IIe édition Challenge Espoir U17: lancement officiel sous le signe de l’ambition

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Le comité d’organisation du tournoi de football « challenge espoir U17 » a animé une conférence de presse, le vendredi 1er mai 2026, pour annoncer la tenue de la IIe édition prévue débuter aux premières semaines des vacances scolaires. Cette deuxième édition va être organisée en collaboration avec la ligue régionale de football du Houet.

La IIe édition du tournoi de football « Challenge Espoir U17 » est désormais sur les rails. L’annonce a été faite par le comité d’organisation au cours d’une conférence de presse, le vendredi 1er mai 2026, à Bobo-Dioulasso. Après une première édition jugée réussie en 2025, les initiateurs entendent franchir un nouveau cap en 2026. Dès l’entame, le promoteur, Ismaël Traoré, a salué la mobilisation des hommes de médias qu’il a qualifiés de « partenaires stratégiques ». Il a insisté sur leur rôle essentiel dans la réussite de l’événement, notamment pour amplifier sa visibilité et susciter l’adhésion de potentiels sponsors. Le président du comité d’organisation, Cheick Oumar Compaoré, a officiellement annoncé la tenue de cette deuxième édition placée sur le thème « Sport comme outil de formation et de citoyenneté ». A l’en croire, la compétition se veut bien plus qu’un simple tournoi de football. « Elle ambitionne de contribuer à l’éducation et à l’encadrement des jeunes à travers les valeurs sportives », a-t-il indiqué.

Prévu pour débuter dès la première semaine des vacances scolaires, le tournoi connaîtra son apothéose, le 15 août 2026, avec la grande finale. Cette année, 32 équipes composées de jeunes âgés de 15 à 17 ans (catégorie U17) prendront part à la compétition. Réparties en quatre poules de huit, elles disputeront chacune au moins sept matchs, garantissant ainsi un temps de jeu conséquent et une meilleure exposition des talents. Les organisateurs entendent ainsi mettre l’accent sur la formation humaine. Discipline, respect, esprit d’équipe et fair-play sont les valeurs que ce tournoi entend inculquer aux participants. « Il s’agit également d’une véritable plateforme de détection pour les jeunes footballeurs qui pourraient ainsi se faire remarquer par des recruteurs et envisager une carrière professionnelle », aux dires du président du comité d’organisation. Pour réussir cette deuxième édition du tournoi « challenge espoir U17 », le comité d’organisation a lancé un appel à l’endroit des partenaires, des médias et du public afin de soutenir cette initiative. Pour les promoteurs du Challenge Espoir U17, investir dans le sport à la base, c’est contribuer à bâtir une jeunesse responsable et porteuse d’avenir.

Kamélé FAYAMA

Recouvrement des créances de l’Etat « Les débiteurs seront traqués », Edasso Rodrigue Bayala

Le ministre de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala, a présidé la traditionnelle montée des couleurs mensuelle de son département, le lundi 4 mai 2026, à Ouagadougou.

Comme il est de coutume, chaque premier lundi du mois, le ministère de la Justice organise une montée de couleurs qui réunit les travailleurs du département autour du drapeau national. Pour la montée des couleurs du mois de mai, c’est le tribunal du commerce de Ouagadougou qui a accueilli la cérémonie dans la matinée du lundi 4 mai 2026. En plus de la dimension civique et patriotique de l’activité, elle a aussi été l’occasion pour le chef du département de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala, d’encourager ses agents à plus d’ardeur au travail afin d’atteindre les objectifs assignés à son département cette année. Selon lui, le bilan du premier trimestre de 2026 est moins reluisant que celui obtenu l’année dernière à la même époque avec un écart d’environ trois points.

Loin de justifier cet écart, il a souligné que les impératifs diffèrent en fonction des années. Toutefois, il a invité ses collaborateurs à serrer la ceinture afin de rattraper le retard enregistré au premier trimestre. « Regardez dans vos tiroirs et faites sortir les dossiers qui y dorment », a-t-il demandé.

Notant que la situation n’est pas aussi inquiétante, le ministre a réaffirmé sa confiance en les capacités de ses collaborateurs à relever les défis qui se présentent au département. Il les a d’ailleurs félicités pour les résultats engrangés durant les trois premiers mois de l’année.

Il a fait cas notamment de la première phase des Journées nationales d’engagement et de participation citoyenne (JPPEC) qui se sont achevées avec succès. « Toutes les activités prévues ont été réalisées », s’est réjoui Edasso Rodrigue Bayala.

S’approprier les grandes réformes

Il a félicité l’ensemble des collaborateurs et particulièrement la direction générale de la promotion de la citoyenneté et de la paix qui ont largement contribué à cette réussite.

Le ministre a aussi mentionné la conférence de presse sur le recouvrement des chèques impayés, des créances bancaires et des décisions de justice au profit de l’Etat qui s’est tenu le 17 avril 2026. A l’entendre, cette activité a déjà porté fruit car, plus de 300 millions F CFA ont été recouvrés en huit jours. Même si cela semble insignifiant, au regard du montant total des créances estimé à plus de 107 milliards F CFA, Edasso Rodrigue Bayala, a noté que c’est déjà un bon début. Il a, en outre, saisi cette opportunité pour appeler à nouveau les débiteurs de l’Etat à passer rapidement à la caisse faute de quoi ils seront traqués.

Toujours au titre des évènements phares ayant marqué son département au cours du mois d’avril, Edasso Rodrigue Bayala a cité, la visite du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré au centre de production agricole de Baporo. A l’entendre, cette visite témoigne de l’intérêt que le chef de l’Etat porte à son département. Elle constitue par ailleurs, a-t-il indiqué, une source de motivation mais surtout une invite à atteindre les objectifs assignés au ministère de la Justice.

Il a appelé ses collaborateurs à s’approprier les grandes réformes entreprises au niveau du département afin de rendre visible et concrète la vision du président du Faso en matière pénitentiaire et de promotion des droits humains.

Nadège YAMEOGO

Agence Faso Mêbo : 776 engins pour 4 nouvelles brigades

  Le Président du Faso, Chef de l’État, Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, a remis, ce lundi 4 mai 2 026, dans la matinée, un lot d’engins roulants de travaux publics à l’Agence Faso Mêbo, destiné à opérationnaliser les brigades des régions de Tannounyan, du Djôrô, du Nando et du Nakambé « Officiellement, je vous remets les clés de ces différents engins. Vous allez les utiliser pour renforcer et accélérer les travaux de l’autoroute. Mais surtout pour que les utilisateurs puissent avoir la main sur leurs engins », a déclaré le Capitaine Ibrahim TRAORÉ en remettant le lot de matériel au Directeur général de l’Agence Faso Mêbo, le Commandant Zoodnoma Ahmed SAKANDÉ. Ce sont 776 engins qui ont été remis. Composé, entre autres, de véhicules de type Pick-up, de semi-remorques, de niveleuses, de compacteurs, de pelles hydrauliques, de bulldozers, de centrales de concassage et d’enrobage, de camions grues, de citernes, ce matériel est destiné à la mise en route des brigades de 4 régions que sont les Tannounyan, le Djôrô, le Nando et le Nakambé. Présents à cette cérémonie de remise, les Gouverneurs de ces régions ont été instruits de mobiliser les populations pour accompagner les travaux de Faso Mêbo. « J’attends de vous, les Gouverneurs, de mobiliser surtout les populations. C’est ce qui est le plus important. Si elles s’impliquent dans la construction des routes, c’est sûr qu’elles ne vont pas les dégrader », indique le Président du Faso. Avec cette remise de matériel, le Chef de l’État réaffirme son engagement pour le désenclavement du pays dans la dynamique de la Révolution Progressiste Populaire. Direction de la communication de la Présidence du Faso

Mouvement des Jeunes Féministes du Faso : Mme Madjelia Barro élue nouvelle présidente

Le Mouvement des Jeunes Féministes du Faso (MJFF) a tenu les 29 et 30 avril 2026, à Ouagadougou, une Assemblée Générale (AG). Cette rencontre de redevabilité a été un cadre d’échanges, de bilan et de prise de décisions pour assurer la transparence, la cohésion et l’appropriation du mouvement par ses membres. Le but in fine étant de renforcer la lutte contre les violences basées sur le genre. Un nouveau bureau de huit membres a été élu pour coordonner les orientations stratégiques validées pour les trois prochaines années.
La présidente nationale Madjelia Barro, s'engage à conduire le MJFF vers des sommets.
La présidente nationale Madjelia Barro, s’engage à conduire le MJFF vers des sommets.
Après trois ans de fonctionnement, le Mouvement des Jeunes Féministes du Faso (MJFF) avec l’appui technique et financier de l’Association D’appui et d’Eveil Pugsada (ADEP) et de la Fondation pour une Société Juste, a réuni ses membres les 29 et 30 avril 2026, à Ouagadougou, pour une rencontre statutaire de reddition des comptes. Venues des six régions d’intervention, les membres du MJFF toutes de sexe féminin, ont porté un regard critique sur les activités menées depuis la création du mouvement en 2022. Elles ont également dans une approche participative, échangé sur le contexte sécuritaire et partagé leurs expériences quant aux stratégies d’adaptation dans les actions de lutte contre les violences basées sur le genre. Des motifs de satisfaction pour la nouvelle présidente nationale du MJFF, Madjelia Barro : « Je tiens à féliciter chacune des femmes pour la qualité des bilans présentés. Malgré le contexte sécuritaire difficile qui impacte particulièrement les filles et les femmes, nous avons su rester résilientes et porter haut le flambeau du féminisme au Burkina Faso ».
Les huit membres du nouveau bureau de coordination du MJFF.
Les huit membres du nouveau bureau de coordination du MJFF.
L’assemblée générale a surtout été l’occasion d’élaborer et de valider les orientations stratégiques de fonctionnement pour les trois années à venir. Il s’agit entre autres de travailler à la visibilité des instances nationales et régionales du mouvement, d’adopter les bonnes pratiques de résilience au contexte sécuritaire pour ne laisser aucune jeune fille de côté, et de renforcer la lutte contre les violences basées sur le genre. Un bureau de consensus a été élu pour coordonner les actions du Mouvement des Jeunes Féministes du Faso pour les trois prochaines années. « Ma mission sera guidée par la cohésion, l’inclusion et une volonté inébranlable de transformer positivement le statut des filles dans nos communautés. Le travail commence dès maintenant. Nous retournons dans nos régions respectives, pour relever les nouveaux défis pour un Burkina Faso plus juste et égalitaire », a laissé entendre la présidente nationale du MJFF, Madjelia Barro. Crée en 2022 par l’ADEP, une organisation féminine de la société civile burkinabè, le Mouvement des Jeunes Féministes du Faso (MJFF) œuvre pour l’amélioration du statut et des conditions de vie des filles à travers la promotion de leurs droits et le renforcement de leurs capacités. Le MJFF intervient dans six régions que sont le Kadiogo, les Tannouya, le Nando, le Gourma, le Guiriko et le Djôrô. Karim DIANDA

Coopération internationale: l’Iran réaffirme son soutien à l’AES

L’ambassadeur de la République islamique d’Iran au Burkina Faso, Mojtaba Faghihi, a animé une conférence de presse, le jeudi 30 avril 2026, à Ouagadougou. A cette rencontre avec la presse, le diplomate a abordé la situation sécuritaire et politique de son pays, les relations bilatérales entre l’Iran et le Burkina Faso, ainsi que le soutien de Téhéran aux pays de la Confédération des Etats du Sahel.

L’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République islamique d’Iran au Burkina Faso, Mojtaba Faghihi, est remonté contre la « guerre d’agression » menée par les Etats-Unis et Israël contre son pays. Il l’a fait savoir au cours d’un point de presse, jeudi 30 avril 2026, à Ouagadougou tout en réaffirmant la solidité des relations irano-burkinabè ainsi que le soutien de Téhéran à l’Alliance des Etats du Sahel (AES). Structurant son intervention autour de trois axes, le diplomate iranien est revenu sur les attaques qu’il attribue aux Etats-Unis et à Israël contre son pays. Il a rappelé que ces événements ont débuté le 28 février 2026, alors que des négociations étaient en cours en vue d’un règlement pacifique.

Il a affirmé que plusieurs infrastructures civiles, économiques et sociales ont été visées. Au plan humain, Mojtaba Faghihi a avancé un bilan de 3 468 personnes tuées dont 383 enfants et plus de 30 000 blessés. Il a également évoqué des destructions d’infrastructures civiles, notamment des établissements scolaires et sanitaires qu’il considère comme une violation des principes du droit international humanitaire. Dans son analyse, l’ambassadeur a dénoncé ce qu’il qualifie de « démocratie par la force », estimant que les interventions extérieures ne permettent pas aux Etats de construire des systèmes de gouvernance adaptés à leurs réalités.

Il a soutenu que chaque pays devrait s’appuyer sur ses propres valeurs et traditions pour assurer son développement. Abordant la coopération entre l’Iran et le Burkina Faso, le diplomate a affirmé que les relations entre les deux pays connaissent « leur meilleure période de l’histoire ». Il a indiqué que, malgré le contexte de crise, les engagements pris entre les deux Etats demeurent valides et applicables. Dans cette perspective, Mojtaba Faghihi a annoncé la tenue prochaine de la deuxième session de la Commission mixte Iran-Burkina Faso, en vue de renforcer davantage la coopération bilatérale.

Poursuivant son intervention, l’ambassadeur iranien a exprimé le soutien de son pays aux initiatives de la Confédération des Etats du Sahel (AES), regroupant le Burkina Faso, le Mali et le Niger. Il a salué les efforts entrepris par ces pays en matière de souveraineté et de développement. Selon lui, les dirigeants de ces Etats se trouvent à un moment décisif pour consolider leur indépendance. Il a, en outre, invité les peuples africains à faire confiance à leurs propres capacités et à privilégier des solutions endogènes pour leur développement. En perspective, le diplomate iranien a réaffirmé la volonté de son pays de consolider ses relations avec le Burkina Faso et de contribuer aux dynamiques de coopération Sud-Sud.

Gustave KONATE

(Collaborateur)

Exposition, « La perspicacité des masques du Burkina Faso » : le Premier ministre découvre l’univers artistique des frères Ouattara

Dans le cadre de la 22e édition de la Semaine nationale de la culture, le Premier ministre, chef du gouvernement, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a visité une exposition d’œuvres d’art des frères Assane et Ousséni Ouattara, artistes plasticiens, sculpteurs et spécialistes des masques africains et de la polychromie.

Installée à l’auberge La Villa-Rose, l’exposition, intitulée : « La perspicacité des masques du Burkina Faso », met en lumière la richesse, la profondeur et la vitalité de l’art burkinabè. Elle offre au public un parcours artistique structuré autour de deux volets. Le premier présente des fac-similés de masques et de statues du Burkina Faso, dans une démarche de valorisation du patrimoine culturel national. Le second est consacré à la création contemporaine, à travers des œuvres personnelles, notamment des masques qui ne se rattachent à aucun panthéon traditionnel burkinabè.

Cette approche traduit la volonté des artistes de faire dialoguer les racines culturelles avec les formes nouvelles de la création plastique. A travers leurs œuvres, les frères Ouattara montrent que l’art burkinabè peut puiser dans son patrimoine tout en s’ouvrant à l’innovation et aux expressions contemporaines. La visite du chef du gouvernement a été l’occasion de saluer l’engagement de ces artistes qui contribuent, par leur travail, à la promotion et à la revalorisation de la culture burkinabè. Pour Assane et Ousséni Ouattara, cette exposition s’inscrit pleinement dans l’esprit de la SNC, vitrine majeure de l’identité culturelle nationale. Ils se définissent, dans cette dynamique, comme des acteurs engagés au service de l’art contemporain burkinabè et de son rayonnement.

Les œuvres exposées témoignent également d’une grande diversité de matières et de techniques. Le bois y occupe une place centrale, aux côtés du fer, du plastique, de la peinture, de la tapisserie et de matériaux de récupération. Pour les artistes, la création plastique consiste à donner forme à des idées, des volumes et des images d’abord immatériels, afin de les transformer en œuvres visibles et porteuses de sens. Le cadre boisé de la cour de l’auberge Villa-Rose confère une dimension particulière à l’exposition, en renforçant le mystère et la profondeur de l’univers artistique proposé au public. Le chef du gouvernement a salué l’engagement des promoteurs de l’auberge

La Villa-Rose, le couple Moctar Salamatao et Franca Berkvens, qui, à travers l’accueil de cette exposition, contribuent à la valorisation des talents burkinabè. En visitant cette exposition, le Premier ministre a réaffirmé l’importance de soutenir les créateurs burkinabè et de faire de la culture un levier de transmission, de souveraineté et de rayonnement national. Dans le livre d’or, il a inscrit ces mots : « L’art demeure un puissant vecteur de transmission des valeurs, de préservation de notre identité et de mobilisation des consciences pour la construction d’un Burkina Faso souverain, digne et prospère. Puisse cette exposition inspirer davantage notre jeunesse et renforcer notre engagement collectif en faveur du rayonnement culturel de notre Nation».

𝐃𝐂𝐑𝐏/𝐏𝐫𝐢𝐦𝐚𝐭𝐮𝐫𝐞

Mali: des obsèques nationales pour feu le général d’armée Sadio Camara

Le Président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, chef de l’Etat, a présidé, ce jeudi 30 avril 2026, la cérémonie des obsèques nationales de feu le général d’armée Sadio Camara, ancien ministre d’Etat, ministre de la Défense et des Anciens combattants.

La cérémonie s’est déroulée sur la place d’armes du 34e régiment du génie militaire de Bamako. Le Grand maître des Ordres nationaux était entouré, pour l’occasion, du Premier ministre, du Président du Conseil national de Transition (CNT), des membres du gouvernement ainsi que du corps diplomatique. Plusieurs délégations étrangères ont également pris part à cette cérémonie, notamment les ministres de la Défense et des Affaires étrangères du Burkina Faso et du Niger, pays membres de la Confédération des Etats du Sahel (AES). Une délégation de la Guinée était également présente en plus d’anciens ministres.

A son arrivée au génie militaire, le chef suprême des Armées s’est recueilli devant la dépouille mortelle du défunt avant de signer le livre de condoléances. Cette séquence a été suivie d’une marche funèbre, le cercueil recouvert du drapeau national étant transporté sur un chariot. Au cours de la cérémonie, le Président de la Transition a remis, à titre

…a rendu hommage au général d’armée Sadio Camara, ancien ministre d’Etat, ministre
de la Défense et des Anciens combattants.

posthume, les insignes de général d’armée à Sadio Camara, une distinction qui vient consacrer l’engagement et le parcours de celui qui fut l’un des piliers de l’appareil sécuritaire malien. Les différents témoignages émanant de la famille, des proches, des camarades de promotion de l’École militaire interarmes de Koulikoro (EMIA) ainsi que des représentants de l’AES, ont unanimement salué les qualités humaines et le sens du devoir du défunt.

Tous ont exprimé leur détermination à poursuivre le combat qu’il avait engagé pour la refondation et le renforcement de l’armée malienne. Dans son oraison funèbre, le Premier ministre a rendu hommage à l’abnégation d’un homme « entièrement dévoué à la Nation », tout en présentant ses condoléances à la famille et aux proches de l’illustre disparu. Il est également revenu sur son parcours militaire.  La cérémonie s’est achevée par la sonnerie aux morts et un défilé des troupes avant la remise de la dépouille à la famille pour les cérémonies religieuses.

Présidence la République du Mali

Barrages n°1, 2, 3 et de Boulmiougou de Ouagadougou : les travaux de curage officiellement lancés

Le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié, a officiellement lancé, les travaux de curage des barrages n°1, 2, 3 et de Boulmiougou de la ville de Ouagadougou, vendredi 1er mai 2026, à Tanghin, au barrage n°1.

La ville de Ouagadougou a enfin vécu son rêve, celui de voir réaménager ses barrages avec l’extraction et l’évacuation de 600 000 m3 de sédiments, pour une première phase de curage. En effet, le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le commandant, Ismaël Sombié, a officiellement lancé, les travaux de curage des barrages n°1, 2, 3 et de Boulmiougou de la ville de Ouagadougou, vendredi 1er mai 2026, à Tanghin, au barrage n°1.

Ce lancement a eu lieu en présence des membres du gouvernement, des responsables du ministère en charge de l’agriculture, des chefs coutumiers et des populations riveraines. Selon les techniciens, les travaux vont consister à extraire et évacuer les sédiments de plus de 1,25 000 000 m3 du barrage 2, 733 000 m3 du barrage de Boulmiougou et 16 000 m3 du barrage n°1. Le ministre d’Etat Sombié a indiqué que lesdits barrages sont des plans d’eau vitaux pour la ville de Ouagadougou. « Pour le seul barrage n°2, le volume d’ensablement est estimé à 1,25 million de m3.

En termes simples, cela équivaut à 90 000 camions de 20 m3. En conséquence, la station de pompage de l’ONEA, autrefois installée sur ce barrage et qui contribuait à l’approvisionnement en eau potable en complément des barrages de Ziga et de Loumbila, ne peut plus être exploitée en raison de la dégradation de la qualité de l’eau, liée encore une fois à l’action humaine. La ville de Ouagadougou fait face à un déficit de 57 000 m3 d’eau potable par jour », a-t-il déploré. Le commandant Ismaël Sombié a pointé du doigt, les mauvaises pratiques maraîchères d’envasement ainsi que l’utilisation des pesticides et des herbicides, d’où la nécessité de curer ces retenues d’eau afin de prévenir les inondations et de réduire le déficit en eau. A ce propos, il a rappelé la mise en place du plan d’urgence gouvernemental, doté d’un financement d’environ 16 milliards F CFA, visant à atténuer la pénurie d’eau potable durant les périodes de forte chaleur.

Approvisionner Ouagadougou en eau potable

« Vous avez sans doute ressenti l’impact de ce plan d’urgence qui est toujours en cours de mise en œuvre. Dans une perspective de solutions à moyen terme, il est impératif que les ressources des barrages n°1, 2, 3, ainsi que celui de Boulmiougou qui constituent un réservoir en amont, puissent également contribuer à l’approvisionnement en eau potable de Ouagadougou », a-t-il dit. Le ministre d’Etat chargé de l’eau a invité l’Office national des barrages et des aménagements hydro-agricoles (ONBAH) et la Société nationale de l’aménagement des terres et de l’équipement rural (SONATER) en charge des travaux à œuvrer à respecter le délai de trois semaines fixées pour le curage des 600 000 m3 de sédiments prévus.

Le directeur général de l’Agence de l’eau du Nakanbé (AEN), Boukaré Sabo, a déclaré qu’au-delà de la prévention des inondations, la restauration de ces cuvettes permettra de renforcer la desserte en eau de la ville de Ouagadougou, d’améliorer durablement la qualité de la ressource et de revitaliser la vie aquatique. « Nous visons une augmentation significative de la production halieutique pour contribuer à notre souveraineté alimentaire », a-t-il déclaré. Concernant les maraîchers qui occupaient ces espaces, il a affirmé que leur relocalisation progressive dans la ceinture verte de Ouagadougou est déjà en cours. « Plus de 100 hectares ont été mobilisés et la réalisation de forages à gros débit sur ces sites est enclenchée.

…en présence du ministre d’Etat chargé de l’Eau, le commandant Ismaël Sombié.

Cela témoigne de la volonté du gouvernement de bâtir avec le peuple », a-t-il laissé entendre. Par ailleurs, le ministère en charge de l’agriculture, en collaboration avec celui en charge de l’action humanitaire, a mis à leur disposition, 25 tonnes de vivres, 45 tonnes d’engrais ainsi que des équipements d’irrigation au profit des personnes impactées afin de faciliter leur réinstallation. Quant au représentant du Président de la délégation spéciale de Ouagadougou (PDS) de Ouagadougou, Boukari Savadogo, il a laissé entendre que les travaux de curage viennent répondre à une attente forte des populations.

« La commune de Ouagadougou s’engage à accompagner pleinement la mise en œuvre de ces travaux, notamment à travers : la sensibilisation des riverains, le respect des mesures de protection du site et l’appui à la mobilisation communautaire », a-t-il assuré. Boukari Savadogo a exhorté les populations bénéficiaires à faire preuve de civisme et de responsabilité pour garantir la durabilité des ouvrages. Des vivres, des engrais et des équipements ont été symboliquement remis aux maraichers, au cours de la cérémonie, sous les bénédictions des chefs coutumiers.

Boukary BONKOUNGOU

Décès du général d’armée Sadio Camara: l’AES présente ses condoléances au peuple malien

Le Président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, a reçu, le jeudi 30 avril 2026 une délégation de la Confédération des Etats du Sahel (AES), conduite par le ministre de la Défense du Burkina Faso, le général Célestin Simporé.

Venue présenter les condoléances du Niger et du Burkina Faso, la délégation a salué la mémoire de l’officier émérite tombé le 25 avril 2026 lors d’une attaque de groupes armés terroristes appuyés par des sponsors étatiques étrangers à Kati. L’objectif de cette attaque lâche était de déstabiliser la Transition malienne et de briser l’espoir de l’AES qui se bat pour sa souveraineté, a déclaré le chef de délégation. Toujours dans son intervention, à l’issue de l’audience, le général Célestin Simporé a assuré que la lutte se poursuivra avec plus d’intensité pour honorer le combat du général Camara. Le Président Goïta a remercié ses pairs de l’AES pour cette marque de solidarité et de fraternité combattante.

Présidence de la République du Mali