L’Etoile filante de Ouagadougou (EFO) a officiellement lancé sa saison sportive 2026-2027, avec un mot d’ordre : l’unité. Relégué pour la première fois de son histoire en deuxième division, le club « bleu et blanc » veut transformer cette déconvenue en force pour retrouver la Ligue 1 dès la prochaine saison. Dirigeants, joueurs, encadreurs, supporters et responsables des différentes sections sont appelés à se mobiliser autour de cette reconquête.
L’Etoile filante de Ouagadougou veut tourner la page de la saison dernière. Réunis à l’occasion de la rentrée sportive du club, dirigeants, joueurs, encadreurs, supporters et responsables des différentes sections ont affiché leur volonté de repartir sur de nouvelles bases. Dans son discours, le président du Conseil d’administration de l’EFO, Idrissa Sinaré, a donné le ton. Pour lui, cette rentrée sportive doit traduire « la volonté de faire de l’EFO un club toujours plus fort, uni et ambitieux ».
Une ambition qui ne concerne pas uniquement le football, puisque le club entend également accompagner ses sections d’athlétisme et de volleyball. Mais c’est bien la situation de l’équipe de football qui cristallise les attentions. Pour la première fois de son histoire, l’EFO évoluera en deuxième division. Une situation vécue comme une véritable blessure par les supporters et l’ensemble de la famille « bleu et blanc ». Pour le président Sinaré, il n’est pas question de s’installer en deuxième division. L’objectif affiché est de remonter en Ligue 1.

« Notre principal objectif, c’est la remontée », a-t-il déclaré, estimant qu’après 28 ans, la solidarité doit permettre au club de retrouver l’élite. Pour atteindre cet objectif, le PCA insiste sur le travail et une préparation sérieuse. Le regroupement de l’équipe à Ziniaré constitue ainsi la première étape de cette préparation. Les joueurs et le staff technique sont appelés à travailler « avec sérieux, discipline et détermination » afin d’aborder la compétition dans les meilleures conditions.
Le coach Boureima Kaboré, maintenu à son poste Du côté de l’encadrement technique, le défi est également pleinement assumé. Le coach Boureima Kaboré, maintenu à son poste, connait le championnat burkinabè et participe au renouvellement de l’effectif. Plusieurs joueurs ont quitté le club à l’issue de la saison dernière et un important travail de recrutement est en cours. « Il faut d’abord faire un bon recrutement », explique le technicien, pour qui le regroupement à Ziniaré doit permettre à la fois de travailler sur le plan physique et de disposer d’un effectif suffisamment étoffé pour constituer une équipe type. La préparation ne devrait d’ailleurs pas s’arrêter à ce premier regroupement.
Le président Sinaré évoque la possibilité d’autres stages et de plusieurs matchs de préparation, en fonction des moyens disponibles. Le championnat étant prévu pour débuter en octobre, le club dispose encore de quelques semaines pour affiner son dispositif. La rentrée sportive de l’EFO ne s’est toutefois pas limitée aux seuls enjeux du football masculin. Elle a surtout été l’occasion de lancer un appel à l’unité de toute la famille stelliste. Le président des supporters, Georges Convolbo, a invité les inconditionnels du club à rester soudés malgré la relégation.
« Cette épreuve ne doit pas nous diviser. Au contraire, elle doit renforcer notre solidarité et notre détermination », a-t-il lancé, appelant les supporters à éviter « les divisions, les querelles inutiles et les critiques destructrices ». Les supporters promettent ainsi de rester aux côtés de l’équipe, à domicile comme à l’extérieur, avec l’ambition de contribuer à son retour dans l’élite. Le représentant des présidents exécutifs, Lévy Ouédraogo (président de la section d’athlétisme) a, lui aussi, insisté sur la nécessité du sacrifice.
Il a prévenu les joueurs que la deuxième division ne sera pas une promenade de santé. Pour soutenir le fonctionnement du club et ses différentes sections, il a également appelé à la mobilisation des ressources. Sponsors, sympathisants et partenaires sont invités à contribuer aux efforts de relance de l’EFO. « L’argent n’a pas d’odeur, il n’a pas de couleur. L’essentiel, c’est que nous puissions avancer », a-t-il lancé, appelant les membres de la famille étoilée à soutenir le club selon leurs moyens.
Redonner de l’élan aux autres disciplines
Si le football masculin constitue la priorité, l’EFO entend également redonner de l’élan à ses autres disciplines. La section féminine de football, dirigée par madame Roukyatou Rouamba, nourrit-elle aussi des ambitions. Après une première expérience en D2 la saison dernière, avec un effectif essentiellement composé de jeunes joueuses, la section veut désormais capitaliser sur les enseignements tirés. Une équipe d’une vingtaine de joueuses est déjà disponible et le recrutement doit permettre de renforcer le groupe. L’objectif affiché est de progresser et, à terme, d’accéder à l’échelon supérieur. Au volleyball, le discours est également tourné vers la reconquête.
Le président de la section, Dr Jean-Augustin Somda, président de la section volleyball, rappelle que cette discipline fait partie des sections performantes de l’EFO. Le club a notamment remporté quatre championnats consécutifs entre 2009 et 2012, tandis que son dernier titre national remonte à 2017. Actuellement engagée dans la phase retour de la Ligue du Centre, l’équipe senior conserve de bonnes chances de qualification pour les phases finales. La section dispose également d’une équipe junior présentée comme l’une des meilleures de la Ligue du Centre. Mais le responsable du volleyball appelle surtout à une meilleure implication de l’ensemble de la famille EFO.
Pour lui, le soutien ne doit pas être uniquement financier. La présence des supporters et la solidarité au quotidien peuvent également contribuer à la performance des jeunes athlètes. L’athlétisme n’est pas en reste. L’international burkinabè et sprinteur Abdoul-Kader Ouédraogo, membre de la famille « bleu et blanc », a salué l’honneur de représenter l’EFO et exprimé le besoin d’un accompagnement aussi bien moral que matériel.
Au-delà des discours et des ambitions, la rentrée sportive de l’EFO intervient donc comme un moment de remobilisation. La relégation historique a laissé des traces, mais les responsables du club veulent désormais en faire un point de départ. « Nous avons encore de belles histoires à écrire à l’EFO », estime le président Sinaré, qui assure rester aux commandes par amour du club et avec la conviction de pouvoir encore lui apporter quelque chose.
Pengdwendé Achille OUEDRAOGO







