Crise foncière au Burkina Faso : Une bombe à retardement, selon l’opposition

Le 4e vice-président de l’Union pour le progrès et le changement (UPC), Amadou Diemdioda Dicko et la vice-présidente du Rassemblement des forces indépendantes / Tous pour le développement social (RFI/TDS), Adjaratou Sawadogo, ont animé le point de presse du Chef de file de l’opposition politique du Burkina Faso (CFOP-BF), le mardi 9 avril 2019 à son siège à Ouagadougou.

La crise du foncier est une bombe à retardement, a rappelé le 4e vice-président de l’UPC, Amadou Diemdioda Dicko lors du point de presse hebdomadaire du Chef de file de l’opposition politique du Burkina Faso (CFOP-BF), le mardi 9 avril 2019. Et le Burkina Faso étant en proie au terrorisme, il a souhaité que l’on évite les effets pervers de la promotion immobilière à même de susciter d’autres conflits.

Citant un article du journal d’investigation « Le Reporter », il a révélé que le conseil municipal de la commune de Saaba lors de sa session ordinaire du 19 au 22 mars 2019 a donné son quitus à 16 sociétés immobilières pour l’exploitation de 2 740 ha. Pour lui, cette décision aurait été prise sur fond de corruption et de manipulation de la part de certaines personnalités tapies dans l’ombre. M. Dicko a assuré que l’opposition politique a toujours exigé la transparence sur cette question. Mais en réponse à cela, croit-il, le pouvoir du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), a suspendu les lotissements « pour les pauvres et les a autorisés pour les riches ».

Sur la rencontre entre le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré et l’opposition politique du 4 avril 2019, il a fait savoir que contrairement à la volonté du chef de l’Etat d’échanger sur le passage à la Ve République et les élections de 2020, le CFOP-BF a demandé que les concertations prennent en compte les grandes questions touchant à la vie de la nation. « Cette proposition du CFOP-BF a été acceptée par le président du Faso d’où la tenue d’un dialogue politique pour bientôt », a-t-indiqué.

Le 4e vice-président de l’UPC a aussi parlé des violences intercommunautaires à Arbinda et à Zoaga qui ont causé respectivement 62 et 8 morts avec des blessés et des dégâts matériels. « A Arbinda tout comme à Zoaga, les tensions se sont nourries des violences précédentes », a-t-il dit. Pour coller à l’actualité, M. Dicko a invité le peuple burkinabè à s’inspirer du Rwanda dans sa volonté de construction d’une Etat-nation.

Et à son avis, il faut combattre l’ethnicisme aujourd’hui afin d’éviter d’autres drames demain. Il a clos le point de presse en félicitant Cheick Ahmed Al-Hassan Sanou dit « Iron Biby », champion du monde du Log Lift 2019, demandant à l’Etat burkinabè de l’accompagner pour qu’il développe sa discipline et encadre d’autres jeunes.

Tielmè Innocent KAMBIRE

Acheminement du courrier de l’Etat : La Poste propose son leadership

La direction générale de La Poste Burkina Faso a organisé le mardi 9 avril 2019, à Ouagadougou, une journée de concertation avec les institutions étatiques sur les acheminements postaux des colis administratifs.

La Poste Burkina Faso veut être plus proche des institutions de l’Etat. A cet effet, l’entreprise a initié le mardi 9 avril 2019 à Ouagadougou, une journée dédiée exclusivement à l’acheminement postal. Une occasion pour les postiers de présenter aux acteurs de l’administration publique, le potentiel de l’institution en matière de collecte, de sécurisation et d’acheminements des courriers.

Pour le conseiller technique du ministre du Développement de l’économie numérique et des Postes, Abdoulaye Kondé, représentant la ministre de tutelle, c’est dans la dynamique d’opérer des innovations en vue de se repositionner sur le marché postal que la poste a innové en 2012 via la signature d’une convention relative à l’acheminement des courriers de l’Etat.

Un accord qui, selon M. Kondé, vise à rapprocher l’administration des services postaux et à accompagner le gouvernement dans sa mission d’échange de document interministériel. « Pour conquérir la place qui est la sienne, la poste assure toutes ses missions avec professionnalisme, qualité et rapidité. De ce fait, il est un partenaire idéal pour les ministères qui, dans leurs fonctionnements, ventilent énormément de courriers », a-t-il dit.

Le conseiller technique a aussi indiqué qu’en marge de la journée de l’acheminement postal du courrier, d’autres initiatives de sensibilisation seront organisées afin de faire prendre conscient aux institutions de l’Etat de la disponibilité de la poste à les accompagner. De son côté, le directeur général de « La Poste Burkina Faso », Nabi Issa Coulibaly, a rappelé que la société demeure à ce jour une référence dans le traitement des courriers.

Ainsi, il a invité les responsables des institutions du pays notamment les ministères et leurs entités déconcentrées à prendre attache avec les services compétents de son entreprise dans le cadre l’acheminement de leurs différents courriers. « Nous disposons d’une ressource humaine qualifiée et d’une logistique fiable à même de satisfaire dans la rapidité la collecte et l’envoi des courriers vers leurs destinations », a précisé le DG Coulibaly.

A titre d’exemples, le premier responsable de la Poste Burkina Faso a indiqué que les lettres, les invitations et autres documents et plis administratifs sont concernés par la prestation de sa structure. « Aujourd’hui, nous allons jeter un regard critique sur la chaine logistique postale et réfléchir sur les voies et moyens pour améliorer le service », a fait savoir M Coulibaly.

Wanlé Gérard COULIBALY

Réhabilitation de la route en terre : Les travaux lancés à l’arrondissement n°2 de Ouagadougou

Le maire de la commune de Ouagadougou, Armand Roland Pierre Béouindé, a lancé les travaux d’entretien de route en terre dans l’arrondissement n°2 de la capitale, le vendredi 5 avril 2019.

Certaines voies à Ouagadougou sont impraticables, surtout pendant la saison pluvieuse où les usagers vivent un calvaire au quotidien notamment à l’arrondissement n°2. Pour faciliter un tant soit peu, la mobilité des usagers de ces voies, le maire de Ouagadougou, Armand Pierre Beouindé, a lancé le vendredi 5 avril 2019, les travaux d’entretien de route en terre de l’arrondissement.

Selon l’édile de la ville, les travaux vont concerner le reprofilage des rues n° 10.34, 3.55 et 12.25 de l’arrondissement soit, une longueur totale de 1,8 km. Pour le maire de l’arrondissement n°2 de Ouagadougou, Lassané Pierre Yanogo, les travaux consistent à faire un décapage de la mauvaise terre qui existe sur ces voies puis à faire un rechargement en terre latéritique sur une épaisseur de 15 cm et compacter. Il sera également aménagé des fossés pour drainer l’eau de pluie pendant l’hivernage.

Lassané Pierre Yanogo a confirmé que l’entreprise Mondial TRANSCO qui a en charge les travaux a promis de boucler les travaux dans un mois. « Les désagréments ne manqueront pas pendant toute la période des travaux, j’appelle les riverains à la collaboration pour une bonne exécution des travaux », a-t-il averti. Selon le bourgmestre de la capitale, c’est au total 18 km de routes qui sont concernés par les travaux dans l’ensemble de la commune de Ouagadougou.

Il a par ailleurs annoncé que des appels d’offres seront lancés pour la réhabilitation de 254 km de voirie dans la ville de Ouagadougou. Il a rappelé que ces travaux entrent dans le cadre du deuxième volet du programme de mobilité relatif au renforcement des infrastructures routières.

Mariam T. HEMA

Programme Résilience accrue au Sahel : 111 milliards de F CFA pour la deuxième phase

L’Ambassade des Etats Unis d’Amérique au Burkina Faso, en collaboration avec le ministère de l’Agriculture et des Aménagements hydro-agricoles, a lancé le mardi 9 avril 2019, à Ouagadougou la deuxième phase du programme Résilience accrue au Sahel (RISE).

Satisfaits des résultats produits par le programme Résilience accrue au Sahel (RISE) entamé en 2012, les États-Unis d’Amérique ont décidé de financer une deuxième phase à hauteur de 111 milliards de F CF A.

Lancée officiellement le mardi 9 avril 2019 à Ouagadougou, elle concernera onze communes structurellement vulnérables dans trois provinces de la région du Centre-Nord et touchera environ 100 000 ménages. Cette deuxième phase mettra un accent particulier, selon l’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique au Burkina Faso, Andrew Young, sur l’intégration du genre et de la jeunesse, l’amélioration de la qualité des services de santé y compris la planification familiale, l’eau et l’assainissement.

Ce, a-t-il relevé, en plus des interventions traditionnelles de renforcement de la résilience des populations et en conformité avec les lignes directrices du Plan national de développement économique et social (PNDES), du deuxième Programme national du secteur rural (PNSR) et du Programme d’urgence pour le Sahel (PUS).  « Le RISE II matérialise l’engagement du gouvernement des États-Unis à soutenir durablement celui du Burkina Faso pour l’amélioration des conditions de vie des populations les plus vulnérables », a souligné le diplomate.

De ce fait, la directrice régionale de l’Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID), Lisa Franchett, a soutenu que le deuxième RISE a été conçu pour aider les bénéficiaires à sortir durablement de la pauvreté. « Au cours des cinq prochaines années, nous mettrons l’accent sur l’intensification des partenariats avec le gouvernement et le renforcement des réalisations passées », a-t-elle avancé.

Aminata Korogo, un modèle de réussite

Au titre des acquis engrangés, elle a relevé que les bénéficiaires sont mieux préparés à faire face aux crises, à rechercher des opportunités d’emplois diversifiées, et à faire des choix de vie prometteurs.

Dans la même lancée, le ministre de l’Agriculture et des Aménagements hydro-agricoles, Salifou Ouédraogo, a fait savoir que le RISE a permis l’accroissement de la productivité agricole et de l’élevage dans les zones d’intervention, la diversification des moyens d’existences, l’amélioration de l’état de santé et de nutrition des bénéficiaires.

« Il y a eu aussi le renforcement des capacités des organisations paysannes. Ces résultats traduisent la pertinence des financements américains au Burkina Faso », a-t-il déclaré. De ce fait, il a rassuré que le pays des Hommes intègres se montrera digne de la confiance renouvelée en mettant tout en œuvre pour l’atteinte des résultats assignés à la deuxième phase.

En attendant cela, Aminata Korogo, une des bénéficiaires du RISE a témoigné sur les changements que le programme a induits dans sa vie. « Le programme m’a enseigné les techniques de l’agriculture de conservation. Grâce à cela, je suis devenue une productrice leader. J’ai amélioré mes rendements.

J’ai pu ainsi construire une maison, scolariser quatre de mes enfants, payer une mobylette, des animaux pour l’élevage, faire des épargnes… », a-t-elle dévoilé tout sourire. Elle a en outre informé qu’elle accompagne 45 groupes de producteurs, dont 16 coopératives, avec en ligne de mire le statut d’entrepreneur agricole.

Eliane SOME
elianesome4@gmail.com

On murmure: Le «gourou» et sa maîtresse à problème

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Kantigui a appris qu’un homme influent de la scène politique burkinabè a eu maille à partir avec des jeunes au quartier Tanghin de la ville de Ouagadougou.

Selon l’informateur de Kantigui, le politicien avait loué un appartement pour héberger sa maîtresse. Pour assurer la sécurité de son «2e bureau», le «gourou» a sollicité les services des forces de sécurité.

Cependant, ses fréquentations répétées chez sa maîtresse a éveillé des soupçons, au point qu’il s’est vu obliger de faire déménager sa dulcinée loin des regards indiscrets, mais toujours sous protection. Malheureusement, cette nouvelle aventure sera de courte durée. En effet, a-t-on confié à Kantigui, les jeunes du nouveau quartier, Somgandé, ne pouvant pas supporter une telle situation, auraient pris leur courage à deux mains, pour aller se plaindre auprès des gardes de la maîtresse.

Ils leur auraient dit ceci : «pendant que vos collègues assurent la sécurité de la population, vous vous préoccupez de la sécurité d’une maîtresse. En quoi votre travail apporte une plus-value au développement de la nation ? Vous ferez mieux de quitter les lieux sinon, nous allons créer un scandale». Aux dernières nouvelles, a-t-on soufflé à Kantigui, l’homme politique en question serait à la recherche d’un autre point de chute pour son «amour».

Ouagadougou: spéculation dans une pharmacie

Lundi dernier, Kantigui s’est rendu dans une pharmacie de Ouagadougou, sur la route de Fada N’Gourma, à quelques centaines de mètres après l’échangeur de l’Est, pour acheter des produits médicaux. Sur son ordonnance figurait «Xylo… Visqueuse 2%». Il a été servi et a poursuivi son chemin. N’étant pas du domaine de la santé, Kantigui n’a rien remarqué d’anormal.

C’est plus loin qu’il va se rendre compte que ce médicament lui a été vendu au quadruple du prix normal. Son attention a été attirée par le médecin traitant qui lui a présenté un emballage du même produit qu’il détenait par devers lui. Et là-dessus, il est marqué comme coût : 2 275 F CFA alors que Kantigui l’a acheté à 10 944 F CFA. Ne pouvant pas avaler cette pilule qui s’apparente à de l’arnaque, il est retourné à la pharmacie pour avoir des éclaircissements. Là, la jeune dame à qui il s’est adressé lui a fait savoir que c’est ce prix qui est pratiqué dans leur officine, en lui montrant la liste des produits et leurs prix marqués sur son ordinateur.

En poussant plus loin ses renseignements, Kantigui apprendra que cette exagération est due au fait que ledit produit était en rupture et la pharmacie s’est approvisionnée par une commande spéciale. Kantigui peut admettre de légères augmentations en de pareilles circonstances, mais dans ce cas précis, il estime que cette pharmacie en a fait trop et interpelle l’Ordre des pharmaciens du Burkina sur ces speculateurs d’un autre genre.

La mairie de Dédougou sans véhicule

Voilà environ deux ans que la mairie de Dédougou n’a plus de véhicule, a constaté Kantigui. En effet, l’engin à quatre roues est resté hors depuis l’accident du maire, intervenu en mai 2017 sur la route de Bobo-Dioulasso. Répondant à la question d’un citoyen, soucieux de savoir ce qu’est devenu le véhicule, lors de la journée de redevabilité, tenue le 3 janvier 2018, le locataire de l’hôtel de ville, sur un ton ferme, rassurait que dans quelques jours, le véhicule serait remis en circulation. Kantigui se rend compte qu’un an après cette promesse, la mairie n’a toujours pas de voiture. En plus de cette situation, la commune, est en rupture de timbres fiscaux depuis plus de trois mois, apprend-on à Kantigui.

Les dates des examens et concours 2019 connus

Dans sa quête inlassable d’informations, Kantigui a intercepté un arrêté interministériel fixant le calendrier des examens et concours, session 2019. Il a ainsi pu constater qu’au titre du ministère de l’Education nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales, les épreuves d’Education physique et sportive (EPS) du BEPC, du BEP et du CAP auront lieu du 2 au 16 mai 2019 et les candidats du CEP et de l’entrée en 6e composeront du 11 au 13 juin 2019. De plus, les épreuves écrites du BEP se dérouleront du 6 juin au 5 juillet, celles du CAP, du 6 au 29 juin et du BEPC, du 6 au 19 juin. Les épreuves pratiques du CAP-CEG/CAET et du CAPES/CAPET, du 4 au 29 novembre 2019.

Au compte du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et l’Innovation, l’EPS du BAC débutera le 20 mai et les épreuves écrites, du 21 juin au 9 juillet 2019. Pour le ministère de la Jeunesse et de la Promotion de l’entrepreneuriat des jeunes, le Certificat de qualification professionnelle (CQP) est prévu du 10 au 17 juin, le Brevet de qualification professionnelle (BQP), du 8 au 15 juillet, le Brevet professionnel de technicien (BPT), du 6 au 13 août et le Brevet professionnel de technicien spécialisé (BPTS), du 26 août au 2 septembre 2019. Tout en leur souhaitant bonne chance, Kantigui espère que les candidats mettront les bouchées doubles pour couronner les 9 mois de dur labeur.

Pankélé honore les lutteurs

Amateur des sports de combat et fin connaisseur de la lutte traditionnelle, Kantigui a capté des informations sur le 11e rendez-vous annuel du tournoi de lutte de Pankélé qui se déroulera ce weekend (12 et 13 avril) dans la commune de Toma, avec comme récompenses, des prix en nature, des motos , des trophées, et en espèces pour les prix open hommes et dames. Kantigui compte y être, ce d’autant plus que cette édition s’organisera autour du thème : «Lutteur professionnel et gestion de sa carrière».

Un sujet d’actualité, au regard du fait que de nombreux champions de lutte, après leurs heures de gloire, tombent dans le dénuement total, peinant à assurer leurs vieux jours. Kantigui espère ainsi que Pankélé 2019, placé sous le haut patronage du ministre des Sports et des Loisirs, Daouda Azoupiou, la co-présidence du président du Comité national olympique et des sports burkinabè, Jean Yaméogo et du Haut-commissaire du Nayala, Mariama Konaté/Gnanou et le parrainage du Prince Akim, tracera les sillons d’une bonne gestion des carrières de nos lutteurs. Kantigui félicite le comité d’organisation et souhaite que le fair-play prenne le dessus sur la passion au cours des affrontements dans l’arène.

Kantigui
kantigui2000@gmail.com
(00226) 25 31 22 89

Desserte en eau potable à Ouagadougou : De « grands » chantiers sont en cours, selon l’ONEA

L’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA) a organisé une visite terrain suivie d’un point de presse le mardi 9 avril 2019 à Ouagadougou. L’objectif a été d’informer les journalistes sur la situation de la desserte en eau potable et des travaux qui sont en cours pour assurer la continuité du service dans la ville de Ouagadougou et ses environs.

Thérèse Sam, une ménagère, habite le quartier Bassinko. Depuis 7h du matin de ce 9 avril 2019, elle fait la queue devant une borne-fontaine. Après près de 5h d’attente, elle n’a pas encore eu la moindre goutte d’eau dans ses bidons. « L’eau est coupée depuis dimanche. Ce n’est pas facile de vivre dans ce calvaire, encore moins mener une activité génératrice qui nécessite l’usage de l’eau », s’est-elle exprimée.

Comme dame Thérèse, nombreuses sont ces femmes qui souffrent pour s’approvisionner en eau potable surtout en cette période de chaleur. Plusieurs raisons peuvent expliquer ces coupures ‘’intempestives’’ vécues dans certains quartiers de la capitale. Et de l’avis du Secrétaire général de l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA), Moumouni Sawadogo, en dehors des coupures dues à certains travaux d’aménagement programmés, certaines perturbations causées par les coupures de courant ou délestages sont dommageables à la fourniture de l’eau.

« La perturbation de la distribution d’eau en cette période chaude est liée essentiellement à certaines pannes qui interviennent sur les installations et qui font que le pompage de l’eau s’interrompt ; les tuyaux se vident. Dès que la situation est rétablie, le temps de remplir les conduites est assez long. Ce n’est pas comme l’électricité où dès que la panne est réparée, il suffit d’un clic pour que tout le système reprenne», a expliqué M. Sawadogo.

Quand la situation commence à s’améliorer, a-t-il dit, les premières personnes qui attendaient impatiemment commencent à se ravitailler. « Cela retarde les chances de l’arrivée de l’eau chez ceux qui sont encore plus éloignés », a étayé le SG de l’ONEA. Il a, de ce fait, avoué que ce n’est pas de gaieté de cœur de constater ou d’entendre les plaintes des populations qui restent des heures voire des jours sans eau. « Nous travaillons jour et nuit pour offrir aux populations des services de qualité », a-t-il dit.

Les entreprises à pied d’œuvre

C’est d’ailleurs cette assertion qui a sous-tendu l’organisation d’une visite terrain avec les journalistes, aux fins de constater les travaux en cours pour soulager les populations de la ville de Ouagadougou et ses environs. Les sites de Tanghin, la station de pompage de Bangpooré, le site de distribution d’eau à Bassinko et le chantier d’intensification du réseau à Yagma ont été les endroits visités.

Une sortie qui a permis aux hommes de médias de constater de visu l’avancée des chantiers. De chaque côté, les entreprises sont à pied d’œuvre pour finir à bonne date l’ensemble des travaux. Parmi ces tâches, il y a la pose et le raccordement des conduites de distribution, la réalisation des branchements, la construction et le raccordement de bornes-fontaines.

Les travaux sont exécutés dans le cadre du projet Ziga II. Lequel projet a débuté en 2015 et prend fin en décembre 2019. Le Coordonnateur dudit projet à l’ONEA, Valentin Sirima, a souligné qu’il y a un total de 11 contrats prévus. Sept ont déjà été réceptionnés et quatre en cours. « Les travaux en cours d’exécution permettront d’amener l’eau jusqu’aux quartiers éloignés tels que Yagma, Bassinko, Rimkieta et Pabré », a affirmé M. Sirima. Mais en attendant, des solutions palliatives sont développées par l’ONEA.

Il s’agit de la distribution de l’eau par le biais de citernes dans les zones dites sensibles.
Elaboré pour améliorer les conditions de vie des populations des zones concernées, le projet Ziga II dont le coût total est de 107,3 milliards F CFA, escompte un certain nombre de résultats.

Il s’agit, selon Valentin Sirima, de l’augmentation de 7500 m3/h de la capacité de production en eau potable à partir du barrage, l’augmentation de la capacité de stockage de 18 000 m3, celle linéaire de conduites d’adduction d’environ 91,2 km et l’accroissement du nombre d’abonnés à travers 52 200 branchements sociaux et 160 bornes-fontaines.

Gaspard BAYALA

Développement de Ziniaré : Coutumiers et religieux apportent leur contribution

Le maire de la commune de Ziniaré, Pascal Compaoré, a présenté, le jeudi 04 avril 2019 le bilan des activités du conseil municipal et échanger avec les leaders coutumiers et religieux sur certaines entraves au développement.

Le maire de Ziniaré, Pascal Compaoré, et son conseil municipal, pour réussir leur mandat, ont placé la communication, le dialogue, la concertation comme leur leitmotiv pour une gestion participative et inclusive des affaires communales. Dans cette dynamique, M. Compaoré, a rencontré les leaders coutumiers et religieux. Au cours de la rencontre, le rapport spécial 2018 du maire a été présenté aux leaders coutumiers et religieux. Le bilan des activités et les perspectives ont été appréciés par ces leaders qui ont félicité le maire et son conseil municipal pour le travail abattu. Aussi, les échanges ont porté sur certains faits sociaux tels que la problématique de la spéculation foncière, la lutte contre les mutilations génitales féminines(MGF).

Sur les MGF, le maire a confié que l’excision est réelle dans sa commune surtout à l’orée de la saison hivernale. « Il ne faut pas attendre la saison des pluies pour intervenir. C’est pourquoi, nous les avons interpellés pour que de tels faits ne se produisent plus, car la loi l’interdit. En tant que leaders coutumiers et religieux, ils doivent se ranger du côté de la loi pour que nous puissions juguler ce phénomène », a-t-il insisté. Le Naaba Tigré, chef de Koassanga, a témoigné: «quand je me suis engagé dans la lutte contre l’excision, j’étais incompris au début par la population. Mais depuis mon intronisation, j’ai fait de cette lutte mon cheval de bataille. Aujourd’hui, sur tout mon territoire, vous n’entendrez pas parler de cette pratique ».

Concernant la spéculation foncière, Félicité Somé, du service du foncier rural, a annoncé que de 2016 à 2019, son service a reçu 1081 demandes d’actes de cession amiable de droits fonciers. Pour ces demandes, les superficies concernées par village vont de 1 à 300 hectares. Sur la question, certains coutumiers ont reconnu que la terre n’est pas à vendre parce que c’est un patrimoine commun à tous. Mais pour d’autres, c’est le problème de lotissements qui a poussé des personnes à vendre leurs terres. « Vous avez vos terres qu’on vient aménager pour lotir sans tenir compte des propriétaires terriens. Donc, il vaut mieux vendre ta terre pour ne pas tout perdre », a affirmé un chef coutumier.

Au regard de l’ampleur du phénomène qui peut compromettre la cohésion sociale, les leaders coutumiers et religieux ont invité à apporter leurs contributions. Ils ont été également invités à sensibiliser leurs communautés au respect des textes relatifs au droit de manifester qui est assujetti à une autorisation. Enfin, le maire Pascal Compaoré a informé les leaders d’opinion du lancement de la troisième édition de la coupe de l’élu local et recueilli leurs bénédictions pour le bon déroulement des compétitions.

Abdias Cyprien SAWADOGO

CIL : Une visite de la représentante Facebook Afrique de l’Ouest pour limiter les dérives

La commission de l’informatique et des libertés (CIL) a reçu ce mardi 9 avril 2019 à Ouagadougou la visite de la représentante Facebook de l’Afrique francophone pour une séance de travail.

La représentante Facebook Afrique de l’Ouest a rendu visite à la commission de l’informatique et des libertés (CIL) pour échanger sur les possibilités  de limiter les publications au contenu néfaste des internautes. Cette séance de travail va permettre de réduire les actions qui portent atteintes à l’ordre public sur la toile. En effet, La représentante de Facebook Afrique de l’Ouest, Aida N’Diaye a prévu une communication qui, selon elle, va porter essentiellement sur les politiques d’utilisation de Facebook, les politiques sur la sécurité en ligne et la lutte contre la désinformation. «ce serai également une séance d’apprentissage pour connaitre les préoccupations du pays et savoir dans quelle mesure Facebook pourra mieux accompagner l’utilisation saine et constructive des réseaux sociaux ».

La présidente de la CIL, Marguerite Ouédraogo /Bonané a affirmé qu’aujourd’hui, beaucoup d’internautes se cachent derrière leurs écrans pour poser des actes qui portent souvent atteinte aux  libertés individuelles, aux données personnelles, à la vie privée, à l’ordre et à la sécurité publique.

Mme N’Diaye a  aussi affirmé que Facebook est une plateforme qui a été créée  pour donner à tous le pouvoir s’exprimer. Elle a souligné que dans les pays africains, avoir ce pouvoir est très important pour maintenir la démocratie et la liberté d’expression. « Nous sommes ici pour sensibiliser les autorités et les utilisateurs par rapport aux politiques d’utilisation de la plateforme. Facebook, a des standards de la communauté, qui régissent ce qui est permis ou n’est pas permis sur la plateforme. Les discours de haines et les incitations à la violence y sont interdits », a-t-elle dit.

Et au vice-président du Conseil Supérieur de la Communication, Abdoul Aziz Bamogo de dire que les réseaux sociaux sont  des outils qui répondent au droit d’expression du citoyen burkinabé. Il a ajouté que pour le CSC, l’expression de ce droit ne doit pas porter préjudice au droit des autres citoyens. « Il faut voir comment encadrer ces dérives de certains internautes sur Facebook tout en veillant à ce que l’outil reste un moyen d’expression des opinions  et un outil de collaboration qui aide au développement social et économique », a-t-il soutenu. Et d’affirmer qu’il faut trouver le bon niveau où placer le curseur afin que dans une situation aussi fragile dans laquelle se trouve le Burkina Faso actuellement, les réseaux sociaux ne soient pas des vecteurs qui attisent le feu.

Wamini Micheline OUEDRAOGO

 

 

 

 

 

 

FDCT lance un appel à projet

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Burkina : le Fonds du développement culturel et touristique (FDCT) lance un appel à projet au profit des acteurs du monde de la culture et du tourisme. La réception des dossiers est prévue du 1er au 30 avril 2019. Pour consulter : WWW.fdct-bf.org/Tél : 25480430/25480442)