Les 25 stagiaires entament cinq jours d’apprentissage consacrés aux fondamentaux de l’encadrement, première étape d’un parcours vers les licences supérieures de l’IHF.

La Fédération burkinabè de handball a officiellement ouvert, lundi 21 septembre 2026 à Ouagadougou, une session de formation des entraineurs pour l’obtention de la Licence D de la Fédération internationale de handball (IHF). Parrainée par la directrice générale du Fonds d’appui au sport et à la presse privée (Wassa Bondo), Ida Ouédraogo née Paré, la formation réunit 25 stagiaires et se poursuit jusqu’au 25 septembre.

Durant cinq jours, les participants sont appelés à renforcer leurs connaissances et leurs compétences en matière d’encadrement technique, particulièrement dans la formation des jeunes. La session est animée par l’expert béninois de l’IHF, Dr Kocou Basile Nouatin, avec l’appui du sélectionneur national, Simplice Somé. Pour le président de la Fédération burkinabè de handball, Boubacar Sanfo, cette initiative répond à la nécessité de disposer d’un encadrement technique suffisamment formé pour accompagner le potentiel des athlètes burkinabè.

« Pour transformer tout ce talent en potentiel, il faut des encadreurs mieux formés », a-t-il souligné. Selon lui, la Fédération travaille depuis plusieurs années à renforcer les compétences de ses encadreurs à travers les différents niveaux de formation. Des entraineurs ont notamment déjà bénéficié de formations pour les licences C et B, avec l’accompagnement du Fonds d’appui au sport et à la presse privée. La Licence D constitue ainsi une nouvelle étape dans cette dynamique. « Nous souhaiterons que ça ne soit pas la dernière formation », a indiqué Boubacar Sanfo, appelant à la poursuite de l’effort de formation afin de disposer d’un nombre plus important d’encadreurs qualifiés.

Au-delà de l’obtention d’un diplôme, la session vise à donner aux entraîneurs les outils nécessaires pour mieux assurer la formation des jeunes handballeurs. L’expert mandaté par l’IHF, Dr Kocou Basile Nouatin, a expliqué que la formation alternera théorie et pratique, avec un accent particulier sur la pédagogie et la méthodologie d’entrainement.
L’objectif est notamment de permettre aux entraîneurs d’acquérir les fondamentaux nécessaires à l’encadrement des jeunes dès les premières catégories.

« Depuis les U12, on va commencer par leur donner les fondamentaux, les gestes fondamentaux pour qu’ils puissent maitriser le handball », a-t-il expliqué. Pour l’expert, la Licence D constitue le socle du parcours de formation des entraîneurs. Après cette première étape, les bénéficiaires pourront poursuivre leur formation vers les licences B et A. Cette approche vise à agir en amont dans la détection et la formation des talents. Il ne s’agit plus, selon l’expert, d’attendre que les jeunes atteignent un certain âge avant de leur inculquer les fondamentaux techniques du handball.

Marraine de la cérémonie d’ouverture, la directrice générale du fonds Wassa Bondo, Ida Ouédraogo née Paré, a salué l’initiative de la Fédération burkinabè de handball et insisté sur le rôle de la formation des entraîneurs dans le développement de la discipline. Pour elle, « le renforcement des capacités des entraîneurs est un levier essentiel pour le développement et la professionnalisation du sport ». L’entraîneur ne se limite pas, selon elle, à la préparation technique des athlètes.

Il joue également un rôle d’éducateur et de modèle auprès des jeunes. La marraine a par ailleurs évoqué les enseignements tirés des récentes sorties des sélections nationales. Elle a notamment relevé des difficultés dans le secteur offensif et indiqué que le Fonds s’était engagé à accompagner la Fédération dans la recherche de solutions. Elle a ainsi réaffirmé la disponibilité de sa structure à soutenir, dans la mesure de ses possibilités et conformément à ses missions, les initiatives contribuant au développement du sport et au renforcement des capacités de ses acteurs.

Pengdwendé Achille OUEDRAOGO

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