Soutiens aux déplacés internes

La Sous-secrétaire générale des Nations unies pour les affaires humanitaires, Ursula Mueller, a été reçue en audience, le mardi 5 mars 2019 à Ouagadougou, par le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré. Les échanges ont porté sur le soutien d’urgence aux personnes déplacées à cause des attaques terroristes à répétition et la crise intercommunautaire de Yirgou.

Au Burkina Faso, plus de 100 000 personnes, selon le ministre en charge de l’action humanitaire sont des déplacées internes à cause des attaques terroristes et la crise intercommunautaire de Yirgou. Face à cette situation, les Nations unies veulent apporter leur soutien. C’est dans ce cadre que la Sous-secrétaire générale des Nations unies pour les affaires humanitaires, Ursula Mueller, a été reçue par le président du Faso, Roch Kaboré, le mardi 5 mars 2019, au palais de Kosyam. Au président du Faso, elle a annoncé une aide de 2, 5 milliards F CFA (4 millions de dollars américains) au profit des déplacés. Cela va consister à la protection, à l’accès à l’eau et à l’alimentation. Les Nations unies sont préoccupées par la crise croissante en particulier ses conséquences humanitaires, a-t-elle expliqué. A l’entendre, toute la communauté humanitaire travaille pour accompagner le gouvernement burkinabè dans ses efforts d’urgence en vue de créer des conditions de résilience adéquates pour les déplacés. Ainsi «un plan d’urgence est en cours. Il va répondre à l’assistance vitale à apporter à 900 mille personnes les plus vulnérables dans le pays.

Pour ce faire, un financement de 100 millions de dollars sera mobilisé le plus rapidement possible», a-t-elle affirmé. Et de poursuivre que malgré l’adversité qui se pose, il est plus que nécessaire de soutenir les efforts du gouvernement et d’éviter que la crise ne prenne des proportions incontrôlables dans une région déjà affectée. «Nous devons donc leur apporter une assistance humanitaire», a-t-elle déclaré. Ursula Mueller a aussi réitéré au Premier ministre, Christophe Dabiré, qui l’a reçue en audience, le même jour, son désir de travailler avec les autorités, les communautés, les acteurs humanitaires pour rapidement renforcer la réponse et proposer des actions durables.

Fleur BIRBA
fleurbirba@gmail.com

Couverture sanitaire universelle: les progrès et les difficultés en discussion à Kigali

Le Ministère de la Santé du Rwanda  et Amref Health Africa organisent la toute première conférence mondiale consacrée à la couverture sanitaire universelle en Afrique. Les discussions porteront sur les progrès et les difficultés du continent dans la réalisation de l’objectif de la santé pour tous, dans la perspective de la première réunion de haut niveau des Nations Unies sur la couverture sanitaire universelle (CSU) en septembre 2019.

 Kigali, 5 mars 2019 : La Ministre rwandaise de la Santé, le Dr Diane Gashumba, a exhorté les gouvernements africains à unir leurs efforts pour financer les systèmes de soins sur le continent lors de l’ouverture de Conférence internationale sur le programme de la santé en Afrique (Africa Health 2019) à Kigali, au Rwanda.

« Investir dans la couverture sanitaire universelle est l’un des investissements les plus judicieux qu’un pays puisse faire, a-t-elle déclaré. Au cours des deux dernières décennies, les pays africains ont fait preuve d’un leadership remarquable dans la promotion du programme de CSU à travers le continent. Nous devons maintenir cette dynamique en augmentant les investissements nationaux dans les soins de santé et en veillant à ce que tous les ministères et tous les acteurs concernés jouent leur rôle. »

La conférence, organisée conjointement par Amref Health Africa et le Ministère rwandais de la Santé, a réuni plus de 1 200 participants de plus de 35 pays, dont des Ministres de la Santé, des dirigeants du secteur privé, des représentants de la société civile et des représentants d’organisations multilatérales, afin d’établir une feuille de route pour parvenir à la CSU en Afrique d’ici 2030.

Parmi les personnalités qui ont pris la parole lors de la cérémonie d’ouverture figuraient le Dr Diane Gashumba, Ministre de la Santé du Rwanda, M. Githinji Gitahi, Directeur général Groupe d’Amref Health Africa, le Dr Ian Askew, Directeur du Département Santé reproductive et recherche de l’OMS ainsi que le Dr Humphrey Karamagi, Coordonnateur ODD et Responsable de l’équipe chargée de l’information sur la santé au Bureau régional de l’Afrique de l’OMS.

« La santé est le droit humain le plus fondamental qui sert de socle à tous les autres droits. La couverture sanitaire universelle en est la garantie », a rappelé Githinji Gitahi, Directeur général Groupe, Amref Health Africa. « À l’échelle mondiale, un consensus de plus en plus large se dégage quant à la nécessité de généraliser l’accès à des soins de santé de qualité, à la fois pour favoriser le développement économique et parce que cela est juste. À l’avenir, nous devons renforcer la volonté politique aux plus hauts niveaux de gouvernement, mobiliser davantage de ressources pour en finir avec les coûts catastrophiques des soins de santé et investir dans des interventions pilotées par les communautés. »

Les intervenants ont souligné l’urgence d’accélérer les efforts pour atteindre la CSU dans les pays africains. Ils ont notamment insisté sur la nécessité d’accroître les financements nationaux et d’accorder une plus grande priorité politique à cet objectif, ainsi que d’établir des partenariats public-privé efficaces pour diffuser les connaissances, tirer parti des technologies novatrices et développer des solutions à la fois efficaces, économiques et fondées sur des données factuelles pour améliorer les résultats en matière de santé.

Un grand nombre d’entre eux a reconnu l’engagement du Rwanda en faveur de l’élargissement de la couverture sanitaire, à travers son système de soins de santé quasi universel, ainsi que ses investissements dans le renforcement des soins de santé primaires et son personnel de santé communautaire, qui a contribué à améliorer les résultats en matière de santé et à promouvoir l’équité sanitaire. Le Rwanda a enregistré des progrès impressionnants au cours des deux dernières décennies, et son modèle d’assurance santé communautaire couvre l’ensemble du pays, soit aujourd’hui près de 90 % de la population, y compris les plus démunis.

Bien que des avancées considérables aient été réalisées sur la même période pour étendre l’accès à des soins de santé de qualité sur le continent africain, il reste des défis cruciaux à relever. Les dépenses à la charge des patients ont augmenté dans presque tous les pays et la moyenne régionale est passée de 15 dollars par habitant en 1995 à 38 dollars en 2014. En conséquence, 11 millions d’Africains basculent chaque année dans la pauvreté en raison des sommes élevées qu’ils doivent débourser. Si en 2001, les gouvernements africains s’étaient engagés dans la Déclaration d’Abuja à porter leurs dépenses de santé à 15 % de leur budget annuel, seuls six pays ont atteint ou dépassé cet objectif.

Cette conférence de trois jours, qui se tiendra du 5 au 7 mars 2019, comprendra entre autres des points sur des avancées scientifiques, des tables rondes, des ateliers interactifs et des symposiums de haut niveau sur la tuberculose, le paludisme et la santé dans les États fragiles et touchés par des conflits. Dans les prochains jours, plusieurs temps forts se succéderont, parmi lesquels des séances plénières sur le financement de la CSU et sur l’amélioration de l’accessibilité et de la qualité des services de santé ; des présentations sur les innovations technologiques qui transforment le paysage du secteur, et le lancement d’une initiative en faveur de l’égalité des sexes dans le leadership en santé en Afrique.

En septembre 2019, l’Assemblée générale des Nations Unies tiendra sa toute première réunion de haut niveau sur la couverture sanitaire universelle. Elle devrait renforcer l’engagement mondial en faveur de la CSU en organisant un vote sur une déclaration politique historique en faveur de la santé pour tous. Dans la perspective de cette réunion de haut niveau sur la CSU, Africa Health 2019 servira de plate-forme aux participants du continent africain pour faire entendre leur voix et leur permettre d’apporter leur contribution à la future déclaration.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Sessions politiques annuelles chinoises: Le 70e anniversaire de la république en ligne de mire

Les sessions de la Conférence consultative politique du peuple chinois (CCPPC) et de l’Assemblée populaire nationale (APN)  se sont  respectivement ouverte le dimanche 3 mars et le mardi 5 mars 2019, à Pékin, la capitale. La première institution va se prononcer sur les questions politiques, économiques, sociales et culturelles tandis que la seconde va apprécier le bilan du travail gouvernemental en 2018 et  statuer sur des projets de lois.

Pour le président du 13e comité national du CCPPC, Wang Yang, « le grand renouveau » de la nation chinoise est de la responsabilité de tous».

 Les deux sessions de la Conférence consultative politique du Peuple chinois (CCPPC) et de l’Assemble populaire nationale (APN) constituent des événements phares de la vie politique chinoise chaque année.  Elles se déroulent particulièrement cette année sous le signe du 70e anniversaire de la fondation de la Chine nouvelle. Celle de la CCPPC  s’est ouverte le dimanche 3 mars 2019 en présence du président chinois Xi Jinping et d’éminentes personnalités du Parti communiste chinois (PCC). Pendant une dizaine de jours, les membres de la CCPPC appelés conseillers politiques, issus du PCC, de huit autres partis politiques, d’organisations sociales et des groupes ethniques vont se pencher sur les préoccupations politiques, socioéconomiques et culturelles qui vont figurer dans l’agenda du gouvernement en 2019. A l’entame des travaux, le président du 13e comité national du CCPPC, Wang Yang, a livré  le rapport annuel de travail aux conseillers politiques qui sont plus 2100 au sein du l’institution. Au plan international, il a laissé entendre que la Chine va accentuer les visites dans des pays étrangers pour renforcer la coopération. « Nous organiserons activement des échanges, des visites de haut niveau et créerons de nouveaux moyens pour mener à bien la diplomatie publique et les échanges interculturels. Nous allons promouvoir une meilleure compréhension  des rapports entre Etats du monde », a-t-il indiqué.  A cet égard, a souligné M. Wang,  la Chine va accueillir cette année, entre autres, la 17e session de la table ronde Sino-UE, le séminaire  de l’initiative  « Ceinture et route » pour la coopération internationale et le forum  international sur le dialogue interreligieux et culturel.  Sur la même lancée, il  a déclaré les comités nationaux du CCPPC vont initier des recherches visant à renforcer de manière originale  la diplomatie chinoise et au recrutement de talents étrangers. « Nous raconterons les histoires de la Chine à travers le monde, défendrons sa souveraineté, sa sécurité et son développement et favoriserons la construction d’une communauté  humaine avec un destin commun », a précisé le président du 13e comité national du CCPPC. Au plan économique, la Chine, a-t-il dit, va promouvoir les échanges commerciaux avec les partenaires à travers l’adoption d’une loi sur les investissements étrangers en Chine et l’allègement des charges fiscales des entreprises. En clair, il va s’agir d’améliorer le climat des affaires pour attirer les capitaux étrangers.  « La Chine entend partager les fruits  de son développement avec le reste du monde », a confié Wang Yang.

Maintien de la stabilité

 Pour ce qui est du développement intérieur de l’empire du milieu, M. Wang a avancé que les réformes liées à l’offre, l’éducation, la  promotion du secteur manufacturier et le développement du réseau routier figurent au menu des échanges entre les conseillers politiques. Au titre de l’année écoulée, le rapport de la CCPPC a relevé que le gouvernement a fourni des  efforts dans la lutte contre la pauvreté et veillé à la protection de l’environnement et au maintien de la stabilité.

Si le rôle de la CCPPC est de se prononcer sur les affaires publiques, l’APN  est lui un organe  législatif qui comprend 3000 députés élus pour cinq ans. A l’ouverture de la session de ladite assemblée dans la matinée du mardi 5 mars 2019, en présence du président la république populaire  de Chine, Xi Jinping, le Premier ministre du Conseil des affaires d’Etat, Li Keqiang s’est a adonné à un exercice de redevabilité face aux parlementaires. Pendant près de deux heures et devant une armada de journalistes du pays et d’ailleurs, il est revenu sur les différentes activités menées par le gouvernement en 2018 dans divers domaines et a déroulé la feuille de route gouvernemental pour 2019.  Concernant la diplomatie chinoise, M.  Li a soutenu qu’elle a engrangé des « résultats inédits » en 2018 aussi bien à domicile qu’à l’étranger.  « Appliquant notre diplomatie à domicile, nous avons organisé  avec succès  la conférence annuelle  du forum asiatique de Boao, le sommet de Qindao de l’organisation  de coopération  de Shanghai et le forum sur la coopération sino-africaine », a-t-il énuméré.

 

« Edification d’une société de moyenne aisance »

A l’étranger, le président Xi Jinping a pris part au sommet du G20, à la rencontre des pays du BRICS, au sommet Asie-Europe … « Notre diplomatie économique et nos échanges socioculturels avec l’étranger ont donné des fruits abondants. La Chine tient à promouvoir la paix mondiale et le développement planétaire… », a fait remarquer le Premier ministre chinois. Dans le cadre de la lutte contre la pauvreté, Li Keqiang  a affirmé que l’aide financière a permis aux régions démunies de la Chine d’améliorer leur capacité d’auto-développement. « Nous avons poursuivi sur toute la ligne  notre campagne  ‘’ciel bleu, eaux limpides, terre propre’’. La structure du secteur énergétique et des transports a été optimisée, et le remplacement du charbon par le gaz ou l’électricité dans les régions du Nord s’est poursuivi de manière méthodique », a-t-il relaté. Le programme de développement de 2019 qui marque le 70e anniversaire de la Chine nouvelle  va concerner le perfectionnement du contrôle macroéconomique, l’amélioration de l’environnement des affaires, l’innovation des moteurs de développement, l’édification intégrale d’une société de moyenne aisance… « Il nous faut aussi réaliser de façon coordonnée le maintien d’une croissance régulière, la bonne marche de la réforme, la restructuration économique, l’amélioration du niveau de vie de la population et la prévention », a énoncé le Premier ministre. Au cours de leur session, les membres de l’APN vont statuer sur des projets de lois inhérents à la gestion et au contrôle des exportations, la sécurité et la protection des données à caractère personnel.

Le Premier ministre chinois, Li Keqiang : « L’histoire se crée à travers la lutte, l’avenir se façonne par l’action ».

En rappel, la CCPPC est une assemblée sans pouvoirs de décision qui est sous la direction du Parti communiste chinois (PCC). Elle est un groupe de réflexion qui discute des principes et des politiques du gouvernement, formule des propositions sur les affaires étatiques, supervise la mise en œuvre de la Constitution et mène des enquêtes sur l’amélioration des conditions de vie de la population.  Quant à l’APN, elle dispose d’un pouvoir législatif, élit  le président de la République qui est le candidat unique proposé par le PCC, le vice-président, le Premier ministre. Ses 3000 membres sont élus au suffrage indirect. L’ANP a également le pouvoir de réviser la Constitution.

Karim BADOLO

(Depuis Pékin)

Attaque du poste de gendarmerie de Liptougou (Est): Aucune perte en vies humaines

La brigade territoriale de gendarmerie de Liptougou, située dans la province de la Gnagna, à environ 200 kilomètres de Fada N’Gourma, a essuyé, dans la nuit du lundi 4 au mardi 5 mars 2019, une attaque, perpétrée par des individus inconnus, a-t-on appris de sources locales. Fort heureusement, on ne déplore aucune victime. Aux premières heures du bilan, des témoins, joints au téléphone, affirmaient que certains bureaux ont été incendiés. Conséquences, plusieurs documents administratifs, consumés. Pour d’autres sources, contactées plus tard, il n’en est rien. En effet, d’après elles, la riposte des gendarmes a permis de repousser avec « promptitude » l’ennemi.

Toutefois, nos différentes sources s’accordent à dire que le bâtiment qui abrite la brigade a été criblé de balles. En témoignent, selon elles, les impacts de ces balles, bien visibles. Nos interlocuteurs ont affirmé, également, que les assaillants, lourdement armés, ont débarqué aux environs de 21 heures, les uns à bord d’un pick-up à double cabine, les autres sur des motos. Et ce n’est que vers 23 heures que les hostilités ont pris fin.

J.S

Statue de Thomas- Sankara : des corrections dans deux mois

Le Comité international pour le mémorial Thomas- Sankara (CIM-TS) a animé une conférence de presse, le lundi 4 mars 2019 à Ouagadougou, au cours de laquelle il a présenté ses excuses aux Burkinabè qui ont farouchement désapprouvé la statue du père de la Révolution, dévoilée le samedi 2 mars 2019.

A peine a-t-elle été dévoilée le 2 mars 2019 que la statue du défunt président Thomas Sankara a soulevé un tollé, les Burkinabè ayant estimé que l’œuvre ne reflétait pas le visage du père de la Révolution d’août 1983. Lors d’une conférence de presse animée deux jours après à Ouagadougou (le 4 mars), le Comité international pour le mémorial Thomas- Sankara (CIM-TS) a présenté ses excuses au public.

« Le Comité mémorial Thomas- Sankara présente tout d’abord ses excuses pour les insuffisances constatées. A l’endroit de tous ceux qui sont choqués par le manque de ressemblance de la statue avec les traits du Président Thomas Sankara, nous demandons pardon. Nous demandons pardon au Président du Faso, nous demandons pardon au parrain, nous demandons pardon aux parents des victimes, nous demandons pardon aux populations du Burkina Faso, d’Afrique et du monde », a d’emblée lancé le Secrétaire général (SG) du comité, Luc Damiba. A l’entendre, la statue est une commande publique lancée avant le début du projet du mémorial Thomas- Sankara, pour être implantée dans un carrefour de la ville de Ouagadougou. « Le ministère public l’a réceptionnée et rétrocédée au Comité. Une fois reçue, nous étions très conscients qu’il fallait faire des améliorations. Nous sommes très conscients qu’une partie de la statue ne ressemble pas à notre héros. Nous rappelons à l’opinion qu’il s’agit d’une œuvre provisoire », a précisé M. Damiba. Signifiant qu’il a bien noté les exigences du peuple, le CIM-TS a rassuré que l’œuvre finale reflétera « naturellement et fidèlement » le visage de « Thom Sank ».

Dans deux mois, a ajouté Luc Damiba, des corrections seront apportées par le CIM-TS qui endosse l’entière responsabilité de son achèvement. Membre du Comité, Nathalie Yamb a estimé que le « buzz » consécutif au dévoilement de la statue de Thomas Sankara « est une preuve d’amour ». Elle a tout de même invité tous ceux qui éprouvent de l’amour ou de l’admiration pour Thomas Sankara, à mettre la main à la poche pour contribuer à la réalisation du mémorial. Aux dernières nouvelles, la statue a été recouverte en vue de sa finalisation.

Honoré KIRAKOYA

Soutien aux FDS : les ambassadeurs déboursent 22 millions F CFA

Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a reçu en audience une délégation des ambassadeurs et consuls généraux du Burkina à l’étranger, le lundi 4 mars 2019 au palais de Kosyam. Les visiteurs ont annoncé un soutien de plus de 22 millions F CFA aux Forces de défense et de sécurité (FDS).

Le contexte sécuritaire difficile du Burkina Faso a créé un front uni autour des Forces de défense et de sécurité (FDS), objet d’actions de soutien diversifiées. La dernière initiative dans ce sens provient des ambassadeurs et consuls généraux du Burkina auprès des pays étrangers qui, à l’occasion d’une visite, le 4 mars 2019, au président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, ont annoncé leur intention de soutenir le combat des FDS avec une enveloppe financière de 22,4 millions francs CFA. Présents dans la mère-patrie dans le cadre du cinquantenaire du FESPACO, ils ont aussi rendu compte au chef de l’Etat de leurs activités dans leurs missions respectives et reçu des instructions y relatives.

Selon le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Alpha Barry, le président Kaboré a salué le geste des ambassadeurs et consuls généraux et leur a donné des « informations utiles » sur la situation nationale ainsi que les « énormes efforts de sécurisation du pays » en relation avec les partenaires du Burkina Faso. Du point fait aux ambassadeurs, il ressort, selon le ministre Barry, que le pays jouit de la grande confiance de ses partenaires au développement. « La preuve est qu’en l’espace de six mois, le PF a été reçu chez nos principaux partenaires, que ce soit à Pékin, à Tokyo, à Bruxelles, à Paris et récemment à Berlin … Cette confiance qui est assez forte a également permis que le Burkina accède à un compact national et régional du MCC », a détaillé Alpha Barry.

A l’entendre, le chef de l’Etat a demandé aux ambassadeurs de continuer à œuvrer de sorte que le Burkina Faso bénéficie davantage de soutiens de ses partenaires pour combler le repli budgétaire dû aux efforts en matière de défense et de sécurité, réduisant les dépenses pour les autres secteurs. Par ailleurs, la rencontre a été l’occasion d’informer les ambassadeurs de la feuille de route du chef de l’Etat dans le cadre de sa présidence du G5 Sahel et de l’initiative d’Accra, un nouvel espace de sécurisation des frontières avec la Côte d’Ivoire, le Togo, le Ghana et le Bénin.

Fabé Mamadou OUATTARA

La Poste Burkina Faso : hommage rendu à 23 agents admis à la retraite

La Poste Burkina Faso a rendu hommage à 23 postiers admis à faire valoir leurs droits à la retraite le vendredi 1er mars 2019 à son siège à Ouagadougou.

Pour le compte de l’année 2018, La Poste Burkina Faso a enregistré des départs dans ses rangs. Il s’agit de 23 agents, dont quatre femmes, admis à faire valoir leurs droits à la retraite. Ces agents ont consacré entre 20 et 42 ans de leur vie au service de la poste. Le vendredi 1er mars 2019, la Poste Burkina Faso a marqué un «arrêt» pour saluer les beaux et loyaux services à lui rendu par ces agents dans ses locaux à Ouagadougou. Pot d’au revoir et remise de cadeaux ont été les temps forts de cette cérémonie. « Vous avez passé beaucoup d’années de vie professionnelle avec nous et c’est également une grande partie de votre vie. C’est ainsi que nous vous reconnaissons comme des amis», a confié le Directeur général (DG) de la Poste Burkina Faso, Nabi Issa Coulibaly aux agents admis à la retraite. Il a rappelé qu’il est temps pour eux de profiter des plaisirs de la vie d’être à côté de leurs familles et leurs proches.

Le DG de La Poste Burkina Faso a, au nom du personnel, présenté ses vœux du nouvel an à ses anciens collaborateurs. « Nous vous souhaitons beaucoup de santé, et de bonheur dans votre autre vie que je veux active. Je souhaite que les outils et les formations dont vous avez bénéficié sur la préparation de la retraite vous soient très bénéfiques. Ces vœux vont également à l’endroit de vos familles respectives et vos proches », a formulé le DG à ses devanciers.

Le porte-parole des retraités, Abdou Karim Traoré, précédemment inspecteur général des services du ministère en charge de l’Economie numérique, a dit avoir embrassé la carrière d’agent postier à l’âge de 20 ans. Il a confié qu’en 40 ans de service, il a servi dans plusieurs localités du pays. Il s’agit entre autres des villes de Koudougou, Gaoua, Bobo-Dioulasso et Ouagadougou ce, après deux concours professionnels. «Si nous oublions la Poste, c’est de l’ingratitude», a-t-il dit. Car pour lui, la société les a nourris et soignés et leur permet aujourd’hui d’avoir une retraite paisible avec une pension appréciable.

« Nous devons chaque jour faire en sorte que la poste réalise un bon chiffre d’affaires en vendant les produits postaux partout où nous allons, inviter les jeunes à épargner et souscrire aux produits postaux», a lancé le représentant des retraités. Ainsi, il a apprécié positivement l’initiative qui, selon lui, démontre que les retraités ont toujours de la valeur aux yeux de la Poste.

Mariam OUEDRAOGO

Miss universités 2019 : Nelly Dahani, ambassadrice de la beauté estudiantine

Le jury du concours Miss universités Burkina 2019, a livré son verdict final, dans la nuit du vendredi 1er mars 2019, dans la salle des fêtes de Ouaga 2000, à Ouagadoudou, couronnant la candidate, Nelly Dahani, ambassadrice de la beauté estudiantine physique et intellectuelle.

La 17e édition du concours Miss universités Burkina a connu son épilogue, dans la nuit du 1er mars 2019 dans la salle des fêtes de Ouaga 2000. Les 20 candidates finalistes provenant des villes de Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, Koudougou, Ouhigouya et Kaya, se sont défendues, entres autres, dans les défilés de mode, l’habillement et l’expression autour du thème : «Paix et cohésion sociale». Une compétion qui a été remportée par la candidate n°6, du nom de Nelly Dahani, étudiante en 2ème année finance-comptabilité à l’Institut Africaine du Management (IAM), avec la moyenne générale de 76,33 points sur cent. La Miss universités 2018, Aïda Ouédraogo passe ainsi la couronne à la Miss Nelly Dahani, faisant d’elle, l’ambassadrice de la beauté estudiantine burkinabè. A côté d’elle, la candidate Evé Coulibaly, étudiante en 1ère année en science juridiques et politiques de l’IAM et Fleur Batiana de l’Université Norbert Zongo de Koudougou ont été les deux dauphines et bénéficient des prix ONATEL et Beaufort.

Ce couronnement a tout de même été une immense joie pour la victorieuse Miss universités Burkina 2019, lui donnant droit à ce titre de rafler la bourse de 3 millions francs CFA, offerte par la délégation de Miss universités Burkina, plus une moto YAMAHA de la CFAO. Mlle Dahani a gagné aussi deux chèques de l’ONATEL, dont 1 million F CFA pour le titre ONATEL et un second prix de 2 millions de F CFA pour avoir remporté la grande couronne. La Miss Dahani a empoché également un million F CFA offert par SODIBO, à travers sa marque Beaufort. Au total, elle est repartie avec 7 millions de francs CFA et de multiples gadgets offerts par des sponsors du concours Miss universités 2019.

Selon Miss Dahani, la couronne a certes changé de tête, mais une tête qui, également, emboitera les mêmes pas que son prédécesseur. Elle a exprimé sa joie au public ouagalais et à ses camarades, amis parents, venus lui accorder leur soutien à cette cérémonie finale du concours Miss universités Burkina 2019: «C’est vraiment un sentiment de joie, et également une surprise de m’avoir choisie  comme ambassadrice de la beauté estudiantine physique et intellectuelle du Burkina Faso. Concernant mon plan d’actions pendant mon mandat, je vais mettre une partie de mon argent aux profits des orphelins et aux personnes défavorisées et rester humble, courtoise comme l’ont été mes prédécesseurs », a signifié Miss Dahani. Pour mener à bien cette mission, elle entend faire des dons dans des orphelinats et réaliser un de ses plus grand rêve qui lui tient à cœur, celui d’ouvrir un restaurant, puisqu’elle est passionnée de cuisine et de pâtisserie.

Et le délégué général de Miss universités Burkina, Honoré Bambara de manifester sa satisfaction quant à la réussite de l’évènement. Cette 17ème édition, a-t-il dit, est un succès total, parce qu’elle a connu une valeur ajoutée, malgré le contexte d’insécurité auquel fait face actuellement le pays des Hommes intègres. A l’entendre, l’évènement de ce soir en est une grande preuve que le Burkina Faso vit d’autant plus qu’il a réuni environ 500 personnes, a conclu le délégué général de Miss universités Burkina, Honoré Bambara.

Mamourou BENAO
(Collaborateur)