Le ministre de l’Intégration africaine et des Burkinabè de l’extérieur, Paul Robert Tiendrebeogo, a donné le top de départ de l’opération spéciale d’enrôlement des compatriotes vivant à l’extérieur dans la soirée du 28 février 2019 à Niamey, dans la capitale nigérienne.
Les ressortissants burkinabè vivant au Niger peuvent se rendre au Consulat général du Burkina Faso à Niamey du 28 février au 14 mars 2019 de 9 heures à 17 heures, pour se faire établir des Cartes nationales d’identité burkinabè (CNIB) ou des passeports biométriques. Le top de départ de cette opération spéciale d’enrôlement des Burkinabè de l’extérieur a été donné par le ministre de l’Intégration africaine et des Burkinabè de l’extérieur, Paul Robert Tiendrebeogo, dans la soirée du 28 février 2019 à Niamey.
Une opération qui, à terme, va permettre aux 750 000 Burkinabè vivant au Niger de disposer des documents nécessaires pour prendre part aux votes de 2020. Cet acte, aux dires du premier responsable des Burkinabè de l’extérieur, est un symbole fort de la réalité et de la vitalité de la démocratie au Burkina Faso. Il est également, a-t-il poursuivi, une concrétisation de l’engagement du président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, de rendre effectif le vote des Burkinabè de l’étranger.
Au-delà des votes de 2020, permettre aux Burkinabè du Niger de disposer de CNIB participe de leur protection, foi du ministre Tiendrebeogo. «Vivre hors de son pays n’est pas toujours aisé, tant les défis liés à l’expatriation sont nombreux», a-t-il reconnu avant d’ajouter que disposer de documents d’identification va permettre à ses compatriotes de mieux s’épanouir dans leur pays d’accueil. Il s’est par ailleurs dit confiant quant au traitement appliqué aux Burkinabè en terre nigérienne.
«Je me réjouis toujours de constater qu’ici au Niger, vous êtes dans un pays frère, dont je voudrais saluer l’hospitalité», a-t-il déclaré. Il a en outre traduit sa reconnaissance aux autorités nigériennes pour les efforts fournis pour le bien-être des ressortissants burkinabè sur leur territoire. «Vous accueillez ici des milliers de Burkinabé, et nous savons combien vous êtes attaché à leur bien-être, et vous vous battez pour cela. Soyez-en infiniment gratifié», a-t-il dit au président de la délégation spéciale de la ville de Niamey, Mouctar Mamadou, présent à la cérémonie de lancement.
Une initiative saluée
Etienne Ouoba, coordinateur des délégués CSBE, a été le premier à se faire enrôler.
Il a souhaité que les liens séculaires qui unissent les peuples burkinabé et nigérien continuent de se raffermir, à leur plus grand bonheur et sous le leadership des deux frères que sont les présidents Roch Marc Christian Kaboré et Mahamadou Issoufou.
Le consul général du Burkina Faso au Niger, Léontine Marie Kaboré, quant à elle, a, au nom de toute la communauté burkinabè résidant au Niger, remercié le gouvernement burkinabè pour cette initiative qui va permettre de doter ses administrés d’actes authentifiés.
Elle a assuré l’équipe d’enrôlement de la détermination et de l’engagement de ses compatriotes à se faire établir des passeports biométriques et des CNIB afin de se conformer aux lois et règlements du Burkina Faso et du pays d’accueil. Elle s’est surtout réjouie du choix porté sur le Niger pour le lancement de cette vaste opération qui va, en principe, s’étendre aux pays où il y a une forte concentration de burkinabè.
Au-delà de l’opération d’enrôlement, elle a salué l’érection au pays des Hommes intègres d’un Ministère de l’Intégration africaine et des Burkinabè de l’extérieur (MIABE). Cela est, à son sens, une illustration de la volonté des premières autorités du pays de faire de la diaspora un acteur et un bénéficiaire des efforts de développement national.
Dans la même veine que le consul, le coordonnateur des délégués du Conseil supérieur des burkinabè de l’étranger (CSBE) section Niger, Etienne Ouoba, a félicité le ministère pour avoir initié cette opération. «S’il n’y avait pas eu cette mission, il nous fallait forcément nous déplacer à Ouagadougou pour nous faire établir des CNIB ou des passeports. Mais voilà que la mission elle-même est venue à nous et c’est à saluer», a-t-il déclaré. Il s’est d’autant plus dit honoré d’avoir été le premier à se faire enrôler.
Il a invité ses compatriotes à saisir cette occasion pour, soit renouveler leurs pièces, soit pour les faire établir. Son appel a été entendu ; puisqu’à l’issue de la cérémonie de lancement, de nombreux ressortissants se sont bousculés devant l’équipe d’enrôlement pour s’inscrire. Parmi eux figurent, Habibou Sondé, institutrice à Niamey dont la CNIB a expiré depuis le 8 février. «Cela fait quelques jours que mon document d’identité n’est plus valide. Je cherchais une occasion pour rentrer au pays afin de le renouveler.
Mais voilà qu’une mission s’est déplacée ici pour le faire. Je suis donc très contente et je remercie le gouvernement burkinabé pour cette opération», a-t-elle confié. A noter que les coûts des CNIB et des passeports pour cette opération spéciale sont les mêmes que ceux appliqués actuellement au Burkina Faso à savoir 2500 francs CFA pour les CNIB et 50 000 francs CFA pour les passeports.
Coris Bank international et Canal+ Burkina ont signé, le jeudi 28 février 2019 à Ouagadougou, une convention de partenariat. Cette collaboration permet aux abonnés de Canal+ de s’abonner ou se réabonner via la plateforme Coris Money.
«A l’heure du tout digital, nos clients respectifs attendent de notre part plus de facilité d’accès à nos services, des moyens de paiements plus simples et des solutions qui renforcent leur autonomie». C’est cette philosophie du Directeur général (DG) de Coris Bank international, Diakarya Ouattara qui a suscité la collaboration de son entreprise avec Canal+ Burkina dont la convention a été signée le jeudi 28 février 2019 à Ouagadougou par les deux parties.
Elle offre une solution d’abonnement et de réabonnement aux usagers de Canal+ via Coris Money, la plateforme de paiement mobile de Coris Bank international. Le DG de Coris Bank international a traduit sa reconnaissance à son homologue de Canal+ pour le bon déroulement des travaux d’implémentation techniques, périodes durant lesquelles ses équipes ont montré leur disponibilité et professionnalisme pour l’aboutissement du projet. «Notre banque a mis sur le marché depuis le mois de juin 2018 sa solution de paiement mobile dénommée Coris Money.
Cette solution permet aux clients de disposer de porte-monnaie électronique et de réaliser des transactions financières à partir de différents appareils digitaux comme le téléphone, la tablette, l’ordinateur, …», a mentionné Diakarya Ouattara. En outre, il s’est réjoui de se joindre à Canal+ à travers la convention après plusieurs intégrations importantes qui ont largement enrichi l’offre de service du produit. A l’écouter, ce partenariat offre à l’entreprise audiovisuelle d’utiliser le réseau de distribution de la banque en vue de la commercialisation des abonnements.
«Une collaboration naturelle»
Le DG de Coris Bank international, Diakarya Ouattara : « Après trois mois de phase pilote, nous enregistrons à ce jour plus de 630 abonnements ».
«Coris Money contribuera, à travers ce nouveau mode d’abonnement, à offrir plus de confort aux clients de Canal+ et à rendre leur processus d’abonnement simple et cool », a soutenu le DG de Coris Bank international. Selon le DG de Canal+ Burkina, Dyme Makuta, la vision de son entreprise est d’offrir le meilleur du divertissement, de la culture et du sport aux Burkinabè à travers une technologie de plus en plus pointue. En témoigne, le lancement du décodeur et des 50 chaines en mode haute définition.
Ainsi, a-t-il renchéri, le lien de collaboration avec Coris Bank répond à une requête forte de leurs clients. «L’air du digital transforme nos clients qui veulent de la facilité pour accéder à nos services. Avec un peu de recul, cette collaboration est naturelle quand on connaît les missions de Coris Bank international : améliorer la qualité de vie de la clientèle par des offres de services répondant aux attentes, apporter des motifs de satisfaction totale et offrir davantage de produits et services innovants », a laissé entendre le premier responsable de Canal+ Burkina. Depuis cinq ans, a-t-il ajouté, c’est l’ambition nourrie par Canal Burkina, à savoir être plus proche des abonnés avec des contenus intéressants et exclusifs mais aussi faciliter l’accès à nos services par un outil de paiement fiable. C’est pourquoi, il a invité les clients à s’approprier ce nouvel outil de paiement mis à leur disposition.
Joseph HARO
Procédure de réabonnement à Canal+
1- Lancer l’application Coris Money et entrez dans le menu «Factures»
2- Sélectionnez «Canal+/Iroko+»
3- Pour conduire la formule précédente :
– Choisissez « éabonnement Canal+»
– Entrez les 14 chiffres de la carte et validez
4- Pour changer de formule :
– Choisissez « hangement offre Canal+»
– Entrez les 14 chiffres de la carte
– Sélectionnez la nouvelle formule et défilez pour descendre
– Sélectionnez la durée et validez
5- Vérifiez les informations et validez
6- Mettez votre code secret et validez
7- Vous recevrez une notification confirmant le réabonnement
Le 10e anniversaire du Master en Système d’information géographique (SIG) de l’université Ouaga 1 Joseph-Ki-Zerbo a été célébré, le jeudi 28 février 2019.
Les acteurs de la recherche scientifique et de l’innovation ont mené une réflexion sur le thème : « Une décennie de recherche et de formation professionnelle dans les technologies et intelligences spatiales : bilan et perspectives ». C’était à l’occasion du 10e anniversaire du Master en Système d’information géographique (SIG) de l’université Ouaga 1 Pr Joseph-Ki-Zerbo, le jeudi 28 février 2019 à Ouagadougou.
Selon le promoteur du Master, Pr Tanga Pierre Zoungrana, le bilan est satisfaisant après dix ans car les objectifs sont atteints. «En lançant le Master SIG, nous avons espéré réussir l’application du LMD en ouvrant une filière professionnelle. C’était une façon de contribuer à la réforme de l’enseignement supérieur», a-t-il expliqué. Aussi a-t-il poursuivi, ce système a pour but de mettre à la disposition de structures techniques des spécialistes de l’information spatiale. «Une centaine de personnes a été formée.
Ce sont des compétences en termes de conception pour l’aménagement du territoire et la gestion des ressources naturelles», a affirmé M. Zoungrana. Toutefois, il a précisé que des défis demeurent, notamment la manière de consolider le travail d’enseignement pour répondre aux attentes des partenaires. Pour le délégué des étudiants, Jean Stéphane Daboné, les apprenants sont les heureux bénéficiaires d’un savoir-faire taillé d’une formation de qualité.
«Nous sommes convaincus de notre vocation qui est d’aider à impulser le processus de développement. Nous sommes prêts à servir», a-t-il dit. Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, Alkassoum Maïga, a salué le promoteur du Master pour son initiative. De son avis, les universités burkinabè veulent rompre avec le cycle de fabrication de chômeurs.
Renforcer les capacités
A l’entendre, ce Master SIG est une opportunité pour les étudiants à la recherche du travail et pour les professionnels qui veulent renforcer leurs capacités. «L’on ne peut pas continuer avec des diplômes de théoriciens. Il faut des pratiques qui améliorent nos institutions de formation », a soutenu le ministre. C’est pourquoi, a-t-il poursuivi, une décision a été prise afin de créer dans chaque université, une vice-présidence chargée de la professionnalisation des relations avec le monde de l’emploi et des entreprises.
Des étudiants au Master SIG ont reçu leurs attestations de fin de formation.
Par ailleurs, il a félicité tous les acteurs qui ont été dans la constance pendant dix ans. «Le gouvernement attend des efforts en matière de renforcement de capacité. Il compte sur eux pour la transformation souveraine de l’économie nationale», a-t-il argué. La ministre déléguée chargée de l’aménagement du territoire, Pauline Zouré, par ailleurs marraine de l’évènement, a indiqué que les spécialistes de la géomatique seront utiles au marché de l’emploi et pourront aider divers secteurs d’activités dans l’aménagement de leur espace. Elle a donc exhorté ses filleuls à tenir haut le flambeau de l’université.
Le directeur de l’Unité de formation et de recherche en Sciences humaines (UFR/SH), Fernand Bationo a, dans la même veine, fait savoir que le Master va renforcer les capacités en technologie spatiale et environnementale. Le président de l’université Ouaga I Joseph-Ki-Zerbo, Rabiou Cissé, a dit être ravi de constater les bons résultats académiques obtenus par des apprenants et leur insertion dans la vie active. «Cela révèle à souhait que l’université réponde au besoin de la société», a-t-il signifié. A l’issue de la cérémonie, des attestations ont été remises aux partenaires et aux
étudiants.
Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré a inauguré le mémorial Thomas-Sankara sur le site du Conseil de l’Entente, à Ouagadougou, le samedi 2 mars 2019. Il avait à ses côtés, l’ex-président ghanéen, John Jerry Rawlings.
C’est une statue géante en bronze de cinq mètres en «Ronde boss» de feu Thomas Isidore Sankara et de ses douze compagnons fauchés, le 15 octobre 1987, que le public a découverte sur le site du Conseil de l’Entente, le samedi 2 mars 2019, à Ouagadougou. Elle représente le mémorial Thomas-Sankara dont l’acte officiel d’ouverture a été conduit par le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, assisté de l’ancien président ghanéen, Jerry John Rawlings, parrain de la cérémonie et d’autres personnalités.
Le chef de l’Etat a, d’emblée, assuré que l’assassinat du leader de la Révolution d’août 1983 ne va pas rester impuni. Il a rendu hommage à l’illustre disparu et à ses douze camarades martyrs dont les idées traversent les âges et qui, selon lui, méritent d’être magnifiées. Il a, en sus, traduit son soutien au Comité international pour le Mémorial Thomas-Sankara (CIM-TS) dans la construction finale de la stèle et loué l’appui constant de Jerry John Rawlings au Burkina Faso pour des évènements similaires.
Celui-ci, en retour, a été reconnaissant au chef de l’Etat pour avoir soutenu cette œuvre gigantesque qui marque la renaissance d’un grand homme aux grandes idées. Le président du (CIM-TS), le colonel major à la retraite Bernard Sanou, a, pour sa part, salué la présence d’illustres personnalités venues honorer l’ancien président du Faso et ses camarades ‘’lâchement’’ tués. Par cet acte, selon lui, le leadership et les actions du père de la Révolution démocratique et populaire (RDP) sont glorifiés et resteront à jamais gravés dans les pages dorées de l’histoire du Burkina Faso. «Cette histoire, depuis les origines, glorifie l’audace et la bravoure au service de la communauté», a déclaré le colonel major.
Un lieu désormais populaire
Le chef de l’Etat et son hôte ghanéen ont déposé une gerbe de fleurs en la mémoire des disparus.
Le colonel major Sanou a rappelé les temps forts des quatre années marquées par les idéaux de la RDP avant de se convaincre que l’inauguration de ce ‘’complexe’’ est un lieu de mémoire célébrant la victoire de la vie sur la mort. «Dès les prochaines fois, l’on ne parlera plus de Conseil de l’Entente mais du site du mémorial Thomas-Sankara», a-t-il fait comprendre. Et ce, à l’entendre, pour traduire l’efficience et l’immortalité des âmes tombées le «Jeudi noir» 15 octobre 1987 du fait de la volonté d’hommes d’enterrer un vaste programme de développement pour la «Rectification».
Bernard Sanou a aussi expliqué que le site va, désormais, être un lieu populaire et non une hantise pour les populations. Il a, par ailleurs, salué le président Kaboré pour le fait, qu’il falorise les valeurs traditionnelles burkinabè. « L’histoire retiendra qu’aux côtés de l’ancien président ghanéen, Jerry John Rawlings, vous avez été le parrain et témoin direct de la renaissance de l’un de vos pairs », a-t-il laissé entendre.
Selon le ministre de la Culture, des Arts et du Tourisme, Abdoul Karim Sango, co-parrain de la cérémonie, cette découverte solennelle du mémorial Thomas-Sankara et de ses camarades d’infortune témoigne de l’attachement du peuple burkinabè à honorer leur mémoire. «Ce lieu tristement célèbre qui accueille la statue révèle une charge historique et émotionnelle de notre pays», a-t-il clamé. Le site va devenir, sans doute, le carrefour des espoirs et des grandes ambitions des Burkinabè au regard des projets de construction en cours dont le CIM-TS va être le maître d’œuvre, a indiqué le ministre en charge de la culture.
La présence de Rawlings saluée
«Sous l’impulsion du Président du Faso, le gouvernement, par ma voix, se félicite de telle initiative et encourage l’ensemble des acteurs à persévérer pour l’aboutissement du processus de réhabilitation de la mémoire de Thomas Sankara et de ses compagnons», a-t-il ajouté. Il a également loué la présence remarquée de l’ancien président du Ghana, «grand homme» et «grand ami fidèle» de Thomas Sankara qui est toujours, a-t-il rappelé, là pour rendre hommage à «l’homme intègre et hautement patriote».
Dans le contexte de la célébration du 26e Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO), a noté Abdoul Karim Sango, l’inauguration du mémorial est un acte hautement symbolique. Car, de son point de vue, Thomas Sakara a permis à une centaine de cinéastes et d’éminentes personnalités africains et de la diaspora de fouler en 1985, pour la première fois, la terre de leurs ancêtres. Le public a visiblement témoigné sa satisfaction pour cette initiative à l’image de l’un des compagnons du défunt président, Jean Hubert Bazié, pour qui, la statue de Thomas Sankara est un don de Dieu. Des gerbes de fleurs ont été déposées au pied du mémorial pour exprimer désormais son statut de lieu de recueillement en mémoire des disparus du 15 octobre 1987.
L’ONG ASMADE a organisé, du 25 février au 1er mars 2019, une formation diplômante de Master II en matière de couverture de santé en général au profit d’une trentaine de cadres et d’administrateurs de mutuelles.
La mise en œuvre du Régime d’assurance maladie universelle (RAMU) adopté par la plupart des pays africains nécessite de développer des compétences nationales en matière de mutualité. C’est dans cette dynamique que l’Association Songui Manégré/Aide au développement endogène (ASMADE) a formé spécifiquement, du 25 février au 1er mars 2019, à Ouagadougou, une trentaine de cadres et d’administrateurs de mutuelles de Master II en gouvernance mutualiste.
Ce premier regroupement de ladite formation a réuni des participants venus de la France, de la Belgique, de la Côte d’Ivoire, du Tchad et du Burkina Faso. Pour le formateur, Pr Jean-Luc Penot de l’université de Versailles Saint-Quentin-En-Yvelines, la mutualité est une belle aventure qu’il a tenue à partager avec les apprenants en s’appuyant sur les expériences déjà capitalisées.
C’est un programme sur les modules «Environnement économique et social de la mutualité» et «Cadre juridique de l’activité mutualiste» de façon générale qui a été servi aux apprenants. La secrétaire exécutive de l’ONG ASMADE, Juliette Compaoré a, au nom de tous les participants, salué l’accompagnement du Pr Penot en vue de développer des pools de compétences en Afrique. Et ce, a-t-elle dit, pour soutenir le développement de la mutualité dans la perspective d’une mise en place de l’assurance maladie universelle.
Les participants devraient être des relais pour accompagner leurs gouvernants à asseoir durablement l’ « Assurance maladie universelle ».
«La mutualité reste un outil possible pour accompagner l’extension de la protection sociale en vue d’améliorer l’accès à la santé», a soutenu Juliette Compaoré.
Elle a également été reconnaissante de ses partenaires notamment Solidaris mutualité de la Belgique et le gouvernement du Tchad pour leur soutien à la formation ; un atout afin d’accompagner les gouvernants dans le processus de la couverture santé.
Le coordonnateur de la cellule couverture santé universelle du Tchad, Dr Dadjim Blague a, pour sa part, indiqué que sa présence témoigne de l’intérêt que le Tchad porte à ce renforcement de capacité. «La formation vient à point nommé car le Tchad vient de démarrer la mise en œuvre de sa stratégie de couverture santé universelle», a-t-il indiqué. Il a, par ailleurs, loué l’accompagnement financier du Centre de ressources «La Ruche de la protection sociale» de l’ONG ASMADE.
Quant au juriste de Solidaris mutualité de la Belgique, Paul Jammar, il a expliqué que la construction de la mutualité est une lutte de longue haleine parce qu’elle fait face à des défis d’adhésion de la population. Mais à l’entendre, en Belgique, près de 99% de la population adhèrent à la mutualité en payant leurs cotisations. «C’est un succès qui ne s’est pas réalisé tout seul et en un temps record.
Mais, il a fallu 180 ans pour y arriver», a-t-il déclaré. Pour lui, l’histoire mutualiste est porteuse de grands espoirs mais elle doit se faire avec une série de contraintes. Cette formation fait suite à une autre, introductive réalisée au Tchad courant mois de novembre 2018. Les formés à la gouvernance mutualiste à Ouagadougou devraient être des relais pour garantir le développement de l’assurance maladie universelle en Afrique de l’Ouest et centrale.
Le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Cohésion sociale, Siméon Sawadogo, a animé une conférence de presse sur la commémoration du centenaire du Burkina Faso, le vendredi 1er mars 2019, à Ouagadougou. Il s’est agi de dévoiler les activités prévues à l’occasion.
Le Burkina Faso (ex-Haute-Volta) est séculaire. Il va commémorer, de mars à novembre 2019, sous le thème : « De la création de la Haute-Volta à la construction de l’Etat-Nation burkinabè : leçons et défis », le centenaire de sa création avec à la clé plusieurs activités socioculturelles sur tout le territoire national. L’information a été dévoilée à la presse, le vendredi 1er mars 2019, à Ouagadougou, par le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Cohésion sociale, Siméon Sawadogo.
Selon lui, la commémoration des 100 ans de la création de la Haute-Volta va être marquée par un colloque international du 9 au 12 mars 2019, des conférences régionales sur l’histoire, la culture, les langues et les potentialités économiques de chaque région. Parmi cette liste d’activités, il y a aussi, l’élaboration d’un cours d’histoire du Burkina Faso à lire et enseigner dans toutes les écoles, la sensibilisation au vivre-ensemble, le patriotisme et le civisme, le baptême de rues et d’édifices publics dans chaque chef-lieu de région, a précisé le ministre d’Etat.
Devoir de mémoire
La production et la diffusion d’émissions de sensibilisation des populations sur, entre autres, les emblèmes de la nation, la pose de la première pierre de la stèle du centenaire et des courses cyclistes et hippiques nationales, aux dires de Siméon Sawadogo, sont également au programme. Cent ans dans la vie d’une nation est un évènement qui mérite autant d’attention, a-t-il indiqué.
Pour le ministre en charge de la communication, Remis Fulgance Dandjinou, l’élaboration d’un manuel d’histoire du centenaire est nécessaire.
« Le devoir de mémoire oblige que nous puissions marquer un temps d’arrêt pour une introspection profonde afin de nous approprier notre passé pour une meilleure compréhension du présent et mieux nous projeter dans l’avenir avec des repères sûrs », a-t-il déclaré. Après avoir rappelé les dates historiques clés de la création de la Haute-Volta, le ministre Sawadogo a souligné que le rappel de cet évènement dévoile le rôle de levain de l’histoire pour la formation citoyenne et le raffermissement du vivre-ensemble.
« La prise en compte de la dimension historique et le souci de la pluridisciplinarité dans la commémoration du centenaire de la création de la Haute-Volta sont donc indispensables », a-t-il ajouté. Quel est le coût du jubilé de cent ans ? Pourquoi l’élaboration d’un cours d’histoire du centenaire ? Quelle est la place de la culture dans la création de la Haute-Volta ? Ce sont autant de questions posées par la presse. Pour le coût de la manifestation, le ministre en charge de l’administration territoriale a noté qu’au départ, elle était évaluée à 1,2 milliard F CFA. Mais, compte tenu des contraintes budgétaires, le montant a été réduit de moitié soit 600 millions F CFA.
L’élaboration d’un cours du centenaire va enseigner à la jeunesse burkinabè l’histoire du pays qui n’est pas suffisamment connue, a expliqué le ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement, Remis Fulgance Dandjinou. Quant à l’historien et conseiller spécial du Premier ministre, Pr Magloire Somé, par rapport à la place de la culture dans la création de la Haute-Volta, il a fait comprendre que déjà, lors de la réorganisation de la colonie du Haut-Sénégal-Niger, les aires culturelles étaient délimitées.
Il a donné l’exemple du choix porté premièrement sur la ville de Ouahigouya comme capitale politique et après celle de Ouagadougou qualifiée de « suffisamment centrale » par le colonisateur compte tenu d’une subdivision de type socio-culturel. Il a, par ailleurs, évoqué la création de la Haute-Volta qui s’est faite dans la douleur, en témoignent selon lui, les différentes révoltes réprimées en 1916 par l’envahisseur colonial.
Le studio Yafa a ouvert officiellement ses portes, le vendredi 1er mars 2019 à Ouagadougou en présence de la directrice générale de la fondation Hirondelle, Caroline Vuillemin.
Créer un dialogue entre générations à travers des plateformes médiatiques afin d’écouter ce que les jeunes ont à dire d’eux-mêmes ; c’est précisément ce qui a prévalu à la mise en place du studio Yafa par la fondation Hirondelle.
L’inauguration dudit studio est intervenue, le vendredi 1er mars 2019 à Ouagadougou, en présence de la directrice générale de ladite fondation, Caroline Vuilemin, de la Secrétaire générale du ministère en charge de la communication, Hortense Zida et des partenaires. Avec pour slogan « S’informer pour comprendre, dialoguer pour s’étendre », le studio Yafa, a indiqué Dénis Vincenti, responsable nationale de la fondation Hirondelle au Burkina Faso, est un projet de production, avec au programme, trois univers notamment celui radio avec une émission d’actualité et pédagogique de 10 mn chaque jour, vidéo et réseaux sociaux et ce, en 5 langues (mooré, dioula, fulfudé, gulmancema et français).
Destiné à la jeunesse, a poursuivi M. Vincenti, le projet a, en sus de la fondation Hirondelle qui l’a initié, bénéficié de l’accompagnement de deux partenaires que sont la Coopération Suédoise et Suisse, de 15 radios et de 2 télévisions dont Canal 3 et Burkina info. A l’écouter, le studio Yafa se veut un cadre de rapprochement de la jeunesse de la gouvernance des aînés et aussi d’établissement de la parole de la jeunesse qui a été confisquée à une époque.
« Dans un pays comme le Burkina Faso où 80% de la population constitue la jeunesse, il était tout à fait normal de mettre en place ce studio qui va permettre de parler et d’échanger pour faire avancer les choses au pays », a-t-il renchéri. Pour la directrice de la fondation Hirondelle, Caroline Vuilemin, la mise en place du studio fait suite à une nécessité de mettre en place un espace qui va travailler en cinq langues avec pour objectif de pouvoir toucher l’ensemble du pays à travers la voix de sa jeunesse.
Convaincues que le studio contribuera à un dialogue interculturel entre les jeunes au vu de son slogan, les directrices générales de la coopération Suisse et Suédoise, Elisabeth Pitteloud et Mia Rimby ont réaffirmé leur engagement à faire du studio Yafa, un acteur indispensable dans le paysage médiatique burkinabè.
« Contribuer à un dialogue intergénérationnel en vue de la paix, la tolérance et la cohésion sociale, ce sont autant d’enjeux. Pour ce faire, je souhaite au studio Yafa, du courage pour semer des graines de la réconciliation », a soutenu la directrice de la Coopération Suisse, Elisabeth Pitteloud. La SG du ministère en charge de la communication, Hortense Zida, a, pour sa part, prodigué ses encouragements et soutien au studio pour l’atteinte de ses objectifs.
La statue du président Thomas Sankara et de ses 12 compagnons d’infortune du 15 octobre 1987 a été inaugurée, le samedi 2 mars 2019 sur le site de l’ex-siège du Conseil de l’Entente à Ouagadougou, où ils ont été abattus 32 ans plus tôt. En pleine célébration du cinquantenaire du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO), cet hommage au père de la Révolution burkinabè magnifie la dimension culturelle d’un homme enraciné et visionnaire dont le passage, bien que «météorique», à la tête de l’Etat, aura marqué à jamais son temps.
Même si l’expérience a tourné court, c’est Thomas Sankara qui a bataillé et obtenu le premier financement d’un film africain par une banque. Il a apporté une contribution décisive à la mise en place d’une politique culturelle nationale, avec la conviction que toute indépendance politique a besoin de se consolider d’une identité réelle du terroir. Car, le Burkina Faso de l’époque était considéré comme une mosaïque culturelle, qu’il fallait façonner pour donner une envergure nationale.
Ce qui a permis au pouvoir révolutionnaire de porter sur les fonts baptismaux, la Semaine nationale de la culture (SNC) et le Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO), comme les bases d’une culture nationale à travers la production artistique. L’assassinat de l’instigateur de la Révolution d’août 1983, toujours non élucidé, aura aussi été une veine tentative d’interrompre cette nouvelle façon de gouverner et de penser qui rende aux Burkinabè et partant, aux Africains, leur fierté. Trente-deux ans se sont écoulés, mais ils n’ont pas eu raison de la détermination des défenseurs des idéaux de Thomas Sankara.
Le mémorial, au-delà de la polémique artistique indissociable des querelles de chiffonniers entre ses héritiers, fait partie des nombreux monuments qui rendent hommage à l’illustre disparu, à cette exception près que le joyau a été implanté dans la capitale du pays qui l’a vu naître, permettant à ses compatriotes de rompre avec une absurdité. Jusqu’à une date récente, c’est à l’extérieur du Burkina Faso qu’on pouvait véritablement se rendre compte de la popularité du président Thomas Sankara par qui, il était nettement plus aisé de s’identifier.
Il était temps que les Burkinabè se donnent le courage de remettre les choses à l’endroit. Il est surtout primordial qu’ils s’approprient au quotidien l’héritage de Thoma Sankara. Cet héritage est bien d’actualité, car les maux que Sankara a combattus jusqu’au jour fatidique de son assassinat, les valeurs qu’il a incarnées et défendues le sont également. C’est tout le sens du message du chef de l’Etat, Roch Marc Christian Kaboré, a lancé au cours de la cérémonie inaugurale.
«Nous devons être fiers que partout en Afrique et dans le monde, les idées de Thomas Sankara demeurent… Nous devons nous atteler à une introspection profonde. Au-delà de l’homme, ce qui est important ce sont les idées qu’on développe. Nous devons, à travers l’ensemble de ses œuvres, du travail qu’il a fait pour ce pays, de l’engagement personnel au-delà de sa vie, tirer des leçons pour nous-mêmes et pour les générations à venir. Il est important de mettre en exergue l’humilité, le courage, le travail, le sacrifice qui sont fondamentaux pour toute réussite», a interpellé le président du Faso à l’issue du dévoilement de la statue et du dépôt de gerbe de fleurs sur le site de l’assassinat du capitaine Sankara.
Cette initiative, pilotée par la société civile dans le cadre du Comité international du mémorial Thomas-Sankara (CIM TS), devrait permettre d’ériger un mausolée, un musée, une salle de conférence, une salle de projection et un espace sportif. Elle ne marque pas seulement le début d’une vraie réhabilitation de l’idéal sankariste mais porte aussi l’espoir de nombreux compatriotes que le mémorial de l’un des rares hommes d’Etat consensuel du pays sera le ciment de l’unité et de la cohésion nationale.
Les lampions se sont éteints sur la 26e édition du FESPACO, le samedi 2 mars 2019, avec le sacre de «The Mercy of the jungle» ou «La miséricorde de la jungle» du Rwandais Joël Karekezi comme Etalon d’or de Yennenga. La cérémonie a connu la présence du président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré et de ses homologues malien, Ibrahim Boubacar Kéita et rwandais, Paul Kagamé.
‘’The Mercy of the jungle’’ ou ‘’La miséricorde de la jungle’’ de Joël Karekezi a remporté l’Etalon d’or de Yennenga à la 26e édition du FESPACO. Il succède ainsi à Alain Gomis, qui a remporté le plus prestigieux trophée du cinéma africain à la précédente édition. En plus du trophée, le lauréat a reçu 20 000 000 de francs CFA. Très ému, le lauréat, 33 ans, a dédié son trophée à la jeune génération.
Car, pour lui, la plus grande distinction du cinéma africain vient prouver que les jeunes sont capables de réaliser de bons films qui racontent de très belles histoires. «The Mercy of the jungle» est un film qui parle de la vie et de la paix. «Nous l’avons tourné dans des conditions assez difficiles dans la jungle. Mais, je crois que ce trophée est une satisfaction entière de toute l’équipe de tournage», a déclaré Joël Karekezi, dont le film a également remporté la meilleure interprétation masculine avec son acteur principal, Marc Zinga.
L’Étalon d’argent (10 000 000 F CFA) échoit à ‘’Karma’’ de l’Egyptien Khaled Youssef et le bronze (5 000 000 F CFA) est revenu à ‘’Fatwa’’ du Tunisien, Ben Mohmound. Le Burkina Faso s’en est sorti avec trois trophées. Il s’agit du meilleur décor remporté par le long métrage ‘’Desrances’’ de Apolline Traoré, l’Etalon d’or dans la catégorie documentaire long métrage avec Aïcha Boro pour son œuvre ‘’Le loup d’or de Balolé’’ et ‘’Maison de retraite’’ de Ismaël Césaire Kafando de l’Institut supérieur de l’image et du son (ISIS), lauréat du deuxième prix des films écoles.
Investir dans le cinéma
Le ballet national du Rwanda a émerveillé le public présent à la clôture de la biennale du cinéma africain.
La cérémonie de clôture, riche en couleurs, s’est déroulée le 2 mars 2019 au Palais des sports de Ouaga 2000 en présence des présidents, Roch Marc Christian Kaboré, Ibrahim Boubacar Kéita du Mali, Paul Kagamé du Rwanda, et de l’ancien chef d’Etat ghanéen, Jerry John Rawlings et d’un parterre d’invités et de cinéastes.
Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a félicité le lauréat de l’étalon d’or de Yennenga ainsi que tous ceux qui ont été primés. «Je pense que c’est au prix de beaucoup d’efforts que ces prix ont été reçus», a soutenu le chef de l’Etat burkinabè. Il a fait savoir que les recommandations issues des fora de cette biennale seront étudiées et prises en compte pour une meilleure valorisation de la culture africaine. «Il faut que nous travaillons à ce que les Etats investissent dans la culture et dans le cinéma pour aider les différents artistes», a affirmé le président Kaboré. A ce propos, l’Union européenne a donné une contribution de 100 millions de francs CFA au FESPACO au profit des trois films longs métrage primés.
Le président Rwandais pour sa part, a dit que le FESPACO est un cadre fédérateur qui permet une meilleure valorisation des connaissances et des cultures africaines. «Je suis honoré par le Burkina Faso et je remercie le Président du Faso pour le choix porté sur le Rwanda pour être invité d’honneur de ce festival», a-t-il déclaré. De son côté, le délégué général du FESPACO, Ardiouma Soma, a dressé un bilan positif du cinquantenaire. Une édition, a-t-il indiqué, qui a permis de décerner des prix d’une valeur de plus de 145 millions francs CFA.
« Je salue le dévouement des forces de défense et de sécurité qui ont contribué à la réussite de cet évènement. C’est le Burkina Faso tout entier qui est honoré », a dit M. Soma. Il a rappelé que le festival, placé sous le thème : «Mémoire et avenir des cinémas africains», a enregistré 434 séances de projections en huit jours dans neuf salles et 68 séances de projection dans les quartiers de la ville de Ouagadougou et à la périphérie.
Gaspard BAYALA
gaspardbayala87@gmail.com
Qui est l’Etalon d’or ?
Pour le lauréat Joël Karekezi, ce trophée est une preuve que la jeunesse africaine doit continuer à se battre pour s’imposer par la qualité et l’abnégation.
Joël Karekezi est un scénariste, réalisateur et producteur rwandais, né le 12 décembre 1985. Il perd son père à l’âge de 8 ans dans le génocide rwandais. Il a fait des études en biologie-chimie-éducation. Il a, par la suite, appris la réalisation de films en ligne dans une école canadienne. En 2011, il a réalisé un long métrage, «Le Pardon». Ce film a remporté le prix Golden Impala au Amakula International Film festival en Ouganda et a été présenté dans des festivals comme le festival international du film de Göteborg, le festival international du film de Seattle en 2013, le festival international du film de Chicago et au FESPACO en 2013. Son film, ‘’The Mercy of the jungle’’, sorti en 2018, a été tourné au Rwanda et en Ouganda. Avant de remporter l’étalon d’or de Yennenga, le film avait été présenté dès sa sortie au festival de Toronto et au festival international du film francophone de Namur. Le script de ‘’The Mercy of the jungle’’ avait remporté le CFI Best Audiovisual Award pour le projet audiovisuel le plus prometteur à Durban FilmMart en 2012.
G.B
Palmarès complet du 26e FESPACO
Prix des Ecoles africaines de Cinéma soutenus par Canal+ :
2e Prix : ‘’Maison de retraite’’, d’Ismaël Césaire Kafando (ISIS-SE) du Burkina Faso d’une valeur d’un million FCFA,
1er Prix : ‘’Incompris’’, de Jaurès Koukpemedji, (ISMA) du Bénin estimé à 2 millions de FCFA
Films d’animation :
Prix du jury : ‘’Da Tsysy Da’’ de Tojo Niaina Rajaofera de Madagascar, d’une valeur d’un million de FCFA,
2e Prix : ‘’Un Kalabanda a mangé mes devoirs’’ de Raymond Malinga de l’Ouganda, d’une valeur de 2 millions FCFA,
1er Prix : Briska, de Nadia Rais de la Tunisie estimé à 3 millions de F CFA
Séries TV africaines soutenues par Canal+
2e Prix : ‘’Blog’’ de Melyou Akré Loba Diby de la Côte d’Ivoire estimé à 1 million de F CFA,
1er Prix : ‘’Petites histoires, grandes vérités’’ de Ambrose B. Cooke du Ghana d’une valeur de 2 millions FCFA
Catégorie Documentaire court Métrage
Poulain de Bronze du film documentaire : ‘’Tata Milouda’’ de Nadja Harek (Algérie/France) d’une valeur de 2 millions FCFA ;
Poulain d’Argent du film documentaire : ‘’Ainsi parlait Félix’’, de Nantenaina Lova de Madagascar, estimé à 3 millions de F CFA,
Poulain d’Or du film documentaire : ‘’Contre toute attente’’, de Charity Resian Nampaso & Andréa Iannetta (Kenya/Italie), d’une valeur de 5 millions de F CFA
Documentaire long Métrage
Prix Paul Robeson de la 1re œuvre documentaire de la Diaspora : ‘’Mon ami Fela’’ de Joel Zito Araujo du Brésil d’une valeur de 2 millions CFA;
Etalon de Bronze du film documentaire: ‘’Whispering truth to powerde’’ Shameela Seedat, (Afrique du Sud) estimé à 3 millions FCFA ;
Etalon d’Argent du film documentaire : ‘’Au temps où les arabes dansaient’’ de Jawad Rhalib du Maroc estimé à 5 millions FCFA ;
Etalon d’Or du film documentaire: ‘’Le loup d’or de Balolé’’ de Aicha Boro Leterrier du Burkina Faso, d’une valeur 10 millions de F CFA.
Catégories Fiction
Court métrage fiction :
Poulain de Bronze : ‘’Un air de Kora’’, de Angèle Diabang du Sénégal estimé à 2 millions FCFA ;
Poulain d’Argent : ‘’Une place dans l’avion’’, de Khadidiatou Sow du Sénégal d’une valeur de 3 millions F CFA ;
Poulain d’Or : ‘’Black Mamba’’ de Amel Guellaty de la Tunisie d’une valeur de 5 millions FCFA
Long métrage fiction :
Prix Oumarou Ganda de la meilleure œuvre de long métrage : ‘’Jusqu’à la fin des temps’’ de Yasmine Chouikh de l’Algérie d’une valeur de 2 millions FCFA ;
Prix du meilleur montage : ‘’Mabata Bata’’, Joãn Luis Sol De Carvalho de la Mozambique d’une valeur d’1 million CFA ;
Prix du Meilleur décor : ‘’Desrances’’ de Apolline Traoré (Burkina Faso) d’une valeur de 1 million FCFA ;
Prix de la meilleure musique: ‘’Sew the Winter to My Skin’’ de Jahmil X.t. Qubeka de l’Afrique du Sud, estimé à 1 million FCFA ;
Prix du meilleur son : ‘’Karma’’ de Khaled Youssef, (Egypte) d’une valeur d’un million de F CFA ;
Meilleure image : ‘’Mabata Bata’’, Joãn Luis Sol De Carvalho, (Mozambique) d’une valeur d’un million F CFA ;
2e meilleur scénario : ‘’Keteke’’ de Peter Sedufia, (Ghana), estimé à 3000 euros ;
1er meilleur scénario : ‘’Regarde-moi’’ de Nejib Belkadhi (Tunisie), d’une valeur de 5000 euros ;
Prix de la meilleure interprétation féminine : ‘’Samantha Mugotsia’’ dans le film Rafikide Wanuri Kahiu, (Kenya) d’une valeur d’un million FCFA ;
Prix de la meilleure interprétation masculine : Marc Zinga dans le film ‘’The mercy of the jungle’’ de Joel Karekezi (Rwanda) d’une valeur d’un million F CFA ;
Etalon de Bronze long métrage fiction : ‘’Fatwa’’ de Ben Mohmound de la Tunisie d’une valeur de 5 millions F CFA ;
Etalon d’Argent long métrage fiction : ‘’Karma’’ de Khaled Youssef (Egypte) d’une valeur de 10 millions F CFA ;
Etalon d’Or Yennenga : ‘’The Mercy of the jungle’’ de Joël Karekezi du Rwanda d’une valeur de 20 millions F CFA.
Palmarès des Prix spéciaux
Prix Félix Houphouët Boigny du Conseil de l’Entente : ‘’Résolution’’ de Boris Oué et de Marcel Sangné de la Côte d’Ivoire d’une valeur de 10 000 000 F CFA.
Prix spéciaux de l’UEMOA
Documentaire long métrage : ‘’Juma Duman’’ de Salif Traoré (Mali) d’une valeur de 8 millions CFA,
Court métrage de fiction : ‘’Le rêve brisé’’ de Bédé Modeste Ganafé Mofé Dog-Na (Burkina Faso), d’une valeur de 8 millions CFA,
Long métrage fiction : ‘’Duga’’ d’Abdoulaye Dao et de Hervé Eric Lingani (Burkina Faso) estimé à 10 millions FCFA.
Prix de la CEDEAO
Prix de la meilleure femme cinéaste de la CEDEAO : ‘’Un air de Kora’’ de Angèle Diabang (Sénégal) estimé à 10 millions FCFA,
Prix de l’intégration de la CEDEAO: ‘’Résolution’’ de Boris Oue et de Marcel Sangne de la Côte d’Ivoire d’un montant de 15 millions F CFA
Prix spécial de l’Union africaine pour la Paix et la Sécurité : ‘’Fatwa’’ de Ben Mohmound de la Tunisie estimé à 8 millions FCFA
Prix Sembène Ousmane revient à Jean-Pierre Bekolo du Cameroun avec le film “Les armes miraculeuses”. Ce prix d’une valeur de 5 000 000 F.CFA est offert par la Fondation Ecobank.
Prix de l’Assemblée nationale du Burkina Faso : “Desrances” de Apolline Traoré. Il a une valeur de 7 000 000 FCFA plus un trophée.
Prix de la Chance de LONAB : “Naabiga/Le Prince” de Zalissa Zoungrana. Une valeur de 5 000 000 FCFA.
Prix Thomas Sankara : “Black Mamba” de la Tunisienne Armel Guellaty. Le prix sera remis à la clôture officielle du FESPACO.
Prix Signis : “DUGA” de Abdoulaye Dao et Hervé Lengani, d’une valeur de 2 000 000 FCFA. Signis est une association catholique mondiale pour la Communication.
Prix de la Critique cinématographique africaine : “Indigo” de la Marocaine Selma Bargach. Un prix composé uniquement d’un trophée.
Source : FESPACO
Des acteurs se prononcent
Cheick Oumar Sissoko, Sécrétaire général de la FEPACI : « une femme pouvait remporter l’Etalon d’or »
«Je n’ai pas pu voir tous les films. Mais j’estime que si le Rwandais a été primé, c’est parce qu’il le mérite. Maintenant, je suis quelque peu surpris que les films burkinabè ne soient pas nominés dans les trois grandes catégories. Il y avait deux films burkinabè notamment «Duga» le charognard et «Desrances». Mais c’est une compétition et le jury est autonome. Maintenant, s’agissant de la cérémonie de clôture, je crois qu’il y a quelques ratés. On ne peut pas faire la proclamation de prix sans laisser la parole aux membres du jury ou au président du jury.
On a besoin de savoir pourquoi, ils ont décerné le prix, les critères qui ont milité en la faveur du lauréat ou des lauréats. Je crois que cela allait permettre une bonne compréhension. Qu’à cela ne tienne, cette année, il faut dire que les projections étaient de qualité. Mais, c’est dommage que les salles n’aient pu contenir les publics venus d’horizons divers. Je suis également satisfait du fait qu’il y a eu beaucoup de jeunes et femmes cette année. On avait toutes les raisons de croire qu’une femme pouvait remporter l’Etalon d’or. Parce que ce soit l’Algérienne, la Burkinabè ou la Tunisienne, elles ont réalisé de très bons films».
Delu Armose, cinéaste français : « L’Etalon d’or est mérité »
«L’Etalon d’Or est mérité. J’ai vraiment aimé le film lauréat. Il est d’une grande qualité esthétique et bien enchainé. Le thème est impressionnant. Parce qu’il évoque un drame humain, qui montre comment survivre dans les périodes de guerre et l’absurdité des guerres. Malheureusement, je n’ai pas pu voir le film d’Apolline Traoré parce que chaque fois, c’était salle comble. De ce que j’ai entendu, c’était un bon film. Mais dans une compétition, il y a un gagnant et je crois que le jury a jugé sur la base de la meilleure qualité et du meilleur thème».
Alain Héma, comédien burkinabè : «le jury a été très rigoureux»
«L’étalon d’or est parti au Rwanda. C’est une fierté pour le cinéma africain tout entier. Mais, je n’ai pas pu suivre le film mais je pense que c’est une question de travail et de qualité. Quand on pense que l’Etat burkinabè a mis 1 milliard francs CFA afin que nos réalisateurs puissent être présents dans le palmarès, mais je crois que quand l’appui vient de façon tardive, cela joue sur la qualité. Parce que le jury a été très rigoureux sur les différents critères. C’est pourquoi, je propose que si l’on doit accompagner les réalisateurs, il faut leur donner les moyens à deux ans, minimum afin qu’ils se préparent correctement».
Bakari Bamba, comédien ivoirien : «c’est du très beau travail »
«C’est un prix bien mérité. J’ai vu le film et c’est du très beau travail. J’ai apprécié mais chacun avait son film dans sa tête. Mais, je pensais à la Tunisie ou à l’Egypte. Mais le Rwandais, je ne suis pas surpris, je suis très content pour lui. Les Burkinabè travaillent bien mais dans une compétition, c’est le meilleur des meilleurs que l’on prend».
Daniel Cousin obtient gain de cause. Toujours pas payé et pas même doté d’un contrat en bonne et due forme depuis sa nomination comme sélectionneur du Gabon en septembre dernier, l’ancien buteur a tapé du poing sur la table en recourant à un avocat qui a écrit au ministre gabonais des Sports, Alain Claude Bilie By Nze.
A un mois du match capital face au Burundi dans les éliminatoires de la CAN 2019, le technicien aurait même menacé de claquer la porte. Et ce coup de pression a fait son effet, comme l’a annoncé mardi le directeur général des Sports gabonais, Mathurin Bidoung Bi Allogho, à l’issue d’une réunion de travail, entre la Fédération gabonaise de football (FEGAFOOT) et le ministère des Sports.
« Une avance conséquente sur ce qui est dû à Cousin a été faite. Il l’aura au plus tard demain ( mercredi dernier, NDLR), sinon aujourd’hui. Et le ministre d’Etat a instruit la Fédération pour que le contrat de Cousin soit écrit, mais aussi ceux de tous les gens qui l’accompagnent à savoir Zita Banagoye et François Amegasse. Tout est à l’apaisement, tout est réglé. Il n’y a plus de problèmes », a assuré le dirigeant. A un mois du déplacement capital au Burundi (22 mars) qu’il faudra remporter pour participer à la CAN, c’est donc la sagesse qui a prévalu chez les Panthères et Cousin va pouvoir se concentrer pleinement sur l’aspect sportif. Sa liste de joueurs convoqués pour cette échéance est attendue au cours des prochaines semaines.