FESPACO 2019 : Joel KAREKEZI (Rwanda) remporte l’Etalon d’or de Yennega 

La cérémonie de clôture du FESPACO 2019 a eu lieu  ce samedi au Palais des sports de Ouaga 2000. Le cinéaste Joel KAREKEZI (Rwanda)  a remporté l’Etalon d’or de Yennega  avec son film THE MERCY OF THE JUNGLE.

Le trophée lui a été remis par le président du Faso, Roch Kaboré en présence des présidents Paul Kagamé du Rwanda, pays invite d’honneur du FESPACO et Ibrahim Boubacar Keita du Mali.

 

B.S

FESPACO 2019

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Joel KAREKEZI (Rwanda) remporte l’Etalon d’or de Yennega avec son film THE MERCY OF THE JUNGLE.

Inoussa Bambara, le jeune migrant retourné au bercail

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Miss université 2019

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Nelly Dahani  étudiante en deuxième année finance comptabilité à l’Institut africain de management (IAM)  l’heureuse élue.

FESPACO : Les présidents maliens et rwandais à Ouagadougou

Les présidents du Rwanda, pays invité d’honneur, Paul Kagamé et du Mali, Ibrahim Boubacar Kéïta, sont arrivés dans l’après-midi de ce vendredi 1er mars 2019 dans la capitale burkinabè. Les deux chefs d’Etats vont participer, demain à la clôture du 26e Festival panafricain du cinéma et de télévision de Ouagadougou (FESPACO). Le président malien participe en tant que coordinateur de l’Union africaine pour la culture, les arts et le patrimoine. Attributs qu’il a reçu le 9 février dernier à Addis Abeba, lors du sommet de l’Union.

J.H

Rue marchande du FESPACO 2019

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AN I attaque de 2 mars : 11 personnes inculpées

Le 2 mars 2018, notre pays a été endeuillé à la suite d’attaques terroristes perpétrées à l’Ambassade de France au Burkina Faso et à l’Etat-major Général des Armées. Ces attentats, l’on se rappelle, avaient entrainé la perte de huit(08) militaires, fait quatre-vingt-cinq (85) blessés et causé d’énormes dégâts matériels. Lors de l’assaut mené par nos Forces de Défense et de Sécurité, huit (08) suspects avaient été abattus. Ces attaques avaient été revendiquées par le groupe terroriste dénommé « le Groupe de Soutien à l’Islam et aux Musulmans (Nusrat al-Islam Wal-Muslim) » de Iyad Ag Ghali.

Une année après, où en sommes-nous ?

Suite à l’enquête de flagrance ouverte par le Parquet du Pôle Judiciaire Spécialisé dans la répression des actes de terrorisme, une information judiciaire a été ouverte pour des faits d’association de malfaiteurs, d’assassinats, de tentative d’assassinats, de détention illégale d’armes à feu et de munitions, de dégradation volontaire aggravé de biens mobiliers et immobiliers, le tout en lien avec une entreprise terroriste ; de complicité d’assassinats ; tentative d’assassinats en relation avec une entreprise terroriste ; de vol, d’extorsion de fonds terroriste, de financement du terrorisme prévus et punis par les dispositions de la loi n° 60-2009/AN du 17 décembre 2009 portant répression d’actes de terrorisme au Burkina Faso, modifiée par la loi n° 84-2015/CNT du 17 décembre 2015 et celles de la loi n° 016-2016/AN du 03 mai 2016 relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme au Burkina Faso.

A ce jour, onze (11) personnes ont été interpellées, inculpées par le juge d’instruction et sont actuellement en détention préventive. Ces personnes, soit sont des membres du groupe qui a perpétré les attaques, soit ont été en contact avec l’organisateur en chef présumé desdites attaques. En rappel, celui-ci, en la personne de SAWADOGO Abdoulaye alias Abdallah et l’un de ses fidèles lieutenants, OUEDRAOGO Youssouf, ont été abattus lors de l’opération menée par les Forces de Défense et de Sécurité dans la nuit du 21 au 22 mai 2018 dans le quartier Rayongo de Ouagadougou. Il faut aussi ajouter que l’enquête a permis d’identifier certains des terroristes abattus et d’établir d’une part que deux (02) des moyens roulant utilisés pour attaquer les deux sites sont des fruits de vols à mains armées commis dans la ville de Ouagadougou et d’autre part que des connexions existent entre l’attaque du 02 mars 2018 et celle du Café Aziz Istanbul à Ouagadougou le 13 août 2017.

Plusieurs auditions ont été menées par le juge qui travaille toujours en synergie avec les agents enquêteurs par le biais des commissions rogatoires et des inculpations sont toujours en cours.

Nous tenons à remercier tous ceux qui ont répondu favorablement à notre appel à témoin ; toute chose qui a permis à l’enquête de connaitre une avancée significative. Nous invitons les uns et les autres à toujours collaborer et coopérer avec nos Forces de Défenses et de Sécurité que nous encourageons et félicitons.

COMMUNIQUE DE MADAME LE PROCUREUR DU FASO PRES LE TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE DE OUAGADOUGOU (www.facebook.com/parquettgi.ouaga)

 

 

Attaque terroriste du 2 mars : Le témoignage exclusif d’un officier

L’attaque terroriste contre l’Etat-major général des armées, le 2 mars 2018 à Ouagadougou reste vivace dans les esprits. Un an après cet acte barbare, un officier rescapé revient sur la chronologie des évènements. Témoignage exclusif !

L’une des pires attaques terroristes contre le Burkina Faso est sans doute celle perpétrée à l’Etat-major général des armées (EMGA), le 2 mars 2018. Perçue comme un « coup de poignard » au cœur du commandement, cette attaque a chamboulé les habitudes militaires. « Les dispositifs sécuritaires ont été revus, le renseignement peaufiné et les contrôles et surveillances dans les périmètres des casernes, renforcés », explique un haut gradé.

Cette funeste journée, un officier militaire, qui a requis l’anonymat, la voit défiler encore dans son esprit, un an après. Présent sur les lieux ce jour-là, il a survécu comme par miracle contrairement à d’autres frères d’armes. « Je participais à une réunion, ce jour-là, dans les locaux de l’Etat-major. Il était exactement 10h 02 minutes, lorsque les premiers coups de feu nous ont alerté depuis de la salle de réunion située au premier étage », se souvient-il.

L’officier affirme avoir aperçu, via les vitres des ouvertures, deux individus armés de kalachnikov sur une moto et un troisième dans une modeste voiture. Il dit avoir remarqué que les premiers tirs étaient dirigés contre la sentinelle, communément appelée la « garde » postée à l’entrée Sud du bâtiment. Les assaillants, raconte-t-il, ont neutralisé les éléments de faction, avant que l’un d’eux ne saute de la moto pour bousculer le portique de l’état-major.

A 10h 05 min, renchérit le témoin, le conducteur de la voiture s’est engouffré dans l’enceinte du bâtiment, jusqu’à se stationner au niveau de la salle de conférence N°1, précédemment retenue pour une réunion des officiers. De quelle réunion était-il question ? « Il s’agissait d’une importante concertation dont l’ordre du jour était axé sur le renseignement stratégique et l’opérationnel.

Nous étions 22 officiers militaires à prendre part à cette rencontre ce jour-là », explique le rescapé. L’EMGA étant un service administratif, les bureaux étaient, à l’heure de l’attaque, occupés par des militaires de tout grade, mais faiblement armés. « Beaucoup n’avaient que des pistolets automatiques sur eux », se souvient-il.

L’e X-CEMGA exfiltré à pied

A 10h 08 min, rapporte l’officier rescapé, le véhicule conduit par le troisième assaillant explose, libérant une décharge équivalente à celle de « plusieurs bombes militaires de moyenne taille ». La déflagration a laissé au sol un cratère béant, et réduit la voiture en de petits morceaux de ferraille.

La salle N°1 a été aussi soufflée littéralement, à en croire l’homme de tenue. Les vitres des deux bâtiments jumelés du CEMGA sont également pulvérisées, les appareils numériques mis hors de services. L’onde de choc, indique-t-il, avait fait des dégâts dans un rayon plus de 50 mètres à la ronde. Profitant de l’explosion, rapporte le gradé, les trois terroristes ont commencé leur « ratissage assassin ».

A l’entendre, ils sont allés de couloir en couloir, communiquant entre eux dans un « dialecte peu connu », exécutant sommairement « toute âme sur leur chemin ». Les assaillants aspergeaient également les meubles de liquide inflammable et y mettaient le feu. Dans la salle de réunion, relate le témoin, les officiers se sont mis à couvert, tout en observant la situation. Les éclats de verre avaient fait des blessés parmi les officiers en réunion, mais chacun devrait contenir sa douleur le temps du contrôle de la situation.

Le rescapé a confié que l’ex- Chef d’Etat-major général des armées (CEMGA), le général de brigade, Oumarou Sadou, dans son bureau au moment des faits, a été exfiltré à pied par sa garde rapprochée en direction du camp Guillaume Ouédraogo situé à un jet de pierre. Dans les médias chauds (radio, télévision) et sur les réseaux sociaux, la nouvelle tourne en boucle. En plus de l’attaque contre l’Etat-major général, un autre a été dirigé au même moment contre l’ambassade de France au Burkina Faso.

« Du fait de l’alerte donnée par le renseignement quelques semaines plutôt et qui faisait état d’une éventuelle attaque terroriste à Ouagadougou, le commandement avait mis en place plusieurs piquets de sécurisation composés de la gendarmerie nationale, de la police, de l’armée de terre et de l’air. Mais à l’attaque de l’EMGA, ces unités étaient déjà mobilisées sur le site de l’ambassade de France », affirme notre source.

Une intervention opérationnelle

Il a fallu donc attendre 10h 35 minutes pour voir le piquet de l’armée de terre qui était stationné au camp Sangoulé Lamizana, arriver sur les lieux et entreprendre la première riposte. Il sera vite rejoint par le deuxième piquet de l’Unité spéciale d’intervention de la gendarmerie nationale (USIGN), suivie de celui du Groupement central des armées (GCA). « Il faut savoir que ces unités sont surentrainées, formées et lourdement équipées pour ces types d’intervention », informe l’officier.

L’action coordonnée de ces unités spécialisées dans la lutte anti-terroriste, va permettre de neutraliser les assaillants et de libérer les otages. Les blessés sont vite transportés par les secours des sapeurs-pompiers vers les centres de soins. A 13h 00, les autorités sont arrivées sur le théâtre des opérations pour les constats d’usage, poursuit le rescapé.

Au total, l’attaque aura fait 8 militaires morts et 96 blessés dont 13 cas graves. A ce jour, foi de l’officier, les blessés ont recouvré la santé. Selon lui, les familles des victimes mortes ont été « aidées » à hauteur de 10 millions de francs CFA par défunt. Aussi, chaque veuve a reçu 3 millions de francs CFA, chaque enfant, 2 millions de francs CFA et 1,5 million de francs CFA pour chaque ascendant en vie (le père et la mère du défunt).

« Pour les engins endommagés ou calcinés, un forfait de 500 000 F CFA a été offert à chaque titulaire de moto », confie-t-il. En ce qui concerne les voitures, le remboursement été assuré à hauteur de 85% des réparations d’après le gradé. Ces dédommagements ont été possibles grâce au soutien financier de l’UEMOA au lendemain des attaques.

Wanlé Gérard COULIBALY

Soutien à l’action gouvernementale : « Douas » et onction pour Christophe Dabiré

Le Premier ministre, Christophe Dabiré, a entamé, une série de visites aux communautés religieuses. Le jeudi 28 février 2019, il a rencontré, la Fédération des associations islamiques du Burkina (FAIB) et la Fédération des églises et missions évangéliques(FEME).

Le Premier ministre, Christophe Dabiré a le soutien de la Fédération des associations islamiques du Burkina (FAIB) pour réussir sa mission. A cet effet, il a reçu les « douas » de la Fédération des associations islamiques du Burkina (FAIB), lors de sa visite au siège de ladite structure, à Ouagadougou, le jeudi 28 février 2019.

Nommé le 21 janvier dernier, selon ses dires, il était de son devoir avant l’entame de sa mission de rendre visite aux personnes ressources, aux communautés religieuses qui peuvent apporter un soutien à son action. « Lorsqu’on a une responsabilité comme la mienne, avant de commencer à travailler, il est de bon ton de venir demander du soutien », a expliqué Christophe Dabiré.

C’est pourquoi, a-t-il dit, il est venu à la fédération pour saluer l’ensemble des Cheiks, imams, Ulémas et leur demander d’apporter leur soutien à l’action gouvernementale. En tant que personnes ressources, il est bon de venir leur demander de continuer à apporter leur soutien et leur prière dont le pays en a besoin, a affirmé M. Dabiré. « Nous sommes tous des croyants. Il est important qu’on sache confier à Dieu ce qui se passe au pays. Parce que nous avons besoins de paix, de sécurité, de développement… », a dit le Premier ministre.

Il a dit être conscient que les populations attendent beaucoup du gouvernement et du chef de l’Etat. Pour le président de la FAIB, Cheik Aboubacar Doukouré, cette visite du chef de gouvernement est une marque de considération pour leur communauté. Car, un bon chef aime son peuple et le respecte. « Nous le remercions du fond du cœur et le félicitons pour la confiance présidentielle placée en lui », a déclaré Cheik Doukouré.

Au nom de la communauté musulmane, Dr Doukouré a formulé des vœux de santé et de succès pour un bon accomplissement de la lourde mission qui lui a été confiée en cette période difficile pour le Burkina Faso. « Notre communauté est là pour soutenir nos autorités, défendre la paix et la cohésion dans notre pays », a conclu El Hadj Doukouré. Dans l’après-midi, le Premier ministre est allé solliciter aussi le soutien de la Fédération des églises et missions évangélique (FEME).

Aux responsables, il leur a demandé de prier pour le Burkina Faso. Le président de la FEME, Henri Yé a promis de toujours prendre en compte le Pays des Hommes intègres dans leur prière. Donc, ils vont le confier à Dieu. Au-delà de la prière, la FEME compte aussi apporter ses conseils au gouvernement. Mais, faire aussi des suggestions pour la bonne marche du pays, a confié son président Henri Yé.

Abdel Aziz NABALOUM
emirathe@yahoo.fr