Aménagement paysager des espaces publics: 80 espaces verts, 10 kilomètres d’avenues… à aménager

Le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié, a officiellement lancé, les opérations d’aménagement paysager dans les centres urbains au Burkina Faso, lundi 4 mai 2026, à Ouagadougou.

Le gouvernement du peuple engage l’aménagement des espaces paysagers et publics dans les villes du Burkina Faso afin d’offrir aux populations un cadre de vie plus sain et plus attractif. Dans ce sens, des espaces verts, des ronds-points, des parcs urbains et des avenues ont été identifiés pour redonner un autre visage à ces endroits publics. Les travaux ont été lancés, lundi 4 mai 2026, à Ouagadougou par le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié. L’ambition portée par ces travaux d’aménagement est double. Pour le ministre d’Etat Sombié, il s’agit d’améliorer la sécurité et la fluidité du trafic en rendant ces infrastructures plus visibles pour les usagers et en transformant ces espaces en véritables marqueurs urbains capables de refléter l’esthétique, le dynamisme et l’attractivité des villes.

«Concernant ces ronds-points et les avenues qui seront aménagés, les aménagements seront réalisés dans le strict respect des normes de sécurité routière. La hauteur des arbres sera maîtrisée afin de ne pas gêner la visibilité et les systèmes d’irrigation économes en eau seront privilégiés. Cette approche permettra de garantir à la fois la durabilité des

A travers ces maquettes, des avenues de différentes villes vont connaitre une transformation dans les jours à venir.

aménagements », a-t-il soutenu. A l’issue du lancement des travaux, le commandant Ismaël Sombié a mis en garde que ces espaces ne seront pas destinés à la vente de boissons mais plutôt à promouvoir les produits locaux.  Il a aussi insisté sur la nécessité de préserver la vocation initiale de ces espaces.

Un comité de pilotage pour suivre les travaux

Pour assurer le suivi des travaux, il a fait savoir qu’un comité piloté par le secrétaire général adjoint du ministère chargé de l’Agriculture, Yassia Kindo, sera mis en place. « Ce comité aura pour mission d’évaluer chaque semaine l’évolution des différents chantiers sur l’ensemble du territoire concerné. Les travaux devront impérativement être achevés d’ici à la fin juin 2026. Je vous invite à redoubler d’effort», a lancé le ministre d’Etat chargé de l’Agriculture.

Selon le Directeur général (DG) de l’environnement et du cadre de vie, Abdoulaye Bazié, ces espaces verts identifiés seront conçus comme de véritables infrastructures sociales intégrant des fonctions récréatives, écologiques et culturelles. Les travaux vont comprendre l’aménagement des pelouses, des arbres d’ombrage, des haies, des massifs floraux, des allées stabilisées, des zones de repos, des mobiliers urbains, des blocs de latrines ainsi que de petits kiosques destinés à la commercialisation de produits locaux.

Pour l’année 2026, a-t-il précisé, le programme prévoit l’aménagement de 80 espaces verts, de 65 kilomètres de plantations d’alignement ainsi que de 10 kilomètres d’avenues à aménager dans les villes de Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, Koudougou, Dédougou, Banfora, Tenkodogo, etc. en collaboration avec les collectivités territoriales. S’adressant aux structures chargées de l’exécution des travaux, le DG de l’environnement et du cadre de vie a rappelé que ces réalisations constituent un patrimoine collectif. Il a appelé à un engagement citoyen pour leur préservation. 

Par ailleurs, il a salué l’accompagnement des partenaires techniques et financiers, notamment la Banque commerciale du Burkina (BCB), Coris Holding et Raynal Assurances ainsi que d’autres structures privées déjà engagées ou en voie de rejoindre l’initiative. Quant au DG de la BCB, Patrice Forogo, il a souligné que cette initiative s’inscrit dans le contexte de la Révolution progressiste populaire (RPP), portée par des idéaux de souveraineté, de dignité, de justice sociale et de résilience.

De son avis, il est essentiel de traduire ces ambitions en actions concrètes, visibles et capables d’impacter positivement le quotidien des populations. « Ce projet est la preuve que le partenariat public-privé peut être efficace, rapide et porteur de sens quand il est aligné sur l’intérêt général. Au nom des partenaires techniques et financiers, nous réitérons nos remerciements pour la confiance et pour la rigueur dans l’exécution des travaux », a-t-il confié. Patrice Forogo s’est dit engagé à ce que ces lieux restent propres, sécurisés et accessibles à tous.

Oumarou RABO

Crédit photo : Edith BAKALA

Légendes

1- Le ministre d’Etat chargé de l’Eau, le commandant Ismaël Sombié, a invité les acteurs concernés à travailler pour répondre au besoin des populations.

2- A travers ces maquettes, des avenues de différentes villes vont connaitre une transformation dans les jours à venir.

3- Le DG de l’environnement et du cadre de vie, Abdoulaye Bazié : « les aménagements paysagers contribuent à améliorer l’image des villes… ».

4- A l’image de Ouagadougou, des espaces verts ont été identifiés pour des travaux d’embellissement dans plusieurs villes.

VOIR PH Amenagement paysager…………..MAC ZANGO

Gestion de la canicule: Il faut revoir notre rapport avec l’environnement

Au Burkina Faso, la chaleur n’est pas une nouveauté. Elle fait partie du quotidien, du rythme des saisons, des habitudes de vie. Mais aujourd’hui, quelque chose a changé. La canicule s’installe avec une intensité et une durée inhabituelle. Elle gagne même les zones réputées les plus arrosées du pays. Ce phénomène, loin d’être anodin, agit comme un signal d’alarme. Il nous rappelle que notre rapport à l’environnement doit évoluer.

L’idée d’aménager pour l’année 2026, 80 espaces verts, 60 ronds-points, 65 kilomètres de plantations d’alignement et 10 kilomètres d’avenues dans les différentes villes du Burkina Faso est à saluer.

A cela s’ajoutent la création d’un parc écologique, le renforcement du parc urbain Bangr-Weogo, ainsi que la mise en place d’un espace de sylvothérapie et d’une aire zoologique dans la forêt de Kua, à Bobo-Dioulasso. L’instruction a été donnée par le ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié. En effet, il nе s’agit plus simplemеnt de suppоrter la chalеur оu dе cherchеr refugе à l’оmbrе d’un arbrе. La situatiоn actuelle ехigе unе réflехiоn apprоfоndie sur lеs оrigines еt les еffets de cette augmentatiоn dеs tеmpératurеs.

Lе changement сlimаtiquе n’еst plus unе nоtiоn élоignée, résеrvée аuх discussiоns. Il est désоrmаis unе réalité tаngiblе, ressеntiе au quоtidiеn pаr lеs pоpulatiоns du Burkina Fasо : sоls asséchés, diminutiоn dеs rеndements agriсоles, strеss hydrique accru, tarissement rapide des cours d’eau et cоnditiоns dе vie dе plus еn plus difficiles. Face à cеttе situаtiоn, оn pоurrait êtrе tеnté dе se fier uniquemеnt à la nаture оu à la prоvidencе. Cеpеndant, il est essentiel dе mettre en plaсe une répоnsе envirоnnementаle struсturée et cоlleсtivе. Cеla débutе par une prise de cоnsсience : la dégrаdatiоn dе nоtrе envirоnnemеnt n’еst pаs inévitable, mais sоuvent lе résultаt dе nоs actiоns.

… à l’urbаnisаtiоn mаl réguléе…

La défоrestatiоn massive, l’ехplоitatiоn désоrdоnnéе des rеssоurces naturelles et une urbаnisаtiоn mаl réguléе intensifient lеs effets de la chаlеur. Dans lеs zоnеs urbaines, le bétоn а prоgrеssivement remplаcé lеs еspасes verts, transfоrmant certains quartiers еn véritables îlоts de сhaleur. Dans nоs précédеntes publicatiоns, nоus avоns attiré l’attention sur la transfоrmatiоn dеs еspaces vеrts à Ouagadоugоu, ainsi que dans d’autres villes, qui a rendu les températures encоre plus diffiсilеs à suppоrtеr. Planter des arbres, aménager des espaces verts, repenser l’urbanisme ne relèvent plus du luxe ou de l’esthétique.

Evoluer vers des pratiques plus résilientes

Ce sont des impératifs de survie. Les techniques agricoles doivent évoluer vers des pratiques plus résilientes : agroécologie, reboisement, gestion durable des sols et de l’eau. Il ne s’agit pas de rompre avec les savoirs traditionnels, mais de les enrichir par des innovations adaptées au contexte actuel. Le ministère de l’Agriculture , de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques est certes engagé dans cette dynamique mais, doit intégrer pleinement la dimension climatique et environnementale. Cela passe par des investissements dans la reforestation, la protection des ressources en eau, la promotion des énergies renouvelables, mais aussi par l’éducation et la sensibilisation des populations. Car une transition écologique réussie ne peut se faire sans l’adhésion des citoyens. Mais au-delà du ministère de l’Agriculture, chacun est interpellé.

… au tarissement rapide des cours d’eau et au déficit d’espaces verts, peut contribuer à la réduction considérable de la canicule.

Les gestes individuels, souvent perçus comme insignifiants, peuvent avoir un impact réel s’ils sont adoptés à grande échelle. Il s’agit par exemples d’éviter le gaspillage d’eau, de protéger les arbres, de réduire les feux de brousse et de privilégier des modes de consommation plus responsables. La lutte contre la canicule est aussi une affaire de comportements. Cette chaleur accablante que nous ressentons aujourd’hui peut devenir une opportunité. Celle de repenser notre modèle de développement, de réconcilier croissance et respect de l’environnement, de bâtir un avenir plus durable. Le Burkina Faso, avec ses ressources humaines et son savoir-faire local, a les moyens de relever ce défi. Le ministre Ismaël Sombié vient de le démontrer en donnant des instructions fermes aux équipes techniques de la Direction générale de l’environnement et du cadre de vie (DGECV) de mettre le projet en oeuvre, afin de tirer profit de la saison pluvieuse.

Paténéma Oumar OUEDRAOGO

Filature du Sahel: une journée portes ouvertes pour faire connaitre l’entreprise

La Filature du Sahel (FILSAH) a lancé sa Journée portes ouvertes (JPO), le jeudi 30 avril 2026, à Bobo-Dioulasso. Une initiative visant à rapprocher l’entreprise du public et à mettre en lumière les enjeux stratégiques de la transformation locale du coton.

La Filature du Sahel (FILSHA) veut se faire connaitre davantage par le grand public. Pour ce faire, l’unité industrielle du fil de coton a ouvert ses portes, le jeudi 30 avril 2026, à Bobo-Dioulasso. Dans son allocution d’ouverture, le directeur général de FILSAH, Abdoulaye Nabolé, a salué la mobilisation autour de cette journée, qu’il considère comme une opportunité de faire découvrir bien plus qu’une unité industrielle. « Il s’agit de présenter une ambition nationale », a-t-il déclaré, insistant sur la nécessité pour le Burkina Faso de transformer localement son « or blanc » afin de créer davantage de valeur ajoutée et d’emplois.

Créée en 1997 et opérationnelle depuis 1999, la FILSAH se positionne aujourd’hui comme un maillon essentiel de la chaîne de valeurs coton-textile-habillement, assurant la transformation de la fibre de coton en fil destiné aux marchés national et international. Avec une capacité de production portée à 10 000 tonnes par an à la suite d’une extension récente, l’entreprise emploie directement plus de 500 personnes et contribue significativement à l’économie nationale. Selon les données fournies, elle génère en moyenne près de 600 millions francs CFA de recettes fiscales par an et soutient indirectement plus de 100 000 acteurs à travers les activités de teinture, de tissage, de couture et de design. Le ministre chargé de l’Industrie, par la voix du gouverneur de la région du Guiriko, Mariama Konaté, a salué l’initiative de la direction générale de FILSAH.

Cette initiative, aux dires du patron du département de l’Industrie, s’inscrit pleinement dans la vision nationale de transformation structurelle de l’économie. Basée sur le triptyque « produire localement, transformer localement et consommer localement », cette orientation constitue, selon lui, un levier essentiel pour bâtir une économie résiliente et souveraine. Il a rappelé que la filature représente un maillon stratégique sans lequel la valorisation complète du coton burkinabè reste impossible. Cependant, les deux intervenants ont unanimement reconnu les difficultés auxquelles fait face le secteur, notamment la concurrence déloyale liée à l’importation frauduleuse de fils et de pagnes.

Des pertes de plusieurs milliards francs CFA

Cette situation, a laissé entendre, a eu des répercussions importantes sur les performances de FILSAH, avec des stocks invendus ayant atteint plusieurs milliards francs CFA à certaines périodes. Face à cette menace, le gouvernement a engagé des mesures fortes pour assainir le marché, dont l’interdiction de certaines importations, le renforcement des contrôles et la labellisation du Faso Dan Fani. Le ministre a d’ailleurs fait état de résultats concrets issus des opérations de contrôle menées sur le terrain, ayant permis la saisie de produits frauduleux d’une valeur de plus de 20 millions francs CFA. Ces actions traduisent, selon lui, la volonté des autorités de protéger les industriels locaux et de garantir un environnement concurrentiel plus équitable.

La FILSAH, dans ses perspectives, entend jouer pleinement son rôle dans la dynamique d’industrialisation du Burkina Faso. Dotée d’équipements modernes et certifiés aux normes internationales, elle produit différents types de fils adaptés aussi bien à l’industrie qu’à l’artisanat, notamment pour la confection du Faso Dan Fani. L’entreprise, à en croire son premier responsable, ambitionne également de renforcer sa compétitivité pour conquérir les marchés régionaux et internationaux. Cette Journée portes ouvertes se veut ainsi une vitrine du savoir-faire industriel burkinabè, mais aussi un appel à la mobilisation collective.

« Choisir le fil produit localement, c’est soutenir toute une chaîne de valeurs et préserver des emplois », a rappelé le directeur général, invitant les acteurs économiques et les consommateurs à privilégier les produits nationaux. En définitive, cette journée portes ouvertes a permis de réaffirmer le rôle stratégique de FILSAH dans la quête de souveraineté économique du Burkina Faso. Entre défis structurels et perspectives de développement, la filature apparaît comme un symbole de l’ambition nationale de transformation locale, au service d’une économie plus forte et plus inclusive.

Kamélé FAYAMA

IIe édition Challenge Espoir U17: lancement officiel sous le signe de l’ambition

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Le comité d’organisation du tournoi de football « challenge espoir U17 » a animé une conférence de presse, le vendredi 1er mai 2026, pour annoncer la tenue de la IIe édition prévue débuter aux premières semaines des vacances scolaires. Cette deuxième édition va être organisée en collaboration avec la ligue régionale de football du Houet.

La IIe édition du tournoi de football « Challenge Espoir U17 » est désormais sur les rails. L’annonce a été faite par le comité d’organisation au cours d’une conférence de presse, le vendredi 1er mai 2026, à Bobo-Dioulasso. Après une première édition jugée réussie en 2025, les initiateurs entendent franchir un nouveau cap en 2026. Dès l’entame, le promoteur, Ismaël Traoré, a salué la mobilisation des hommes de médias qu’il a qualifiés de « partenaires stratégiques ». Il a insisté sur leur rôle essentiel dans la réussite de l’événement, notamment pour amplifier sa visibilité et susciter l’adhésion de potentiels sponsors. Le président du comité d’organisation, Cheick Oumar Compaoré, a officiellement annoncé la tenue de cette deuxième édition placée sur le thème « Sport comme outil de formation et de citoyenneté ». A l’en croire, la compétition se veut bien plus qu’un simple tournoi de football. « Elle ambitionne de contribuer à l’éducation et à l’encadrement des jeunes à travers les valeurs sportives », a-t-il indiqué.

Prévu pour débuter dès la première semaine des vacances scolaires, le tournoi connaîtra son apothéose, le 15 août 2026, avec la grande finale. Cette année, 32 équipes composées de jeunes âgés de 15 à 17 ans (catégorie U17) prendront part à la compétition. Réparties en quatre poules de huit, elles disputeront chacune au moins sept matchs, garantissant ainsi un temps de jeu conséquent et une meilleure exposition des talents. Les organisateurs entendent ainsi mettre l’accent sur la formation humaine. Discipline, respect, esprit d’équipe et fair-play sont les valeurs que ce tournoi entend inculquer aux participants. « Il s’agit également d’une véritable plateforme de détection pour les jeunes footballeurs qui pourraient ainsi se faire remarquer par des recruteurs et envisager une carrière professionnelle », aux dires du président du comité d’organisation. Pour réussir cette deuxième édition du tournoi « challenge espoir U17 », le comité d’organisation a lancé un appel à l’endroit des partenaires, des médias et du public afin de soutenir cette initiative. Pour les promoteurs du Challenge Espoir U17, investir dans le sport à la base, c’est contribuer à bâtir une jeunesse responsable et porteuse d’avenir.

Kamélé FAYAMA

Recouvrement des créances de l’Etat « Les débiteurs seront traqués », Edasso Rodrigue Bayala

Le ministre de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala, a présidé la traditionnelle montée des couleurs mensuelle de son département, le lundi 4 mai 2026, à Ouagadougou.

Comme il est de coutume, chaque premier lundi du mois, le ministère de la Justice organise une montée de couleurs qui réunit les travailleurs du département autour du drapeau national. Pour la montée des couleurs du mois de mai, c’est le tribunal du commerce de Ouagadougou qui a accueilli la cérémonie dans la matinée du lundi 4 mai 2026. En plus de la dimension civique et patriotique de l’activité, elle a aussi été l’occasion pour le chef du département de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala, d’encourager ses agents à plus d’ardeur au travail afin d’atteindre les objectifs assignés à son département cette année. Selon lui, le bilan du premier trimestre de 2026 est moins reluisant que celui obtenu l’année dernière à la même époque avec un écart d’environ trois points.

Loin de justifier cet écart, il a souligné que les impératifs diffèrent en fonction des années. Toutefois, il a invité ses collaborateurs à serrer la ceinture afin de rattraper le retard enregistré au premier trimestre. « Regardez dans vos tiroirs et faites sortir les dossiers qui y dorment », a-t-il demandé.

Notant que la situation n’est pas aussi inquiétante, le ministre a réaffirmé sa confiance en les capacités de ses collaborateurs à relever les défis qui se présentent au département. Il les a d’ailleurs félicités pour les résultats engrangés durant les trois premiers mois de l’année.

Il a fait cas notamment de la première phase des Journées nationales d’engagement et de participation citoyenne (JPPEC) qui se sont achevées avec succès. « Toutes les activités prévues ont été réalisées », s’est réjoui Edasso Rodrigue Bayala.

S’approprier les grandes réformes

Il a félicité l’ensemble des collaborateurs et particulièrement la direction générale de la promotion de la citoyenneté et de la paix qui ont largement contribué à cette réussite.

Le ministre a aussi mentionné la conférence de presse sur le recouvrement des chèques impayés, des créances bancaires et des décisions de justice au profit de l’Etat qui s’est tenu le 17 avril 2026. A l’entendre, cette activité a déjà porté fruit car, plus de 300 millions F CFA ont été recouvrés en huit jours. Même si cela semble insignifiant, au regard du montant total des créances estimé à plus de 107 milliards F CFA, Edasso Rodrigue Bayala, a noté que c’est déjà un bon début. Il a, en outre, saisi cette opportunité pour appeler à nouveau les débiteurs de l’Etat à passer rapidement à la caisse faute de quoi ils seront traqués.

Toujours au titre des évènements phares ayant marqué son département au cours du mois d’avril, Edasso Rodrigue Bayala a cité, la visite du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré au centre de production agricole de Baporo. A l’entendre, cette visite témoigne de l’intérêt que le chef de l’Etat porte à son département. Elle constitue par ailleurs, a-t-il indiqué, une source de motivation mais surtout une invite à atteindre les objectifs assignés au ministère de la Justice.

Il a appelé ses collaborateurs à s’approprier les grandes réformes entreprises au niveau du département afin de rendre visible et concrète la vision du président du Faso en matière pénitentiaire et de promotion des droits humains.

Nadège YAMEOGO

Agence Faso Mêbo : 776 engins pour 4 nouvelles brigades

 

Le Président du Faso, Chef de l’État, Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, a remis, ce lundi 4 mai 2 026, dans la matinée, un lot d’engins roulants de travaux publics à l’Agence Faso Mêbo, destiné à opérationnaliser les brigades des régions de Tannounyan, du Djôrô, du Nando et du Nakambé

« Officiellement, je vous remets les clés de ces différents engins. Vous allez les utiliser pour renforcer et accélérer les travaux de l’autoroute. Mais surtout pour que les utilisateurs puissent avoir la main sur leurs engins », a déclaré le Capitaine Ibrahim TRAORÉ en remettant le lot de matériel au Directeur général de l’Agence Faso Mêbo, le Commandant Zoodnoma Ahmed SAKANDÉ.

Ce sont 776 engins qui ont été remis. Composé, entre autres, de véhicules de type Pick-up, de semi-remorques, de niveleuses, de compacteurs, de pelles hydrauliques, de bulldozers, de centrales de concassage et d’enrobage, de camions grues, de citernes, ce matériel est destiné à la mise en route des brigades de 4 régions que sont les Tannounyan, le Djôrô, le Nando et le Nakambé.

Présents à cette cérémonie de remise, les Gouverneurs de ces régions ont été instruits de mobiliser les populations pour accompagner les travaux de Faso Mêbo. « J’attends de vous, les Gouverneurs, de mobiliser surtout les populations. C’est ce qui est le plus important. Si elles s’impliquent dans la construction des routes, c’est sûr qu’elles ne vont pas les dégrader », indique le Président du Faso.

Avec cette remise de matériel, le Chef de l’État réaffirme son engagement pour le désenclavement du pays dans la dynamique de la Révolution Progressiste Populaire.

Direction de la communication de la Présidence du Faso

Mouvement des Jeunes Féministes du Faso : Mme Madjelia Barro élue nouvelle présidente

Le Mouvement des Jeunes Féministes du Faso (MJFF) a tenu les 29 et 30 avril 2026, à Ouagadougou, une Assemblée Générale (AG). Cette rencontre de redevabilité a été un cadre d’échanges, de bilan et de prise de décisions pour assurer la transparence, la cohésion et l’appropriation du mouvement par ses membres. Le but in fine étant de renforcer la lutte contre les violences basées sur le genre. Un nouveau bureau de huit membres a été élu pour coordonner les orientations stratégiques validées pour les trois prochaines années.

La présidente nationale Madjelia Barro, s'engage à conduire le MJFF vers des sommets.
La présidente nationale Madjelia Barro, s’engage à conduire le MJFF vers des sommets.

Après trois ans de fonctionnement, le Mouvement des Jeunes Féministes du Faso (MJFF) avec l’appui technique et financier de l’Association D’appui et d’Eveil Pugsada (ADEP) et de la Fondation pour une Société Juste, a réuni ses membres les 29 et 30 avril 2026, à Ouagadougou, pour une rencontre statutaire de reddition des comptes. Venues des six régions d’intervention, les membres du MJFF toutes de sexe féminin, ont porté un regard critique sur les activités menées depuis la création du mouvement en 2022. Elles ont également dans une approche participative, échangé sur le contexte sécuritaire et partagé leurs expériences quant aux stratégies d’adaptation dans les actions de lutte contre les violences basées sur le genre. Des motifs de satisfaction pour la nouvelle présidente nationale du MJFF, Madjelia Barro : « Je tiens à féliciter chacune des femmes pour la qualité des bilans présentés. Malgré le contexte sécuritaire difficile qui impacte particulièrement les filles et les femmes, nous avons su rester résilientes et porter haut le flambeau du féminisme au Burkina Faso ».

Les huit membres du nouveau bureau de coordination du MJFF.
Les huit membres du nouveau bureau de coordination du MJFF.

L’assemblée générale a surtout été l’occasion d’élaborer et de valider les orientations stratégiques de fonctionnement pour les trois années à venir. Il s’agit entre autres de travailler à la visibilité des instances nationales et régionales du mouvement, d’adopter les bonnes pratiques de résilience au contexte sécuritaire pour ne laisser aucune jeune fille de côté, et de renforcer la lutte contre les violences basées sur le genre.

Un bureau de consensus a été élu pour coordonner les actions du Mouvement des Jeunes Féministes du Faso pour les trois prochaines années. « Ma mission sera guidée par la cohésion, l’inclusion et une volonté inébranlable de transformer positivement le statut des filles dans nos communautés. Le travail commence dès maintenant. Nous retournons dans nos régions respectives, pour relever les nouveaux défis pour un Burkina Faso plus juste et égalitaire », a laissé entendre la présidente nationale du MJFF, Madjelia Barro.

Crée en 2022 par l’ADEP, une organisation féminine de la société civile burkinabè, le Mouvement des Jeunes Féministes du Faso (MJFF) œuvre pour l’amélioration du statut et des conditions de vie des filles à travers la promotion de leurs droits et le renforcement de leurs capacités. Le MJFF intervient dans six régions que sont le Kadiogo, les Tannouya, le Nando, le Gourma, le Guiriko et le Djôrô.

Karim DIANDA

Coopération internationale: l’Iran réaffirme son soutien à l’AES

L’ambassadeur de la République islamique d’Iran au Burkina Faso, Mojtaba Faghihi, a animé une conférence de presse, le jeudi 30 avril 2026, à Ouagadougou. A cette rencontre avec la presse, le diplomate a abordé la situation sécuritaire et politique de son pays, les relations bilatérales entre l’Iran et le Burkina Faso, ainsi que le soutien de Téhéran aux pays de la Confédération des Etats du Sahel.

L’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République islamique d’Iran au Burkina Faso, Mojtaba Faghihi, est remonté contre la « guerre d’agression » menée par les Etats-Unis et Israël contre son pays. Il l’a fait savoir au cours d’un point de presse, jeudi 30 avril 2026, à Ouagadougou tout en réaffirmant la solidité des relations irano-burkinabè ainsi que le soutien de Téhéran à l’Alliance des Etats du Sahel (AES). Structurant son intervention autour de trois axes, le diplomate iranien est revenu sur les attaques qu’il attribue aux Etats-Unis et à Israël contre son pays. Il a rappelé que ces événements ont débuté le 28 février 2026, alors que des négociations étaient en cours en vue d’un règlement pacifique.

Il a affirmé que plusieurs infrastructures civiles, économiques et sociales ont été visées. Au plan humain, Mojtaba Faghihi a avancé un bilan de 3 468 personnes tuées dont 383 enfants et plus de 30 000 blessés. Il a également évoqué des destructions d’infrastructures civiles, notamment des établissements scolaires et sanitaires qu’il considère comme une violation des principes du droit international humanitaire. Dans son analyse, l’ambassadeur a dénoncé ce qu’il qualifie de « démocratie par la force », estimant que les interventions extérieures ne permettent pas aux Etats de construire des systèmes de gouvernance adaptés à leurs réalités.

Il a soutenu que chaque pays devrait s’appuyer sur ses propres valeurs et traditions pour assurer son développement. Abordant la coopération entre l’Iran et le Burkina Faso, le diplomate a affirmé que les relations entre les deux pays connaissent « leur meilleure période de l’histoire ». Il a indiqué que, malgré le contexte de crise, les engagements pris entre les deux Etats demeurent valides et applicables. Dans cette perspective, Mojtaba Faghihi a annoncé la tenue prochaine de la deuxième session de la Commission mixte Iran-Burkina Faso, en vue de renforcer davantage la coopération bilatérale.

Poursuivant son intervention, l’ambassadeur iranien a exprimé le soutien de son pays aux initiatives de la Confédération des Etats du Sahel (AES), regroupant le Burkina Faso, le Mali et le Niger. Il a salué les efforts entrepris par ces pays en matière de souveraineté et de développement. Selon lui, les dirigeants de ces Etats se trouvent à un moment décisif pour consolider leur indépendance. Il a, en outre, invité les peuples africains à faire confiance à leurs propres capacités et à privilégier des solutions endogènes pour leur développement. En perspective, le diplomate iranien a réaffirmé la volonté de son pays de consolider ses relations avec le Burkina Faso et de contribuer aux dynamiques de coopération Sud-Sud.

Gustave KONATE

(Collaborateur)

Exposition, « La perspicacité des masques du Burkina Faso » : le Premier ministre découvre l’univers artistique des frères Ouattara

Dans le cadre de la 22e édition de la Semaine nationale de la culture, le Premier ministre, chef du gouvernement, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a visité une exposition d’œuvres d’art des frères Assane et Ousséni Ouattara, artistes plasticiens, sculpteurs et spécialistes des masques africains et de la polychromie.

Installée à l’auberge La Villa-Rose, l’exposition, intitulée : « La perspicacité des masques du Burkina Faso », met en lumière la richesse, la profondeur et la vitalité de l’art burkinabè. Elle offre au public un parcours artistique structuré autour de deux volets. Le premier présente des fac-similés de masques et de statues du Burkina Faso, dans une démarche de valorisation du patrimoine culturel national. Le second est consacré à la création contemporaine, à travers des œuvres personnelles, notamment des masques qui ne se rattachent à aucun panthéon traditionnel burkinabè.

Cette approche traduit la volonté des artistes de faire dialoguer les racines culturelles avec les formes nouvelles de la création plastique. A travers leurs œuvres, les frères Ouattara montrent que l’art burkinabè peut puiser dans son patrimoine tout en s’ouvrant à l’innovation et aux expressions contemporaines. La visite du chef du gouvernement a été l’occasion de saluer l’engagement de ces artistes qui contribuent, par leur travail, à la promotion et à la revalorisation de la culture burkinabè. Pour Assane et Ousséni Ouattara, cette exposition s’inscrit pleinement dans l’esprit de la SNC, vitrine majeure de l’identité culturelle nationale. Ils se définissent, dans cette dynamique, comme des acteurs engagés au service de l’art contemporain burkinabè et de son rayonnement.

Les œuvres exposées témoignent également d’une grande diversité de matières et de techniques. Le bois y occupe une place centrale, aux côtés du fer, du plastique, de la peinture, de la tapisserie et de matériaux de récupération. Pour les artistes, la création plastique consiste à donner forme à des idées, des volumes et des images d’abord immatériels, afin de les transformer en œuvres visibles et porteuses de sens. Le cadre boisé de la cour de l’auberge Villa-Rose confère une dimension particulière à l’exposition, en renforçant le mystère et la profondeur de l’univers artistique proposé au public. Le chef du gouvernement a salué l’engagement des promoteurs de l’auberge

La Villa-Rose, le couple Moctar Salamatao et Franca Berkvens, qui, à travers l’accueil de cette exposition, contribuent à la valorisation des talents burkinabè. En visitant cette exposition, le Premier ministre a réaffirmé l’importance de soutenir les créateurs burkinabè et de faire de la culture un levier de transmission, de souveraineté et de rayonnement national. Dans le livre d’or, il a inscrit ces mots : « L’art demeure un puissant vecteur de transmission des valeurs, de préservation de notre identité et de mobilisation des consciences pour la construction d’un Burkina Faso souverain, digne et prospère. Puisse cette exposition inspirer davantage notre jeunesse et renforcer notre engagement collectif en faveur du rayonnement culturel de notre Nation».

𝐃𝐂𝐑𝐏/𝐏𝐫𝐢𝐦𝐚𝐭𝐮𝐫𝐞