Et si le Burkina Faso cessait enfin d’attendre !

Les grandes transformations commencent souvent par une décision simple et courageuse ; celle de cesser d’attendre. Attendre des financements extérieurs. Attendre des conditions parfaites. Attendre que les crises passent. Le Burkina Faso a décidé de changer de logique. Avec le Plan national de développement 2026-2030 dénommé Plan RELANCE, il choisit d’agir, d’investir et de construire. Le Plan RELANCE est un projet de reconquête économique et de renaissance nationale.

Il traduit la volonté affirmée de bâtir un Burkina Faso souverain, productif, prospère et maître de son destin. Il est l’expression concrète d’une conviction forte selon laquelle, le développement ne se décrète pas, il se construit par le travail, la discipline collective et la mobilisation des ressources nationales. L’une des principales forces de RELANCE réside dans la cohérence de sa démarche. Le Plan s’articule autour de quatre axes stratégiques qui dessinent les contours du Burkina Faso de demain.

Le premier fait de la sécurité, de la paix et de la cohésion sociale le socle indispensable de toute ambition de développement. Le deuxième, mise sur la refondation de l’Etat et le renforcement de la gouvernance afin de disposer d’institutions plus efficaces, plus souveraines et davantage orientées vers les besoins des citoyens. Le troisième place le capital humain au cœur de la transformation nationale, en investissant dans la santé, l’éducation, la formation, l’emploi et l’innovation. Quant au quatrième, il porte l’ambition de transformer durablement l’économie à travers l’industrialisation, la modernisation du secteur agricole, la valorisation des ressources nationales et le déploiement d’infrastructures structurantes. L’innovation majeure de ce plan réside d’abord dans sa philosophie.

Pour la première fois, l’Etat assume pleinement son rôle d’Etat stratège, bâtisseur et investisseur. Il ne se contente plus d’accompagner les dynamiques économiques. Il reprend l’initiative, oriente les investissements, planifie les transformations et crée les conditions de l’émergence d’un tissu productif national solide. Cette vision s’accompagne d’ambitions claires et assumées. Produire davantage au Burkina Faso. Transformer localement nos ressources minières, agricoles et industrielles. Réduire progressivement notre dépendance vis-à-vis de l’extérieur. Accélérer les investissements dans les infrastructures, l’énergie, le numérique et le capital humain. Faire émerger une économie compétitive capable de créer massivement des emplois pour notre jeunesse.

Les objectifs poursuivis par le Plan RELANCE reflètent l’ampleur de la transformation envisagée. A l’horizon 2030, le Burkina Faso ambitionne d’enregistrer une croissance économique moyenne de 7,2 % par an, portée par le dynamisme du secteur agricole, l’essor de l’industrie, une meilleure valorisation des ressources minières et la réalisation d’investissements structurants à grande échelle. Les exportations devraient connaître une progression annuelle supérieure à 10 %, tandis que les investissements publics mobiliseront près de 12 500 milliards F CFA sur la période. Au total, la mise en œuvre du Plan nécessitera 36 190,7 milliards F CFA, dont plus de 23 135 milliards devront être mobilisés à partir des ressources nationales.

Au-delà de leur portée économique, ces chiffres traduisent un choix stratégique de fonder le développement du Burkina Faso avant tout sur ses propres capacités. Le Plan RELANCE repose ainsi sur une mobilisation accrue des ressources internes, faisant du patriotisme économique et de l’engagement citoyen des conditions essentielles de sa réussite. Le Plan entend notamment renforcer la contribution des communautés aux actions de développement, encourager une participation plus active des citoyens et garantir la couverture intégrale des besoins du Fonds de soutien patriotique. Le Plan RELANCE, nous rappelle que le développement n’est pas une faveur accordée par l’extérieur.

Il est le fruit de la vision, du courage, du travail et du sacrifice d’un peuple déterminé à prendre son destin en main. Le Burkina Faso possède les ressources, les talents et la volonté nécessaires pour réussir ce pari historique. A nous maintenant de transformer cette ambition en réalité. A nous de faire du Plan RELANCE le moteur d’une renaissance économique nationale. A nous de démontrer qu’un peuple conscient, uni et mobilisé est capable d’écrire lui-même les plus belles pages de son histoire. La Patrie se défend par les armes à la main. Elle se construit aussi par le travail, la production et l’engagement citoyen. C’est à cette nouvelle conquête que le Plan RELANCE convie chaque Burkinabè.

DCRP/MEF

Ligla Ligla yaar de la Zone 1 : les occupants sommés de déguerpir

Kantigui qui se retrouve souvent au petit marché de Ligla Ligla Yaar de la Zone 1 a entendu dire qu’un ordre de déguerpissement a été notifié aux occupants des lieux la semaine passée. Il a été soufflé à Kantigui qu’un délai de 45 jours leur a été donné pour libérer cet espace qui est une réserve administrative dédiée au sport. Le compte à rebours a commencé et il ne leur reste plus que 38 jours à la date d’aujourd’hui. Le petit marché de Ligla Ligla yaar est un endroit où se côtoient, entre autres, cabarets, buvettes, kiosques à liqueurs frelatées, menuisiers, vendeurs de bric-à-brac, forgerons, mécaniciens. Kantigui  a appris qu’à la place de ce petit marché (…)

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Kantigui

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(+226) 25 31 22 89

𝗣𝗿𝗼𝘁𝗲𝗰𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱𝗲 𝗹’𝗲𝗻𝗳𝗮𝗻𝗰𝗲 𝗲𝘁 𝗱𝗲𝘀 𝗽𝗲𝗿𝘀𝗼𝗻𝗻𝗲𝘀 𝘃𝘂𝗹𝗻𝗲́𝗿𝗮𝗯𝗹𝗲𝘀 : 𝟭 𝟵𝟭𝟭 𝗽𝗲𝗿𝘀𝗼𝗻𝗻𝗲𝘀 𝗿𝗲𝘁𝗶𝗿𝗲́𝗲𝘀 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗿𝘂𝗲 𝗲𝗻 𝗱𝗶𝘅 𝗷𝗼𝘂𝗿𝘀

𝗟𝗲 𝗠𝗶𝗻𝗶𝘀𝘁𝗲̀𝗿𝗲 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗙𝗮𝗺𝗶𝗹𝗹𝗲 𝗲𝘁 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗦𝗼𝗹𝗶𝗱𝗮𝗿𝗶𝘁𝗲́, en collaboration avec la 𝗕𝗿𝗶𝗴𝗮𝗱𝗲 𝗟𝗮𝗮𝗯𝗮𝗹 𝗲𝘁 𝗹𝗮 𝗣𝗼𝗹𝗶𝗰𝗲 𝗡𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻𝗮𝗹𝗲 a conduit, du 𝟮𝟰 𝗷𝘂𝗶𝗻 𝗮𝘂 𝟯 𝗷𝘂𝗶𝗹𝗹𝗲𝘁 𝟮𝟬𝟮𝟲, une vaste opération de retrait des 𝗽𝗲𝗿𝘀𝗼𝗻𝗻𝗲𝘀 𝗲𝗻 𝘀𝗶𝘁𝘂𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱𝗲 𝗺𝗲𝗻𝗱𝗶𝗰𝗶𝘁𝗲́ dans la ville de Ouagadougou. Au terme de dix jours d’intervention, 𝟭 𝟵𝟭𝟭 𝗽𝗲𝗿𝘀𝗼𝗻𝗻𝗲𝘀 𝗼𝗻𝘁 𝗲́𝘁𝗲́ 𝗿𝗲𝘁𝗶𝗿𝗲́𝗲𝘀 de la rue, dont 𝟭 𝟯𝟵𝟲 𝗲𝗻𝗳𝗮𝗻𝘁𝘀, soit 𝟳𝟯,𝟬𝟱 % , de l’ensemble des personnes concernées. Parmi ces enfants, 𝟭𝟬𝟰𝟲 𝘀𝗼𝗻𝘁 𝗱𝗲𝘀 𝘁𝗮𝗹𝗶𝗯𝗲́𝘀, 𝗿𝗲𝗽𝗿𝗲́𝘀𝗲𝗻𝘁𝗮𝗻𝘁 𝟳𝟱 % des enfants retirés.
Ces résultats révèlent une réalité particulièrement préoccupante : 𝐩𝐫𝐞̀𝐬 𝐝𝐞 𝐭𝐫𝐨𝐢𝐬 𝐩𝐞𝐫𝐬𝐨𝐧𝐧𝐞𝐬 𝐫𝐞𝐭𝐢𝐫𝐞́𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐫𝐮𝐞 𝐬𝐮𝐫 𝐪𝐮𝐚𝐭𝐫𝐞 étaient 𝗱𝗲𝘀 𝗲𝗻𝗳𝗮𝗻𝘁𝘀. Plus alarmant encore, 𝐭𝐫𝐨𝐢𝐬 𝐞𝐧𝐟𝐚𝐧𝐭𝐬 𝐬𝐮𝐫 𝐪𝐮𝐚𝐭𝐫𝐞 étaient 𝐝𝐞𝐬 𝐭𝐚𝐥𝐢𝐛𝐞́𝐬, mettant en lumière l’ampleur de ce phénomène et la nécessité d’une mobilisation collective pour mieux protéger les enfants.
Les personnes retirées de la rue 𝐨𝐧𝐭 𝐞́𝐭𝐞́ 𝐨𝐫𝐢𝐞𝐧𝐭𝐞́𝐞𝐬 𝐯𝐞𝐫𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐬𝐭𝐫𝐮𝐜𝐭𝐮𝐫𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐞́𝐭𝐞𝐧𝐭𝐞 afin de bénéficier d’une prise en charge sociale adaptée, conformément aux missions du Ministère de la Famille et de la Solidarité.
Pour le Camarade Ministre de la Famille et de la Solidarité, le Lieutenant-colonel Passowendé Pélagie KABORÉ, 𝒂𝒖𝒄𝒖𝒏 𝒆𝒏𝒇𝒂𝒏𝒕 𝒏𝒆 𝒅𝒆𝒗𝒓𝒂𝒊𝒕 𝒈𝒓𝒂𝒏𝒅𝒊𝒓 𝒅𝒂𝒏𝒔 𝒍𝒂 𝒓𝒖𝒆 𝒆𝒕 𝒂𝒖𝒄𝒖𝒏𝒆 𝒑𝒆𝒓𝒔𝒐𝒏𝒏𝒆 𝒗𝒖𝒍𝒏𝒆́𝒓𝒂𝒃𝒍𝒆 𝒏𝒆 𝒅𝒆𝒗𝒓𝒂𝒊𝒕 𝒆̂𝒕𝒓𝒆 𝒂𝒃𝒂𝒏𝒅𝒐𝒏𝒏𝒆́𝒆 𝒂̀ 𝒍𝒂 𝒎𝒆𝒏𝒅𝒊𝒄𝒊𝒕𝒆́.
Elle rappelle que la protection de l’enfance est 𝐮𝐧𝐞 𝐫𝐞𝐬𝐩𝐨𝐧𝐬𝐚𝐛𝐢𝐥𝐢𝐭𝐞́ 𝐜𝐨𝐥𝐥𝐞𝐜𝐭𝐢𝐯𝐞 qui appelle l’engagement de 𝐥’𝐄́𝐭𝐚𝐭, des 𝐟𝐚𝐦𝐢𝐥𝐥𝐞𝐬, des 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐮𝐧𝐚𝐮𝐭𝐞́𝐬 𝐫𝐞𝐥𝐢𝐠𝐢𝐞𝐮𝐬𝐞𝐬 et de l’ensemble des 𝐜𝐢𝐭𝐨𝐲𝐞𝐧𝐬.
DCRP/MFS

Coopération bilatérale: des échanges pour le renforcement de l’axe Ouagadougou-Londres

Le camarade ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, a reçu en audience, le lundi 13 Juillet 2026, l’ambassadeur du Royaume-Uni au Burkina Faso, S.E. Angus Mckee.

Le diplomate britanique est venue échanger avec le chef de la diplomatie burkinabè, autour des dossiers de coopération entre son pays et le Burkina Faso et sur les perspectives pour le renforcement de cette coopération. A sa sortie d’audience, l’ambassadeur du Royaume- Uni a exprimé sa satisfaction quant à la collaboration entre les deux pays, dans des secteurs majeurs tels que la sécurité et l’appui au développement, tout en précisant que sa visite s’inscrit également dans une démarche d’écoute afin de toujours prendre en compte les priorités du Burkina Faso dans les projets de partenariat.

« Le Royaume -Uni reste toujours un partenaire étroit du Burkina Faso pour contribuer à renforcer le développement du pays », a indiqué, Angus Mckee. L’ambassadeur du Royaume-Uni a aussi partagé avec le chef de la diplomatie burkinabè, l’idée de la mise en place d’un cadre de concertation par son pays, pour des échanges francs et directs sur les voies et moyens de contrer efficacement le terrorisme, avec le souhait d’une participation des pays du Sahel pour partager leur expérience en la matière.

Le camarade ministre des Affaires étrangères dit adhérer à l’idée d’une telle concertation, tant qu’elle offrira l’opportunité aux acteurs concernés de parler avec sincérité et réalisme des problèmes qui les touchent directement et dont ils connaissent les dimensions réelles. Tout en indiquant que le Burkina Faso apprécie les interventions du Royaume-Uni à travers notamment les institutions multilatérales, Karamoko Jean Marie Traoré invite ce pays à jouer un rôle auprès de la communauté internationale afin que celle-ci puisse sortir de sa démarche sélective et valoriser mieux les pays du Sahel qui consentent d’énormes efforts, notamment sur le plan de la sécurité, avec des résultats qui permettent de prévenir la propagation du terrorisme dans la sous-région.

Le chef de la diplomatie burkinabè a également salué les bonnes relations de coopération qui lient le Burkina Faso au Royaume-Uni et réaffirmé l’engagement de notre pays à aller de l’avant dans cette coopération, à travers un partenariat qui cadre avec les priorités nationales et qui met l’accent sur des projets de développement structurants, en lieu et place de l’assistance humanitaire que certains partenaires sont aptes à proposer. Dans la perspective du renforcement de ce partenariat, les échanges ont également porté sur la nécessité de finaliser le projet de l’accord-cadre de coopération entre le Burkina Faso et le Royaume-Uni.

DCRP/MAE

Carnet santé: « Pour prévenir la constipation, l’alimentation est essentielle », Sandrine Zerbo, diététicienne

La constipation est un trouble digestif fréquent qui touche aussi bien les adultes que les enfants. Souvent banalisée, elle peut pourtant altérer le confort quotidien, le bien-être et la qualité de vie. Dans la majorité des cas, des mesures simples basées sur l’alimentation et l’hygiène de vie permettent de la prévenir et de la soulager efficacement. La diététicienne comportementaliste, Coura Yasmine Sandrine Zerbo, donne plus de précisions dans cette interview.

Sidwaya (S) : Qu’est-ce que la constipation ?

Coura Yasmine Sandrine Zerbo (C.Y.S.Z) : La constipation se définit par une diminution de la fréquence des selles, généralement inférieure à trois par semaine, associée à des selles dures, sèches et difficiles à évacuer.

S : Comment se manifeste-t-elle ?

C.Y.S.Z : Elle peut s’accompagner de sensation d’évacuation incomplète, de ballonnements, de douleurs abdominales ou d’inconfort lors de la défécation.  Dans certains cas, des signes d’alerte doivent conduire à consulter rapidement. Il s’agit entre autres du sang dans les selles, une perte de poids inexpliquée, des douleurs abdominales importantes ou une constipation récente et persistante.

S : Quelles sont les principales causes de la constipation ?

C.Y.S.Z : La constipation résulte le plus souvent d’une combinaison de facteurs alimentaires et comportementaux. Chez l’adulte, elle peut être due à une alimentation pauvre en fibres, une hydratation insuffisante, une sédentarité ou   au stress.  Certains médicaments et pathologies sous-jacentes peuvent aussi être à l’origine de la maladie. Chez l’enfant, la constipation peut être due à une faible consommation de fruits et légumes, un apport hydrique insuffisant, une rétention volontaire des selles après une douleur ou à des changements de routine (école, voyage, etc.)

S : Que faut-t-il faire pour éviter la constipation ?

C.Y.S.Z : Pour prévenir la maladie, l’alimentation reste un pilier essentiel. Les fibres alimentaires jouent un rôle fondamental en augmentant le volume des selles et en facilitant leur progression dans l’intestin. Il est donc recommandé de consommer des fruits frais bio, des légumes bio variés et des légumineuses (haricots, lentilles, pois de terre, soja). Il est aussi conseillé de consommer des céréales complètes (mil, sorgho, riz complet, etc.), de la bouillie à base de céréales complètes et de boire de l’eau en quantité suffisante tout au long de la journée. 

S : Quels types d’aliments doit-on limiter ?

C.Y.S.Z : Pour éviter la constipation, il y a des aliments à limiter. Il s’agit notamment des produits ultra-transformés, les fritures et aliments très gras, les pâtisseries, viennoiseries et confiseries. Les céréales raffinées (pain blanc, riz blanc, pâtes blanches), les boissons sucrées et l’excès de viande rouge avec faible apport en végétaux peuvent être à l’origine de la constipation.

S : Certaines personnes font recours à des laxatifs lorsqu’elles sont constipées ? 

C.Y.S.Z : Les laxatifs peuvent soulager temporairement la constipation, mais leur utilisation doit rester occasionnelle. Une utilisation prolongée sans avis médical peut entraîner une dépendance et perturber le fonctionnement naturel de l’intestin. Ils ne doivent jamais remplacer, une alimentation équilibrée, une bonne hydratation et une activité physique régulière. Une activité régulière stimule naturellement le transit intestinal. Il est recommandé au moins 30 minutes d’activité modérée par jour (marche, danse, vélo, sport léger).

S : En plus du sport, quelles sont les habitudes à observer pour éviter la constipation ? 

C.Y.S.Z : Outre le sport, il est conseillé de répondre rapidement à l’envie d’aller à la selle, d’adopter des horaires réguliers et de réduire le stress. Il est aussi recommandé de maintenir un sommeil de qualité et éviter la sédentarité prolongée. 

S : Quand doit on consulter ?

C.Y.S.Z : La constipation n’est pas une fatalité. Dans la majorité des cas, elle peut être prévenue et améliorée grâce à une alimentation riche en fibres, une hydratation suffisante et une activité physique régulière. Les fruits, légumes, légumineuses et céréales complètes constituent des alliés essentiels du transit intestinal. Adopter de bonnes habitudes au quotidien permet non seulement de prévenir la constipation, mais aussi d’améliorer durablement la santé digestive et le bien-être général. Une consultation médicale est nécessaire si la constipation persiste malgré les mesures hygiéno-diététiques. Lorsqu’elle dure plusieurs semaines et s’accompagne de douleurs importantes, du sang dans les selles, une perte de poids inexpliquée ou de vomissements, il faut consulter un médecin pour une prise en charge adéquate. 

Interview réalisée Abdoulaye BALBONE

Contingent spécialiste, session 2025 : 1 520 nouveaux soldats rejoignent les rangs des forces armées

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La place du réduit du camp Ouezzin Coulibaly de Bobo-Dioulasso a servi de cadre à la cérémonie de présentation au drapeau de la première vague du contingent spécialiste, session 2025, le lundi 13 juillet 2026. Présidée par le chef d’Etat-major de l’Armée de terre, le colonel Ahmed Hermann Rouamba, cette cérémonie marque la fin de cinq mois de formation militaire initiale et l’entrée officielle de 1 520 jeunes recrues dans les rangs des forces armées nationales.

Au rythme de la musique et dans une discipline militaire, les nouvelles recrues ont prêté allégeance au drapeau national, symbole de leur engagement à défendre l’intégrité du territoire et la souveraineté du Burkina Faso. C’était dans la matinée du lundi 13 juillet 2026, au camp Daniel Oue- zzin Coulibaly de Bobo-Dioulasso en présence du chef d’Etat-major de l’armée de terre, le colonel Ahmed Hermann Rouamba.

Ce contingent, a rappelé le commandant du Groupement d’instruction militaire (GIFA), le chef de bataillon; Bê Honoré Palm, est composé de 1 520 recrues, dont 766 militaires de rang techniciens, formés au GIFA, et 754 militaires de rang titulaires du BEPC, formés au 22e Régiment d’infanterie commando (RIC) de Gaoua. Après cinq mois d’instruction militaire, les deux groupes, a indiqué le chef de bataillon Palm, ont été réunis à Bobo-Dioulasso pour deux semaines de consolidation des acquis avant leur présentation officielle au drapeau.

Selon lui, ces jeunes soldats répondent à un besoin stratégique de renforcement des effectifs des forces armées nationales dans le contexte de la lutte contre le terrorisme. Durant leur formation, les recrues ont été soumises à un entraînement intensif alliant préparation physique, maniement des armes, combat classique et motorisé, techniques d’intervention opérationnelle rapprochée, autodéfense, actions immédiates ainsi qu’une sensibilisation aux engins explosifs improvisés. Cette formation visait à forger des combattants disciplinés, résilients et aptes à répondre aux exigences des opérations de sécurisation du territoire national.

« Dotés de compétences techniques variées en mécanique, électrotechnique, maçonnerie, comptabilité, conduite d’engins et autres spécialités, ils auront pour mission d’assurer aussi bien le soutien logistique que les opérations militaires sur le terrain », a précisé le commandant du GIFA. C’est pourquoi; il a exhorté ces désormais soldats de 2e classe à faire de la discipline, du courage, de l’honneur et de l’esprit de corps les fondements de leur carrière militaire. Les invitant à servir la Nation avec loyauté et patriotisme, le chef de bataillon; Bê Honoré Palm, leur a rappelé que l’obéissance est le premier devoir du soldat, le sacrifice est sa loi, et la gloire n’est que l’oubli de soi.

Le chef d’Etat-major de l’armée de terre, le colonel Ahmed Hermann Rouamba, a salué l’arrivée de ces 1 520 nouveaux soldats qui viennent renforcer les capacités opérationnelles des Forces armées nationales. Ces militaires spécialistes, a souligné le colonel Rouamba, vont occuper des emplois spécifiques dans les unités où ils vont être déployés afin d’apporter leur expertise technique au soutien des opérations de combat. Major de la promotion, le soldat de 2e classe Nongolzanga Simon Sawadogo a, au nom de ses camarades, exprimé la détermination du contingent spécialiste, session 2025, à servir le Burkina Faso. Pour lui, la présentation au drapeau représente « la présentation à la Nation » et constitue le point de départ de leur carrière militaire. Il a réaffirmé l’engagement de toute la promotion à participer à la défense de la patrie et à la reconquête du territoire national.

Kamélé FAYAMA

Nouvelles dispositions sur les frais de scolarité: le gouvernement échange avec les faîtières de l’enseignement privé

Les ministres en charge de l’enseignement ont rencontré, le lundi 13 juillet 2026, à Ouagadougou, les faîtières de l’enseignement privé. L’ordre du jour portait sur les nouvelles dispositions portant sur les frais de scolarité.

Le gouvernement du Burkina Faso a adopté lors du conseil des ministres du 3 juillet 2026, un décret pour règlementer les frais de scolarité dans les établissements privés. Ce décret prévoyait la prise d’autres actes, à savoir des arrêtés au niveau de chaque ordre d’enseignement pour préciser l’application de ces frais. Pour donner la primeur aux concernés de l’information, le gouvernement était face aux représentants des faîtières de l’enseignement privé le lundi 13 juillet 2026 à Ouagadougou.

La rencontre a été présidée par le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Adjima Thiombiano, en présence de ses collègues en charge de l’enseignement de base, Jacques Sosthène Dingara et de l’enseignement professionnel, Moumouni Zoungrana. A l’issue des échanges, le ministre Adjima Thiombiano a indiqué que le gouvernement entend par ce cadre, saluer la contribution très importante des faîtières dans le système éducatif et surtout solliciter leur accompa- gnement dans la mise en œuvre de cette décision.

« C’était également l’occasion pour nous de répondre aux différentes préoccupations des faitières et de les rassurer que le gouvernement reste toujours disposé à accompagner les établissements privés vers un enseignement de qualité », a-t-il dit. Pour ce qui concerne les frais de scolarité, il a relevé que conformément aux différents arrêtés, ils sont fixés en fonction des critères de qualité et des conditions de commodité de chaque établissement. « Lorsqu’un établissement fixe les frais de scolarité, il faut que nous puissions voir le parallèle entre le montant fixé et la qualité de la formation qui est assurée », a-t-il dit.

De façon concrète, trois catégories d’établissements se distinguent dans les trois ordres d’enseignement en fonction d’une note obtenue à l’issue d’une évaluation. « Pour ce qui concerne l’enseignement primaire par exemple, la note va de 0 à 100. Une moyenne inférieure à 50, place la structure dans la catégorie 1. De 51 à inférieure à 75, c’est la catégorie 2. Enfin, une note supérieure à 75 classe l’établissement dans la catégorie 3. Pour le ministère de l’enseignement supérieur, il y a également trois catégories, mais là, les notes sont sur 20 », a-t-il détaillé. C’est en fonction de ces catégories, a-t-il confié, que les établissements fixent les frais de scolarité. Le ministre chargé de l’enseignement supérieur a enfin encouragé les responsables d’établissements privés à s’investir pour que les écoles puissent être dans des conditions optimales d’apprentissage.

Adama SEDGO Bark-wendé

Sandrine TASSEMBEDO (Stagiaire)

Mois artistique et culturel : « Ouezzin-ville D » dévoile le savoir-faire de ses élèves

L’école « Ouezzin-ville D » a clos le Mois artistique et culturel (MAC), le lundi 13 juillet 2026, à Bobo-Dioulasso. La cérémonie de clôture, placée sous le marrainage de la directrice générale des Editions Sidwaya, Assetou Badoh, a permis aux élèves de mettre en exergue le savoir-faire acquis pendant les 30 jours.

L’école publique « Ouezzin ville D » est l’une des trois écoles pilotes retenues à Bobo-Dioulasso pour la mise en œuvre du Mois artistique et culturel (MAC). Les élèves de cet établissement primaire ont appris pendant un mois la fabrication du pagne Koko Dunda, la poterie, la vannerie ou la couture. Ils ont également appris les pas de danse de leurs terroirs et ont été initiés au civisme et au patriotisme. L’école « Ouezzin ville D » a organisé, le lundi 13 juillet 2026, une cérémonie de clôture du MAC placée sous le marrainage de la directrice générale des Editions Sidwaya, Assetou Badoh.

A l’occasion, les élèves ont fait voir aux invités ce qu’ils ont appris pendant le mois. Ils ont été initiés à de nombreux métiers comme le témoigne un des leurs, Karidjatou Diarra. « J’ai appris à faire la vannerie, la poterie, et à coudre les habits traditionnels. J’ai appris aussi à faire la danse traditionnelle. On nous a enseigné l’histoire de notre pays et la cohésion sociale. J’ai très bien aimé ce mois artistique et culturel », s’est réjouie Karidjatou Diarra. Les différents acteurs de l’éducation ont salué cette initiative qui a permis aux élèves d’apprendre entre autres, un métier en l’espace d’un mois.

Le président du conseil de l’école, Gabriel Sanou, a souhaité que le MAC se poursuive et se généralise. La marraine, Assetou Badoh, également séduite par le talent des enfants, a loué cette initiative qui a permis aux élèves de découvrir leur culture, leur patrimoine, leur pays, leur identité, et de savoir qui ils sont et d’où ils viennent. Ce mois artistique et culturel est, selon elle, la preuve que l’excellence scolaire et l’excellence artistique peuvent cheminer ensemble. Elle a rassuré que les Editions Sidwaya, média public, va toujours jouer sa partition pour la promotion de ce mois.

La marraine a offert un appareil de sonorisation à « Ouezzin-ville D » pour accompagner l’apprentissage des enfants au prochain mois artistique et culturel.

« Les Editions Sidwaya en tant que média public, a aussi la mission d’accompagner la culture. Pour cela, nous sommes engagés avec l’école « Ouezzin Ville D » et avec toutes les écoles du Burkina Faso qui seront concernées par le MAC les années à venir, à apporter notre soutien et notre accompagnement en tant que média de service public », a signifié la directrice générale des Editions Sidwaya. Joignant l’acte à la parole, Assetou Badoh a offert à « Ouezzin ville D » des gadgets et un appareil de sonorisation. Pour le directeur régional de l’éducation préscolaire, primaire et non formelle du Guiriko, Soilliou Karantao, l’objectif assigné au MAC a été atteint. Il s’est agi à travers cette initiative d’apprendre aux enfants à vivre leur culture et leurs coutumes et à connaître leur pays.

Pour lui, ce mois n’est pas un temps de trop. « C’est un mois qui est à l’intérieur du calendrier scolaire puisque le calendrier scolaire prend fin le 15 juillet. Donc; c’était la période idéale qu’il fallait organiser pour permettre aux enfants de profiter en tout cas de la culture de leur pays, de connaître mieux leur pays pour pouvoir l’aimer et mieux le défendre », a dit le directeur régional. La clôture régionale de ce mois artistique et culturel va avoir lieu, demain mercredi 15 juillet 2026. Elle va permettre, a souligné Soilliou Karantao, à la population de mieux comprendre l’intérêt du MAC pour les élèves.

Adaman DRABO

Benedicte Eudocsie TOE (Stagiaire)