L’Initiative présidentielle pour le développement communautaire a lancé, le 28 août 2025, à Tenkodogo, une série de conférences publiques sur les thématiques du civisme, de la citoyenneté, du patriotisme, de la cohésion sociale et de la paix.
Avec la révolution populaire et progressiste en cours, le Burkina Faso veut un changement de comportement chez tout citoyen. Dans ce sens, l’Initiative présidentielle pour le développement communautaire, en partenariat avec le ministère de la Justice et des Droits humains, chargé des Relations avec les Institutions, a lancé le 28 août 2025, à Tenkodogo, une série de conférences publiques qui vont se dérouler sur l’ensemble des régions du pays, sur les thématiques du civisme, de la citoyenneté, du patriotisme, de la cohésion sociale et de la paix. L’objectif, a expliqué le coordonnateur technique de l’initiative, Dominique Konombo, est de renforcer le socle du vivre-ensemble national à travers le
dialogue, la sensibilisation et la mobilisation citoyenne.
« Notre pays traverse une période marquée par des défis multiformes. Il est essentiel de consolider les fondements de la citoyenneté responsable, de raviver l’esprit patriotique et de promouvoir un civisme actif au sein de toutes les couches sociales », a-t-il affirmé.
Pour instaurer cette culture permanente des valeurs citoyennes et patriotiques au sein de la société burkinabè, trois communications ont été données au public de la région du Nakambé. La première, axée sur le thème « civisme et citoyenneté », a été développée par le conseiller en droits humains, Josué Compaoré.
Selon lui, est citoyen, tout individu qui possède la nationalité burkinabè, jouissant de ses droits, témoignant son attachement à la collectivité, participant au développement, fier d’appartenir à la nation et qui intègre un certain nombre de valeurs. La citoyenneté, a fait savoir le communicateur, implique le civisme qui consiste au respect des lois, au patriotisme, synonyme de l’amour que l’on a pour sa patrie, à la solidarité. La qualité d’un bon citoyen, d’après le conférencier, sont la dignité, l’honnêteté et l’intégrité, entre autres.
Pour intégrer ces valeurs, les Burkinabè doivent, a-t-il poursuivi, relever le défi de l’intolérance, la trahison, l’appât du gain facile, la décadence des valeurs morales, la défiance de l’autorité de l’Etat, l’indiscipline et le désordre.
Le deuxième thème, intitulé « engagement patriotique et participation citoyenne dans un contexte de crise sécuritaire », a été expliqué par un autre conseiller en droits humains, Magloire Edège Koudougou. « Quand on parle de participation citoyenne, c’est lorsqu’un citoyen s’engage volontairement ou par organisation pour son pays », a-t-il défini. En guise d’exemple, il a cité la participation volontaire, à l’image de Faso Mêbo où les Burkinabè contribuent librement à la construction du pays, et la participation obligatoire comme la mobilisation générale.
Recourir au dialogue

M. Koudougou a indiqué que la participation citoyenne s’exerce tant au niveau économique à travers le paiement des impôts, le développement des activités génératrices de revenus qu’environnemental à travers l’entretien de son cadre de vie. Il y a, a-t-il énuméré, la participation citoyenne au niveau de la sécurité routière qui passe par la régulation de la circulation routière, le respect du code de la route ou l’entretien du réseau routier. En outre, il y a la participation citoyenne sécuritaire, notamment à travers des appuis multiformes aux forces de défense et de sécurité et en signalant tout cas suspect dans son environnement.
Magloire Koudougou a souligné que le patriotisme est l’amour de la patrie, la détermination à servir les intérêts de la nation et la préparation à sa défense pouvant aller jusqu’au sacrifice suprême.« La culture de la paix et la cohésion sociale », troisième thème du jour, a été animé par Roukiata Yaogo. Pour elle, la paix est un état de tranquillité, d’absence de tension ou d’agitation. Elle nécessite, d’après elle, qu’en cas de conflit que l’on trouve les voies et moyens de résoudre le différend en passant par le dialogue sans recourir à la violence. La paix, a-t-elle poursuivi, est également un processus par lequel les membres d’un groupe ou d’une communauté s’engagent, de façon volontaire, à vivre
ensemble dans la sécurité, la quiétude, la concorde. C’est pourquoi, la communicatrice a ajouté que la paix est une construction collective.
« Chaque Burkinabè doit faire en sorte qu’il y ait la paix pour tous », a-t-elle déclaré. Elle a appelé à protéger la paix contre divers risques car, elle est conditionnée par les actes que les citoyens posent au quotidien . Pour cela, il faut, à son avis, la tolérance, pour que transcende la paix. En ce qui concerne la cohésion sociale, elle l’a définie comme le vivre- ensemble entre les membres de la communauté, partageant les mêmes valeurs dont l’intégrité, le sens du sacrifice, le patriotisme, le pardon, le respect…
Le gouverneur de la région du Nakambé, le colonel Aboudou Karim Lamizana, au nom du président du Faso, a rappelé que les valeurs de patriotisme, d’intégrité, de civisme, de solidarité sont plus que jamais indispensables à la marche du peuple burkinabè vers l’horizon du bonheur. Pour lui, dans la quête d’un Burkina Faso de paix, de sécurité et de cohésion sociale, plusieurs défis sont à relever dont ceux d’une citoyenneté responsable et d’un engagement pour la mère patrie.
Anselme KAMBIRE