Séjour du Camarade Président du Faso dans la région de Yaadga : Rencontre avec les Forces vives : entre préoccupations, espoir et engagement pour bâtir une Nation souveraine et prospère

Dans la cité de Naba Kango, le Président du Faso, Chef de l’État, le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ, a rencontré le jeudi 16 juillet 2026, à Ouahigouya, les Forces vives de la région du Yaadga. Entre doléances sociales, aspirations économiques et discours de vérité, cette rencontre a révélé à la fois les attentes pressantes de la région et la vision souverainiste du leader de la Révolution Progressiste Populaire.
Le Baloum Naaba de Ouahigouya a ouvert la tribune en souhaitant la bienvenue au Chef de l’État, formulant des vœux ardents de paix et de réussite. Les interventions ont mis en lumière les préoccupations des aînés, des personnes vulnérables et des déplacés internes.
Abdoulaye OUÉDRAOGO, au nom des personnes âgées, a plaidé pour la création d’un centre de soins et d’une clinique gériatrique régionale.
Ali GINDO a demandé un appui structurel pour l’équipement du centre de promotion des personnes handicapées, afin de renforcer leur autonomie économique. Quant à Yacouba MAÏGA, représentant des déplacés internes, il a livré un témoignage poignant de résilience, réaffirmant leur volonté de demeurer actrices du développement malgré l’exil forcé.
L’essor économique par l’artisanat et la terre
Les Forces vives ont également insisté sur l’importance de l’autosuffisance et de la valorisation des compétences locales. Kadiatou SAWADOGO/SANKARA, porte-parole des femmes, a exprimé sa gratitude pour l’adduction d’eau potable et l’aménagement du périmètre maraîcher, tout en sollicitant des financements et des formations pour booster la production.
Les Forces vives du Yaadga ont exprimé des doléances autour de la sécurité, du désenclavement, des infrastructures socioéconomiques
Les Forces vives du Yaadga ont exprimé des doléances autour de la sécurité, du désenclavement, des infrastructures socioéconomiques
Adamou OUÉDRAOGO a proposé l’institution d’une Journée nationale de l’artisan et la création de zones d’activités dédiées. Joël OUÉDRAOGO, représentant du secteur agricole, a souligné la nécessité de moderniser la production et de sécuriser les ressources hydriques, afin de garantir la souveraineté alimentaire.
Au-delà des préoccupations, les Forces vives de la région du Yaadga ont reconnu les efforts engagés pour la construction du Burkina Faso
Au-delà des préoccupations, les Forces vives de la région du Yaadga ont reconnu les efforts engagés pour la construction du Burkina Faso
Désenclavement, savoir et veille citoyenne
Les infrastructures et la sécurité ont été au cœur des préoccupations. Ousséni OUÉDRAOGO, de l’Association des Ressortissants du Yatenga, a insisté sur le bitumage des axes stratégiques comme la RN2 et la voie Tougan-Ouahigouya. La jeunesse scolaire et universitaire a réclamé la modernisation technologique de ses établissements et leur sécurisation, en promettant en retour un engagement civique sans faille.
Le porte-parole de la veille citoyenne a réaffirmé son soutien à la Révolution Progressiste Populaire et salué le courage des Forces combattantes, garantes de la survie du Yaadga.
Vérité crue et appel du Capitaine à la souveraineté.
Dans son adresse, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ a choisi de parler « sans langue de bois ni gants », fidèle à la réputation du Yatenga. Dressant un état des lieux sans concession, il a rappelé : « En un claquement de doigts, je ne peux pas tout résoudre. Mais nous faisons les efforts que nous pouvons; nous nous sacrifions ».
Il a appelé à une décolonisation des esprits et dénoncé le « syndrome de Stockholm » qui paralyse encore trop de consciences africaines. Sur le plan infrastructurel, Le Président du Faso a promis une nouvelle approche : « Vos machines seront là; tout sera à votre disposition. Vous réalisez les routes comme vous voulez, et l’État accompagne ».
Enfin, il a dévoilé les dessous de la guerre économique et du cynisme médiatique ourdie contre le Burkina Faso, à cause de nos richesses.
Une rencontre porteuse d’espérance et de lucidité
Entre les doléances des forces vives et le discours tranchant du Président, Ouahigouya a vibré d’un souffle nouveau. La région du Yaadga a exprimé son cri de cœur, mais aussi son espoir de rester debout, uni et souverain, aux côtés du Capitaine Ibrahim TRAORÉ, pour bâtir un avenir digne et résilient.
Direction de la communication de la Présidence du Faso

Séjour du Camarade Président du Faso dans la région de Yaadga : Le Chef Suprême des Armées aux Forces combattantes : « votre devoir est d’affronter la menace ! »

Le Président du Faso, Chef de l’État, Chef suprême des Forces armées nationales, le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ, s’est entretenu le jeudi 16 juillet, avec les représentants des Forces de Défense, des Forces de Sécurité Intérieure et des Volontaires pour la Défense de la Patrie de la région de Yaadga.
Les Forces de Défense et de Sécurité ainsi que les Volontaires pour la Défense de la Patrie mobilisées à l’occasion ont réaffirmé leur détermination à défendre le Burkina Faso
Les Forces de Défense et de Sécurité ainsi que les Volontaires pour la Défense de la Patrie mobilisées à l’occasion ont réaffirmé leur détermination à défendre le Burkina Faso
Dans son message, le Chef de l’État a encouragé et félicité les Forces combattantes engagées dans la mission de reconquête du territoire dans la région. « Votre devoir est d’affronter la menace », souligne le Chef Suprême des Forces Armées nationales tout en insistant sur l’engagement au service de la défense de la Patrie et de la sécurisation de la population.

Pour une meilleure compréhension des attaques des forces impérialistes contre notre pays, le Président du Faso invite la hiérarchie militaire à toujours expliquer les raisons de ces attaques aux plus jeunes. A cet effet, il évoque les effets pervers de la politique et le rôle de l’impérialisme guidé par la prédation des ressources naturelles. « Nous ne sommes pas pauvres, seulement nous sommes ignorants de ce qui se trouve sur notre sol et dans notre environnement », indique le Chef de l’État. C’est pour cela, explique-t-il, que l’impérialisme cherche à nous maintenir dans une situation de guerre permanente.
Aussi, le Président du Faso invite les différentes forces à combattre et à rester concentrées. « On doit se battre, (…) il faut lancer le moteur de la machine de la guerre » ordonne le Chef Suprême des Forces Armées nationales.
Cette guerre est multidimensionnelle, elle est économique, communicationnelle et diplomatique. Le Chef de l’État appelle donc les différentes entités des Forces Armées « à faire bloc » entre elles car « notre modèle est un danger » pour l’impérialisme et ses valets locaux.
Face aux forces combattantes, le Président du Faso est revenu sur les efforts consentis grâce au soutien du vaillant Peuple burkinabè pour l’équipement et le renforcement des capacités opérationnelles des Forces armées nationales. « Nous continuerons d’avancer (…) et d’ici là, vous allez marcher avec fierté », conclut le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ.
Direction de la communication de la Présidence du Faso

Lutte contre la désinformation et les fake news: le ministère de la Communication outille des journalistes à Dédougou

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Le Ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme , à travers sa Direction générale de la communication et des médias (DGCM), a organisé une session d’appropriation des outils de communication par les acteurs des médias pour la lutte contre la désinformation et les fake news au profit des journalistes et autres créateurs de contenus des régions de Bankui et du Sourou. L’ouverture de la session est intervenue, le mardi 14 juillet 2026, à Dédougou sous la présidence du conseiller technique du ministre, Batouré Lamizana.

Face au phénomène de la désinformation et des fake news qui a la peau dure, le ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme a opté d’user de la stratégie d’outillage des acteurs des médias, des activistes et autres créateurs de contenus pour lutter contre le fléau. L’ouverture de la session d’appropriation des outils de communication par les acteurs médiatiques des régions de Bankui et du Sourou, le mardi 14 juillet 2026, à Dédougou, s’inscrit dans cette vision.

Troisième du genre après les sessions de Bobo-Dioulasso et de Tenkodogo, la présente activité a réuni une cinquantaine d’acteurs venus des six provinces des régions de Bankui et de du Sourou. La formation s’est articulée autour de trois modules de formation en lien avec la désinformation et les fake news ; de nos jours amplifiés par la vulgarisation des technologies de l’information et de la communication et surtout par l’intelligence artificielle. Selon la directrice du développement des médias, Christine Bationo, la tenue de cette formation répond à la satisfaction d’une doléance soumise au ministre chargé de la Communication, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, par les acteurs locaux des médias lors de sa dernière visite à Dédougou courant juin dernier.

Durant quatre jours, les journalistes se sont familiarisés avec les outils de communication, notamment l’intelligence artificielle pour en faire bon usage et s’en servir pour vérifier des sources d’informations, des contenus médiatiques et numériques, a-t-elle expliqué. De l’avis de Batouré Lamizana, représentant le ministre chargé de la Communication, il est attendu des participants, un traitement responsable de l’information suivant les codes d’éthique et de déontologie de la profession. Elle a rappelé que l’organisation de cette activité confirme la volonté constante du gouvernement d’accompagner les professionnels des médias afin qu’ils puissent disposer des compétences et des outils nécessaires pour faire face aux mutations profondes de l’environnement informationnel en lien avec les technologies et les plateformes numériques, les réseaux sociaux et les applications de messageries.

Outre cela, ce renforcement des capacités exprime la dynamique gouvernementale de faire du dialogue avec les professionnels des médias, un outil de gouvernance, a-t-elle confié. Mme Lamizana a salué la mobilisation des professionnels des médias pour lesquels cette formation est la bienvenue. Au-delà de la reconnaissance à l’autorité pour avoir accédé à leur requête, Bienvenu Dembélé du média en ligne Timbanews.net et ses camarades se réjouissent que cette activité va permettre d’appréhender et d’utiliser les nouveaux outils de la communication pour exercer professionnellement le métier.

Yacouba BELEM

Image de la cité

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A l’heure des nouvelles règles sécuritaires pour garantir une meilleure circulation sur les routes au Burkina Faso, le transport mixte comme l’illustre cette photographie devrait être proscrit.

Flash

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A l’approche de chaque rentrée scolaire, l’inquiétude gagne de nombreux parents confrontés à la hausse, parfois imprévisible, des frais de scolarité dans certains établissements privés. Pour remédier à cette situation, le gouvernement a décidé d’encadrer les frais de scolarité des établissements préscolaires, post-primaires et secondaires privés. Cette décision, qui mérite d’être saluée, traduit une volonté affirmée de protéger les ménages contre les augmentations excessives, tout en instaurant davantage d’équité, de transparence et de prévisibilité dans le secteur de l’enseignement privé.

Au-delà de son impact économique, cette mesure redonne espoir à des milliers de familles qui souhaitent offrir une éducation de qualité à leurs enfants sans mettre en péril leur équilibre financier. Il appartient désormais aux autorités compétentes et aux responsables d’établissements d’en assurer une application rigoureuse afin que cette réforme produise pleinement les effets attendus au bénéfice de tous.

Lydia Esther BILLA (Stagiaire)

Cinq ans d’impact de Endeavour Mining : 3 200 milliards F CFA injectés dans l’économie nationale

Endeavour Mining a présenté son impact sur le développement socioéconomique du Burkina Faso, résumé dans son rapport ESG (gouvernance sociale et environnementale) 2021-2025. Au cours de ces cinq dernières années, à travers ses deux mines, Houndé et Mana, le Groupe a injecté 3 200 milliards F CFA dans l’économie burkinabè.

«Produire avec responsabilité, contribuer avec exemplarité », « extraire de la valeur de la terre et en créer durablement pour les communautés et le pays d’implantation ». Fidèle à ces engagements d’entreprise citoyenne, orientée vers une performance sociale et environnementale, le Groupe Endeavour Mining, à travers ses mines de Houndé et de Mana, a transformé ces principes en résultats tangibles au Burkina Faso. Son impact sur le développement socioéconomique du pays des Hommes intègres, contenu dans son rapport ESG (gouvernance sociale et environnementale) 2021-2025, a été rendu public par les premiers responsables de la société, le lundi 29 juin 2026, à Ouagadougou, en présence des autorités nationales, des représentants de la société civile, des partenaires au développement et des médias.

Chiffres à l’appui, le Directeur Pays de Endeavour Mining, Souleymane Boly, a étayé la contribution des mines de Houndé et de Mana au budget de l’Etat, à la création d’emplois, à l’entrepreneuriat local, à la protection de l’environnement, aux secteurs sociaux de base comme l’éducation, la santé, l’assainissement. D’une manière globale, la contribution de Endeavour Mining à l’économie burkinabè sur la période 2022-2025 s’élève à 3 200 milliards F CFA. En 2025, son impact économique se chiffre à 620 milliards F CFA, dont 210 milliards F CFA au Trésor public sous forme de taxes, impôts, redevances, dividendes et autres paiements, 365 milliards d’achats, dont 93 % effectués auprès d’entreprises installées au Burkina. En termes de création d’emplois, le Groupe totalisait en 2025 2 151 employés dont 97 % sont des Burkinabè.

Ce personnel a absorbé sur les cinq ans 233 milliards FCFA de salaires et avantages sociaux, qui participent à la consommation locale. Dans le domaine de la santé, la société minière a investi 184 millions F CFA dans la lutte contre le paludisme, et 947 millions F CFA dans 24 initiatives ayant bénéficié à plus de 21 858 personnes. On peut citer, entre autres, six centres de santé financés, améliorant l’accès aux soins pour plus de 5 523 personnes, quatre salles d’hôpital construites au service de 4 500 personnes, et six initiatives de santé maternelle au profit de 2 250 femmes.

1 063 milliards F CFA investis dans l’entrepreneuriat local

Les Caravanes de Santé annuelles d’Endeavour ont permis de réaliser 976 consultations ophtalmologiques gratuites, 64 chirurgies de la cataracte, faire prendre en charge par des spécialistes 2 736 mères et enfants, distribuer 105 paires de lunettes de vue, former 53 agents de santé locaux. Attachée à la formation des leaders de demain, le Groupe a investi plus de 390 millions FCFA dans l’éducation et la formation professionnelle, à travers plus de 20 initiatives qui ont directement bénéficié à plus de 26 000 enfants et jeunes adultes.

Plus de 16 000 élèves ont été dotés de fournitures scolaires d’une valeur de 35 millions de F CFA, 420 personnes ont bénéficié d’une formation professionnelle, 5 800 élèves ont eu droit à un soutien éducatif et à de bourses d’un montant de plus de 270 millions F CFA, 931 enfants ont été récompensés dans le cadre du programme pépites d’or, des bourses complètes couvrant scolarité et frais de vie ont été offertes à 24 étudiants pour le compte du programme élite de demain. En ce qui concerne l’amélioration des conditions de vie des communautés, Endeavour a réhabilité les routes de Wona, Somona, Safané, Yona, Sio et Kietou à hauteur 335 millions F CFA avec 23 000 bénéficiaires, investi 431 millions F CFA dans 17 initiatives ayant bénéficié à plus de 23 000 bénéficiaires.

Dans le soutien à l’entrepreneuriat local, de l’agriculture au maraîchage, en passant par les chaînes d’approvisionnement locales, le Groupe Endeavour a soutenu plus de 50 initiatives génératrices de revenus au Burkina Faso pour un investissement de 1 063 milliards F CFA. Ce qui a permis d’ouvrir des perspectives économiques à plus de 7 100 personnes, plus particulièrement les femmes et les jeunes. En entreprise écocitoyenne, la protection de l’environnement constitue un axe central de la gouvernance de la mine, avec des priorités centrées sur la lutte contre le changement climatique, la préservation de la biodiversité, la gestion responsable de l’eau et la lutte contre la pollution plastique. A ce niveau, on note comme résultats plus de 85 000 arbres plantés, 137 hectares de terres protégées, plus de 1,3 million de bouteilles d’eau à usage unique éliminées, soit 14 300 kg de plastique économisés, représentant 99% de réduction.

Un exercice de redevabilité et de transparence à perpétuer

Pour le Directeur de cabinet du ministre chargé des Mines, Salif Boussim, les résultats du rapport d’impact montrent qu’il est possible de concilier performance économique, responsabilité sociale, création de valeurs partagées.

Pour le Directeur Pays de Endeavour Mining, Souleymane Boly, au-delà des chiffres, la véritable satisfaction réside dans ces vies qui changent positivement grâce aux investissements de la société. « Derrière ces résultats se trouvent des hommes et des femmes, des élèves qui poursuivent leurs études grâce à une bourse, des producteurs agricoles qui améliorent leurs revenus et leur productivité, des entrepreneurs qui développent des activités, des centres de santé renforcés, des jeunes qui accèdent à une formation et des communautés qui voient leur contribution à l’économie. C’est cette valeur humaine que nous avons souhaité mettre en détail dans ce rapport », a-t-il souligné. En parfaite cohérence avec les réformes engagées par les autorités burkinabè, l’ambition de Endeavour Mining est de contribuer à bâtir un secteur minier responsable, créateur d’emplois, de compétences et d’opportunités pour les entreprises burkinabè.

« Car, que nous sommes convaincus que notre réussite ne peut pas être dissociée de celle du Burkina Faso ni de celle des communautés qui nous accueillent », a été on ne peut plus clair M. Boly. Le Directeur de cabinet du ministre chargé des Mines, Salif Boussim, a salué l’initiative de cet exercice de redevabilité et de transparence portée par Endeavour. Pour lui, les résultats du rapport d’impact illustrent qu’il est bien possible de concilier performance économique, responsabilité sociale, création de valeurs partagées. Il a invité les autres sociétés minières à suivre l’exemple de Endeavour, tout en rappelant la volonté du gouvernement burkinabè de renforcer davantage le contenu local, de bâtir un secteur minier moderne, responsable, compétitive et pleinement alignée sur les priorités nationales de développement.

Mahamadi SEBOGO

Windmad76@gmail.com

Liberté !

Le chemin de la liberté est un sentier parsemé de ronces

Entre les pieds nus du guerrier qui s’échine sous les chaines

Des éclats de verres jouaient les sangsues d’une cause perdue

Chaque pas du forcené laisse l’empreinte indélébile d’un idéal

La liberté ne se donne pas ; personne n’en vend en pièces détachées

La liberté ne s’achète pas ; seules ses chaines en série sont fabriquées

Nous naissons libres dans des bras de fer d’une humanité en cage dorée

Nous vivons comme le vent, notre destinée est la lie dissoute d’une cuve

 

Qui avait dit que nous naissions libres et égaux en droit et en dignité ?

Pourquoi y en a-t-il qui tendent la main, perclus sur des gisements inouïs ?

Pourquoi tous ces rapaces sur nos têtes à couper pour des pépites de terres rares ?

A quoi servent nos vies quand elles ne valent pas un carat ou un baril de péril ?

Jusqu’à quand vont-ils continuer à nous marcher sur les pieds sans remords ?

Jusqu’à quand, vont-ils se complaire à nous asservir pour se faire servir ?

Quand l’Afrique va-telle sortir de sa torpeur de sempiternel pusillanimes ronfleur ?

 

Quand va-t-elle enfin se libérer des chaines de l’indépendance pour crier “LIBERTE !”?

Contre vents et marées, les Etats de l’AES ont donné le ton de la marche glorieuse

Mais cette lutte ne se mènera et ne se gagnera pas avec un biberon en bandoulière

Parce que la liberté s’arrache à mains nues au prix de l’éternel sacrifice suprême !

Parce que notre liberté retentit plus qu’une royale cacophonie de basse-cour aphone !

Clément ZONGO

clmentzongo@yahoo.fr

Une vision futuriste décomplexée

En décidant de porter sur les fonts baptismaux un institut supérieur de technologie et d’y affecter dès cette année nos élèves les plus brillants, le gouvernement burkinabè sous la houlette du capitaine, Ibrahim Traoré vise non seulement à accélérer le développement scientifique et technologique du pays, mais surtout de transformer notre intelligentsia en une élite révolutionnaire dont les intérêts avec ceux du peuple. Une superstructure idéologique et culturelle au service d’une technopole burkinabè productive fondée sur la science et le développement des hautes technologies, à l’instar de la Silicone Valley de la côte ouest-américaine.

Si, nous voulons adapter le Burkina Faso, pays agricole aux exigences du monde technique moderne, il nous faut ces institutions techniques qui garantissent la vie d’une nation moderne. Institut de physique et de chimie nucléaire, institut d’électronique, institut de chimie appliquée à l’industrie et à l’agriculture, institut de biochimie et agronomie tropicale… autant de pôles d’excellence seuls à même de permettre l’émergence du pays grâce et par des burkinabè techniquement compétents et politiquement conscients.

Une œuvre que le grand capital national aurait dû initier depuis belle lurette, mais face à laquelle, elle s’est dérobée à l’injonction du centre impérialiste se contentant de son rôle d’importateur-exportateur (vente de ciment, de riz et diverses marchandises) et de prêteurs sur gages à travers des banques axées essentiellement sur des prêts à des taux exorbitants.

Nous sommes de ce fait à des années lumière des pays développés où des élèves du secondaire fabriquent eux-mêmes leurs téléphones portables (Chine et Asie en général) pendant que leurs parents assurent leur autosuffisance alimentaire en entretenant des rizières au bas de leurs immeubles. L’Afrique étant le centre énergétique du monde, cette initiative disions-nous va hâter la transformation de nos matières premières et créer subséquemment de l’emploi, mais aussi de priver le centre impérialiste de l’exploitation prédatrice de celles-ci.

La science pénètre tous les aspects de la vie actuelle, et seules les nations armées de « connaissances jusqu’au dents » tireront leur épingle du jeu. Derrière cet « acte banal » de création d’un institut de technologie se cache donc un enjeu capital à savoir, l’émancipation pleine et entière, l’indépendance nationale véritable. Il faudrait aller plus loin, en mutualisant les efforts au sein de l’AES pour se donner plus de force dans cette quête rédemptrice.

L’an II de la Confédération étant basé sur la consolidation des acquis à travers des politiques plus intégrées dans tous les domaines suscite d’ores et déjà des motifs d’espoir. Attaquons nous, donc aux vieilles habitudes coloniales et aux clichés sur l’Occident « d’abondance » en entreprenant hic et nunc, la lutte immédiate, énergétique pour accéder à cette indépendance.

A la coalition impérialiste, opposons donc notre coalition en inculquant à notre jeunesse le savoir et le sentiment de fierté nationale chez nous en relation avec les partenaires dénués de tous aprioris négatifs. Devenir maîtres des évènements chez nous, c’est cela le développement clés en tête cher au professeur Joseph-Ki- Zerbo. De l’en-soi au pour- soi, il n’y a que la vision, la volonté et la détermination.

Boubakar SY

Café littéraire: les énarques découvrent quatre œuvres

L’Ecole nationale d’administration et de magistrature (ENAM) a organisé la VIe édition du café littéraire de l’Enarque, mercredi 15 juillet 2026 à Ouagadougou

L’Ecole nationale d’ad-ministration et de magistrature (ENAM) fait de la lecture, un pilier de la formation de ses auditeurs. Dans cette dynamique, elle a organisé la VIe édition du café littéraire de l’énarque, le mercredi 15 juillet 2026 à Ouagadougou. Cette activité a été marquée par la présence de l’ancien maire de Ouaga- dougou, Simon Compaoré, invité d’honneur. Quatre ouvrages ont été présentés aux participants. Il s’agit de « Les qualités du leadership de l’officier », du colonel à la retraite Seydou Toussaint Prospère Sanou, de « Monsieur le Maire », un essai biographique consacré au parcours de Simon Compaoré, de « Osez diriger en tant que femme africaine », de Mavalow Christelle Kalhoule. Le dernier ouvrage porte sur la gestion des équipements et des services publics.

Selon le conseiller en archivistique de l’ENAM, Sia Tia, cette initiative, lancée en 2023, vise à susciter le goût de la lecture chez les auditeurs et leur offrir un cadre d’échanges sur des ouvrages à forte portée intellectuelle et sociale. Faire de la lecture un levier de formation Il a également indiqué que la volonté de l’ENAM est de pérenniser cette activité qui constitue désormais un rendez-vous culturel au sein de l’école. Sia Tia a précisé que le choix des œuvres du café littéraire ne répond pas à une thématique imposée mais, il est plutôt guidé par l’actualité et la capacité à susciter la réflexion chez les énarques.

Les échanges ont permis de questionner les qualités qui fondent un véritable leader. Ils ont également porté sur les valeurs essentielles à l’exercice de fonctions publiques, notamment l’intégrité, la discipline, le sens de la responsabilité et l’exemplarité. Les participants ont aussi abordé le leadership féminin, la gestion des équipements et services publics, ainsi que le rôle des hommes publics dans l’éducation des enfants et la transmission des valeurs aux générations futures. Pour le représentant des énarques, Issa Djigemdé, cette rencontre a été une occasion de découvrir une autre dimension de la littérature.

Selon lui, les œuvres présentées sont « originales et authen-tiques », offrant une nouvelle manière d’appréhender le livre. « L’ouvrage « Monsieur le Maire » a particulièrement retenu l’attention des auditeurs. Il retrace notamment la manière dont les valeurs éducatives reçues par Simon Compaoré, auprès de son père pasteur, ont influencé son parcours et sa manière d’assumer ses responsabilités publiques » a-t-il ajouté.

Abdoulaye BALBONE

Lydia Esther BILLA (Stagiaire)