Le ministre des Serviteurs du Peuple, Mathias Traoré, et le directeur général de la Société internationale de transport africain par rail (SITARAIL), Simplice Essoh, ont signé le mardi 17 mars 2026, à Ouagadougou, un protocole d’accord marquant la fin du conflit entre les ex- travailleurs et ladite société, suivi de la remise des chèques.
Le conflit qui opposait des ex- travailleurs de la Société internationale de transport africain par rail (SITARAIL) à la direction, depuis 2002, se conjugue désormais au passé. Il a pris fin officiellement ce 17 mars 2026 par la signature d’un protocole d’accord entre SITARAIL et le ministère des Serviteurs du Peuple. Les anciens travailleurs concernés ont reçu leurs chèques d’indemnisation.
Selon le ministre, dans ce protocole d’accord, il est question du paiement par la SITARAIL des cotisations sociales correspondant aux périodes de suspension des contrats de 2002 jusqu’aux dates de départ à la retraite des 29 ex-travailleurs, le paiement des droits de fin de contrat à ceux qui ne les avaient pas perçus, la délivrance des certificats de travaill, la signature de protocoles d’accord individuels et le règlement des grades réels par l’Etat du Burkina Faso. En contrepartie, les requérants abandonnent toute réclamation financière liée aux périodes de suspension de leurs contrats.
« Aujourd’hui, cet acte marque la fin d’un conflit qui a duré plus de deux décennies. Nous tenons à exprimer notre profonde gratitude à toutes les parties prenantes pour leur patience, leur sens du dialogue et leur esprit de compromis. Grâce à la volonté commune de parvenir à une solution équitable, ce dossier trouve aujourd’hui une issue apaisée et constructive », a indiqué le ministre Traoré. Et le DG de SITARAIL, Simplice Essoh de remercier le ministère pour l’aboutissement de ce conflit qui n’a que trop duré. « C’est une joie pour moi de voir ces ex-travailleurs rentrés dans leurs droits », a-t-il ajouté.
Gratitude au gouvernement actuel
Pour le représentant des ex-travailleurs, Mody Diallo, cette crise a traversé plusieurs régimes, mais aucun d’eux n’a manifesté sa volonté de trouver une issue favorable. « Mais 24 ans après, grâce au gouvernement actuel, elle a pris fin. Il a pris à bras le corps le problème. Nous sommes satisfaits du dénouement. Les ayants droit des camarades décédés recevront leur indemnisation », a -t-il expliqué.
Le conflit est né en 2002 à la suite de la crise survenue en Côte d’Ivoire et ayant entraîné la suspension de la circulation ferroviaire, avec pour conséquence immédiate la suspension des contrats de travail. Le différend portait sur la revendication de la prise en compte des périodes de suspension dans le calcul des anciennetés des travailleurs et le paiement des « grades réels ».
La résolution du litige a conduit à la saisine du conseil d’arbitrage, lequel a rendu sa sentence en 2007. Cette sentence a connu des difficultés d’application. Sur instruction du Premier ministre, le ministre des Serviteurs du Peuple a assuré la facilitation avec les protagonistes en juillet 2025. Cette facilitation a permis la signature d’un protocole d’accord global le 24 novembre 2025.
Fleur BIRBA






