Promotion des langues nationales: Ali Tiemtoré, la plume au service du mooré

Ecrivain et défenseur des langues nationales, Ali Tiemtoré, s’impose comme une figure discrète mais essentielle de la littérature burkinabè. A travers ses œuvres rédigées en mooré, il explore les réalités sociales, culturelles et morales de son époque, tout en œuvrant à la valorisation du patrimoine linguistique local. En marge de la Journée internationale de la langue maternelle, célébrée du 4 au 9 mai 2026, à Manga, Sidwaya, est allée à la rencontre de l’écrivain.

Le paysage littéraire au Burkina Faso est dominé par les langues héritées de la colonisation. Ali Tiemtoré, natif de la commune de Bindé, dans la région du Nazinon, a fait un choix : écrire en mooré. Auteur de six œuvres, il construit patiemment une bibliographie qui puise dans le vécu quotidien des populations et interroge les mutations sociales contemporaines. Au nombre de ses livres, l’on peut citer « A yii mam noanga », qui signifie « Elle fut ma dulcinée » ; « Patarbtaal nintam », qui veut dire « L’arme de l’innocent » et « Kaeto lebg n wa », qui désigne « Tu peux encore revenir ».

Le dernier ouvrage de l’écrivain, présenté en 2024, a été baptisé « Pag nonglem ying bala », qui se traduit par : « Rien que pour l’amour d’une femme ». Sa toute première œuvre, intitulée « A yii mam noanga », parue en 2002, a été éditée, à 10 000 puis à 20 000 exemplaires et traduits dans plusieurs langues, notamment le Gouin, le fulfuldé, le bissa et le dioula. Marié et père de quatre enfants, Ali Tiemtoré, dit avoir commencé ses productions en 2002. Selon lui, l’écriture en mooré était le seul canal qu’il pouvait exploiter pour faire passer son message. Car, la langue maternelle est celle qu’il maitrisait le mieux, d’autant plus qu’il n’est pas allé à l’école classique. « Je suis né et j’ai grandi au village. J’ai vécu pas mal de choses que je voudrais dire.

C’est ce qui m’a poussé à me lancer dans les écrits », confie-t-il. Les textes de l’écrivain abordent donc des thématiques variées, telles que l’amour, la délinquance juvénile et la sorcellerie. A travers ses écrits, il met en lumière, le lien entre le bien matériel et l’amour pour une fille ou une femme et dénonce les accusations de sorcelleries dans les différentes contrées du pays. Selon M. Tiemtoré, le matériel n’a pas sa place dans les histoires de sentiment. « On peut être pauvre aujourd’hui et devenir riche demain », soutient-il. Celui-ci rappelle avoir été parmi les premiers apprenants du Centre Alpha commando basé dans la commune de bindé. « C’était une formation un peu forcée sous la Révolution d’août 83 », se souvient-il. Aujourd’hui, Ali Tiemtoré se réjouit d’avoir été dans cette école. Il dit être connu un peu partout grâce à ses œuvres rédigées en mooré.« Maintenir les langues nationales vivantes »

Les livres de l’écrivain sont utilisés dans des écoles bilingues et dans plusieurs universités du pays, notamment dans les universités Daniel-Ouézzin-Coulibaly (Dédougou), Norbert-Zongo (Koudougou) et Joseph-Ki-Zerbo (Ouagadougou). « Même en Côte d’Ivoire, mes œuvres sont utilisées par les mossis qui font l’alphabétisation », ajoute-il. L’écrivain indique par ailleurs, que l’on ne peut pas s’appuyer sur la langue d’autrui pour s’épanouir. Il appelle donc ses concitoyens à aimer leurs langues maternelles et à les promouvoir.

Le Directeur provincial (DP) de l’éducation préscolaire, primaire et non formelle du Zoundwéogo, Dominique Dipama, dit connaitre l’écrivain, depuis les années 2009-2010 à travers ses écrits. Il affirme que c’est un homme qui œuvre énormément à la promotion des langues nationales, notamment le mooré. Pour lui, les documents de l’auteur sont beaucoup utilisés dans les Centres d’alphabétisation en mooré. Il dit l’apprécier très positivement parce qu’il faut des acteurs qui ont la conviction de Ali Tiemtoré pour maintenir les langues nationales vivantes. Le DP Dipama soutient que les langues nationales sont certes des vecteurs de communication mais également un puissant moyen de promotion des valeurs locales, culturelles et de la paix.

« On peut se servir de nos langues nationales pour mener des activités de sensibilisation sur l’hygiène et promouvoir bien d’autres choses », souligne-t-il. Tout en exprimant ses encouragements à Ali Tiemtoré, le premier responsable de l’éducation primaire du Zoundwéogo souhaite qu’il continue dans le sens de promouvoir les langues nationales. « Qu’il travaille également à amener d’autres personnes à faire de la production littéraire dans nos langues, notamment le mooré qu’il maitrise le mieux », invite Dominique Dipama.

Noufou SAWADOGO

Police communautaire à Koudougou: « Kâ Pulisi » chez le chef de canton de Lallé

Le directeur de la police communautaire « Kâ Pulisi » de Koudougou, le lieutenant de police, Emile Ouédraogo, a effectué une visite de courtoisie chez le chef de canton de Lallé, Naaba Guiguemdé, le mardi 5 mai 2026 à Koudougou.

Une délégation de la police communautaire « Kâ Pulisi » de Koudougou était chez le chef de canton du Lallé Naaba Guiguemdé, le mardi 5 mai 2026 à Koudougou. Conduite par son directeur, le lieutenant de police, Emile Ouédraogo, la délégation est allée expliquer les missions de cette unité de police au chef de canton et demander ses bénédictions pour la réussite de la mission.

Cette rencontre s’inscrit dans la dynamique de renforcement de la collaboration entre les forces de sécurité et les structures traditionnelles, reconnues pour leur rôle central dans la régulation sociale et la cohésion communautaire. M. Ouédraogo a expliqué les fondements et les objectifs de « Kâ Pulisi », une approche qui vise à instaurer un climat de confiance entre les citoyens et la police.

« La police communautaire est une police de proximité, une police au service des populations. Elle repose sur l’écoute, la prévention et la collaboration avec tous les acteurs locaux, notamment les autorités coutumières. Nous sommes venus solliciter vos bénédictions et votre accompagnement afin de réussir cette mission au profit de toute la communauté », a signifié Emile Ouédraogo. Il a par ailleurs insisté sur l’importance du soutien des leaders traditionnels pour faciliter l’adhésion des populations à cette nouvelle approche sécuritaire. Selon le lieutenant de police, la réussite de « Kâ Pulisi » dépend en grande partie de l’implication active des communautés locales.

En réponse, le chef de canton de Lallé, Naaba Guiguemdé, par la voix de Godin Naaba Sigri , a salué l’initiative de la police communautaire qu’il considère comme une démarche pertinente et adaptée aux réalités locales. Il a exprimé sa satisfaction face à cette volonté de collaboration. « Nous accueillons avec joie cette initiative qui vient renforcer la sécurité de nos populations. La chefferie coutumière est disposée à accompagner cette police de proximité. Elle constitue un appui important dans notre mission de protection et de préservation de la paix sociale », a-t-il affirmé.

Le chef de canton a également rassuré la délégation de son engagement à sensibiliser les populations afin qu’elles adhèrent pleinement à cette approche participative de la sécurité. Cette visite marque ainsi une étape importante dans le déploiement de la police communautaire à Koudougou, avec l’espoir d’une collaboration fructueuse entre forces de sécurité et autorités coutumières au service de la paix et de la sécurité.

Beyon Romain NEBIE

beynebie@gmail.com

Reconnaissance de l’élève et de l’étudiant envers l’enseignant: une semaine pour honorer les éducateurs

Le ministre de la Guerre et de la Défense patriotique, le général de division, Célestin Simporé a présidé la cérémonie officielle de lancement de la semaine de reconnaissance de l’élève et de l’étudiant envers l’enseignant, mardi 5 mai 2026, à Ouagadougou.

Reconnaitre le mérite de son enseignant, c’est reconnaitre les sources et la qualité de ses capacités intellectuelles, morales, physiques et matérielles. Afin de célébrer l’enseignant comme il se doit, les ministères en charge des enseignements de base, secondaire et supérieur ont, en synergie d’actions, organisé pour la IIe édition, la semaine de reconnaissance de l’élève et de l’étudiant envers l’enseignant. La cérémonie de lancement de ladite semaine a été présidée par le ministre de la Guerre et de la Défense patriotique, le général de division Célestin Simporé, représentant le Premier ministre, Rimtalba Jean-Emmanuel Ouédraogo, mardi 5 mai 2026, à Ouagadougou.

C’est le lycée départemental Wendpouiré de Saaba qui a abrité le lancement de cette édition, en présence de plusieurs membres du gouvernement, d’une forte présence des enseignants, élèves et étudiants. « Mon enseignant, pilier de ma formation et de mes valeurs » a été le thème retenu. Le ministre de la Guerre et de la Défense patriotique, le général de division Célestin Simporé a noté que la semaine de reconnaissance de l’élève et de l’étudiant envers l’enseignant vient renforcer le lien pédagogique et humain entre l’enseignant et l’apprenant tout en contribuant à rehausser l’image de la profession enseignante. Il a soutenu que le gouvernement burkinabè s’est engagé dans la valorisation du métier d’enseignant.

« Conscient que votre bien-être est la condition de notre réussite collective, le gouvernement est déterminé à mettre en œuvre des réformes visant à améliorer vos conditions de vie et de travail », a-t-il déclaré. Le général de division a ajouté qu’au-delà des actions institutionnelles, il est indispensable que la société dans son ensemble reconnaisse la valeur stratégique de l’enseignant.  Après avoir conseillé les élèves sur l’importance de l’enseignement dans la vie, il a salué le mérite des enseignants.

Valoriser le mérite de l’enseignant

 « Recevez l’expression de la reconnaissance de la nation burkinabè, car vous êtes les gardiens de notre avenir », a-t-il dit.  Avec la situation sécuritaire, a-t-il expliqué, le système éducatif est affecté mais les enseignants se sont révélés de véritables héros du quotidien.  Il a renchéri que dans des conditions souvent difficiles au péril de leur vie, les enseignants ont continué à porter le flambeau du savoir. « A ces femmes et hommes d’exception, la nation toute entière exprime sa reconnaissance et sa gratitude », a-t-il affirmé.

Le ministre de l’Enseignement secondaire, de la Formation technique et professionnelle, Moumini Zoungrana a confié être de ceux qui pensent que l’école a créé une matrice qui va forger l’homme du futur. Alors que les premiers acteurs de cette matrice sont bien les enseignants. « Par conséquent, il y a lieu de dire merci à ces enseignants pour tout ce qu’ils font, d’où l’organisation de la semaine de reconnaissance de l’enseignant », a-t-il indiqué.

Le représentant des parrains et co-parrains, Roland Sow, a souligné que la cause de l’enseignement est une cause collective qui appelle l’union des volontés et la solidarité de toute la nation. La représentante des élèves du lycée départemental Wendpouiré de Saaba, Ariellle Kima de la classe de 1ere D a remercié l’ensemble des enseignants pour le savoir transmis au quotidien. Une remise d’attestations à quelques enseignants du primaire et du secondaire a mis fin à la cérémonie de lancement de la IIe édition de la semaine de reconnaissance de l’élève et de l’étudiant envers l’enseignant.

                  Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE

                                                                

A la guerre comme à la guerre

Par une décision en date d’hier 5 mai 2026, le Conseil supérieur de la communication (CSC), organe de régulation des médias au Burkina Faso, a décidé d’interdire la diffusion de la chaîne de télévision TV5 Monde sur l’ensemble du territoire burkinabè pour « de nombreux manquements à la loi, à l’éthique et à la déontologie » du métier à travers notamment des comptes-rendus biaisés sur la situation sécuritaire dans l’espace AES. Cela s’est traduit notamment par une description caricaturale des pouvoirs de cet espace et l’apologie du terrorisme et des autres mercenaires qui y sévissent. Des faits dont cette chaîne qui n’est rien d’autre que la voix de son maître, la France en l’occurrence, est coutumière ; ce qui lui avait valu des suspensions en avril et en juin 2024.

Chassez le naturel, il revient au galop, et, le Rubicon a été franchi cette fois-ci, avec le complot impérialiste ourdi récemment contre le Mali, dont TV5 Monde a fait et continue de faire une lecture biaisée. Posts incendiaires et propos discourtois à l’encontre des autorités maliennes constituent depuis, le menu de cette chaîne qui s’est assise sur les règles d’éthique et de déontologie que les Occidentaux sont prompts à nous enseigner et qu’ils n’hésitent pas à fouler au pied chaque fois que l’intérêt supérieur de leurs nations est en jeu. En effet, derrière cette cabale savamment orchestrée se trouve la défense des intérêts de la Françafrique mis à mal avec la consolidation progressive de l’axe Ouagadougou-Bamako-Niamey qui sonne le glas des intérêts français dans le Sahel central, malgré les menaces diffuses qui pèsent sur ces trois pays.

En temps de guerre, l’information est une arme, et, les médias occidentaux ont transporté cette guerre impérialiste sur le champ de la communication. Les regarder faire sans rien faire ou dire, équivaut à scier la branche sur laquelle nous sommes assis, et mettre ainsi sous le boisseau les aspirations de nos peuples à la liberté et au progrès.

Bien-sûr et comme il faut s’y attendre, les adeptes de la liberté de critique, à la solde de l’impérialisme, crieront à « l’assassinat » d’une prétendue liberté d’expression qui, en vérité, maquille une campagne de dénigrement d’une lutte sahélienne pour la souveraineté véritable. Nos médias ont compris les enjeux. C’est pourquoi ils montent désormais au créneau afin d’entraîner un mouvement de mobilisation générale et « fouetter » l’orgueil patriotique. Le traitement de l’information sur la crise iranienne est là pour nous le rappeler au quotidien.

Boubakar SY

Enseignement supérieur: le gouvernement reporte d’un an l’exclusion des étudiants absentéistes

Le directeur de cabinet du ministre chargé de l’Enseignement supérieur, Honorat Nébié, a animé une conférence de presse sur l’application des articles 36 et 37 des régimes des études, respectivement de Licence et de Master, mardi 5 mai 2026, à Ouagadougou.

Le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation accorde un moratoire sur l’application de règles strictes visant à exclure les étudiants non assidus sur la base des notes. C’est dans ce cadre que le directeur de cabinet du ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Honorat Nébié, a animé une conférence de presse sur l’application des articles 36 et 37 des régimes des études, respectivement de Licence et de Master, mardi 5 mai 2026, à Ouagadougou. Il a clarifié que la réforme universitaire entend assainir les effectifs et acter l’exclusion automatique des étudiants trop souvent absents aux examens.

Honorat Nébié a indiqué que cette mesure est finalement reportée d’un an, face à l’ampleur inattendue des premiers résultats. « L’annonce fait suite à l’entrée en vigueur, en octobre 2025, de deux arrêtés (n°2025-244 et 245) réformant les régimes d’études de Licence et de Master », a-t-il rappelé. M. Nébié a affirmé que la mesure phare inscrite aux articles 36 et 37 prévoyait l’exclusion systématique dès la première session de tout étudiant obtenant la note de 0/20 dans plus de 40% de ses matières en Licence et 30% en Master. De son avis, les délibérations du premier semestre 2025-2026, compilées sur la plateforme Campus Faso, ont révélé l’étendue du phénomène. Il a précisé que sur 36 652 étudiants inscrits au niveau national, 3 794 (10,35%) ont obtenu un zéro dans la totalité de leurs matières, signant une absence totale aux évaluations, et 6 149 (16,78%) ont échoué avec un zéro dans plus du tiers de leurs matières.

Absence de volonté réelle

« De l’analyse de ces résultats, il ressort qu’au moins 10% des inscrits ne sont pas animés d’une volonté réelle de suivre le parcours », a expliqué le directeur de cabinet du ministre chargé de l’Enseignement supérieur. « Comment planifier les activités pédagogiques avec des effectifs qui ne sont pas raisonnables ?», s’est interrogé Honorat Nébié. Selon lui, le message est clair et la prochaine rentrée universitaire sera une dernière chance pour les étudiants de s’adapter. « A partir de 2026-2027, la tolérance zéro envers l’absentéisme aux évaluations sera bel et bien appliquée, avec pour objectif déclaré de redonner du sens aux effectifs comptabilisés dans les amphithéâtres burkinabè », a-t-il prévenu.

Les acteurs ont-ils été suffisamment informés sur les nouveaux arrêtés (règlements) ? Que deviennent les étudiants exclus ? Peuvent-ils s’inscrire dans d’autres universités ? Face à ces interrogations de la presse, le Directeur général (DG) de l’enseignement supérieur, Gnidouba Roger Lanou, a déclaré que des sessions d’information sur les arrêtés ont été organisées. Concernant les exclus, il a fait savoir qu’ils pourront se réinscrire l’année suivante, demander une nouvelle orientation en Licence ou repostuler pour le Master, y compris dans d’autres établissements. Mais, a laissé entendre le DG de l’enseignement supérieur, les étudiants exclus devront justifier de leur aptitude ou de leur motivation pour des parcours similaires.

Boukary BONKOUNGOU

Astride OUEDRAOGO

(Stagiaire)

Sénégal : du duo au duel ?

Au sommet de l’Etat sénégalais, les désaccords sont de plus en plus marqués, qu’il faut craindre pour l’avenir du pays.  Si les deux hommes forts du Sénégal, le Président Bassirou Diomaye Faye et le Premier ministre, Ousmane Sonko, se sont battus pour l’alternance, passant de la case prison au sommet de l’Etat, ils affichent à présent des divergences à l’épreuve du pouvoir. Même s’ils restent courtois l’un envers l’autre, écartant toute trahison, ces deux grands amis ont du mal à convaincre leurs soutiens et admirateurs, que tout va bien entre eux.

L’unité sans faille affichée au début de leur accession au pouvoir en mars 2024 a laissé place à des mésententes difficiles à cacher. Face à la presse, le samedi 2 mai dernier, le chef de l’Etat sénégalais n’est pas passé par quatre chemins pour prendre ses distances avec le vote récent de la modification du Code électoral par les députés de son parti, le PASTEF.  Cette révision vise à permettre au chef du gouvernement et maitre à penser du PASTEF, exclu de la présidentielle de 2024 pour des raisons judiciaires, à se présenter au scrutin de 2029. « Je n’ai pas vu l’urgence de faire cette proposition.

Nous étions dans une dynamique consensuelle », a affirmé Diomaye Faye. Aussi, a-t-il tenu ces propos interrogateurs au sujet d’Ousmane Sonko : « Nous gérons nos divergences. Pour le moment, il bénéficie toujours de ma confiance comme Premier ministre. Si, je considère qu’il ne peut plus être mon Premier ministre, quelqu’un d’autre prendra sa place ». Ces paroles sonnent comme un avertissement, voire une manière pour Faye d’affirmer son statut de commandant en chef du Sénégal. Ce qui questionne davantage sur sa relation avec son grand ami et compagnon politique.

Les sujets, qui divisent Faye et Sonko, s’accumulent. On se rappelle, en novembre 2025, du choix de la personnalité pour conduire le chantier de restructuration de la coalition « Diomaye Président », qui n’a pas été du goût de Sonko. Aïda Mbodj, proche du leader du PASTEF, a été remerciée par le chef de l’Etat et remplacée par l’ex-Premier ministre, Aminata Touré. Au sein du parti, cette décision a été vivement critiquée, la plupart des cadres acquis à la cause de Sonko estimant que le chef de l’Etat n’a pas les prérogatives pour démettre Aïda Mbodj. Au fil des mois, le Président Faye ne semble pas apprécier la mainmise totale de Sonko sur le PASTEF.

N’a-t-il pas soutenu de vive voix que le Sénégal n’a pas besoin de « messie », faisant à allusion, à demi-mots, au chef du gouvernement dont la popularité le positionne comme une sorte de sauveur pour le « pays de la Teranga » ? Du reste, Faye travaille manifestement à faire de sa coalition « Diomaye Président », une alternative au PASTEF. La tenue sous sa bienveillance, le 7 mars dernier, de la première assemblée générale de cette entité, a fait couler beaucoup d’encre et de salive. Du duo qu’ils forment, Sonko et Faye semblent se livrer désormais à un duel autour de la conduite du pays. 

En plus du choc de personnalités (le chef de l’Etat est plus modéré dans ses choix que le Premier ministre plus souverainiste et radical en la matière), les rivalités apparentes entre les deux hommes semblent se justifier par les ambitions politiques personnelles. Si, Faye a promis passer le flambeau à Sonko en 2029, son attitude pose question, tant certains observateurs perçoivent en lui, une volonté de prendre la main politiquement et de se maintenir au pouvoir. Sonko, qui a pesé de tout son poids pour offrir un destin présidentiel à Faye, attend aussi de savourer son heure.  En tous les cas, les deux personnalités les plus en vue du Sénégal en ce moment ont intérêt à contenir leurs divergences, à se parler franchement, pour ne pas faire voler en éclats une solide amitié et un parcours politique commun plein d’enseignements.    

Kader Patrick KARANTAO

Campagne humide 2026-2027 : la distribution des intrants agropastoraux lancée

Dans le cadre de la campagne humide 2026-2027, le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le camarade commandant Ismaël Sombié, a procédé, le mardi 5 mai 2026, à Réo, dans la province du Sanguié, région de Nando au lancement officiel de la distribution des intrants agropastoraux.

Fidèle à son engagement de rendre disponibles les intrants agropastoraux en temps opportun, le ministère poursuit la mise en œuvre de cette politique stratégique, impulsée depuis trois ans, au profit des acteurs du monde rural. Pour cette campagne, une innovation majeure est introduite : les agents du ministère sont désormais placés au cœur du dispositif de distribution. Ce choix vise à garantir plus de transparence, d’efficacité et de traçabilité dans l’acheminement des intrants vers les bénéficiaires.

A cette occasion, le ministre d’Etat a lancé un appel ferme à la probité, à l’intégrité et au sens élevé de responsabilité des agents distributeurs. Il les a exhortés à faire preuve d’exemplarité dans l’exercice de leur mission, afin de préserver la confiance des producteurs et d’assurer l’atteinte des objectifs de la campagne. Dans le même élan, il a mis en garde contre toute forme de dérive, notamment les détournements, les pratiques frauduleuses ou les circuits parallèles de distribution des intrants. Il a été clair : de tels agissements constituent une atteinte grave aux intérêts des producteurs et ne sauraient être tolérés. Des sanctions rigoureuses seront appliquées à l’encontre de tout contrevenant.

Le ministre d’Etat a enfin rappelé que, dans l’esprit de la Révolution progressiste populaire, la gestion des ressources publiques doit être guidée par la rigueur, l’éthique et le sens du devoir au service du développement national. « Ces intrants sont destinés aux producteurs, ils doivent donc leur être remis. En tout état de cause, aucune tolérance ne sera accordée aux actes contraires à l’esprit de la Révolution», a-t-il averti.

𝗗𝗖𝗥𝗣/ 𝗠𝗔𝗘𝗥𝗔𝗛

Hôpital Yalgado : les prestations en rhumatologie disponibles

Kantigui a été heureux d’apprendre que dans le cadre de l’amélioration des offres de soins de santé, les prestations en rhumatologie au sein du service de médecine interne du Centre hospitalier universitaire Yalgado Ouédraogo (CHU/YO) sont disponibles depuis le 13 avril 2026. Selon une note du directeur général du centre hospitalier, les consultations (…)

Retrouvez On murmure sur https://www.sidwaya.info/numerique/

Kantigui

kantigui2000@gmail.com

(+226) 25 31 22 89

 

Ateliers du Toukin-Series: Un cadre de coaching des jeunes porteurs de projets

La structure Sentinelle production organise du 04 au 07 mai 2026 à Ouagadougou les ateliers Toukin-Series 2026. Dix projets de séries sélectionnés y seront développés. Pour accompagner techniquement des projets de séries, du 4 au 7 mai 2026 se tiennent les ateliers du Toukin-Series. Une initiative de la structure Sentinelle production qui porte sur 10 projets dont les auteurs sont issus la plupart des écoles du cinéma et de l’audiovisuelle de Ouagadougou et d’ailleurs. Durant les 4 jours, les porteurs de projets auront des rencontres B2B, des plénières pour développer leurs projets et choisir des institutions de financement. Lors de la cérémonie d’ouverture, l’administratrice de Sentinelle production, Safiatou Sawadogo, a fait savoir que cette résidence de création et de développement a été initié pour accompagner les jeunes promoteurs de cinéma, les écrivains afin qu’ils puissent concrétiser leurs projets. Favoriser la création des séries télévisées, renforcer les compétences des auteurs, créer un espace d’échanges professionnels et accompagner l’émergence d’une nouvelle génération de créateurs sont, entre autres, les objectifs de ces ateliers.
10 porteurs de projets sélectionnés par appel vont développer leurs projets au cours de la résidence.
« Les projets doivent être adaptés aux réalités de la société, être d’une qualité à surtout sensibiliser la population », a-t-elle souligné. Elle a remercié les différents structures et partenaires notamment l’Agence burkinabè de la cinématographie et de l’audiovisuel (ABCA) pour leur accompagnement dans la réalisation des projets. « Nous espérons que cette résidence permettra d’améliorer la qualité des projets, de renforcer les liens entre les différents acteurs du secteur », a-t-elle souhaité.La cheffe du département des projets cinématographiques de l’ABCA, Brigitte Balaam/ Tiendrebéogo, s’est réjouie de la qualité des projets qui ont été présentés et de la qualité des consultants. « Je suis ravie de voir que beaucoup de projets sont accompagnés par des producteurs. J’ose croire qu’avec l’encadrement des consultants, nous aurons des projets qui pourront donner du tonus à nos écrans », a-t-elle déclaré.
Les consultants vont aider les participants à améliorer leurs projets
L‘un des consultants, Noraogo Sawadogo, scénariste et producteur, a signifié que le consultant donne ses points de vue par rapport à une thématique. « Il amène l’auteur à réfléchir sur son projet, à le mûrir et à lui donner une orientation qui puisse être acceptée de tous », a-t-il expliqué. M. Sawadogo a ajouté que l’un des rôles du consultant est de regarder et d’analyser la tendance cinématographique sur le marché sériel pour permettre aux producteurs d’accepter le projet en le concrétisant. Après avoir expliqué son projet « Je rendrai justice à ma manière » portant sur les failles de la justice, de la corruption, la porteuse de projet, Maïmouna Lenglengué, attend beaucoup de ces ateliers. « En plus de cette résidence, je suis à la recherche d’une production et de diffuseur », a-t-elle affirmé. Quant au porteur de projet « Les héritiers de l’ombre », Kader Ouédraogo, il a souhaité pouvoir parfaire son scenario et avoir un accompagnement en production.    Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE                                                                            

𝐈𝐧𝐭𝐞́𝐠𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐮𝐧𝐚𝐮𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞 : 𝐥𝐞 𝐁𝐮𝐫𝐤𝐢𝐧𝐚 𝐅𝐚𝐬𝐨 𝐨𝐛𝐭𝐢𝐞𝐧𝐭 𝐩𝐫𝐞̀𝐬 𝐝𝐞 𝟖𝟗 % 𝐚̀ 𝐥𝐚 𝐫𝐞𝐯𝐮𝐞 𝐚𝐧𝐧𝐮𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐝𝐞 𝐥’𝐔𝐄𝐌𝐎𝐀

‎Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a reçu en audience, ce mardi 05 mai 2026, le président de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), M. Abdoulaye Diop, accompagné de commissaires de l’institution. La délégation a été introduite auprès du Chef du Gouvernement par le président en exercice du Conseil des ministres de l’UEMOA, le ministre de l’Économie et des Finances, Dr Aboubakar Nacanabo.
Peut être une image de estrade et texte
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‎Cette rencontre a porté sur la restitution des conclusions de la phase politique de la revue annuelle des réformes, politiques, programmes et projets communautaires, au titre de l’année 2025. Avant cette audience, la délégation de la Commission de l’UEMOA avait eu une séance de travail avec le ministre en charge des Finances et des membres du Gouvernement.
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‎À sa sortie d’audience, le président de la Commission de l’UEMOA a indiqué être venu remettre officiellement au Premier ministre le rapport validé à l’issue des travaux. Ce document, a-t-il précisé, est le résultat d’un processus conduit en amont par les services techniques de la Commission et ceux de l’administration burkinabè, avant sa validation au niveau politique.
Peut être une image de une personne ou plus, estrade et texte qui dit ’ExCetane KACИE D FEDEF DCRRPRIMATURE DCRRA PRIMATURE’
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‎M. Abdoulaye Diop a salué les performances réalisées par le Burkina Faso dans la transposition, l’application et l’exécution des réformes, politiques, programmes et projets communautaires. Pour l’année 2025, le Burkina Faso a obtenu une note de 88,7%, un résultat jugé « très satisfaisant » par la Commission de l’UEMOA.
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‎Selon le président de la Commission, cette performance traduit la constance des efforts du Burkina Faso dans le cadre du processus d’intégration sous-régionale. Il a également relevé la bonne tenue des résultats enregistrés dans les trois composantes de l’évaluation, à savoir la gouvernance économique et la convergence, le marché commun, ainsi que les réformes sectorielles. Dans chacune de ces composantes, le Burkina Faso a affiché des taux supérieurs à 80 %, avec une performance atteignant 95 à 96 % pour la gouvernance économique et la convergence.
Peut être une image de ‎une personne ou plus, estrade et ‎texte qui dit ’‎طامی 51 Tma BY © DCREPRIMATURE DCR PRIMATURE‎’‎‎
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‎Au cours des échanges, la délégation de l’UEMOA a également partagé avec le Chef du Gouvernement certaines préoccupations relevées dans le cadre de l’exercice. La prise en compte de ces difficultés devrait permettre au pays d’améliorer davantage ses performances lors des prochaines éditions.
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‎M. Abdoulaye Diop a, par ailleurs, exprimé la reconnaissance de la Commission de l’UEMOA pour l’attention dont bénéficie l’institution au Burkina Faso. Il a réaffirmé le soutien constant de l’organisation au pays, notamment face aux défis liés au développement et à la situation sécuritaire.
Peut être une image de estrade et texte qui dit ’HIER © DCRP/PRII DCRP/PRIMATURE PRI DCRP/ URE’
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‎Le président de la Commission de l’UEMOA a également salué la qualité des orientations partagées par le Premier ministre pendant l’audience. Le Chef du Gouvernement a présenté à ses hôtes la vision des autorités burkinabè en matière de développement, de politiques sociales, culturelles, économiques et sécuritaires. Il a aussi insisté sur les efforts accomplis dans la mobilisation des recettes, la gestion des finances publiques, la maîtrise de la dépense publique et la mise en œuvre des politiques de développement.
Peut être une image de une personne ou plus, estrade et texte qui dit ’බතට 告 /PRIMATURE’
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‎Pour M. Abdoulaye Diop, ces échanges ont permis à la Commission de mieux apprécier les priorités nationales du Burkina Faso et les dynamiques engagées par les autorités dans plusieurs secteurs. Il a réaffirmé la disponibilité de l’UEMOA à accompagner le pays dans ses efforts de développement et dans la consolidation du processus d’intégration communautaire.
‎
‎𝐃𝐂𝐑𝐏/𝐏𝐫𝐢𝐦𝐚𝐭𝐮𝐫𝐞