Ancien footballeur international et entraineur adjoint des Etalons vice-champion d’Afrique 2013 vivant dans l’hexagone, Sidi Napon, séjourne présentement au pays pour officialiser son projet sur la « réforme du championnat de football burkinabè ». Il en parle.
Quel est l’objet de votre séjour au pays ?
Mon séjour au pays s’inscrit dans le cadre de la présentation de mon projet de réforme du football national. J’ai ce projet depuis 2001, mais je me suis abstenu car, le moment n’était pas propice. Mais, le discours du camarade capitaine Ibrahim Traoré m’a motivé à venir l’officialiser. Je me rappelle qu’il avait dit et je cite: « Nous sommes capables de réfléchir et de mettre nos projets par nos propres moyens ». Je veux vraiment que cette démarche favorise une discussion constructive autour des défis de notre football. Ma présence au pays est placée sous le signe de l’écoute, de la concertation et de l’engouement en faveur de l’intérêt général du football burkinabè.

Vous avez été reçu par la camarade ministre des Sports. Quel a été l’objet de votre entretien ?
Cette rencontre a été une occasion de féliciter la camarade ministre des Sports pour sa nomination et lui présenter mon projet de la réforme du football national du Burkina Faso et d’en exposer les grandes orientations. J’ai également échangé avec la camarade ministre sur les défis auxquels notre football est confronté ainsi que les pistes de réflexion susceptible de contribuer à son développement. Je tiens à préciser qu’il s’agissait avant tout d’un échange constructif et institutionnel. Mon objectif était de partager une vision et d’écouter les observations des autorités compétentes. Toute décision concernant une éventuelle mise en œuvre de cette réforme relève naturellement des institutions habilitées. Mon projet consiste à proposer une réforme du football national du Burkina Faso afin d’améliorer sa gouvernance, son organisation et ses performances.
Que porte votre projet sur la réforme du championnat national ?
Je vous dirai d’emblée que c’est un constat de la souffrance de nos jeunes footballeurs qui n’arrivent pas à vivre dignement dans leur pays, le Burkina Faso et sont obligés d’aller à l’aventure dans les pays africains et sont maltraités et mal rémunérés qui m’a orienté vers ce projet. Ce qui se fait de bien ailleurs, on peut aussi le faire chez nous. Sans vouloir pour le moment entrer dans les détails, je dirai que son objectif est de renforcer la gouvernance, d’améliorer l’organisation de notre football et d’offrir davantage d’opportunités aux jeunes talents. C’est un projet qui nécessite l’aval des autorités burkinabè de sa conformité aux textes en vigueur et de sa faisabilité. Les autorités pourront l’approuver, demander des ajustements où décider de ne pas le retenir.
Quelle a été la réaction de la Fédération burkinabè de football ?
La Fédération a accueilli la présentation du projet avec intérêt et dans un esprit d’écoute. Nous avons eu des échanges constructifs sur les enjeux du développement du football burkinabè. A ce stade, il s’agit d’une proposition de réforme qui mérite d’être examinée par les instances compétentes. Je respecte pleinement les prérogatives de la Fédération. Mon souhait est que ce projet soit étudié sur la base de son contenu et de son intérêt pour le football national. Je reste disponible pour poursuivre le dialogue et apporter toutes les clarifications nécessaires.
Qu’attendez-vous du monde footballistique burkinabè ?
J’attends avant tout l’unité et l’engagement de tous les acteurs du football burkinabé. Cette réforme ne peut réussir que si les dirigeants, les clubs, les entraîneurs, les arbitres, et les supporters travaillent ensemble pour un esprit de responsabilité. J’attends aussi de chacun qu’il mette l’intérêt du Burkina Faso au-dessus des intérêts personnels. Mon ambition est de contribuer à un football plus transparent, mieux organisé, plus professionnel et capable de produire de meilleurs résultats. Si nous avançons ensemble avec confiance et détermination, je suis convaincu que le Burkina Faso peut devenir une référence du football en Afrique. Je lance pour cela un appel à l’ensemble des acteurs du football burkinabè ainsi qu’aux autorités compétentes à examiner ce projet avec une ouverture d’esprit et dans l’intérêt supérieur du football national. Cette réforme se veut une contribution constructive. J’invite chacun de privilégier le dialogue, la collaboration, et les idées qui peuvent faire progresser notre football. Ensemble, nous pouvons construire un football burkinabè plus fort, plus crédible et plus compétitif, au bénéfice des générations présentes et futures.
Interview réalisée par Yves OUEDRAOGO







