Energies renouvelables en Afrique : le Burkina Faso, leader dans la transition énergétique

Les rideaux sont tombés sur la IIIe édition de la Semaine des énergies et énergies renouvelables d’Afrique (SEERA), le samedi 6 avril 2019 à Ouagadougou.

«Consolider le caractère international de la SEERA ; institutionnaliser le concours innovation énergie dédié aux jeunes et les rencontres B2B ; accorder une place de choix à la diplomatie énergétique ; impliquer plus d’entreprises étrangères et réfléchir à la périodicité annuelle ou biennale». Telles sont, entre autres, les recommandations de la IIIe Semaine des énergies et énergétiques renouvelables en Afrique (SEERA) dont la clôture est intervenue, le samedi 6 avril 2019 à Ouagadougou. Cette édition, qui a eu pour thème : «Politiques et innovations pour une transition énergétique réussie», a permis, selon les organisateurs, de réfléchir durant 72 heures, à des politiques et des innovations sur la question de l’énergie. A la clôture, le ministre de l’Energie, Ismaël Bachir Ouédraogo, a souligné que la thématique est en phase avec les priorités actuelles de développement et la vision du Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, en matière du développement durable du secteur de l’énergie.

Une semaine qui a été marquée par un Salon de l’environnement et des énergies renouvelables (SIERO), des journées de promotion autour des économies d’énergie, mais aussi par des ateliers animés par des associations burkinabè de professionnels du secteur. Par ailleurs, le ministre a fait savoir que la particularité de la présente édition est l’organisation du concours des meilleurs projets d’innovation des jeunes en matière d’énergie.

Dieudonné Ouédraogo, lauréat

Le doctorant en Sciences exactes et appliquées (SEA), Dieudonné Ouédraogo a obtenu le premier prix composé d’un kit solaire, d’un ordinateur portable, d’une somme de 500.000 FCFA et d’une bourse offerte par le programme de l’Institut mondial pour la croissance verte (GGGI) pour son projet de valorisation des déchets de mangue pour la production du biogaz au niveau des unités de séchage de mangue. Le deuxième prix est revenu au candidat Silvère Salga. Le candidat Yentema Mandribria a occupé la troisième place. Le prix spécial amazone énergie a été discerné à Edith Thiombiano. Des prix d’hommage ont également été décernés à des personnalités, notamment le Pr Abdoul Moumouni Dioufou, le polytechnicien Philippe Ouédraogo, aux partenaires et institutions.
Le président du Faso n’a pas été en reste. Il lui a été une attestation de reconnaissance pour son leadership dans le secteur de l’énergie. De l’avis du ministre de l’Energie, la SEERA a une envergure internationale. Pour lui, le Burkina Faso, malgré sa pauvreté, a l’un des meilleurs ensoleillements au monde dont le kilowattheure, avec le solaire est autour de 50 F CFA.

Il a indiqué que le pays des Hommes intègres entend œuvrer à pour un développement inclusif centré sur l’accès à l’énergie pour tous, à travers la promotion des énergies renouvelables. Ismaël Béchir Ouédraogo a ajouté que le solaire est une opportunité, une richesse et l’objectif pour le gouvernement burkinabè, c’est d’accompagner le secteur privé. Se référant au Plan national de développement économique et social (PNDES), le chef du département de l’Energie a rappelé que l’objectif est d’atteindre d’ici à 2020, un taux de 45% des populations à l’accès à l’énergie. Il a confié que l’ère des producteurs indépendants d’électricité au Burkina Faso s’est ouverte avec la signature au cours de la semaine, de 155 MW de contrats. Le Burkina Faso prend ainsi, a-t-il relevé, le leadership en matière d’énergie solaire. Il a exprimé sa reconnaissance aux différents partenaires pour l’accompagnement à l’endroit du Burkina Faso. Dr Ouédraogo a insisté que la SEERA est un cadre d’échanges entre acteurs nationaux, africains et internationaux.

Achille ZIGANI (Collaborateur)

Le jeu trouble de Macky Sall

Au lendemain de la composition de la nouvelle équipe gouvernementale au Sénégal, la suppression du poste de Premier ministre envisagée par le président Macky Sall, est au centre de tous les débats et discussions entre citoyens dans les rues de Dakar. En effet, le chef de l’Etat a fait savoir, samedi dernier, son intention de se passer des services d’un PM et de prendre en main la coordination de l’action gouvernementale. Cette réforme qui tient à cœur le président sénégalais réélu en février 2019 pour un second mandat de 5 ans, figure en bonne place dans la lettre de mission de Mahammed Boun Abdallah Dionne reconduit sans surprise à la tête de l’exécutif ce weekend.

Fidèle compagnon du chef de l’Etat, ce haut fonctionnaire passé par la BCEAO et l’ONU, a d’abord été chef de cabinet, lorsque Macky Sall était le Premier ministre d’Abdoulaye Wade. Il doit mettre en œuvre la réforme qui va coûter le fauteuil qu’il occupe depuis 2014. Ce projet de réforme inattendu, laisse sans voix, nombre d’analystes et de commentateurs qui s’interrogent sur le bien-fondé de la décision, surtout la précipitation avec laquelle le pouvoir veut l’opérer. D’aucuns voient en cette démarche, une volonté manifeste de Sall de renforcer davantage ses pouvoirs, plutôt que la recherche d’une prétendue efficacité dans la conduite de l’action gouvernementale.

L’argument du porte-parole de la présidence, Maxime Jean-Simon Ndiaye, selon lequel le président fraîchement reconduit entendait «insuffler une nouvelle dynamique à la conduite des affaires publiques», avec pour objectifs «la simplicité dans l’organisation», « la souplesse dans l’action» et «la clarté et la lisibilité des échelles de responsabilités» a été battu en brèche. Dans le camp adverse, la nouvelle fait grincer des dents et la pilule s’annonce difficile à avaler. En effet, même si l’opposition n’a pas encore officiellement réagi, certains de ses leaders ont individuellement donné leur point de vue sur le sujet. Tous estiment que la question requiert une large implication de la classe politique, voire des citoyens.

La réélection de Macky a failli déboucher sur une crise postélectorale et la priorité, à notre humble avis, devrait être un dialogue politique inclusif avec l’opposition, en vue de calmer les esprits avant d’entamer son mandat. Sinon, il prend le risque de marcher sur des œufs en entreprenant des réformes institutionnelles sur lesquelles les forces vives de la nation sont profondément divisées. Car cela va incontestablement lui compliquer davantage la tâche de gouverner au cours des cinq prochaines années quand on sait que bien de Sénégalais reprochaient à l’actuel occupant du palais présidentiel, de vouloir installer une gestion opaque au sommet de l’Etat. Mieux, les procès ayant visé certains candidats comme l’ancien maire de Dakar, Khalifa Sall et Karim Wade, le fils de l’ex-président Abdoulaye Wade, ont été qualifiés par les détracteurs de Macky, de manœuvres politiques pour écarter des adversaires sérieux.

Autant de raisons qui montrent qu’une démarche de réconciliation pour tenter de recoller les morceaux s’imposait si l’homme fort de Dakar n’avait pas été très mal inspiré. A en juger par la pertinence du projet, on est tenté de se laisser convaincre que la volonté du dirigeant de faire sauter le fauteuil de PM qui lui fait certainement ombrage, cache mal des intentions inavouables. Car, à moins de caresser le rêve de s’offrir on ne sait par quel moyen, un troisième mandat à la tête du Sénégal après 2024, Macky Sall devait laisser les réformes profondes au prochain régime. Cela, afin de se consacrer à la mise en route du Plan Sénégal émergent (PSE), le référentiel de développement économique et social élaboré sous son règne, pour booster la croissance et tirer le Sénégal vers le haut. D’un montant global de 14 098 milliards FCFA, ce plan lancé en 2014 prévoit à terme la réalisation de 700 grands projets de développement et atteindre une croissance de plus de 9 %.

Beyon Romain NEBIE
nbeyonromain@yahoo.fr

Centenaire du Burkina : les conférences publiques régionales lancées à Kaya

Le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Cohésion sociale (MATDC), Siméon Sawadogo, a lancé officiellement, le samedi 6 avril 2019 à Kaya, une série de conférences régionales du centenaire de la création de la Haute-Volta.

Dans le cadre de la commémoration du centenaire de la création de la Haute-Volta, aujourd’hui Burkina Faso, une série de conférences publiques se tiendra sur l’histoire, la culture, la cohésion sociale et les potentialités économiques de chacune des 13 régions. A cet effet, c’est le Centre-Nord qui a ouvert le bal, le samedi 6 avril 2019, à Kaya, sous la présidence du ministre d’Etat, Ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Cohésion sociale (MATDC), Siméon Sawadogo. De son avis, l’objectif des conférences régionales est d’amener les Burkinabè à prendre conscience que cet anniversaire donne plus de devoirs en termes de civisme et de patriotisme pour relever les défis de la sécurité, de la démographie et de la culture.

Il s’agit, a-t-il poursuivi, de faire une halte pour une introspection profonde afin de s’approprier le passé pour une meilleure compréhension du présent et mieux, se projeter dans l’avenir avec des repères sûrs. De ce fait, le ministre Sawadogo a invité les participants à des échanges fructueux. Ainsi, deux communications ont couronné la conférence, notamment sur l’histoire de la région du Centre-Nord et ses potentialités économiques. Le premier sous-thème a été présenté par l’enseignant-chercheur à l’Institut des sciences des sociétés (ISS), Martial Halpougdou. Son exposé a porté sur la diversité démographique et les entités politiques et traditionnelles. Quant aux potentialités économiques de la région, elles ont été développées par Olivier Sawadogo.

Selon ses explications, le Centre-Nord occupe la 5e position, en termes de pauvreté après le Nord, les Hauts-Bassins, le Centre-Ouest et l’Est, avec un taux de 47% contre une moyenne nationale de 40,1%, en 2014, selon l’Institut national de la statistique et de la démographie (INSD). «Sa population compte plus de 1,7 millions d’habitants, en 2019, avec un taux de croissance de 2,6%, l’an. La région atteindra 3,8 millions d’habitants en 2050», a-t-il informé. Dans le domaine de l’élevage, elle contribue à 10,78% de l’effectif national. La région possède deux sites miniers et 127 sites d’orpaillage. En termes de défis à relever, M. Sawadogo a proposé la valorisation des potentialités culturelles et touristiques, le renforcement de la gouvernance locale et la participation citoyenne.

Emil SEGDA
Segda9emil@gmail.com

Coopération Burkina Faso-République de Turquie : Roch Marc Christian Kaboré à Ankara.

(Ouagadougou, 8 avril 2019). Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, effectuera du 9 au 11 avril 2019, une visite d’amitié et de travail en République de Turquie.

Durant son séjour, qui sera marqué par les étapes d’Istanbul et d’Ankara, la capitale, Roch Marc Christian Kaboré va rencontrer la communauté burkinabè, et aura des entretiens avec des partenaires Turcs.

Il aura des tête-à-tête, respectivement avec le président de la grande Assemblée nationale de Turquie, et avec son homologue Recep Tayyip Erdogan.

La visite d’amitié et de travail du président du Faso sera marquée par des signatures d’accords et de conventions dans plusieurs domaines stratégiques pour le Burkina Faso.

Elle s’inscrit dans le cadre du renforcement de la coopération entre le Burkina Faso et la République de Turquie, formalisée et intensifiée en août 2006, avec la signature d’un Accord général de coopération, à travers la mise en place d’une commission mixte.

Direction de la communication de la présidence du Faso.

Procès du putsch : La défense demande d’écarter les vidéos et audio

A l’audience du vendredi 5 avril 2019, dans le cadre du procès du putsch, les différentes parties ont opiné sur les éléments vidéo diffusés le mercredi 3 avril et sur une pièce fournie par l’avocat Stéphane Ouédraogo de la défense.

Dans ses observations sur les pièces à conviction vidéo présentées le mercredi 3 avril, le parquet militaire a relevé que les images sur la radio Savane FM contredisent la déposition des accusés Mamadou Bouda et Roger Koussoubé, à la barre. Le premier, selon lui, n’a pas utilisé un bois pour casser la caméra de surveillance du média comme il l’avait soutenu mais plutôt une kalachnikov.

Et pour le second, on l’a vu avec «ses» hommes en train de ramasser du matériel. «Je sais que j’ai utilisé quelque chose mais la vidéo a prouvé que c’est une arme à feu», a reconnu le sergent-chef Bouda avant de signaler qu’il a pris un risque en le faisant. Son coaccusé Koussoubé, lui, n’a pas fait de commentaire. Le parquet a aussi opiné sur une interview du général Gilbert Diendéré accordée à la télévision France 24.

Il a fait remarquer que cet entretien dans lequel Diendéré a dit qu’ «on ne va pas garder indéfiniment les otages» et parlé des griefs de la Transition, a eu lieu le 16 septembre 2015 et non le 17 comme il l’a affirmé. «Dès le 16 septembre, le coup d’Etat était déjà une réalité. Cet élément vidéo montre que l’attentat à la sûreté de l’Etat a été prémédité et commandité par le général Diendéré», s’est convaincu le ministère public. Il a, en outre, mentionné que les images n’ont présenté que des véhicules de l’ex-RSP stationnés à certains endroits de la ville et que ce sont les seuls militaires de ce groupe qui ont commis les exactions sur les populations.

Revenant sur une intervention de Diendéré sur Radio France internationale (RFI), le parquet s’est réjoui que celui-ci ait fait son mea culpa en déclarant : «Mon plus grand tort a été d’avoir fait ce coup d’Etat». «Quand vous devez entrer en délibération, cette phrase doit vous servir de boussole», s’est adressé la partie poursuivante aux juges du tribunal.

Le procureur a surtout qualifié de cruelles et d’insupportables les images qui ont été projetées. A son avis, on ne peut pas justifier une prise du pouvoir en ôtant des vies humaines. «La conquête du pouvoir d’Etat se fait par les urnes», a-t-il rappelé, avant de souligner que la meilleure défense pour les putschistes, c’est de demander pardon.

Des images omises ?

Appelés à se prononcer sur les observations du parquet, les accusés Seydou Soulama, Laoko Mohamed Zerbo et Ali Sanou ont nié avoir détruit à la roquette le studio Abazon de l’artiste-musicien Smokey ou la radio Laafi de Zorgho. Selon eux, aucune image ne le prouve. «Il y a des gens qu’on a vus dans les vidéos et qui ne sont pas dans le box avec nous», a noté le sergent-chef Sanou.

Quant au général Diendéré, il a rappelé qu’il a toujours déploré les violences dans sa déposition. Par contre, il dit avoir constaté qu’il y a des images que l’on a omises de diffuser, notamment celles de l’aéroport, par contre d’autres qui n’ont rien à voir avec la procédure, en l’occurrence celles des 30 et 31 octobre 2014 ont été ajoutées. Ensuite, Diendéré a été catégorique que son interview sur France 24 s’est passée le 17 septembre après la proclamation du CND.

Après avoir fait repasser les images mettant en cause le sergent Yahaya Guiré, Me Rokia Ouattara de la défense a estimé que le parquet a attribué une barbarie à son client alors qu’il n’en est pas l’auteur. La vidéo montre le sergent Guiré remorquant sur une moto le soldat Abdou Compaoré, bien armé, suivi de l’image d’un homme baignant dans une mare de sang.

Tout en reconnaissant que ce sont eux qui sont dans la vidéo, l’accusé Guiré a dit n’avoir ni utilisé son arme, encore moins tiré sur quelqu’un. Pour lui, la victime était couchée vers l’hôtel Eden Park alors que le tir en l’air de son copilote, Abdou Compaoré, a eu lieu dans les environs du jardin du 8-Mars. Deux endroits totalement différents, selon Me Ouattara et son client.

La vidéo à polémique de Me Ouédraogo

Me Stéphane Ouédraogo, également de la défense, a fourni une vidéo datée du 2 février 2014 et qui a suscité une polémique entre les différentes parties. Il s’agit de l’émission «Ça se passe à la télé» de la RTB, animée par Big Ben et dont l’expert Younoussa Sanfo est l’un des invités.

Celui-ci, à travers des démonstrations épatantes, a interpellé les utilisateurs des téléphones portables sur les risques ou les possibilités de manipulations de leurs données personnelles. Vu le caractère technique de l’élément, le parquet s’est demandé pourquoi l’avocat n’a pas daigné interpeller l’expert lors de son audition.

«Si le parquet s’oppose à la diffusion de la vidéo, on criera à sa mauvaise foi», a-t-il relevé. Sur ce, le tribunal a autorisé le visionnage de la pièce. Se référant aux propos de l’expert qui indique que tous les éléments techniques sont susceptibles d’être manipulés, l’auteur de la vidéo en a déduit que les vidéos et les audio versés au dossier du putsch ont dû être truqués.

La preuve, pour Me Ouédraogo, c’est que son client Adama Ouédraogo dit Damiss n’a pas reconnu sa voix dans l’audio le concernant. Doutant ainsi de l’authenticité de ces pièces à conviction, l’avocat a demandé au tribunal de les écarter purement et simplement. «Toutes les parties, conformément à l’article 156 du Code de procédures pénales, pouvaient demander une contre-expertise sur les audio et vidéos.

Que Me Ouédraogo nous prouve que ces éléments ont été manipulés !», a répliqué le procureur militaire. Embouchant la même trompette, Me Prosper Farama de la partie civile a demandé à Me Ouédraogo d’apporter lui aussi la preuve que sa vidéo n’a pas été truquée. «C’est le jeu de la procédure, mais on ne peut pas tout écarter», a-t-il souligné. Mais la défense n’a pas la même lecture de la pièce produite.

Selon Me Latif Dabo, il est possible que les téléphones aient été manipulés avant d’être soumis à l’analyse de l’expert Sanfo. L’audience a été suspendue. Elle n’aura pas lieu ce lundi pour cause du décès du père de l’avocat Dieudonné Bonkoungou. Elle reprendra le mardi 9 avril à 9h avec l’audition des victimes citées par la partie civile.

Mady KABRE

Mise en œuvre des engagements du chef de l’Etat: Des méthodes de travail pour des résultats probants

Le Premier ministre, Christophe Dabiré, a présidé, le jeudi 4 avril 2019 à Ouagadougou, un séminaire gouvernemental sur les engagements du chef de l’Etat, Roch Marc Christian Kaboré. Ce cadre a permis l’adoption d’une méthode de travail pour l’atteinte de résultats concrets d’ici à la fin du mandat.

L’équipe gouvernementale, dans sa quête de meilleurs résultats, s’est réunie pour un séminaire autour des engagements du chef de l’Etat. Au cours de cette rencontre, tenue le jeudi 4 avril 2019, au palais présidentiel, les différents acteurs ont relevé, selon le ministre de la Communication, Remis Fulgance Dandjinou, que la mise en œuvre de certains projets et programmes prennent du temps.

Pour lui, les responsables des départements ministériels, du bureau de suivi du Plan national de développement économique et social (PNDES) ont décidé d’opérationnaliser de façon rapide et efficace, les engagements en attente de mise en œuvre ou en cours d’exécution.

Aussi ont-ils proposé des méthodes de travail et une synergie entre les acteurs pour le respect de la parole du chef de l’Etat à l’orée de la fin de son mandat. «Il a été demandé à chaque ministère des actions concrètes et précises qui peuvent être mises en œuvre immédiatement ou qui sont en cours pour que nous puissions les finaliser», a affirmé le ministre de la Communication.

Le Premier ministre, Christophe Dabiré qui a présidé le séminaire, a insisté sur l’importance d’une coordination dans le cadre
des engagements.

Il a, de même, annoncé la mise à disposition d’outils techniques et modernes numériques qui vont leur permettre de faire le monitoring eux-mêmes. Une démarche qui va alimenter les banques de données pour que tous les acteurs, quel que soit le seuil où ils se trouvent, soient informés des réalisations en cours.

A en croire le ministre Dandjinou, c’est la première fois, que tous les acteurs se sont retrouvés pour s’accorder sur la nécessité d’aller dans la même direction. Et le plus important, à son avis, est qu’ils se sont entendus sur les orientations et les outils proposés par le bureau de suivi qui va faciliter la coordination du travail pour des résultats plus évidents et plus probants dans les mois à venir.

Tielmè Innocent KAMBIRE

Strongman Log-lift : Iron Biby, désormais le seul homme fort du monde

L’haltérophile burkinabè, Iron Biby, est depuis le samedi 6 avril 2019, le seul champion du monde en Log-Lift ou porté à l’épaule. Il a été sacré à Leeds, en Angleterre, en soulevant une charge de 220 kg.

Le 9 avril 2018 à Boroughbrigde en Angleterre, il avait été sacré du champion du monde en Log-lift Strongman ou porté à l’épaule, à égalité avec le Britannique Eddie Hall en soulevant une charge de 213 kg. Ce n’était que partie remise puisque depuis ce samedi 6 avril 2019, le Burkinabè Ahmed Al-Hassan Sanou alias Iron Biby est désormais l’unique champion du monde de cette discipline.

L’haltérophile Burkinabè s’est accaparé cette fois-ci la première place en soulevant une charge de 220 kg, à Leeds en Angleterre, un record pour cette saison 2019. Le natif de Bobo-Dioulasso pulvérise ainsi son record établi il y a de cela quelques mois. Iron Biby, lors de ces championnats d’Europe Strongest man 2019, avait 13 concurrents face à lui.

Pendant que ceux-ci s’essayaient à des charges de 175 à 190 kg, le Burkinabè a affiché d’entrée ses ambitions en soulevant, sans coup férir, un poids de 203 kg. Lors de son deuxième passage, avec en face de lui 7 concurrents, l’haltérophile Burkinabè va placer la barre très haut à 220 kg.

L’haltérophile compte s’attaquer maintenant au record du monde.

Seuls trois de ses challengers réussiront à soulever une charge de 214 kg puisqu’ils échoueront tous dans leur tentative à 229 pour coiffer Iron Biby au poteau. Le moins que l’on puisse dire est que Iron Biby, 27 ans, est en plein progrès dans sa discipline.

Déjà en avril 2018, il avait échoué à Boroughbrigde en s’essayant à cette charge de 220 kg. C’est chose faite aujourd’hui et Ahmed Al-Hassan Sanou ambitionne s’attaquer désormais au record du monde du Lituanien Big-Z (229kg).

Cependant, le Burkinabè était un peu déçu malgré sa prestation à Leeds puisqu’il se sentait capable d’entrer encore dans l’histoire de sa discipline. «J’étais capable de faire plus, mais lors de la tentative du 230kg, il y avait un petit problème technique. Le poignet de la charge glissait un peu.

Ce n’est pas grave tout ce que Dieu fait est bon», a expliqué l’haltérophile sur sa page Facebook. Iron Biby poursuit ainsi sur sa lancée de la saison passée où il avait réussi à inscrire son nom dans le livre Guiness des records en épaule jetée. Il avait réussi la prouesse de réaliser soixante-neuf pompes jets d’épaules en portant un homme pendant une minute. Avec un Iron Biby tout feu tout flamme, d’autres records tomberont à coup sûr dans les mois à venir.

Sié Simplice HIEN

Epidémie de méningite au Sud-Ouest: Respecter des mesures de prévention

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Les députés ont consacré la plénière du vendredi 5 avril 2019 à une question d’actualité adressée au gouvernement par le député Maïmouna Sawadogo, sur l’épidémie de méningite dans la région du Sud-Ouest.

La ministre de la Santé, Léonie Claudine Lougué, était face aux députés, le vendredi 5 avril 2019. Dépêchée par le gouvernement, elle est allée s’expliquer à l’hémicycle sur l’épidémie de méningite qui sévit actuellement dans la région du Sud-Ouest à la suite d’une question orale du député Maïmouna Sawadogo, du groupe parlementaire du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) :

«Selon un constat de la télévision nationale, trois des cinq districts sanitaires concernés, Dano, Gaoua et Batié, sont en situation d’alerte. Excellence monsieur le Premier ministre, quelle est la politique de riposte mise en place pour contrer la maladie ?» Dès l’entame de son propos, la ministre de la Santé a tenu à expliquer trois notions.

Elle a indiqué premièrement que le Burkina Faso fait partie de «la ceinture africaine de la méningite» qui s’étend d’Est en Ethiopie jusqu’en Ouest au Sénégal et la saison de l’harmattan, caractérisée par la présence d’air chaud et sec est propice à la propagation de la méningite.

Ensuite, pour une surveillance épidémiologique efficiente, les districts sont divisés en zones en fonction du nombre d’habitants et chaque zone compte environ 100 000 habitants. Elle a terminé sur la notion d’alerte et d’épidémie : «il y a alerte lorsqu’on enregistre plus de trois malades sur 100 000 habitants et l’on parle d’épidémie lorsqu’on atteint dix malades sur 100 000 habitants».

Répondant à la question, Mme Lougué a indiqué que dans la zone du Sud-Ouest qui compte cinq districts sanitaires, celui de Gaoua a franchi le seuil d’alerte à la méningite dans la semaine du 21 janvier au 3 février 2019, avec un taux d’attaque de 3,4 cas sur 100 000 habitants.

Au cours des semaines suivantes, a-t-elle poursuivi, les districts sanitaires de Dano, Batié et Diébougou ont également franchi le seuil d’alerte. «A la date du 31 mars 2019, nous avons enregistré au total 235 cas suspects de méningites dont 18 décès. Mais à ce jour, la situation est sous contrôle dans les trois districts sanitaires», a-t-elle rassuré.

Selon le Pr Lougué, des recherches et analyses ont permis d’identifier le pneumocoque comme principal vecteur. «Mais le vaccin contre ce germe ne fait pas encore partie du programme élargi de lutte contre les épidémies de l’Organisation mondiale de la santé (OMS)», a-t-elle fait observer.

Cependant, à en croire le médecin, le germe peut être facilement neutralisé et il suffit que le malade se rende très tôt dans un centre de santé.

Concernant les mesures prises par le gouvernement pour lutter contre la méningite sur le plan national, la représentante de l’exécutif a cité, entre autres, l’application du plan de riposte épidémique, le pré-positionnement des médicaments et consommables médicaux pour la prise en charge gratuite des malades dans les formations sanitaires et le renforcement des mesures de surveillance épidémiologique dont l’analyse quotidienne permet de détecter rapidement les franchissements d’alerte afin d’appliquer les mécanismes de riposte.

Saisissant l’occasion, elle a lancé un appel aux populations pour le respect des mesures de prévention et à se rendre dans les centres de santé dès les premiers signes de maladie.

Beyon Romain NEBIE
nbeyonromain@yahoo.fr

Génocide au Rwanda: La flamme du souvenir rallumée pour 100 jours

Vingt-cinq ans après, le Rwanda se souvient de la page la plus sombre de son histoire : le génocide perpétré contre les Tutsis. Les commémorations des massacres qui ont coûté la vie à plus de 800 000 personnes ont commencé, le dimanche 7 avril 2019, à Kigali, avec un moment toujours très symbolique quand le président Paul Kagame a rallumé la flamme du souvenir.

Le président rwandais, Paul Kagame, et son épouse, en compagnie de Moussa Fakir Mahamat, le président de la Commission de l’Union africaine, et du président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, ont rallumé en milieu de matinée d’hier dimanche, la flamme du souvenir.

Un événement qui marque ainsi le début des 100 jours de commémorations. Cent jours comme la durée des massacres en 1994. Les flambeaux ont été apportés au président par trois jeunes, âgés de 25 ans. «Voici la flamme du souvenir de la mémoire de la vie», a ensuite scandé une jeune femme, symbole de cette génération post-génocide qui est cette année au centre des commémorations.

Avant cela, la cérémonie avait débuté par un dépôt de gerbes sur les caveaux qui abritent 250 000 victimes du génocide. Un premier temps fort qui s’est déroulé en présence de plusieurs chefs d’Etat africains : le Congolais Denis Sassou-Nguesso, le Nigérien Mahamadou Issoufou, le Tchadien Idriss Déby, ainsi que le Djiboutien Ismaïl Omar Guelleh.

Les commémorations se sont poursuivies avec une cérémonie au centre des congrès de Kigali et le discours du président Kagame. Une marche du souvenir a ensuite été organisée entre le Parlement et le stade Amahoro (Paix, en kinyarwanda), un stade où 30 000 personnes attendaient en fin d’après-midi pour une veillée de recueillement.

Ce stade dans lequel s’étaient réfugiés en 1994, des milliers de Tutsis pour échapper aux tueries, sous la protection de l’ONU, est souvent le lieu de crises traumatiques chez le public bouleversé qui revit le drame. Le président français, Emmanuel Macron, a décliné l’invitation, officiellement pour des raisons d’agenda et s’est fait représenter par un député d’origine rwandaise.

Son absence est une déception pour les Rwandais, qui espéraient le voir exprimer des excuses de la France pour son rôle en 1994. Emmanuel Macron a, toutefois, annoncé, le vendredi 5 avril dernier, l’ouverture à une commission d’historiens de «toutes les archives françaises» sur la période 1990-1994, un engagement pris en mai 2018 à l’issue d’une rencontre avec Kagame.

A l’instigation du régime extrémiste hutu alors au pouvoir, le génocide a coûté la vie entre avril et juillet 1994, à au moins 800 000 personnes, selon l’ONU, essentiellement au sein de la minorité Tutsi, mais aussi parmi les Hutu modérés. Le déclencheur du génocide a été l’assassinat au soir du 6 avril 1994, du président rwandais, Juvénal Habyarimana, un Hutu.

Le lendemain, les Forces armées rwandaises (FAR) et les miliciens extrémistes Hutu Interahamwe ont donné le signal des massacres. Encouragée par les autorités et les «médias de la haine», dont la fameuse radio des Mille collines, une partie de la population, de toutes les couches sociales, a prêté son concours à l’extermination, à coups de gourdin ou de machette, d’hommes, de femmes et d’enfants partout dans le pays.

Des Hutu ayant refusé de s’associer aux tueries ou soupçonnés de sympathie envers les Tutsi ont aussi été tués. Le carnage n’a pris fin que grâce à l’entrée le 4 juillet à Kigali de la rébellion Tutsi du Front patriotique rwandais (FPR), avec à sa tête un jeune chef militaire de 36 ans, Paul Kagame.

Jean-Marie TOE