Construction du pont de Hèrèdougou: le ministre Mikaïlou Sidibé s’enquiert de l’évolution des travaux

Le ministre de la Construction de la Patrie, Mikaïlou Sidibé, a félicité l’entreprise, l’équipe de contrôle et les cadres de l’administration qui œuvrent à livrer une infrastructure de qualité.

Le ministre de la Construction de la Patrie, Mikaïlou Sidibé, accompagné de ses collaborateurs, a effectué une visite de terrain, vendredi 16 janvier 2026, afin de s’imprégner de l’état d’avancement des travaux de construction du pont de Hèrèdougou, sur la route nationale N°1.

Au lendemain de son installation à la tête du ministère de la Construction de la Patrie, Mikaïlou Sidibé, donne le ton de son engagement, à travers la visite de son premier chantier. En compagnie de ses collaborateurs, il s’est rendu sur le chantier de construction du pont de Hèrèdougou, situé sur la route nationale N°1, vendredi 16 janvier 2026. L’objectif de cette sortie, selon le ministre Sidibé, est de constater l’état d’avancement des travaux de l’ouvrage.

« C’est le premier chantier que nous visitons, après notre installation le jeudi 15 janvier. Cela témoigne de toute l’importance que nous accordons à ce projet », a-t-il souligné. Il a rappelé que durant des années successives, le trafic sur la route nationale N°1 connait des interruptions dues aux inondations. « Cela est naturellement inadmissible. C’est pourquoi, le président du Faso a instruit de trouver une solution au problème. C’est dans ce cadre que l’ex-ministre chargé des Infrastructures avait été chargé de traiter la question, afin de mettre définitivement fin à cette submersion », a expliqué M. Sidibé.

Il a fait savoir que l’état d’avancement constaté est satisfaisant. Car, a-t-il justifié, le délai consommé de 65% et un taux d’exécution d’environ 66%. « Nous assistons à la pose des poutres. Nous avons été rassurés que les bretelles de raccordement ont un niveau d’avancement satisfaisant », s’est-il réjoui. Le ministre de la Construction de la Patrie a félicité les équipes pour leur engagement, au regard du volume du travail et de la technicité qu’exige la réalisation d’une infrastructure dans un cours d’eau.

En outre, il a invité l’entreprise en charge des travaux, PFO Africa Burkina, à mettre les bouchées doubles pour livrer une infrastructure de qualité qui viendra mettre fin au phénomène récurrent d’interruption du trafic sur la RN1, pendant la saison pluvieuse.
Le directeur pays de l’entreprise PFO Africa Burkina, Jonas Djiguemdé, a confié que son entreprise qui a démarré les travaux depuis février 2025, a été contrainte d’observer une période de suspension de 3 mois, à cause de la saison des pluies.

« Tout répond aux normes requises »

« A ce jour, nous sommes satisfaits de la réactivité de nos équipes et de l’état d’avancement des travaux. Il a fallu nous adapter par moments à certaines situations qui n’étaient pas forcément prévues », a-t-il déclaré. M. Djiguemdé s’est dit heureux de savoir que le gouvernement et la mission de contrôle sont également satisfaits du niveau d’évolution du chantier. « C’est une pression supplémentaire, parce que c’est le premier chantier que le ministre visite après sa prise de fonction.

On s’efforcera de respecter les délais qui nous sont impartis, et suivant la qualité requise », a-t-il assuré. Et de notifier que le pont qui constitue l’ouvrage principal du projet, est à un taux de réalisation de 80%. Selon lui, l’entreprise va terminer la pose des poutres sur la dernière travée, au plus tard mardi 20 janvier 2026. Ensuite, elle va, selon le directeur-pays de PFO Africa Burkina, attaquer la couche de la fondation, la couche de base en gras bitume, le ferraillage, la pose des prédalles et le revêtement.

« Nous voulons qu’au plus tard le 15 février, le tablier soit coulé. Et, nous allons concentrer nos efforts sur les voies d’accès. Nous sommes, actuellement, sur la Plateforme supérieure des terrassements (PST) qui a atteint un taux de plus de 90%. Toutes les équipes sont à pied d’œuvre.

L’ingénieur, Ibrahim Barry, du bureau de contrôle du CAEM (Cabinet africain et de Contrôle de maitrise d’œuvre), est chargé de la supervision de l’ouvrage. Il a, pour sa part, ajouté qu’à présent, tout répond aux normes requises. « On a des résultats supérieurs à nos attentes. Pour éviter les blocages des travaux, les équipes travaillent en synergie et de façon continue. On descend souvent à 3 heures du matin », a-t-il révélé.

Adama SAWADOGO

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