Backup solaire : Un projet pour réduire les consommations énergétiques

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Le ministre de l’Energie, Ismaël Bachir Ouédraogo, a animé à Ouagadougou, une conférence de presse afin de lancer les inscriptions pour le projet Backup solaire.

Annoncés depuis quelques jours, les inscriptions pour le projet Backup solaire ont été lancées lors d’une conférence de presse, animée par le ministre de l’Energie, Ismaël Bachir Ouédraogo, le lundi 25 février 2019 à Ouagadougou. Premier du genre au Burkina Faso, le projet Backup solaire est, selon le chef du département de l’Energie, une mesure forte et incitative menée par le gouvernement afin de permettre aux ménages, Petites et moyennes entreprises (PME) et des Petites et moyennes industries (PMI), maillons essentiels de l’économie, de se doter d’équipements solaires de qualité, certifiés et à même de couvrir leurs besoins énergétiques.

Se présentant comme des armoires énergétiques hybrides, mobiles et faciles à installer par des sociétés agréées du département du ministère de l’Energie, les backups solaires contiennent un onduleur hybride (pouvant prendre plusieurs sources d’énergies différentes), des batteries solaires de stockage, des éléments de protection des modules automatiques, d’inverseur de sources, de gestion des charges et de télégestions.

A entendre le ministre Ouédraogo, ces backups sont conçus pour délivrer des puissances de plus de 1, 2,3 kVa en s’appuyant sur la consommation des différentes classes des ménages ainsi que des PME/PMI. L’installation d’un backup solaire par un ménage ou une PME, à en croire le ministre de l’Energie, permet d’obtenir le kWh à environ 50 F CFA en lieu et place de 130 F CFA et ce, sur tout le territoire national.

Un potentiel à exploiter

Ismaël Bachir Ouédraogo a soutenu que le Burkina ayant un meilleur ensoleillement en Afrique de l’Ouest avec un potentiel de l’ordre de 5,5 kWh par m2 par jour, il s’agit de faire ce qui est considéré comme une calamité, un avantage qui va contribuer à réduire les consommations énergétiques des ménages et des PME/PMI afin de leur permettre de faire des économies substantielles.

Des équipements solaires de qualité pour réduire les factures d’électricité de 20 à 100%.

«Le choix porté sur cette opération s’explique par la nécessité de passer à un éclairage plus efficace en vue de réduire les charges de pointe du soir fortement influencées par l’éclairage des ménages dans notre pays », a-t-il précisé. Au vu de la dépendance énergétique du pays de l’extérieur à environ 50%, le conférencier a invité le public-cible à faire sien ce projet, car il s’agit, selon lui, d’un système de crédit revolving que le gouvernement envisage installer.

Comment le projet sera-t-il exécuté ? M. Ouédraogo a indiqué qu’il sera réalisé à travers la mise en place d’un prêt solaire à taux zéro aux ménages et aux PME/PMI avec une capacité de remboursement proche des factures qu’honorent mensuellement les bénéficiaires de la SONABEL. A la question de savoir les coûts pour l’acquisition d’un backup, le ministre a indiqué que les prix vont s’aligner sur celui des marchés, soit une marge de 160 000 à 3 millions F CFA.

Pour ce qui de la durée envisagée pour le prêt solaire zéro, M. Ouédrago a dit qu’elle est de trois ans maximum avec un différé de paiement de trois (3) mois après la mise en service de l’installation solaire. Toute personne qui désire souscrire, doit prendre attache avec l’Agence nationale des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique (ANEREE), sise à Ouaga 2000 pour le retrait des formulaires à remplir. Concernant les autres localités, les informations sont disponibles sur le site web du ministère de l’Energie ou par appel téléphonique au 58 83 35 45.

Hadofini Clotilde BICABA

(Stagiaire)


Composition du dossier

Un formulaire dûment renseigné à retirer à l’Agence nationale des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétiques (ANEREE) sise à Ouaga 2000 ;
une photocopie légalisée de la CNIB ou du passeport du premier responsable,
une photocopie simple du numéro IFU et du RCCM,
un relevé d’identité bancaire pour ceux qui ont un compte bancaire ;
les relevés du compte bancaire des trois derniers mois ;
une copie des trois derniers mois de la facture d’électricité SONABEL (pour les souscripteurs connectés au réseau SONABEL).

Fête coutumière: Le Larlé Naaba célèbre ses 29 ans de règne

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Le Larlé Naaba Tigré a célébré son «Baasga» (fête coutumière), le dimanche 24 février 2019 à son palais, marquant le 29e anniversaire de son règne.

Il était 12h40 mn au palais du Larlé Naaba Tigré, le dimanche 24 février 2019. La cour était déjà inondée de monde. Juste à l’entrée du palais, le chef coutumier accueillait ses invités de marque, venus pour son «Baasga» (fête coutumière) marquant ses 29 ans de règne. Des autorités administratives dont le Premier ministre, Joseph Marie Christophe Dabiré, le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Siméon Sawadogo et celui des Infrastructures, Eric Bougouma ainsi que des ambassadeurs et d’autres représentants diplomatiques étaient de la partie.

Dans une ambiance des grands jours, la fête a démarré avec le mot de bienvenue du Laarlé Naaba Tigré. «C’est la grâce de Dieu. En ce moment précis, nous sommes très reconnaissants à chacun de vous. Cette fête coutumière est une tradition de chez nous, qui consiste à faire des sacrifices sur les tombes de nos devanciers et sur les fétiches pour demander à Dieu et aux mânes de nos ancêtres de nous assurer la santé, la paix et la prospérité», a-t-il signifié.

Il a imploré les mânes d’aider le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré et le gouvernement pour que d’ici l’année prochaine, l’on ne parle plus de terrorisme, d’insécurité au Burkina Faso. «Grâce aux efforts du gouvernement et aux soutiens des partenaires au développement, nous pensons qu’il y aura la paix. La sagesse enseigne que c’est votre grosse tête qui ne vous quitte pas, mais vos gros soucis peuvent disparaître un jour», a prononcé le chef coutumier. .

Il a affirmé qu’il aime danser avec ses amis- artistes à l’occasion de cette fête, mais cette année, il ne se fera pas ce plaisir. Cela, pour témoigner sa solidarité à l’endroit des familles éplorées par le terrorisme et son soutien aux Forces de défense et de sécurité (FDS). Qu’à cela ne tienne, le chef traditionnel a informé ses invités que la tradition sera respectée avec la prestation d’une dizaine d’artistes- musiciens dans l’après-midi.

La reconnaissance du gouvernement

Le Premier ministre, Joseph Marie Christophe Dabiré, tout en souhaitant bonne fête au coutumier, lui a fait une mention spéciale pour son rôle déterminant dans le processus de développement économique du pays. «Il est à féliciter, quand on regarde les projets qu’il développe en faveur des populations notamment les femmes et les jeunes. Nous comptons sur lui pour qu’il continue ses efforts», a-t-il souligné.

Le Larlé Naaba Tigré et ses invités ont assisté…

Pour lui, cette fête qui est une grande rencontre du Larlé Naaba avec la population, à l’instar des autres fêtes coutumières, est une occasion d’interpeller les ancêtres pour qu’ils puissent bénir le pays et de faire en sorte que toutes les actions du gouvernement puissent se dérouler dans de très bonnes conditions. Le Burkina Faso, a signalé le Premier ministre, connaît beaucoup de difficultés et il doit relever d’énormes défis.

Mais, s’est-il convaincu, la certitude est que le soutien des populations organisées autour des chefs coutumiers va aider à transcender ces difficultés. C’est pour cela que le chef du gouvernement a sollicité le soutien du Larlé Naaba et de tous les chefs coutumiers qui sont les garants de la tradition pour que toutes les difficultés liées aux affrontements communautaires disparaissent.

Il a fait un clin d’œil aux partenaires techniques et financiers pour leur contribution aux efforts de son gouvernement en matière de sécurisation du pays qui commencent à porter fruit, selon lui. Comme annoncée, aux environs de 15h, la phase de prestations d’artistes a commencé. Tour à tour des artistes- musiciens, tels Floby, Dez Altino, Wendy, Bamos Théo, Mahamoudou Ilboudo, Sana Bob, Michel Tiendrébéogo ont égayé la foule.

Kowoma Marc DOH

Lutte contre le terrorisme: L’UE veut augmenter son portefeuille pour le Burkina

Le Premier ministre, Christophe Joseph Marie Dabiré et des membres du gouvernement ont eu, le 25 février 2019 à Ouagadougou, une séance de travail avec une délégation de l’Union européenne. La réunion a porté sur l’intervention sécuritaire au Burkina Faso.

L’Union européenne veut revoir son portefeuille pour le Burkina Faso dans le cadre de la lutte contre l’insécurité. A cet effet, elle a eu une séance de travail avec le Premier ministre, Joseph Marie Dabiré et quelques ministres, le lundi 25 février 2019 à Ouagadougou afin d’analyser, partager et définir une ligne d’action pour plus d’efficacité.

Le directeur général de la Coopération internationale et développement, Stefano Manservisi, a indiqué que cette réunion leur a permis de clarifier un certain nombre de points, notamment dégager des pistes et avoir un plan intégral pour pouvoir mieux intervenir sur le terrain. Il y a, à l’entendre, une intervention sécuritaire à long terme, celle de la mobilité sur le territoire, et une autre axée sur le développement.

«Les terroristes frappent précisément là où il y a la vulnérabilité. Nous avons choisi d’établir une carte dans laquelle nous allons cibler les interventions prioritaires et celles du développement », a-t-il dit. L’autre point, a poursuivi le DG Manservisi, une possibilité d’augmenter l’appui financier au Burkina Faso.

« C’est un appui additionnel. C’est clair que face à des urgences, rien ne suffit jamais. Il faut être toujours en mesure de se mettre en question tout en revoyant les indicateurs. Nous avons décidé de les consolider dans quelques plans stratégiques et nous allons continuer à travailler pour pouvoir le mettre en œuvre le plus rapidement possible », a-t- déclaré.

La ministre déléguée auprès du ministre, de l’Economie, des Finances et du Développement , chargée de l’aménagement du territoire, Pauline Zouré, a ajouté qu’au cours des échanges, il est ressorti que des prochaines annonces de partenariats de financements en ce qui concerne trois régions pouvant bénéficier du programme d’urgence pour le Sahel, vont se concrétiser. Il s’agit de la région du Nord, de l’Est et de la Boucle du Mouhoum.

Elle a souligné que des suggestions et des conseils ont été prodigués, ce qui va leur permettre sans doute d’insuffler une nouvelle dynamique à la mise en œuvre de la stratégie de sécurité des cinq pays concernés par le G5 Sahel.

Elélé KANTORO

Centre de gestion des cités: Le ministre Maurice Bonanet prend le pouls de la société

Le ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme, Maurice Dieudonné Bonanet, a visité, le lundi 25 février 2019, les locaux du Centre de gestion des cités (CEGECI) à Ouagadougou. Il a également touché du doigt, les conditions de travail
du personnel.

Le personnel du Centre de gestion des cités (CEGECI) a été honoré de
la visite du ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme, Maurice Dieudonné Bonanet, dans la matinée du lundi 25 février 2019. Avant l’entame de sa visite, l’hôte a assisté à la montée des couleurs, comme il est de coutume tous les lundis au sein de la structure. Aux pas de course, Maurice Dieudonné Bonanet a sillonné tous les bureaux de l’immeuble.

Puis, s’en est suivi un échange avec les agents. Pour le ministre, cette visite répond à un besoin de s’enquérir des conditions de travail du personnel et d’échanger sur l’état de commercialisation des logements construits dans le cadre du Programme national de construction de logement (PNCL). «J’ai pu constater les conditions dans lesquelles le personnel travaille notamment un nouvel immeuble qui vient d’être réceptionné et faire le point de la mise en œuvre du programme national de construction », a-t-il souligné.

A entendre le directeur général du CEGECI, Yacouba Salouka, c’est une visite qui réjouit tout le personnel à plus d’un titre. «L’hôte du jour a passé en revue l’activité de commercialisation des logements et nous a également prodigué des conseils pour pouvoir booster le secteur», a-t-il soutenu. Selon le directeur commercial, Halidou Lougué, depuis le lancement du programme en 2016, c’est près de 2747 logements (sociaux et économiques) qui ont été réalisés sur les sites de Bassinko, Gaoua, Bobo-Dioulasso, Manga, Pô, Kombissiri et Ziniaré.

« Dans les semaines à venir, il sera lancé la construction de 900 logements à Bobo-Dioulasso, 300 à Ouahigouya et 300 autres à Kaya. Il est également prévu des réalisations dans la région du Centre-Est à l’occasion de la célébration du 11-Décembre 2019 à Tenkodogo», a expliqué le directeur général du CEGECI. De son avis, le CEGECI envisage construire pour une 1re tranche de 200 résidences pour la cité de la Diaspora sur un total de 1000 logements prévus.

Par tirage au sort public

Ce sont près de 2747 logements qui ont été construits par le CEGECI.

«Il est également prévu la densification urbaine en exploitant les niches foncières dans les centres urbains pour la construction des Habitats à loyers modérés (HLM)», a indiqué Yacouba Salouka. A écouter M. Bonanet, il s’agit d’amener les Burkinabè à adopter le mode de vie dans les appartements et la copropriété, compte tenu des coûts excessifs de viabilisation. La commercialisation se fait par souscription. Dans ce processus, une demande est adressée au centre.

Un comité analyse le dossier et lorsque l’attributaire est avéré, celui-ci donne un apport personnel de 10% du montant total pour le logement social et 30% pour celui économique. Et le reliquat est à payer par un prêt immobilier. Cependant, certaines difficultés entravent la bonne marche de l’entreprise. Il s’agit de l’insolvabilité des clients, le manque de structure habilitée pour le financement des constructions, le manque d’eau et d’électricité.

« Nous avons mis la viabilisation dans la ligne de mire de la mise en œuvre du programme et l’Etat s’y investit afin de permettre aux bénéficiaires d’avoir des cités fonctionnelles pour tous. Nonobstant cela, j’exhorte les agents à redoubler d’ardeur dans le travail, à avoir la culture de l’excellence dans les réalisations au grand bonheur de la population », a répondu le ministre Bonanet.

Fleur BIRBA

Méningite: Protéger les enfants

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La ministre de la Santé, Pr Léonie Claudine Lougué avait fait au Conseil des ministres du 6 février 2019, une communication orale relative à la mort de 27 personnes dans la commune de Botou dans la Tapoa. Ces décès enregistrés sont dus à une épidémie de méningite au méningocoque C. Pour éviter la maladie des mesures s’imposent.

La méningite est une grave infection des fines membranes qui enveloppent le cerveau et la moelle épinière. Des épidémies de méningite saisonnières sont fréquentes dans les pays de «la ceinture de la méningite» en Afrique sub-saharienne pendant la saison sèche de décembre à juin. Elles déclinent rapidement avec l’arrivée des pluies.

Le Burkina Faso se situant dans cette zone, il fait face à des épidémies. Même si, l’épidémie de Botou est sous contrôle, selon la ministre de la Santé, il convient d’insister sur les facteurs de risques et d’observer certaines précautions. Mais avant, il faut savoir que les sérogroupes, généralement responsables des épidémies, sont les A, C et W135.

La transmission bactérienne de la méningite s’opère de personne à personne par des gouttelettes de sécrétions respiratoires ou pharyngées. Un contact étroit et prolongé, c’est-à-dire, baiser, éternuement et toux rapprochée ou la promiscuité avec une personne infectée, c’est-à-dire, la vie en dortoir, la mise en commun des couverts ou des verres sont autant de facteurs qui favorisent la propagation de la maladie.

Une maladie dont la période d’incubation est en moyenne de quatre jours, mais elle peut être comprise entre 2 et 10 jours. La méningite à méningocoques est associée à un fort taux de létalité et lorsqu’elle n’est pas traitée, le taux de létalité dépasse 50%. Même si, le patient bénéficie de soins, il y a des séquelles sévères d’une fréquence supérieure à 10%.

Des symptômes de la méningite

Il faut par ailleurs préciser que Neisseria meningitidis ne s’attaque qu’aux humains et il n’y a pas de réservoir animal. De l’avis des spécialistes, les bactéries peuvent être présentes dans le pharynx et, pour des raisons non encore complètement élucidées, submergent parfois les défenses de l’organisme, permettant ainsi à l’infection de se propager dans la circulation sanguine et d’atteindre le cerveau.

Les médecins estiment qu’entre 10 et 20% des gens sont porteurs de Neisseria meningitidis en temps normal et ce taux peut être plus élevé en cas d’épidémie. Certains symptômes permettent de soupçonner des cas de méningite. Parmi ces symptômes, il y a une raideur de la nuque, une fièvre élevée, la photophobie, l’état confusionnel, les céphalées et les vomissements.

Même si la maladie est diagnostiquée très tôt et qu’un traitement approprié est institué, entre 5 et 10% des malades décèdent, en général dans les 24 à 48 heures qui suivent l’apparition des symptômes, préviennent les spécialistes. La méningite bactérienne peut entraîner des lésions cérébrales, une perte auditive ou des troubles de l’apprentissage.

Des conseils

Les médecins préconisent, en plus de la vaccination, certaines solutions dites médicales pour minimiser les risques de contagion. L’on peut conseiller aux parents d’utiliser des gouttes physiologiques nasales vendues dans les pharmacies. Le beurre de karité est également conseillé pour humidifier les narines notamment des enfants pour éviter les plaies au niveau nasal.

Un autre moyen de prévention est de traiter précocement tout ce qui concerne les infections des voies respiratoires comme les rhumes et les infections respiratoires. Cela empêche le germe de la méningite de trouver un terrain favorable pour infecter les méninges et même passer dans le sang.

On préconise également, au niveau des districts sanitaires, d’isoler systématiquement tout cas suspect dans une salle réservée aux malades de méningite pour éviter la contamination par promiscuité. La consultation précoce est donc un des éléments pour prévenir la propagation des épidémies.

Gaspard BAYALA
gaspardbayala87@gmail.com

FESPACO :50 ans d’appartenance à la culture africaine

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Demain, 23 février 2019 et ce jusqu’au 2 mars prochain, le Burkina Faso va abriter le 26e Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO). Une célébration qui coïncide avec les 50 ans de la biennale du 7e art africain. Des cinéastes africains, présents dans la capitale burkinabè, sont unanimes quant à l’appartenance de ce festival à la même culture africaine.

Cheick Omar Sissoko, cinéaste malien et SG de la FEPACI : « Le FESPACO est parti des films de libération de l’Afrique »
Le FESPACO est un évènement panafricain de la culture et des arts qui permet aux cinéastes de rencontrer les populations au tour de leurs images. Cette année, même si je n’ai pas de film en compétition, j’organise le congrès de la Fédération panafricaine des cinéastes (FEPACI), entièrement pris en charge par le FESPACO. Au cours de cette célébration des 50 ans, le premier bilan à relever, c’est le fait que le festival ait existé et survécu sur le continent.

Une pérennité due aussi à la volonté politique des différents gouvernements burkinabè. En 50 ans, le FESPACO a connu une grande mobilisation de par la présence massive des jeunes et des femmes et des acteurs à travers le monde. Nous avons, de nos jours, beaucoup d’œuvres avec une diversité de créations. Avec ces nouvelles tendances, ce n’est plus des cinémas pour l’indépendance ou la libération de l’Afrique, mais ceux des cultures urbaines africaines.

Mohamed Nadjib Lamraoui, réalisateur algérien : « le FESPACO est un évènement magnifique»

C’est la première fois que je participe au FESPACO ; manifestation à laquelle je tenais à être présent, car j’en ai tellement entendu parler. Selon les informations qui me parvenaient, le FESPACO est un évènement magnifique à ne pas rater. Je perçois cette présence comme un sentiment d’appartenance à l’Afrique, parce que depuis longtemps les pays magrébins ont tourné le dos à l’Afrique.

Ce qui est dommage parce qu’il y a une grande culture africaine imprimée en nous dont on n’en profite pas. C’est donc un plaisir de participer à un festival aussi grand, l’un des meilleurs et le plus grand en Afrique. Pour cette première participation, j’ai un court métrage en compétition intitulé la « page blanche ». C’est un film qui décrit le syndrome psychologique dont souffrent beaucoup de créateurs notamment les écrivains.

Nadia Rais, réalisatrice tunisienne: « En Tunisie, nous n’avons pas cette forme de manifestation culturelle »
Je suis très contente d’être là dans un pays que je découvre pour la première fois, même si j’ai déjà entendu parler du festival. Le Maghreb s’est très éloigné des pays africains dont nous avons besoin pour nous identifier.

Malheureusement, en Tunisie, nous n’avons pas cette forme de manifestation culturelle avec laquelle nous arriverons à nous imprégner des réalités africaines. Cela est dommage pour le monde arabe. Le FESPACO est une question d’identité et d’appartenance à la culture africaine. À ce sujet, j’ai un film court métrage en compétition, Briska animation, ma 4e œuvre d’animation, une adaptation de Ahl al kahf de Tawfiq al-Hakim (Egypte, 1933).

Laure Azoumi Guiré, présidentede l’association burkinabè des comédiens de cinéma : « Les comédiens sont à l’honneur cette année »
Cette célébration coïncide avec les 50 ans du festival. Ce qui me fait plus plaisir, c’est l’implication des comédiens dans l’organisation du cinquantenaire. Pour cette année, le président du comité d’organisation a souhaité une très grande visibilité des comédiens. Et en tant que membre du comité national d’organisation, c’est très bien parti pour le cinquantenaire.

Avec les différentes activités au programme, c’est une grande et belle fête qui nous attend. Je suis dans aucun film mais nous avons un sketch pour parodier et rendre hommage aux réalisateurs Idrissa Ouédraogo et Missa Hébié le jour de la libation. Nous avons aussi des plateaux d’animation qui offrent plus de places aux comédiens.

Zouli David Ouédraogo, comédien burkinabè : « Je souhaite que l’Etalon d’or reste au Burkina» 
Pour l’édition 2019, je souhaite que l’Etalon d’or de Yennenga reste au Burkina Faso, car cela fait très longtemps que le pays n’a plus remporté ce trophée. A ce sujet, je demande aux réalisateurs de soigner l’image du cinéma burkinabè en faisant jouer les comédiens professionnels au lieu de faire des réalisations par affinité et par cooptation, car dans le domaine du cinéma, on ne peut pas tricher.

De façon générale, en 50 ans le festival a grandi et évolué positivement surtout avec le numérique. Déjà, le fait de tenir le FESPACO à chaque édition est un challenge qu’il faut saluer.

Pape Badiara Seck, producteur, réalisateur, scénariste sénégalais : « Pour plus de compétitivité, il faut des contenus forts ».
Les 50 ans du FESPACO sont un événement très important qu’il faut célébrer. Pour ce cinquantenaire, il convient de faire une halte pour l’apport de la biennale dans le travail des acteurs. En entendant ce bilan, il faut une unité des acteurs et ce, à travers le cinéma panafricain. Le début du cinéma africain a été très difficile avec un cinéma artisanal.

C’est ce que Sembène Ousmane a appelé le « mégotage » à l’image du fumeur débutant ou sans moyen. Au fil du temps, les Etats africains ont pris conscience de l’intérêt culturel du cinéma et se sont investis. Toutefois, ils ont soutenu le cinéma sans donner assez de pouvoir aux cinéastes. Nollywood, sans attendre l’Etat, est arrivé à s’autonomiser à travers la rentabilité des films. Maintenant pour plus de compétitivité à l’international, il faut aux réalisateurs africains des films avec des images et des contenus forts.

Mariam OUEDRAOGO

Semaine du FESPACO: Wifi gratuit sur l’Avenue Kwame N’Krumah

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L’Office national des télécommunications (ONATEL-SA) a procédé à une offre de connexion gratuite de l’internet sur l’avenue Kwame N’Krumah à l’occasion de la tenue du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO), le lundi 25 février 2019 dans la capitale burkinabè.

La connexion internet est gratuite sur l’avenue Kwame N’Krumah durant la période du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO). L’initiative est de la mairie de Ouagadougou, avec l’accompagnement du ministère du Développement de l’Economie numérique et des Postes, afin d’offrir aux festivaliers et à la population, une connexion haut débit.

La cérémonie de lancement a eu lieu, le lundi 25 février 2019 sur l’avenue Kwame N’Krumah à Ouagadougou. Pour la ministre du Développement de l’Economie numérique et des Postes, Hadja Fatimata Ouattara, fournir gratuitement une connexion à haut débit sur une distance de 2,5 kilomètres de cette avenue, à l’occasion de la 26e édition marquant les 50 ans du FESPACO, est une initiative à saluer en ce sens que la mairie de Ouagadougou fait œuvre utile. Elle a également traduit sa reconnaissance à l’ONATEL pour sa responsabilité sociétale.

De l’avis de Hadja Fatimata Ouattara, en acceptant accompagner la mairie de Ouagadougou, cette société aide à sécuriser le système de communication. «Quand les festivaliers arrivent, depuis l’aéroport, ils peuvent avoir accès à l’internet pour continuer de communiquer en attendant le temps de se procurer une carte sim», a-t-elle déclaré. La ministre de l’Economie numérique a invité les utilisateurs à faire de cette connexion gratuite, une utilisation citoyenne.

«Des personnes passent le temps à regarder des films à travers cette connexion. Elles peuvent aspirer la bande passante et rendre la communication difficile pour les autres», a interpellé la ministre. Le maire de Ouagadougou, Pierre Armand Béoindé, a aussi remercié l’ONATEL d’avoir répondu aussi promptement à l’appel.

«L’Avenue est laissée à elle-même»

«Kwame N’Krumah est l’avenue mythique de la ville de Ouagadougou. C’est le lieu où dans le temps, il y avait beaucoup d’activités. Aujourd’hui, nous constatons que cette avenue est laissée à elle-même. Elle est plus ou moins abandonnée, les commerçants, les riverains et les hôtels sont dans une morosité», a-t-il décrit. C’est pourquoi, dit-il, après l’initiative de reverdir cette avenue, la mairie a pensé que Ouagadougou va accueillir un grand nombre de festivaliers pour permettre à ces derniers de fréquenter les soirs, ce boulevard, en mettant à leur disposition un Wifi gratuit.

Le maire Pierre Armand Béoindé : « Il est très important de donner vie à Kwame N’Krumah, la plus belle Avenue de Ouagadougou ».

«Pour nous, le FESPACO est une opportunité pour redonner vie à cette avenue qui regorge des restaurants, des cafés, des maquis et des hôtels. L’avenue Kwame N’Krumah doit reprendre son cours après le drame qu’elle a vécu», a-t-il insisté. Quant au directeur réseau de l’ONATEL, Abdoulaye Bassolé, il a rappelé que, sa société a toujours mené des activités citoyennes.

A travers ce geste, il a indiqué que l’ONATEL veut accompagner l’initiative pour d’une part, promouvoir l’accès à l’internet haut débit et d’autre part, démontrer son expertise et sa capacité à assurer la disponibilité de l’Internet partout au Burkina Faso. Il a souligné que cette expérience, qui est une première offre, va être capitalisée pour permettre à d’autres emplacements de profiter de cette connexion.

«Nous avons déployé sur le long de l’avenue, près de dix bornes Wifi qui permettent à l’utilisateur en fonction de sa position, d’être couvert par une seule borne pour éviter les congestions. Nous avons également déployé une capacité suffisante vers notre back Bône», a-t-il expliqué. Abdoulaye Bassolé a conclu que la société est capable en fonction de l’utilisation, d’augmenter cette capacité.

Paténéma Oumar OUEDRAOGO

Changements climatiques: Un sommet pour l’action à Niamey

Le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a pris part hier lundi 25 février 2019 à Niamey, à la première conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la Commission climat pour la région du Sahel.

Trois autres chefs d’Etat du continent, Alpha Condé de Guinée, Idriss Deby Itno du Tchad et Denis Sassou N’Guesso du Congo, ont aussi fait le déplacement de Niamey, une participation qui «témoigne de notre convergence de vues sur les enjeux climatiques», selon Mahamadou Issoufou, le président du Niger et hôte de la conférence. Cette conférence a d’abord l’ambition de répondre à l’urgence climatique au Sahel.

Le dérèglement climatique dans cette région de l’Afrique, qui s’étend de la côte Atlantique du Sénégal jusqu’à Djibouti au bord de la Mer rouge, est réel. Les effets induits des fortes variabilités climatiques se mesurent en termes de dégradation des terres, de manque de pâturage, d’insécurité alimentaire pour des millions de personnes.

C’est le constat établi par les participants à la conférence. Le chef de l’Etat nigérien, président de la Commission climat pour la région du Sahel, a affirmé avec force qu’il existe un lien entre changements climatiques et terrorisme. Il explique alors que la naissance et le développement de Boko Haram est l’une des conséquences de la variabilité climatique dans les pays du bassin du Lac Tchad.

Le chef de l’Etat nigérien, par ailleurs président de la Commission climat pour la région du Sahel, a affirmé qu’il existe un lien entre changements climatiques et terrorisme.

Mahamadou Issoufou a également tiré sur la sonnette d’alarme, les réfugiés climatiques, en indiquant que la majorité des 250 millions de migrants attendus à l’horizon 2030 seront des Sahéliens. Et pourtant l’Afrique n’est pas responsable des changements climatiques, encore moins les pays du Sahel, ce qu’a reconnu François de Rugy, Ministre d’Etat, ministre de la Transition écologique et solidaire de France, car le continent n’est responsable que pour l’émission de seulement 4% des gaz à effet de serre.

En dépit de ce tableau inquiétant, les dirigeants du continent restent optimistes, et ils l’ont signifié à Niamey. Ils conviennent avec leur homologue du Niger que le Sahel constitue une terre d’opportunité. L’agroécologie est présentée comme une alternative pour la préservation de l’environnement et la création d’emplois.

Il s’agira aussi d’opérer «un saut historique pour entrer dans la 3ème révolution industrielle». «Nos pays doivent mettre l’accent sur l’adaptation» a indiqué l’hôte de la conférence. Invité à la conférence en sa qualité de président de la Commission climat pour la région du bassin du Congo, le président Denis Sassou N’Guesso du Congo a souhaité que l’Afrique «accélère davantage nos réponses face au dérèglement climatique».

Il a également lancé un appel à un soutien adéquat pour le financement de cette révolution verte. Ce sommet porte les espoirs de 500 millions de personnes, a déclaré pour sa part le représentant de la Banque Africaine de développement. La jeunesse africaine nous engage à «emprunter le chemin des possibles», a soutenu le Roi du Maroc dans une déclaration livrée aux participants.

Des jeunes engagés justement dans le combat pour une plus forte résilience face aux changements climatiques ont aussi fait entendre leur voix, en invitant les chefs d’Etat et de gouvernement à agir. Le président du Faso et ses pairs, entendent faire de la conférence de Niamey la rampe de lancement pour l’émergence d’un Sahel plus résilient. Roch Marc Christian Kaboré a regagné Ouagadougou en début d’après-midi.

Direction de la communication de la présidence du Faso

Transformations industrielles et artisanales : De grandes performances enregistrées en 2018

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La revue annuelle 2019 du cadre sectoriel de dialogue «Transformations industrielles et artisanales» s’est tenue le lundi 25 février 2019 à Ouagadougou, en présence du ministre en charge de l’industrie, Harouna Kaboré et de son homologue des mines et carrières, Oumarou Idani.

Les performances réalisées par le Cadre de dialogue sectoriel «Transformations industrielles et artisanales» (CSD-TIA), réunissant les départements ministériels Commerce, Industrie et Artisanat, Energie, Mines et Carrières, Culture et Tourisme, en 2018 ont été jugées satisfaisantes, au cours de la revue annuelle 2019, le lundi 25 février 2019 à Ouagadougou.

«Je voudrais saluer la mobilisation de l’ensemble des départements du cadre sectoriel de dialogue transformations industrielles et artisanales qui, durant l’année 2018, malgré les difficultés de mobilisation des ressources financières et l’environnement difficile lié aux questions sécuritaires , ont pu traduire en actes concrets les programmations avec un taux de réalisation de 75% des activités prévues», a déclaré le président du CSD-TIA, le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Harouna Kaboré.

Au cours de la revue annuelle, les parties prenantes du CSD-TIA ont validé
le rapport de performance des différents secteurs en 2018.

De façon spécifique, dans le domaine de l’industrie, le ministre a relevé entre autres,que l’ensemble des projets structurants enregistrent des taux d’avancée intéressants avec notamment des initiatives pour accompagner le financement des PMI/PME, le développement des mécanismes de formation innovants pour accroître les capacités de transformation des structures industrielles, la dotation des femmes en équipements nécessaires, à la transformation du karité et du coton. «Dans le domaine de l’énergie, le Burkina Faso a augmenté le nombre de mégawatts, de nombreuses campagnes sur l’efficacité énergétique ont porté fruit.

Quant au volet art et culture, des actions ont été menées à l’effet de professionnaliser l’industrie culturelle et augmenter sa rentabilité», a-t-il ajouté. Présent à la revue annuelle du cadre sectoriel de dialogue transformations industrielles et artisanales, le ministre des Mines et des Carrières, Oumarou Idani, a soutenu que le secteur des mines connaît une croissance importante depuis 2017. «La production de l’or est passé de 38 tonnes en 2016, à 45,5 tonnes en 2017 puis 53 tonnes en 2018. Avec le maintien du cours de l’or, la contribution directe de son exportation au budget est de l’ordre de  266 milliards FCFA», a-t-il expliqué. Le ministre en charge des mines s’est, par ailleurs, réjoui des bonnes perspectives du secteur dans l’économie nationale en 2019.

Nadège YE