Une meilleure offre éducative

L’arrêté signé le 10 juillet 2026 par le ministre de l’Enseignement de Base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales, Jacques Sosthène Dingara, portant réglementation des frais de scolarité dans les établissements privés d’éducation préscolaire et d’enseignement primaire, s’inscrit dans une dynamique de réforme du système éducatif au Burkina Faso. Ce texte, applicable dès la rentrée scolaire 2026-2027, répond à une préoccupation de longue date des parents d’élèves et marque une volonté de concilier justice sociale, qualité de l’enseignement et transparence.

Pendant plusieurs années, les frais de scolarité dans le privé ont évolué sans véritable mécanisme d’encadrement. D’un éta-blissement à l’autre, les écarts de tarifs étaient parfois considérables sans que les différences de prestations ne les justifient toujours. Cette situation alimentait un sentiment d’injustice chez de nombreuses familles, contraintes de consentir d’importants sacrifices financiers pour assurer la scolarisation de leurs enfants. A cela s’ajoutaient des frais annexes souvent imposés au fil de l’année scolaire, rendant difficile toute pla-nification budgétaire des ménages. Le nouvel arrêté apporte une réponse structurée à cette problématique.

Désormais, les frais de scolarité seront déterminés selon des critères objectifs, notamment la localisation de l’établissement, le niveau des investissements réa-lisés et la qualité des services éducatifs offerts. Les écoles seront classées en trois catégories à partir d’une évaluation annuelle prenant en compte plusieurs indicateurs tels que les qualifications des enseignants, les infrastructures, les effectifs par classe, l’enseignement des technologies de l’information et des langues nationales ainsi que les résultats scolaires. Cette approche mérite d’être saluée. Elle rompt avec une logique où le montant des frais relevait essentiellement de la seule appréciation des promoteurs.

En établissant un lien entre le coût de la scolarité et la qualité réelle des prestations, le gouvernement introduit davantage de rationalité dans un secteur en pleine expansion. Les établissements sont ainsi encouragés à investir dans l’amélioration de leurs performances pour accéder à une catégorie supérieure, plutôt que de procéder à des augmentations tarifaires sans contrepartie visible. L’encadrement des frais annexes constitue également une avancée importante. Désormais, toute perception de sommes supplémentaires devra faire l’objet d’une autorisation préalable du ministère, avec l’obligation de justifier les montants demandés ainsi que les services rendus en contrepartie.

Cette disposition devrait contribuer à mettre un terme aux pratiques qui consistaient à multiplier les contributions exceptionnelles tout au long de l’année scolaire, au grand désarroi des parents. Toutefois, l’efficacité de cette réforme dépendra largement de sa mise en œuvre. L’évaluation annuelle des établissements devra être conduite avec impartialité, transparence et professionnalisme. Les critères de classement devront être appliqués de manière uniforme sur l’ensemble du territoire afin de garantir la crédibilité du dispositif. Les inspections pédagogiques et les services techniques du ministère auront donc une responsabilité majeure dans le suivi de cette réforme.

Par ailleurs, les promoteurs des établissements privés devront percevoir cette réglementation, non comme une contrainte administrative, mais comme une opportunité d’améliorer durablement la qualité de leurs offres éducatives. La compétitivité entre écoles gagnerait ainsi à se construire davantage sur l’excellence pédagogique, l’innovation et les performances des élèves que sur des politiques tarifaires parfois difficilement justifiables. Les parents d’élèves ont, eux aussi, un rôle essentiel à jouer. En connaissant désormais les règles qui encadrent les frais de scolarité, ils seront mieux armés pour faire valoir leurs droits et dialoguer avec les responsables d’établissements dans un cadre clairement défini. Cette transparence contribuera sans doute à instaurer un climat de confiance plus favorable entre les différents acteurs du système éducatif.

Au-delà de la seule question financière, cette réforme traduit la volonté de l’Etat de mieux organiser un secteur privé devenu un acteur incontournable de l’offre éducative nationale. En conciliant liberté d’entreprendre et protection des usagers, le gouvernement cherche à préserver l’intérêt supérieur de l’enfant qui demeure le premier bénéficiaire d’un enseignement accessible et de qua-lité.L’arrêté du 10 juillet 2026 apparaît ainsi comme une réforme structurante. S’il est appliqué avec rigueur et accompagné d’un dialogue permanent entre l’admi-nistration, les promoteurs et les associations de parents d’élèves, il pourrait contribuer à assainir durablement le paysage éducatif privé burkinabè. En matière d’éducation, la recherche de l’équité ne doit jamais être opposée à l’exigence de qualité. Les deux sont indissociables et constituent les fondements d’un système éducatif au service du développement national.

Kamélé FAYAMA

Immersion patriotique obligatoire 2026: des formateurs outillés pour former les encadreurs et animateurs

Le comité de coordination de l’immersion patriotique obligatoire a lancé, le mardi 14 juillet 2026, à Ouagadougou la formation des formateurs pour la session 2026.

L’Immersion patriotique obligatoire (IPO) 2026 débute le 27 juillet et concerne les nouveaux bacheliers et ceux de 2025 qui n’avaient pas pu le faire. En prélude, le comité de coordination s’active. Ce mardi 14 juillet 2026, il a ouvert à Ouagadougou une formation destinée aux formateurs de cette édition. Pendant trois jours, les participants constitués de civils et Forces de défense et de sécurité (FDS) venus de toutes les régions du Burkina Faso s’approprieront les contenus des modules destinés aux futurs appelés de l’immersion.

A leur retour, ces derniers transmettront les connaissances acquises aux animateurs et encadreurs. La cérémonie a été présidée par le colonel Daba Naon, président de la cellule d’orientation et de suivi du comité de coordination de l’immersion patriotique obligatoire. Pour le vice-président de la cellule pédagogique, Lamoudi Soro, au total, treize modules, civils et militaires, ont été élaborés dans le cadre de cette initiative. Les enseignements porteront entre autres, sur le patrio- tisme, l’engagement citoyen, la cohésion sociale, l’histoire politique du Burkina Faso, les enjeux géopolitiques, le réveil africain, la discipline et les techniques d’intervention.

L’objectif, selon lui, est de permettre aux futurs encadreurs de s’approprier l’esprit et les valeurs qui soutiennent l’immersion patrio- tique. Les outils validés, à l’issue d’un long processus, visent selon le vice-président de la cellule pédagogique, à forger une jeunesse consciente et utile à la Nation. Dorénavant, a-t-il prévenu, le terme « appelé de l’immersion » est consacré pour désigner les participants à l’IPO. Une appellation qu’il estime traduire mieux l’esprit de l’initiative, car, les participants sont appelés à recevoir une formation civique, patriotique et militaire avant de retourner servir leurs communautés.

Le colonel Daba Naon, a souligné que les bénéfi- ciaires devront ainsi devenir des acteurs capables d’impacter positivement leurs communautés et de contribuer au développement du Burkina Faso. Au regard de l’importance stratégique de cette formation, il a exhorté les participants à s’approprier les contenus des différents modules afin de pouvoir les transmettre efficacement aux animateurs et encadreurs qui seront déployés sur les sites d’immersion.

Adama SEDGO

Gloria Innocentia BEOGO (Stagiaire)

Expulsion des diplomates de l’UE : en toute souveraineté !

Le mardi 14 juillet 2026, l’Agence d’information du Burkina (AIB) annonçait que les autorités burkinabè ont déclaré persona non grata le chef de délégation adjoint, chef de la section politique, presse et informations de la délégation de l’Union européenne au Burkina Faso, ainsi que la chargée de programme de cette même délégation. Cette décision, conforme aux dispositions de la Convention de Vienne qui reconnaît à tout Etat le droit souverain de déclarer persona non grata un agent diplomatique sans avoir à motiver sa décision, s’inscrit dans une ligne diplomatique progressivement affirmée par le Burkina Faso depuis maintenant trois ans. Cette ligne consiste à exiger de tous ses partenaires, le respect strict de sa souveraineté, de ses institutions et de ses choix politiques.

C’est dire que pour Ouagadougou, les relations internationales ne sauraient être fondées sur des rapports de tutelle, encore moins sur des ingérences dans les affaires intérieures d’un Etat souverain. La fermeté du Burkina Faso s’est traduite par plusieurs décisions fortes. Le 23 décembre 2022, le gouvernement burkinabè avait demandé le remplacement de l’ambassadeur de France au Burkina Faso, Luc Hallade. Quelques semaines plus tard (18 janvier 2023), les autorités dénonçaient l’accord régissant la présence des forces françaises sur le territoire national, ouvrant la voie au départ définitif de la Force Sabre en février 2023. Le 2 mars 2023, le pays des Hommes intègres annonçait également la rupture de l’accord d’assistance militaire technique conclu avec la France en 1961, marquant une nouvelle étape dans la redéfinition de ses partenariats.

La même logique a conduit les autorités burkinabè à prendre des mesures à l’encontre de plusieurs diplomates et responsables internationaux. En effet, le 25 avril 2024, deux responsables du Système des Nations unies, dont la Coordinatrice résidente par intérim et un fonctionnaire du Bureau des affaires humanitaires, étaient également déclarés persona non grata. Dans une note verbale datée du 23 juin 2026 et adressée aux institutions européennes, le gouvernement burkinabè a rejeté avec fermeté la résolution adoptée le 18 juin par le Parlement européen sur la situation des libertés fondamentales au Burkina Faso. Ouagadougou a dénoncé des appréciations jugées partiales, des informations qualifiées d’erronées ainsi qu’une ingérence dans les affaires intérieures d’un Etat souverain.

La rupture diplomatique entre le Burkina Faso et la France sera annoncée, le vendredi 26 juin 2026. Ces différents épisodes montrent que la diplomatie burkinabè a profondément évolué. Le Burkina Faso affirme simplement que le dialogue doit reposer sur l’égalité souveraine des Etats, le respect mutuel, la non-ingérence et la prise en compte des intérêts du peuple burkinabè. Le message adressé aujourd’hui aux partenaires étrangers est que le Burkina Faso demeure ouvert à toutes les coopérations utiles à son développement, à sa sécurité et au bien-être de sa population. En revanche, toute tentative d’influence politique, de pression diplomatique ou d’ingérence dans ses affaires intérieures sera désormais combattue avec la même détermination et en toute souveraineté.

Jean-Marie TOE

Complexe hôtelier Entente Burkina Faso: la réalisation du projet au cœur d’une rencontre

Le ministère des Affaires étrangères a accueilli, le mardi 14 juillet 2026, à Ouagadougou, une rencontre de cadrage consacrée au projet d’implantation du complexe hôtelier Entente dans la capitale burkinabè.

Cette séance de travail a réuni une délégation du Conseil de l’Entente, des responsables du ministère des Affaires étrangères ainsi que des représentants des départements ministériels concernés par la mise en œuvre du projet. Les travaux ont été dirigés par le directeur des organisations sous régionales et africaines, le camarade, Alban Yameogo, représentant la directrice générale de l’intégration africaine. Dans son mot introductif, le camarade, Alban Yameogo a salué cette initiative et réaffirmé l’intérêt du Burkina Faso pour les projets structurants dans le cadre de la coopération avec le Conseil de l’Entente. Prenant ensuite la parole, la cheffe de mission du Conseil de l’Entente, Salimata Barro, a relevé l’intérêt stratégique du projet de complexe hôtelier Entente. Elle a souligné que cette infrastructure contribuera non seulement au renforcement des capacités d’accueil pour les rencontres nationales et internationales, mais également à la promotion de l’intégration sous régionale et à l’attractivité économique des Etats membres du Conseil de l’Entente.

Les échanges de cette rencontre ont principalement porté sur la restitution des résultats de l’étude de pré-faisabilité réalisée dans le cadre du projet. Les informations fournies par le cabinet d’étude ont permis d’apprécier les conditions techniques, économiques et institutionnelles nécessaires à la réalisation de cette infrastructure hôtelière d’envergure. Les participants ont également abordé les perspectives de mise en œuvre du projet, et formulé des observations et des recommandations pour une bonne évolution du processus. Le complexe hôtelier Entente qui devra s’ériger dans le quartier Ouaga 2000, se veut un établissement de haut standing développé en partenariat avec des investisseurs privés. Sa réalisation devrait contribuer à renforcer l’offre d’infrastructures hôtelières du Burkina Faso, à soutenir les investissements et à créer des opportunités d’emplois au profit des populations.

DCRP/MAE

Après avoir proposé un porte-monnaie magique, le marabout disparaît avec la moto de son client

M.H, se présentant comme marabout et guérisseur, a comparu le mardi 16 juin 2026 devant le tribunal correctionnel de Banfora. Il a été poursuivi par le procureur du Faso pour abus de confiance portant sur une moto au préjudice de Y.F. Le prévenu et le plaignant sont tous de Niangoloko. Selon le récit de Y.F, fait à la barre, courant 2026, M.H lui a demandé sa moto pour faire une course. Par précaution, il lui a alors remis l’engin avec ses (…)

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Alpha Sékou BARRY

alphasekoubarry@gmail.com

18e édition d’engagement féminin : promotion du leadership de la femme africaine à travers la danse contemporaine

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Le comité de pilotage du programme « Engagement féminin » a lancé les activités de sa 18e édition et dévoilé les locaux du nouveau siège de l’Association artistique développement (Art ’Dev) au cours d’une conférence de presse, samedi 11 juillet 2026, à Ouagadougou.

Encourager les artistes féminines à jouer des rôles majeurs et à exercer leur leadership à travers la culture dans le domaine de la chorégraphie tout en prônant leur autonomisation est l’une des missions du programme « Engagement féminin » depuis 18 ans. En effet, pour lancer le programme des activités de la 18e édition du programme, le comité de pilotage a animé une conférence de presse, au cours de laquelle, il a présenté les locaux du nouveau siège de l’association Art’Dev, organisatrice d’Engagement féminin, situé au quartier Gounghin et fait le bilan des 18 ans de l’événement, samedi 11 juillet 2026, à Ouagadougou. Les formations en danse contemporaine de la 18e édition d’Engagement féminin, se tiennent du 6 juillet au 1 août 2026, dans les locaux du nouveau siège.

Cette formation accueille des participantes venues du Cameroun, du Benin, de la Côte d’Ivoire, du Mali, du Togo et du Burkina Faso. C’est ce qu’a révélé le co-directeur du programme Engagement féminin et de l’espace artistique et développement, Auguste Ouédraogo, Chorégraphe, danseur et interprète. Bienvenue Bazié, l’autre co-directeur, a signifié que depuis 18 ans, Engagement féminin est devenu un véritable espace de formation, de création, de recherches, de diffusion et de coopération artistique à l’échelle du continent. Pour le programme des activités de cette 18e édition, il a noté que les stagiaires auront des cours théoriques, des séances de danse chorégraphique, des conférences, tables-rondes avec des experts du domaine.

Il a ajouté que la formation sera sanctionnée par des restitutions afin de présenter au public ouagalais, le résultat du travail qui a été réalisé durant le temps de la formation. Comme conférenciers et formateurs, il a, entre autres, cité l’enseignant-chercheur Dr Jacob Yarabatioula, Dr Idrissa Zorom, la comédienne Odile Sankara, le chorégraphe et co-directeur Lacina Coulibaly, la danseuse chorégraphe et interprète Salamata Kobré, l’auteur-dramaturge Sidiki Yougbaré, la danseuse chorégraphe sénégalaise Fatou Cissé.

18 ans d’engagement

En termes de bilan des 18 ans d’existence d’Engagement féminin, Bienvenue Bazié a noté que le programme a accueilli 73 danseuses professionnelles issues de plusieurs pays africains. Ainsi ce sont 147 femmes formées venant de plus de 20 pays africains. C’est plus de 60 intervenants, 72 semaines de formation, 25 conférences, panels et rencontres professionnelles, 10 résidences de création qui ont été réalisées. A cela s’ajoute la création du Réseau engagement féminin (REF) créé par les anciennes stagiaires. Ce sont aussi des milliers de spectateurs sensibilisés chaque année, des dizaines d’œuvres chorégraphiques créées ou accompagnées, des anciennes bénéficiaires devenues chorégraphes, formatrices et directrices de compagnies. Il a souligné que la structure a bénéficié du dispositif « accès culture » ayant permis de déployer les activités des 3 dernières années.

Comme perspectives, il a mentionné de commun accord avec les autres co-directeurs, de passer la direction d’Engagement féminin, à la chorégraphe, Salamata Kobré pour que la gent féminine soit plus valorisée. Aux questions des journalistes, le présidium a signifié que les spectacles créés dans le cadre des formations, sont diffusés au public. Engagement féminin, n’est pas seulement en Afrique mais dans les autres continents à travers des collaborations. Les stagiaires sont recrutées par appel à candidatures.

Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE (Collaborateur)

Flash

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Le phénomène de ventes de médicaments en direct sur les réseaux sociaux comme tiktok gagnent du terrain. Lors de ces « Lives », certains vendeurs présentent des produits comme des solutions miracles contre diverses maladies, sans toujours préciser leur composition, leur origine ou les précautions d’emploi. Une pratique qui peut exposer les consommateurs à de sérieux risques. Face à cette situation, les autorités sanitaires actionnent la sonnette d’alarme.

Acheter un médicament sans avis d’un professionnel de santé peut entraîner des effets indésirables, des interactions dangereuses ou retarder une prise en charge adaptée. Les réseaux sociaux ne remplacent ni une consultation médicale ni une pharmacie autorisée. Avant tout achat, il est recommandé de vérifier la provenance des produits et de demander conseil à un médecin ou à un pharmacien. Face à la multiplication de la vente en ligne de médicaments, la vigilance de chacun reste essentielle pour préserver sa santé et éviter les conséquences parfois graves de l’automédication.

Lydia Esther BILLA (Stagiaire)

Promotion des droits humains: des journalistes renforcent leurs capacités

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Dans le cadre de la vulgarisation des rapports nationaux sur la situation des droits humains, le ministère de la Justice a organisé un atelier de formation à l’endroit d’une trentaine de journalistes, les 14 et 15 juillet 2026, à Koudougou.

A la suite de la présentation du rapport national 2023-2025 sur la situation des droits humains au Burkina Faso et des deux rapports couvrant les périodes 2015-2023 et 2024 sur la contribution des Forces armées nationales (FAN), des Forces de sécurité intérieure (FSI) et des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) à la protection des droits humains, le ministère de la Justice veut mieux vulgariser les contenus de ces trois documents. A cet effet, il a organisé un atelier de formation au profit des journalistes. La rencontre s’est tenue les 14 et 15 juillet 2026, à Koudougou.

« Cette activité est organisée pour mettre en exergue les avancées en matière de droits humains et contribuer à déconstruire les narratifs sur le Burkina Faso qui tendent à faire croire que les droits humains sont violés au Burkina Faso alors que c’est loin de la réalité », a expliqué le directeur général des droits humains, Marcel Zongo. Les communications ont été animées par une équipe de la direction générale des droits humains du département de la Justice. Celles-ci ont porté sur la quintessence des trois rapports présentés, le rôle et la responsabilité des médias dans la protection des droits humains dans le contexte de lutte contre le terrorisme, les efforts fournis par le gouvernement pour la promotion des droits humains, les mécanismes de protections des droits humains au Burkina Faso et l’emploi de certains narratifs susceptibles de saper la dynamique de promotion des droits humains au Burkina Faso.

Pour un traitement rigoureux des questions des droits humains

Ainsi, les participants ont pu comprendre les concepts fondamentaux des droits humains ainsi que le cadre juridique applicable au travail des journalistes, leur rôle dans la protection des droits humains au Burkina Faso et les efforts fournis pour promouvoir les droits humains. « Il est essentiel que l’information diffusée sur les questions sensibles liées aux droits humains repose sur des faits vérifiés, des investigations rigoureuses et une approche équilibrée, loin des instrumentalisations et manipulations tendancieuses des questions de droits de l’homme », a fait savoir Marcel Zongo. Il a souhaité que les journalistes ayant participé à cette rencontre s’approprient les connaissances acquises et deviennent des relais solides dans leurs organes respectifs au service de la protection et la promotion des droits humains.

Ceux-ci ont apprécié ce renforcement des capacités qui leur a permis de mieux comprendre la situation globale des droits humains au Burkina Faso. « La rencontre m’a permis de comprendre les enjeux liés à la communication dans le cadre de la protection des droits humains. Les échanges m’ont apporté des éclairages sur les efforts consentis par l’Etat dans ce sens », a confié le journaliste de l’Agence d’information du Burkina, Boukaré Ouédraogo. Le directeur général des droits humains a annoncé que d’autres groupes cibles vont bénéficier de la session de vulgarisation des rapports sur la situation des droits humains au Burkina Faso.

Soumaïla BONKOUNGOU

15e édition des Universités africaines de la Communication: le comité scientifique installé

Le Ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme , Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a officiellement installé le comité scientifique de la 15e édition des Universités africaines de la communication de Ouagadougou (UACO), le mardi 14 juillet 2026. Au nombre de dix, le comité scientifique installé est composé d’hommes de lettres et de culture, d’enseignants-chercheurs et des professionnels dans le domaine de l’information et de la communication. Il aura pour mission de définir les orientations scientifiques de cette 15e édition à travers la formulation du thème général et des axes de réflexion.

Dans son discours, le MCCAT a rappelé les fonde-ments de cet évènement majeur du secteur de la communication et de l’information en Afrique : « les UACO, depuis leurs institutions en 2004, constituent un espace majeur de réflexions, d’échanges et de production d’idées sur les enjeux et les défis de la communication en Afrique. Elles réunissent des experts, des chercheurs, des journalistes et communicants autour des grandes pro-blématiques liées à l’évolution des médias, des technologies de l’information et des pratiques communica-tionelles ».

Pour la 15e édition des UACO, prévue du 7 au 9 octobre 2026, à Ouagadougou, le chef du département de la Com-munication a annoncé deux grandes innovations : le forum des acteurs des médias de l’AES et la « Nuit du Communicateur » qui est l’apothéose du concours « Zama d’or ». Il a donc invité les membres du comité à inscrire les travaux dans une dynamique de réflexion exigeante, capable d’éclairer les choix futurs et de nourrir une pensée africaine sur les questions d’information et de communication. Organisées tous les deux ans, les UACO se tiendront désormais chaque année sur une période de cinq ans.

DCRP/MCCAT