Coopération Burkina Faso-France : L’ambassadeur de France sur les réalités de Bobo-Dioulasso

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L’ambassadeur de la France au Burkina Faso, Xavier Lapeyre De Cabanes, a séjourné, du 18 au 20 février 2019 à Bobo-Dioulasso. Le diplomate français a dit être venu dans la ville de Sya afin de mieux comprendre les réalités du pays et d’envisager les actions de coopération pour un développement de la localité.

L’ambassadeur de France au Burkina Faso, Xavier Lapeyre De Cabanes a séjourné, du 18 au 20 février 2019 à Bobo-Dioulasso. Le séjour a été marqué, d’une part, par des entretiens avec les autorités régionales, et, d’autre part, par des visites des centres de recherches et des unités de production.

Le diplomate a ainsi rendu visite aux autorités civiles et militaires avec lesquelles il a échangé sur leurs différentes préoccupations. Au chapitre des entretiens, le diplomate français a rencontré le gouverneur de la région des Hauts-Bassins, le président du Conseil régional, le maire de la commune et les autorités religieuses (musulmane, catholique et protestante). « Il est très important de venir confirmer que les élites religieuses continuent d’être sur la même ligne et de dire la même chose sur la nécessité de continuer à voir le Burkina Faso en paix et où les gens se parlent », a-t-il dit, à la fin des audiences. Xavier Lapeyre De Cabanes a mis à profit son séjour pour échanger avec les Français résidant à Bobo-Dioulasso.

Au nombre de 473, ceux-ci ont exposé leurs préoccupations résumées essentiellement aux questions sécuritaires. « Ça été un moment de parler avec nos compatriotes de leurs problèmes, des questions qu’ils se posent et de leur inquiétude sur la question de la sécurité », a souligné l’ambassadeur.

Il a également rencontré les premiers responsables de la police, de la gendarmerie et de l’Ecole de gendarmerie de Bobo-Dioulasso avec laquelle la France entretient un programme de coopération qui vise à améliorer la capacité de l’école à bien former les gendarmes. Pour ce qui est des visites, l’ambassadeur s’est rendu à l’Institut de recherche en sciences de la santé (IRSS), au Laboratoire national de référence des fièvres hémorragiques virales au Centre Muraz de Bobo-Dioulasso et au Centre international de recherche développement sur l’élevage en zone subhumide (CIRDES).

Les français vivant à Bobo-Dioulasso ont soumis leurs
préoccupations à l’ambassadeur.

Pour lui, la visite de ces centres vise à faire connaitre ces instituts reconnus au niveau international mais pas connus du grand public burki-nabè. « J’ai visité les centres de recherche de très haut niveau. Et il est apparu nécessaire que les centres de recherche français continuent de collaborer avec ceux du Burkina Faso », a précisé l’ambassadeur.

Les directeurs généraux du Centre Muraz, Isidore Traoré, de l’Institut national de santé publique, Hervé Hien et de celui du CIRDES, Valentine Yapi ont tous remercié l’ambassadeur Xavier Lapeyre De Cabanes pour cette visite qui va permettre au diplomate de connaître le fonctionnement de ces différentes structures de recherche.

L’ambassadeur a mis à profit son séjour pour visiter l’université de Bobo-Dioulasso et des unités de production et a échangé avec les opérateurs économiques pour, dit-il, « connaître, leurs problèmes, leur vision et attirer plus d’hommes d’affaires français dans la région ».

Adaman DRABO

Banque africaine de développement : Des bénéficiaires de projets satisfaits

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Un groupe d’administrateurs de la Banque africaine de développement (BAD) a effectué un voyage d’étude dans les régions du Centre-Ouest et du Centre, le lundi 18 février 2019. Cette sortie a permis aux visiteurs de constater les réalisations des projets financés par la banque dans les domaines de l’eau, de l’énergie et de l’assainissement et d’échanger avec les bénéficiaires.

Dans le but d’échanger avec les bénéficiaires des projets réalisés au Burkina Faso, des administrateurs de la Banque africaine de développement (BAD) ont effectué une visite de terrain, le lundi 19 février 2019 dans quatre localités du Burkina Faso. Cette sortie considérée comme un voyage d’étude par la banque, a débuté dans le village de Sakoinsé, commune de Kokologho. La localité a bénéficié du Projet de renforcement des infrastructures électriques et d’électrification rurale (PRIELER) achevé en juin 20016.

Il a permis aux populations de 159 localités du Burkina Faso d’avoir accès à l’électricité à 10 000 F CFA le branchement. L’objectif étant de contribuer à l’accroissement de l’accès de la population à une énergie électrique de qualité et à moindre coût ainsi que l’amélioration des conditions de vie des populations.

Evariste Yaméogo, gérant d’un maquis-restaurant à Sakoinsé, est bénéficiaire du projet depuis 2016. «Depuis que j’ai l’électricité, mon chiffre d’affaires a augmenté. Maintenant je peux avoir par mois 800 000 F CFA alors qu’avant ce chiffre tournait autour de 50 000 F CFA», a confié Evariste Yaméogo.

A l’écouter, cette situation lui a permis de tripler le nombre d’employés dans son entreprise et même d’avoir en projet son agrandissement. «J’ambitionne construire une auberge et une salle de conférences et aussi ériger un château d’eau», a-t-il laissé entendre. Comme chez M. Yaméogo, le Prieler a changé les conditions de travail dans le centre de santé du même village.

Selon son premier responsable, Sayouba Sawadogo avant que le centre ne soit connecté au réseau électrique, la fréquentation était très faible. Mais depuis qu’il y a l’électricité, a-t-il révélé, nous atteignons 1 000 malades par mois contre 500 auparavant. Après Sakoinsé, la délégation a mis le cap sur le chef-lieu de la commune, Kokologho. Là, dans le cadre de son Projet d’approvisionnement en eau potable et d’assainissement en milieu rural (PAEPA 4R), la BAD a financé la réalisation d’un château d’eau et d’une borne fontaine.

Daouda Ouédraogo de la direction régionale de l’eau et de l’assainissement du Centre-Ouest a expliqué que la commune avait un château qui n’était plus adapté à cause de la forte demande. «Mais avec le nouveau, nous avons constaté une nette amélioration. Nous avons pu également effectuer 50 branchements pour des particuliers», a-t-il ajouté.

Tirer des leçons

La gérante de la borne fontaine, Fadina Tiendréogo a révélé pour sa part, que depuis la réalisation du nouveau château, la localité ne connaît plus de coupures d’eau et ses recettes ont aussi connu une croissance. Cependant, Daouda Ouédraogo a fait savoir que la forte sollicitation de la fontaine entraine une grande consommation d’électricité qui peut atteindre 800 000 F CFA le mois.

C’est pourquoi il a suggéré l’installation d’un système d’alimentation solaire pour amoindrir le coût. Dans la commune de Tanghin-Dassouri où l’équipe a fait escale avant la dernière étape à Ouagadougou, la BAD a appuyé le développement intégré de la filière karité pour l’autonomisation économique des femmes, notamment celles de l’Union Ragussi. Cette organisation est forte de plus de 1400 membres et spécialisée dans la commercialisation et la transformation de la noix de karité.

A écouter la présidente de l’Union, Mme Caroline Diallo, l’appui de la BAD a consisté en un renforcement des capacités des membres. A ses dires, la formation, dont les membres ont bénéficié, a favorisé l’amélioration de la qualité de leur produit et une meilleure organisation des femmes. «Nous produisons en moyenne dix tonnes par mois et nos produits sont exportés en Europe, aux Etats-Unis et dans la sous-région», a dit Mme Diallo. Les administrateurs de la BAD ont terminé leur tournée dans le centre de traitement et de valorisation des déchets de la ville de Ouagadougou.

L’appui de la BAD à l’Union Ragussi a permis de renforcer les capacités
des femmes transformatrices de beurre de karité.

D’un montant de 28 milliards de francs CFA sur quatre ans, le premier sous-projet d’assainissement des quartiers périphériques de Ouagadougou a permis de faciliter l’évacuation des eaux pluviales à travers la réalisation de caniveaux et l’amélioration de la gestion des déchets solides dans la ville avec la réalisation de cellules d’enfouissement. Cette année par exemple, les femmes qui travaillent sur le centre ont produit et vendu plus de 82 tonnes de compost.

«Les bénéficiaires ont été entièrement satisfaits parce que ces projets ont apporté une nette amélioration dans leur situation financière et aussi dans leur travail», a globalement apprécié le responsable pays de la BAD au Burkina Faso, Pascal Yembiliné ajoutant que cela est un signe d’encouragement. Pour lui, l’objectif du voyage était de tirer des leçons des réalisations faites afin de mieux faire à l’avenir ou répliquer l’expérience burkinabè ailleurs. En concertation avec les autorités nationales, Pascal Yembiliné a indiqué que sa banque verra, sur la base des informations collectées, comment lancer d’autres projets ou répondre aux doléances des bénéficiaires.

Joseph HARO
josephharo4@gmail.com

Formation au leadership: Deux ouvrages mis sur le marché

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L’écrivain Nazi Kaboré a officiellement présenté, le mardi 12 février 2019 à Ouagadougou, ses deux tout-derniers ouvrages « Leadership 1: Concepts et mobilisation des collaborateurs » et « Leadership 2 : Organisation motivante et management d’équipes ».

Les dirigeants d’entreprises, gestionnaires des ressources humaines, les élus locaux et nationaux, gouvernants, etc., du Burkina Faso disposent désormais d’ouvrages « scientifiques » sur le leadership dans la vie socio-professionnelle. Déjà auteur d’une série de livres sur l’efficacité personnelle et relationnelle, l’écrivain Nazi Kaboré vient en effet de publier les principes fondamentaux de ladite thématique en deux tomes. Intitulées « Leadership 1: Concepts et mobilisation des collaborateurs » et « Leadership 2: Organisation motivante et management d’équipes », les deux œuvres ont été dédicacées, le mardi 12 février 2019 à Ouagadougou.

Composé de 167 pages, le premier livre, selon M.Kaboré, traite à la fois de l’importance du leadership dans la gestion des organisations, les contraintes et les différents concepts (domaines, dimensions, types, styles), liés au leadership. Quant au second ouvrage de 127 pages, il est subdivisé en trois axes. La première partie met l’accent sur la conception et la gestion de systèmes pour un management efficace des équipes.

Le deuxième volet dévoile les mécanismes permettant de désamorcer les conflits dans les entreprises, et le cas échéant à les résoudre. « La troisième partie analyse les leviers de la motivation et passe en revue les systèmes d’organisation scientifique et motivante du travail », a expliqué M. Kaboré.

A son avis, la promotion d’un bon sens de leadership nécessite, dans un premier temps, un renforcement de la personnalité du leader, puis un apprentissage du leadership.  » Désirant reformer sa personne, il commençait par rectifier son cœur.

Les deux œuvres représentent
des outils pédagogiques pour toute formation en leadership.

Désirant rectifier son cœur, il commençait par purifier ses désirs. Désirant purifier ses désirs, il commençait par approfondir ses connaissances », a-t-il lu à la page 102 de l’ouvrage pour étayer ses propos. Représentant le directeur général de Globumi-Sarl, parrain de la cérémonie de dédicace, Martin Sawadogo a soutenu que ces deux tomes constituent des outils pédagogiques « indispensables » pour toute formation en leadership.

Pour ce faire, il a encouragé leur auteur à poursuivre dans sa démarche en vue de conduire les personnes désireuses de diriger à s’auto-former au leadership. « Leadership 1: Concepts et mobilisation des collaborateurs » et « Leadership 2: Organisation motivante et management d’équipes » sont disponibles dans les librairies Mercury, Jeunesse d’Afrique et Ecovie au prix unitaire de 5000 F CFA.

Hadofini Clotilde BICABA
(Stagiaire)

Politique pénale : Le ministère en charge de la justice se dote d’un plan d’actions

Le Programme d’appui à la politique nationale de justice (PAPNJ) et le ministère de la Justice, des Droits humains et de la Promotion civique ont organisé un atelier de validation d’un document de politique pénale, le mardi 19 février 2019 à Ouagadougou.

Le ministère de la Justice, des Droits humains et de la Promotion civique veut mieux orienter sa politique pénale. Pour ce faire, il a élaboré en 2018, un plan d’actions. La validation du document matérialisant ledit plan de politique pénale est intervenue, le mardi 19 février 2019 à Ouagadougou, lors d’un atelier co-animé par le Programme d’appui à la politique nationale de la justice (PAPNJ) et le ministère en charge de la justice.

Au cours de la rencontre, il s’est agi pour les magistrats, greffiers en chef, officiers de la police judiciaire et Gardes de sécurité pénitentiaire (GSP), de passer au crible le document de politique qui retrace les grandes orientations et vision du ministère en matière pénale. A entendre le Directeur général (DG) de la justice pénale et des sceaux, Hamadou Kantarba, cette politique permettra le renforcement de la lutte contre les atteintes aux droits des personnes par une attention particulière portée à la problématique de la lutte contre le terrorisme et la criminalité imposée.

En outre, elle conduira à l’amélioration des traitements de plaintes des auteurs de violences notamment à l’encontre des Forces de défense et de sécurité (FDS). Selon M. Kantarba, les acteurs de la chaine de pouvoirs pourront désormais prévenir la délinquance des mineurs et les infractions à l’égard des femmes et des filles en favorisant le recours aux alternatives de poursuites pour les mineurs en conflit avec la loi dans le but de favoriser leur prise de conscience.

Ledit document, a-t-il poursuivi, permettra aussi de juger, dans des délais raisonnables, les infractions plus graves commises par des récidivistes. A écouter l’inspecteur divisionnaire de la GSP, Pascal Yabré, cette politique pénale a pour vocation de réduire les longues détentions préventives et de désengorger, un tant soit peu, les prisons. Pour l’expert en développement et la réforme de la justice en Afrique, Pierre Vincke, la définition d’une politique pénale dans ce contexte d’insécurité au Burkina Faso aidera à rendre plus performante la justice aux yeux des populations.

Socle d’une justice efficace

Durant la réunion, il est ressorti que l’efficacité et la crédibilité de la justice dépendent d’une politique pénale bien définie dont les orientations permettent aux parties chargées de sa mise en œuvre de bien conduire une politique d’action publique en phase avec les principales préoccupations du moment. «Le sentiment de justice ne pourra être davantage ressenti que si le pays se dote d’une politique pénale claire qui donne des orientations sur les objectifs que poursuit l’Etat face au phénomène grandissant de la criminalité», a souligné le DG de la justice pénale et des sceaux.

Pour l’expert en développement et réforme de la justice
en Afrique, Pierre Vincke, l’organisation du service public
est la base de son fonctionnement.

Selon lui, la justice qui est au cœur de la résolution des problèmes de toute nature connaît des dysfonctionnements qui nécessitent que l’on s’y penche afin d’y remédier d’urgence au risque de susciter des sentiments de justice privée, prenant par moment des allures de vengeance pénale. Ainsi, à l’égard de l’évolution préoccupante de la criminalité dans le pays des Hommes intègres, il est plus que nécessaire de définir une politique pénale prenant en compte les spécificités institutionnelles, économiques et financières, a expliqué le DG Kantarba.

Dans l’optique d’établir des responsabilités dans la mise en œuvre de ce plan d’actions et des ressources, il a vivement recommandé aux participants à l’atelier, d’apporter leurs amendements au document soumis à validation afin de le parfaire et de le mettre en phase avec les aspirations des Burkinabè.

Hadofini Clotilde BICABA
(Stagiaire)

SOTRACO : Gare aux fraudeurs et aux agresseurs !

Le ministère des Transports de la Mobilité urbaine et de la Sécurité routière a organisé un atelier national de validation du projet d’arrêté conjoint portant règlement des voyageurs de la Société de transport en commun (SOTRACO), le vendredi 15 février 2019 à Koudougou.

L’exploitation des bus de la Société de transport en commun (SOTRACO) n’est pas sans difficulté. Il s’agit principalement des fraudeurs qui empruntent le bus sans acheter le ticket et souvent des agressions verbales et physiques sont exercées sur le personnel d’exploitation.

Face à la situation, les responsables de la SOTRACO, les forces de défense et de sécurité étaient sans réaction véritable par manque de texte règlementaire. En vue de combler ce vide juridique, le ministère des Transports, de la Mobilité urbaine et de la Sécurité routière a estimé nécessaire de prendre un arrêté conjoint portant règlement des voyageurs de la SOTRACO.

Avec cet arrêté, l’exploitation des bus SOTRACO est désormais règlementée par un texte juridique qui permet non seulement aux responsables de la société d’agir, et mieux, à la police ou à la gendarmerie de sévir en cas de fraude d’un voyageur ou d’agression sur le personnel. Pour y parvenir, le département des Transports a convié les différents acteurs à un atelier de validation desdits textes, le vendredi 15 février 2019 à Koudougou.

Les participants venus des collectivités et issus des forces de défense et de sécurité, des organisations socioprofessionnelles des transporteurs, du personnel de la SOTRACO et des représentants des ministères signataires de l’arrêté conjoint ont bénéficié de trois communications. Ces exposés ont porté sur une présentation de la SOTRACO,  des actions de la mobilité urbaine en 2019 et une synthèse du projet d’arrêté conjoint portant règlement des voyageurs de la SOTRACO.

L’arrêté conjoint, plus qu’une nécessité

Désormais, les voyageurs de la SOTRACO doivent montrer patte blanche avant d’emprunter le bus.

Selon le Directeur général (DG) de la société Pascal Tenkodogo, l’adoption de cet arrêté conjoint était plus qu’une nécessité. Pour lui, le fait que des personnes empruntent le bus sans acheter le ticket constituait un handicap pour la société déjà que la valeur réelle du ticket représentait le 1/3 de son prix.

Quant au DG des transports terrestres et maritimes, Mamadou Boukouma, l’adoption de ce texte est très importante pour la police de transport en milieu urbain. De son avis, la police ou la gendarmerie n’acceptait pas intervenir parce que la SOTRACO n’était pas encadrée par une base juridique permettant une répression de ces types de comportements. M. Boukouma a insisté que l’adoption de l’arrêté conjoint permettra de mieux faire régner la discipline au sein des usagers.

C’est le 24 juillet 2003 que grâce aux efforts conjugués de l’Etat burkinabé, de la Commune de Ouagadougou et d’opérateurs privés, la SOTRACO a démarré ses activités dans un premier temps à Ouagadougou. Le 14 juin et le 20 septembre 2018, la société a étendu respectivement ses activités aux villes de Bobo-Dioulasso et de Koudougou.

François KABORE

Prévention des crises multiformes: L’Autorité du Liptako-Gourma en quête de stratégies

L’Autorité de développement intégré du Liptako-Gourma (ALG), en collaboration avec l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) et le système des Nations unies, a organisé un atelier technique sous-régional de restitution de l’étude sur l’analyse des risques, des vulnérabilités et des actifs de résilience et de priorisation des interventions dans la zone transfrontalière du Liptako-Gourma, le lundi 18 février 2019
à Ouagadougou.

Les acteurs et partenaires de l’Autorité de développement intégré du Liptako -Gourma (ALG) entendent promouvoir le développement de la coopération transfrontalière pour asseoir la paix et la sécurité. C’est pourquoi, ils sont réunis à Ouagadougou du 18 au 20 février 2019 pour un atelier de restitution de l’étude sur l’analyse des risques, des vulnérabilités et des actifs de résilience.

Selon le représentant du coordinateur-résident du système des Nations unies au Burkina Faso, Abdoulaye Sawadogo, cette session est salutaire, car les incidents sécuritaires dans les trois pays du Liptako-Gourma (Burkina Faso, Mali et Niger) et plus particulièrement dans les zones frontalières ont des conséquences néfastes sur la vie des populations.

«Les zones les plus affectées par cette situation sont aussi parmi les plus fragiles et cela ne fait qu’exacerber les vulnérabilités déjà préexistantes», s’est-il indigné. Il a rappelé que le Burkina Faso qui n’est pas en reste, traverse une crise sans précédent dans son histoire avec des besoins humanitaires en pleine augmentation depuis plusieurs mois.

Les participants vont faire des recommandations pour la stabilité
dans les régions du Liptako-Gourma.

«De 47 000 personnes déplacées internes en décembre 2018, l’on en compte 101 000 actuellement», a déclaré M. Sawadogo. Pour le représentant du ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, Robert Sidiki Toé, la région du Liptako-Gourma, jadis havre de paix, fait face à de nombreux défis sécuritaires à tel point qu’il est l’épicentre de la crise sécuritaire dans la bande sahélo-saharienne.

Et d’ajouter que l’insécurité dans cet espace engendre d’autres préoccupations tel l’effritement de la cohésion et du tissu social. «Pour y remédier, l’ALG doit jouer le rôle d’observatoire transfrontalier qui lui permettra d’alerter les Etats-membres sur toutes les situations susceptibles de troubler la région, afin qu’ils élaborent des stratégies adaptées», a-t-il souligné.

Le secrétaire exécutif de l’ALG, Saidou Oua a, pour sa part, indiqué qu’il convient de réfléchir à une forme de gouvernance à la hauteur des enjeux en vue de trouver des solutions idoines. Il a souligné que l’ALG est disponible pour œuvrer aux côtés de tous les partenaires afin d’intensifier la coopération. Car, de son avis, l’agrégation des forces et des potentialités est essentielle pour asseoir un triptyque «paix-sécurité et développement».

Mariam SOMDA

Projet Fonds enfants et jeunes : 70 000 enfants parrainés de 2005 à 2018

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Le projet Fonds enfants et jeunes, en collaboration avec le ministère de la Femme, de la Solidarité nationale, de la Famille et de l’Action humanitaire, a organisé, du jeudi 14 au vendredi 15 février 2019 à Ouagadougou, un atelier de planification opérationnelle de la sixième phase dudit projet.

Le projet Fonds enfants et jeunes, en collaboration avec le ministère de la Femme, de la Solidarité nationale, de la Famille et de l’Action humanitaire, a organisé, du jeudi 14 au vendredi 15 février 2019 à Ouagadougou, un atelier de planification opérationnelle de la sixième phase dudit projet.
Le projet Fonds enfants et jeunes va bientôt entamer la sixième phase de sa mise en œuvre au Burkina Faso. En vue d’une planification opérationnelle de cette phase prévue pour durer trois ans (2019-2021), les acteurs se sont retrouvés les 14 et 15 février 2019 à Ouagadougou. L’objectif principal de cette rencontre, selon le coordonnateur du projet, Hamidou Séone, est d’identifier les activités qui seront menées au cours de la première année de cette phase qui constitue la dernière étape du projet.

A écouter M. Séone, ces activités vont s’articuler autour de quatre axes principaux, à savoir les mesures de communication aux niveaux national et local pour améliorer la visibilité des actions financées par le projet, la réalisation et l’équipement d’infrastructures sociales pour enfants et jeunes, les appuis directs aux groupes cibles et la réalisation des mesures d’accompagnement des projets de l’axe 2 et 3 de communication aux niveaux national et local.

Par ailleurs, cet atelier a servi de cadre aux acteurs pour harmoniser leur compréhension des indicateurs et définir les données à collecter ainsi que la périodicité de collecte pour renseigner les indicateurs. Il a également été l’occasion pour les participants de faire un bref bilan des phases précédentes. Selon les dires du coordonnateur, Fonds enfants et jeunes a agi au cours des cinq premières phases à travers des projets structurants qui ont concerné les jeunes et les enfants.

Il a noté que le projet a octroyé 8 000 bourses à des enfants vulnérables. En outre, M. Séone a souligné que grâce aux cantines scolaires mises en place par sa structure dans certains établissements du pays, 70 000 enfants ont pu être maintenus à l’école. «Pour lutter contre la traite des enfants, il est important de travailler à maintenir les enfants à l’école. Et l’octroi des cantines scolaires est un moyen efficace pour le faire», a-t-il déclaré. Concernant les enfants qui ne sont plus dans le système éducatif, M. Séone a fait savoir que le projet a alloué des bourses de formation professionnelle à 400 jeunes qui sont aujourd’hui insérés dans l’économie de marché.

De nouvelles orientations

Tout en appréciant positivement ces actions, il a indiqué que de nouvelles orientations ont été identifiées pour plus de résultats au cours de la dernière phase du projet. Il s’agit, pour lui, du recentrage des activités du projet au profit des enfants et des jeunes ainsi qu’à leurs familles et du soutien aux initiatives de formation professionnelle des jeunes dans des filières porteuses.

Le coordonnateur a, par ailleurs, invité l’ensemble des acteurs à une plus grande implication, condition sine qua non à un succès de la mise en œuvre de la présente phase. Dans le même ordre d’idées, la ministre de la Femme, de la Solidarité nationale, de la Famille et de l’Action humanitaire, Hélène Marie Laurence Ilboudo/Marchal, a exhorté les participants à impulser une nouvelle dynamique aux activités du projet afin de permettre à cette nouvelle phase d’atteindre ses objectifs. Au-delà du projet, c’est un engagement personnel de chaque acteur qu’elle a demandé.

Le coordonnateur du projet Fonds enfants et jeunes, Hamidou Séone: «Après cinq phases, le projet a produit des résultats importants».

«Je voudrais que chacun de vous s’implique personnellement dans le combat pour la protection des enfants, seul gage pour assurer la préservation de leurs droits élémentaires», a-t-elle souhaité. Elle a, en outre, traduit sa reconnaissance à la Coopération allemande, principal bailleur de fonds du projet pour ses soutiens multiformes aux actions de promotion des droits des enfants et des jeunes. Une reconnaissance qui a fait chaud au cœur du chargé d’affaires de l’ambassade de la République fédérale d’Allemagne au Burkina Faso, Nils Wortman, qui a, à son tour, salué l’engagement du « pays des Hommes intègres » dans la promotion des droits des couches vulnérables.

Il a justifié l’appui de son pays à ce projet par le fait que les droits de l’homme sont un pilier important de la politique allemande de développement. «Notre coopération est sensible à la protection des droits de l’enfant et voudrait à travers ce projet apporter sa contribution à la lutte engagée par le gouvernement et ses partenaires contre la traite et les pires formes de travail des enfants», a-t-il soutenu avant de réaffirmer l’engagement de sa structure à soutenir tout projet dans le domaine. Le budget alloué par la coopération allemande à la sixième phase du projet est d’environ 3,9 milliards F CFA.

Nadège YAMEOGO

Le président du Faso en visite de travail en République fédérale d’Allemagne.

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 (Ouagadougou, 19 février 2019). Le président du Faso Roch Marc Christian Kaboré effectue, les 20 et 21 février 2019, une visite d’amitié et de travail en République fédérale d’Allemagne.

Au cours de son séjour en terre allemande, le chef de l’État évoquera avec ses hôtes, en l’occurrence le président fédéral Franck-Walter Steinmeier et la Chancelière Angela Merkel, la coopération entre le Burkina Faso et l’Allemagne. Il sera ainsi question des défis communs de développement et de sécurité.

En rappel, le président du Faso est le président en exercice du G5 Sahel. L’Allemagne joue un rôle central au sein de l’Alliance Sahel, qui a fait une annonce de 1,3 milliards d’euros dans le cadre du financement du Programme d’investissement prioritaire (PIP). Au sein du G20, l’Allemagne est à l’origine de la mise en place du Compact With Africa, un mécanisme de promotion des investissements privés en Afrique.

Cette visite en Allemagne est la deuxième du genre du président Roch Marc Christian Kaboré, qui aura un déjeuner de travail en tête-à-tête avec la chancelière Angela Merkel.

 

Direction de la communication de la présidence du Faso

 

50 ans du FESPACO: le ministre de la culture s’exprime sur l’importance du festival

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