l’histoire du Gulmu »

Pour le représentant du gouverneur de la région du Gulmu, Hassan Djibilirou, cette initiative est porteuse d’espoir, surtout que le Gulmu regorge d’un potentiel culturel riche, varié et diversifié. « Nous voulons que ce centre soit un lieu vivant, un espace d’échanges intergénérationnels, de dialogue culturel, de formation, de recherche et de rayonnement du patrimoine gulmancé au niveau national et international », a-t-il soutenu. Tout en félicitant le promoteur pour cette « ingénieuse initiative », il a invité les communautés, particulièrement les jeunes, à s’approprier le centre afin de continuer à perpétuer l’héritage légué par les devanciers. Présent à la cérémonie, le doyen du Comité de recherche de l’histoire et du patrimoine gulmancé, Yayébé Namoine, venu du Togo voisin, a indiqué que ce centre s’inscrit dans un vaste chantier de réécriture de l’histoire des Gulmancé qu’on retrouve au Burkina Faso, au Niger, au Togo, au Bénin, au Ghana et au Nigeria. Après la coupure du ruban marquant l’ouverture officielle du centre, les participants ont effectué une visite guidée des différents stands d’exposition. Ceux-ci présentaient notamment de la documentation sur l’histoire et le peuplement du Gulmu, des tenues traditionnelles, des savoirs et savoir-faire ancestraux, des armes et pièges traditionnels, des outils anciens, des instruments de musique traditionnels, des rites et initiations, de la documentation sur la géomancie, ainsi que des objets symboliques tels que les pierres à foudre et le foyer traditionnel.

3.Des objets rituels et symboliques du patrimoine gourmantché ont été exposés.
Des objets rituels et symboliques du patrimoine gourmantché ont été exposés.

Une figure majeure de la sauvegarde du patrimoine culturel

Promoteur du CRCIT-MRPG, Tadaano Oyienbiga Oyenboiro Nassoulibiga est considéré comme l’une des figures coutumières et culturelles majeures dans le Gulmu. Il se présente comme une autorité morale, un homme de culture, un traditionaliste et un environnementaliste. Au sein du palais royal du Gulmu, il assume plusieurs responsabilités, dont celles de porte-parole officiel du roi, ministre à la cour royale, gardien des traditions gourmantché et guide de tourisme. Double lauréat des « Trésors du Faso », distinction nationale récompensant les meilleurs acteurs de la culture, des arts et du tourisme dans les régions, il est reconnu pour son engagement dans la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel. Il rappelle d’ailleurs que, dans le cadre du programme national de recensement du patrimoine culturel immatériel conduit par le ministère en charge de la Culture, la région de l’Est a enregistré 406 éléments culturels, un record au plan national. Convaincu de l’urgence de documenter des connaissances essentiellement transmises par voie orale, alors que de nombreux détenteurs de savoirs disparaissent progressivement, il entend faire du CRCIT-MRPG un véritable creuset de conservation et de transmission du patrimoine gulmancé.

Armes, pièges traditionnels et outils anciens étaient également exposés.
Armes, pièges traditionnels et outils anciens étaient également exposés.

Joanny SOW

Beijing Tongrentang: Une icône de la médecine traditionnelle chinoise

À l’occasion de la journée internationale de la famille, les participants au CIPCC 2026 ont participé à une série d’activités organisées en l’honneur des familles sur le site de Beijing Tongrentang dans le district de Daxing le samedi 16 mai 2026.

 Proclamée par l’Assemblée générale des Nations Unies en 1993 avec la résolution A/RES/47/237, la Journée internationale des familles est célébrée le 15 mai de chaque année.

Au Burkina Faso, en plus d’être consacrée aux familles, cette journée est aussi celle des coutumes et des traditions. Elle est donc ainsi consacrée à la célébration du culte ancestral.

En Chine, la journée des familles est aussi marquée par plusieurs activités.

Cette activité visait à encourager les familles à mieux s’imprégner de la médecine traditionnelle chinoise afin de promouvoir une bonne santé au sein des foyers

Le samedi 16 mai 2026, nous avons eu le privilège en tant que participant au programme 2026 du Centre international de presse et de communication de Chine (CIPCC) de prendre part à une série d’activités organisées en l’honneur des familles sur le site de Beijing Tongrentang situé dans le district de Daxing.

Sur place, plusieurs enfants, accompagnés de leurs parents, prenaient plaisir à pratiquer plusieurs expériences culturelles telles que le tressage de nœuds Pan Chang, la confection de carnets familiaux , la création de fleurs artificielles, la cuisson de biscuits pentachromiques, la fabrication de sachets aux plantes médicinales, etc. Des jeux ludiques en famille étaient également organisées.

Cette activité, organisée par l’Association des femmes de Pékin avait pour objectif de favoriser les liens entre familles que ce soient celles chinoises ou étrangères. Nous avons d’ailleurs rencontré sur place plusieurs familles africaines qui prenaient plaisir à participer aux activités.

Tout en favorisant les interactions entre les familles, l’organisation de cette activité visait également à encourager les familles à mieux s’imprégner de la médecine traditionnelle chinoise afin de promouvoir une bonne santé au sein des foyers. D’où le choix du site de Beijing Tongrentang.

Accompagnés de leurs parents, certains enfants prenaient plaisir à pratiquer plusieurs expériences culturelles telles que la création de fleurs artificielles

Fondée en 1669, Beijing Tongrentang est une marque chinoise de renommée mondiale et un patrimoine culturel immatériel national. Elle est affiliée à la Beijing State-owned Assets Supervision and Administration Commission.

J’ai été impressionnée d’apprendre que cette entreprise est vieille de plus de 300 ans. Elle adhère à des maximes anciennes d’artisanat strict et défend la philosophie de bienveillance et de service de santé. Elle est spécialisée dans les médicaments chinois brevetés, les tranches à base de plantes et les toniques. Elle exporte des produits dans le monde entier comme une icône de la médecine traditionnelle chinoise.

Nadège YAMEOGO

(Depuis Pékin en Chine)

 

 

 

 

 

Journée des coutumes et traditions: le Keoogo, une école traditionnelle du royaume de Boussouma

En prélude à la journée des coutumes et traditions célébrée chaque 15 mai, le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a assisté dans la nuit du 14 mai 2026, au palais royal de Boussouma, aux contes et prestations des troupes musicales de l’école traditionnelle dénommée : « Keoogo ».

Le royaume de Boussouma a encore sacrifié à la tradition lors de la Journée des coutumes et traditions (JCT) célébrée le 15 mai 2026. Instituée depuis 2024, cette édition de la JCT a été couronnée par plusieurs activités telles que l’éducation culturelle des enfants à travers l’école traditionnelle dénommée : « Keoogo», l’accomplissement des rites traditionnels pour le retour de la paix au Faso, la sortie du roi de Boussouma, le Naaba Sigri, accompagnée d’allégeance de ses ministres et les manifestations populaires avec l’exposition des valeurs et cultures que possède le royaume.

Ainsi, la soirée du 14 mai a été marquée par le Keoogo à travers des prestations des troupes musicales et des contes, cette manifestation culturelle d’éducation des jeunes en présence du ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, accompagné d’une délégation des autorités régionales des Koulsé ainsi que le Dima de Boussouma et ses notables. Durant deux heures d’horloge, les artistes traditionnels, conteurs, tambouriers, etc. ont abordé plusieurs thèmes tels que la restauration de la paix, la non-maltraitance de l’orphelin, l’importance du rakiré, les conséquences négatives du gain facile. Institué en août 2021, le Keoogo est une école où les enfants apprennent des proverbes, récits historiques, prestations de troupes musicales, instruments traditionnels, contes africains abordant des thématiques sur le vivre-ensemble, la cohésion sociale, la paix, l’entente, l’amour du prochain et le patriotisme, selon le Busum Keoog Naaba Koobo.

« C’est un complexe culturel qui est dispensé chaque dernier samedi du mois à toute la communauté (jeune et vieille). C’est une éducation holistique puisée de nos traditions, coutumes, cultures, comme cela se faisait dans les camps d’initiation et dans les familles au Burkina », a-t-il indiqué. A entendre, le Busum Keoog Naaba Koobo, il s’agit de réactiver l’éducation traditionnelle qui se faisait dans les camps d’initiation dans un contexte d’insécurité qui nécessite des sensibilisations, messages forts puisés des valeurs traditionnelles, afin de construire la fraternité, la complémentarité, la solidarité et donner aussi du courage aux populations et en même temps préparer les jeunes à faire face aux épreuves et difficultés, en les éduquant dans les valeurs ancestrales.

Le Keoogo a été institué par le Dima de Boussouma depuis août 2021
et se tient dans la soirée de chaque dernier samedi du mois.

A l’issue du spectacle, le chef du département en charge de la culture, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, s’est dit satisfait de la transmission des valeurs endogènes positives à la jeune génération. « Je suis très content de passer une soirée au sein du palais royal pour vivre les réalités en termes de préservation et valorisation de notre patrimoine culturel. Ce soir, nous avons vécu des moments fabuleux qui nous ont permis de nous replonger dans un passé très lointain parce que nous avons personnellement eu la chance de vivre les soirées de contes auprès des vieillards et des sages de notre village », s’est-il réjoui. La JCT coïncide avec le mois du patrimoine burkinabè.

Et, pour le ministre Ouédraogo, ces moments historiques de contes et de conseils qui tendent à disparaître doivent être perpétués et même mis à l’échelle nationale. « Le Keoogo n’est rien d’autre qu’une immersion culturelle qui permet d’enseigner aux enfants et jeunes des valeurs et pratiques ancrées fortement dans nos traditions et coutumes », a-t-il insisté. Après avoir traduit sa reconnaissance au Dima de Boussouma et le Busum Keoog Naaba Koobo pour la réussite de cette manifestation culturelle, à la veille de la JCT, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a souhaité bonne fête à tous les garants des valeurs traditionnelles, savoirs et savoir-faire. « Nous devons leur rendre hommage et ensemble travailler à valoriser ce que nous avons comme richesse et diversité culturelle », a estimé le ministre de la Culture. Il a mis l’occasion à profit pour remettre des exemplaires du Manifeste de la RPP et du livre ‘’Le capitaine Ibrahim Traoré a dit’’ aux pensionnaires du Keoogo.

Emil SEGDA

Segda9emil@gmail.com