Les nouvelles du front: les Forces combattantes consolident leurs avancées territoriales en nettoyant plusieurs repaires terroristes

Ouagadougou, 15 juillet 2026 (AIB)-Durant le mois de juin, les Forces combattantes ont lancé des offensives d’envergure contre plusieurs bases ennemies qui ont permis la neutralisation de dizaines de terroristes et de leurs éclaireurs ainsi que la récupération d’une importante quantité de matériel militaire, a appris l’AIB de sources sécuritaires.

Le 30 juin 2026, les terroristes ont lancé des attaques simultanées contre les détachements de Solhan et de Sebba dans l’espoir d’empêcher l’apport de renforts aux unités engagées dans la localité. Bien renseignés, les vaillants gendarmes les attendaient de pied ferme. Les assaillants ont été copieusement matés et une importante quantité de matériel a été récupérée. Les vecteurs aériens venus en renfort ont ensuite pris en chasse les criminels en débandade et leur ont infligé des frappes précises au cours de leur fuite.

Au même moment, profitant de l’engagement d’une importante mission d’escorte logistique du 20e Bataillon d’intervention rapide (BIR) sur l’axe de Fada-Gayéri, les terroristes ont jeté leurs forces sur les unités restées pour assurer la sécurisation de Gayéri, croyant pouvoir rapidement faire plier la ville. C’était sans compter sur la bravoure et le professionnalisme des Forces combattantes qui ont contenu l’ennemi avant de le piéger jusqu’à l’arrivée des combattants du ciel.Les frappes aériennes ont désorganisé les colonnes ennemies qui ont été prises dans un feu mortel.

Les assaillants y ont subi de très lourdes pertes tandis qu’une importante logistique a été récupérée par les Forces combattantes. Notons que les attaques coordonnées de Solhan, de Sebba et de Gayéri visaient à faire payer au Burkina Faso sa décision historique de rompre totalement ses liens avec un faux partenaire qui avance désormais à visage découvert grâce à ses relais terroristes. Hormis ces mémorables victoires, les Forces combattantes avaient déjà réalisé plusieurs prouesses au cours des jours précédents. Ainsi, le 29 juin, des combattants du 52e Régiment d’infanterie commando (RIC) ont pris contact avec un groupe ennemi dans la zone de Daka.

Les criminels ont été matés et du matériel récupéré à l’issue des combats. La veille, le 28 juin, des combattants opérant dans la zone de Kassoum (région du Sourou) ont intercepté et neutralisé des guetteurs ennemis qui surveillaient les mouvements des unités amies. Trois jours plus tôt, le 25 juin, les Forces combattantes du 23e BIR ont mené une opération d’infiltration vers Gandagoulou qui a permis de neutraliser des criminels retranchés dans la zone. Dans la continuité de ces offensives, le 22 juin, le Groupe d’intervention spéciale du 30e BIR a intercepté une bande de criminels entre Koogho et Mené, poursuivant ainsi ses opérations offensives dans ce secteur.

Le 18 juin, les Forces combattantes ont une nouvelle fois démontré leur capacité de riposte en repoussant une attaque ennemie dans la zone de Tougou, infligeant des pertes aux assaillants. Quelques jours auparavant, le 15 juin, les combattants du 9e BIR ont pris contact avec un groupe ennemi à Goulougoutou. Les terroristes ont été neutralisés et du matériel récupéré. Le même jour, le 21e BIR, engagé dans une reconnaissance offensive dans la zone de Guila, a neutralisé un groupe criminel et saisi du matériel militaire. Dans le même temps, le Groupe d’intervention spéciale du 30e BIR tendait une embuscade à des criminels entre Koogho et Mené, perturbant davantage leurs capacités de nuisance.

Les opérations de neutralisation des éclaireurs ennemis se sont également poursuivies dans plusieurs localités. Le 12 juin, des guetteurs ennemis ont été interceptés et neutralisés dans la zone de Bangassogo. La veille, le 11 juin, un commando des Forces combattantes a tendu une embuscade à des guetteurs ennemis dans la zone de Bomborokuy. Le 10 juin, une patrouille des Forces combattantes opérant dans la zone de Kweremaguel, vers Diin, a surpris des guetteurs ennemis munis de téléphones satellitaires.

Les criminels ont été neutralisés sans pouvoir transmettre des renseignements à leurs complices. Quelques jours plus tôt, le 7 juin, une double attaque contre les positions des Forces combattantes dans les localités de Biguinonguin et de Naptisin, dans la région du Nakambé, a été vaillamment repoussée. Les assaillants ont subi de lourdes pertes face à la riposte des unités engagées. Enfin, du 4 au 9 juin, le 17e BIR a conduit un vaste ratissage dans sa zone de responsabilité.

Les boys ont débusqué plusieurs terroristes qui ont été neutralisés au cours des opérations. Ces succès opérationnels traduisent la montée en puissance des Forces combattantes ainsi que l’efficacité de la coordination entre les unités terrestres et aériennes engagées sur les différents fronts. Les opérations se poursuivent avec la même détermination pour assurer la sécurité des populations et préserver l’intégrité du territoire national.

Agence d’information du Burkina

Les nouvelles du front: les Forces combattantes déjouent les plans ennemis et multiplient les succès opérationnels

Ouagadougou, 15 juillet 2026 (AIB)-Les Forces combattantes ont infligé, au cours des deux premières semaines du mois de juillet, de lourdes pertes aux groupes terroristes sur plusieurs fronts. Les opérations menées par les unités terrestres, avec l’appui des combattants du ciel, ont permis de neutraliser plusieurs dizaines de criminels, de détruire des bases ennemies et de récupérer des moyens de combat, selon un bilan fourni à l’AIB.

Le 13 juillet, les hommes de l’Unité Lycaon ont tendu une embuscade à des criminels dans la zone de Diabatou, située entre Gayéri et Bogandé. Les assaillants ont été neutralisés au cours des combats. Deux jours plus tôt, le 11 juillet, les hommes du Groupement des forces spéciales ont mené une offensive victorieuse sur Yensé dans la région du Yaadga. Plusieurs bases terroristes ont été nettoyées et une importante quantité de matériel récupérée au cours de cette opération. Dans la continuité de ses offensives, le 8 juillet, les hommes du 18e Bataillon d’intervention rapide (BIR) ont procédé au nettoyage de plusieurs poches ennemies dans leur zone de responsabilité, accentuant davantage la pression sur les groupes criminels.

Du 5 au 9 juillet, les hommes de la Force spéciale antiterroriste (FORSATEC) ont conduit une vaste manœuvre dans les zones de Séguénéga (région du Yaadga) et de Pibaoré (région des Koulsé) en vue de réduire les groupes résiduels qui mènent des incursions dans ces localités. Plusieurs contacts ont été pris avec l’ennemi, permettant la neutralisation de dizaines de terroristes ainsi que la récupération de matériel militaire. Le 4 juillet, alors que les terroristes concentraient l’essentiel de leur manœuvre au Mali, ils ont tenté de contenir les Forces combattantes en lançant plusieurs offensives contre leurs positions au Burkina Faso, notamment à Gorgadji, Thiou et Diin.

A Gorgadji, les criminels ont rapidement fui face à la puissance de feu des Forces combattantes, abandonnant derrière eux des cadavres ainsi que du matériel militaire. A Thiou, les boys ont contenu les assaillants jusqu’à l’arrivée des combattants du ciel qui les ont mis en déroute. Plusieurs criminels ont été neutralisés au cours de l’opération. Même scénario à Diin où les terroristes ont été freinés dans leur progression jusqu’à l’intervention des vecteurs aériens. Les assaillants ont été mis en déroute et les opérations de ratissage ont permis de récupérer du matériel et de faire des prisonniers.

Quelques jours auparavant, le 2 juillet, le Groupe d’intervention spéciale du 28e BIR a pris contact avec un groupe ennemi dans la localité de Dala, poursuivant ainsi ses opérations offensives dans la zone. La veille, le 1er juillet, les hommes de l’unité Fantôme ont pris contact avec des criminels à Outendéni. Face à la détermination des Forces combattantes, les terroristes ont préféré prendre la fuite, abandonnant une partie de leur matériel. Par les airs, les combattants du ciel ont également poursuivi leurs missions de recherche et de destruction des groupes terroristes tout en apportant un appui décisif aux unités terrestres engagées sur les différents théâtres d’opérations, notamment lors des batailles les plus déterminantes. Ces nouveaux succès témoignent de la montée en puissance des Forces combattantes et de l’efficacité de la coordination entre les unités terrestres et aériennes. Les opérations se poursuivent avec la même détermination afin de traquer les groupes terroristes jusque dans leurs derniers retranchements.

Agence d’information du Burkina

Intelligence artificielle: les députés formés

Le secrétariat permanent de l’innovation et de la veille sur les technologies émergentes du numérique, en collaboration avec l’Assemblée législative du Peuple, a organisé une session de formation à l’Intelligence artificielle (IA) au profit des députés, mercredi 15 juillet 2026, à Ouagadougou.

L’Assemblée législative du peuple (ALP) suit le rythme de l’évolution technologique. En effet, le Secrétariat permanent de l’innovation et de la veille sur les technologies émergentes du numérique (SPIVTEN), en collaboration avec l’ALP, a organisé une session de formation à l’Intelligence artificielle (IA) au profit des députés, mercredi 15 juillet 2026, à Ouagadougou. Le représentant de la ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, Saidou Yanogo, a indiqué que l’IA ne relève plus seulement de la technique, mais bien de la souveraineté et de l’avenir de la Nation.

« L’IA redessine sous nos yeux les administrations, les économies, les systèmes de santé, d’éducation, de sécurité et inévitablement, les cadres juridiques qui les régissent. Aucun pays ne peut aujourd’hui se permettre de la subir sans la comprendre, sans se donner les moyens de la déchiffrer avec discernement », a-t-il déclaré. Saidou Yanogo a fait savoir que l’atelier de formation s’aligne avec la vision du département en charge de la transition digitale qui entend faire de l’IA un levier au service de tous les Burkinabè. La deuxième vice-présidente de l’ALP, Haoua Fofana, a remercié le SPIVTEN pour son accompagnement dans l’organisation de cette session. Un enjeu central pour légiférer Elle a insisté sur la nécessité pour les parlementaires de comprendre l’IA non plus comme un sujet réservé aux experts, mais un enjeu central pour légiférer efficacement, protéger les droits des citoyens et encadrer l’innovation technologique. « Notre responsabilité est de passer d’une compréhension technique passive à un contrôle parlementaire souverain sur les politiques de l’Intelligence artificielle », a-t-elle dit.

Pour la deuxième vice-présidente de l’ALP, le Burkina Faso vit une période charnière où l’IA est en train de réinventer les économies, les institutions et les sociétés. Selon le formateur, Dr Yaya Traoré, par ailleurs, secrétaire permanent de l’innovation et de la veille sur les technologies émergentes du numérique, il est important d’échanger avec les députés, afin qu’ils puissent maîtriser le concept d’Intelligence artificielle. « Les députés doivent comprendre que l’Intelligence artificielle est ancrée dans nos habitudes et nécessite la légifération des textes nécessaires pour l’adoption d’une IA burkinabè. Toute donnée qui rentre dans une Intelligence artificielle et qui n’est pas maîtrisée par l’Etat peut être utilisée contre nous », a-t-il ajouté.

Quant au député Nassouri Daaga, le Parlement ne doit pas rester en marge des questions de l’IA. Il a souligné que l’objectif de cet apprentissage est de sensibiliser les parlementaires sur un sujet incontournable, dont les enjeux réels restent méconnus du grand public. « L’intelligence artificielle doit profiter au Burkina et à ses populations de manière inclusive, tout en garantissant un usage responsable qui n’entrave pas l’innovation », a-t-il affirmé. Les députés ont salué l’implication du ministère en charge de la transition digitale, à travers le SPIVTEN qui leur a permis de renforcer leurs capacités sur l’IA.

Boukary BONKOUNGOU

Bark-Wendé Sandrine TASSEMBEDO (Stagiaire)

Concours directs de la Fonction publique 2026 :A Djibo, le gouvernement réaffirme son engagement à garantir l’égalité des chances

Le choix de Djibo pour le lancement officiel des épreuves écrites des concours directs de la Fonction publique, session 2026, n’est pas anodin. En portant cette activité nationale dans cette ville durement éprouvée par l’insécurité, le gouvernement adresse un message fort : l’administration publique demeure présente auprès des Burkinabè et chaque Burkinabè doit bénéficier des mêmes services publics, où qu’il se trouve.

C’est dans cette dynamique que le camarade ministre des Serviteurs du Peuple, Mathias Traoré, accompagné de son directeur de cabinet, Emmanuel Sorgho a procédé, ce mercredi 15 juillet 2026, au lancement officiel des compositions sur table au lycée provincial de Djibo, en présence des autorités administratives, militaires et des acteurs impliqués dans l’organisation des concours.

Pour la première fois, Djibo accueille un centre secondaire de composition des concours directs de la Fonction publique. Cette décision traduit la volonté des plus hautes autorités de rapprocher davantage l’administration des citoyens en leur évitant des déplacements vers d’autres localités, tout en leur garantissant un accès équitable aux opportunités offertes par la Fonction publique.

Au lycée provincial de Djibo, où 243 candidats composent, le ministre a visité plusieurs salles afin d’encourager les postulants et de constater les conditions d’organisation des concours. Il les a rassurés sur les mesures prises pour assurer la transparence, la crédibilité et l’égalité des chances.

« Nous sommes venus nous assurer que les concours auxquels vous prenez part sont bien organisés, vous encourager et vous souhaiter bonne chance. Toutes les dispositions ont été prises afin de garantir l’égalité des chances pour l’ensemble des candidats. Nous avons constaté qu’à Djibo également, l’organisation est rigoureuse et que vous êtes placés dans les conditions requises pour compétir », a-t-il lancé aux candidats.

Après avoir visité les salles de composition, le camarade ministre a procédé à l’ouverture symbolique de l’enveloppe de la première épreuve, marquant ainsi le coup d’envoi officiel de la composition sur table sur l’ensemble du territoire burkinabè.

Selon le camarade ministre des Serviteurs du Peuple, le choix de Djibo pour abriter ce lancement national traduit la ferme volonté du gouvernement de réaffirmer la présence et la proximité de l’Etat dans toutes les régions du pays, malgré les défis.

Féliciter tous les acteurs

Il a souligné que cette initiative vise également à démontrer à l’opinion publique que l’action administrative se déploie sur l’ensemble du territoire national, contrairement à ceux qui estiment que certaines localités ne sont pas couvertes par l’administration. A cet effet, il a félicité l’ensemble des acteurs ainsi que les Forces de défense et de sécurité (FDS), dont la synergie d’actions a permis ce démarrage réussi. Insistant sur la qualité du recrutement, il a rappelé que seuls les meilleurs seront retenus afin de doter l’Administration publique de ressources humaines compétentes, capables d’offrir un service public toujours plus performant au profit des populations. « Nous allons retenir les meilleurs, car, nous voulons un service public de qualité. Ce service public de qualité est indispensable pour répondre aux besoins de notre administration et servir au mieux le peuple burkinabè », a déclaré le camarade ministre.

L’organisation des concours professionnels, des examens scolaires et désormais du lancement officiel des concours directs à Djibo illustre la détermination constante de l’Etat à maintenir les services publics au plus près des citoyens et à garantir la continuité de l’action administrative, quelles que soient les contraintes. Le ministre des Serviteurs du Peuple a formulé des vœux de plein succès aux milliers de candidats engagés dans cette compétition. « Aux candidats, je voudrais réitérer que le gouvernement a pris toutes les dispositions pour leur offrir les meilleures conditions de réussite », a-t-il conclu. L’administration des épreuves sur table fait suite à celle en ligne, organisée, du 4 au 12 juillet 2026. La composition sur table se déroule quant à elle, du 15 au 22 juillet 2026, couvrant l’ensemble du territoire national. Au total, 2 056 650 candidatures ont été enregistrées sur la plateforme « e concours », pour 7 547 postes à pourvoir au profit de l’Administration publique.

DCRP/MSP

Comité-directeur du programme africain des procédures de vol : la 12e réunion table sur une aviation civile forte, sûre et sécurisée

La 12e réunion du comité-directeur du programme africain des procédures de vol (AFPP) se tient, du 15 au 17 juillet 2026, à Ouagadougou.

Des experts et des acteurs de l’aviation civile africaine, venus de 18 pays du continent, se réunissent à Ouagadougou au Burkina Faso, du 15 au 17 juillet 2026. Ils ont répondu ainsi à l’appel de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) qui les regroupe pour évaluer et coordonner la conception des procédures de vol en Afrique. A l’ouverture des travaux, mercredi 15 juillet 2026, le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Emile Zerbo, a indiqué que l’aviation civile constitue aujourd’hui un levier essentiel du développement économique, de l’intégration régionale et du rapprochement des peuples.

Pour jouer pleinement son rôle, elle doit s’appuyer sur des infrastructures modernes, des compétences techniques solides et des procédures de navigation conformes aux standards internationaux, a-t-il expliqué. « Le programme africain mis en place par l’OACI afin d’accompagner nos Etats dans le développement de capacités durables en matière de conception, de mise en œuvre et de maintenance de procédures de vol s’inscrit précisément dans cette dynamique », a ajouté le ministre d’Etat chargé de l’Administration territoriale. A travers l’agenda 2060 de l’Union africaine (UA), l’ambition est de bâtir une Afrique intégrée, prospère et connectée qui favorise la libre circulation des personnes, des biens et des services, a-t-il laissé entendre.

Emile Zerbo a soutenu que l’ouverture accrue de l’espace aérien africain et la hausse attendue du trafic exigent un système de navigation aérienne toujours plus performant, sûr et harmonisé.

Renforcer les capacités techniques des Etats africains

« C’est dans cette perspective que les procédures de vol occupent une place stratégique. Les travaux menés dans le cadre de l’AFPP contribuent directement à la réalisation de ces ambitions continentales en renforçant les capacités techniques de nos Etats, en améliorant l’accessibilité des aéroports africains et en favorisant l’amélioration des pratiques conformément aux normes at aux procédures de l’OACI », a affirmé le ministre d’Etat chargé de l’Administration territoriale.

La navigation fondée sur les performances, l’optimisation des trajectoires de vol, l’amélioration de l’accès aux aérodromes et la modernisation des infrastructures constituent aujourd’hui des axes prioritaires pour l’avenir de l’aviation civile mondiale, a-t-il avisé. Le Burkina Faso, a souligné le ministre d’Etat chargé de la Mobilité, s’engage aux côtés de l’OACI et des autres Etats africains pour promouvoir une aviation civile sûre, sécurisée, efficace et durable. Il a réitèré la gratitude du gouvernement burkinabè à l’OACI, à l’AFPP, aux membres du comité-directeur de l’AFPP et à l’ensemble des Etats et partenaires qui œuvrent « sans relâche » au succès de cette initiative continentale.

Le directeur régional du bureau de l’Afrique de l’Ouest et du Centre de l’OACI, Romain Ekoto, a assuré que la rencontre va permettre de définir une orientation stratégique de l’AFPP pour sa conformité dans le domaine des procédures de vol. Le président du comité directeur de l’AFPP, Derrick Luembé, a mis l’accent sur la réduction drastique des carences liées aux procédures de vol sur le continent africain.

Il a rappelé l’urgence de mobiliser des ressources pour rendre l’AFPP autonome, d’accélérer la transition technologique et d’harmoniser les trajectoires de vol pour optimiser la sécurité et l’impact environnemental. Quant au Directeur général (DG) de l’Agence nationale de l’aviation civile du Burkina Faso (ANAC-BF), Daouda Abdoul Aziz Amoussa, il a renchéri que l’AFPP représente de nos jours un instrument essentiel pour le renforcement des capacités des Etats africains. « Plusieurs Etats africains ont pu, grâce à l’AFPP, renforcer leurs systèmes de navigation aérienne », a-t-il fait savoir. A travers le plan mondial de navigation aérienne, l’OACI invite les Etats africains à accélérer la modernisation de leurs systèmes afin de répondre aux exigences croissantes de sécurité, de capacité, d’efficacité opérationnelle et de protection de l’environnement.

Boukary BONKOUNGOU

Aude Frederique ROUAMBA (Stagiaire)

Reconquête du territoire national : Des ressortissants de Déou lisent le saint coran pour le retour de la paix  

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La communauté internationale des soufis a accueilli, dimanche 5 juillet 2026 à Ouagadougou, les ressortissants de la commune de Déou, dans la région du Liptako, pour la cérémonie de la grande lecture du saint coran dans la reconquête du territoire national.

Des ressortissants de la commune de Déou dans la province de l’Oudalan, région du Liptako, ont prié pour le retour de la paix au Burkina Faso. Ainsi, ils ont organisé pour la septième fois une grande lecture du saint coran au sein de la mosquée de la communauté internationale des soufis, le dimanche 5 juillet 2026, à Ouagadougou. Elle a été suivie d’une grande prière de bénédiction pour  les autorités burkinabè dans la reconquête du territoire national. En effet, les ressortissants de Déou ont lu entièrement le coran 21 fois soit 15 fois pour la reconquête totale du Burkina, 3 fois pour la protection des Forces de défense et de sécurité (FDS) et des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) et 3 fois pour la protection du Chef de l’Etat et de son gouvernement, a expliqué le président de la communauté internationale des soufis, le guide spirituel El Adj Mazo Ouédraogo alias Cheick soufi Moaze Ouédraogo.

Le président de la communauté internationale des soufis, Cheick soufi Moaze Ouédraogo : « La lecture du saint coran nous rapproche du seigneur pour lui demander pardon et l’implorer pour la reconquête du territoire national ».

Il a donc invité ses fidèles à avoir de bonnes intentions pendant les lectures. « L’importance de la lecture du saint coran est vaste. Cette lecture fait descendre de multiples grâces comme la bénédiction et la protection de Dieu », a-t-il expliqué. Le porte-parole de la population de Déou, Moustapha Sawadogo, a expliqué que depuis plusieurs années, les filles et fils de Déou lèvent des fonds pour implorer Allah à travers la lecture du coran afin que la paix, la sécurité et la stabilité reviennent au Burkina.

Le ministre conseiller spécial du président du Faso, Samuel Kalkoumdo, s’est réjoui de la mobilisation des ressortissants de Déou autour de la prière pour le retour de la paix au Faso.

Le ministre conseiller spécial du président du Faso, chargé des affaires de cohésion sociale, Samuel Kalkoumdo, s’est réjoui de la mobilisation des ressortissants de Déou autour de la prière pour le retour de la paix au Faso. « Nous appelons tous les Burkinabè à être unis dans le patriotisme en refusant d’être complices des terroristes pour saboter la nation », a-t-il souhaité. Pour que les prières montent à Allah, le guide spirituel a immolé, en sacrifice, un chameau.

     Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE

    Crédit photo : Bertrand KAMBIRE

Relations Union africaine-Burkina Faso : des échanges constructifs entre le Chef de la diplomatie burkinabè et le Président de la Commission de l’UA

En visite dans la capitale burkinabè, le Président de la Commission de l’Union africaine S.E.M Mahamoud Ali YOUSSOUF, a été reçu le 15 juillet 2026 en audience par le Camarade ministre des Affaires étrangères S.E Karamoko Jean Marie TRAORE.
Pendant plus de deux heures d’entretien, les deux hommes ont longuement échangé sur l’état de la coopération entre l’organisation continentale et le Burkina Faso en particulier, et plus généralement sur les relations entre l’UA et la Confédération des Etats du Sahel.
Plusieurs sujets ont meublé les échanges, parmi lesquels la situation politique et sécuritaire au Burkina Faso, les relations entre notre pays et ses voisins immédiats, le processus du dialogue CEDEAO-AES, ainsi que les réformes et mécanismes nécessaires au niveau de l’UA, pour rétablir la confiance entre cette organisation et le Burkina Faso.
Pour le Président de la Commission de l’Union africaine, sa visite vise à relancer la collaboration pour plus d’intégration et de solidarité avec le Burkina Faso, dont il salue les actions en matière de sécurisation du territoire grâce à une consolidation de l’appareil militaire, tout en déplorant la manipulation médiatique qui cible notre pays.
Il a indiqué que son institution a une stratégie pour le Sahel, axée sur trois piliers que sont la gouvernance, la sécurité et le développement, et qu’à ce titre elle souhaite renforcer le partenariat avec le Burkina Faso, à travers l’opérationnalisation des agences spécialisées de l’Union africaine dans notre pays et surtout à travers des programmes qui impactent véritablement la vie des populations.
Le Camarade ministre des Affaires étrangères, s’est réjoui de cette visite qui pour lui, constitue un pas important et un signal fort que l’Union africaine commence à comprendre la dynamique enclenchée au Burkina Faso et dans les autres pays de la Confédération AES.
Après un exposé complet sur le contexte sécuritaire et les circonstances de la création de l’Alliance des Etats du Sahel, le Chef de la diplomatie burkinabè a encouragé l’Union africaine à initier des réformes objectives et courageuses, pour éviter d’alimenter les frustrations des Etats qui, par manque de solidarité, ont pris la responsabilité de sécuriser leurs populations et conquérir leur souveraineté réelle.
Pour lui, l’organisation continentale doit également œuvrer pour son autonomie financière et accorder une place de choix à la communication, pour présenter les progrès et les potentialités des Etats membres, sans oublier l’impérieuse nécessité de promouvoir une approche de proximité et d’inclusion dans le fonctionnement de l’UA.
S.E Karamoko Jean Marie TRAORE a saisi l’occasion, pour traduire sa reconnaissance au Représentant spécial et Chef de la Mission de l’Union africaine pour le Mali et le Sahel (MISAHEL) Dr Mamadou TANGARA présent à l’audience, qui conduit son mandant avec une bonne connaissance du contexte sahélien.
DCRP/MAE

Hualougou dans la province de Hebei : Un village de photographie au pied de la Grande muraille de Jinshanling

Situé dans la province de Hebei en Chine, le village de Hualougou est considéré comme l’un des symboles de la revitalisation rurale chinoise. Niché au pied du tronçon de Jinshanling de la Grande muraille, il a su faire de cet atout touristique un moteur de développement.

Autrefois confronté à des défis de développement, le village de Hualougou, situé dans la commune de Bakeshiying, dans le comté de Luanping, a connu un essor touristique alimenté par la passion des villageois pour la photographie, qui a attiré des amateurs de photo et des touristes venus de tout le pays. Niché au pied du tronçon de Jinshanling de la Grande muraille, les villageois locaux ont su tirer profit de l’essor touristique qui a suivi l’ouverture dans les années 1980 du tronçon de Jinshanling de la Grande muraille en travaillant comme porteurs et guides touristiques, et en gérant des restaurants agrotouristiques et des chambres d’hôtes.

Conscient que l’atout touristique a constitué un élément clé dans le développement du village, les autorités locales ont fait de la protection du patrimoine culturel une mission

Cet atout touristique a par ailleurs fait naître le goût de la photographie au sein des villageois regroupés en environ 593 ménages. Prenant plaisir à photographier la Grande muraille, plus de quarante agriculteurs sont devenus photographes selon les informations que nous avons reçues des autorités locales lors de notre visite.

De nombreux villageois ont pris grand plaisir à photographier la Grande muraille, et certains sont même devenus des experts en la matière.

Niché au pied du tronçon de Jinshanling de la Grande Muraille, le village a su faire de cet atout touristique un moteur de développement

En 1998, un villageois nommé Zhou Wanping a immortalisé la Grande Muraille baignée par les premiers rayons du soleil matinal, remportant ainsi le deuxième prix d’un concours photo organisé par les Nations unies. En 2001, les photos de la Grande muraille prises par Zhou ont remporté le Prix de la Statue d’or de la photographie chinoise, la plus haute distinction décernée aux photographes chinois.

Outre Zhou, de nombreux autres villageois ont également remporté divers prix pour leurs photos de la Grande muraille, ce qui a progressivement valu à Hualougou la réputation d’être « un village de la photographie au pied de la Grande muraille ».

Un village culturel et artistique de renom

Les villageois ont su tirer profit de l’essor touristique qui a suivi l’ouverture dans les années 1980 du tronçon de Jinshanling de la Grande Muraille en travaillant comme porteurs et guides touristiques, et en gérant des restaurants agrotouristiques et des chambres d’hôtes

En 2021, le village de Hualougou a été désigné comme village culturel et artistique de renom de la ville de Chengde. Parallèlement, le village a créé une association de photographes. Parmi ses plus de 50 membres, deux font partie de l’Association chinoise des photographes et dix sont membres de l’Association des photographes du Hebei.

À mesure que les villageois se sont pris de passion pour la photographie, cet art a joué un rôle de plus en plus important dans la vie des habitants et est devenu une véritable carte de visite du village, ainsi qu’un pont entre les photographes locaux et les amateurs du monde entier.

De nombreux villageois ont remporté divers prix pour leurs photos de la Grande Muraille

Aujourd’hui, le village de Hualougou figure parmi les villages clés du tourisme rural en Chine, les cent villages modèles de prospérité industrielle et les localités exemplaires de la province du Hebei en matière d’harmonie et de développement.

Hualougou a progressivement obtenu la réputation d’être « un village de la photographie au pied de la Grande Muraille »

Conscient que la localité doit son développement à sa position stratégique au pied de la Grande muraille de Jinshanling, les autorités locales ont fait de la protection de ce patrimoine culturel une mission. Considérée comme l’une des plus remarquables sections de la Grande muraille en Chine, la section de Jinshanling date de la dynastie Ming. Longue de de 10,5 kilomètres, cette portion de la Grande muraille séduit par ses 67 tours de guet, ses cinq cols, ses systèmes défensifs ingénieux et ses briques gravées qui témoignent du savoir-faire des bâtisseurs chinois.

Nadège YAMEOGO

 

 

 

 

 

 

 

 

18e édition d’Engagement féminin :  Promotion du leadership de la femme africaine à travers la danse contemporaine

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Le Comité de pilotage du programme « Engagement féminin » a lancé les activités de sa 18e édition et dévoilé les locaux du nouveau siège de l’Association artistique développement (Art ’Dev) au cours d’une conférence de presse, samedi 11 juillet 2026, à Ouagadougou. 

Encourager les artistes féminines à jouer des rôles majeurs et à exercer leur leadership à travers la culture dans le domaine de la chorégraphie tout en prônant leur autonomisation est l’une des missions du programme Engagement Féminin depuis 18 ans. En effet, pour lancer le programme des activités de la 18e édition du programme, le comité de pilotage a animé une conférence de presse, au cours de laquelle, il a présenté les locaux du nouveau siège de l’association Art’Dev, organisatrice d’Engagement féminin, situé au quartier Gounghin et fait le bilan des 18 ans de l’événement, samedi 11 juillet 2026, à Ouagadougou.

D’anciennes stagiaires ont, à travers des témoignages, montré l’impact des formations sur leur carrière.

Il a ajouté que la formation sera sanctionnée par des restitutions afin de présenter au public ouagalais, le résultat du travail qui a été réalisé durant le temps de la formation. Comme conférenciers et formateurs, il a, entre autres, cité l’enseignant-chercheur Dr Jacob Yarabatioula, Dr Idrissa Zorom, la comédienne Odile Sankara, le chorégraphe et co-directeur Lacina Coulibaly, la danseuse chorégraphe et interprète Salamata Kobré, l’auteur-dramaturge Sidiki Yougbaré, la danseuse chorégraphe sénégalaise Fatou Cissé.

Les participantes seront formées durant 4 semaines.

En termes de bilan des 18 ans d’existence d’Engagement féminin, il a noté que le programme a accueilli 73 danseuses professionnelles issues de plusieurs pays africains. Ainsi ce sont 147 femmes formées venant de plus de 20 pays africains. C’est plus de 60 intervenants, 72 semaines de formation, 25 conférences, panels et rencontres professionnelles, 10 résidences de création qui ont été réalisés. A cela s’ajoute la création du Réseau Engagement Féminin (REF) créé par les anciennes stagiaires. Ce sont aussi des milliers de spectateurs sensibilisés chaque année, des dizaines d’œuvres chorégraphiques créées ou accompagnées, des anciennes bénéficiaires devenues chorégraphes, formatrices et directrices de compagnies.

Le nouveau de l’association artistique développement (Art ’Dev) a été aussi présenté aux journalistes.

Il a souligné que la structure a bénéficié du dispositif « accès culture » ayant permis de déployer les activités des 3 dernières années. Comme perspectives, il a mentionné de commun accord avec les autres co-directeurs, de passer la direction d’Engagement Féminin, à la chorégraphe Salamata Kobré pour que la junte féminine soit plus valorisée. Aux questions des journalistes, le présidium a signifié que les spectacles créés dans le cadre des formations, sont diffusés au public.  Engagement Féminin, n’est pas seulement en Afrique mais dans les autres continents à travers des collaborations.  Les stagiaires sont recrutées par appel à candidatures.                                                              

Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE