Le Président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, chef de l’Etat, a présidé, ce jeudi 30 avril 2026, la cérémonie des obsèques nationales de feu le général d’armée Sadio Camara, ancien ministre d’Etat, ministre de la Défense et des Anciens combattants.
La cérémonie s’est déroulée sur la place d’armes du 34e régiment du génie militaire de Bamako. Le Grand maître des Ordres nationaux était entouré, pour l’occasion, du Premier ministre, du Président du Conseil national de Transition (CNT), des membres du gouvernement ainsi que du corps diplomatique. Plusieurs délégations étrangères ont également pris part à cette cérémonie, notamment les ministres de la Défense et des Affaires étrangères du Burkina Faso et du Niger, pays membres de la Confédération des Etats du Sahel (AES). Une délégation de la Guinée était également présente en plus d’anciens ministres.
A son arrivée au génie militaire, le chef suprême des Armées s’est recueilli devant la dépouille mortelle du défunt avant de signer le livre de condoléances. Cette séquence a été suivie d’une marche funèbre, le cercueil recouvert du drapeau national étant transporté sur un chariot. Au cours de la cérémonie, le Président de la Transition a remis, à titre
…a rendu hommage au général d’armée Sadio Camara, ancien ministre d’Etat, ministre de la Défense et des Anciens combattants.
posthume, les insignes de général d’armée à Sadio Camara, une distinction qui vient consacrer l’engagement et le parcours de celui qui fut l’un des piliers de l’appareil sécuritaire malien. Les différents témoignages émanant de la famille, des proches, des camarades de promotion de l’École militaire interarmes de Koulikoro (EMIA) ainsi que des représentants de l’AES, ont unanimement salué les qualités humaines et le sens du devoir du défunt.
Tous ont exprimé leur détermination à poursuivre le combat qu’il avait engagé pour la refondation et le renforcement de l’armée malienne. Dans son oraison funèbre, le Premier ministre a rendu hommage à l’abnégation d’un homme « entièrement dévoué à la Nation », tout en présentant ses condoléances à la famille et aux proches de l’illustre disparu. Il est également revenu sur son parcours militaire.La cérémonie s’est achevée par la sonnerie aux morts et un défilé des troupes avant la remise de la dépouille à la famille pour les cérémonies religieuses.
Le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié, a officiellement lancé, les travaux de curage des barrages n°1, 2, 3 et de Boulmiougou de la ville de Ouagadougou, vendredi 1er mai 2026, à Tanghin, au barrage n°1.
La ville de Ouagadougou a enfin vécu son rêve, celui de voir réaménager ses barrages avec l’extraction et l’évacuation de 600 000 m3 de sédiments, pour une première phase de curage. En effet, le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le commandant, Ismaël Sombié, a officiellement lancé, les travaux de curage des barrages n°1, 2, 3 et de Boulmiougou de la ville de Ouagadougou, vendredi 1er mai 2026, à Tanghin, au barrage n°1.
Ce lancement a eu lieu en présence des membres du gouvernement, des responsables du ministère en charge de l’agriculture, des chefs coutumiers et des populations riveraines. Selon les techniciens, les travaux vont consister à extraire et évacuer les sédiments de plus de 1,25 000 000 m3 du barrage 2, 733 000 m3 du barrage de Boulmiougou et 16 000 m3 du barrage n°1. Le ministre d’Etat Sombié a indiqué que lesdits barrages sont des plans d’eau vitaux pour la ville de Ouagadougou. « Pour le seul barrage n°2, le volume d’ensablement est estimé à 1,25 million de m3.
En termes simples, cela équivaut à 90 000 camions de 20 m3. En conséquence, la station de pompage de l’ONEA, autrefois installée sur ce barrage et qui contribuait à l’approvisionnement en eau potable en complément des barrages de Ziga et de Loumbila, ne peut plus être exploitée en raison de la dégradation de la qualité de l’eau, liée encore une fois à l’action humaine. La ville de Ouagadougou fait face à un déficit de 57 000 m3 d’eau potable par jour », a-t-il déploré. Le commandant Ismaël Sombié a pointé du doigt, les mauvaises pratiques maraîchères d’envasement ainsi que l’utilisation des pesticides et des herbicides, d’où la nécessité de curer ces retenues d’eau afin de prévenir les inondations et de réduire le déficit en eau. A ce propos, il a rappelé la mise en place du plan d’urgence gouvernemental, doté d’un financement d’environ 16 milliards F CFA, visant à atténuer la pénurie d’eau potable durant les périodes de forte chaleur.
Approvisionner Ouagadougou en eau potable
« Vous avez sans doute ressenti l’impact de ce plan d’urgence qui est toujours en cours de mise en œuvre. Dans une perspective de solutions à moyen terme, il est impératif que les ressources des barrages n°1, 2, 3, ainsi que celui de Boulmiougou qui constituent un réservoir en amont, puissent également contribuer à l’approvisionnement en eau potable de Ouagadougou », a-t-il dit. Le ministre d’Etat chargé de l’eau a invité l’Office national des barrages et des aménagements hydro-agricoles (ONBAH) et la Société nationale de l’aménagement des terres et de l’équipement rural (SONATER) en charge des travaux à œuvrer à respecter le délai de trois semaines fixées pour le curage des 600 000 m3 de sédiments prévus.
Le directeur général de l’Agence de l’eau du Nakanbé (AEN), Boukaré Sabo, a déclaré qu’au-delà de la prévention des inondations, la restauration de ces cuvettes permettra de renforcer la desserte en eau de la ville de Ouagadougou, d’améliorer durablement la qualité de la ressource et de revitaliser la vie aquatique. « Nous visons une augmentation significative de la production halieutique pour contribuer à notre souveraineté alimentaire », a-t-il déclaré. Concernant les maraîchers qui occupaient ces espaces, il a affirmé que leur relocalisation progressive dans la ceinture verte de Ouagadougou est déjà en cours. « Plus de 100 hectares ont été mobilisés et la réalisation de forages à gros débit sur ces sites est enclenchée.
…en présence du ministre d’Etat chargé de l’Eau, le commandant Ismaël Sombié.
Cela témoigne de la volonté du gouvernement de bâtir avec le peuple », a-t-il laissé entendre. Par ailleurs, le ministère en charge de l’agriculture, en collaboration avec celui en charge de l’action humanitaire, a mis à leur disposition, 25 tonnes de vivres, 45 tonnes d’engrais ainsi que des équipements d’irrigation au profit des personnes impactées afin de faciliter leur réinstallation. Quant au représentant du Président de la délégation spéciale de Ouagadougou (PDS) de Ouagadougou, Boukari Savadogo, il a laissé entendre que les travaux de curage viennent répondre à une attente forte des populations.
« La commune de Ouagadougou s’engage à accompagner pleinement la mise en œuvre de ces travaux, notamment à travers : la sensibilisation des riverains, le respect des mesures de protection du site et l’appui à la mobilisation communautaire », a-t-il assuré. Boukari Savadogo a exhorté les populations bénéficiaires à faire preuve de civisme et de responsabilité pour garantir la durabilité des ouvrages. Des vivres, des engrais et des équipements ont été symboliquement remis aux maraichers, au cours de la cérémonie, sous les bénédictions des chefs coutumiers.
Le Président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, a reçu, le jeudi 30 avril 2026 une délégation de la Confédération des Etats du Sahel (AES), conduite par le ministre de la Défense du Burkina Faso, le général Célestin Simporé.
Venue présenter les condoléances du Niger et du Burkina Faso, la délégation a salué la mémoire de l’officier émérite tombé le 25 avril 2026 lors d’une attaque de groupes armés terroristes appuyés par des sponsors étatiques étrangers à Kati. L’objectif de cette attaque lâche était de déstabiliser la Transition malienne et de briser l’espoir de l’AES qui se bat pour sa souveraineté, a déclaré le chef de délégation. Toujours dans son intervention, à l’issue de l’audience, le général Célestin Simporé a assuré que la lutte se poursuivra avec plus d’intensité pour honorer le combat du général Camara. Le Président Goïta a remercié ses pairs de l’AES pour cette marque de solidarité et de fraternité combattante.
La structure « Glory international group » a organisé un panel sur « le consommer local », le samedi 2 mai 2026, à Ouagadougou. L’activité entre dans le cadre du projet afro-preneur.
Consommer local, c’est créer de grandes entreprises, de l’emploi et booster l’économie nationale. Dans le but de renforcer ces impacts, la structure Glory international group a initié un projet de promotion du consommer local, dénommé : « Afro-preneur ». La Ire édition a eu lieu, le samedi 2 mai 2026 à Ouagadougou, autour d’un panel sur le thème : « Consommer local et l’entreprenariat, leviers de croissance et de souveraineté économique ». En plus du panel, une exposition-vente de produits locaux et une sortie de promotion afro-moderne à travers un défilé de mode ont été les temps forts de l’édition. Elle a connu la participation des étudiants, des membres d’association et d’entrepreneurs professionnels.
Le coordonnateur du projet « Afro-preneur », Junior Landry Sanogo, a expliqué que Afro-preneur ou l’entrepreneur africain est une activité qui vise à promouvoir l’entreprenariat et la transformation locale à travers l’industrialisation et l’innovation locale. Il a signifié que le projet a pour objectif de sensibiliser le grand public sur l’importance du « made in Burkina ». Et de mettre en lumière les entrepreneurs locaux qui peinent à se faire connaitre et valoriser leurs produits du grand public. Dans l’atteinte de la souveraineté économique, le coordonnateur du projet a souligné qu’il faut prôner la consommation locale et l’entreprenariat local au détriment de tout ce qui est importé. « Si, nous consommons ce qui est local, nous créons de milliers d’entrepreneurs et des richesses qui ne font que développer notre pays », a-t-il mentionné.
L’un des panelistes, Pierre Badolo, représentant du styliste Sébastien Bazémo, a soutenu que la question de l’entreprenariat local est nécessaire pour faire avancer l’économie nationale et faire connaitre les produits locaux dans le monde entier. Il a confié avoir outillé les participants sur les différentes bases de l’entreprenariat local au Burkina. « Tout le monde veut entreprendre sans chercher à comprendre les rouages de l’entreprenariat local et quand ils commencent, très tôt, ils sont rattrapés par quelques échecs qui les poussent à se décourager et abandonner », a-t-il souligné. Pour cela, il a appelé la jeunesse à se lancer dans l’entreprenariat local en ayant une base pour faire bouger l’économie nationale.
Les responsables du groupe scolaire Saint-Viateur ont animé une conférence de presse pour annoncer les activités entrant dans le cadre de la célébration des 25 ans de l’établissement, mercredi 29 avril 2026, à Ouagadougou.
Le groupe scolaire Saint-Viateur entend marquer d’une pierre blanche ses 25 années d’engagement au service de l’éducation au Burkina. A cet effet, il a animé une conférence de presse, le mercredi 29 avril, à Ouagadougou, afin de dévoiler les grandes articulations de la célébration de son jubilé d’argent.
Selon la présidente du comité d’organisation, Adjaratou Zongo, cette commémoration revêt une importance particulière pour l’ensemble de la communauté éducative. Elle a affirmé que les festivités, prévues du 7 au 27 mai 2026, à Ouagadougou, seront marquées par une série d’activités destinées à célébrer le parcours de l’établissement, à valoriser ses acquis et à se projeter vers l’avenir. Elle a précisé que le jubilé, placé sur le thème : « Groupe scolaire Saint-Viateur, 25 ans de foi, de discipline et d’excellence pour une formation intégrale au service d’une nation forte et résiliente », sera ponctué d’activités spirituelles, académiques, culturelles et sportives. « Il est prévu des colloques scientifiques, des compétitions sportives, des journées de reconnaissance, des kermesses, des messes d’action de grâce et un dîner de gala », a-t-elle cité.
La présidente du comité d’organisation du jubilé a, en outre, confié que cette célébration est un moment de reconnaissance pour les 25 années de travail accompli, mais aussi une opportunité de réflexion sur les perspectives de développement du groupe scolaire Saint-Viateur.
Elle a souligné que ce jubilé d’argent constitue également un cadre de mémoire et de projection. « Nous voulons revisiter notre parcours, apprécier nos acquis et renforcer notre engagement pour les années à venir », a-t-elle soutenu, ajoutant que l’établissement s’inscrit dans une dynamique d’adaptation aux défis contemporains de l’éducation.
A ce propos, elle a assuré que la célébration s’accompagnera de projets de développement institutionnel visant l’amélioration du cadre de vie et des conditions d’études. Il s’agit, a-t-elle poursuivi de la construction de blocs de toilettes modernes, de l’amélioration de l’éclairage de la cour de l’école, du paysage des espaces et de l’acquisition de mobilier scolaire. Un appel à contribution a été lancé à cet effet, a-t-elle ajouté.
Répondant aux préoccupations des journalistes sur le volet social de ce jubilé, Adjaratou Zongo, a expliqué que l’action sociale constitue un pilier permanent des activités de l’établissement. A cet effet, elle a rappelé que chaque année, des initiatives de solidarité sont menées au profit des personnes vulnérables, avec la participation des élèves et du personnel enseignant. « Le volet social fait partie intégrante de notre mission éducative. Nous avons toujours mené des activités de mobilisation sociale au profit des plus démunis, aussi bien au sein qu’en dehors de l’établissement », a-t-elle déclaré.
La présidente a précisé que cette tradition sera renforcée dans le cadre du jubilé d’argent, à travers 25 activités caritatives impliquant fortement les élèves. Ces derniers seront au cœur des initiatives sociales prévues, conformément à la vision éducative de l’établissement.
Abdoulaye BALBONE
Fatimata ZOUNGRANA
(Stagiaire)
Crédit photo : Fatimata ZOUNGRANA
Légendes
1. La présidente du comité d’organisation, Adjaratou Zongo, a invité les médias à accompagner la visibilité de cette célébration en assurant une large diffusion des activités.
2. Le volet social de ce jubilé d’argent a été expliqué aux journalistes.
Le président de l’université Thomas-Sankara, Pr Pam Zahonogo, a présidé la cérémonie de sortie de promotion groupée des nouveaux licenciés en sciences juridiques et politiques, science économique et gestion et science et technique, jeudi 30 avril 2026, à Ouagadougou.
Les étudiants des promotions 2021-2022 des filières Sciences juridiques et politiques (SJP), Science économique et gestion (SEG) et Science et technique (ST) de l’université Thomas-Sankara sont en fin de formation. Leur sortie de promotion après 3 ans de dur labeur en cycle de licence a eu lieu, jeudi 30 avril 2026, à Ouagadougou sous la présidence du président de l’Université Thomas- Sankara (UTS), Pr Pam Zahonogo. La cérémonie de sortie de promotion s’est déroulée en présence du corps enseignant, du personnel administratif, technique, ouvrier et de soutien (ATOS), des parrains, du président du conseil national de l’économie informelle, des lauréats et des parents et amis.
Le thème de la sortie de promotion a porté sur : « Valorisation de l’expertise nationale : regard croisé des diplômés en sciences juridiques, économiques, de gestion et technique pour un développement endogène ». Ce sont au total 1508 lauréats dont 676 femmes qui ont reçu leur diplôme en licence. Il s’agit de 921 licenciés dont 472 femmes en science économique et gestion, 401 dont 163 femmes en sciences juridiques et politiques et 186 diplômes dont 41 femmes en science et technique.La promotion en sciences juridiques et politiques a été baptisée : « Pr Souleymane Toé », celle en science économique et gestion, « Pr Honorine Sangaré/Illa » et la promotion science et technique « Pr Dominique Bonkoungou ».
Les professeurs honorés ont félicité, encouragé et prodigué des conseils à leurs filleuls avant de les souhaiter une très bonne chance dans la quête de l’emploi. Le président de l’UTS, Pr Pam Zahonogo, a confié qu’à travers cette sortie de promotion, l’UTS met sur le marché du travail des compétences variées. « Les recruteurs et chefs d’entreprises ont donc l’embarras du choix », a-t-il dit. Aux différents lauréats, il a exprimé sa fierté. « Pendant votre séjour à l’UTS, nous avons rempli notre part de contrat en vous dotant des capacités nécessaires. Je vous invite à être des ambassadeurs et à hisser très haut le drapeau de l’UTS dans votre environnement », a-t-il souhaité.
Aux corps enseignants, le président de l’UTS a exprimé sa satisfaction pour les résultats académiques obtenus. Quant aux personnels ATOS, il a salué leur contribution dans le succès de la normalisation des académiques. Le représentant des nouveaux diplômés, Salif Tall, a exprimé la gratitude de ses camarades aux parrains, éminents professeurs et encadreurs pour la transmission du savoir. « Grâce à votre engagement et dévouement, nous avons pu franchir avec détermination les différentes étapes de notre parcours en licence », s’est-il exprimé. Une remise symbolique des attestations sous l’animation de l’orchestre de l’UTS a mis fin à la cérémonie de sortie de promotion.
Quelques heures après la clôture de la 22e édition de la Semaine nationale de la culture (SNC), le Président du comité national d’organisation (PCNO), Bètamou Fidèle AymarTamini,a dressé un bilansatisfaisant avecune exécution à 100% des planifications pour laréussite de la fête de la culture.
Sidwaya (S) : Quel bilan faites-vous à chaud de la SNC Bobo 2026 ?
Bètamou Fidèle Aymar Tamini (B.F.A.T.) : Le bilan à chaud est satisfaisant, avec une planification exécutée à 100% pour réussir la 22e édition de la Semaine nationale de la culture (SNC) Bobo 2026.De même, toutes les innovations que nous avons proposées ont été expérimentées.Pour être plus précis, vous avez constaté avec nous, le succès en termes de rendus artistiques et de mobilisation des spectateurs lors de la cérémonie d’ouverture.Pour ce qui est des plateaux artistiques, cette édition a été assez particulière avec de fortes participations au Grand prix national des arts et des lettres (GPNAL), avec 128 troupes et ensembles artistiques en art du spectacle, 28 artistes en art plastique, 48 candidats en art culinaire, 112 écrivains en littérature, 431 sportifs en lutte traditionnelle et tir à l’arc.
Nous avons aussi eu la participation de la diaspora du Mali, du Niger, et de la Côte d’Ivoire, avec 70 artistes uniquement pour les arts du spectacle. Il faut préciser que nous avons eu un fort intérêt des acteurs pour la foire avec 1 000 stands qui ont été emménagés sur le site de la SNC. Nous devons reconnaitre que nous n’avons pas totalement pu satisfaire la forte demande autour des stands.Le village des communautés a mobilisé au moins 52 communautés nationales en plus de celles étrangères telles que le Mali, le Ghana, le Niger, la Côte d’Ivoire, la RDC et bien d’autres communautés vivant au Burkina.
Le marché des arts a mobilisé aussi beaucoup de monde avec quelques innovations et de grands artistes qui ont offert des prestations à la hauteur des attentes et des master class.Les activités littéraires se sont déroulées dans de meilleures conditions, avec cette fois-ci leur délocalisation à l’université Nazi-Boni. Toutefois, nous avons maintenu le site de la Chambre de commerce pour les activités de dédicace. Pour ma part, il s’agit d’une bonne expérience que nous avons vécue à travers le partenariat entre la direction générale de la SNC et l’université Nazi-Boni.
S : La SNC Bobo 2026 a intégré de nombreuses innovations.Dites-nous comment celles-ci ont-elles été adoptées par les différents acteurs ?
B.F.A.T. : Jusqu’ici nous n’avons pas noté de plainte quelconque par rapport aux innovations que nous avons proposées. C’est vrai que toute innovation peut engendrer de la résistance, mais nous avons travaillé à donner la bonne information. Ce qui a facilité leur adoption par les acteurs. Ces innovations ont facilité le travail du comité d’organisation et ont permis à chaque festivalier de vivre l’évènement à fond et sans difficulté majeure.Au titre de la facilitation, nous avons proposé une plateforme pour les réservations de chambres d’hôtels, des badges, des stands. Et, j’avoue que les innovations nous ont fait beaucoup de biens.
S : Depuis le 30 avril 2026, le comité national d’organisation a annoncé la suspension des achats de badges et de tickets. Qu’est ce qui a justifié cette décision ?
B.F.A.T. : Cette décision répondait au souci d’assurer la sécurité des festivaliers. Certes, la vente des badges et des tickets génère des revenus qui sont utiles pour faire face aux charges de l’organisation. Mais pour nous, la sécurité des populations prime sur tout.Et quand vous observez un espace totalement plein avec très peu de circulation, un incident est vite arrivé. C’est donc de façon responsable que nous avons décidé de suspendre la vente des tickets, le temps de permettre une maitrise des flux à l’intérieur de l’aire de la foire.
S : Vous l’avez dit, la SNC Bobo 2026 a enregistré une participation record à tous les niveaux. Quel est donc votre mot à l’endroit de tous les acteurs qui ont contribué à la réussite de cette édition ?
B.F.A.T : Le comité national d’organisation est reconnaissant pour cette mobilisation et cet engagement pour la cause de notre pays. Cela signifie que les Burkinabè se mobilisent par sentiment d’appartenance à un pays, par amour pour la culture, par envie de voir notre pays sortir de sa situation actuelle. C’est donc beaucoup plus des mots de remerciement et d’encouragement à plus de cohésion entre les Burkinabè et d’engagement quand nous avons ce genre d’évènement, afin que nous puissions encore travailler au rayonnement du Burkina Faso à l’international.
Les rideaux sont tombés, le samedi 2 mai 2026, sur la 22e édition de la Semaine nationale de la culture (SNC). Placée sur le thème : « Culture, jeunesse et transmission des valeurs sociales », cette édition de la biennale a tenu toutes ses promesses, confirmant une fois de plus que la culture demeure l’âme de la Nation et l’un des leviers stratégiques de son développement.
Le lancement officiel, le 25 avril 2026, par le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a donné le ton d’une édition marquée par un engagement politique renouvelé en faveur du secteur culturel. Ce geste symbolique traduisait toute l’importance que la Révolution progressiste populaire (RPP) accorde au « réarmement culturel » du Burkina Faso afin de faire de ce secteur, un moteur de la souveraineté nationale et internationale.
Durant une semaine, Bobo-Dioulasso s’est transformée en une scène à ciel ouvert, rythmée non seulement par des compétitions artistiques en arts culinaires, en lutte traditionnelle et en tir à l’arc, mais aussi par des expositions, des conférences, des dédicaces, une foire commerciale, un marché des arts, l’animation du Village des communautés et des spectacles géants. Cette édition avait la particularité d’être couplée à la IIe édition de la Semaine de la fraternité de l’Alliance des Etats du Sahel (AES), renforçant ainsi les liens historiques, culturels et fraternels entre les peuples du Burkina Faso, du Mali et du Niger.
Au bilan à chaud, les chiffres parlent d’eux-mêmes. Au Grand Prix national des arts et des lettres (GPNAL), 128 troupes et ensembles artistiques dans les arts du spectacle, 28 en arts plastiques, 48 en arts culinaires, 112 écrivains en littérature, 431 sportifs en lutte traditionnelle et en tir à l’arc et 70 artistes de la diaspora (Mali, Niger et Côte d’Ivoire) ont rivalisé de talent. Avec 1 000 stands, la foire commerciale a, elle aussi, battu tous les records, sans toutefois suffire à satisfaire la demande. Le Village des communautés a réuni 52 communautés nationales et étrangères, illustrant le caractère inclusif et fédérateur de cette fête de la culture, dont le Ghana était le pays invité d’honneur.
A cela s’ajoute la digitalisation de plusieurs services, notamment la réservation des chambres d’hôtel, l’acquisition de badges et la location de stands qui a sensiblement amélioré l’expérience des festivaliers ainsi que l’efficacité de l’organisation.Mais le succès de Bobo 2026 se mesure surtout à l’aune de la mobilisation populaire pour les plateaux-off et le site de la foire qui a parfois refusé du monde, obligeant le comité d’organisation à suspendre temporairement la vente de tickets pour des impératifs de sécurité.L’organisation réussie de la SNC honore, à bien des titres, les organisateurs, les artistes, les partenaires, les forces de défense et de sécurité intérieure, ainsi que les populations hospitalières de Bobo-Dioulasso.
L’heure est désormais à la capitalisation des recommandations et des leçons tirées de cette édition afin de faire davantage de la culture une force de transformation, un instrument de cohésion, un moteur économique et un pilier de la souveraineté. Car, comme l’a souligné le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, lors de la clôture, la SNC demeure un impératif stratégique pour la sauvegarde du patrimoine, la cohésion sociale et le rayonnement international du Burkina Faso.
Rendez-vous est donc pris pour les prochains chantiers culturels, et surtout pour la 23e édition de la SNC.
Au cœur du village des communautés de la 22e édition de la Semaine nationale de la culture(SNC), les exposants étrangers ont fait voyager les visiteurs bien au-delà des frontières du Burkina. Du stand du Burundi à la celui de la Côte d’Ivoire, en passant par la Guinée et le Nigéria, les stands rivalisaient de couleurs et de savoirs ancestraux.
Venue du Burundi, Christelle Kogda a fait le déplacement avec dans ses bagages un pan entier de la culture artisanale de son pays. Perles, laines, vins de bananes et de mangues, mais aussi une gamme variée de paniers aux fonctions bien précises. « Les petits paniers servent à ranger des bijoux, tandis que les grands accompagnent les mariés et portent les vivres », a-t-elle expliqué. Certains, plus fonctionnels encore, sont conçus pour maintenir le tô chaud, à la disposition du chef de famille. Pots de fleurs, portes-lotus et nattes de dames complètent un étalage aussi riche que représentatif. Sur le marché, la Burundaise était confiante : « les marchandises sortent un peu un peu. On espère que ça sera encore plus actif ».
De la Guinée, Abdoulaye Diallo a apporté ses bazins et ses Kôkô Dunda, étoffes prisées, mais aussi toute une collection d’ustensiles de cuisine traditionnels. Spatules pour le riz et le bouilli, instruments à cuire à la vapeur, ou encore ceux destinés à trier les mauvais grains avant la cuisson. Chaque objet raconte un usage, une cuisine, une culture vivante.
Le Nigéria soigne et régale
La Nigériane, Mouslimat Aweni Iyabo a misé sur une double offre à cette SNC. Sa pharmacopée traditionnelle, remèdes contre la constipation, les maux de dos, les règles douloureuses, les ulcères, la tension ou le diabète, côtoyait des produits alimentaires comme le gari, les poissons séchés ou le riz, venus directement du Nigéria. Elle a lancé un appel chaleureux : « nous invitons nos frères et sœurs Burkinabè à visiter le stand nigérian. Longue vie au peuple burkinabè pour leur hospitalité ». Christine Paré, de la communauté ivoirienne, a proposé quant à elle des ustensiles en bois finement sculptés, des jeux d’awalé, des balafons, mais aussi de l’attiéké, des plats en terre cuite et des remèdes contre le paludisme et les hémorroïdes. Son message aux visiteurs était simple : « nous sommes appelés à retourner aux sources. Nos matériels sont de qualité et durables ».
Le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a visité le village des communautés de la 22e édition de la Semaine nationale de la culture, jeudi 30 avril 2026.Il s’est dit satisfait de l’ambiance dans le village.
Le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a communié avec les différentes communautés présentes au village des communautés de la 22e Semaine nationale de la culture (SNC).Dans la soirée du jeudi 30 avril 2026, il a parcouru tous les stands d’exposition et également ceux des communautés de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) avant de s’adresser aux exposants et aux festivaliers. Après avoir fait le tour des stands et échangé avec les exposants, il s’est dit satisfait de ce qu’il a constaté.
« De façon unanime, les exposants ont confié que tout se déroule bien et qu’ils font de bonnes affaires », a affirmé le ministre chargé de la Culture. A côté des bonnes affaires, le ministre Ouédraogo, a salué l’opportunité offerte par le village à certaines communautés qui ne sont pas suffisamment connues de se dévoiler aux festivaliers.« Et, c’est tout l’intérêt du village », a-t-il poursuivi.
Pingdwendé Gilbert Ouédraogo a félicité tous les participants au village des communautés. Pour lui, ces moments de fraternité ne doivent pas se limiter à la SNC, mais se poursuivre. « Il faut que chaque jour et partout où vous vous retrouvez, que vous puissiez partager cette joie de vivre ensemble », a-t-il lancé.
Abdoul Karim Nadié est le coordonnateur des activités du village des communautés. Cet espace a, a-t-il indiqué, a été créé pour regrouper toutes les communautés burkinabè et africaines vivant à Bobo-Dioulasso. « On y permet aux communautés de se frotter pour mieux se connaitre et de mettre en exergue leur culture », a laissé entendre M. Nadié. De cinq communautés participantes au départ, ce sont aujourd’hui 31 communautés nationales et 15 africaines qui prennent part à ce village.
« Au fil des éditions, l’on découvre des communautés qui étaient presque méconnues. L’édition passée, c’était la communauté Bolon qui s’est dévoilée et cette édition, c’est celle des Kouroumba », a-t-il fait savoir. Abdoul Karim Nadié a indiqué que dans le village des communautés, la parenté à plaisanterie y est également mise en exergue. « La disposition des stands est telle que les communautés entretenant une parenté à plaisanterie ont été placées côte-à-côte », a-t-il dit.