









Renouvellement des instances et nouvelles ambitionsL’assemblée générale a aussi été marquée par le renouvellement partiel du Conseil d’administration, en conformité avec la loi n° 011-2025/ALT du 17 juillet 2025 portant liberté d’association au Burkina Faso. Ce processus a permis la mise à jour des statuts et du règlement intérieur, ainsi que l’élection d’une nouvelle Présidente du Conseil d’administration. Madame Pinguedwendé Sévérine Nikiéma a ainsi été portée à la tête du Conseil pour un mandat de trois ans, avec pour mission d’insuffler une nouvelle dynamique à la gouvernance de l’organisation.

Cap sur 2026-2030Pour l’année 2026, l’ADEP prévoit un plan d’action ambitieux centré sur le renforcement de son système organisationnel et une implication accrue de ses membres. L’association travaille également à l’élaboration de son nouveau plan stratégique 2026-2030, avec une vision élargie à l’échelle sous-régionale. « L’année 2025 a été une période de consolidation. Forte de sa crédibilité, l’ADEP est prête à relever les défis de demain avec audace et professionnalisme », a souligné le secrétariat exécutif lors de la présentation de son rapport.
La Présidente du Conseil d’administration de l’ADEP a salué l’engagement des partenaires et des membres qui, malgré la baisse des financements, ont permis de maintenir un impact significatif au profit des populations les plus vulnérables.





Si son second mandat est censé officiellement se terminer dans un an, la présidence d’Emmanuel Macron semble relevée déjà du passé dans certains esprits en France. Ils sont nombreux, ces Français qui sont pressés de tirer un trait sur ces années plus ou moins cauchemardesques du chef de l’Etat, dont l’impopularité bat des records, à cause de sa gouvernance très décriée et marquée par plusieurs problèmes. Sous le pouvoir Macron, les crises socioéconomiques et institutionnelles se sont accumulées et le sentiment de déconnexion avec les préoccupations des populations s’est quasiment généralisé. On a assisté à la dissolution de l’Assemblée nationale et à l’organisation d’élections législatives anticipées en juin-juillet 2024, qui ont compromis la relative majorité du clan présidentiel, et contraint la France à se chercher désespérément un Premier ministre.
Alors que les chefs de gouvernement sautaient comme des fusibles, le démissionnaire et actuel Premier ministre, Sébastien Lecornu, a été maintenu à son poste malgré lui, pour assurer la continuité de l’Etat et finaliser l’élaboration urgente du budget. Sur le plan diplomatique, le sentiment anti politique française en Afrique s’est développé, au point où l’influence de l’ancienne puissance coloniale est réduite sur le continent. Des pays, comme le Mali, le Niger et le Burkina Faso, résolument engagés dans une politique de reconquête de leur souveraineté, ont tourné le dos avec fracas à la France.
Il n’est plus question de subir les relations paternalistes dans ces Etats, regroupés au sein de la Confédération des Etats du Sahel (AES). L’Hexagone traverse de mauvais moments et rien n’indique que la tendance va s’inverser. Dans ces circonstances, refermer la page Macron anime fortement une foule de citoyens français et ce ne sont pas des prétendants au trône qui manquent. Une dizaine de candidats se sont déjà déclarés, dont l’ex-Premier ministre, Edouard Philippe, l’ancien ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, la députée de gauche, Clémentine Autain et le Leader de la France insoumise (LFI), Jean-Luc Mélenchon, en lice pour la quatrième fois. D’autres prétendants pourraient s’ajouter, à l’image de l’ex-chef de l’Etat, le socialiste François Hollande, qui a affirmé récemment se préparer à reconquérir l’Elysée.
A la présidentielle de 2027, qui pourrait enregistrer un nombre record de participants vu l’engouement des hommes politiques, le Rassemblement national (RN) se positionne en favori, arrivant largement en tête au premier tour, selon des sondages récents, peu importe le candidat. Si la question de son porte-étendard n’est pas encore réglée, le RN devrait incessamment trancher la question entre Jordan Bardella et Marine Lepen. La candidature de Marine Lepen est suspendue à la décision en appel de son procès sur l’affaire des assistants parlementaires européens, dans laquelle, elle a été condamnée en première instance à 5 ans d’inéligibilité et à 4 ans de prison. Si sa condamnation est confirmée, le 7 juillet prochain, Bardella s’imposera comme le candidat du RN, lui qui n’a pas l’expérience de la présidentielle comme Lepen. En tous les cas, la France est à la recherche d’un nouveau souffle, d’un nouveau dirigeant, pour réparer les « dégâts » causés par Macron.
Kader Patrick KARANTAO
Le secrétaire général du ministère de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Saidou Sankara, a rencontré le comité national d’organisation du pèlerinage à La Mecque, lundi 4 mai 2026, à Ouagadougou.
Avant le départ prévisionnel du premier vol du hadj 2026, prévu pour le 6 mai 2026 prochain, le ministère de l’Administration territoriale et de la Mobilité a rencontré les acteurs du pèlerinage. C’est le secrétaire général du ministère en charge des cultes, Saidou Sankara, représentant son ministre de tutelle, qui a rencontré le comité national d’organisation du pèlerinage à La Mecque, lundi 4 mai 2026, à Ouagadougou. Cette rencontre d’échanges avait pour but de donner des consignes, des attentes des plus hautes autorités du Burkina pour un pèlerinage réussi.
Elle a connu la présence des responsables d’agence de voyage, des communautés islamiques et partenaires. Saidou Sankara a noté que l’organisation du hadj a enregistré une amélioration significative. Il a, à l’occasion, félicité tous les acteurs pour la synergie d’actions et l’engagement soutenu ayant permis d’obtenir ces résultats probants, salués par l’opinion nationale et les autorités saoudiennes. Il a aussi rassuré que le gouvernement travaille à corriger les imperfections existantes. M. Sankara a confié que la tenue de la rencontre traduit la volonté du département en charge des cultes d’optimiser l’efficience dans l’organisation de cet événement religieux majeur. « L’organisation du hadj occupe une place de choix dans l’agenda du ministère en charge des cultes et nous ne ménagerons aucun effort pour accompagner cette organisation du pèlerinage », a-t-il dit.
C’est dans cette perspective d’amélioration, a-t-il signifié, que le gouvernement burkinabè a, par un décret pris en Conseil des ministres, dévolu dorénavant l’organisation des pèlerins religieux à l’Etat. « Toutes les dispositions sont prises à travers un comité national d’organisation pour ce qui concerne le pèlerinage à La Mecque, pour la mise en œuvre de cette réforme à partir de la présente édition dans une synergie constructive avec l’ensemble des acteurs », a-t-il confié. M. Sankara a en outre formulé le vœu que l’engagement ferme et les nombreuses innovations qui ont été développées ces récentes éditions soient perpétuées et que les manquements et les insuffisances constatés soient à jamais bannis de l’organisation du hadj. Il a par ailleurs souligné qu’à l’édition 2025, il a été constaté avec beaucoup de regrets de la part des pèlerins et de certains acteurs impliqués dans l’organisation, des comportements compromettant l’image du Burkina. « Pour la présente édition et celle à venir, ces comportements ne sauraient être tolérés et tout manquement fera l’objet de sanctions conformément à la réglementation en vigueur », a-t-il prévenu.
Le secrétaire général du ministère en charge du culte a également souhaité que les futurs pèlerins soient des porte-flambeaux du Burkina au niveau des lieux saints. « Ils veilleront à porter plus haut cette lutte de responsabilité et auront en permanence un souvenir constant de leur pays. Ils n’oublieront pas de prier pour un retour à la paix et à un renforcement de la cohésion sociale », a-t-il souhaité.
Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE
(Collaborateur)
Depuis le temps que l’on vous disait que la France était au Sahel central pour défendre ses intérêts à travers ses supplétifs chargés de semer le désordre dans nos pays respectifs pour lui permettre de justifier sa présence prédatrice, la dernière tentative de déstabilisation du pouvoir souverainiste de Bamako, orchestrée par la même France avec l’appui logistique de certains pays et ces mêmes supplétifs vient confirmer définitivement cette position de pompier pyromane de Paris en Afrique et la nécessité de durcir davantage notre attitude contre ce fossoyeur séculaire de notre développement.
Avant d’aller plus loin dans l’analyse,il convient de s’attarder sur les deux groupes narco terroristes qui ont conduit cette attaque sur Bamako, à savoir le JNIM et le FLA pour comprendre leur motivation dans cette quête de recolonisation arabo-occidentale qui n’a de cesse de se transformer en fonction des intérêts de l’heure des uns et des autres, mais qui in fine, menace les fondements de nos Etats dans leur structuration actuelle. Le JNIM, d’abord »succursale » de l’Etat islamique au Sahel, est une création des Occidentaux (tout comme Al Qaida) pour détruire l’Irak de Saddam Hussein qui commençait à devenir une menace pour le « petit frère » israélien au vu de la montée en puissance de son armée et du ton belliqueux du dirigeant irakien d’alors vis-à-vis de l’Etat hébreu.
La mission aura plus que réussie au regard de l’état de décrépitude actuelle de l’Irak, même si la même mission assignée à ces terroristes en Afghanistan n’aura pas rencontré le même succès. Par la suite, après la destruction du verrou lybien en 2011 avec l’assassinat de Khadafi, il essaimera au Sahel avec le même objectif à savoir défendre les intérêts de l’impérialisme international. Quant au Front de libération de l’Azawad (FLA) il a pris plusieurs dénominations depuis ses premières manifestations au Sahel en 1917 , avec pour principale revendication la création d’un Etat autonome dans le septentrion malien au nom prétend-t-il de l’histoire.
En fait d’histoire, il n’en est rien,car, les Touaregs qui portent cette revendication ont toujours été minoritaires dans ces contrées, qui, depuis l’empire mandingue de Soundjata Keita en passant par celui songhoy de Sonny Ali Ber, ont toujours été gouvernés par les autochtones noirs. Derrière les thèses de cette fausse légitimité, il faut plutôt voir les trafics de tous genres qu’ils ont institués dans cette immense zone désertique, et, plus loin, la volonté de « grand remplacement » des Noirs par les Arabo berbères au Mali et dans tout le Sahel en général. Faut-il le rappeler, depuis la conquête de l’Egypte antique par les Arabes, ce dessein « tribal » reste d’actualité au sein de la « Sainte alliance » susmentionnée pour maintenir l’Afrique dans son état d’arrieration permanent.
On le voit, une guerre qui mêle des enjeux économiques et culturels ce qui la complexifie, si tant est que certains de nos « alliés » sont en fait nos pires ennemis. On a vu que le JNIM et le FLA, jadis opposés ont unis leurs forces pour réaliser leur rêve à l’instigation des grands maîtres occidentaux qui caressent d’autres rêves qu’ils mettront sur la table en temps opportun. La France qui s’effondre progressivement depuis qu’elle a été defenestrée du Sahel a précipité cet assaut pour rééquilibrer ses comptes malmenés par ailleurs par la crise mondiale consécutive aux « aventures » trumpiennes en Iran.
Le masque du sauveur (?) est définitivement tombé, avec cette déculottée de la fin avril qui a laissé sur le carreau nombre de mercenaires blancs qui ont commencé à « lâcher le morceau. » Il ne reste plus que le champ immatériel (la communication) pour délegitimer les autorités de l’AES, et à ce niveau, les médias français fonctionnent à temps plein en donnant la parole à ces bandits de grands chemins, nourris et blanchis par Paris. Les dirigeants de l’AES étant instruits depuis longtemps de cette duplicité, la réplique sera toujours à la hauteur de celle-ci. Aucune félonie ni traîtrise ne viendra à bout de l’Afrique des consciences éveillées plus que jamais résolue à écrire sa propre histoire. Pour Paris et ses mercenaires, c’est la fin des haricots.
Boubakar SY
Le ballonnement du ventre est causé par une accumulation de gaz dans les intestins, souvent liée à l’alimentation, au stress ou à des troubles digestifs. Il peut être soulagé par des ajustements alimentaires et des habitudes de vie adaptées.
Les ballonnements intestinaux sont dus à l’accumulation de gaz intestinaux. L’on reconnait ces troubles digestifs lorsque que l’abdomen est gonflé et douloureux. Il résulte d’une mauvaise digestion et d’une accumulation de gaz dans les intestins.
Les ballonnements peuvent prendre deux formes. Il peut s’agir d’un simple trouble transitoire que tout le monde vit ou a déjà vécu dans sa vie, ne serait-ce qu’après avoir abusé des plaisirs de la table et des boissons gazeuses. Lorsque le ventre est distendu, c’est généralement le côlon qui est en cause, en raison de la production de gaz par les bactéries qui l’ont colonisé. C’est aussi pourquoi, on parle parfois d’aérocolie.
S’il est récurrent et qu’il s’accompagne de troubles du transit, il peut s’agir d’une colopathie fonctionnelle qui fait partie des Troubles fonctionnels intestinaux (TFI).
Tout le monde peut présenter des ballonnements puisque cela dépend surtout des aliments consommés. En effet, les aliments le plus fréquemment en cause dans les ballonnements sont : les choux, choux fleurs et brocolis, les légumes secs tels les pois, haricots, fèves, lentilles, mais aussi les féculents en général, le pain au son, le pain complet et les céréales du petit déjeuner.
Les symptômes des ballonnements intestinaux sont des gargouillis dans le tube digestif et parfois des douleurs de tension dans le ventre. Si les gaz sont expulsés, ils répandent une odeur désagréable et gênante. Si les ballonnements sont importants et douloureux, il est parfois difficile de les distinguer d’autres troubles de l’intestin, comme par exemple la constipation. Les ballonnements n’entraînent généralement pas de complications. Lorsqu’une personne avale de l’air en mangeant, elle se prépare également à souffrir de ballonnement du ventre. Outre les cas suscités, les ballonnements peuvent être dus à une constipation. De nombreux médicaments peuvent également entraîner la survenue de ballonnements.
C’est notamment le cas des laxatifs de lest qui contiennent des fibres alimentaires. D’autres causes plus graves, telles qu’un reflux gastro-oesophagien, une infection gastro-intestinale, une intoxication alimentaire, une crise d’appendicite, peuvent occasionner des ballonnements. La persistance de ces symptômes doit donc amener à consulter un médecin. Pour prévenir les ballonnements, il est conseillé de manger lentement et calmement, de bien mâcher les aliments afin d’éviter d’avaler trop d’air.
Si vous avez tendance à souffrir de ballonnements et de flatulences, limitez l’absorption d’aliments tels que les oignons, le chou, les haricots, les lentilles, les fruits à noyau, le son et les édulcorants artificiels. Essayez de déterminer les produits qui génèrent chez vous le plus de flatulences, pour les éliminer systématiquement ou restreindre leur proportion. Evitez les boissons gazeuses qui libèrent du gaz dans le tube digestif et contribuent à la sensation de ballonnements, ainsi que les chewing-gums.
Abdoulaye BALBONE
Source : https://www.vidal.fr/maladies/estomac-intestins/ballonnement
Le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié, a officiellement lancé, les opérations d’aménagement paysager dans les centres urbains au Burkina Faso, lundi 4 mai 2026, à Ouagadougou.
Le gouvernement du peuple engage l’aménagement des espaces paysagers et publics dans les villes du Burkina Faso afin d’offrir aux populations un cadre de vie plus sain et plus attractif. Dans ce sens, des espaces verts, des ronds-points, des parcs urbains et des avenues ont été identifiés pour redonner un autre visage à ces endroits publics. Les travaux ont été lancés, lundi 4 mai 2026, à Ouagadougou par le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié. L’ambition portée par ces travaux d’aménagement est double. Pour le ministre d’Etat Sombié, il s’agit d’améliorer la sécurité et la fluidité du trafic en rendant ces infrastructures plus visibles pour les usagers et en transformant ces espaces en véritables marqueurs urbains capables de refléter l’esthétique, le dynamisme et l’attractivité des villes.
«Concernant ces ronds-points et les avenues qui seront aménagés, les aménagements seront réalisés dans le strict respect des normes de sécurité routière. La hauteur des arbres sera maîtrisée afin de ne pas gêner la visibilité et les systèmes d’irrigation économes en eau seront privilégiés. Cette approche permettra de garantir à la fois la durabilité des

aménagements », a-t-il soutenu. A l’issue du lancement des travaux, le commandant Ismaël Sombié a mis en garde que ces espaces ne seront pas destinés à la vente de boissons mais plutôt à promouvoir les produits locaux. Il a aussi insisté sur la nécessité de préserver la vocation initiale de ces espaces.
Un comité de pilotage pour suivre les travaux
Pour assurer le suivi des travaux, il a fait savoir qu’un comité piloté par le secrétaire général adjoint du ministère chargé de l’Agriculture, Yassia Kindo, sera mis en place. « Ce comité aura pour mission d’évaluer chaque semaine l’évolution des différents chantiers sur l’ensemble du territoire concerné. Les travaux devront impérativement être achevés d’ici à la fin juin 2026. Je vous invite à redoubler d’effort», a lancé le ministre d’Etat chargé de l’Agriculture.
Selon le Directeur général (DG) de l’environnement et du cadre de vie, Abdoulaye Bazié, ces espaces verts identifiés seront conçus comme de véritables infrastructures sociales intégrant des fonctions récréatives, écologiques et culturelles. Les travaux vont comprendre l’aménagement des pelouses, des arbres d’ombrage, des haies, des massifs floraux, des allées stabilisées, des zones de repos, des mobiliers urbains, des blocs de latrines ainsi que de petits kiosques destinés à la commercialisation de produits locaux.
Pour l’année 2026, a-t-il précisé, le programme prévoit l’aménagement de 80 espaces verts, de 65 kilomètres de plantations d’alignement ainsi que de 10 kilomètres d’avenues à aménager dans les villes de Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, Koudougou, Dédougou, Banfora, Tenkodogo, etc. en collaboration avec les collectivités territoriales. S’adressant aux structures chargées de l’exécution des travaux, le DG de l’environnement et du cadre de vie a rappelé que ces réalisations constituent un patrimoine collectif. Il a appelé à un engagement citoyen pour leur préservation.
Par ailleurs, il a salué l’accompagnement des partenaires techniques et financiers, notamment la Banque commerciale du Burkina (BCB), Coris Holding et Raynal Assurances ainsi que d’autres structures privées déjà engagées ou en voie de rejoindre l’initiative. Quant au DG de la BCB, Patrice Forogo, il a souligné que cette initiative s’inscrit dans le contexte de la Révolution progressiste populaire (RPP), portée par des idéaux de souveraineté, de dignité, de justice sociale et de résilience.
De son avis, il est essentiel de traduire ces ambitions en actions concrètes, visibles et capables d’impacter positivement le quotidien des populations. « Ce projet est la preuve que le partenariat public-privé peut être efficace, rapide et porteur de sens quand il est aligné sur l’intérêt général. Au nom des partenaires techniques et financiers, nous réitérons nos remerciements pour la confiance et pour la rigueur dans l’exécution des travaux », a-t-il confié. Patrice Forogo s’est dit engagé à ce que ces lieux restent propres, sécurisés et accessibles à tous.
Oumarou RABO
Crédit photo : Edith BAKALA
Légendes
1- Le ministre d’Etat chargé de l’Eau, le commandant Ismaël Sombié, a invité les acteurs concernés à travailler pour répondre au besoin des populations.
2- A travers ces maquettes, des avenues de différentes villes vont connaitre une transformation dans les jours à venir.
3- Le DG de l’environnement et du cadre de vie, Abdoulaye Bazié : « les aménagements paysagers contribuent à améliorer l’image des villes… ».
4- A l’image de Ouagadougou, des espaces verts ont été identifiés pour des travaux d’embellissement dans plusieurs villes.
VOIR PH Amenagement paysager…………..MAC ZANGO
Au Burkina Faso, la chaleur n’est pas une nouveauté. Elle fait partie du quotidien, du rythme des saisons, des habitudes de vie. Mais aujourd’hui, quelque chose a changé. La canicule s’installe avec une intensité et une durée inhabituelle. Elle gagne même les zones réputées les plus arrosées du pays. Ce phénomène, loin d’être anodin, agit comme un signal d’alarme. Il nous rappelle que notre rapport à l’environnement doit évoluer.
L’idée d’aménager pour l’année 2026, 80 espaces verts, 60 ronds-points, 65 kilomètres de plantations d’alignement et 10 kilomètres d’avenues dans les différentes villes du Burkina Faso est à saluer.
A cela s’ajoutent la création d’un parc écologique, le renforcement du parc urbain Bangr-Weogo, ainsi que la mise en place d’un espace de sylvothérapie et d’une aire zoologique dans la forêt de Kua, à Bobo-Dioulasso. L’instruction a été donnée par le ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié. En effet, il nе s’agit plus simplemеnt de suppоrter la chalеur оu dе cherchеr refugе à l’оmbrе d’un arbrе. La situatiоn actuelle ехigе unе réflехiоn apprоfоndie sur lеs оrigines еt les еffets de cette augmentatiоn dеs tеmpératurеs.
Lе changement сlimаtiquе n’еst plus unе nоtiоn élоignée, résеrvée аuх discussiоns. Il est désоrmаis unе réalité tаngiblе, ressеntiе au quоtidiеn pаr lеs pоpulatiоns du Burkina Fasо : sоls asséchés, diminutiоn dеs rеndements agriсоles, strеss hydrique accru, tarissement rapide des cours d’eau et cоnditiоns dе vie dе plus еn plus difficiles. Face à cеttе situаtiоn, оn pоurrait êtrе tеnté dе se fier uniquemеnt à la nаture оu à la prоvidencе. Cеpеndant, il est essentiel dе mettre en plaсe une répоnsе envirоnnementаle struсturée et cоlleсtivе. Cеla débutе par une prise de cоnsсience : la dégrаdatiоn dе nоtrе envirоnnemеnt n’еst pаs inévitable, mais sоuvent lе résultаt dе nоs actiоns.

La défоrestatiоn massive, l’ехplоitatiоn désоrdоnnéе des rеssоurces naturelles et une urbаnisаtiоn mаl réguléе intensifient lеs effets de la chаlеur. Dans lеs zоnеs urbaines, le bétоn а prоgrеssivement remplаcé lеs еspасes verts, transfоrmant certains quartiers еn véritables îlоts de сhaleur. Dans nоs précédеntes publicatiоns, nоus avоns attiré l’attention sur la transfоrmatiоn dеs еspaces vеrts à Ouagadоugоu, ainsi que dans d’autres villes, qui a rendu les températures encоre plus diffiсilеs à suppоrtеr. Planter des arbres, aménager des espaces verts, repenser l’urbanisme ne relèvent plus du luxe ou de l’esthétique.
Evoluer vers des pratiques plus résilientes
Ce sont des impératifs de survie. Les techniques agricoles doivent évoluer vers des pratiques plus résilientes : agroécologie, reboisement, gestion durable des sols et de l’eau. Il ne s’agit pas de rompre avec les savoirs traditionnels, mais de les enrichir par des innovations adaptées au contexte actuel. Le ministère de l’Agriculture , de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques est certes engagé dans cette dynamique mais, doit intégrer pleinement la dimension climatique et environnementale. Cela passe par des investissements dans la reforestation, la protection des ressources en eau, la promotion des énergies renouvelables, mais aussi par l’éducation et la sensibilisation des populations. Car une transition écologique réussie ne peut se faire sans l’adhésion des citoyens. Mais au-delà du ministère de l’Agriculture, chacun est interpellé.

Les gestes individuels, souvent perçus comme insignifiants, peuvent avoir un impact réel s’ils sont adoptés à grande échelle. Il s’agit par exemples d’éviter le gaspillage d’eau, de protéger les arbres, de réduire les feux de brousse et de privilégier des modes de consommation plus responsables. La lutte contre la canicule est aussi une affaire de comportements. Cette chaleur accablante que nous ressentons aujourd’hui peut devenir une opportunité. Celle de repenser notre modèle de développement, de réconcilier croissance et respect de l’environnement, de bâtir un avenir plus durable. Le Burkina Faso, avec ses ressources humaines et son savoir-faire local, a les moyens de relever ce défi. Le ministre Ismaël Sombié vient de le démontrer en donnant des instructions fermes aux équipes techniques de la Direction générale de l’environnement et du cadre de vie (DGECV) de mettre le projet en oeuvre, afin de tirer profit de la saison pluvieuse.
Paténéma Oumar OUEDRAOGO
La Filature du Sahel (FILSAH) a lancé sa Journée portes ouvertes (JPO), le jeudi 30 avril 2026, à Bobo-Dioulasso. Une initiative visant à rapprocher l’entreprise du public et à mettre en lumière les enjeux stratégiques de la transformation locale du coton.
La Filature du Sahel (FILSHA) veut se faire connaitre davantage par le grand public. Pour ce faire, l’unité industrielle du fil de coton a ouvert ses portes, le jeudi 30 avril 2026, à Bobo-Dioulasso. Dans son allocution d’ouverture, le directeur général de FILSAH, Abdoulaye Nabolé, a salué la mobilisation autour de cette journée, qu’il considère comme une opportunité de faire découvrir bien plus qu’une unité industrielle. « Il s’agit de présenter une ambition nationale », a-t-il déclaré, insistant sur la nécessité pour le Burkina Faso de transformer localement son « or blanc » afin de créer davantage de valeur ajoutée et d’emplois.
Créée en 1997 et opérationnelle depuis 1999, la FILSAH se positionne aujourd’hui comme un maillon essentiel de la chaîne de valeurs coton-textile-habillement, assurant la transformation de la fibre de coton en fil destiné aux marchés national et international. Avec une capacité de production portée à 10 000 tonnes par an à la suite d’une extension récente, l’entreprise emploie directement plus de 500 personnes et contribue significativement à l’économie nationale. Selon les données fournies, elle génère en moyenne près de 600 millions francs CFA de recettes fiscales par an et soutient indirectement plus de 100 000 acteurs à travers les activités de teinture, de tissage, de couture et de design. Le ministre chargé de l’Industrie, par la voix du gouverneur de la région du Guiriko, Mariama Konaté, a salué l’initiative de la direction générale de FILSAH.
Cette initiative, aux dires du patron du département de l’Industrie, s’inscrit pleinement dans la vision nationale de transformation structurelle de l’économie. Basée sur le triptyque « produire localement, transformer localement et consommer localement », cette orientation constitue, selon lui, un levier essentiel pour bâtir une économie résiliente et souveraine. Il a rappelé que la filature représente un maillon stratégique sans lequel la valorisation complète du coton burkinabè reste impossible. Cependant, les deux intervenants ont unanimement reconnu les difficultés auxquelles fait face le secteur, notamment la concurrence déloyale liée à l’importation frauduleuse de fils et de pagnes.
Des pertes de plusieurs milliards francs CFA
Cette situation, a laissé entendre, a eu des répercussions importantes sur les performances de FILSAH, avec des stocks invendus ayant atteint plusieurs milliards francs CFA à certaines périodes. Face à cette menace, le gouvernement a engagé des mesures fortes pour assainir le marché, dont l’interdiction de certaines importations, le renforcement des contrôles et la labellisation du Faso Dan Fani. Le ministre a d’ailleurs fait état de résultats concrets issus des opérations de contrôle menées sur le terrain, ayant permis la saisie de produits frauduleux d’une valeur de plus de 20 millions francs CFA. Ces actions traduisent, selon lui, la volonté des autorités de protéger les industriels locaux et de garantir un environnement concurrentiel plus équitable.
La FILSAH, dans ses perspectives, entend jouer pleinement son rôle dans la dynamique d’industrialisation du Burkina Faso. Dotée d’équipements modernes et certifiés aux normes internationales, elle produit différents types de fils adaptés aussi bien à l’industrie qu’à l’artisanat, notamment pour la confection du Faso Dan Fani. L’entreprise, à en croire son premier responsable, ambitionne également de renforcer sa compétitivité pour conquérir les marchés régionaux et internationaux. Cette Journée portes ouvertes se veut ainsi une vitrine du savoir-faire industriel burkinabè, mais aussi un appel à la mobilisation collective.
« Choisir le fil produit localement, c’est soutenir toute une chaîne de valeurs et préserver des emplois », a rappelé le directeur général, invitant les acteurs économiques et les consommateurs à privilégier les produits nationaux. En définitive, cette journée portes ouvertes a permis de réaffirmer le rôle stratégique de FILSAH dans la quête de souveraineté économique du Burkina Faso. Entre défis structurels et perspectives de développement, la filature apparaît comme un symbole de l’ambition nationale de transformation locale, au service d’une économie plus forte et plus inclusive.
Kamélé FAYAMA