
L’Agence nationale de gestion des soins de santé primaire a animé une conférence de presse sur l’apurement du passif des agents de santé, jeudi 2 avril 2026, à Ouagadougou.
L’Agence nationale de gestion des soins de santé primaire (AGSP) veut mettre en œuvre la décision du Conseil des ministres du jeudi 2 avril 2026, d’apurer le passif des agents de santé. Elle a animé une conférence de presse à Ouagadougou pour donner de plus amples précisions. Le directeur général de l’AGSP, Frédéric Loué, a évalué le passif à plus de 35,42 milliards FCFA. Il a expliqué les causes de l’accumulation de ce passif.
Il s’agit entre autres du retard dans la mise en œuvre de la Fonction publique hospitalière, le nombre élevé des actes à prendre, l’insuffisance dans la gestion des actes et les nouvelles indemnités créées par le décret 2018-814. M. Loué a salué la décision prise par le Conseil des ministres. De son avis, elle va permettre l’apurement intégral du passif et ce dans de meilleurs délais. Il a fait savoir que cette décision va éviter à l’avenir l’accumulation d’un nouveau passif.
Pour l’opérationnalisation de la décision, le DG de l’AGSP a annoncé une batterie de mesures. Sa structure envisage, a-t-il confié, de prendre diligemment des actes de carrière du personnel suivi du paiement des incidences financières. Il a aussi fait cas de la digitalisation des programmes de travail à travers la mise en œuvre d’une plateforme SISPRO. « Cette plateforme est vraiment une révolution au sein du ministère de la Santé. Nous avons constaté que les programmes de travail ne sont pas élaborés à temps et ne sont pas aussi affichés dans les centres de santé.
A travers cette plateforme, le programme de travail sera disponible à tout moment », a-t-il assuré. En sus, le DG a relevé la nécessité de simplifier les actes pour répondre à l’inflation des actes induits par la loi portant Fonction publique hospitalière, mettre en place une unité de traitement opérationnel des actes au niveau des districts sanitaires et des directions régionales de la santé. « Nous avons également prévu la mise en place d’un cadre de concertation semestrielle entre les différents acteurs, notamment le ministère en charge des Serviteurs du peuple, celui de la Santé, mais également le ministère de l’Economie et des Finances », a-t-il soutenu.
Répondant aux questions des journalistes M. Loué a indiqué qu’un comité interministériel sera mis en place pour suivre la mise en œuvre de la décision prise par le Conseil des ministres. « Le délai pour la mise en œuvre de ce passif social est de 7 mois pour compter du mois d’avril. Nous avons pu identifier plus de 22.594 actes qui doivent être pris dans les jours à venir », a assuré le DG de l’AGSP.
Abdoulaye BALBONE





