AFRICALLIA 2019 Le forum présenté aux chefs d’entreprises burkinabè

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La Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso a organisé, le jeudi 4 avril 2019 à Ouagadougou, une rencontre d’échanges avec les chefs d’entreprises, sur le forum ouest africain de développement des entreprises, dénommé Africallia.

Dans le but de susciter une forte participation des hommes d’affaires au 6e Forum ouest africain de développement des entreprises (Africallia) qui aura lieu, du 12 au 14 juin 2019, à Abidjan en Côte d’Ivoire, la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF) sensibilise les chefs d’entreprises. Lors d’une rencontre, tenue le jeudi 4 avril 2019 à Ouagadougou, les modalités de participation et les activités du forum ont été présentées aux entrepreneurs qui souhaitent y prendre part. «L’objectif est de présenter le forum 2019 comme un cadre qui permet une mise en relation des hommes d’affaires.

Il a été créé par la chambre de commerce pour permettre, d’une part, aux entreprises de l’Afrique de l’Ouest de tisser des partenariats et, d’autre part, leur permettre de rencontrer leurs homologues du reste du monde», a expliqué le secrétaire permanent de Africallia, Félix Sanon. Il a précisé qu’à cette édition, plus de 500 chefs d’entreprises venant d’une vingtaine de pays sont attendus dans la capitale économique ivoirienne et chaque participant aura au maximum 15 rendez-vous d’affaires. Pour ce qui est des frais de participation, Félix Sanon a fait savoir qu’ils s’élèvent à 260 000 F CFA pour le premier participant d’une entreprise et 150 000 F CFA pour le deuxième pour le même planning de rendez-vous.

Par ailleurs, a-t-il souligné, les femmes et les jeunes de moins de 35 ans, chefs d’entreprises payeront 200 000 F CFA. «A sa création, les autorités de la CCI-BF avaient décidé qu’après quelques années au Burkina Faso, le forum sera tournant dans la sous-région. C’est ainsi que dans le cadre du Traité d’amitié et de coopération (TAC), les chambres de commerce des deux pays ont décidé de l’organiser cette année à Abidjan», a soutenu le secrétaire permanent de Africallia. Abdoul Aziz Ouédraogo, directeur de Burkina Régulation. Il a salué l’initiative qui lui a permis de découvrir que le forum est une réelle opportunité pour détecter des partenaires et contribuer à faciliter la réalisation des affaires. «Nous œuvrons dans la production, le secours, la protection électrique et la sécurité d’entreprise. Nous attendons donc, de cette édition, des découvertes de fournisseurs qui nous permettront d’être compétitifs et d’offrir le meilleur service à nos clients», a laissé entendre M. Ouédraogo qui participera pour la 1re fois à Africallia.

 

Joseph HARO

Office des Nations unies à Nairobi

Son Excellence Mme Madina Ganou/Diaby Kassamba, Ambassadeur, Représentante Permanente du Burkina Faso a présenté, le vendredi 22 mars 2019 à Mme Maimunah Mohd Sharif, Directrice Générale par intérim de l’Office des Nations unies à Nairobi, les Lettres par lesquelles le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, l’accrédite auprès de cette Institution.

Mme Madina Ganou/ Diaby Kassamba, a réaffirmé l’engagement du Burkina à contribuer aux négociations sur les questions d’environnement et d’habitat pour garantir un monde meilleur, au cours d’une audience solennelle à elle accordée pour cet événement. Elle a également sollicité l’accompagnement de la Directrice générale par intérim de l’Office, par ailleurs Directrice Exécutive de l’ONU-HABITAT, pour la réussite de la mission à elle confiée.
En réponse, la Directrice Générale par intérim s’est félicitée de la nomination de l’Ambassadeur et a réaffirmé sa disponibilité à travailler au renforcement des relations de partenariat entre le Burkina Faso et l’Office des Nations unies. Cette occasion a été propice pour les deux personnalités d’évoquer la tenue, du 27 avril au 31 mai 2019, de la première Assemblée des Nations unies pour l’Habitat. La Directrice Générale par intérim, Maimunah Mohd Sharif, a invité les plus hautes autorités du Burkina Faso ainsi que les acteurs de la société civile burkinabè à prendre part à cette importante rencontre.
A son tour, Son Excellence Madame l’Ambassadeur a remercié la Directrice Générale pour son ouverture, ses encouragements et sa disponibilité à l’accompagner dans l’accomplissement de sa mission.
Pour terminer, elle l’a invitée à effectuer une visite officielle au Burkina Faso, pour constater les efforts déployés par le Gouvernement pour faire face aux enjeux liés aux questions d’habitat et évaluer les nombreux défis qui restent encore à relever.

Une correspondance
particulière

Représentativité des femmes en politique

Le caucus genre de l’Assemblée nationale organise, du 3 au 8 avril 2019 à Ouagadougou, des rencontres de plaidoyer auprès des partis politiques pour le positionnement des femmes sur les listes électorales. L’activité vise une meilleure représentativité des femmes dans les instances de décision.

Malgré les efforts déployés par l’Etat burkinabè pour accroître la participation des femmes à l’animation de la vie politique, à travers l’adoption de la loi portant quota genre en 2009, on assiste toujours à une faible représentativité de la gent féminine dans les instances politiques. Pour inverser la tendance, le caucus genre de l’Assemblée nationale tient, du 3 au 8 avril à Ouagadougou, des rencontres avec les états-majors des partis politiques sur le thème : «positionnement des femmes sur les listes électorales». Le député Oudagou Goula, membre du caucus, s’est confié à la presse à l’issue d’une rencontre, le mercredi 3 avril 2019 dans la capitale burkinabè. Cette initiative vise, selon lui, une amélioration de la représentativité des femmes dans les instances politiques à partir des élections de 2020. «Il s’est agi de rencontrer les différents partis pour échanger avec eux sur la question, comprendre leur stratégie interne pour promouvoir la participation des femmes et les moyens mis à leur disposition en vue de les aider à accéder aux sphères de décision dans les milieux politiques», a-t-il précisé. De son avis, l’état des lieux sur la participation des femmes à la vie politique au Burkina Faso présente des résultats très mitigés. A titre d’exemple, le nombre de femmes députés à l’Assemblée nationale a évolué ainsi qu’il suit : 10 sur 111 en 1997, 13 en 2002, 17 en 2007, 24 femmes sur 127 députés en 2012, et 15 actuellement sur 127. On peut citer entre autres obstacles à la participation des femmes, la perception négative des femmes en politique, les conflits conjugaux, l’opposition ou le faible soutien de la famille et les charges familiales liées à la division des tâches selon le sexe. Dans des partis politiques, ce tableau sombre trouve son explication dans le mauvais positionnement des femmes sur les listes électorales, le faible investissement dans la formation politique des militantes, la faible représentation dans les hautes instances des partis, le harcèlement ou chantage sexuels de la part des hommes et les conflits entre militantes pour quelques rares postes qui leur sont attribués.
A en croire Oudagou Goula, ce serait également l’occasion pour le caucus genre d’avoir l’appréciation des états-majors des partis politiques sur la loi quota genre adoptée en 2009, notamment ses forces et ses faiblesses en vue de formuler des recommandations pour son amélioration. «En somme, il s’agit de passer en revue certaines dispositions du texte, prendre conscience des limites et les adapter afin d’obtenir une plus grande participation des femmes lors des batailles électorales de 2020 qui se profilent à l’horizon», a indiqué le député du groupe parlementaire Renouveau démocratique. Une étude réalisée récemment sur le sujet par des experts en genre du Centre parlementaire canadien se veut formelle sur la contribution de la femme en politique.
«La vitalité et la valeur de la démocratie au Burkina Faso dépendront de la place et du rôle qui seront réservés aux femmes», lit-on dans le rapport. Face à ces perspectives orageuses sur l’avenir de la démocratie aux pays des Hommes intègres, les membres du caucus genre tirent d’ores et déjà sur la sonnette d’alarme. «Les présentes rencontres entrent dans le cadre des activités de plaidoyer du caucus dont l’ambition est de sensibiliser les décideurs, notamment les chefs de partis politiques et l’opinion nationale à la question. Cela pour une meilleure représentativité des femmes aussi bien dans les tissus de développement que dans les instances de décisions», a ajouté le député Goula. Le caucus genre a bénéficié de l’accompagnement financier du Centre parlementaire canadien à travers le Projet d’appui à la démocratie au Burkina Faso (PADEB). La cellule genre de la représentation nationale regroupe des députés, membres des partis politiques de la majorité ainsi que de l’opposition.

Beyon Romain NEBIE
nbeyonromain@yahoo.frr
Arnaud YAMEOGO
(Stagiaire)

«Nous avons espoir de retrouver ceux qui sont enlevés», ministre Siméon Sawadogo

Après les affrontements meurtriers survenus à Arbinda, dans la région du Sahel, le 1er avril 2019, suivis de la visite d’une délégation gouvernementale, le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Siméon Sawadogo, revient sur certains aspects, à travers cette interview.

Sidwaya (S) : Quelle est la cause réelle du drame qui s’est produit à Arbinda le 1er avril dernier, ayant fait une soixantaine de morts ?

Siméon Sawadogo (S.S.) : Après l’assassinat du Cheik, de son premier fils et d’un de ses cousins, suivi de leur enterrement, la population a manifesté sa colère parce que cette zone était déjà en proie à des enlèvements. Ces meurtres ont été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Comme le dit un adage : «quand vous êtes deux et que l’un de vous reçoit une gifle, systématiquement la tendance est d’accuser celui qui est assis avec vous». C’est-à-dire qu’après l’assassinat du Cheik, une communauté a été accusée d’en être la responsable. Ce qui a engendré des représailles de part et d’autre. C’est une situation similaire à celle de Yirgou. Les terroristes sont aussi entrés dans le jeu en procédant à des enlèvements et assassinats. Ce qui fait que le bilan que nous déplorons est très lourd : 62 morts et 9 personnes enlevées. Parmi les morts, 30 ont été victimes des représailles et les 32 autres ont été assassinés par les terroristes. Nous ne pouvons pas dire que le bilan est définitif parce que les recherches se poursuivent. Il faut noter qu’à Arbinda, il y a des Foulsé appelés encore Couroumba, des Peulhs, des Moosé et des Sonrhaï sans oublier d’autres communautés minoritaires. Dans ce contexte, personne ne faisait confiance à l’autre. Et c’est cette situation de psychose que nous y avons trouvée. Une grande partie des déplacés se trouvait à la mairie et d’autres, notamment la communauté peuhle au commissariat de police. Nous avons appelé l’imam et le chef du village à prôner l’apaisement, la paix et le bon vivre-ensemble. Nous leur avons dit que ces représailles sont le désir des terroristes, et par conséquent un piège à éviter.

S. : D’aucuns disent que la réaction du gouvernement a été tardive, voire laxiste. Que leur répondez-vous ?

S. S. : Le lendemain du drame, sur instruction du président du Faso et du Premier ministre, le ministre de la Défense et moi-même nous nous sommes rendus sur les lieux par la route, accompagnés d’une forte délégation. Une voie difficilement praticable, compte tenu de l’insécurité. Dire qu’il n’y a pas eu de réaction, c’est être de mauvaise foi. Par ailleurs, nous avons pratiquement quadruplé les effectifs des Forces de défense et de sécurité (FDS) à Arbinda. Toute la ville et ses environs ont été sécurisés. C’est donc une réaction sérieuse et louable du gouvernement qu’il faut apprécier à sa juste valeur sans prise de position partisane ou politicienne. L’Etat a envoyé deux camions chargés de vivres, de nattes, d’eau… le 4 avril pour les populations touchées.

S. : Le gouvernement aurait eu des alertes sans avoir rien fait. Est-ce exact ?
S. S. : C’est une zone d’insécurité. Nous savons que des gens y ont été victimes d’assassinats et d’enlèvements avant le cheik. Mais, on ne peut pas dire que nous avons eu des alertes particulières qui n’ont pas été prises en compte. Ce sont des allégations que le gouvernement ne peut pas admettre. Ce n’est pas vrai. Ce n’est pas sérieux comme perception. Les mesures sécuritaires adoptées par le gouvernement ne peuvent pas être dévoilées publiquement.

S : Des actions sont-elles entreprises pour que les populations déplacées retrouvent au plus vite leurs localités respectives ?

S. S. : Evidemment ! Des populations se sont déplacées parce qu’il y a l’insécurité. Le gouvernement va prendre les mesures idoines pour sécuriser la zone.

S : Y a-t-il des chances de mettre le grappin sur les auteurs de ces tueries à Arbinda ?
S. S. : Oui ! Il y a de fortes chances. Cependant le travail préalable est de protéger la population contre ces bandes armées qui sévissent pour des raisons diverses. Il y a des djihadistes, des extrémistes et des gens aux moralités douteuses qui pensent qu’ils peuvent s’accaparer de la richesse de la zone.

S : Les assassinats de Zoaga dans le Centre-Est sont-ils le fait de terroriste ou celui de conflit entre populations?

S.S. : Le cas de Zoaga est assez particulier. Moi-même j’y ai été l’an dernier après des rixes qui avaient occasionné des morts. Des populations affirment que c’est un conflit lié à la chefferie. En même temps, il y a des comportements partisans. C’est un problème politico-coutumier où personne n’a voulu demander pardon. Tout le monde est dans la surenchère. Nous avions reçu à l’époque l’assurance que ce qui était arrivé ne se reproduirait plus. Mais il y a une partie de la population qui avait migré de l’autre côté de la frontière, au Ghana, notamment ceux qui avaient été soupçonnés d’avoir commis le forfait. De ce fait, les possibilités de représailles existaient. Des mesures avaient été prises mais n’ont pas pu empêcher ce qui est arrivé.

S : Quel message à l’endroit des familles qui sont dans la douleur présentement ?

S. S. : Le gouvernement présente ses condoléances les plus attristées aux populations de Zoaga et de Arbinda et leur demande de rester soudées et de croire en la capacité du Burkina Faso à sortir de cette situation.
Il souhaite prompt rétablissement aux blessés. Nous avons espoir de retrouver vivants ceux qui sont enlevés. Nous allons fournir les efforts nécessaires pour y arriver.

Interview réalisée
par Daniel ZONGO

Situation nationale: les acteurs politiques à la recherche d’un consensus

Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a rencontré successivement des délégations du Chef de file de l’opposition politique (CFOP) et de l’Alliance des partis de la majorité présidentielle (APMP), le jeudi 4 avril 2019 à Kosyam.

Le rendez-vous annoncé par le Premier ministre, Christophe Joseph Marie Dabiré, en début de semaine, a bien eu lieu. Des délégations du Chef de file de l’opposition politique (CFOP) et de l’Alliance des partis de la majorité présidentielle (APMP) ont été reçues successivement au palais présidentiel de Kosyam, le jeudi 4 avril 2019, dans le cadre du dialogue politique. Selon le chef de délégation du CFOP, Zéphirin Diabré, le chef de l’Etat, Roch Marc Christian Kaboré entend mettre en discussion « les points restés en suspens à l’issue des discussions antérieures». Le porte-parole de l’APMP, Clément Sawadogo a, quant à lui, évoqué la mise en œuvre du référendum constitutionnel ainsi que l’organisation des prochaines élections sur lesquelles le président du Faso «souhaite obtenir un consensus de l’ensemble des acteurs politiques».

Il a précisé que «l’essentiel des dispositions législatives en la matière ont déjà été adoptées», mais que le chef de l’Etat a souhaité que certaines questions soient davantage affinées. L’opposition politique s’est félicitée de cette démarche et du fait que ces questions aient été ramenées à l’ordre du jour. Elle a aussi apprécié l’initiative du chef de l’Etat qui permet d’ouvrir des concertations sur des sujets d’intérêt national (défi sécuritaire, réconciliation nationale). « Notre pays traverse des difficultés. Pour les affronter, il est bon que l’ensemble de la classe politique puisse, de manière consensuelle, identifier les problèmes et s’asseoir pour en discuter », a-t-il soutenu. Les rencontres de ce jour ont servi à poser les bases des échanges et des concertations de fond pour les jours à venir. Les prochains rendez-vous pourraient se tenir d’ici à la fin du mois d’avril, selon certaines sources.

Quelques jours plus tôt, l’opposition politique, se prononçant dans la perspective de ces rencontres, avait laissé entendre qu’elle ne souhaiterait pas s’engager dans ce qu’elle a appelé «de la manipulation politicienne», c’est-à-dire, un «dialogue de façade». La presse n’a cependant pas pu requérir l’avis du porte-parole de l’opposition à l’issue de cette première rencontre avec le président du Faso, le CFOP ne s’étant pas prêtée à ces questions. Toutefois, Zéphirin Diabré et Clément Sawadogo ont tous deux exprimé leurs compassions aux familles endeuillées par des événements survenus au cours de la semaine dans les communes rurales de Zoaga et d’Arbinda. «A ce niveau, il y a une responsabilité collective de nous tous et une responsabilité particulière du gouvernement. Nous voulons l’exhorter à faire en sorte que l’Etat de droit prévale dans cette situation…S’il y a des comportements répréhensibles, il faut qu’ils soient fermement punis par la loi. C’est ainsi qu’on aura la chance de ne pas voir cela se répéter», a, pour sa part, commenté M. Diabré.

Fabé Mamadou OUATTARA

Course féminine de l’Unité:Wendkuni Nikiéma domine ses camarades

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L’association Viim Ya Koglgo a célébré en différé, la Journée internationale de la femme, le 31 mars 2019 à Ouagadougou à travers une course cycliste. Elle a été remportée par Wenddkuni Nikiéma de l’arrondissement n°6.

L’association Viim Ya Koglgo a réuni cette année encore des femmes des arrondissements de Ouagadougou à travers le cyclisme. C’était le dimanche 31 mars 2019 sur l’avenue Charles-de- Gaulle.
Deuxième du genre, la compétition entre dans le cadre de la célébration de la Journée internationale de la femme. L’édition 2019 a mobilisé 70 femmes venues des arrondissements N°s 4, 5, 6, 7, 10, 11 et 12 de la capitale. Chacun de ses arrondissements a été représenté par 10 femmes. L’arrondissement n°6 a ravi la vedette à tous en s’octroyant quatre des cinq premières places. Wendkuni Nikiéma, ressortissante de cet arrondissement, a dominé la compétition en franchissant la première la ligne d’arrivée.
Les coureuses du jour avaient à boucler la distance totale de 5 km, soit un circuit fermé de 1 km à parcourir 5 fois. Des 70 femmes au départ, plus de la moitié n’a pas pu franchir la ligne d’arrivée. Wendkuni Nikiéma a pris la tête de la course au dernier tour. Entre elle et sa poursuivante directe, Rasmata Ouédraogo, du même arrondissement il y a eu au moins une minute d’écart. Le podium a été complété par Madeleine Doumbia également de l’arrondissement n°6. Monique Simporé de l’arrondissement n°7 et Rahinata Nikiéma de l’arrondissement n°6 se sont classées respectivement 4e et 5e de la 2e édition de la course féminine de l’Unité. En guise de récompenses, les cinq premières ont reçu, chacune, une enveloppe financière en fonction de leur mérite. La championne a reçu en plus un vélo neuf. La cérémonie a été une occasion pour la promotrice Claudine Flore Dangouri de faire des dons de riz à des personnes démunies. La course a été organisée avec l’appui financier et matériel de l’UAB Vie par ailleurs parrain de la compétition.

Pengdwendé Achille
OUEDRAOGO

Tournoi de lutte «Konlèkou»

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Kassan, village situé à 7 km de Tougan, dans la province du Sourou, a abrité les 29 et 30 mars 2019, la IVe édition de la lutte traditionnelle de l’association «Konlèkou». Placée sous le patronage du tout-nouveau directeur général de la Caisse de dépôt et de consignation Paul Kaba Thiéba, et le double parrainage de Yacouba Salouka, DG du Centre de gestion des cités (CGECI) et de Boureima Drabo, directeur de la communication et du marketing de BOA, l’édition de 2019 a regroupé des lutteurs de cinq provinces du Burkina Faso.

Trente-huit secondes, c’est le temps mis par Romaric Kawané dit le buffle du Nayala pour expédier au sol son adversaire, du jour Ferdinand Tony, en finale open de cette IVe édition «Konlèkou ». Un combat expéditif qui a mis en extase les admirateurs de Romaric Kawané. Contrairement à ses habitudes, le buffle a, d’entrée, été très agressif. Il a réussi en un tour de bras, à se saisir de la main de son adversaire, le déséquilibrer avant de l’envoyer au sol. Le public qui a également fait massivement le déplacement n’a pas boudé son plaisir. «La lutte fait partie de notre culture. Et cette culture doit être entretenue et transmise aux générations présentes et futures. Notre présence et nos conseils avisés constituent un véritable adjuvant pour les jeunes», a confié un sexagénaire. A l’image de la finale open, les lutteurs ont livré de beaux combats. Pour cette IVe édition, la compétition s’est déroulée en trois phases. La première a réuni les lutteurs du Sourou et du Nayala. La seconde a regroupé les lutteurs de cinq provinces du Burkina Faso, à savoir le Kadiogo, le Sanguié, le Houet, le Sourou et le Nayala. La 3e phase (open) a opposé les vainqueurs des différentes catégories. Pour Jacques Zerbo, président de l’association Konlèkou, initiatrice de ce rendez-vous, le tournoi vise à détecter des talents, préparer la relève et promouvoir la lutte traditionnelle. Le président s’est d’ailleurs dit entièrement satisfait du déroulement de la IVe édition qui a tenu toutes ses promesses. Jacques Zerbo a également déclaré qu’à travers les différents combats, les lutteurs ont démontré de bonnes dispositions et des capacités à relever de nombreux défis au niveau de la lutte traditionnelle au Burkina Faso. Aux dires de Yacouba Salouka, co-parrain de l’acte 4 du tournoi de lutte Konlèkou, la lutte traditionnelle est un puissant facteur de cohésion sociale et un outil de développement. D’où son invite aux initiateurs à trouver des voies et moyens pour pérenniser la compétition. Tous les vainqueurs de la finale et ceux classés de la 2e à la 4e place ont été récompensés en nature et en espèces. Romaric Kawané, grand vainqueur du tournoi a reçu un tricycle et la somme de 100 000 F CFA. Ferdinand Tony, vainqueur open de la catégorie locale a été récompensé d’une moto et 50 000 F CFA.

Kamélé FAYAMA

Saint Pierre Yaméogo repose au “Bayiri” des ancêtres

L’inhumation du réalisateur burkinabè, Saint Pierre Yaméogo a eu lieu, le jeudi 4 avril 2019, au cimetière municipal de Gounghin, en présence de ses proches, de ses pairs et des responsables du ministère en charge de la culture.

Le réalisateur burkinabè, Pierre Sakama Yaméogo, alias Saint Pierre Yaméogo repose désormais au cimetière municipal de Goughin. Décédé le 1er avril dernier à Ouagadougou des suites de maladies, il a, en effet, été conduit à sa dernière demeure le jeudi 4 avril 2019. La levée de corps a eu lieu, quelques heures plutôt dans la matinée, à la clinique Suka El Fateh, suivie de l’exposition du corps au domicile familial où des prières pour le repos de l’âme de l’illustre disparu ont été faites.
Parents, acteurs du cinéma et de l’audiovisuel, autorités administratives en charge du cinéma sont passés, tour à tour, s’incliner sur la dépouille du réalisateur, avant de témoigner leur soutien et compassion à la famille éplorée.
Le cortège funèbre s’est ensuite ébranlé vers le cimetière municipal de Gounghin. Des comédiens, des réalisateurs, des producteurs, des cinéastes y ont rendu un dernier hommage au cinéaste. L’émotion et la tristesse se lisaient sur les visages. «Tes œuvres ayant marqué l’histoire du cinéma burkinabè et africain, tu resteras à jamais dans nos cœurs et dans nos souvenirs. Ton franc-parler, ta sincérité, ton intégrité, ta dignité et ton professionnalisme feront de toi une référence et un modèle pour la jeune génération», a déclaré, ému, le réalisateur et producteur, Pierre Rouamba, l’un de ses compagnons. Plusieurs personnalités dont le ministre de la Culture, des Arts et du Tourisme, Abdoul Karim Sango étaient également présents pour saluer la mémoire du réalisateur de “Bayiri, la patrie”. La veille, une soirée d’hommage a été organisée au Centre national des arts du spectacle et de l’audiovisuel (CENASA).
La cérémonie a été marquée par une projection d’extraits de ses films tels “Dunia”, et “Wendemi”, suivie d’un portrait du défunt et des témoignages. ‘’Saint Pierre Yaméogo n’était pas rancunier. Il aimait partager avec les autres. C’est lui qui a fait de moi un comédien. Grâce à ses encouragements, je me suis perfectionné dans mon art. Je lui dois tous ces prix que j’ai remportés en Afrique du Sud et ailleurs”, a confié à l’assistance, le comédien burkinabè, Abdoulaye Koumboudry, dit “Fils de l’homme”. Le chroniqueur de Radio France internationale (RFI), Sayouba Traoré a indiqué, pour sa part, avoir échangé avec le défunt, le mercredi dernier à son domicile, à Gounghin. “C’est à mon retour à Paris que j’ai appris son décès. Cette disparition me rappelle ses propres propos selon lesquels la mort fait partie de la vie”, a-t-il témoigné. En rappel, Saint Pierre Yaméogo est l’auteur d’une riche filmographie : “Laafi” (1991), “Silmandé, le Tourbillon” (1998), “Moi et mon blanc” (2003), “Delwende” (2005) et “Bayiri, la Patrie” (2012).

Synthèse de Aubin W. NANA

Terrorisme et impérialisme 48 heures pour dénoncer les liens

Une coalition d’organisations de la société civile des arrondissements n°1 et n°2 de Ouagadougou organise 48 heures de dénonciation du terrorisme et de l’impérialisme, les 13 et 14 mai prochains. L’information a été donnée aux hommes de médias au cours d’un point de presse, animé par les initiateurs, le jeudi 4 mai 2019, dans la capitale burkinabè.

Le terrorisme est une guerre de pillage des ressources des pays pauvres par les puissances impéria-listes. Telle est la conviction d’un regroupement d’organisations de la société civile. Il s’agit du Comité de défense et d’approfondissement des acquis de l’insurrection populaire (CDAIP) de l’arrondissement n°1 de Ouagadougou, de la Coalition nationale de lutte contre la vie chère, la corruption, la fraude, l’impunité et pour les libertés (CCVC) et de la sous-section ODJ de Baskuy, le comité MBDHP de SITARAIL, des comités F-SYNTER des arrondissements n°s 1 et 2 et de la sous-section SYNTSHA de l’hôpital Yalgado.
Pour condamner ce qu’elles appellent les liens coupables entre le terrorisme et l’impérialisme, ces OSC des arrondissements n°s 1 et 2 de Ouagadougou organiseront des «journées de dénonciation du terrorisme et de l’impérialisme» les 13 et 14 mai prochains. L’information a été portée à la connaissance des journalistes au cours d’une conférence de presse, animée par les représentants de ces structures le 4 mai 2019, dans la capitale burkinabè. Le porte-parole des organisateurs de ces 48 heures, Christophe Bado, dit ne pas comprendre la multiplication des attaques terroristes au Burkina «malgré la présence des bases militaires étrangères avec tous leurs moyens». «C’est pour assurer ce pillage de nos richesses, maintenir notre peuple dans l’oppression tout en garantissant la sécurité à leurs alliés au pouvoir que les bases militaires étrangères, notamment françaises et américaines sont installées sur notre sol, sous prétexte de lutter contre le terrorisme», a-t-il expliqué. Pour M. Bado et ses camarades, l’efficacité de la lutte contre le terrorisme requiert une sensibilisation des populations aux vrais enjeux du phénomène.
Un «tournoi maracana contre le terrorisme», un meeting sur le thème, un «Concert contre les bases militaires étrangères» sont les activités inscrites au programme de ces 48 heures de dénonciation du terrorisme et de l’impérialisme. Elles se dérouleront sur le terrain Biig Saand koaga à Samandin, derrière le marché «Théâtre populaire», ont indiqué les conférenciers. Les questions des journalistes ont porté, entre autres, sur les propositions de solutions de ces OSC en lieu et place des critiques contre le pouvoir, les forces étrangères, la nécessité de passer des dénonciations aux actes, sur ce qu’elles reprochent à l’état d’urgence. Sur ce dernier sujet, M. Bado a fait savoir que l’état d’urgence est mal compris et mal encadré. Pour lui, il s’agit d’une notion de droit ; cela ne doit pas donner lieu à des violations des droits humains. Il faut déjouer la stratégie du chaos pensée par les puissances occidentales afin de poursuivre l’exploitation des matières premières des Etats africains, a-t-il conclu.

Mahamadi SEBOGO

Terrorisme et impérialisme 48 heures pour dénoncer les liens

Etudiante en 5e année de médecine à l’université Saint-Thomas-d’Aquin, Mathilde Zerbo, âgée de 22 ans, a été sacrée championne à l’issue de la IVe édition du concours international des « débats oratoires francophones », tenue du 11 au 15 mars 2019 à Beyrouth, au Liban. Elle revient, dans cet entretien accordé à Sidwaya, sur les temps forts de cette compétition, son parcours de débatteur professionnel et ses projets.

Sidwaya (S.) : Vous avez remporté, le 15 mars dernier, le premier prix des « débats oratoires francophones » à Beyrouth au Liban. En quoi a consisté la compétition ?

Mathilde Zerbo (M.Z.) : Le principe de base de ce championnat est d’opposer un gouvernement et une opposition fictifs. Nous étions 100 candidats venant de 14 pays différents. Pour les phases éliminatoires, nous avons eu trois matches avec trois thèmes différents. En demi-finale, nous avons eu un thème et en finale un autre thème. En ce qui concerne le déroulement des débats, des groupes de huit personnes ont été constitués de manière aléatoire. Quand il y a une motion à débattre, un tirage au sort permet de repartir les candidats dans le « gouvernement » et dans l' »opposition ». Chaque groupe dispose d’une heure pour se préparer. Les différents rôles (chef de file de l’opposition, député, Premier ministre, ministre, secrétaire général du gouvernement, etc.), sont distribués librement à l’interne. « Les concours de beauté », « La politique de l’enfant unique » et « Ce gouvernement imposerait l’exclusivité du droit du sol », ont été les thèmes sur lesquels nous avons débattu.
Dans un premier temps, des notes individuelle et collective sont attribuées. En principe, chaque participant doit, à cette étape, se retrouver avec une note sur 100. A l’issue des phases éliminatoires, un cumul de points est fait et les 16 meilleurs débatteurs sont retenus. Le même procédé est repris au terme des demi-finales pour retenir huit personnes. Et à la finale, un seul vainqueur est désigné.

S.: Est-ce votre première participation à ce championnat ?

M.Z.: C’est ma première participation au championnat international de débats francophones au Liban. J’ai néanmoins pris part au championnat national de débats oratoires en 2017. L’année dernière, l’équipe de l’Université-Saint Thomas-d’Aquin (USTA) a été championne et j’ai été meilleure oratrice du championnat national 2018.

S.: Hormis le trophée, avez-vous reçu des lots en nature et en espèces?

M.Z.: Le premier prix des « débats oratoires » est uniquement composé d’un trophée et d’une attestation. Il n’y a aucun lot en espèces ou en nature. Pour ma part, cette reconnaissance internationale est bien plus importante. Ce prix est le couronnement de mes efforts, le résultat d’un travail acharné. De plus, le trophée et l’attestation peuvent plus tard servir autrement, notamment à des fins professionnelles.

S.: Avez-vous suivi une formation préalable pour devenir débatteur professionnel?

M.Z.: J’ai commencé à m’initier aux débats au sein du Club des débats oratoires de l’USTA. Cette structure représente le creuset des débatteurs de notre université. En plus de cette formation initiale à l’USTA, je me suis également formée auprès d’une structure de la place dénommée « Les débats oratoires ». C’est d’ailleurs elle qui s’occupe du championnat national et qui nous a accompagnés au Liban. Je suis sortie de cette formation avec une attestation de formatrice. J’organise donc régulièrement avec des amis des formations en dehors du cadre universitaire pour les débatteurs amateurs ou toute personne intéressée. On peut, en outre, aller sur la page Facebook de ladite organisation (débats oratoires, ndlr), pour de plus amples informations sur les sessions de
formation.
S.: Au cours de la finale, vous avez joué le rôle d’un leader de l’opposition qui critiquait l’inopportunité d’une loi. Comptez-vous faire carrière à l’avenir dans la politique?

M.Z.: Je dois dire que tout au long de la compétition, j’ai eu à occuper plusieurs rôles. J’ai été chef de file de l’opposition, député, Premier ministre, etc. A la finale, j’étais chef de file de l’opposition. Pour revenir à votre question, la politique ne fait pas partie de mes priorités ou de mes centres d’intérêt. Je préfère la suivre de loin. Je peux peut-être donner mon avis sur certaines questions, mais je ne m’engagerai jamais en politique.

S.: Votre quotidien a-t-il changé depuis votre retour triomphal de Beyrouth?

M.Z.: Rien n’a changé, en dehors des sollicitations de la presse (rires). Je continue de mener une vie normale en famille et sur le plan académique. Je vais à mes cours, je poursuis mon stage au Centre hospitalier universitaire Yalgado-Ouédraogo.

S.: Quels sont vos projets ?

M.Z.: J’entends m’investir dans la formation des futurs débatteurs burkinabè. J’adore partager mes connaissances avec les autres, du moins pour ceux qui le désirent. J’aimerais également mettre plus tard à profit mon savoir pour des besoins professionnels ou personnels, notamment pour défendre une cause qui me tient à cœur.

Interview réalisée par
Aubin W. NANA