15e édition des Universités Africaines de la Communication : Le Comité scientifique installé

Le Ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme (MCCAT), Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO a officiellement installé le Comité scientifique de la 15e édition des Universités Africaines de la Communication de Ouagadougou, (UACO), le mardi 14 juillet 2026. Au nombre de dix, le comité scientifique installé est composé d’hommes de lettres et de culture, d’enseignants-chercheurs et des professionnels dans le domaine de l’information et de la communication. Il aura pour mission de définir les orientations scientifiques de cette 15e édition à travers la formulation du thème général et des axes de réflexion.
Dans son discours, le MCCAT a rappelé les fondements de cet évènement majeur du secteur de la communication et de l’information en Afrique : << les UACO, depuis leurs institutions en 2004, constituent un espace majeur de réflexions, d’échanges et de production d’idées sur les enjeux et les défis de la communication en Afrique. Elles réunissent des experts, des chercheurs, des journalistes et communicants autour des grandes problématiques liées à l’évolution des médias, des technologies de l’information et des pratiques communicationnelles >>.
Pour la 15e édition des UACO, prévue du 7 au 9 octobre 2026 à Ouagadougou, le chef du département de la Communication a annoncé deux grandes innovations : le forum des acteurs des médias de l’AES et la <<Nuit du Communicateur>> qui est l’apothéose du concours <<Zama d’or>>. Il a donc invité les membres du Comité à inscrire les travaux dans une dynamique de réflexion exigeante, capable d’éclairer les choix futurs et de nourrir une pensée africaine sur les questions d’information et de communication.
Organisées tous les deux ans, les UACO se tiendront désormais chaque année sur une période de cinq ans.
DCRP/MCCAT

Célestin Simporé, ministre de la Guerre et de la Défense patriotique : « Nous allons être à la hauteur de toujours leur donner une déculottée »

Le camarade ministre d’Etat, ministre de la Guerre et de la Défense patriotique, le général de division Célestin Simporé a présidé, dans la matinée de ce mardi 14 juillet 2026, à la direction générale de la Police nationale, la cérémonie trimestrielle de montée des couleurs des Forces de Défense et de Sécurité de la garnison de Ouagadougou. La cérémonie a été marquée par la présence du camarade ministre de la Sécurité, le commissaire divisionnaire de police Mahamadou Sana, des autorités militaires, paramilitaires ainsi que les personnels des différents corps et les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP).

Cette cérémonie trimestrielle de montée des couleurs des Forces de défense et de sécurité (FDS) se veut toujours un rituel républicain de renforcement de la cohésion, la solidarité et la discipline au sein des troupes, tout en magnifiant et réaffirmant l’unité entre les différents corps et l’engagement patriotique de défendre la souveraineté nationale. Après l’acte solennel de montée des couleurs, deux interventions ont marqué la cérémonie. Tout d’abord, le camarade directeur général de la Police nationale, l’inspecteur général de police Thierry Dofizouho Tuina a, dans son intervention, exprimé ses mots de bienvenue.

Saluant la constance et la régularité de cette noble initiative, il a traduit ses reconnaissances au camarade ministre d’Etat, ministre de la Guerre et de la Défense patriotique et au camarade ministre de la Sécurité pour leur présence, leur leadership et leur accompagnement constants dont bénéficie l’institution policière. Le ministre d’Etat, ministre de la Guerre et de la Défense patriotique, le camarade général de division, Célestin Simporé a, pour sa part, fait une rétrospection sur l’ensemble des activités ayant marqué le dernier trimestre. Sur le plan politique, le camarade ministre d’Etat a rappelé, entre autres, l’adoption de plusieurs textes législatifs et règlementaires entrant dans le cadre de la bonne marche de la Révolution progressiste et populaire (RPP), notamment la loi portant statut de la réserve militaire, le Manifeste de la RPP et la loi sur la liberté religieuse.

Poursuivant, il a fait cas de tenue réussie de la VIIIe édition de la journée de l’Arbre ainsi que la campagne de reboisement et de reforestation en cours, faisant par la même occasion, une mention spéciale aux Eaux et forêts, acteurs-clés de ce succès. Il n’a pas manqué de rappeler la rupture des relations diplomatiques entre le Burkina Faso et la France, indiquant que : « les attaques, nous allons continuer de les subir certainement, mais nous allons être à la hauteur de toujours leur donner une déculottée ».

S’agissant de la mobilisation de recettes au profit du Fonds de soutien patriotique, le camarade ministre d’Etat a félicité les différents acteurs pour les résultats probants engrangés dans le premier semestre, notamment la Douane et la Justice pour leur mobilisation record respectivement de plus de 680 milliards et plus de 3 milliards F CFA, toute chose qui, selon lui, témoigne de leur engagement sans faille. Le général a également fait cas de la réussite de l’opération Wibga 2 et le lancement de Wibga 3, la mise en place de la plateforme « Alerte Laabal », le lancement de la vidéo-verbalisation qui sera en vigueur d’ici le 1er août, en plus d’autres opérations qui sont en cours. Il est, en outre, revenu sur les rencontres des ministres de la Défense de la Confédération des Etats du Sahel (AES), les ministres de la Sécurité, les chefs d’Etat-Major des rencontres qui visent non seulement à consolider les dispositifs d’opérationnalisation de la Confédération déjà en marche, mais aussi renforcer la libre circulation des personnes et des biens dans l’espace confédéral.

Pour clore, il a félicité l’ensemble des forces combattantes pour leur engagement et leur détermination sur les théâtres d’opérations, les différents nouveaux généraux pour leur promotion, le sergent-chef de police Hamed Abel Nikiema alias « le Percuteur » et le Sergent Zan Alfred Bady, alias « le Caterpillar » pour leurs sacres respectifs de Champion d’Afrique des poids moyens WBA Africa et de Champion du monde de powerlifting.

Police nationale

L’Afrique face à l’urgence de sa souveraineté pharmaceutique: le choix de vivre ou de dépendre

Jusque-là de la majorité des pays africains dépendant de l’importation des médicaments pour les soins des populations. Dans cette tribune, Dr Arnaud Kaboré, pharmacien et ingénieur, propose une feuille de route aux décideurs publics, pour atteindre la souveraineté sanitaire de l’Afrique à l’horizon 2045.

Une dépendance devenue un risque sanitaire

Aujourd’hui encore, moins de cinq pays africains disposent d’unités de fabrication capables d’exporter hors de leur région. Résultat : le continent importe encore 94 % des médicaments pour un coût annuel dépassant 18 milliards de dollars – un chiffre qui pourrait franchir la barre des 30 milliards d’ici 2030 (IFC, 2022). Mais au-delà de l’impact économique, ces chiffres révèlent une dépendance structurelle et une vulnérabilité sanitaire profonde.

Plus de 70 % des établissements publics de santé en Afrique déclarent subir au moins une rupture critique de stock par trimestre (OMS, 2023). Est-il acceptable que la santé de 1,4 milliard d’Africains dépende presque entièrement de décisions industrielles, logistiques et géopolitiques prises en dehors du continent ? La pandémie de Covid-19, les pénuries récurrentes de médicaments essentiels comme l’amoxicilline, l’insuline ou les anesthésiques et l’inaccessibilité chronique aux anticancéreux ou traitements innovants ont un coût humain considérable : maladies mal soignées, prix multipliés par trois en période de tension, et des programmes de santé publique paralysés faute de traitements disponibles. Et pourtant, l’Afrique a des atouts :

  • Un marché en pleine expansion : le secteur pharmaceutique africain pourrait dépasser 70 milliards de dollars d’ici 2030 (McKinsey, 2022) ;

  • Une biodiversité exceptionnelle : plus de 5 400 plantes médicinales recensées, dont certaines déjà intégrées dans des protocoles thérapeutiques officiels (Union africaine) ;

  • Une dynamique réglementaire en marche : avec l’Agence africaine du médicament (AMA), ratifiée par 27 pays, l’harmonisation des normes devient une réalité ;

  • Une volonté politique affirmée : des pays comme le Burkina Faso, le Rwanda, l’ »gypte, le Maroc, le Sénégal ou l’Afrique du Sud ont lancé des programmes ambitieux de production locale.

Réinventer la santé africaine : la voie africaine vers une industrie pharmaceutique durable

L’une des erreurs historiques majeures a été de vouloir reproduire le modèle des « Big Pharma » internationales sans en maîtriser les fondations ni la chaîne de valeur. Or, une industrie ne se copie pas et ne s’invente pas sur papier : elle se construit patiemment, en consolidant d’abord les segments les plus accessibles et les plus stratégiques.

Pendant des années, on s’est contenté d’investir dans des équipements importés, sans développer en parallèle les compétences humaines, les savoir-faire techniques et les actifs industriels locaux. Ce modèle mène inévitablement à une production locale plus coûteuse que les importations de médicament, à une dépendance persistante vis-à-vis des matières premières, des technologies, des expertises et à l’échec des ambitions de souveraineté sanitaire. L’industrialisation pharmaceutique en Afrique ne pourra faire l’économie de la rigueur, de la méthodologie et de la vision à long terme qu’exige un secteur aussi vital que complexe.

Il est donc essentiel de clarifier les déterminants de cette industrialisation afin de bâtir une stratégie cohérente, ancrée dans les besoins endogènes du continent et fondée sur ses forces propres : marché en croissance, biodiversité médicinale, dynamique réglementaire, et volonté politique affirmée. Cette tribune a pour ambition de proposer une feuille de route claire et pragmatique aux décideurs publics, pour reconquérir la souveraineté sanitaire de l’Afrique à l’horizon 2045. Notre santé, notre industrie. L’industrialisation pharmaceutique de l’Afrique doit s’inscrire dans une stratégie plus large d’industrialisation du continent, portée par une vision claire, des moyens adaptés et une volonté politique inébranlable. Produire ici pour soigner ici. Et demain, soigner le monde.

Dr Arnaud Kaboré Pharmacien

Ingénieur Cadre dirigeant dans le secteur de la santé


Références et sources

  1. OMS – Rapport sur l’état de la production pharmaceutique en Afrique, 2023.

  2. IFC & World Bank – Pharmaceutical Manufacturing in Africa, 2022.

  3. McKinsey – Africa Pharma 2030, 2022.

  4. Africa CDC – African Medicines Agency Status Report, 2024.

  5. Union Africaine – Stratégie pour la pharmacopée africaine, 2021.

  6. UNIDO – Industrial development in Sub-Saharan Africa, 2023.

  7. Banque Africaine de Développement – Health and Pharma Outlook, 2024.

Flash

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C’est la période des vacances. A travers les grandes villes du Burkina, on constate un foisonnement de commerce ambulant de jour comme de nuit. Les enfants et les adolescents s’adonnent à cette activité pour réunir un peu d’argent en attendant la reprise du chemin de l’école. En effet, aux feux tricolores, entre les véhicules en tout temps, dans la pénombre des maquis et autres débits de boisson ou de restaurants, ces enfants sillonnent et abordent les clients avec des lotus, des biscuits ou autres articles divers.

Le hic est que ces enfants sont parfois d’un certain âge qui fait qu’ils sont exposés à tous les risques lorsqu’on mesure les contraintes du travail de la rue. Le constat est d’autant plus alarmant que l’activité va au-delà de la raison. Pire, même au-delà de 22 heures où ces enfants sont censés être auprès de leurs parents, ils continuent de marcher dans des couloirs exposés à tous les dangers. La responsabilité parentale est interpellée sur la sécurité des enfants. Encadrer un enfant, c’est aussi savoir fixer des limites. Il est urgent de ramener ces enfants à la sécurité du foyer une fois la nuit tombée.

Assami TIENDREBEOGO (Stagiaire)

La CPI en mauvaise passe

La Cour pénale internationale (CPI) traverse une crise de confiance qui entache sa réputation. Entretenant des relations marquées par une hostilité historique avec cette juridiction internationale créée en 1998 pour statuer sur les crimes de guerre et crimes contre l’humanité, les Etats-Unis reviennent à la charge avec une vaste campagne pour l’affaiblir. Cette opération, lancée cette semaine, prend en compte de nouvelles sanctions et mesures contre la CPI, considérée par Washington comme une menace pour les citoyens américains et la souveraineté des Etats-Unis.

Des décisions supplémentaires seront prises, à la suite des gels des avoirs et des interdictions de voyager visant plusieurs responsables de la CPI. L’administration Trump entend œuvrer avec détermination à priver l’institution basée aux Pays-Bas de tout soutien politique et financier, tout en mettant des pressions sur d’autres Etats afin qu’ils lui tournent le dos. Les Américains, qui n’ont jamais reconnu la CPI, ne sont pas les seuls à l’avoir dans leur collimateur. Au sein de la Confédération des Etats du Sahel (AES), la rupture est également consommée avec cette juridiction, accusée d’être un « instrument de répression néocoloniale aux mains de l’impérialisme ».

S’ils ont annoncé leur retrait avec effet immédiat de la CPI en septembre 2025, les trois Etats membres de l’AES, le Burkina Faso, le Mali et le Niger, ont formellement notifié leur départ au Secrétariat général des Nations unies, le 24 juin dernier. Engagée dans un combat pour la souveraineté et le développement endogène, l’organisation sahélienne a pris ses distances avec un « instrument politisé ». Aussi, travaille-t-elle actuellement à opérationnaliser une Cour pénale sahélienne, pour traiter les dossiers de crime commis dans son espace.

D’autres pays comme le Burundi et les Philippes ont aussi claqué la porte de la CPI, perçu comme un outil utilisé par les Occidentaux pour déstabiliser leurs dirigeants. Cette situation conforte, dans leur position, les Etats-Unis qui estiment que la CPI mène une guerre contre eux et leur allié historique, Israël. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, fait l’objet d’un mandat d’arrêt international qui irrite Washington. Au-delà de l’espace AES, la CPI n’a pas bonne presse à l’échelle continentale. Cette juridiction entretient des relations exécrables avec l’Union africaine (UA) pour plusieurs raisons.

Sur le reproche qui revient le plus souvent, la partialité, l’organisation panafricaine accuse la CPI de s’intéresser plus à l’Afrique qu’aux autres continents où des crimes sont également commis. L’UA s’offusque aussi que la qualité de chef de l’Etat n’exonère personne de la responsabilité pénale, tout comme elle regrette que la CPI soit un instrument de néocolonialisme et de pressions géopolitiques. Si son mode d’action et sa gouvernance sont décriés, la probité des procureurs de la CPI fait également débat.

Le scandale de conflit d’intérêts qui a éclaboussé le premier procureur, l’Argentin, Louis Moreno Ocampo et la récente suspension de ses fonctions du procureur général, Karim Khan, pour harcèlement sexuel, sont des cas révélateurs de la moralité douteuse de certains hauts responsables de la juridiction. Si, l’idée de création de la CPI n’est pas mal, la manière dont la juridiction mène ses investigations a fini par pécher, à cause d’une partialité qui est difficile à maquiller. Cette institution judiciaire doit opérer une véritable mue ou continuer à être taxée de relai de l’impérialisme avec le risque de se discréditer à jamais. C’est à ce prix que la CPI pourra préserver son image fortement ternie ces dernières années.

Kader Patrick KARANTAO

Forum africain sur l’eau : le Président de l’Assemblée législative du peuple au Tchad

Le Président de l’Assemblée législative du peuple (ALP), le camarade Dr Ousmane Bougouma qui a quitté Ouagadougou, le lundi 13 juillet 2026, est arrivé le mardi 14 juillet dans la capitale tchadienne. A son arrivée, il a été accueilli par Ali Kolotou Tchaïmi, Président de l’Assemblée nationale du Tchad, par le camarade colonel Boukaré Zoungrana, ambassadeur du Burkina Faso au Tchad et par le camarade Dr Amadou Dicko, ministre délégué chargé des Ressources animales, présent à N’Djamena dans le cadre du forum africain sur l’eau.

A N’Djamena, le Président de l’Assemblée législative du peuple représentera le President du Faso, le camarade capitaine Ibrahim Traoré, au forum africain sur l’eau, les 15 et 16 juillet 2026, sur le thème : « De la vision à l’action ». A la tribune de cette rencontre continentale, consacrée aux enjeux de l’eau, le Président de l’ALP portera la voix du Burkina Faso sur ce sujet stratégique pour l’ensemble des pays africains, confronté aux effets du changement climatique.

Les crises liées à l’eau dépassent aujourd’hui les frontières nationales et nécessitent des réponses concertées, notamment dans les domaines de la gestion durable des ressources en eau, de la résilience des populations et de l’adaptation aux changements climatiques. Le Forum africain sur l’eau réunira des dirigeants, des experts et des partenaires autour des enjeux liés à la gouvernance de l’eau et à la sécurité hydrique sur le continent, dans un contexte marqué par une pression croissante sur les ressources naturelles en Afrique. Le forum sera également un espace de discussions ciblées entre acteurs des secteurs public et privé afin de transformer les priorités en partenariats et en opportunités, prêtes à l’investissement.

‎En prenant part à ce forum, le Burkina Faso réaffirme son engagement à œuvrer pour un accès universel à l’eau et au renforcement de la collaboration pour accélérer la sécurité hydrique. Le Président de l’Assemblée législative du peuple mettra à profit son séjour en terre tchadienne pour rencontrer nos compatriotes établis au Tchad et accorder des audiences à plusieurs personnalités. Ces échanges s’inscrivent dans une dynamique de renforcement des liens de coopération dans divers domaines stratégiques, au service du développement du Burkina Faso.

ALP

Plafonnement des frais de scolarité dans le privé: les acteurs invités à respecter la nouvelle réglementation dès la rentrée

Les ministères en charge de l’enseignement ont présenté la nouvelle réglementation des frais de scolarité dans les structures privées d’enseignement, au cours d’une conférence de presse, mardi 14 juillet 2026, à Ouagadougou.

Le gouvernement veut mettre fin aux augmentations anarchiques et parfois excessives des frais de scolarité. A cet effet, il a adopté en Conseil des ministres, du 29 mai 2026, un décret portant réglementation des frais de scolarité dans les structures privées d’enseignement, suivi d’arrêtés d’application des trois ministères concernés. Ces nouvelles dispositions ont été présentées par les ministères en charge de l’enseignement de base, de l’enseignement secondaire et du supérieur au cours d’une conférence de presse, mardi 14 juillet 2026.

Le Secrétaire général (SG) du ministère de l’Enseignement de base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales (MEBAPLN), Ibrahima Sanon, a indiqué que le nouveau décret vise à protéger le pouvoir d’achat des familles et garantir l’accessibilité et l’équité à tous les ordres d’enseignements. « Le décret entend aussi instaurer une transparence dans les établissements des coûts », a-t-il ajouté. De l’avis du SG, les établissements sont désormais classés en trois catégories selon des critères objectifs propres à chaque ordre d’enseignement, avec des plafonds de frais fixés en conséquence.

Concernant le préscolaire et le primaire, les plafonds varient selon trois zones et la catégorie de l’établissement. A Ouagadougou et Bobo-Dioulasso, les frais de scolarité au préscolaire sont plafonnés à 50 000 F CFA pour la catégorie 1, 100 000 F CFA pour la catégorie 2 et 150 000 F CFA pour la catégorie 3. Au primaire, les plafonds sont de 40 000 F CFA pour la catégorie 1, 80 000 FCFA pour la catégorie 2 et 150 000 F CFA pour la catégorie 3. Des sanctions en cas de manquement Pour le post-primaire et le secondaire, la même logique de zonage s’applique. Dans les grandes villes, les frais sont plafonnés à 90 000 F CFA pour la catégorie 1, 120 000 FCFA pour la catégorie 2 et 130 000 F CFA pour la catégorie 3.

Au secondaire la catégorie 1 a pour plafond 130 000 F CFA, la catégorie 2 le plafond est fixé à 170 000 FCFA et la catégorie 3 est plafonnée à 200 000 F CFA. S’agissant de l’enseignement supérieur privé, les plafonds varient selon la filière et la catégorie de l’établissement. Pour les sciences sociales par exemple, le plafond ne saurait dépasser 457 000 F CFA, contre 1 000 000 F CFA pour le doctorat en sciences sociales. En sciences de la santé, les établissements de catégorie 3 ne peuvent excéder 794 000 F CFA en licence et 859 000 F CFA en doctorat. Les sciences de l’ingénieur, plus exigeantes en équipements, affichent les plafonds les plus élevés, pouvant atteindre 1 467 000 F CFA au doctorat.

En réponse aux préoccupations des journalistes, Ibrahima Sanon a prévenu que tout dépassement des plafonds réglementaires expose l’établissement à une pénalité équivalente au double du montant perçu en trop, multiplié par le nombre d’apprenants concernés, en plus du remboursement intégral aux parents. Il a ajouté que le respect de la réglementation fera l’objet de contrôles réguliers et inopinés, les contrevenants s’exposant à des sanctions financières, un déclassement, une mise sous régie, voire une fermeture. Le SG du MEBAPLN a précisé que cette réglementation prend effet dès la rentrée scolaire et universitaire 2026-2027, avant d’appeler à une responsabilité collective de l’Etat, des promoteurs, des parents et des médias. –

Abdoulaye BALBONE

Mouniratou OUEDRAOGO (Stagiaire)

Observatoire national des faits religieux: les membres régionaux outillés pour prévenir les discours haineux

L’Observatoire national des faits religieux (ONAFAR) a entamé une session de formation de trois jours au profit de ses membres et points focaux des régions du Guiriko, du Djôrô, des Tannounyan, du Bankui et du Sourou, le lundi 13 juillet 2026, à Bobo-Dioulasso. Organisée simultanément à Bobo-Dioulasso, Tenkodogo et Ziniaré, cette initiative vise à renforcer les capacités des participants en matière de monitoring, de prévention des discours de haine et de lutte contre l’extrémisme violent.

L’Observatoire national des faits religieux (ONAFAR) veut intensifier la surveillance des discours haineux pour renforcer la cohésion sociale. Pour ce faire, elle a initié une formation à l’endroit de ses membres et points focaux régionaux du Guiriko, du Djôrô, des Tannounyan, du Bankui et du Sourou. Ladite formation se tient, du 13 au 15 juillet 2026, à Bobo-Dioulasso. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le secrétaire général de la région du Guiriko, Souleymane Nakanabo, représentant le gouverneur de la région. Selon lui, le dialogue interreligieux et la tolérance demeurent des leviers essentiels pour la consolidation de la paix et du vivre-ensemble.

Il a, à cet effet, salué le rôle de l’ONAFAR, qui dispose d’un droit général de proposition sur les questions relatives aux faits religieux. « Cette formation s’inscrit dans les efforts déployés par les autorités burkinabè pour promouvoir la paix, le vivre-ensemble et la cohésion sociale », a-t-il indiqué. A l’en croire, dans le contexte sécuritaire actuel, l’ONAFAR est appelé à jouer un rôle important dans la promotion du dialogue interreligieux, de la tolérance et de la coexistence pacifique. Pour lui, le renforcement des capacités de ses membres en matière de veille, de monitoring et de lutte contre les discours de haine constitue un moyen de permettre à l’institution d’accomplir efficacement sa mission.

Des recommandations pour renforcer le dispositif national

« Renforcer les capacités des membres, c’est assurer, entre autres, les conditions de succès de leur mission », a-t-il déclaré. Souleymane Nakanabo a, de ce fait, invité les participants à tirer pleinement profit des communications qui vont leur être dispensées. Au cours de cette session, les participants vont être formés sur les mécanismes d’identification des discours de haine, le rôle des leaders religieux et communautaires dans leur prévention, les défis liés aux médias et aux plateformes numériques ainsi que les approches de promotion d’une culture de paix.

Selon le vice-président de l’ONAFAR, l’abbé Jean-Baptiste Sanou, cette formation s’inscrit dans une démarche de prévention. Il a expliqué qu’il s’agit d’outiller les membres de l’Observatoire afin qu’ils puissent détecter les signaux de discours haineux et intervenir avant que les tensions ne dégénèrent en conflits. Quant au coordonnateur régional de l’ONAFAR pour le Guiriko, El hadj Oumarou Moné, il a salué l’organisation de cette formation. Il estime qu’elle va permettre aux membres de l’Observatoire d’améliorer leurs capacités d’analyse et d’intervenir avec plus d’efficacité auprès des responsables religieux et communautaires lorsque des risques de discours haineux sont identifiés.

Cette activité bénéficie de l’appui du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), partenaire du gouvernement burkinabè dans les actions de consolidation de la paix et de prévention de l’extrémisme violent. A l’issue des travaux, les participants sont appelés à formuler des recommandations destinées à renforcer le dispositif national de prévention des discours de haine et à contribuer à la promotion de la cohésion sociale sur l’ensemble du territoire national.

Noufou NEBIE

Perthiou DIARRA (Stagiaire)

Semaine nationale de l’information et de l’orientation: les nouveaux bacheliers invités à faire le bon choix

La 11e édition de la semaine nationale de l’information et de l’orientation se tient, du 13 au 18 juillet 2026. L’ouverture officielle a eu lieu, le mardi 14 juillet 2026, à Ouagadougou.

Dans le but d’accompagner les nouveaux bacheliers à faire des choix appropriés de leurs filières universitaires, la Direction générale du conseil à l’orientation universitaire et des bourses (DGCOB) organise chaque année la Semaine nationale de l’information et de l’orientation (SIO), un cadre d’échanges et de conseils avec les futurs étudiants.

La 11e édition se tient, du 13 au 19 juillet 2025. L’ouverture officielle de la semaine a eu lieu, le mardi 14 juillet 2026, à Ouagadougou. Placée sur le thème : « Appropriation de la carte universitaire pour une contribution de l’apprenant au développement socio-économique du Burkina Faso », la SIO propose une série d’activités. Pendant une semaine, les stands des universités, des écoles et des organismes professionnels vont offrir des informations sur les contenus des formations, les conditions d’accès, les débouchés et les possibilités de bourses ou de mobilité.

Pour la Directrice générale de la DGCOB, Marie Laure Guissou, l’objectif général de la SIO est d’accompa-gner les bacheliers dans leur choix d’orientation académique et professionnelle. « Tout au long de la semaine, les nouveaux bacheliers bénéficieront des séances d’entretiens individuels avec nos conseillers d’orientation » a-t-elle dit. Le parrain de la SIO 2026, André Bayala, maitre artisan chocolatier, a invité les bâcheliers à opérer de bons choix, tout en concertant les parents, car, un mauvais choix peut conduire à la catastrophe.

« Le meilleur choix ne profite pas à vous seul mais à toute la Nation », a-t-il soutenu. Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Adjima Thiombiano, présidant de la cérémonie, a insisté sur la nécessité pour les nouveaux bacheliers de bien s’informer avant de choisir une filière. Selon lui, la semaine de l’information et de l’orientation constitue un cadre privilégié pour recueillir des renseignements fiables et prendre des décisions éclairées.

Des reformes pour améliorer la formation

« Le bon choix détermine l’avenir de l’étudiant et celui de la Nation », a-t-il martelé. Il a, par ailleurs, interpellé les parents à accompagner les enfants sans leur imposer des choix professionnels car, l’étudiant doit pouvoir assumer ses décisions en toute responsabilité. Sur le plan des réformes, le ministre chargé de l’Enseignement supérieur a évoqué la mise en place de la carte universitaire destinée à spécialiser les universités par domaine de formation afin d’améliorer la qualité de l’enseignement et une bonne répartition des ressources humaines et matérielles.

Il a annoncé l’augmentation du nombre de bourses annuelles de 2300 à 3OOO et l’opérationnalisation d’amphithéâtres d’ici la rentrée 2026-2027. A cela, s’ajoute la création de l’académie technologique du Faso, présentée comme une école d’élite destinée à former les meilleurs étudiants dans les domaines stratégiques tels que le nucléaire, l’aéronautique, la métallurgie et la chimie industrielle.

Abdoulaye BALBONE

Assami TIENDREBEOGO (Stagiaire)

Transformation numérique dans l’espace : UEMOA L’avenir de l’IA, des fintechs et de la finance inclusive en réflexions

La cérémonie d’ouverture de la IVe édition du salon international des professionnels de l’économie numérique de l’Union économique et monétaire ouest africains s’est tenue, mardi 14 juillet 2026, à Ouagadougou.

Après les éditions de 2023 à Dakar, 2024 à Abidjan et Lomé en 2025, Ouagadougou accueille la IVe édition du Salon international des professionnels de l’économie numérique (SIPEN), un rendez-vous majeur consacré aux enjeux de la transformation numérique dans l’espace de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Cette rencontre réunit, les 14 et 15 juillet 2026, dans la capitale burkinabè, des experts du numérique, des décideurs politiques, des entreprises et les acteurs du numérique issus des huit Etats membres de l’Union.

Ce, selon les organisateurs, pour échanger, réfléchir sur les enjeux du numérique, mettre ensemble leurs expertises et faire une synergie d’actions, afin de permettre à l’espace de bénéficier de tout le potentiel qu’offre le numérique. Les échanges sont placés sur le thème : « Refonder l’économie numérique au sein de l’UEMOA : Intelligence artificielle, Fintech et finance inclusive ». A l’ouverture des travaux, la ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, Aminata Zerbo, représentant le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a rappelé l’importance de l’Intelligence artificielle (IA) dans la transformation en profondeur des économies.

Pour elle, l’IA redéfinit les modes de production, modernise les services publics, révolutionne les secteurs de la santé, de l’agriculture, de l’éducation tout en offrant de nouvelles perspectives pour les services financiers. Plus qu’une innovation technologique, l’IA constitue désormais, de l’avis de Aminata Zerbo, un facteur déterminant de compétitivité et de souveraineté. L’IA, a-t-elle martelé, s’étend aussi naturellement aux technologies financières, dont le développement contribue à rapprocher les services financiers des populations, à fluidifier les échanges économiques et à soutenir les activités productives, y compris dans les zones les plus éloignées.

« Les progrès enre-gistrés dans l’espace montrent que cette dynamique est d’ores et déjà engagée. Les données de la BCEAO montrent qu’en 2025, plus de 11 milliards de transactions étaient réalisées, illustrant l’ampleur de la transformation numérique des services financiers dans notre espace communautaire. Ces résultats traduisent une évolution de nos usages et conduisent le potentiel du numérique comme puissant accélérateur de l’inclusion financière », a-telle expliqué.

Mais, la ministre chargée de la Transition digitale a déploré le fait que des millions de concitoyens demeurent encore en marge de services financiers formels. Pour elle, cette réalité rappelle avec force que le progrès technologique ne trouve pleinement sa justification, que lorsqu’il se traduit par une amélioration concrète des conditions de vie des populations. C’est pourquoi, à ses dires, le SIPEN-UEMOA offre à cet égard une opportunité de porter une réflexion collective sur ces enjeux. Durant les deux jours de travaux, plusieurs communications devraient être livrées, à travers des panels sur des sujets en lien avec l’intelligence artificielle, les fintechs et l’inclusion financière.

Aminata Zerbo a souhaité que les échanges favorisent l’émergence de solutions conçues dans l’espace communautaire, capables de répondre aux besoins des administrations, des entreprises et des populations. Tout en saluant la qualité des intervenants, le président du Regroupement des organisations des professionnels des technologies de l’information et de la communication (ROP-TIC), Antoine Ngom, a soutenu que le choix du thème n’est pas anodin. Il a expliqué que l’IA transforme déjà profondément les économies mondiales, les fintechs révolutionnent les services financiers et la finance inclusive apparaît désormais comme l’un des principaux leviers de réduction des inégalités économiques et sociales.

Des progrès dans l’espace communautaire

Profitant de l’occasion, le président du ROP-TIC a présenté plusieurs indicateurs illustrant les progrès enregistrés dans l’espace communautaire. « En dix ans, le taux d’inclusion financière au sein de l’UEMOA est passé d’environ 10,7 % à près de 74 %. La région compte aujourd’hui près de 249 millions de comptes de monnaie électronique, tandis que le mobile money représente désormais 57 % de cette inclusion financière. Ces résultats témoignent d’une dynamique africaine encourageante », a-t-il avoué. Au regard de la démarche entreprise par le Burkina Faso pour faire du numérique, un levier du développement, Antoine Ngom a salué les efforts fournis par les autorités.

De son avis, le pays démontre quotidiennement qu’une volonté politique forte, associée à un secteur privé dynamique, permet d’accélérer la transformation numérique malgré un contexte particulièrement exigeant. Pour le commissaire à l’UEMOA, Paul Koffi Koffi, l’institution assiste les Etats dans la digitalisation des services publics. Abordant la pertinence du thème centré sur l’intelligence artificielle, il a fait savoir que la commission a décidé de préparer et d’adopter, dans un délai très court, une stratégie de développement de l’IA. A l’issue de la cérémonie d’ouverture, les participants ont effectué une visite guidée des stands.

Oumarou RABO