
Le nouveau président de l’Université Joseph-Ki-Zerbo, Pr Antoine Béré, a été officiellement installé dans ses fonctions, mercredi 28 janvier 2026 , à Ouagadougou, par le secrétaire général du ministère en charge de l’enseignement supérieur, Pr Samuel Paré.
La présidence de l’Université Joseph-Ki-Zerbo (UJKZ) a changé de mains. En effet, le Pr Antoine Béré a pris officiellement fonction, le mercredi 28 janvier 2026, à Ouagadougou, à l’issue d’une cérémonie de passation. Il remplace à ce poste le Pr Jean-François Kobiané. Nommé en Conseil des ministres le 22 janvier 2026, le nouveau président a exprimé sa reconnaissance aux plus hautes autorités du pays pour la confiance placée en sa personne, notamment au chef de l’Etat et au ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation. « Je mesure avec gravité la responsabilité qui m’est confiée, mais avec l’engagement et le soutien de tous, je demeure résolument optimiste », a-t-il déclaré.
Selon le président entrant, l’université Joseph-Ki-Zerbo doit demeurer un levier central pour le développement du Burkina. Citant le professeur Joseph Ki-Zerbo, il a rappelé que « l’éducation est l’arme la plus puissante pour libérer un peuple et construire son avenir ». A ce titre, il a placé son magistère sous le signe de la collaboration, l’efficacité et la mobilisation collective. Rendant un hommage appuyé à son prédécesseur, Antoine Béré, a salué les acquis engrangés au cours des trois dernières années, tout en réaffirmant sa volonté de s’inscrire dans la continuité.
« C’est au bout de l’ancienne corde qu’on tisse la nouvelle », a-t-il affirmé, soulignant que les expériences passées serviront de repères à son action. Pour lui, la normalisation complète des années académiques figure dans ses priorités. « Nous prenons l’engagement solennel de faire en sorte qu’au soir du 31 juillet 2026, nous atteignions 100 % de normalisation dans toutes les filières », a-t-il décalré, invitant les enseignants, les étudiants et le personnel administratif à une mobilisation sans faille.
Quant au président sortant, Pr Jean-François Kobiané, il a dressé un bilan marqué par des avancées significatives. « Lorsque nous sommes arrivés en 2022, l’université faisait face à une dette de plus de deux milliards F CFA liée aux frais académiques. Cette dette a pu être apurée », a-t-il souligné. Sur le plan académique, il a indiqué que le taux de normalisation est passé de 39% en septembre 2023 à environ 80% en septembre 2025, saluant les efforts de l’ensemble de la communauté universitaire. Il a relevé les initiatives engagées pour améliorer les ressources propres de l’institution ainsi que les progrès réalisés en matière de digitalisation.
A ce sujet, il a mentionné le développement de la plateforme « Progress », dédiée à la visibilité de la recherche universitaire, précisant qu’elle est appelée à être généralisée à l’ensemble des institutions publiques d’enseignement supérieur. Convaincu de la continuité, Jean-François Kobiané s’est dit confiant. « Je reste persuadé que le nouveau président saura poursuivre cette œuvre pour le rayonnement de la première et de la plus grande université de notre pays », a-t-il conclu.
Adama SEDGO
Fatimata ZOUNGRANA





